Ma libération commence avec un hétéro curieux (tatoué) – Maxime 2/3

Partie 2 sur 3
« La prise de contrôle de mon corps et de pouvoir faire avec mon corps ce que j’ai envie, c’est énorme » Maxime

Maxime, gay élevé dans une famille catho et aristo, a mis 40 ans à reprendre son corps : sa première fellation avec un inconnu tatoué devient un acte politique

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⚠️ Sujet sensible : violence

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Dans cet épisode du podcast :

  • À 40 ans, Maxime ouvre son couple et pose une règle nette, quitte à ce que son mari refuse
  • Sa première fellation depuis 15 ans se passe la nuit dans une chambre d'hôtel avec un inconnu tatoué
  • Il relie sa liberté sexuelle à la thérapie de conversion catholique qu'on lui a imposée à 18 ans

On en parle dans cet épisode
L'épisode avec Zoreg sur les quatre C du BDSM que Maxime réécoute avant sa soirée fétiche
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Lire la transcription de cet épisode
Maxime, partie 2 de ton témoignage, de notre podcast. Dans la partie 1, tu m'as raconté ton passé de tradwife. C'est ça. De femme au foyer, traditionnelle. Non mais en vrai, je le dis avec trop de légèreté. Alors que tu as quand même partagé 18 ans... Oui, mais tradwife, c'est un mot léger, mais derrière, c'est tellement solide que ce n'est pas péjoratif. Enfin, on sait de l'idéologie qu'il y a derrière quand même. Sauf que moi, je ne suis pas une militante tradwife. Non, pas du tout. En fait, ce que tu racontes assez bien, c'est que c'est un mélange de c'est là d'où je viens dans mon éducation aristo, catho et violente. Et à la fois, c'était aussi subi. Avec aussi beaucoup de force de ta part, mais en fait un emprisonnement petit à petit. En fait, on fait les choix avec les clés qu'on nous a données. Donc en fait, on ne fait jamais réellement des vrais choix quand la société ne nous éduque pas comme il faut. Et puis... Le vase déborde, ou en tout cas, il y a un moment de trop-plein où une forme de crise apparaît et des amis viennent t'aider. Petit à petit, tu prends une indépendance et tu décides, face à ton mari qui est violent, de rester dans la relation. Alors, il est violent par les mots. Tu n'as jamais parlé de physique ? Pas de violence physique. Mais c'est pareil, ça fait aussi mal. Complètement. Ça détruit, pareil. Complètement. Mais toi, tu décides de rester, de réparer ? Et dans l'épisode précédent, j'ai un peu dit, comme nos chemins sont différents, comme moi, j'aurais pris d'autres décisions. Mais je trouve, toi, tu défends, enfin, t'as pas à défendre, excuse-moi, mais tu te racontes. Mais tu m'as mis la puce à l'oreille le moment où tu allais quitter ton mari. Il te propose un travail thérapeutique. Et tu m'as dit dans l'épisode précédent je ne me suis pas senti légitime de dire non. Et là je me... Tu peux m'expliquer c'est quoi ce que tu as voulu dire peut-être ? Si on avait eu un an de relation, j'aurais foutu le camp. C'est quelqu'un que j'aime profondément. On parle de ce qui est difficile mais il y a aussi... C'est quelqu'un de fantastique. Et le fait que ce soit lui qui me propose... Ce travail-là, il a reconnu, en plus, il a eu l'humilité et la simplicité. Il m'a dit que quand il se rendait compte à quel point ça avait été loin, le sol se dérobe sous ses pieds. Il ne se rendait pas compte ? Non. Tu le crois ? En tout cas, il me l'a dit, il me l'a écrit. Et puis, je vois, le comportement a tellement changé. Et je pense même que quelque part, il était aussi malheureux que moi dans cette relation. Et donc, si je ne l'aimais pas, je n'aurais pas pris la peine d'accepter cette main tendue. Ce que je vois, c'est qu'on était malheureux, lui et moi, et que je l'aime assez pour avoir envie d'essayer. Mais on repart pas sur les bases d'il y a 18 ans. D'abord, on n'a pas le même âge. Et puis, il n'y en a pas le même historique avec tout ce qui s'est passé. Et je suis beaucoup plus ferme. Peut-être que c'est aussi l'âge qui fait qu'aujourd'hui, je suis plus ferme et plus décidé sur ce que je ne veux plus. Et surtout, ce que je veux. Une des choses que tu veux, tu m'as dit, c'est ouvrir le couple. C'est le cas depuis que j'ai 40 ans, depuis 3 ans. Tu veux dire que dans ce renouveau, ce n'est pas la première chose que tu as faite ? Non, en fait, moi concrètement, j'avais besoin à la campagne d'avoir une vie sociale et de ne pas voir que des hétéros. Les hétéros sont très gentils, mais je n'ai rien contre, mais ils me font chier. Pas tout le temps, tous les jours, matin, midi et soir, j'en peux plus. Et Grindr m'a permis d'avoir de bons amis. et bien sûr des plans cul des plans cul qui sont devenus des amis des plans cul qui sont restés des plans cul et puis des non plans cul qui sont devenus tout de suite des amis ou des copains pour faire du sport ok donc tu ouvres ton couple immédiatement ah bah dès l'âge de 40 ans moi je l'ai proposé à mon conjoint et ça a été ça faisait des années que j'en parlais et qu'il était dans le déni et je lui ai dit écoute moi c'est comme ça il y a la prême qui existe donc j'ai quand même posé un marqueur en fait j'ai imposé et je lui ai dit si c'est pas ok pour toi on peut arrêter là Genre accepté. Il accepte, mais il prend aussi, je ne peux pas parler de son intime, mais bon, bref, il joue aussi avec les mêmes règles, tout en continuant à ce moment-là de me reprocher ces règles-là, mais avec lesquelles il joue quand même. Ok, et on fait des plans à plusieurs et voilà. Et ça juste en termes de chronologie, c'est parce qu'il y a eu un moment donné où vous étiez en relation exclusive, il te reprochait pas assez de sexe, puis ça explose, tu prends l'appartement, tu as 7 amis, ce que tu expliques dans l'épisode. Alors c'est trois ans après, en fait il se passe deux ans entre le moment où on ouvre le couple et le moment où je pars. Et dans ces deux ans, mon conjoint accepte les règles en se disant, parce qu'après on en a parlé depuis, que ça va peut-être remettre plus de rapports sexuels entre nous deux. Ce qui a été un peu le cas, mais pas à la hauteur de ce qu'il pouvait espérer. Sauf que moi, je ne deal pas. C'est que je veux un nouveau mode de vie, je veux une ouverture, mais c'est pas en échange, je vais donner plus de sexe ou parce que sinon, ça n'a pas du travail du sexe et on fait des tarifs. Donc, dans le moment où tu décides de partir, où t'appelles le SAMU, etc., vous êtes déjà en relation verte ? C'était un processus que tu avais déjà lancé. Ma prise d'indépendance s'était déjà amorcée depuis mes 40 ans. Et c'est quelque chose que j'avais mûrement décidé, mûrement réfléchi. Dans ma question à l'épisode précédent où je te demandais comment tu es sorti de cette cage dorée, comme tu l'as appelée, J'entends qu'en fait, ça s'est aussi fait doucement, notamment par Je veux ouvrir le couple, qui t'a donné un oxygène. Tu ne l'as pas mentionné dans l'épisode précédent, mais j'entends que c'est un... Oui, oui, oui. Puis ça m'a permis d'avoir des amis, en fait. Et Grindr a joué un rôle positif. Grindr est souvent... Ordinaire. Il ne faut pas cracher dans la soupe. C'est comme n'importe quelle place publique, il y a des cons partout, il y a des gens dangereux partout, il y a des gens fantastiques partout. Moi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires, mais vraiment extraordinaires. Pas 50 000 parce que ça fait beaucoup, mais des vrais bons amis. Pour moi, Grindr... Je ne m'attarde pas sur les plans foireux, les plans cul foireux, les mecs foireux. C'est la vraie vie. C'est comme au boulot. Si on est 50 à bosser dans une entreprise, il n'y a pas 49 cons. Ça n'existe pas. On peut être soi-même, être le con d'ailleurs. Il y a de bonnes gens partout. Et sur Grindr aussi. Et sur Grindr aussi. C'est quoi le sexe que tu as ? Donc épisode précédent, je me souviens que tu dis j'ai grandi avec cette angoisse d'être malade, notamment avec le sida. Tu prends la PrEP, donc il y a plein de choses qui s'ouvrent pour toi. Une sexualité d'adolescent, je t'aide des pipes à tout va, enfin à tout va. Ouais, je fais vraiment des trucs, enfin des choses un peu gentilles, comment dire, au départ, parce qu'il faut bien commencer par quelque chose. Tu peux me ramener, parce que ça doit être un sacré truc après 15 ans de monogamie. Le moment où tu ouvres, tu te rappelles de cette première fois. T'as les yeux qui brillent là. Tu veux la raconter ? Ma première glace à la vanille. T'as dit quoi ? Ma première glace à la vanille. Ta première glace à la vanille. Ouais, ouais, ouais, sur Grindr, j'avais très faim. J'écoute avec un mec qui ne montre, je pense que c'est un hétéro curieux, qui ne montre que son ventre avec un joli tatouage. Joli ventre, joli tatouage, mais pas son visage. C'était à prendre ou à laisser ? Il ne voulait pas te partager une photo de visage ? Et le mec m'a dit mais tu viens pas, mais j'ai dit mais si si j'arrive, j'arrive, j'étais en route. Alors un mec somptueux, mais vraiment un type, une vraie bombe, une bite magnifique. C'est quoi pour toi un mec somptueux ? Il avait quoi comme caractéristiques ? D'abord tatoué, je suis fan. Quel type de tatouage ? Il avait des tatouages un peu symétriques qui mettent en valeur la forme de ses muscles. Et puis un mandala sur le cou. Je ne suis pas très connaisseur, mais beaucoup de tatouages. Avec des poils ? Non, pas de poils. J'ai la chance de ne pas fantasmer sur les noirs ou sur les poilus. Il y a des choses que j'aime, mais ce n'est pas déterminant. en fait je suis pas je serais presque sapio mais là j'allais juste pour sucer une bite ce que je voulais c'est que je voulais une belle bite on peut être sapio et aller sucer une bite voilà là j'y allais vraiment pour sa bite en fait et en vrai il aurait une sale tronche tant qu'il avait l'air gentil et qu'il était agréable voilà pourquoi pas pourquoi pas il t'a reçu la porte de la chambre d'hôtel entre ouverte sans blabla il était déjà assis et nu sans blabla il était assez autoritaire mais très gentil Il est assis sur le lit ? Comment ça s'est passé ? Il avait un joli boxeur blanc avec une peau bronzée. Enfin, je te dis pas, c'était bon, c'était beau. Et donc, je rentre dans sa chambre et puis il me dit, écoute, tu peux te mettre à quatre pattes sur le lit, déshabille-toi. Et donc, lui reste debout et je le suce en étant à quatre pattes sur le lit. Ah, j'aime pas cette position. Ah, j'adore. T'adores ? Mais attends, mais j'ai le coup... Enfin, du coup, t'as le nez dans son pubis. Moi, je peux pas regarder son corps. En plus, il est beau. Ah si, parce que... Tu veux pas te mettre à genoux ? Ah, par terre. Tout de suite, là ? Non. Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah J'ai commencé à genou par terre, mais c'est lui qui m'a dit, tu seras peut-être mieux sur le lit. J'ai vu le choix. Mais tu vois ce que je veux dire ? Tu suces, mais tu as le nez dans son pubis, du coup. Tu ne vois pas tout. Oui, mais en fait, ça m'allait assez bien parce que son corps, je le voyais quand je voulais. En fait, en temps, je voulais être sûr de son... Je le voyais bien à la... à la vigueur de sa bite, qu'il était très content. Mais je voulais aussi voir son sourire, ses yeux. C'est ça. Et quand t'es à quatre pattes sur le lit, toi, t'arrives à tordre un peu le cou pour regarder. Ouais, mais t'entends, hop, et puis on reprend la glace. Il était assez accompagnant avec ses mains. En fait, c'était ferme et en même temps assez doux. Je n'avais jamais fait de gorge profonde, donc il ne m'a pas fait suivre de gorge profonde sans mon consentement. D'ailleurs, il m'a dit « tu me dis si jamais ça ne va pas ». Enfin, on a échangé peu de mots, mais le consentement était du début à la fin. Et il m'avait demandé s'il pouvait jouer dans ma bouche. Enfin, il a été très respectueux. Très, très respectueux. Dès Grindr, tu l'as bien senti ? Le consentement était clair ? Oui, parce qu'en fait, il était clair dans ce qu'il voulait. Et en fait, en général, les gens qui sont clairs dans ce qu'ils veulent, il n'y a pas de surprise. Tu te sentais en sécurité ? Complètement. Après, j'étais précautionneux d'aller dans une chambre d'hôtel comme ça la nuit. La nuit ? Ah bah oui, il devait être une heure du matin. C'était encore plus excitant. Et donc, c'est la première fois de ma vie que j'avais le sperme de mon inconnu, qui était assez sucré, c'était super bon. C'était pas amer, certains ont un goût un peu de produit vaisselle. J'ai pas allé manger de l'avocat avant, je sais pas ce qu'il avait mangé. mais c'était je m'en ai chez les dents en rentrant dans ma voiture j'étais hyper content mais comme un gamin qui découvre un paquet de bonbons enfin voilà quoi je me suis dit mais c'est ça que j'aime en fait c'est des rencontres comme ça furtives et puis d'être fier enfin ouais j'étais content de moi d'abord j'avais bien fait le job et puis ça m'avait donné un énorme plaisir et c'était une conquête de liberté aussi parce que c'est politique de faire du sexe comme ça Et depuis, pas une seule fois, je n'ai eu de regrets ou de tristesse après un plan cul. J'ai eu des plans cul un peu ratés, mais en fait, ça fait partie de la vie. C'est comme une coupe de cheveux qui peut être ratée. En fait, c'est pas grave, ça repousse. En fait, j'adore ce que je fais. Pourquoi c'est politique pour toi et pourquoi c'est important de le mentionner ? Parce que le sexe, c'est pas socialement très admis. Autant chez les animaux, d'avoir plusieurs partenaires ou de se lécher les boules pour se rendre service, c'est normal. Autant chez les humains, il y a un jugement moral. Et le jugement le plus dur, c'est le jugement qu'on s'inflige soi-même. Et ça, je suis sorti de tout ça. D'abord pour le plaisir physique que je peux éprouver, et puis en fait, ça me fait vachement de bien. C'est épanouissant. J'ai tellement vu de gens malheureux dans l'association catholique que j'ai fréquenté quand j'avais 18 ans. Oui, on n'a pas parlé de ça, mais mes parents m'ont mis dans les mains un livre du père Daniel Ange, donc un curé qui lutte contre l'homosexualité. et qui notamment vendaient et peut-être vont toujours d'ailleurs des stages de thérapie de conversion ils appellent plus ça thérapie de conversion mais c'est la même chose et à la fin du bouquin il y avait l'adresse d'une association qui s'appelle devenir un en Christ devenir un en Christ ils ont changé un peu le nom parce que ça faisait pas terrible mais c'est un peu les mêmes personnes et donc c'était des gens qui moi je suis allé à des week-ends j'avais 18 ans j'ai rencontré mon premier amour là-bas heureusement et on s'est barré tous les deux en courant et on court encore Et c'est des gens, c'est des gays qui allaient se sucer entre deux séances religieuses et puis après qui allaient culpabiliser, pleurer, c'était des vieux. Ils avaient notre âge, mais moi j'avais 18 ans, j'avais jamais embrassé un garçon et il y avait des vieux très gentils mais très malheureux dans leur sexualité et je me suis dit mais... Je me suis affranchi en faisant mon coming out et je me retrouve dans un milieu, pas pervers, mais malheureux, malsain, toxique. C'est tes parents qui, parce que tu leur fais le coming out, te disent tu vas les préparer dans ce temps. Avant de me jarter de la maison en me disant, je cite, va te faire enculer, tu nous fais dégueuler avec ton homosexualité. Parce qu'évidemment, ils n'ont pas réussi à me guérir. Mais voilà. Et en lien encore aujourd'hui avec eux ? Non, j'ai démissionné. Je ne me suis pas fâché avec eux, mais j'ai démissionné parce que ce n'est pas possible. Moi, j'ai un frère qui était à la Manif pour tous. Globalement, tous, ils ont fait un choix. Manif pour tous, c'est le mouvement anti-gay au moment du mariage pour tous. Et même mon frère avait une responsabilité associative pour récolter des fonds, pour financer. En fait, il récoltait des fonds de familles catholiques parisiennes pour financer des bus, pour emmener les familles catholiques de province venir manifester à Paris. Donc il a milité. Il n'était pas que manifestant, il était militant. Et je lui ai dit, écoute, quand même, c'est dommage que tu aies des choix, des options politiques. Très bien, mais tu as la chance d'avoir un frère gay. Je ne pense pas que Paulus soit une chance. Peut-être pouvais-tu m'en parler pour avoir mon avis, en fait, pour qu'on puisse avoir un échange et que tu puisses avoir une opinion plus construite ? Et pas que tu récupères ton curé à la paroisse. J'ai une famille qui vote... Quand j'avais... En 2000 ou 2001, c'était l'élection présidentielle. Mon frère cadet votait pour la première fois, moi aussi. Et mes parents et mon frère ont voté Christine Boutin et très fiers de me le dire. Et Christine Boutin, à l'époque, était la candidate, qui fait toujours 1%, qui était la candidate catholique, traditionnaliste, anti-femme, anti-avortement, anti-pute, anti... Enfin... Pour la famille blanche catholique, je ne pense pas qu'elle soit raciste, mais en tout cas, tout ce qui est sexuel, qui n'est pas hétéro et homologué par le Vatican, c'est à mettre aux chiottes. Oui, puis c'est elle qui a... Elle est pédé au bûcher ? Et elle avait brandi sa Bible dans l'hémicycle. À l'Assemblée nationale, au moment du Pax, elle a été très vocale en France. Et toi, tu sens que, tandis que tu pourlèches le reste de sperme qui te reste de cette première fellation, tu sens que c'est aussi tout ça ? que tu brises l'âge sur lequel tu n'auras pas le pouvoir j'en aurais pleuré vraiment tout ça pour ça en fait ils nous font chier tout ça pour ça parce qu'on fait famille parce qu'on veut pouvoir quand le conjoint décède garder la maison juste la vie normale de tout le monde tout ça pour ça des millions de personnes dans la rue et ouais donc sucer des bites c'est politique bien sûr C'est quoi les moments clés pour toi de cette reconquête sexuelle et intime ? On a parlé pas mal de ton couple avec ton mari, des enjeux de pouvoir, de thérapie, etc. Et il y a un truc plus sexuel, plus intime. On a parlé de cette première fellation. Toi, tu vois d'autres moments. Ça fait trois ans. La prise de contrôle de mon corps et de pouvoir faire avec mon corps ce que j'ai envie, c'est énorme. C'est énorme. Et ça, c'était une première conquête. Maintenant, la seconde, la deuxième conquête plutôt. Non, attends, je n'ai pas compris. La première conquête, c'est mon corps, ma sexualité, que j'ai entamée il y a vers 40 ans en prenant la PrEP et en disant maintenant, je fais ce que je veux. Avec ton mari, tu te sentais bloqué ? D'abord, je n'avais pas envie de faire de sexe avec lui dans la condition conjugale dans laquelle on était. Et je ne pouvais pas faire de sexe ailleurs parce que notre couple n'était pas ouvert. Et je n'avais pas envie de le tromper. Donc pour moi, ça ne m'intéresse pas de vivre dans le mensonge. Je n'ai pas de compte à rendre, mais je veux être clair sur les règles. Donc j'ai imposé cette règle-là. Tu parlais de l'ouverture du couple qui t'a permis une sexualité où tu étais plus libre de choisir ce que tu fais de ton corps. Tu m'as dit quand on a préparé cet entretien que dès lors qu'il y a des sentiments, la libido disparaît. Elle est plus compliquée. Pour moi, c'est la libido. Je ne sais pas trop si c'est ça le terme, mais l'allant sexuel, l'envie. Comment dire? J'ai écouté un podcast. Je ne sais plus le prénom. Bref, prendre son mec, comprendre qu'il fait la vaisselle. Je ne sais pas si ça dit quelque chose. Oui, alors je connais son vrai prénom de vie. Je ne le dis pas. C'est Lény, un truc comme ça. L-E-N-Y, si les gens veulent le trouver. Et c'est intéressant parce que, si je me rappelle bien ce qu'il expliquait, c'est qu'en fait, prendre un inconnu qui fait la vaisselle, c'est assez fun. Mais son conjoint, quand on est dans un quotidien, tout ça, puis au bout d'années et d'années et d'années... Alors, c'est valable pour moi ce que je dis, mais il y a des gens qui sont derrière les machines de guerre, même au bout de 20 ans de couple, ils sont capables de bander pour l'autre. Parce que toi, du coup, quand tu dis ça, tu te bases sur tes 18 ans en couple ou tu vois que de toute ta vie, ça a toujours été le cas ? Je n'ai pas trop d'antériorité, mais je n'ai jamais été très sexuel dans le couple. Mais ma question, c'est est-ce que tu n'as pas l'impression ? Moi, je me dirais, en fait, quand tu fais couple avec quelqu'un qui ne prend pas soin de toi, qui est violent verbalement et qui sexuellement ne vient pas à ta rencontre, mais qui a des exigences que si tu ne remplis pas, Il te manipule ou il te hurle dessus. En fait, il n'y a aucun rapport entre... Quand j'ai des sentiments, il n'y a pas de libido. Il y a un rapport avec la personne avec qui je fais couple aujourd'hui est toxique et ça ne nourrit pas mon envie sexuelle. Je ne suis pas sûr parce que mon premier amour, on est resté ensemble deux ans et demi. Je me rappelle que notre sexualité n'était pas... Bon, j'étais très jeune, donc pas très épanoui, mais j'étais pas... en fait j'ai toujours eu un rapport et ça ça changera pas parce que j'ai pas forcément vu que ça change je n'ai pas envie pour moi c'est trop dur d'imaginer que je vais faire l'amour parce qu'une personne en face de moi a besoin de faire l'amour avec moi c'est presque pathologique chez moi donc même avec le meilleur des maris qui serait le plus gentil du monde et tout ça je ne suis pas sûr que ne serait-ce qu'au bout d'un an je serais en capacité de donner un truc que je n'ai pas je n'ai pas la possibilité de contenter sexuellement quelqu'un qui en aurait besoin et en fait je me rends compte depuis que je fais du sexe pas à tout voir parce qu'en fait j'habite quand même à la campagne mais quand je fais du sexe en fait j'ai l'impression que je ne le fais que pour moi Et en m'assurant toujours du consentement de la personne en face. Et ça n'empêche pas de... Si je fais du sexe pendant deux heures avec quelqu'un, je peux être très amoureux de la personne et dans l'échange et dans la... Voilà, mais il n'y a pas d'enjeu. On sait chacun ce qu'on vient prendre et ce qu'on peut donner. Tu te sens plus libre. Oui. Du coup, de ce qu'on disait dans l'épisode précédent, de cette obligation conjugale. Et même très en capacité de faire des choses uniquement pour le plaisir de l'autre. Est-ce que tu as des amants réguliers ? Des gens que tu revois ? Eh bien, écoute, ça va peut-être rejoindre la conversation de la soirée fétiche d'hier soir, parce qu'il n'a pas eu lieu, mais pour des raisons que je serais très content qu'on... Il n'y a pas eu de soirée fétiche hier soir ? Non, mais il y a eu plein de choses que je peux raconter. Mais en fait, c'est parce que j'ai réécouté un podcast que tu as enregistré avec Zoreg. Ouais, maître d'homie. Maître d'homie. Je mets tout ça dans le descriptif de cet épisode si les gens veulent aller le retrouver. Parce que c'est extrêmement intéressant. Moi, je suis très intéressé par le BDSM. Vraiment, ça m'excite. Plutôt dans le rôle du soumis. Et en fait, ce que The Reg explique parfaitement bien dans son podcast, dans votre podcast, c'est qu'il y a les 4 C qu'on ne retient pas, mais il y a la confiance. Et il y avait une petite pression pour moi d'aller. Il y a plein de choses que je rêve de faire et que je ferai parce que je considère qu'en fait, les fantasmes, on a le droit d'aller au bout, en fait. Mais la sécurité morale est super importante. Et je ne me voyais pas aller hier soir dans une soirée, dans un club où finalement... Je ne serais pas en sécurité. Il peut se passer un truc grave. Il n'y aura personne pour m'aider, pour prendre dans ses bras. Ce n'est pas que je n'étais pas capable, c'est que je me suis dit qu'après tout, il y a peut-être d'autres solutions. Je n'ai pas rencontré la bonne personne qui m'accompagnera dans ce chemin. Du coup, j'ai fait autre chose. Tu vas raconter si tu veux. Mais ouais, c'est ça, t'as besoin de sécurité. Je reviens à ma question et je te l'explique pourquoi je pense qu'elle n'est pas inintéressante. Ce lien entre une fois que j'ai des sentiments et de l'amour, mon désir sexuel disparaît. Moi, il me parle beaucoup à mon niveau intime, il parle à plein d'auditeurices. Et c'est pour ça que je trouve ça intéressant qu'on le creuse. Et du coup, je te repose ma question. Est-ce que tu as plusieurs fois fait l'amour avec les mêmes personnes ? Parce que si en fait, tu observes qu'après 3, 4, 5, 6 fois, pareil, ton désir baisse, plus tu connais la personne, ça peut être un indicateur. Mais si en fait, il y a des amants réguliers, peut-être qu'il y a autre chose qui se joue. Non, je ne sais pas d'amants réguliers. Tu n'as pas d'amants réguliers. Hier soir en fait j'ai un couple d'amis sexuel à Paris et finalement on a passé la soirée à trois, c'était fantastique, sexuellement je veux dire, mais c'est la deuxième fois qu'on se voyait. et probablement qu'on se verra une troisième fois dans quelques mois mais ce qui se joue en ce moment avec eux c'est probablement plutôt une construction d'amitié et une fois que l'amitié s'installera je pense pas qu'on baisera encore c'est intéressant moi je peux te partager mon cheminement là dessus ça a toujours été le cas quand je fais quotidien avec quelqu'un que mon désir sexuel baisse voire disparaît quoi Et là, j'ai de plus en plus d'amants réguliers avec qui c'est des gens. Alors moi, j'adore faire l'amour, même avec des inconnus, tu vois. Et je trouve qu'il y a plein de façons d'être dans le sentiment et l'amour. Et j'observe que petit à petit, alors que des sentiments naissent entre nous, Mais on est d'accord qu'il n'y a pas de couple, il n'y a pas un autre script que ces moments où on devient ami, amant, il y a quelque chose de spécial qui se crée. Et bien mon désir sexuel ne diminue pas. Et ce que j'observe, c'est qu'en fait, ça parle beaucoup de mon besoin de liberté. C'est-à-dire mon besoin, exactement comme tu le dis, de ne pas être obligé d'eux ou de ne pas être enfermé dans un script. On habite ensemble, on est vendredi soir, on n'a pas sexé depuis trois semaines. Mon cerveau se dit, il faudrait peut-être y aller. Et là, ça écrase et ça casse mon désir. Et quand tu écoutes les épisodes du podcast avec des sexologues, ils te disent tous que le désir déteste l'obligation, la répétition. Enfin, peu détesté, ce n'est pas automatique. Moi, je ne veux pas, je ne bombe pas. Donc en fait, au final, pourquoi je trouve ça important, c'est que moi, je pense que les narratifs qu'on se donne dans nos cerveaux deviennent réalité. Donc je me disais, ce n'est pas possible pour moi d'avoir une sexualité répétitive avec quelqu'un pour qui j'ai des sentiments, donc ma vie devra trouver autre chose. Et juste, je trouve que c'est dommage de mettre dans des narratifs, en fait, qui ne sont pas vrais. Non, en fait... Go mon ça ! C'est moi, je parle de moi. Et de découvrir que non, j'ai besoin de conditions qui excitent, qui attisent mon excitation. Et il y a des éléments, il y a des ingrédients dont je peux prendre soin, mais qu'en fait, la répétition n'est pas forcément nécessaire. L'arrêt de ma sexualité, tu vois. Et ça, je le découvre petit à petit. C'est pour ça que j'étais curieux de creuser un peu là-dessus. Je ne sais pas, en fait, parce que moi, je n'ai pas encore vécu ce genre de situation. Mais ce qui est certain, c'est que pour moi, la vie conjugale n'est pas... pour moi, n'est pas compatible avec une vie sexuelle épanouissante. La vie conjugale d'avec ton mari d'aujourd'hui ? Oui, mais même avec n'importe quel mari. Ce n'est pas lié à lui, c'est lié à... Parce qu'on ne peut pas... Je ne veux pas qu'on attende deux mois d'être et un conjoint et un partenaire de logement, de vie sociale, professionnel éventuellement... pour un emprunt pour ce que tu as fait les courses et en plus on peut pas tout attendre dans la même personne et si tu rencontrais un mari qui n'attendait pas du tout tout de toi et pour qui le sexe était absolument pas une obligation ah bah c'est top Parce que pour moi, le sexe, d'abord, c'est un truc qu'on peut pas... Et tu penses pas que ton désir en serait attisé ? En serait augmenté ? Ça, je sais pas. En fait, moi, mon préjugé sur ton désir... Je peux pas promettre à quelqu'un que je vais sexuellement avoir envie de lui dans dix ans. Mais personne ne te demande ça, à part ton mari d'aujourd'hui. C'est ce que j'allais dire. Et donc, mon propos dans mon écoute biaisée, c'est qu'en fait, tu fais d'une règle commune et générale ce qui se passe dans vos interactions de couple d'aujourd'hui. Mais du coup, il existe des millions de maris potentiels qui jamais n'exigeront ces bêtises de toi. Et donc, on n'est pas obligé d'en faire une règle générale. Et je travaille à ça actuellement avec mon mari. Parce que si on arrive à ça, je pense que ça va régler un énorme problème. Mais il faut que ça vienne aussi principalement de lui, cette acceptation-là. Mais pas une acceptation contrainte, une acceptation joyeuse. Qu'est-ce qu'on décide pour demain de continuer à partager ensemble ? Et puis qu'est-ce qu'on ne partagera plus ensemble sans se l'interdire ? Parce que dès lors que les choses ne font plus partie du script, Le script, ça peut être aussi, des fois, laisser la place à tout. Je ne dis pas que je ne ferai jamais de sexe avec mon mari. Dès lors que ce n'est plus dans le contrat, probablement que j'en aurais peut-être envie. Un des enjeux dans nos épanouissements sexuels, Un des enjeux dans mon épanouissement sexuel, c'est la communication explicite. Moi, ça, c'est vraiment mon kink ultra. Avec tous les travers, te diront mes amis. Mais notamment toi, tu as commencé ce podcast en disant que je t'ai contacté un peu de façon floue et que moi, Guillaume, je t'ai tout de suite ramené dans une communication explicite. Aussi parce que c'est mon métier et aussi parce que j'ai des auditeurs qui me font des coucous. Et de plus en plus, j'arrive à sentir entre les lignes ce qu'ils veulent réellement, tu vois. Et il y a souvent des gens qui se sentent pas forcément légitimes, qui me disent pas directement « j'aimerais témoigner », mais c'est mon rôle de me dire « toi, je pense que tu veux pas aller prendre un café avec moi ». Avec moi, Guillaume. Toi, tu veux témoigner. Donc, c'est Guillaume le podcasteur. Et Guillaume le podcasteur, il a une invitation, un procédé à te proposer. Tu sais ce que je veux dire ? C'est exactement ça. C'est ça qui s'est passé. Tu as mentionné qu'avec ton mari, la communication explicite, notamment sur votre sexualité, n'avait pas été possible. Donc, vous n'arrivez pas à parler de sexe. Vous avez... Pas ou peu. Ce que je pense, c'est que pour lui, il y a des choses qui sont attendues dans la vie de couple et qui sont normales. Et que partant de là, c'est la règle puisque c'est la norme pour lui. Et que donc, c'est à moi de justifier de pourquoi est-ce que je ne serais pas dans la norme et à quel point ça peut lui faire du mal. Ce que j'entends tout à fait. Sauf qu'en fait, je préférerais parler de ce dont j'ai envie ou pas envie que de justifier de ce qui est normal ou pas normal. En fait, je ne sais pas ce qui est normal. Et lui non plus, d'ailleurs. Tu disais que tu comptes deux orgasmes avec ton mari depuis 18 ans. Des super orgasmes. Mais peut-être qu'on peut parler du premier orgasme ? En fait, ma question, c'était est-ce que dans ce renouveau sexuel, tu vois ta façon de communiquer plus ou moins explicite ? Est-ce que dans tes conquêtes grinderiennes ou cruising, je ne sais pas, où tu vas conquérir tes âmes, tes amants ou tes âmes, est-ce que tu te sens être un autre face à ces hommes à qui peut-être tu demandes des choses de façon plus explicite ou tu... n'est pas explicite en fait moi ce que je alors si c'est sur Grindr il faut parler donc je suis explicite mais si je vais dans un sauna je sais ce que j'adore dans ces endroits c'est que moi je ne ressens pas de pression parce qu'en fait on voit tout on plaît on plaît pas ben voilà ok ça empêche pas de discuter en fait je suis assez sociable donc je parle assez facilement voilà ceux qui veulent pas parler parlent pas puis si j'ai pas envie de parler je parle pas et puis voilà et en fait y'a pas d'enjeu et puis si on commence à plan cul et que en fait ça le fait pas bah moi j'ai jamais été confronté à un mec qui parle brutalement en fait ou le mec ou moi on dit bon ça le fait pas et puis bah voilà bonne soirée bonne chasse et on passe au suivant et en fait c'est donc les choses n'ont pas forcément besoin d'être dites par contre on peut toujours dire bah ça le fait pas Dans la communication explicite, que moi je trouve très importante dans mon hépatisme sexuel, il y a en effet l'aspect de script, c'est-à-dire qu'est-ce que j'aime, est-ce que ça le fait ou pas ? Mais il y a aussi comment je crée le lien sur le moment, tu vois ? Et donc, obtenir un orgasme, par exemple... c'est aussi les deux personnes qui arrivent à s'aligner, et donc dans les deux personnes, c'est-à-dire il y a des communications explicites, soit verbales, soit non-verbales, qui font que, t'es d'accord, ça colle entre nous, mais en fait pour que j'atteigne l'orgasme, peut-être que je prends la main et je la mets là, peut-être que je repousse ici, peut-être que je me déplace, tu vois ce que j'essaye de dire ? Moi mes orgasmes, j'ai commencé à l'avoir quand j'ai commencé à lâcher prise avec la sexualité, et à faire des choses que j'aime. Pourtant on le sait que j'ai acheté des outils... Pas une bêche et un râteau, mais des teuils. Et plus je cherchais, moins l'orgasme venait. Je ne comprenais pas. Alors attends, parce que je n'arrive pas à bien m'exprimer. Et après, on va parler de tes orgasmes. Si je comprends bien, pour toi, cette communication explicite, à la fois que tu n'as pas avec ton mari, mais tu ne l'as pas particulièrement aujourd'hui et tu ne vois pas ça comme un élément clé de ton épanouissement sexuel. Dans les 4 C du BDSM, tu vas y être confronté, mon ami ! Mais fermons le... C'est mon préjugé, c'est mon biais. Mais en effet, il y a pour moi la clé et qui est d'ailleurs à l'encontre aussi de notre système social slash de notre milieu social. Je ne sais pas si... Moi, je ne suis pas un aristo, mais en tout cas, les milieux sociaux privilégiés, en fait, tout confondu. Mais les milieux sociaux populaires, c'est exactement la même chose. Oui, mais c'est des milieux comme chez les hindous, les intouchables. Enfin, tous les milieux sont fermés, en fait. En fait, la communication explicite y est interdite Sur ces sujets intimes, il ne faut pas se dévoiler. Il ne faudrait pas trop... En tout cas, c'est ce que moi, j'observe. Et ouais, je pense... Je sais où tu viens avec les 4 C. Quel C tu vas... Il y a un des C, c'est communication. Et dans le BDSM, en fait, la communication... Oui, mais c'est ton intérêt. C'est ça. On va en parler après. Par contre, il y aura de la communication. C'est pour ça que je ne suis pas allé hier soir à la soirée. On va en parler après. Mais tu avais envie de dire un truc sur les orgasmes. Toi, tu dis vraiment ce qui m'a débloqué. C'est le moment où j'ai fait ce que j'avais envie de faire. Et que j'avais du désir pour moi. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'en fait, quand je fais du sexe, je le fais parce que j'en ai envie. Et j'ai envie de faire du... Je fais l'amour avec quelqu'un, mais je le fais pour moi. Avec quelqu'un, mais... Sans pression. Sans pression. Sans obligation. Et j'ai eu des orgasmes de malade. Et parfois, ça ne matche pas. Et puis, ça peut être un moment cool. Parce qu'en fait, la baise, ça peut être bien même sans orgasme. Enfin, je veux dire, c'est des interactions agréables. C'est quoi un orgasme de malade pour toi ? Alors, mon... Comment dire ? D'abord, ce qui est extraordinaire avec l'orgasme prostatique, c'est que ça peut durer très longtemps. Et le premier que j'ai eu, je ne l'ai pas vu venir. Et le mec n'était pas spécialement bien monté, mais c'était super fluide. C'était cool. On s'entendait bien. La prostate est à 7 centimètres de ton anus. Ouais. Pas besoin de... On était quatre. C'était la plus petite bite du groupe. Et... Et même quand je l'ai vu, je dis bon, allez, il est gentil, on y va. Et en fait, je n'ai pas trop ton... Ah si, si, très beau, mais un pénis qui ne méritait pas forcément qu'on se retourne en disant, oh, bel outil, monsieur, mes compliments à votre mère. Tu vois ce que c'est une size queen ? Non. C'est une expression size, c'est taille, queen, c'est reine. Et ça veut dire... Moi, je suis un peu une size queen, si je fais mon coming out. C'est-à-dire... Non, c'est pas vrai, pardon. Size queen, c'est quelqu'un qui va focaliser beaucoup sur la taille du pénis, mais voire même exclure ou sélectionner ses partenaires selon le pénis, selon la taille. Donc, ça va être quelqu'un... Moi, je suis plus... J'avoue, j'ai un king sur les gros pénis. Mais en revanche, ça ne va jamais être une de mes questions dans un échange Grindr ou au Sona. En fait, je ne vais jamais au Sona, il ne faudrait pas que je dise ça. Mais en gros, la taille, au final, compte peu dans ma réalité de kiff. En revanche, dans mon imaginaire et dans mon visuel, c'est un plus. size queen ça veut dire que en vrai sur Grindr tu demandes la taille ou tu t'assures de voir la bite et qu'en fait tu iras pas faire du sexe avec quelqu'un qui a une bite trop petite mais en fait c'est la même chose je suis comme toi par rapport à ça et ce que j'ai tout à l'heure il y a des physiques qui me plaisent particulièrement néanmoins un très beau physique peut être repoussant en fait c'est une question de regard et puis il y a des gens avec qui j'ai fait des plans cul je me serais pas retrouvé sur eux dans la rue Et en fait, ça matchait tellement que j'ai trouvé super beau. Là, tu avais un petit propos de size queen tout à l'heure, quand tu disais, vu la taille de sa vie. Mais ça ne m'a pas empêché de coucher avec ? Mais c'est quand il y a trois bites devant toi et que moi, instinctivement, je vais à la plus belle. Et là, ce qui s'est présenté en premier, j'ai eu les trois ce jour-là, mais ce n'est pas celle que je convoitais le plus et dont j'imaginais complètement bêtement que c'est elle qui me ferait jouir. Sauf qu'en fait, le premier orgasme, je dois à une bite qui doit peut-être faire 12 ou 13 centimètres. Elle était épaisse ? Même pas. Ouais. mais bonne travailleuse parce que seule elle a travaillé le mec s'y prenait super bien et puis en fait je pense que c'est même pas qu'il s'y prenait bien, si il s'y prenait sûrement bien mais c'est que j'étais j'étais bien dans ma tête j'étais excité les mecs étaient sympas on était où ? dans mon lit de ton appartement garçonnière ? non de notre maison, mon mari était là Et donc en fait, c'était tellement fort, ce premier orgasme, que j'ai demandé une pause. Parce que j'étais submergé. Mais vraiment, j'ai l'impression que j'étais en train de... qu'on m'ouvrait le ventre, c'était presque douloureux en fait. Et donc j'ai demandé une pause, j'ai marché quelques pas... On a repris et c'est reparti aussi vite. Donc, j'ai refait une pause et ça a duré une demi-heure comme ça. Incroyable. Tu disais, il s'y prenait très bien. Tu peux me le décrire ? Je ne sais même pas. Il était derrière moi, on était en position, je vais être plus ou moins allongé, le cul un peu relevé. Je ne sais même pas comment il a bricolé. Ah non, mais là, il faut qu'on se refasse le film et qu'on note dans le détail parce que tout était un enjeu d'angle, de puissance et tout. Je pense qu'il avait, alors on était sur le lit, il avait un genou sur le lit et un pied. Donc, il n'était pas tout à fait à genoux et pas tout à fait accroupi. Et qu'il avait peut-être la jambe gauche entre mes deux jambes et la pied droite un peu en dehors. Donc, je ne sais pas, ça devait coulisser un peu sur un côté. Je ne sais pas comment... En vrai, j'étais tellement la tête dans l'oreiller que... Mais oui, bien sûr. Je gueulais comme un putoir. Enfin, je n'en pouvais plus, j'étais au bout de la vie. Ton mari faisait quoi ? Je ne sais plus ce qui se passait. Enfin, tout le monde est occupé. Mais je ne sais plus... Ah oui, on était quatre. On était quatre. Et personne ne s'est ennuyé. Et quatre, ça veut dire souvent deux et deux, mais ça tourne. Après, j'ai pris mon pied avec les trois autres. Dans tout ce que tu me racontes, tu es plutôt celui qui est pénétré ? En ce moment, oui. Oui, mais je suis totalement Versa en fait. J'aime totalement les deux, mais j'aime tellement l'orgasme qu'on peut avoir quand on se fait pécho que c'est mon truc. Mais en fait, j'aime assez les plans avec des mecs Versa parce que j'aime bien aussi changer de position et puis ça fait une pause. Enfin, ouais, je suis assez... Pourquoi ? Dans le actif-passif, dans la pénétration anale et le... Pour moi, il y a plein de choses qui se mélangent. Il y a à la fois le rôle et le sous-entendu hétéronormé de si t'es actif, t'es au pouvoir, tu domines, si t'es passif, t'es soumis, etc. Avec tous ces enjeux de soumission dont on parle depuis le début. Puis il y a aussi qui pénètre qui et qu'est-ce que ça... Et... Et ma question c'est, tu dis en ce moment, j'aime être plus passif, parce que tu es en ce moment dans la découverte de l'orgasme prostatique ? Non, ça fait un petit moment que j'ai découvert, j'ai quasiment à chaque fois maintenant pratiquement. C'est une préférence ? En fait hier j'ai fait un plan, on était trois, il y avait un mec totalement vers ça comme moi, et j'étais aussi excité quand il me prenait... que quand le troisième, qui était co-actif, qui était un mec magnifique, tatoué, enfin bref, comme j'aime, bronzé, tatoué, mais très viril dans sa conduite des rapports, très déterminé, un regard un peu sombre, mais néanmoins quelqu'un d'adorable, très gentil, mais dans le rapport sexuel que nous avions... C'était quelqu'un de très affirmé, très dirigiste. Mais on était clair pour le coup sur ce qu'on voulait les uns les autres. En fait, je suis aussi excité par quelqu'un de très actif qui va conduire les débats, si je puis dire, ou les ébats, que par quelqu'un de totalement versa qui va être un coup actif, un coup passif. Et quelqu'un de très efféminé slash non viril ? En fait, on peut arriver sur la question de ça. Moi, on m'a tellement fait chier avec le genre depuis que je suis petit parce que j'étais trop féminin, pas assez masculin, qu'en fait, c'est un truc que je refuse de me poser. En fait... Mais tes désirs se fichent de tes positionnements politiques et philosophiques. En fait, si tu veux, ce que je pense, c'est qu'un mec très musclé, très tatoué va m'attirer. Mais ça ne veut pas dire que je ne vais pas prendre mon pied ou que je vais refuser un rapport dès lors que, déjà, dans le regard, ça matche. Un mec, il peut être efféminé, il peut être racisé, il peut même avoir une chatte. Enfin, c'est dire si je suis assez ouvert. Ça, c'est un truc que j'ai déconstruit assez vite. Ça marche ? Parce qu'en fait, moi, j'ai les mêmes opinions que toi dans ma tête rationnelle, soyons plus précis, sur la pholophobie, donc le fait de rejeter quelqu'un parce qu'il est trop efféminé. Moi, je l'ai subi, j'ai envie de le faire subir à personne et j'exige que mon désir s'ouvre. Mais après, dans le secret de ma branlette, de mon rapport sexuel, etc. En fait, là, depuis le début, je pense que j'ai des auditeuristes avec moi qui nous ont bien écoutés, qui disent non, mais depuis le début, laisse-moi terminer. Il ne parle que d'hommes musclés, forts, le regard sombre. Pour me branler, je pense à ça. T'es d'accord. Comment tu vis ce décalage entre le rationnel ? Parce qu'en fait, ce que j'imagine, c'est que dans les films pornos, c'est très rare de rencontrer des gens... À l'hôtel, première fellation, hier soir, plan A3, tu les rencontres souvent ? Ouais, mais je rencontre pas que des mecs comme ça, en fait. Et d'ailleurs, le mec qui m'a démontré mon orgasme était plutôt petit, menu, un petit peu de ventre... On peut être petit, menu, pas très viril, un peu dégarni... T'as quoi contre les gens dégarnis ? Rien du tout. J'étais très content. Tu reviens dans ma question. Il y a le fantasme. Effectivement, je vais plutôt me branler sur un mec viril et tatoué parce que j'adore ça. Tu fais quoi entre cette déconnexion, entre ton rationnel politique ? Moi, j'ai du mal. Moi, j'aime bien les physiques un peu aussi. Je me définis comme étant queer, même si ça ne se voit pas forcément dans mon look. On ne refait pas 40 ans d'éducation. Mais en fait, j'ai aussi... Comment dire ? J'ai tellement détesté mon corps. que je ne veux plus fétichiser. Ça se construit. Quand j'avais 20 ans, je n'aurais pas tenu ce discours-là. J'étais en plus très coincé, mais je ne veux pas fétichiser les physiques. Mais je t'ai entendu depuis le début. Je t'ai vraiment entendu sur le discours... et ton rationnel et moi ma question elle est comment tu fais pour vivre avec la différence entre ce discours et ce rationnel et la réalité de ton désir de ce qui t'attire quand tu te branles la réalité c'est qu'en fait si jamais j'arrive dans un plan cul et que en fait le mec qui m'avait dit qu'il avait 20 cm en fait il en a 14 ou 12 et ben ça va pas me décourager Je ne vais pas me dire que je me casse parce qu'il n'y a pas 20 cm et parce que tu n'es pas autant musclé que tu l'avais dit. Parce que je pense qu'on peut... Comment dirais-je ? Je sais en fait qu'on peut avoir son pied, même avec un physique qui ne correspond pas à ce qu'on fantasme. Et les fantasmes, c'est des constructions. C'est marrant pour moi, il y a un peu bris de consentement. Il y a un petit écart de consentement. Si jamais la personne ne ressemble pas à ce qu'elle dit ? Oui, quand tu dis je ne me décourage pas, je me ramène vachement à ta vie sexuelle et intime et de couple où en fait, l'autre... J'ai déjà dit non. L'autre te fait un peu ce qu'il veut et toi... Non. Tu serres les dents. Moi, je suis désolé. On a échangé des informations l'un sur l'autre. Le moment où j'arrive et les informations sont erronées, il y a un décalage et j'ai besoin d'une mise au point parce que je suis là. Pourquoi tu m'as menti ? Je ne me sens pas en sécurité. Ce n'est pas une question de ton physique n'est pas beau ou est beau. C'est juste genre tu m'as menti. Je pense qu'il y a des gens qui ne se voient pas changer. J'ai un rapport au rapport physique qui était tellement un enjeu que j'ai trop peur de faire du mal. Je ne veux pas me dire au mec, tu as pris 5 kilos, pourquoi tu ne le dis pas ? Parce qu'en fait, ce n'est pas grave. J'essaye de ne pas rentrer sur ce terrain-là. Par contre, un mec qui va être très beau, si une fois arrivé sur place, il n'a pas menti sur des photos, mais qu'en fait, il ne se passe rien dans le regard et qu'en fait, je sens même plutôt quelque chose de malsain, je vais me casser. Ça va se jouer au regard, en fait. Oui, c'est ça. Puis après, si ça ne matche pas physiquement, avec un très beau mec, ça peut ne pas matcher physiquement. Tu reviens facilement sur ton consentement à toi si la confrontation avec l'autre vient t'appuyer ? à tes endroits de vulnérabilité, j'entends. Oui, forcément. Mais c'est triste ? Oui, peut-être, mais je suis en chemin. Moi, ça me rend triste, tu vois. Parce qu'il ne s'agit pas du tout de grossophobie, de dire « Ah, t'as 5 kilos de plus, 10, et t'es moche. » Ce n'est pas ça. On essaye de créer un lien, qu'il soit fugace ou long terme, sur la base d'informations qu'on s'échange. Donc, le moment où tu mens... Moi, Maxime, moi, Guillaume, je ne me sens pas à l'aise là pour continuer l'échange. Ce n'est pas du tout un jugement. Je comprends ce que tu veux dire, c'est intéressant. Tu m'as menti et je ne sais pas du coup sur quel pied danser. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu l'as fait, puisque maintenant je le vois. Et simplement, tu vois, si la personne me dit, en fait, c'est vachement compliqué pour moi d'accepter mon corps, je lui dis, mais viens, on se fait un gros câlin, t'es trop beau. C'est pas parce que je reprends le pouvoir sur mon consentement en disant, attends, il y a un petit décalage, que ça va être forcément violent et ou que je vais agresser la personne. Je peux tout à fait comprendre qu'on ait envoyé une photo de l'été dernier où on était mieux, parce qu'on est intimidé, je le comprends complètement. Mais on s'en parle et ce n'est pas une évidence que je dois, je te cite, ne pas me décourager. Je me rends compte en t'écoutant à quel point on est toujours en chemin. Bien sûr, mais je te crie. Non, mais c'est intéressant d'entendre ça parce que c'est vrai, je me rends compte que j'accepte beaucoup de choses. Ouais ! c'est mon métier de tradwife ouais j'accepte beaucoup de choses en fait ça serait drôle si c'était pas vraiment pas drôle mais vaut mieux en rire parce qu'effectivement c'est ouais c'est bien parce qu'on en parle et que du coup les portes s'ouvrent effectivement j'accepte beaucoup de choses pour ne pas faire de peine en fait c'est débile mais ça peut s'expliquer bah ça a été peut-être ton super pouvoir pour survivre ouais Oui. Mais effectivement, si je ne veux plus être dans un mode survie, mais dans un mode de vie et vraiment de consentement, effectivement, arriver à dire les choses, c'est peut-être plus simple. Mais comme j'ai l'impression d'arriver à les dire parce que j'ai déjà refusé des plans en arrivant chez des mecs ou en faisant venir des mecs chez moi où vraiment ça ne le faisait pas. Je précise toujours que le déplacement ne vaut pas le consentement en fait, que ce n'est pas parce qu'on s'est dit oui pour se retrouver. Même si le mec fait 20 boards, ou si j'en fais 20, c'est clair des deux côtés que si c'est non, c'est non. Et ça, ça n'a jamais fait un pli. Si je ne ressens pas de désir au moment de la rencontre, indépendamment du physique de l'autre personne, si c'est non, je ne me sens pas obligé de me justifier. non ça va pas le faire si j'arrive que le logement est pas propre par exemple je suis très sensible à ça on peut finir sale mais on commence propre si le mec est pas propre j'en parle pas c'est pas mon truc mais je suis sensible à l'environnement donc si je me sens pas à l'aise je dis non sans me justifier Oui, je trouve que c'est intéressant d'identifier. J'ai l'impression que toi, c'est ton super pouvoir d'empathie. Et je préfère le mal aux gens qui sont déjà victimes. C'est ça. Non, je présume, parce qu'en fait, les gens ne sont pas forcément victimes de leur physique, en fait. C'est moi qui... C'est n'importe quoi. C'est moi, ça vient de moi. Oui, parce que la personne qui t'a menti, possiblement, en fait, c'est juste quelqu'un qui ment et qui n'en a vraiment rien à foutre. Qui, pour moi, a 20 kilos de trop et qui, pour lui, est parfaitement bien. Mais bon, moi, je me vois comme étant obèse et j'en fais 70. Donc, si tu veux, je... Ça, c'est encore une autre chose. Dans les informations partagées comme les photos, si la personne ne ressemble pas, c'était notre sujet. C'est pas genre... Quand elle a pris 10 ans, en général, elle ne ressemble plus tellement. Exact. Donc, c'est passé souvent. Ouais. Voilà. En fait, c'est souvent quand il y a cinq photos. Parfois, de la première photo à la cinquième, on voit bien que c'est... Pas tout à fait le même. Moi, je le dis directement. Mais en trouvant une formule... Parce que moi, je cherche pas du tout à agresser les gens, mais je suis là. En fait, je vois qu'il y a des photos de toi. Je pense qu'il y a dix ans d'écart entre les photos. Et du coup, enfin... T'en es où, quoi ? Ouais, genre, je parle à qui ? Mais... Mais pas facile de naviguer avec du cœur, quoi. Et pas d'être là à... je suis terrifié à l'idée que des gens pourraient être en détresse émotionnelle alors qu'en fait c'est pas mon problème on peut être respectueux et dire les choses effectivement et au passage se respecter peut-être voir le prix que tu payes au nom de tu te dis et si jamais l'autre était donc tu fais tout un tas d'hypothèses qui te font agir et payer un prix Et peut-être que c'est un système un peu de vase, de qui gagne, qui perd. Et peut-être que c'est ça que tu peux creuser pour trouver une manière d'être dans une communication explicite, non violente, ta manière à toi, en fait. Moi, je trouvais aussi, c'est ça qui est important, d'arriver à trouver sa façon de confronter et ou de s'autoriser à exprimer. Et peut-être que dans le choix des mots, tu peux être particulièrement soigneux pour être très explicite, mais aussi... Ferme. Ferme et dans la rondeur que tu souhaites. Dans le troisième et dernier épisode de ton témoignage, que nous allons faire maintenant, mais pour les auditeurices... Ce sera un autre jour. Ce sera un autre jour, sauf si... Et ça, j'adore ça. J'adore ça. Là, il y a des gens... Alors, je ne sais pas si je vais arriver à bien formuler et à te faire voyager. Là, il y a des gens qui écoutent ce témoignage et ils sont en 2028. Alors que nous, on est en 2025. Tout à fait. Donc, le prochain épisode, il est déjà là. C'est vrai. Mais je trouve ça assez incroyable, ça, tu vois. Nous, là, on le vit aujourd'hui. Et ce aujourd'hui, il va être plein d'autres aujourd'hui. Oui, et ce ne sera plus le mien, ce ne sera plus le tien. Mais pour la personne qui va l'écouter, effectivement, ce sera son aujourd'hui. Ouais. Ouais. Et ce que j'adore dans chaque épisode du podcast, c'est que c'est intemporel. Franchement, il n'y a pas un épisode où l'enjeu, il est d'actualité. Tu vois ce que je veux dire ? Parce qu'on parle sur des intimes, bien sûr. Moi, j'adore ça. Et là, l'idée qu'il y ait quelqu'un, peut-être, genre, imagine, genre, au Japon, à Tokyo, il y a quelqu'un qui apprend le français, qui est tokyoïte, qui marche dans les rues de Tokyo. On est en 2028 et hop, il est en train de découvrir ton... C'est mon petit côté geek. Eh bien, cette personne à Tokyo a donc déjà le troisième épisode. Mais il y a des gens qui l'écoutent dès la sortie. Il y a des gens qui l'écoutent dès la sortie parce qu'ils sont abonnés. C'est bien ça de s'abonner. Je suis abonné. C'est très bien parce que dans l'algorithme, en gros, moi, je dépends des contributions des auditeurices. On est en gros à 220, 230 sur les 400 dont j'ai besoin chaque mois. Et du coup, je suis dépendant de trouver des nouveaux auditeurices pour arriver aux 400. Et l'algorithme des plateformes d'écoute favorise les podcasts où les gens ont cliqué sur s'abonner et qu'ils ont évalué. Il faut mettre 5 étoiles. Régulièrement, je rencontre des auditeurs délicieux qui me disent « Ah, j'adore ton podcast ! » On discute, on discute et à un moment donné, ils sortent leur portable et dès qu'ils le font... Et que je m'en souviens, je dis mais t'as mis 5 étoiles ? Et franchement, la majorité me regarde un peu confus en mode non. Donc, il faut que les gens le fassent. Moi, je l'ai fait. Eh bien, tu es parfait. Rendez-vous dans le troisième épisode. On va parler BDSM. On va parler rapport au corps. Moi, je trouve ça vachement intéressant parce que chaque point qu'on creuse ensemble, pour moi, sont vraiment des super beaux tiroirs à ouvrir dans nos armoires intérieures. pour aller justement explorer ou agrandir ou préciser son épanouissement intime. Le rapport au corps, selon moi, est très important. Le BDSM, la sexualité vanille versus non vanille, se demander un peu, tiens, j'ai envie de quoi ? J'aime quoi ? Qu'est-ce que je m'autorise à vivre ? C'est quoi la norme ? Est-ce que je m'autorise à en sortir ? Et comment je le fais ? En prenant soin de moi. Ça, ça m'inspire. Il y a cette histoire de genre et du passing hétéro. Tu m'as dit, on a préparé un entretien, tu m'as dit, moi, de moins en moins, je ressemble à un hétéro et ça me va bien. Ça te va ? Très bien. Rendez-vous dans... En 2028. À tantôt. Qui sait ? Tu veux faire une pause ? Pour enlever mon pull. Vas-y. Il fait chaud.

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