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Coucou Guillaume, je préfère t'envoyer un vocal parce que c'est beaucoup plus simple. En fait, je suis un de tes auditeurs fidèles, j'écoute tous les week-ends tes nouveaux podcasts. Mais voilà, je voulais te retrouver ici et je voulais d'ailleurs aussi réagir à ton dernier podcast où tu parlais justement, c'est complètement con, ça se trouve je me trompe totalement, mais tu me dis que tu adores le pamplemousse.
Et en fait, c'était peut-être juste une métaphore de ta part dans le podcast et peut-être aussi que je n'étais pas assez attentif, mais j'ai entendu parler de pamplemousse sur ce dernier épisode. Et comme je sais que tu prends la PrEP et que potentiellement d'autres personnes adorent le pamplemousse et prennent la PrEP, moi, ma médecin m'avait dit que justement, il était très déconseillé de consommer du pamplemousse pendant le traitement, notamment quand tu es en…
en prise continue, puisque visiblement, le pamplemousse aurait l'effet de bloquer le traitement.
Merci Grégory, tu as tout à fait raison, j'ai une passion pamplemousse, pas super écolo je sais, et en effet je suis sous PrEP. Alors quand tu m'as fait ce vocal, ça m'a posé une colle et j'ai fait mon enquête, tu as raison, le pamplemousse a des composantes puissantes qui peuvent empêcher certains médicaments de faire leur effet, et notamment certains médicaments contre le VIH.
En revanche, ce n'est pas le cas pour les molécules utilisées pour la PrEP. Je vous mets dans le descriptif de cet épisode les sources, notamment un mini-site en ligne qui te permet d'indiquer tes médicaments et le pomplemousse pour voir s'il y a une interaction. Un grand merci à Stéphane Morel du Centre de Santé LGBT Le Spot pour son aide précieuse. Et si toi aussi, cher auditeur, tu as une réaction, un commentaire, une idée, n'hésite pas à m'envoyer un vocal ou un message écrit sur WhatsApp. Mon numéro, c'est 06 61 61 57 36.
place à ton épisode bonne écoute alors comment je t'appelle ? c'est quoi ta dénomination ? appelle-moi Zoreg tout le monde me connait comme Zoreg dans le milieu dans le milieu fétiche en France pour ceux qui m'ont croisé je suis pas une vedette non plus faut pas déconner mais voilà moi Zoreg
Je te pose la question parce que tu as déjà témoigné sur ce podcast, mais sous le prénom d'Alex. Il y a deux ans, je suis venu, tu m'as demandé comment je m'appelais. Je ne sais pas pourquoi, j'ai buté trois secondes.
J'ai dit Alex parce que j'avais comme envie d'un autre pseudonyme. J'ai vraiment pas compris mon geste. Et en réécoutant le podcast, une fois qu'il est sorti, je me suis dit, mais je suis con. Puis à quelque part, c'était pas grave parce que le podcast, c'est des témoignages un peu anonymes. On n'a que des prénoms, donc ça changeait rien, en fait. Oui. Mais voilà. Comme il y a des gens qui m'ont déjà identifié avec le podcast…
En me disant mais ton prénom c'est pas Alex ? Non. Du coup The Reg, on peut écouter ton témoignage à toi. C'est en mars 2022 qu'il a été publié et le titre que j'ai là c'est Trouples polyamour BDSM et consentement.
Et là, aujourd'hui, avec toi, on va faire un épisode sur le BDSM. En gros, l'objectif, c'est j'ai envie de pratiquer le BDSM ou le BDSM m'intrigue, m'intéresse, vient un peu titiller des choses en moi, mais je ne sais pas comment m'y prendre.
J'ai peut-être un peu quelques peurs aussi, quelques préjugés. Et donc, on va faire en gros trois parties. On va commencer par poser les bases. C'est quoi le BDSM ? Tu veux aussi te présenter. C'est quoi les différentes pratiques ? Qu'est-ce qui n'est pas du BDSM ? Les quatre C ?
comme cheminée. Mais il n'y a pas cheminée dans les quatre stades. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Ensuite, une deuxième partie par quoi on commence. En fait, toi et moi, on a réfléchi à des petits pas que n'importe qui peut mettre en place dans son intime pour aller titiller cet espace-là en joie et en sécurité et en kiff. Et troisième et dernière partie, on a réfléchi aux principaux blocages alors même qu'on a envie de pratiquer, d'essayer.
C'est quoi les principaux blocages et comment on peut les dépasser ? Petite intro terminée. Il me faut, avant qu'on se lance, rappeler que je dépends à 100% des contributions des auditeurs. Parce que je discutais avec un auditeur qui n'avait pas compris ça. Il croyait que j'avais un revenu à côté et tout. Non, non, pas du tout. Je me suis jeté dans la piscine. Non, dans le bain. Non, dans la mer. Enfin bon, un truc un peu sauvage quoi. Parce que ça fait un peu peur.
400 contributeurs mensuels, c'est un gros SMIC, c'est mon idée. Et donc, tant que j'ai pas ça, c'est mes économies qui passent et elles sont pas éternelles. Et du coup, j'avais besoin un peu de clarifier que quand je fais des appels à dons et à sous, c'est parce que je suis à 100% sur le podcast et que j'en dépends.
Waouh, waouh, ouais. Donc j'invite les gens à aller dans le descriptif de cet épisode et il y a aussi un lien pour faire le don. Le waouh, il était parce que c'est quand même, ça m'a donné un peu de courage de se lancer. C'était déjà un podcast de qualité, là maintenant si tu t'y mets à fond, ça va être encore mieux. Donc c'est déjà mieux un peu, on l'a vu, mais voilà, c'est cool. Merci. Voilà.
Est-ce que tu peux contribuer ? Contribuer, tout à fait. Après, il y a des gens qui n'ont pas de sous et ils sont les bienvenus. Et il y a une autre manière de contribuer, c'est en mettant 5 étoiles sur Spotify et Apple Podcast. Je crois qu'il y a une autre app qui permet aussi de mettre des étoiles. Podcast Addict ? Ouais, c'est ça. Et en fait, les gens se disent, on s'en fout. En fait, on ne s'en fout pas du tout parce que plus il y a d'étoiles et plus les plateformes poussent le podcast et donc plus je trouve les prochains témoignages. Le simple fait de vous abonner.
Attends, je finis ma phrase. Je trouve les prochains témoignages et plus de donateurs. Parce que souvent, on se dit non, mais ça sert à quoi de mettre des étoiles ? Et en fait, il y a des Français, ces typiques Français qui mettent 4 sur 5, 4 étoiles sur 5 en mode genre je veux pas donner la perfection. Le problème, c'est que du coup, ma note est en train de baisser. Nous sommes à 4,6 sur Spotify. Donc mettez 5 étoiles.
Et du coup, excuse-moi, toi tu voulais dire même en s'abonnant ça fait un truc ? Juste le fait de s'abonner, c'est comptabiliser, ça fait augmenter les chiffres et à côté d'un podcast qui a peut-être une meilleure note mais qui aurait beaucoup moins d'abonnés, tu passes de 20. Tout à fait. Dans les algorithmes. Tout à fait.
Zoreg, es-tu prêt ? Oui, je suis prêt. Super. Est-ce que ça te va si je commence par lire ton profil BDSM ? Si tu veux. Ça te va ou pas ? Oui, ça me va. On me dit qu'il est bien, donc tu peux.
Donc je suis sur un site qui s'appelle Recon.com, qui est une sorte de Grindr ou Planète Romeo, site de rencontre BDSM. Site de rencontre d'une entreprise britannique qui est essentiellement axée sur le BDSM, le fétiche, les différents fétiches on va dire.
Je lis ton petit profil. L'enjeu, c'est un peu de poser ton expérience BDSM, parce qu'après, on va aller creuser le sujet. Mais du coup, moi, je pense que les auditeurs se disent qui est ce mec ? Eh bien, voilà, je suis Zoreg. T'as pas écrit ça, c'est moi qui l'ai dit. Bien entendu, je n'arrive pas à lire ce que j'ai. Ah oui, ça y est. Je vis avec deux hommes merveilleux, tous deux soumis de manière différente, tous deux passifs. Je discuterai avec tout le monde. Je rencontrerai quelques mecs en toute amitié ou pour des plans.
Je suis très ouvert mais attiré par des mecs de moins de 40 ans. Au-dessus de ça, ce sera inutile de me proposer un plan. Ah, je pourrais le changer, ça. Ok, tu vas… Non, mais jusqu'à l'égout, ça change avec le teint. J'ai toujours préféré les garçons de mon âge et un peu plus jeunes. Et puis forcément, on vieillit, ça bouge.
Et donc, cette phrase que j'ai dû écrire il y a quatre ans, je ressens depuis plusieurs mois que les plus valides des gens de 40, 42, 45 peuvent m'intéresser. Il faut que je la change. Tu as quel âge? J'ai 38. OK.
Donc je comprends que tu as deux partenaires, enfin je le savais déjà, mais de ce profil-là, ils sont tous les deux passifs, ça veut dire qu'ils se font pénétrer tous les deux ? Oui. Et toi tu es uniquement actif, tu pénètres uniquement ? Oui. Je continue. Si votre profil est vide, je ne ferai pas le premier pas ou difficilement ?
Si vous ne pouvez envisager que du sexe sans capote, passez votre chemin, j'en mettrai systématiquement une pour baiser. Je peux m'occuper de débutants ou d'experts pour de courtes ou de longues sessions. Je suis peu disponible mais on finira bien par trouver un moyen. Même si t'es mignon, bien foutu ou que t'es un modèle de beauté, ça ne veut pas dire qu'on va réussir à s'entendre et organiser un plan.
Il y a plein de commentaires que je pourrais passer là-dessus. Je ne sais pas si c'est hyper intéressant pour notre sujet, mais je réalise, c'est assez intéressant de voir quelqu'un d'autre le lire et mettre une intonation dessus. Ça me permet d'avoir une interprétation différente. Et sans nécessairement aller sur tous les points, il y a quand même quelques petites choses que je mets, c'est pour poser mes limites à moi. Mais elles sont quand même souples, en vrai, quand les gens viennent me parler.
mais pas si souple que ça non plus. Par exemple, quand je dis, je mets une capote, c'est tout. C'est une entente qu'on eut à la maison. On se protège avec les autres, ce qui nous permet de rester, de faire sans capote entre nous et puis de continuer de se tester, etc. Et il y avait un dernier aspect sur, je ne sais plus, sur les dernières phrases que tu as lues,
Que tu n'es pas forcément disponible, mais on trouvera un moyen. Même si tu es mignon. Même si tu es mignon, c'est ça. C'est qu'il y a des garçons qui débarquent genre, moi, je sais que je suis beau, je sais que je suis bien foutu, je fais plein de sports. Tu vas forcément me vouloir. Et ce n'est pas acquis, en fait.
Et surtout, je cherche quelque chose qui va au-delà de « je veux ton corps », c'est « je veux un peu plus que ça ». Donc, il y a des gens qui ne sont pas dans des critères de beauté excellents et qui m'intéressent beaucoup. Et il y a des gens qui sont vraiment beaux, mais qu'on n'est pas du tout sur la même longueur d'onde, donc c'est pas intéressant.
Tu le dis juste après. Tu dis « Je suis plutôt cérébral. J'ai besoin d'une certaine connexion, même pour juste un plan. Je ne fais donc pas de plan au dernier moment. J'aime les jeux SM, notamment justement pour cet échange intense. Ce n'est pas seulement physique. J'aime aussi l'humiliation et me faire servir. J'ai peu de limites. Les chems, ce n'est pas mon truc. Pour le reste, venez me parler. Je ne fais aucun plan à l'arrache. »
Il fallait le rajouter, toi. Ça ne sert à rien de me demander le jour même ou la veille pour un plan, c'est dit plus haut, mais je le reprécise. Donc, toi, ton profil BDSM ? Mon profil Recon ? Ouais, mais genre, si j'essaye un peu de comprendre. Ça fait combien d'années que tu pratiques le BDSM ? J'ai envie de dire depuis toujours, ça m'a toujours intéressé.
Mes premiers essais étaient plutôt autour de 19 ans. Ça fait 19 ans. C'est marrant parce que je trouve ton profil… Alors, si je capte quelques trucs, tu aimes les jeux SM, mais en fait, en disant ça, on dit tout et rien, non ? On ne dit pas tout et rien, parce que SM, c'est précisément sadomasochisme. Donc, j'aime les pratiques sadomasochistes. J'aime bien jouer avec la douleur des autres, avec quelqu'un qui aime ça, voire même quelqu'un qui a… C'est un sado ?
Oui, voire même quelqu'un de maso qui a certaines douleurs qu'il n'aime pas, mais qu'il est prêt à faire pour moi ou que je peux jouer quand même avec lui. C'est un jeu. Je comprends mieux. Les jeux SM déjà. Et puis je précise SM, on est vraiment sur du sadomasochisme. Bien sûr. Tu aimes l'humiliation et te faire servir. C'est quoi comme type d'humiliation que tu aimes ?
Oula, toutes sortes de choses. Je ne m'attendais pas à lister des choses. Notre première partie, c'est quoi le BDS ? Les humiliations, déjà, ce n'est pas un truc qui est obligé. C'est parce qu'il y a des situations qui sont dégradantes. Il y en a qui, ça leur plaît vraiment de se retrouver dans cette situation dégradante. Donc, on va essayer de les recréer, on va essayer de les pousser. Et puis, avant de se rencontrer, on a des discussions quand même un peu…
un peu avancé sur mais qu'est-ce qui te plaît sur quel aspect parce que tout le monde est finalement un peu cérébral là-dessus et parfois juste se retrouver tenu en laisse ça peut être humiliant et pour d'autres c'est devenu complètement banal ce qu'ils vont trouver plus humiliant c'est de se retrouver le visage près de mes pieds par exemple peu importe ce qu'ils ont à faire là peut-être juste attendre mais juste ça ils vont trouver ça plus humiliant et
Bizarrement, il y a une espèce de double émotion entre ces dégradants, ces humiliants. Je devrais me sentir honteux, mais ces personnes qui se retrouvent dans ces situations humiliantes se sentent bien. Ils sont contents d'être là, de vivre cette expérience. Parce qu'ils la vivent en pleine confiance aussi.
C'est le lien dont tu parlais avant, que tu construis. Du coup, en gros, toi, t'es au service du scénario qui fait ressentir l'humiliation. Un peu, ouais. Il y a une idée conçue qui dit que le dominat décède de tout, qu'il fait ce qu'il veut et que c'est au soumis de juste faire ce qu'on lui dit.
Et c'est faux, en fait, parce que toute personne soumise dans une relation VDSM a forcément son mot à dire, a forcément ses propres limites, peut dire à n'importe quel moment « Non, je ne suis pas d'accord, je retire mon consentement » ou « Je ne suis pas bien, il faut qu'on arrête ».
Et forcément, le dominant dépend de ça, doit s'arrêter au moment où on lui demande et il faut que la relation soit suffisamment solide, qu'il y ait une forte communication pour arriver à la vivre pleinement et à savoir quand s'arrêter.
Donc ouais, le dominant mène la scène et à quelque part, il est porté par la scène parce qu'elle est plus ou moins déjà écrite, étant donné les affinités des deux participants.
Quand tu dis « j'aime faire servir », ça veut dire quoi pour toi ? Quelqu'un qui a envie de me servir, par exemple, ça peut être des services du style aller me chercher un verre d'eau ou faire à manger, mais ça peut être aussi me lécher les pieds, ça peut être aussi servir de repose-pieds, ça peut être des services un peu humiliants comme ça. Ça, j'aime bien.
Et comment tu sens l'excitation de la réalité de l'humiliation ? Parce que si là tout de suite je me mets à quatre pattes et je mets ma tête proche de tes pieds… Je vais être mal à l'aise ?
Et tu ne pourras pas la vivre si tu ne sais pas ? Tu ne te sentirais pas humilié si tu y vas de toi-même tout de suite parce que genre, t'es bien d'être là. Donc, ce n'est pas tout à fait la même situation. Non, on le ressent. Je n'ai pas compris. Ça veut dire, en gros, tu forces la personne ?
Ah, ce n'est pas pareil. Là, tu me dis, si moi, je me mets à quatre pattes maintenant, et là, je me dis, c'est toi qui le décides, en fait. Donc là, il n'y a personne qui te demande de le faire et tu n'es pas en train de céder à un ordre, tu es en train de choisir toi-même, tiens, je veux aller là parce que je suis bien, j'ai envie. Ce qui arrive régulièrement dans des relations bien établies avec un des membres du couple qui va se mettre directement dans une position qui semble soumise…
en posant sa tête sur la cuisse de son maître ou de son mec ou de son dôme, à peu près comme on veut. Et du coup, il n'y a pas nécessairement une humiliation à ce moment-là. Mais là, du coup, j'essaie de te découvrir toi. Ta réponse est un peu conceptuelle. Toi, personnellement, comment tu saisis l'humiliation qui t'excite ?
Il y a un moment donné où… Moi, ça va être dans le regard. Il y a un moment donné où on sait qu'on en rajoute suffisamment que c'est un jeu. C'est un jeu de rôle. Et qu'à un moment donné, si les gestes sont forts, s'il y a des insultes, s'il y a quelque chose, ça devient intense. On ressent que le dôme prend sa place, qu'il essaie d'étaler tout son charisme qui s'impose
qu'il impose ce qu'il a envie de faire, et on ressent aussi que le soumis est complètement dedans. Et dans cette forme d'humiliation, on sent aussi un genre d'abandon.
Ok. On, c'est jeu. On, c'est jeu, oui, c'est vrai, jeu. J'avais oublié que t'aimes bien parler au jeu et t'as tellement raison. Et sinon, je comprends pas de qui on parle. Du coup, toi, tu sens, mais c'est marrant parce que moi, c'est le regard. Je vais me connecter, je vais voir dans le regard quelque chose. Un regard de yeux fermés, est-ce que c'est toujours un regard ? Un regard de yeux bandés, ça devient compliqué. Mais c'est pour ça que je pose la question, ça veut dire quoi ?
Quand je te dis que je ressens le fait que quelqu'un s'abandonne complètement dans un trip, qu'il est couché par terre avec mon pied dans le visage, il est en train de le prendre à pleine main. Même si je ne vois pas tout son visage, le fait qu'il se donne comme ça, on sent quand même un genre d'abandon. Je dis oui par automatisme, mais non, je ne comprends plus.
En tout cas, moi, ça fait partie des trucs où je suis là genre mec, j'ai mis, dis oui, mais tu vois, par exemple, quelqu'un de complètement mutique. Donc, on est d'accord, on a eu la conversation avant, on a mis les limites, il y a un consentement éclairé, c'est cool et tout. Le mec veut se soumettre. Est-ce que tu es déjà tombé sur quelqu'un de complètement mutique ? Oui, plein. Et là, tu sentais l'humiliation et ça t'excitait ?
Non, justement, là, il n'y a pas de communication. S'il n'y a pas de communication, c'est difficile. Quelqu'un qui est complètement stoïque, la raison principale, c'est juste que c'est sa façon d'être. Pour moi, ça ne clique pas forcément. J'ai un peu de mal à savoir si je suis en train de lui faire quelque chose qu'il aime. Est-ce qu'il est en train de juste le faire parce que je l'ai dit, mais il s'en fout ? Il y a des gens, ça leur plaît vraiment, mais ils ne te disent pas
et ça m'est arrivé plusieurs fois un garçon qui m'a pas dit à quel point il aimait mais qui m'en a parlé que à la fin mais pendant tout le temps qu'on se voyait il y avait comme je sais pas un peu comme si je manipulais une poupée que je m'adressais à un mur c'est très rigide donc il y a quand même un enjeu de communication pendant pour que t'aies ton kiff avant et pendant et aussi après et aussi après on continue
On s'écarte un peu de toi, ton profil. Ah si, j'ai peut-être une dernière question. Est-ce que, par rapport à ce que tu as écrit là sur ton profil Recon, est-ce qu'il y a de la nouveauté en ce moment ? Est-ce que dans ton cheminement de BDSM, il y a du nouveau kiff ?
Je le revois régulièrement. D'ailleurs, je crois qu'il y a une date dessus pour dire la dernière fois que je l'ai modifié. Quand ça fait deux, trois mois, il y a des gens qui pensent que peut-être les choses ont changé et qui viennent m'en parler. Mais j'essaie de le tenir à jour. Donc, je le relis régulièrement. Là, tu vois, j'aurais juste changé peut-être la tranche d'âge sur les gens qui m'attirent.
et puis j'aurais pas changé quoi que ce soit sur mes tripes, mes pratiques, mes envies puisque c'est toujours un peu large et que je m'adapte aussi en fonction de l'autre partenaire en face s'il arrive à me communiquer ce qu'il aime et que ça éveille quelque chose en moi j'y vais et il y a peut-être encore de la place pour la découverte mais j'ai un peu l'impression d'avoir testé tellement de choses
C'est intéressant parce que ton profil il est peu spécifique et j'en suis un peu étonné. C'est très large. Et pourtant pas tant que ça parce que je suis quand même clair sur le genre de mec qui m'intéresse, sur l'état d'esprit que j'ai.
C'est sûr que j'aurais pu lister que oui, je fais du chibari à la maison, qu'on peut parler de chasteté, on peut parler de plein de sujets. J'aurais pu lister comme ça des tripes. Pourquoi pas ? Parce qu'en fait, les jeux SM, il y en a tout un tas, il y a tout un tas d'univers et on va en parler. Ça, je l'ai mis parce que c'est le plus rare.
Pourquoi ne pas lister un peu plus spécifiquement des pratiques ? Est-ce qu'il y en a des pratiques récurrentes dans ta sexualité BDSM que tu pourrais citer là, pour que je comprenne ? Récurrentes, oui, mais elles sont tellement récurrentes que j'ai un sentiment que c'est très commun. Et puis, je n'ai pas envie de lister des choses pour donner l'impression que ça serait obligatoire. Par exemple, j'utilise très régulièrement des cordes.
J'attache des gens qui adorent ça ou des gens qui aiment un peu moins ça mais qui sont contents de se sentir un peu contraints et de tester quelque chose. Et…
Et si je le mets, il y a certaines personnes qui vont lire mon profil en se disant « Ah oui, il faut le faire, mais moi, je ne me sens pas de me sentir attaché. » Parmi les débutants, ils ne savent pas toujours exprimer que « Non, mais moi, je n'avais pas envie de ça, du coup, je ne suis pas allé voir ton profil. » Non, j'ai vu ton profil, je ne suis pas allé t'envoyer un message. Tu aurais pu quand même, on n'aurait juste pas fait. C'est toi aussi qui dois poser tes limites.
Tu penses à d'autres pratiques qui sont chouettes pour toi ? Non, ce n'est pas la question que je voulais poser. Tu penses à d'autres pratiques qui sont récurrentes et qui sont quand même pour qu'on puisse faire un peu un tableau de ton… Alors la cire devient de plus en plus récurrente, c'est-à-dire faire fondre de la cire sur quelqu'un goutte à goutte. Ça fait un petit sentiment chaud et puis selon les ondes du corps, ce n'est pas le même effet, c'est plus ou moins fort.
qu'est-ce qu'il y a d'autre j'aime bien tout ce qui est impact play donc la fessée puis la cravache et puis tout ce genre de choses surtout sur les fesses parce que c'est ce qui est le plus facile à j'irais à subir surtout pour des débutants impact play c'est de l'anglais c'est jeu d'impact oui mais des fois j'ai peur de dire le mot parce que
Il y a quelques personnes qui ont compris que je parlais de l'impact comme genre je vais te frapper avec mes poings dans le visage et c'est pas ça du tout, du tout, du tout. On n'est pas sur de la violence gratuite, pure et dure. On est sur quelque chose quand même de contrôlé. Mais l'impact plaît inclut aussi de la gifle, non ? Ah oui, oui, ça peut, oui. La gifle a une dimension très humiliante aussi d'ailleurs.
Je vois tes yeux qui illuminent. Ok, du coup, on finit de poser le cadre. Bon choix de mots, n'est-ce pas, pour une discussion BDSM ? On a dit le S et le M, on dit le B et le D ?
Alors, il faudrait dire les quatre en même temps parce que ça veut dire six mots. Il y a quatre lettres pour six mots. En fait, on les prend par couple. C'est bondage et discipline, domination et soumission et sadomasochisme. Et on a tendance à oublier et se dire que c'est bondage, demi-soumis, maso ou quelque chose d'entre deux bizarre. Non, non, c'est depuis des années et des années. Donc, bondage, discipline, ça évoque quoi ?
Ça va être deux pratiques plutôt séparées, là où les deux autres couples que je te donnais allaient bien ensemble, ils étaient complémentaires. Mais là, on est plutôt sur deux pratiques plutôt séparées. Discipline, on peut le prendre au sens large sur tout ce qui va être lié au contrôle, sur tout ce qui va être lié au… Il y a un lien forcément un petit peu avec le bondage. Le bondage, c'est le fait de contraindre quelqu'un dans ses mouvements.
De lui faire vivre une expérience où on peut être simplement, je dis simplement avec des gros guillemets, attaché au lit. Comme on peut avoir les mains dans le dos, c'est simple. Comme on peut avoir aussi des bandages assez complexes avec des suspensions. Et là, on est plus proche du chibari qui est plus un art d'ailleurs. Ou de l'art du cirque.
— Peut-être. J'aurais pas dit hors du cycle, mais j'avais une image comme ça, tu sais, dans des anneaux et tout. Bon, aucun rapport. Je me suis emballé. C'est-à-dire, si je me tiens les mains derrière le dos…
pendant que je te suce, c'est une forme de bandage. Moi-même, je peux m'imposer une contrainte sans corde. Tu peux, tout à fait, tout à fait. Après, le bandage en lui-même implique dans l'idée forcément qu'il y a quelque chose de matériel, de physique qui te retienne. D'accord. Et c'est très souvent des cordes parce que c'est accessible, parce que c'est facile, parce que s'il y a un souci, on les coupe rapidement.
Voilà, c'est la menotte, la menotte aussi. Sinon, les menottes sont courantes, sont courantes dans les sex shops, sont courantes dans bien des fantasmes. Mais je préviens que c'est pas confortable et que s'il y a des menottes en moumoute, c'est pas par hasard.
S'il y a plein de menottes en moumoute, ça fait kitsch. Si vous ne voulez pas ce design-là, n'en prenez pas. Mais les menottes telles quelles, c'est quand même un peu douloureux. Si tu te retrouves les mains dans le dos, couché sur le dos, sur les menottes, non, j'ai mal, il faut qu'on change de position.
C'est désagréable dans la pratique. L'aspect discipline, c'est quoi la différence entre discipline et soumission ? Donc BDSM, tu vois, le couple de lettres d'après. J'y vois deux…
J'y vois quand même une belle nuance. Sur la discipline, je vais essayer de mettre en place des automatismes. Je vais essayer de mettre en place le fait que quand je dis certains mots, il se passe certaines choses. Et puis, il va y avoir ce jeu d'ordre et punition. Donc si mon ordre n'est pas suivi, si les choses ne sont pas parfaites, on peut aller sur des punitions.
Tu peux me donner un exemple de discipline ? Par exemple, je ne sais pas, je vais te dire à un soumis « occupe-toi de mes pieds ». Non, pas comme ça. Arrête, ça fait deux fois que je te dis de ne pas faire comme ça. Et là, il y aura une punition, mais je la prévois peut-être pour plus tard, peut-être sur le chien.
Voilà, la punition ça va être une fessée, ça peut être une punition qui n'est pas corporelle du tout, ça peut être une punition, il y a des trucs très méchants, on arrête de se voir pendant deux semaines, ou juste j'arrête de te répondre, je t'ignore pendant quelques jours, je le fais jamais, mais j'aime bien jouer avec la menace de ça.
Enfin, j'aime bien jouer. Je ne l'ai pas fait souvent, mais quand même. Et sinon, ça peut être, je ne sais pas, je vais te servir le plot que tu détestes parmi les choix de ce soir. Quelque chose dans ce genre, toi. Tu l'as déjà fait à un de tes deux maris ?
Oui, oui, oui. Mais c'était pas si fort, mais oui, oui. Non, par contre, j'ai déjà fait un soumis régulier qui vient à la maison. Et en fait, il aime pas le fromage. Je lui ai servi quelque chose avec du fromage et il a rien dit.
et c'était pas une punition en fait mais il pensait que c'était peut-être moi qui jouais un peu au sadique je te fais manger un truc que t'aimes pas après le rapport sexuel tu l'as invité à dîner chez toi c'est ça ? il venait pour un week-end à la maison et il gardait ce rôle soumis pendant tout le week-end et il le garde quand il vient et puis est arrivé ce moment en fait où il mange ce que je lui donne et au lieu de juste me dire j'aime pas ça
Il aurait pu lui-même dire non, je n'en ai pas envie. Et là, on aurait pu peut-être avoir un jeu où je dis non, tu le manges, je l'ai fait pour toi, tu le manges. Mais là, ce n'était pas ça. C'était juste que j'avais oublié. Et tu vous en es rendu compte dans une forme de débrief ? À la fin du repas. Ça aurait pu être dans un débrief, oui, mais là, c'était à la fin du repas.
C'est pour ça que la communication, c'est important. C'est très important. On continue, demi-soumis, bon bah… Ça semble évident, mais peut-être pas tant que ça. Et là où pour la discipline, il y avait, parce que tu me demandais la différence, là où pour la discipline, il y avait, selon moi, une nuance, parce qu'on joue avec des ordres, des punitions, tout ça, la domination, ça peut être juste des ordres dans le sens…
Je veux quelque chose, je le veux tout de suite et je vais être forcé pour l'avoir. Ça peut être très régulièrement, on va avoir une domination qui est sexuelle où il y a des gestes forts, une main derrière la tête pour pousser un peu plus loin lors d'une fellation, le fait de tenir un bras dans le dos pour essayer d'avoir un peu plus de maîtrise sur l'autre. Il y a toutes sortes de gestes comme ça qui sont une domination physique. Hum.
Il peut y avoir une domination un peu plus mentale avec beaucoup d'insultes, avec quelque chose où dans nos esprits, le soumis, il a une certaine place. Peut-être que le demi aussi, il a une certaine place, genre une hiérarchie qui est purement fictive en fait. Elle est dans nos têtes, malgré ce que certains aimeraient croire, elle est dans nos têtes.
Et donc on va essayer de la manifester comme ça avec une violence physique ou verbale. Quand je dis violence, c'est pas forcément ni douloureux, ni traumatisant ou quoi. C'est quand même une forme de violence de venir tenir quelqu'un fermement, de l'insulter de toutes sortes de noms que j'ai pas envie de dire dans un podcast.
parce que certains ne les accepteraient pas, et d'arriver à juste s'imposer par cette violence-là. Là où la discipline est peut-être plus cérébrale et a plus d'aller-retour dans le lien. C'est mon ressenti. Et la discipline peut avoir une dimension avec quelqu'un qui est bratte, c'est-à-dire la personne soumise va avoir tendance à se rebeller régulièrement. Bratte ?
C'est un anglicisme, c'est un brat, mais c'est quelqu'un qui est rebelle et qui va tester les limites. Je vais faire comme ça. Qu'est-ce que tu vas faire ? Je suis très, très brat alors. Moi, je déteste tout ça. Non, je ne parlais pas dans ma sexualité.
Ah bah peu importe, moi j'étais juste les brattes, c'est genre, non tu me dis clairement que t'as pas envie, mais arrête de jouer avec ma frustration, moi j'aime bien jouer avec la frustration du soumis, j'aime pas qu'on joue avec la mienne. Mais voilà, je peux comprendre tout à fait que dans ce jeu, les personnes qui sont brattes ont envie aussi de jouer avec les limites, ont envie qu'on les force un peu plus.
Et on a envie aussi de jouer avec la frustration de demi qui ne fait pas ce qu'il veut. Genre, tu crois que tu as le pouvoir, mais pas vraiment. En fait, je te le laisse complètement, mais je n'ai pas trop envie de l'avouer. Il y a une espèce de toi, on est sur un mélange, on est sur toutes les limites à chaque fois. C'est une exploration pour eux aussi.
Le dernier SM, Sadomaso. Voilà, tu l'as dit au début. Le fait d'apprécier jouer avec la douleur. Je vais le dire, si on devait le limiter en une phrase, ça serait ça. Les personnes sadiques apprécient donner de la douleur à quelqu'un pour le plaisir, des petites douleurs ou des grosses douleurs, ça dépend.
Oui, c'est vrai que le mot englobe tout un tas. Mordiller, c'est une forme. J'ai pas de traces après, ça peut peut-être chatouiller plus qu'autre chose, on peut mettre les pratiques autour des chatouilles là-dedans aussi, parce que les chatouilles c'est à la fois agréable et désagréable, et ça fait rire, mais pourtant j'ai bien envie que t'arrêtes, parce que c'est un peu pareil.
Et mordier et les petites tapes et les petits pincements, les trucs qui ne laissent pas de traces, ce n'est pas des grosses douleurs, mais ça permet quand même de jouer avec le corps de l'autre.
qui est là, complètement abandonné, en train de se convulser, de se tourner dans tous les sens, parce qu'il y a une réaction. Et chacun dit voir, est-ce que c'est une humiliation ? Est-ce que c'est vraiment le plaisir de la douleur ? Chacun définit un peu son propre plaisir.
C'est ça que je trouve assez intéressant dans le fait de sortir des préjugés avec le BDSM, en tout cas ceux que j'avais, c'est que c'est une sorte de grille de lecture et de langage qui me permet d'aller à la découverte de mon corps, de me poser les questions, tiens…
le moment où j'ai plus peur en me disant SM c'est forcément je suis enfermé dans un donjon tu vois ce genre de préjugés ok tiens c'est vraiment est-ce que la chatouille est-ce que tu vois il y a des personnes qui peuvent dire je fais pas de BDSM mais qui aiment des petites tapes sur les fesses et du coup on s'en fout ils ont pas besoin de s'auto déterminer BDSM mais en tout cas ça permet d'aller dans certains endroits moi récemment
J'ai découvert, mais sauf par hasard, j'ai un amant qui m'a mordu doucement le cou. Et c'était absolument génial. Pile au bon endroit. Parce qu'après, j'ai demandé à un autre amant de le faire et j'ai moins kiffé. Mais j'ai ressenti une décharge. Et on était vraiment à la frontière. J'ai pas eu mal. Moi, j'aime pas avoir mal. Mais j'ai eu un peu mal. Mais j'ai pas eu mal.
C'était bon, tu vois. C'est le mieux que je peux décrire de mon expérience. En fait, c'est de jouer avec les signaux chimiques du corps et les associer à autre chose. On rentre un peu dans l'hypnose, si on veut. L'hypnose qui pourrait être une part de la discipline dans le BDSM, si on a envie d'en parler. Mais je pense que ce n'est pas trop le temps pour ça. Mais c'est un peu une forme d'hypnose où je vais commencer à associer quelque chose qui devrait être…
quelque chose que dans la vie civile avec d'autres gens, je vais dire mais aïe, mais lâche-moi, ou que je ne m'imagine pas faire mal à quelqu'un, et d'y associer finalement du plaisir, parce que quand il y a un certain contexte,
Quand il y a le dominant qui fait quelque chose, là il y a une forme de plaisir qui est né à ce moment-là. Tu as parlé d'hypnose sans en parler, du coup c'est un peu weird. Est-ce que tu as envie d'en parler ? Et tu penses que ça a sa place ou ça n'a pas sa place ?
Ça a sa place dans le BDSM, mais c'est une pratique tellement… Pour moi, il y a encore une part de mystère dans l'hypnose. Je suis en exploration dans l'hypnose en ce moment. Il y a des pratiquants de l'hypnose qui ne font que ça, qui veulent une hypnose plutôt excitante, plutôt sexuelle. Et l'hypnose va être un jeu…
Je n'ai pas la définition que je vais donner, donc je vais vraiment donner la mienne parce qu'il y a forcément des gens plus avancés qui diraient peut-être autre chose. Mais l'hypnose va être un jeu où je vais jouer avec les envies de quelqu'un, avec sa façon d'être et ce qu'il aurait envie déjà de vivre à travers l'hypnose.
et puis je vais essayer d'entrer dans sa tête et lui faire penser à ce que moi je veux qu'il pense et le laisser complètement divaguer comme ça et en fait il fait juste écouter ma voix puis il s'en rend pas compte mais il est en train de faire ce que je dis et à la fin il est complètement détendu parce que c'est plus ou moins comme s'il dormait je parle pas d'entrer en trance forcément on peut être complètement conscient tout le long
Et en fait, on peut venir placer ce que j'appellerais des déclencheurs, pour le dire en français, sinon on dit souvent des triggers. Et donc, un déclencheur où je dis, je l'ai fait récemment justement, quand je vais te mordre à cet endroit…
Eh bien, tu vas devenir tout calme, tu vas devenir tout soumis, puis tu vas continuer d'écouter ma voix. Et ce déclencheur, j'espère pouvoir le redéclencher une prochaine fois sur cette même personne. Et ça a marché ?
Non, j'espère pouvoir le faire. Là, j'ai pu le faire sur une séance. J'ai pu le tester à plusieurs moments sur une seule séance. Mais à un moment donné, c'est comme, OK, si on se laisse beaucoup de temps, est-ce que ça s'estompe chez lui ? Parce que normalement, ça s'estompe. Il y a des trucs qui restent pour toujours. Il n'y a que dans les films que ça reste pour toujours. Et donc, est-ce que ça s'estompe chez lui ? Est-ce que ça va réveiller quelque chose ?
Il va me dire qu'il sait pas ce que c'est mais n'empêche qu'il est quand même un peu conscient quand même et qu'il s'en rappelle un petit peu et au moment où je vais le faire c'est plutôt lui est-ce qu'il va se dire ok je succombe j'en ai envie ou bah non j'ai pas envie ça marchera pas c'est pas le moment et voilà.
c'est vachement intéressant de parler d'hypnose parce que ça nous amène parfaitement à notre prochain sujet des 4 C une fois qu'on a décrit les pratiques derrière BDSM il y a un truc du coup les gens qui écoutent c'est l'absence de consentement l'hypnose c'est la manipulation la personne fait ce que l'autre veut faire avec une mi-conscience etc je crois que le premier des C que j'ai envie et souvent en fait quand tu parlais des pratiques
j'avais envie de dire peut-être qu'on aurait dû commencer par les 4 C mais bon après c'est weird de commencer par ce contexte en tout cas le premier C qu'on pourrait dire c'est consentement c'est quoi dans le contexte où on veut t'aimes pas me laisser finir mes phrases elles sont trop longues tu poses 3 questions en même temps laisse moi être un mauvais interviewer
Je n'ai pas dit ma base d'interview. Je dis à un moment donné, j'ai une réponse, j'amènerai. En gros, parlons du consentement. Je trouve ça intéressant. Justement, j'en parle et je fais juste une petite parenthèse. En fait, on était sur les bases du BDSM, mais on a quand même parlé de beaucoup de choses. C'est un peu flou. S'il y a un endroit sur lequel commencer, c'est prendre pleinement conscience des 4 C, qui sont la confiance, le consentement, la conscience et la communication.
Parlons déjà, ta première question était sur… Allons sur le consentement. Allons sur le consentement. Le consentement, il est plutôt simple. C'est de s'assurer que son partenaire est forcément conscient pour faire quelque chose.
Peu importe qu'on parle du dominant ou du soumis, mais du moment qu'il est consentant pour faire quelque chose. Et donc, ça veut dire qu'on peut retirer son consentement n'importe quand. On peut retirer son consentement sur une pratique avant de commencer, pendant qu'on l'a fait avant.
Pour la prochaine fois, peu importe, mais on peut retirer son consentement n'importe quand. Et ce n'est pas parce qu'on s'est engagé là-dessus qu'il faut avoir honte en quoi que ce soit de dire « en fait, je ne le sens pas ». Et le fait de dire « je ne le sens pas », c'est « ok, parlons-en en communication ».
Parlons-en. Qu'est-ce qui fait que tu n'as pas envie ? Qu'est-ce qui fait que tu ne le sens vraiment pas ? Tu n'es pas à l'aise ? Ok, tant pis, on verra les détails une autre fois. Tu n'arrives pas à l'exprimer. On peut s'en passer, on peut faire autre chose. C'est tellement large le BDSM, on peut imaginer autre chose. Et éventuellement, retirer son consentement parce que non, j'ai voulu essayer, mais en fait, ça ne marche pas. Pendant ?
Pendant. Tout à fait. Parce qu'il y a ce kiff de l'échange en ligne, par exemple. Si on prend cet exemple de je rencontre quelqu'un en ligne, on se projette, on se dit des scénarios, on se dit des kiffs, etc. Et c'est vrai que ça crée comme une obligation à performer. Alors qu'en fait, le jour J, avec la personne, avec le contexte, il y a moyen qu'en fait ça passe pas. Et on se dit j'ai pas le droit de revenir en arrière.
et non donc soi-même être en capacité de dire non moi ce que je fais et que j'aime bien c'est que je redonne cette définition du consentement où je dis qu'on soit bien d'accord mais même en dehors de rapport BDSM puisque moi j'ai quand même une petite pratique mais genre franchement c'est au balbutiement et j'aime beaucoup ce mot j'ai envie de dire qu'il n'y a pas de petite pratique
Non, en tout cas, mon expérience est petite, c'est ça que je veux dire. Et même hors BDSM, moi, quand quelqu'un vient chez moi ou que je rencontre quelqu'un, je lui dis, écoute, j'ai vraiment kiffé notre échange. En revanche, le jour J, il n'y a pas d'obligation. Et si on ne le sent pas, toi, moi ou les deux, en fait, ça ne se fera pas. Est-ce que tu es bien ? OK. Et ça me rassure.
Parce que tu vois, les gens qui font « Ah non, c'est mort, moi, si je me déplace, c'est obligé, il y a un truc qui se passe. » Bon, pour moi, c'est un gros red flag et petit drapeau rouge. Je me suis fait engueuler parce que j'ai trop d'anglicisme. Je me suis fait reprendre par un auditeur qui a raison. L'autre consentement, c'est aussi celui que je vais chercher.
Donc, en fait, moi, je suis toujours chaud, je suis content, etc. Mais je vais le chercher chez mon partenaire. Donc, c'est aussi ma responsabilité d'aider l'autre à être dans son consentement, dans la mesure du possible. Donc, en lui redemandant ou en lui demandant, en trouvant même une façon sexuelle, tu vois. Et moi, ça m'est arrivé, tu vois, sexuellement. Je ne sais plus ce que j'ai prononcé, mais en mode… Bon, on va dire, j'ai dit « tu kiffes ».
Et la personne n'a pas répondu et m'a regardé avec une sorte de mou. Et du coup, je me suis arrêté. J'ai fait du coup, pour moi, c'est non. Et après, elle a pu clarifier. Oui, non, etc. Mais tu vois, j'ai dû un petit peu aller à la rencontre parce que j'aurais pu. Tu vois, j'ai dit tu kiffes. Le mec dit pas non, j'avance quoi. Mais en fait, non.
Et l'avantage pour moi d'un consentement que je vais chercher, c'est que ça intensifie le plaisir. C'est vachement bandant d'avoir quelqu'un qui dit un vrai oui, tu vois. Moi, je trouve ça vachement bandant. Parce que les gens sont là, ouais, on ne peut plus rien faire, on ne peut plus rien dire. Quand vous baisez et que vous allez chercher le consentement et que tu as quelqu'un qui, dans les yeux, te dit oui, je peux te dire que ça donne envie, quoi.
Bah forcément, forcément. Et c'est pour ça que la communication c'est important et c'est là où mon côté cérébral est complètement titillé, complètement excité parce qu'il y a une réelle relation qui va dans les deux sens.
Très bon. Et après, on va terminer cette partie. Mais j'avais envie d'aller dans la définition et d'ajouter le premier C du consentement, parce que sinon, je trouve que les deux vont vraiment ensemble. C'est intéressant. Là, tu parles à Guillaume, qui est vachement verbal ou en tout cas qui a une aisance verbale. Moi, quelqu'un d'autre peut dire « Moi, je n'ai pas du tout envie de parler pendant le sexe, ça me coupe. » Il y a des gens timides, mais on peut communiquer. « Je ne peux pas finir ma phrase. »
Tu n'es pas le domi de cette interview. Tandis que ça me déchauffe de parler, tandis que ça me coupe, comment est-ce que je peux aller chercher le consentement ou l'exprimer sans mots ?
Et donc, il y a des gens qui communiquent peu, mais tu n'es pas obligé de communiquer par la parole. Si tu connais quelqu'un, tu peux communiquer par les gestes. Et il y a des gens qui, parfois, ne savent plus communiquer, mais ils sont au moins capables de faire un signe de tête pour dire oui ou non. Parfois, la parole, il y a quelque chose dans le cerveau qui la bloque.
Et ça peut être n'importe quoi, la fatigue, juste la fatigue ou le fait d'être tellement submergé d'informations, de ressentis, d'émotions et le cerveau ne sait plus réagir. Et à ce moment-là, on peut faire des choses simples.
du style juste je te pose des questions tu réponds par oui ou par non c'est aussi au dom de savoir identifier ça et de dire tu kiffes et là on voit un oui ou on voit dans le visage que c'est un oui on voit un oui de la tête ou alors on voit vraiment beaucoup de plaisir dans le visage dans l'expression mais on en parlait tout à l'heure il y a des gens qui sont peu expressifs donc il faut essayer de naviguer là-dedans
Mais ça se dit en amont ? Parce que même quelqu'un qui est peu verbal…
donc je comprends pas parce qu'il était baïonné non non juste il arrivait plus là il aurait pu dire stop s'il avait eu la parole mais ça sortait pas et donc pour dire stop stop ou les safe words ou autre chose peu importe il aurait peut-être fallu pouvoir faire un geste mais il était attaché donc il a suggéré que pour la prochaine fois déjà lui il va apprendre à mieux communiquer parce qu'il
Il a quand même quelque chose à travailler là-dessus. Il l'a identifié, donc c'est cool pour lui qu'il puisse travailler là-dessus. Mais également, il a proposé de peut-être juste tenir une balle.
Et puis qu'au moment où il la lâche, ça veut dire « là, j'en peux plus, il faudra arrêter ». Et ça envoie un signal différent. On arrive à communiquer avec autre chose que des mots. Moi, j'ai envie de rebondir sur… Selon moi, j'ai entendu une sur-responsabilisation du plus dominant. Après, moi, c'est vrai que je parlais du consentement dans tout type de rapport et même sans domination-soumission.
Mais pour moi, une personne qui a envie d'aller à la rencontre de sa soumission est tout aussi responsable de sa capacité à communiquer et à aller chercher le consentement chez l'autre. Il y a un peu, je trouve, cette image du DOM qui… C'est que le soumis est plus vulnérable. Comme il est plus vulnérable et qu'éventuellement, il est contraint physiquement parce qu'il serait attaché, enfermé ou je ne sais pas quoi, il faut qu'il puisse…
Il peut aussi y avoir une forme de communication, d'une manière ou d'une autre. Ça peut être un bruit, un mouvement, un geste, toutes sortes de choses. Ça marche ?
C'est la fin de cette partie 1. Merci The Reg. On se retrouve à l'épisode prochain pour la suite des 4 C. Puis après, des petits trucs que n'importe qui peut mettre en place dans son intime, dans sa sexualité pour aller à la rencontre du BDSM. Et après, les principaux blocages et comment les dépasser. A tout de suite ? Ou non ? Peut-être à la prochaine fois, c'est vrai.