Uro : ma première fois (et ma grand-mère intérieure) – Maxime 3/3

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Partie 3 sur 3 – Maxime raconte son exploration du BDSM et de l’uro, ce chemin vers la soumission qu’il fantasme depuis longtemps mais qu’il aborde avec une prudence d’orfèvre. Il cherche à poser ses limites, à construire un cadre où il pourrait se lâcher en confiance. En parallèle, Guillaume partage son expérience uro dans un club berlinois mythique, le Laboratory, où il se retrouve nu, seul, carte bleue et boules quiès dans les chaussettes. Ensemble, ils parlent honte, fantasmes, grand-mères intérieures et désir d’être respecté autant que transgressé. Maxime évoque son corps, longtemps douloureux, devenu peu à peu allié. Et à la toute fin, il accepte d’entendre qu’il est beau.

Pour contacter Maxime : maximebdsm1(at)gmail(point)com

Les épisodes précédents cités :

· « BDSM : ce que j’ai appris avec mes 19 ans de pratique » et les 4C du BDSM avec Zoreg : https://actifoupassif.com/bdsm-mes-conseils-pour-debuter/

· Comment le fist m’a ouvert (au-delà du sexe) avec Valentin : https://actifoupassif.com/comment-le-fist-ma-ouvert-au-dela-du-sexe/

· Libération sexuelle : mes 5 premières fois à Sitges : remonte à l’épisode du 20 septembre 2023

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C'est bon pour toi ? C'est bon pour moi. Maxime, troisième et dernière partie de ton témoignage. Ah, écoute, Maxime, tu es dans un chemin super inspirant pour moi, je trouve, et qui est… En fait, tout peut changer et les espaces peuvent s'ouvrir. Je trouve, je ne sais pas, j'ai un sentiment d'espoir, d'inspiration et de curiosité. Donc, tu racontais pendant 18 ans que tu t'es mariée dans un couple super hétéronormé où il y avait un peu où tu avais un peu le rôle entre gros guillemets de femme au foyer soumise énorme guillemets mais en fait petit à petit tu vis à la campagne dans une grande propriété tu t'enfermes et puis tu as un mari qui est violent par les mots et là on est en train de parler depuis 3-4 ans cette sortie du placard quelque part c'est intéressant mais c'est aussi un placard Et moi, quand je t'écoute… C'est une boîte de Pandore, je dirais plutôt. Boîte de Pandore. Et en fait, c'est un puissant fond de choses merveilleuses. Et puis, une fois que les choses, je les prends, je ne les rends pas. Enfin, c'est ça, c'est plutôt une boîte inépuisable. Tu disais que tu es assez pudique. Et c'est vrai que moi, la personne que je rencontre aujourd'hui, elle ne l'est pas. Tu n'es pas un pudique aujourd'hui, mais tu as la parole libre. Et un peu pareil, aujourd'hui, le Maxime que je rencontre, je n'arrive pas à l'imaginer coincé pendant 15 ans dans sa cage dorée parce que tu as une force. C'est pour ça que je suis encore là ? C'est-à-dire que c'est la même force du battant qui te faisait rester dans la cage qui t'en a fait sortir ? C'est ça. Et puis des amis. Je n'aurais pas pu m'en sortir seul. Je n'avais pas l'énergie. Mais maintenant que j'en suis sorti, la boîte de Pandore, c'est par définition une boîte qu'on ne referme pas. Et donc je me nourris de tout ce qui en sort et c'est merveilleux. on parle BDSM donc on a fixé cet entretien parce que tu habites dans l'ouest de la France et aujourd'hui on est à Paris chez moi et donc tu m'as dit je viens justement à Paris pour une soirée fétiche pas que ça mais j'avais prévu hier soir une soirée fétiche dans un club et je pourrais faire une pierre deux coups et témoigner C'est ça. Je t'avais proposé d'aller prendre un café. Après, on a clarifié. À la base, ouais. Je ne sais pas si c'est très intéressant que j'explique pourquoi je ne prends pas de café avec les gens qui veulent témoigner. Mais en deux mots, moi, si on prend un café, on va se raconter. Et du coup, cette curiosité qui fait le cœur de mon travail, cette envie de comprendre, découvrir, faire déplier, je l'ai déjà utilisé au café. Et je n'arrive pas à la reproduire de façon authentique, parce que comme je connais déjà ton histoire… Ce qu'on prend, c'est très bien. Voilà, c'est tout. Mais je n'ai pas de problème à aller prendre des cafés. Ça me fait plaisir. La prochaine fois. La prochaine fois, mais il faut que tu viennes à un live. Je suis déjà venu à un live. C'est vrai ? Mais oui. Ben oui, sur les troubles d'érection. Ah oui, c'est vrai. Merci, Marcha. Ah oui, c'est vrai. J'avais complètement déconnecté. Les lives s'enchaînent et de plus en plus, en fait, je me sens tellement une mauvaise personne parce que les gens viennent me dire bonjour. Et après, ils me disent, mais si, je t'ai vu au live et tout. En fait, les lives, c'est des moments où je suis assez stressé et peu disponible, donc je ne me souviens pas. Et puis, je dirais, j'imagine que tu reçois une centaine de messages tous les jours. Non, il faut vous emballer de ouf. Tout le monde s'emballe. Non ? Envoyez-moi des messages, j'en reçois pas 100 par jour. Mais concrètement, dans ta situation, c'est normal que tu te rappelles pas des 150 personnes que t'as croisées dans l'année ? Bah si, parce que je pourrais être Amélie Nothombe, cette écrivaine belge, je crois. Ah ! qui me fascine, que je trouve… Elle est extraordinaire et elle est, je pense, hyper mnésique, je crois qu'on dit comme ça. Donc, elle se souvient. Et donc, il y a des vidéos d'elle. Elle dit, ah, mais oui, Amélie… Imaginons qu'elle rencontre une lectrice. Elle se rappelle des prénoms, des contenus des lettres. Et c'est impressionnant. Je trouve que… Bon. Ça doit être fatigant. J'espère qu'elle a un bon équilibre. C'est bien d'avoir un peu de place pour l'oubli aussi. On est d'accord. Apparemment, elle mange beaucoup d'œufs. Ah oui ? Voilà. Petite parenthèse. On parle BDSM. T'es venu, il y avait une soirée fétiche. Et finalement, tu n'y es pas allé parce que tu ne le sentais pas tout à fait en sécurité. Et ma question, c'est dans ton exploration intime aujourd'hui, Ce n'est pas que je ne me sentis pas en sécurité. C'est que j'ai vraiment entendu le témoignage de Zoreg, maître master Zoreg, sur le podcast, maître Domi. Et notamment, c'est cette question de la confiance. Et je me suis dit que pour une première expérience où, évidemment, je ne sais pas trop où je mets les pieds, je sais qu'il y a des choses qui me font rêver, dont j'ai envie, mais est-ce que je ne vais pas être super mal après l'avoir fait parce que je ne l'ai jamais fait ? C'était quoi comme soirée fétiche ? Là, c'était axé plutôt euro, fessé, bondage, un tas de pratiques pas habituelles, on va dire. Donc, c'était dans un club ou chez quelqu'un ? Dans un club. Où il y a estampillé, à Paris, estampillé euro-fessé ? Ouais, c'est ça. Puis le jeudi soir, c'est spécialement Euro, quoi. Mais le problème, c'est que moi, je ne sais pas si… Déjà, je ne suis jamais allé dans un truc comme ça. Est-ce qu'il y a des douches ? Est-ce qu'on donne des… Enfin, c'est un tas de petits freins. Mais oui ! Et je me suis dit, bon, allez, j'y vais, machin, c'est super. Et cet épisode de podcast m'a dit… En fait, ça m'a fait comprendre que… D'abord, le temps est long, on a le temps. Et puis, si ce n'est pas maintenant que c'est dans dix ans, ce n'est pas grave. En fait, ça n'empêche pas de vivre un fantasme dans sa tête. Mais je ne me voyais pas, effectivement, après avoir entendu ce témoignage, y aller comme ça sans avoir eu une première initiation avec quelqu'un de safe. Complètement. Qui soit capable d'aller très loin, mais que ce soit pour le coup avec une vraie communication. sur jusqu'où on peut aller et que le consentement peut être retiré à tout moment. Et je ne suis pas sûr que dans un club avec des gens qu'on ne connaît pas, tout le monde soit apte à entendre le consentement ou la fin du consentement. Et ça peut être dangereux. Il y avait une chance sur un million que ce soit dangereux, peut-être. Je n'ai pas voulu être mal… Et puis aussi pour des questions d'hygiène, de me dire est-ce que vraiment il y a des douches ? Je suis un peu provincial, donc je ne savais pas ce que j'allais réellement trouver. Donc je me suis dit peut-être que je vais trouver un jour quelqu'un qui sera en capacité de m'accompagner sur ce chemin-là. Et donc pour le moment, tu n'as pas trouvé ? Si jamais il y a des gens qui t'écoutent et qui ont envie de t'initier, ils pourraient te contacter ? Il faudrait que je fasse une boîte mail banalisée avec un nom. Tu pourras le décider, je la mettrai dans le descriptif de l'épisode. Les gens n'auront qu'à aller voir. Qu'est-ce qui t'attire dans l'euro ? et je te dis ça parce que j'ai eu ma première j'ai eu l'euro c'est invité dans mon intime donc je vais me raconter aussi et je trouve ça intéressant qu'on parle de toi Moi, je l'ai déjà fait en donneur. Et en fait, ça crée un… C'est hyper intime. C'est un lien assez chaud dans tous les sens du terme. Et ça crée un degré de connexion que je trouve fantastique. Et pour le coup… Donc, quand tu pisses sur quelqu'un, tu le regardes dans les yeux, il est sous la douche, on est où ? en l'occurrence on était dans sa baignoire et puis le mec il buvait au robinet donc c'était quand même assez il était expérimenté sous-entendu ta bite est un robinet c'est ça, un robinet c'était ma bite bien sûr et je sais pas comment il a pu faire après c'était très clean j'avais bu énormément d'eau enfin j'étais bien vidangé c'était très organisé faut que je fasse un épisode avec un médecin sur les bonnes pratiques uro ah oui ça m'intéresserait En effet, si l'urine est très jaune, très chargée… Il y en a quand même ça, je pense. D'abord, je bois beaucoup d'eau, donc je n'ai pas de… Mais je ne sais pas l'impact sur la santé. Après, j'imagine qu'il ne faut pas en boire toutes les demi-heures. Mais il y a pas mal de cultures où boire de l'urine fait partie de rites, etc. On boit le premier jet ou le deuxième jet ou je ne sais pas quoi. Mais après, l'urine, ça reste quand même ce qui évacue les reins. Est-ce que c'est vraiment très… Je ne sais pas. À part qu'apparemment, si je suis coincé en montagne, je peux survivre en buvant ma propre pisse. Ça, je le ferai. On ne parle pas de plan cul. On est complètement d'accord. Donc, je suis assez peu lettré, je suis assez illettré dans le rythme. En tout cas, j'ai fait deux ou trois fois et j'ai adoré ça. C'est facile pour toi de pisser parce que moi, quand quelqu'un est à genoux devant moi à me regarder en mode j'attends, Que ça soit pour éjaculer ou pour pisser, mon cerveau dit stop dès qu'il y a de la pression. Mon cerveau dit on se casse, on veut pas. La première fois que je l'ai fait, le mec était assez expérimenté. J'aime bien les mecs grands et musclés, il était tout petit et très efféminé. Et en fait, ça m'allait très bien, on a fait une super baise. Et en fait, c'est lui qui m'a mis très à l'aise. Il m'a dit écoute, probablement tu vas mettre une demi-heure à pisser. En fait, j'ai mis cinq minutes. Cinq minutes, c'est très long en fait. Il m'a tellement mis à l'aise en me disant mais si ça met une demi-heure, c'est pas grave parce qu'il m'excite d'attendre. Donc ça a tout de suite… Ah, il est excellent. Extraordinaire. En même temps, il avait un objectif, c'est que j'y arrive. Donc il a fait tout. Pour mettre en condition pour que j'y arrive et que ce soit fluide, si je puis dire. Ça l'était. Comment vous vous êtes rencontrés ? Grinder. Et dès Grinder, il t'a indiqué qu'il n'avait envie que d'un plan euro ? C'était indiqué dans ses kinks. Et dans ces étiquettes, en fait, il y avait Uro. Et moi, ça m'avait toujours excité, ça. Je ne sais pas d'où je tiens ça. Je n'avais jamais vu de film porno avec ça, mais ça m'avait toujours excité. Et je lui dis, Uro, c'est intéressant. Du coup, on discute. Puis moi, très simplement, je lui dis, écoute, je ne l'ai jamais fait. Ça m'a toujours excité. Qu'est-ce que tu aimes ? Parce que me faire pisser dessus, moi, je n'étais pas… C'est quelque chose que j'ai en moi, d'aller assez loin. Mais je n'étais pas assez réfléchi. Par contre, donner, ça me paraissait plutôt facile. Ça n'est pas tant que ça, mais ça me paraissait plus facile. Et il m'a dit, écoute, on se rend compte, on boit de l'eau. Ou du coca, ça marche bien aussi. Ah bon ? Ouais, coca, ça marche bien. Et il m'a dit, écoute, ça se prépare. Donc, cet après-midi, tu bois de l'huile d'eau, tu fais beaucoup pipi, machin, pour bien nettoyer. Ah oui, donc il s'y connaît. Donc, il doit y avoir des impacts de santé. En tout cas, lui, il ne voulait pas avoir une piste qui sente la méchante urine. Est-ce que moi, je n'aurais pas voulu… Il avait un enjeu d'odeur. Je pense que ce n'était pas son truc. Ah, c'est intéressant. Je pensais que… Ok. Ok, j'avais des préjugés que si t'aimes l'euro, c'est qu'il faut que ça sente un peu, quoi. En tout cas, là, non, c'était pas sans doute. Bah oui, mais c'est normal. C'est une piste vraiment transparente. Il y a un nuancier de l'euro. Mais ça reste chaud, ça reste quand même un geste très insime. Et en fait, il m'a mis très à l'aise, il m'a expliqué. Voilà, c'était cool. Et en fait, c'est… Ça s'est fait, si après je l'ai baisé quand même, mais c'était vraiment un plan uro qui a duré assez longtemps, puis après on s'est posé, on a repris un café, puis après on a refait une baise. Assez longtemps, pourquoi ? Parce qu'il se passe quoi ? D'abord il te suce ? Qu'est-ce qu'il s'est passé dans ce plan ? Mais quand même, ça a duré assez longtemps parce que j'avais beaucoup bu et puis j'arrivais à faire des pauses. Donc, tu retenais ton urine et une fois que tu l'avais pissé dessus, il l'avait avalé. Et du coup, entre les pauses, vous faisiez quoi ? Tu l'embrassais ? On se coulait des pelles, on se câlinait. C'était très intime comme rapport. Et du coup, il y avait beaucoup de tendresse, je dirais même, dans cet échange. Et ouais, c'était chaud. Vraiment, c'était étonnamment… Je comprends que les gens adorent ça en fait, parce que ça crée un lien, c'est un niveau supplémentaire de connexion. Je dirais comme ceux qui pratiquent le fist, moi je pratique le fist en actif, j'adore ça. Quand je vois le pied que prennent les mecs, je me dis qu'il faut absolument que j'y arrive, parce que ça doit être fantastique. Et ouais, ça crée un niveau de connexion… C'est une marche au-dessus, je trouve, en termes de connexion à l'autre. L'autre étant en parfait inconnu parfois. Oui. Mais c'est toujours pareil, ce ne sont pas des pratiques qui se font sans qu'on ait eu un échange, pour le coup, une vraie communication, que ce soit dans un sauna ou sur Grindr, parce que ce n'est pas anodin, ça peut être dangereux. Je ne confierais pas mon cul à quelqu'un qui n'a jamais fait ça, qui ne sait pas comment il faut se couper les ongles. Donc à l'inverse, c'est vrai, je comprends que les gens aient un peu de prévention par rapport à ça. T'as écouté les épisodes de Valentin sur le fist ? Ah mais tu vas te faire plaisir. Je le pense. Je le pense, il est super Valentin, et ça fait 17 ans qu'il pratique, sans drogue. Ah génial. Ouais, c'est un gros enjeu. C'est complètement un enjeu, oui. Pour toi ? Oui, parce que je refuse catégoriquement les rapports. J'en ai eu avec des mecs qui prenaient du chemsex, et je ne veux plus. Moi je n'en consomme pas, je ne suis pas dans le jugement, mais je n'en consomme pas, j'ai eu la chance de ne jamais, jamais toucher à aucune drogue. J'ai fumé du tabac jusqu'à 25 ans, je fumais un, plus d'un paquet par jour. Donc j'aurais un profit d'être plutôt addict. Et la seule drogue dure que je consomme, c'est de l'alcool, ce qui est déjà une drogue. Donc je ne rentre pas dans ces trucs où les gens ne sont plus présents, en fait. Dans le milieu du fist, ce n'est pas toujours évident de trouver sans drogue. Et Valentin, il raconte tout son chemin, ce que ça représente pour lui, comment c'est une part au sien ? Un peu de son identité, alors on comprend, on comprend pas, ça c'est autre chose. Ah mais si, mais je crois que je l'ai écouté il y a un petit moment, une fois sa mère est tombée sur ses jouets. Exactement, il en a parlé avec sa maman. Je vais la réécouter. Comment tu comprends que c'est plus compliqué pour toi d'être receveur de l'euro que donneur ? Parce que ça, je ne peux pas imaginer le faire. C'est ce que je pensais faire hier, mais je me dis, mais faire ça avec un inconnu, sans préparation. Si je dis stop, qui me dit que le mec n'a pas forcé à rester devant lui ? Est-ce que j'aurais la force de me relever ou d'appeler au secours alors qu'on va venir ? Toi, tu t'es mis là, c'est que tu avais envie. Je me suis dit, mais… ça c'est grâce au témoignage de Zorek en fait je me suis dit mais qu'est-ce que je vais me foutre dans un truc où potentiellement il peut y avoir du danger et si j'ai la trouille ça c'est hier soir en soirée en club c'est ce qui était prévu hier soir mais il y a plein d'autres façons de faire sa découverture oh là par exemple avec ton joli monsieur de la baignoire pourquoi est-ce qu'il t'a pas passé ? parce que lui il est pas donneur du tout c'est pas du tout son kink il est pas reverse et trouver quelqu'un avec qui tu peux créer un petit lien ? je n'ai pas trouvé donc envoyez vos CV Tu vas clairement faire une boîte mail. Je ne sais pas, je prends mes gros sabots. Il y a un côté beaucoup plus humiliant et soumis à recevoir de la piste que de la donner. Il n'y a pas un peu ça qui se joue aussi ? Moi, j'ai envie d'aller vers ça, vers ce chemin-là de soumission. Tu as envie d'aller vers ça ? Complètement, oui. Tu l'as entendu ? Complètement, oui. — Marrant. — Je suis totalement vers ça, dans tous les sens du terme, mais j'ai aussi envie d'aller vers un rapport de soumission que je ne peux pas envisager d'avoir avec quelqu'un avec qui j'aurais une vie maritale, par exemple, parce qu'il y aurait trop d'enjeux. Mais avec un inconnu ou avec quelqu'un avec qui on se met d'accord sur les modalités… — Il y aurait quoi comme enjeux ? Si c'est dans la vie conjugale ? Ah, je ne veux pas être dominé et au lit et dans la vie, ou être dominant au lit parce que dans la vie, je serais dominé, ou l'inverse. Pour moi, la vie de couple, ce n'est pas… Si tu enlèves le parce que, donc en fait, tu mets un lien de cause à effet en disant la domination-soumission, c'est le rééquilibrage… Il y a trop d'enjeux dans la vie. Dès qu'il y a un enjeu affectif et sentimental, pour moi, ça… C'est pour moi, c'est pas une généralité. Aujourd'hui, dans ma vie, ça n'est pas possible d'envisager, en tout cas avec la personne avec qui je vis, d'avoir un rapport qui ne soit pas conventionnel et qui implique un lâcher prise absolu. Parce que c'est ça, il ne faut pas lâcher prise absolument. Il ne faut pas être incapable. Oui mais pas dans la vie conjugale Pas avec lui, c'est ça avec ton mari Mais peut-être qu'un jour on le sera Pourquoi pas, je n'ai jamais connu ça avec personne J'ai l'intuition que si tu ne t'autorises pas Un total lâcher prise C'est que c'est intelligent C'est que c'est peut-être dangereux C'est ça. Parfois, peut-être que je me protège trop, mais je préfère l'excès de, comme pour hier soir, je préfère l'excès de prévention à l'absence de prévention. Il s'avère que ton mari a donné plusieurs indicateurs très, très clairs qu'il fallait que tu te protèges. Je ne veux pas être dominé par lui. Oui. C'est ça. Donc aujourd'hui, ce n'est pas possible. Parce que moi, ce qui m'inconnu, il n'y a pas d'enjeu. Un inconnu, quelqu'un que je pourrais rencontrer, avec qui il y aurait suffisamment d'échanges pour qu'on ne soit pas des inconnus. Et en même temps, on n'aurait même pas besoin de savoir le prénom de l'autre. Ça ne se situe pas à ce niveau-là. La différence, c'est qu'avec un inconnu, tu mettrais un vrai cadre de consentement que tu ne peux pas mettre avec ton mari. C'est ça. Et que je n'ai pas envie de mettre aujourd'hui dans un contexte sexuel de kink. en fait je suis aussi dans un chemin de d'épanouissement sexuel c'est le thème du podcast et ça c'est quelque chose que je ne veux bâtir pour l'instant qu'avec moi-même et avec des charmants messieurs que je vais rencontrer dans ma vie mais pas avec quelqu'un qui partage ma vie pour l'instant je suis dans une phase de construction, puis je suis comme un ado j'ai besoin de papillonner, ce que j'ai pas fait à 15 ans je le fais maintenant Oui. Clairement. Ta deuxième adolescence queer. C'est ça. Ok. Je vais raconter… Parce que comme je l'ai annoncé… En fait, il faut que j'arrête d'annoncer des trucs, sinon… Oui, parce que moi, j'attends que ça, que tu racontes. Ah ouais, ça t'intéresse ? Moi, je m'en fous. Mon euro à moi. Ah ouais ? Ah ouais. Si ça t'intéresse, ça me motive plus. Parce que là, je me dis, merde, je l'ai annoncé. Ah non, c'est à plein de gens que ça m'a intéressé. Ok. Alors, avant… je rebondis sur ce que tu viens de dire qui est moi aussi j'ai du mal à aller dans des kinks avant le Guillaume d'avant avait du mal à connecter sexualité non vanille avec couple comme si quelque part je voulais bien explorer du plus coquin si je pouvais après effacer tout ça parce que c'était avec un inconnu que je suis pas obligé de revoir et que le moment où la personne me connait et me reconnait plusieurs fois elle me connait plusieurs fois est-ce que je vais pas avoir honte ? Et la réponse c'est oui, j'ai honte. Et moi je me dis, mais non Guillaume, j'aimerais bien qu'on évolue là-dessus, parce que qui mieux qu'une personne que je connais, en qui j'ai confiance, pour me foutre à l'envers ? Tu vois, en fait je me dis, je trouve que j'ai une limitation liée à la honte dont j'aimerais me libérer. Mais on verra, c'est pas une injonction, je me fous pas la pression, mais je trouverais ça intéressant de… Après l'inconnu c'est très excitant. Oui ! Mais je découvre avec mes amants réguliers, c'est tout nouveau pour moi et c'est vraiment délicieux, qu'il y a une puissance nouvelle qui se développe. Parce qu'on se connaît, nos corps se connaissent, je me sens à l'aise. Et en fait, leur regard m'apaise et m'amène à un endroit de « j'ai confiance, je peux me lâcher, j'ai 100% confiance que mon consentement » Il est complètement OK et puis je peux le retirer à tout moment sans aucune manipulation ni conséquence sur notre lien. Et je pense notamment au gars que je vais voir samedi, donc demain. qui est un expert de l'orgasme prostatique. En tout cas, il m'a raconté des trucs qu'il fait avec d'autres gens, où en gros, ils s'amusent à trouver leur façon d'avoir un orgasme prostatique. Et j'étais là, mais… C'est une perle. Quand est-ce qu'on se… Enfin, quand est-ce qu'on fait la session sur ça, quoi ? Bah oui. Et en fait… On a un ticket, monsieur. Ouais, et en fait, c'est moi qui le limite. Parce qu'en fait, moi, pour le moment, quand tu me tapes la prostate, ou peut-être, d'ailleurs, le choix du… Du terme et parlant. L'idée n'est pas de taper, mais quand tu touches ma prostate, ça me met un peu mal à l'aise. Ça me fait des décharges et tout. Donc, je suis encore sur ce chemin. Euro. Berlin. Bien sûr. Cliché total. Je pars à Berlin avec des potes. Et on y est à un moment où au Laboratory, qui est la boîte assez connue, gay, une sorte de sous-sol où t'as l'impression d'être dans une prison allemande connectée au Berghain. Tu vois ou pas ? Non, pas du tout, je t'écoute. Bon, moi je ne suis pas trop soirée clubbing, mais c'est vraiment un endroit… Comment s'appelle cette boîte ? Berghain. Berghain ? Je le marquerai tout à l'heure, parce que quand je vais aller à Berlin, tu me donneras les mots de vrai. Ah la honte ! Je ne sais pas comment on prononce, et là il y a plein de Berghain, il y a plein d'auditeurs qui sont là, moi je sais, ben oui, ben moi je ne sais pas. Berghain, B-E-R-G-H-A-I-N, et c'est vraiment un club à Berlin ultra réputé, mais c'est européen C'est vraiment connu et c'est de… Bon, c'est un club et il y a une partie qui est un autre club qui s'appelle Laboratory, qui fait des soirées à thème. Et là, on était sur la soirée entièrement nue. Sexe. OK ? Exactement, waouh. Ça veut dire que moi, je suis plutôt, en fait, un joli garçon… avec un cœur de grand-mère. Donc moi, franchement, une évidence que je vais avoir de la joie à aller au théâtre, au cinéma, manger. Au laboratoire. Mais clairement pas dans du clubbing ou du truc à poil, tu vois. Et moi, je suis pas trop… Tu vois, sauna, j'y suis allé deux fois. J'ai jamais fait une soirée club darkroom sexe. Mais là, tu arrives. Tu mets toutes tes affaires dans un sac poubelle. Tu as seul tes chaussures et tes chaussettes. et moi en plus logé dans mes chaussettes j'avais ma carte bleue parce que j'avais pas compris qu'en fait tu payais à la fin avec ton numéro qui est autour de ton poignet ton numéro qui est sur ton sac poubelle avec tes affaires c'est aussi comme ça que tu payeras donc moi j'avais ma putain de carte bleue dans les chaussures ainsi que deux boules qui s et en fait cette information est essentielle pour comprendre la suite du plan euro qui m'est arrivé parce que c'est aussi mes boules qui s pour dormir Ok. Cette expérience, en fait, le 10 mai, je sais pas quand est-ce que toi tu seras publié, mais le 10 mai 2025, à Paris, je fais un live sur Sona Darkroom et comme ça, c'est ce sexe en cruising, mais pas dehors, quoi ? Et on va en reparler. Mais moi, j'ai trouvé que c'était une culture ultra toxique pour moi, Guillaume. Rien que dans la queue, Maxime, dans la queue, on a fait une heure de queue. Personne ne se parlait. Moi, j'étais là, non mais les gars, on va tous se retrouver à poil. Et on est tous là pour la même chose. Il y a zéro camaraderie et les gens fixent le sol, je te promets. Et il y a un silence. J'ai l'impression qu'on est dans le couloir de la mort. Les gens tirent la gueule. Ce qu'on m'a expliqué après, c'est que ce club très populaire a l'habitude de virer les gens. Donc en fait, tout le monde ne rentre pas. et en fait il faut avoir des couleurs sombres enfin il y a tout un tas de codes aimez moi mais je… quelle horreur mais bon ça c'est juste mon point de vue genre un gars va pouvoir décider si je lui donne mon argent ou pas non mais c'est lunaire passons mais du coup cette culture a imprimé sur le laboratoire et donc nous on croyait que peut-être qu'on allait pas rentrer mais en fait tout le monde rentre en tout cas sur ce laboratoire du coup excuse moi c'est dans le même bâtiment mais c'est une entrée sur la gauche quoi Bon déjà je suis trop mal à l'aise, je comprends pas, personne se sourit et tout, à l'intérieur c'est pareil et c'est vraiment du cul… Bon déjà moi j'ai besoin de voir pour être excité donc il y a plein d'endroits où tu vois rien, le côté on est tous des prisonniers… dans l'ancien temps de l'Allemagne, ne m'excite pas particulièrement, avec des énormes murs et tout. C'est quand même une sacrée aventure. Je suis complètement consentant. Et moi, j'étais là à moitié en journaliste, en Guillaume, en Guillaume le podcaster. Il y avait tous mes Guillaumes qui étaient prêts. Génial. L'entrée est à 15 euros. Tu peux partir à tout moment. Ce n'est pas la fin du monde. Et puis, je me sentais en sécurité. Il n'y a pas de gestes déplacés. Souvent, je trouve d'ailleurs que ces lieux sex-positifs, sexuels, sont ultra… carré, moi en tout cas dans mon expérience j'ai jamais vu d'abus dans ces endroits là dans mon expérience intime c'était pareil là au laboratoire et personne ne me regarde quand je regarde et je souris aux gens je suis le seul à sourire comme un débile et les gens font un regard comme si j'étais transparent Et du coup, là où c'est très toxique pour moi, c'est que moi, je n'ai pas de problème à être rejeté et à ne pas être du goût de tout le monde. Mais en fait, je suis un être humain qui existe. On est tous des hommes qui ont envie d'avoir des rapports sexuels avec d'autres hommes. On fait tous partie du même moment. Et je ne sais pas, les gars, mais il faut qu'on update nos codes. Trouvez-moi une putain de façon de me dire non merci avec camaraderie, quoi. Et ça te prend deux secondes et non, t'inquiète, je vais pas te toucher, on va pas coucher ensemble. Je pense que les gens, ils ont peur d'envoyer des mauvais signaux. Ou bien il y a une vieille culture. Moi, je pense que c'est issu du temps où l'homosexualité étant illégale, le cruising devait… Tu pouvais tomber sur des policiers. Donc, tu vois… C'est possible qu'on ait cet héritage-là en nous. Et troisièmement, masque for masque, plus t'es masculin, plus t'as de la valeur… dans ce microcosme. Donc plus j'ai l'air comme ça un peu fermé, regard sombre, à avoir l'air de me faire chier, plus j'excite… Plus je suis hautain, plus j'excite les autres. Point d'interrogation. On verra. Ou bien j'ai mal compris un truc. Et donc je chemine, je fais des tours, bon il y a mes potes et tout, chacun a vécu des histoires assez incroyables. Et… Et bon, au bout d'un moment, je me dis, je vais partir. Parce qu'en fait, aller dans des endroits où je ne vois pas les corps, je vais pouvoir être touché et touché. Mais ce n'est pas mon délire. Principalement, je ne suis pas dans une énergie sexuelle très haute. Parce que je suis un peu intimidé et tout. Lorsque soudainement, vient à moi quelqu'un de très joli et très souriant. Qui me dit « Ah, Guillaume ! » Non. Qui me dit « Mais t'es français, toi ! » Et en gros, qui me suit sur Instagram. Et qui est trop chou. Et qui me dit, ah mais attends, je vais te montrer exactement ce que j'aurais espéré d'une culture invitante, accueillante. Je ne sais pas trop quel code… Je ne sais pas quel code je nous propose. L'idée, ce n'est pas non plus qu'on soit au travail et tout. Mais il m'a dit, ah mais c'est ta première fois. Quelqu'un t'a montré les lieux et tout. Je dis, ah bah non. Donc, il me fait faire un tour du propriétaire. Il vient souvent. Il est dans la joie de partager et tout. Et… Je ne comprenais pas exactement l'interaction et souvent, je ne sais pas si les gens viennent me voir parce qu'ils aiment bien le podcast et qu'ils sont heureux de me voir et je suis très heureux et ils me font coucou et c'est juste un coucou amical et j'en suis très reconnaissant et touché. Moi, je serais venu te voir en fait et t'ayant vu une fois. Voilà. Ou bien si on est nu, on est dans un club de sexe, est-ce que ce coucou invite à autre chose ? Et je suis toujours un petit peu… Je ne sais pas trop comment… La personne doit te le dire. Eh bien, pas toujours. Et donc là, de fil en aiguille, nous nous retrouvons à forniquer, à niquer fort… c'est vraiment délicieux j'en parlerai à l'épisode sur ça et on s'arrête et je lui dis j'ai envie de pisser et il me dit tu veux pas me pisser dessus et je me dis bon Écoute, Guillaume, tu en voulais de l'aventure. En voilà. Et j'étais là. Franchement, je ne suis pas contre, mais je ne vais pas y arriver. Je le sais déjà parce que j'ai un amant à Paris en ce moment qui aime que je lui pisse dessus. Chose que petit à petit, je fais parce que je kiffe et que je le fais kiffer et qu'il kiffe et qu'on kiffe. Mais c'est vachement intéressant parce que pour moi, l'euro, c'est quelque chose qui s'est invité dans mon intime parce qu'on me l'a demandé. Mais qu'à aucun moment donné, ça ne m'excite. Genre, tu vois, quand je me masturbe, je pense pas du tout à ça. Mais je vois comme la sexualité, c'est un muscle. Et qu'en fait, au fur et à mesure, ça m'excite parce que j'y connecte des images, des gens heureux, du soin, du kiff, du hors-norme. Clairement, genre… Là, tout de suite, si mon frère écoutait ce podcast, c'est pas le premier truc que j'ai envie de lui partager. Et j'aime bien ce côté un peu interdit. Et comme je sais déjà comment ça se passe, je lui dis, dans un club avec autant de gens, parce que nous, on avait forniqué, on avait fait notre sexe dans un endroit un peu à l'abri des regards indiscrets. Sans chaussures, chaussettes, boules cassées, cartes bleues. Bien entendu. Et je lui dis on peut essayer mais en fait je vais stresser, je suis pichail, je suis timide du pipi. Il me fait ok je te montre l'endroit où on se pisse dessus. Je me dis mais bien sûr on va aller voir l'endroit où on se pisse dessus. On sort de notre petit coin lorsque soudainement quelqu'un l'interrompt, enfin l'alpague. Et il fait « Ah, coucou, prénom. » Il me fait « Ah, c'est mon ex et tout, je te présente, Guillaume et tout. » Et là, son ex, qui à mon avis avait pris deux, trois trucs, au fur et à mesure, commence à lui pisser dessus. Dans la conversation. Trop cool ! Alors ça, je ne sais pas. Et c'est à ce moment-là où je me recule en mode, putain, j'ai mes boules qui est. Moi, on était tous très proches. Comme il y a un peu de bruit, pour s'entendre, il faut être proche. Donc là, je me recule en mode, merde, j'ai mes boules qui est. Mes godasses, mes boules qui est. Et c'est mes chaussures de la ville. Et demain, moi, je crapaillute à Berlin. Je n'ai pas envie d'avoir des chaussures plein de pisse et tout. Donc, je me recule et je me dis, on va aller à l'endroit pisse. c'est pas encore que t'es déjà couvert de pisse non j'ai réussi à me reculer juste à temps et bon l'ex part et là comment je peux l'appeler comment je peux l'appeler monsieur follower j'aime pas ce terme mais il y avait je crois un petit peu de cette interaction quand même j'avais un peu ce doute là j'ai très très très peur que le personnage public mon personnage public empêche Guillaume de vivre sa sexualité et vachement en fait ce gars que je trouvais très beau et moi et mon rapport au corps un peu fucked up je me disais en fait il est attiré par moi parce qu'il m'a vu sur Instagram il peut pas être attiré par toi tout court ? Non, dans ma tête je me disais c'est quoi l'anguille sous la roche et ça m'est resté pas mal j'avoue pendant tout le rapport alors même que genre ça se passait super bien et que et que voilà il verbalisait qu'il kiffait et qu'en fait même toute la soirée j'ai vraiment l'impression qu'il y a eu un truc entre nous mais j'avais le cerveau rationnel qui venait me dire ouais moi je doute et tout il m'a quand même dit ce monsieur follower il m'a dit ah je m'attendais pas à ça Je suis heureusement surpris. Enfin, il a… J'étais un peu genre, quoi ? T'as cru quoi que je… Il faisait mal ? Ouais, je sais pas. Mais du coup, je crois que lui-même utilisait pas mal mon personnage public dans notre intime, où en gros, il me ramenait à ça en disant, je m'attendais à autre chose. Ce n'est pas très agréable. Ce n'est pas du tout malveillant. C'est assez désagréable. Moi, ça me saoule. Moi, je ne fais pas tout ça pour être connu. Je n'en ai rien à foutre. Je sais que ma gueule est utilisée pour véhiculiser mon message. Mais ma première peur, ce serait que je n'ai plus le droit à ma vie sexuelle, à moi. Il me prend la main et nous allons dans une petite pièce. Ce n'est pas vraiment une petite pièce. C'est au milieu de cette espèce de prison. Il y a un endroit avec des murs, quatre murs. Et le sol est un grillage. Et tu peux marcher dessus. Et c'est un grillage fixe. Et c'est là où il n'y a personne. Mais où apparemment on se pisse dessus. Et lui, monsieur le follower, se met à genoux. Et moi, je suis là… Et là, pour le coup, il y a des gens qui circulent un peu autour de nous, donc je me sens épié, je me sens pas super à l'aise et tout. Mais assez rapidement, un très bel homme, grand, belle bite, il est beau, s'approche et commence à pisser sur Monsieur Folloir. Super excitant, je bande de ouf. Et puis, Monsieur Folloir a cette façon de m'inclure Très joliment, il me regarde, il me touche et grand monsieur me touche aussi. Il y a un truc qui se passe et j'ai vraiment kiffé voir toute cette interaction. C'était tendre en fait. J'ai trouvé que c'était très tendre avec un petit côté de soumission, mais très subtil, sensuel et tout. Grand monsieur, après avoir pissé sur le visage de monsieur Foller, l'embrasse. Quelqu'un d'autre arrive, grand monsieur s'agenouille à côté de monsieur follower et en fait est un versa de l'euro, tandis que Guillaume est toujours à côté en mode « peace, peace ». Je dis à mon cerveau « détends-toi, détends-toi, tu ne peux pas me tendre plus ». que de me dire, détends-toi. Mais je pense que tous les cerveaux font pareil. Et moi, je me dis, c'est un peu dommage, ça m'a un peu déconnecté. J'étais là, si seulement, Guillaume, tu lâchais prise, on vivrait un truc beaucoup plus puissant. Je ne donne pas de conseils en général, mais j'en ai un donné. Mais l'approche-toi, tu te mets à genoux. Alors moi, j'avais mes boules qui haissent. Et mes chaussures. Et je suis trop fermé. Non mais c'est pas possible ça. Mais si c'est possible, on n'a qu'une vie. Qu'est-ce que t'en as à foutre ? Tu iras acheter des chaussures, tu marcheras avec de la puce à sèche et puis voilà. Non, la carte bleue, je m'en tape. Vraiment, mes boules de pièces, en fait, je partage avec les potes Un logement, machin. Genre, moi, le sommeil… Mais je pense que c'est la grand-mère en moi qui a repris le contrôle. J'étais là, tu me niques pas mon sommeil. Et sans boules qui aissent. Genre, il y a trop de bruit. Il n'y a pas de pharmacie à Berlin qui vend des boules qui aissent ? Pas à 2h du matin. Ah oui. Mais t'as complètement raison. À plein d'égards… Vraiment, un super plan Q, ça mérite qu'on n'en parle pas bien la nuit qui suit. Mais bien sûr ! Mais je pense aussi que… J'aime pas donner des conseils parce que ça ne vaut que pour soi. Mais je m'en fous. Mais moi, je les accueille très bien. Je suis chef des conseils non demandés, donc n'aie crainte. Mais en fait, je pense que c'était tellement une expérience secouante. Moi, rien que le moment où je me suis retrouvé nu avec toutes mes affaires dans un sac plastique… Je pense aussi que la petite grand-mère en moi a repris le contrôle. Un, j'adore les grands-mères. Deux, les grands-mères, c'est très sage. Et je pense que ma grand-mère intérieure me disait « Tu sais quoi, mon petit chat ? On ne va pas tout faire d'un coup. » Genre, respire un bon coup. Déjà, t'as ouvert une grande porte. Mais oui, c'est génial. Et j'ai passé un super moment. Et je trouve qu'il n'y a pas besoin de pousser mémé dans les orties. C'est ça. Mémé n'avait pas envie d'ortie. Elle lui pissait dessus tout de suite quand elle vient de tomber dans les orties. Exact. Et du coup, grand monsieur… Et puis, je pense que grand monsieur me regardait aussi en mode, je t'attends. Et j'étais là, putain, j'aimerais bien pisser sur grand monsieur. Et là, il y a quelqu'un d'autre qui arrive et qui leur pisse dessus. Et je ne sais pas ce qui se passe après, mais on se prend la main, M. Foller se relève, on sort. Et à ce moment-là, il s'est passé un autre truc. Il faut écouter l'épisode sur le live. En plus, je prends trop d'espace sur ton récit à toi. Mais en tout cas, sur l'euro, j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Tu as le droit à une question, dans la mesure où ça reconnecte à ton témoignage à toi. Tu as envie de recommencer ? tu te serais mis à genoux en fait c'est ça ma question t'aurais osé te mettre à genoux alors je me suis déjà fait moi c'est un enjeu de savoir est-ce que je suis vraiment capable de me mettre à genoux et de recevoir ce qu'on va me donner alors la réponse c'est oui parce que moi je vois la vie comme une aventure donc moi tu me dis j'ai envie de tout explorer quoi tu me dis il y a ce plat là il y a cet aliment là « Ben oui, mais je vais le goûter, j'ai envie de le manger, qu'est-ce que j'en ai à foutre ? » « Ah mais non, je pense que j'aime pas. » « Non, j'ai envie d'y aller. » dans les bonnes conditions, premièrement. Et j'ai un aventurier soigné par une grand-mère sage, donc tout va bien se passer. Je me suis déjà fait pisser dessus à genoux sur une plage près de Barcelone. Donc ça, il faut écouter, je ne sais pas quel épisode. Si, je n'arriverai pas à resituer. Je ne me rappelle plus du titre du tout, mais ça, j'ai déjà raconté. On va écouter au moins 200, mais pas celui-là. En fait, la proximité de la mer… Et puis, il n'y avait personne. En fait, je me suis jeté dans la mer juste après. J'étais en maillot de bain. C'était vachement chouette comme petit pas. Mais ouais, je me mettrais à genoux. Est-ce que j'ai envie de recommencer ? Oui, en donneur. Parce que mon amant régulier, en ce moment, il aime beaucoup ça. Et j'ai vraiment de la joie à donner du plaisir, tu vois. Et que c'est interdit et tout. Et… et la dernière chose c'est oui je pense que je recommencerai en tant que receveur peut-être parce que je vois que le désir c'est un muscle qui se masse et qui se renforce quoi donc en fait petit à petit si quelqu'un m'initie ouais notamment si je vois que dans ton regard ça t'excite de ouf et que en fait j'ai un lien avec toi franchement va à la douche tu me pisses dessus en avant guinguant quoi et moi je serais trop content ouais toi tu recommenceras j'aimerais bien le faire une première fois en fait en receveur et j'espère que je serai capable de me mettre à genoux mais je pense que oui parce que j'en ai tellement pour le coup moi j'ai tellement fantasmé là dessus que ah oui oui complètement tu fais un tu disais j'ai envie d'aller dans la soumission de plus en plus qu'est-ce que tu penses y trouver ? tout ça évidemment avec pour le coup de la communication et du consentement à repousser des limites non attends Est-ce que ce n'est pas la première chose que tu viens y chercher, de la communication et du consentement ? Ah, c'est possible. Parce que ce genre de rapport, pour moi, ce n'est pas envisageable sans communication. C'est ce qui m'a freiné hier soir, en fait. Mais oui, effectivement, c'est un certain type de rapport. Au-delà du fait que c'est très intéressant sexuellement, ça nécessite d'être très respectueux l'un de l'autre et donc d'être respecté, de communiquer clairement sur ce qu'on veut. et d'indiquer que les limites, on ne les connaît pas forcément à l'avance, mais de dire comment est-ce qu'on peut les exprimer, comment est-ce qu'on peut exprimer à l'autre qu'il peut forcer un petit peu, mais quels signes on va donner pour dire là, tu ne peux plus forcer ou on n'est pas loin de la limite. Il forcerait sur quoi, par exemple ? Par exemple, moi, je ne sais pas si jamais on va imaginer une situation où je prévois un plan euro où le mec, je lui dis, j'ai envie que tu me… tu me recouvres de ton urine et que éventuellement si je le sens que tu me forces un peu à boire de ton urine sauf que moi je ne sais pas si je vais être capable et en même temps si c'est fluide et que le mec a suffisamment pas l'autorité mais un peu quand même de m'y emmener jusqu'au dernier moment je ne sais pas si je vais être capable donc il faut trouver quelqu'un avec qui on peut expliquer que la limite on la connait pas encore Et qu'il faut qu'on chemine ensemble, qu'il ait suffisamment d'autorité et en même temps d'attention, et que moi j'ai suffisamment de soumission et en même temps d'autorité pour dire stop, ça me va pas. Et en même temps qu'il y ait une espèce de force quand même qui m'y conduise parce que je sais que c'est là où j'ai envie d'aller. Comment quelqu'un peut te forcer à boire son urine ? Alors quand je dis forcer, c'est pas… J'aime pas le mot forcer parce que forcer, ça conduit un peu au viol, mais c'est plutôt de dire, d'être avec quelqu'un qui soit plutôt un maître d'homie, on va dire, qui va avoir l'expérience d'amener l'autre à avoir envie d'aller jusque-là. Et moi, je voudrais trouver quelqu'un qui a cette autorité-là qui ne serait pas, entre guillemets, contestable, mais parce qu'elle serait discutée avant. Et qu'en même temps, j'ai aussi la possibilité de dire non, là, ça ne me va plus. Ou d'avoir un code pour dire là, on arrive à la limite, sois très vigilant parce que peut-être qu'on va la franchir, que je ne me rends pas compte. Mais ça, ça se discute avant, en fait. Le forçage, c'est que ça vient quand on dit au mec qu'on arrive à la limite, qu'on n'y est pas encore tout à fait, il faut qu'il soit vigilant. Et qu'en fait, le mec, il l'outrepasse. Moi, si je suis Domi, je ne peux pas savoir tes limites et c'est toi qui es responsable de les exprimer. Et c'est pour ça qu'il faut parler avant pour donner un code, un geste, un mot pour dire le mot qu'on va employer, ça veut dire c'est fini. C'est pour moi pas possible d'être responsable d'une limite où tu ne te rends pas compte toi-même que tu l'outrepasses. Est-ce que tu es d'accord avec ça ? Tu t'es entendu, tu as dit « oui, il faudrait quelqu'un qui prenne soin de moi si je ne me rends pas compte que je dépasse ma limite ». Le mec ne sera peut-être pas en capacité de comprendre que j'ai dit non, que j'ai montré non. Puis il y a des mecs qui sont des forceurs. Enfin, concrètement, ça existe aussi. Ce n'est pas OK. Non, mais là, on est en train de parler dans un rapport. Dans un rapport qui est discuté avant. Vous avez un mot de code. Il y a un mot de code. Et pour moi, il faut qu'il y en ait au moins deux de mots de code. Le premier mot de code, c'est de dire on arrive à une limite que j'ai envie de dépasser, mais je ne suis pas sûr de moi. Donc, attention, on est sur une zone jaune à Poitiers. mais qui n'est pas un stop absolu, qui dit attention, on arrive dans une zone où il faut bien manœuvrer pour m'y emmener parce que j'ai envie d'y aller, au-delà de cette limite orange. Et puis le code rouge, on arrête, je ne peux plus. Ça m'emmerde, moi, ce que tu dis. Mais il faudrait que des gens expérimentaient dans le BDSM. Je ne sais pas comment ça… Oui, c'est ça. En fait, ou peut-être je suis un mauvais domi, mais moi… cet endroit de zone grise où du coup ça devient ma responsabilité d'arriver à gérer ta complexité qui est je suis pas sûr mais je pense j'ai envie j'ai envie de quelqu'un qui a et moi j'attends que ça de rencontrer quelqu'un qui va m'expliquer comment ça marche en fait et moi je te responsabilise sur vert et rouge ça c'est une évidence il n'y a pas d'orange et en fait il n'y a pas d'orange le orange il est dans des mots C'est-à-dire le moment où on fait un… Les regards. Les regards, les mots. Le moment où tu me dis j'ai un peu peur, ben tu me dis j'ai un peu peur et moi j'affine. Tu vois ce que je veux dire ? Soit ça crée une conversation, soit ça interrompt notre rapport sexuel. Ou bien moi, tu vois, dans la vigueur, il y a des choses qui peuvent s'équilibrer. Bien sûr qu'il y a de la nuance, il y a du gris, mais… C'est intéressant parce que je retrouve vachement dans ton positionnement, dans ton couple d'aujourd'hui, je vois plein de ponts dans ce que tu pourrais attendre de l'autre, ce que tu t'autorises et la légitimité que tu as à dire oui ou non. Mais en tout cas, moi, je trouve… Attention, être initié et avoir des zones de point d'interrogation, c'est pas du tout… Je ne critique pas du tout ça. Le fait de se demander, tiens, là-dessus, j'ai un doute, faudrait que j'en parle, faudrait que je puisse conquérir cet espace où c'est orange, je suis pas sûr. Mais pour moi, ça ne se fait pas pendant le rapport sexuel. où j'escompte que l'autre soit en capacité de lire ma complexité du moment, tu vois ? Et c'est ça mon intuition. Mais je ne suis pas très affûté sur le BDSM. Il y a peut-être des façons ultra simples, mais moi, ça me couperait dans mon rapport sexuel. Quand tu me dis orange… Pour moi, dans le cadre d'une initiation, ça peut… Enfin, j'imagine que ce n'est pas… Ah oui ? Pas ouf. Parce que moi, je suis à un stade d'initiation, en fait. Ouais, t'as raison, mais bien sûr. Je te partageais ma petite opinion, peut-être où je suis pas très BDSM. L'autre chose que je vois faire, c'est qu'en fait, t'es à genoux, je te pisse dessus. Ça me fait marrer de le faire entre nous, de le dire, mais t'as compris, ça me fait toujours marrer. Parce que là, on est tout à fait habillé et on n'est pas à genoux. Exactement. T'es à genoux, je te pisse dessus. Et en fait, le G, c'est toi qui soit te baisses pour en avoir sur le visage. C'est ça, puis je peux l'orienter en fait. Puis je peux me reculer. Voilà. Et ou c'est toi qui ouvre la bouche ou pas. Quand je t'ai posé la question, comment quelqu'un peut te forcer à boire ? c'est même pas possible en fait c'est pas possible mais toi tu parlais j'ai envie d'avoir un fit j'ai envie d'avoir une bonne connexion avec un domi qui m'inspire qui a une aura ou une façon d'être et de faire qui me plaît et ça c'est j'entends complètement mais du coup tu pourrais commencer comme ça en disant je me mets à genoux voilà les conditions et c'est moi qui vais décider sur le moment si j'ouvre la bouche ou pas si j'avale ou pas si je me baisse pour en avoir sur le visage ou pas ou si on commence juste sur le torse ou sur le genou La toute première fois, tu pourrais commencer juste sur le sexe, tu peux choisir une partie. Oui, c'est ça, bien sûr. Et c'est là où je trouve que dans le BDSM et dans la soumission, tu as une responsabilité, un rôle entier et plein qui n'est pas sur le domi, tu vois. C'est-à-dire, toi, Maxime, tu vas dire, ma première fois en receveur, ça sera à genoux, chez moi, dans cette baignoire et que sur le genou. Et après, ça commencera au paille. Qu'est ce que tu en penses de ça? C'est génial. Sur le genou ? Non, c'est pas mon kink. On va où alors ? Je pense qu'assez vite, on ira partout, mais peut-être sur les fesses, sur la bite. Alors du coup, on fait l'exercice ensemble. Là, on définit un petit pas. Donc on n'est pas dans le « et bientôt on sera très vite ailleurs » et tout. Là, on est dans le « ici et le maintenant », le petit pas. Quelle zone du corps tu choisis ? Je pense que mon premier kiff, ce serait que le mec soit derrière moi, qu'il me pisse sur le dos, que ça coule dans les fesses et que je le sente sur ma bite. Ça, c'est très excitant. Et est-ce que c'est respectueux de cette première fois ? Donc, tu es beginner, tu es débutant. Est-ce que si tu fais un check avec ta grand-mère sage intérieure… C'est sans danger et je sais que ça, c'est un truc… Mais j'ai envie d'aller au-delà de ma limite. Mais pourquoi ? À la première fois ? On est dans le petit pas. Oui, pas la première fois. Pas la première fois. Sauf si c'est hyper bien et que… Non. C'est pas ce qui peut se passer. À nouveau, je ne suis pas expert BDSM. Toi, tu fixerais la limite en disant la première fois, je fais ça. En fait, tu demandes une sécurité et un cadre. Et du coup, je veux te ramener à ton pouvoir de décision et le cadre, il peut être ce que tu souhaites. Mais c'est toi qui le fixes. Donc, si tu dis… On commence par dans le dos, ça coule dans mes fesses, ça m'excite. Mais si tu es d'accord, petit grand domi, je peux me retourner et continuer autrement, es-tu d'accord ? Ça, c'est ton cadre. Mais tu peux aussi, toi qui veux être soigneux, juste expérimenter en limitant le petit pas pour aussi, quand tu dis… Oui, mais je ne suis pas sûr si je suis en train, si je vais me rendre compte d'où te repasser ma limite. Moi, je réponds à ça et je dis, commençons uniquement sur les fesses et de manière un peu scolaire. Du coup, après, on éjacule ou pas, pas besoin. On se douche, on se rhabille et là, on laisse passer une semaine et la semaine va nous dire où est notre limite autour de l'euro et on pourra passer à l'étape numéro 2. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, complètement. Et pour moi, c'est du bon sens. Oui, et puis c'est très safe en fait. Mais tu as une hâte à outrepasser plus rapidement, peut-être. C'est un peu… Non, parce que tu vois, sinon j'y serais allé hier soir. non moi j'ai qu'une hâte c'est que ça se passe bien donc ça fait 20 ans que ça m'excite ce truc là je suis peut-être pas à 6 mois près non plus pour que ça arrive ce que je veux c'est que ça se passe suffisamment bien pour aller le plus loin possible dans ce qui me fait kiffer et pas en être dégoûté parce qu'en fait ça se passerait pas dans les conditions qui soient ok Moi, j'ai trouvé en tout cas que l'euro au laboratoire, à Berlin, dans la boîte, j'ai trouvé que c'est une évidence, maintenant que j'y suis allé, ton pouvoir de consentement, il est plein et entier dans mon expérience intime. J'imagine qu'il y a peut-être là des auditeurs qui écoutent et qui se disent « Putain, moi j'ai passé un mauvais moment, j'en suis sûr que c'est possible. Je ne suis pas en train d'invisibiliser ça. » Et je suis sûr qu'il y a des gens auxquels tu dis non et qui reviennent et tout. Mais là, tous les potes pareil c'était vraiment ultra droit donc en fait tu viendrais te mettre à genoux dans la petite pièce grillage à tout moment si tu te lèves ça s'arrêtera ou bien si tu le temps que tu te lèves et que la personne comprenne que c'était mais tu vois ce que je veux dire et tu quittes la petite pièce il n'y a pas de sujet tu vois ce que je veux dire j'ai envie de te ramener à ça tu vois j'ai vraiment senti ça Ça serait d'ailleurs le truc que j'ai trouvé un peu cool. Voilà, petite parenthèse fermée. Est-ce que tu as l'impression, dans tout le chemin qu'on vient de parcourir ensemble, qu'il y a un truc important que tu n'as pas dit et là, quand tu vas rentrer chez toi, tu vas dire « Merde, on n'a pas parlé de ça, je n'ai pas dit ça ». Je ne sais pas. Est-ce que par rapport à tous les sujets qu'on a évoqués dans le pré-entretien, est-ce qu'on a un peu fait le tour ? C'est une réponse scolaire. Moi, j'ai envie que tu te connectes à ton cœur. Parce que oui, il y a des choses dont on a parlé en pré-entretien, dont on n'a pas parlé là aujourd'hui, mais je m'en fous. Dans ton petit cœur, tu te sens comment ? Moi, je me sens plutôt bien. Arrête de regarder mes notes. Non, je regardais le micro. En fait, j'ai hâte d'écouter l'enregistrement parce que je pense que ça va donner une matérialité à mon existence et à ce que j'ai trouvé assez difficile dans mon parcours et à ce que j'ai réussi aussi. Et je me demande toujours quel intérêt ça va pouvoir avoir pour des personnes qui ne me connaissent pas, qui vont écouter ce qu'on s'est dit. Mais ça, à la limite, je m'en fiche. Le plus important pour moi, c'est qu'enregistrer ça aujourd'hui, c'est la première fois que je raconte pratiquement, pas toute ma vie, mais énormément de choses qui font que je me suis construit tel que je suis là devant toi. Et ça légitime aussi quelque part mon parcours et ça lui donne de la valeur et donc j'ai hâte d'écouter j'ai hâte d'écouter Maxime pour voir ce que ça fait écho c'est un peu schizophrène ce que je dis là mais de d'écouter je sais pas dans un mois six mois quand tu vas publier ce témoignage et de d'abord je pense que je serais un peu fier de moi et puis Peut-être qu'en écoutant, je vais probablement aussi me dire, mais là, ça déconne. Il y a des choses qu'il faut que je revoie. Je vois bien tout ce que tu as pu me renvoyer à certains moments dans le témoignage. Peut-être que ça me paraîtra évident en le réécoutant. Ou erroné. Peut-être que tu diras, non, mais vraiment, il est à côté de ses pompes, Guillaume. En tout cas, c'est intéressant. et ouais c'est très valorisant en fait ouais et ben je te remercie vraiment je trouve que c'était super puissant comme témoignage j'ai besoin de conclure sur un truc qui moi m'accapare le cerveau et qui est de te dire que je te trouve très beau tu vois t'as dit et pour moi c'est pas un propos qui est chargé de désir sexuel parce qu'en fait je sais pas les gens fantasment toujours 8000 trucs ils ont l'impression que je couche avec tous les personnes qui viennent témoigner c'est absolument pas le cas ça n'est jamais arrivé ça n'arrivera pas avec toi mais en fait ça m'a rendu triste Plusieurs fois, je me suis projeté, mais j'ai aussi un sentiment d'injustice. Plusieurs fois, tu as parlé de ton rapport au corps, ton rapport au beau. Moi, j'ai envie que les auditeuristes s'imaginent quelqu'un de magnifique, de sexy, de puissant, de souriant, de lumineux. Et en fait, j'ai trouvé que ça… Dans ton propos, ce qui avait retenti, c'était le difficile rapport qu'on peut avoir avec son corps. Je commence à me trouver beau, mais quand je me regarde dans la glace, je vois d'abord tout ce qui ne va pas. Qu'est-ce que tu trouves de beau en toi aujourd'hui ? En vrai, tu ne me bullshites pas. je trouve que je suis assez bien foutu quand je me met dans la glace j'ai un corps qui me permet d'aller courir qui me permet de fonctionner qui ne me fait plus mal ça veut dire quoi bien foutu ? en bonne santé non tu m'emmerdes là comment t'es beau comment t'es beau c'est pas je suis en bonne santé comment t'es beau et comment t'es désirable ? je suis un peu dessiné t'as des muscles ? ouais je suis grand c'est quoi grand ? 1m83 j'ai des cheveux pas mal Pas aussi beaux qu'ils étaient, mais j'ai des beaux cheveux. Déjà, t'en possèdes. J'en ai. Il y en a certains comme moi qui n'en ont plus. Fais-moi un peu mieux que j'ai des cheveux pas mal. C'est pas un vrai compliment. Ça veut dire quoi ? J'ai du mal à me trouver sexy, je suis pas admiratif de moi quand je suis devant la glace, donc c'est compliqué de… Et si tu me dis un compliment, je vais prendre ça comme un compliment qui est fait pour être gentil, mais pas comme une donnée objective. J'entends bien. Du coup, reviens à ma question. Tu disais, je trouve que dans ce qui me rend beau et désirable, il y a mes cheveux. Et en quoi ils sont beaux et désirables ? Ils sont un peu longs. Effectivement, j'en ai moins qu'avant, mais j'en ai. Et en fait, quand je dis que je me trouve beau, c'est surtout que mon corps ne me fait plus mal. Et ça, c'est un truc d'enfant battu. Je ne vais pas faire pleurer dans les chaumières, il y a eu des enfants de bien pire que la mienne, mais j'étais un enfant battu. Et en fait, jusqu'à il y a quelques années, il n'y a pas si longtemps que ça, j'avais mal tout le temps. Mon corps me fait mal. Ce n'était pas une plaie, mais j'avais des courbatures tout le temps. Enfin, c'est… Et plus le temps passe et plus je… Depuis 2-3 ans, plus je m'épanouis, plus mon corps, en fait… C'est plus un véhicule qui me transporte, mon corps, c'est moi. Enfin, je sais pas comment dire. Mon corps me fait du bien et je commence à l'aimer ou en tout cas à… C'est bizarre, mais ça fait deux mois que je ne pèse plus ma nourriture et que je mange avec plaisir. On parle souvent de nourriture dans ton podcast et du rapport à la nourriture. Je commence à moins maltraiter. Et j'entends… J'entends mieux ta réponse que j'ai un peu réduite quand je t'amenais dans le beau et tu m'amenais dans le j'ai plus mal. En fait, je vois mieux maintenant les liens et comment tu fais le lien, c'est-à-dire aimer son corps et le trouver beau, c'est aussi en faire son allié, se sentir bien dedans. Je pense que c'est d'abord être en bonne santé qui permet après de le trouver beau. Peut-être c'est ça, j'entends ta réponse que je n'aurais pas dû couper du coup. C'est plus ça, effectivement. Honnêtement, j'ai eu la chance d'avoir une personne qui est âgée, handicapée, malade. Moi, j'ai un corps qui déjà est en bonne santé, qui me transporte où je veux aller, qui ne me dégoûte plus. C'est énorme. Et donc déjà, c'est génial. Pour moi, c'est une conquête. Ouais. Et en plus de ça, effectivement, je suis plutôt gracieux. En données objectives, j'ai la chance de dire que je suis un peu gracieux. Mais sincèrement, quand je me vois dans la glace, j'ai l'impression que j'ai 10 kilos de trop. Parce que là, objectivement, je suis plutôt dans une IMC très, très, très, très basse. Oui, c'est ça. C'est une donnée objective, ça. Oui, tu es plutôt… Tu dirais que tu es fin ou maigre ? J'ai pris du poids, là, donc je suis mince. Mais j'étais un peu dans la maigreur. D'accord. C'est une donnée objective du médecin qui m'a dit, là… Faut faire attention, ouais. Et tu… Je trouve que… Ça me parle beaucoup ce que tu dis. La beauté, c'est un apprentissage et c'est un… La beauté, ça se voit. Je suis désolé, c'est un petit peu débile ce que je dis, mais moi, j'ai appris à voir et j'ai appris à aimer justement ma calvitie. Et vraiment, ça dépend un peu des jours, mais du coup, comme on en parlait, je trouve que c'est important, je trouve, de le dire. En fait, moi, je me trouve super sexy. Je le vois dans le regard de l'autre, je le vois dans mon regard. Et ça, je l'ai appris. C'est-à-dire qu'à la base, j'étais là, c'est la merde de perdre mes cheveux, c'est juste raté, je vois pas en quoi je peux apprendre que c'est beau, nanani, nanana. Mais en fait, j'ai vraiment découvert que dans le rapport à soi, il y a une vraie authenticité du beau qui peut émerger après un apprentissage en se disant… Je sais pas, parce que je sais pas, il y a un truc qui se passe. Voilà, c'est pas très éloquent, mais je sens… Et c'est pas genre se forcer à se trouver beau, je suis en train de dire. C'est qu'en fait, quelque chose de naturellement, de dire… Et donc aujourd'hui, quand on me dit « je pars faire une intervention chirurgicale pour me rajouter des cheveux », je suis là, mais ça ne me correspond pas à mon beau, quoi. Genre, vraiment, il n'y a rien qui… Et au contraire, c'est plus un geste qui me ferait peur, parce que du coup, ça serait vraiment l'angoisse. Enfin, pour moi, ça viendrait… Ça changerait ton identité, enfin… Et puis ça viendrait appuyer, ça nourrirait ma peur. parce qu'elle gagnerait parce que du coup en gros je validerais que je suis pas beau sans cheveux Et du coup, ça ne me correspond pas. Donc ouais, j'entends ton apprentissage et ton chemin. Mais les gens, si tu crées ton email factice pour que les gens puissent te contacter, peut-être qu'un jour, eux, ils verront ta beauté. Ils pourront te dire comme tu es beau. C'est gentil. Peut-être. Si des gens t'écrivent. Un grand merci. Merci Guillaume. On s'arrête là ? On s'arrête là. Parfait. Ça va ? Ça va. T'es content ? Très content. Ouais ? Ouais, ouais, ouais. J'étais très à l'aise en arrivant. Je suis très à l'aise. Très à l'aise. Super.

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