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Si tu as écouté l'épisode précédent, tu sais que la PrEP est efficace à presque 100%. D'ailleurs, je viens de mettre à jour l'épisode en ajoutant à la fin l'explication de ce presque 100% par Stéphane qui a travaillé sur les essais cliniques de la PrEP.
Si ça ne te dit rien, tu dois avoir écouté la toute première version de l'épisode sans cet ajout. Je t'invite à ne pas manquer ça, à filer de suite, écouter les derniers épisodes de l'épisode. Non, les dernières minutes de l'épisode précédent. Voilà ce que c'est d'enregistrer les intros un samedi matin, la langue fourche. Allez, place à votre épisode. Bonne écoute !
Alors, on continue notre sujet PrEP. L'épisode précédent, c'était est-ce que l'efficacité à 100% est un mythe ? Là, maintenant, on va parler de la toxicité à court et à long terme. Donc, il y a plein de questions. La PrEP protège contre le VIH, mais c'est quand même de la chimie puissante. Ça a certainement un impact. Pour preuve, on me fait faire des examens assez soutenus pour vérifier le rein et le foie. C'est bien donc une preuve qu'il y a un impact. Donc, je m'en inquiète. Disent pas mal de gens
Avant de commencer, je rappelle à tout le monde que ce podcast et cette hotline vit grâce aux auditeurs tristes. Auditeurs qui peuvent, du coup, nous soumettre une question de la hotline. Une question, un sujet intime, quelque chose qu'on va creuser. L'enjeu de cette hotline, c'est « Viens, on parle de sexe, crûment, simplement, en abordant à la fois la question du plaisir et de la santé ».
et en plus par deux personnes exceptionnelles, toi et moi, enfin toi t'es plus exceptionnel que moi, mais nous sommes tous les deux sexuellement actifs, donc c'est pas du mytho en mode je te raconte des trucs que moi je fais pas. On essaie quand même de raconter des trucs que nous-mêmes on expérimente. Pour soumettre une question...
par email guillaumefaitdepodcasts.com ou mon numéro de téléphone ou mon Instagram. Tout ça est sur le lien du site qui est dans le descriptif de cet épisode. Et ce podcast vit grâce à l'amour des gens et aussi à leurs sous-sous. J'invite tout le monde à faire un don. Je cherche 400 personnes qui donnent 5 à 10 euros par mois pour que j'ai une sécurité financière. Nous sommes...
À 26, toujours à 26, puisque les épisodes précédents, on était déjà à 26. Pourquoi tu fais cette tête ? Parce que me semblait que tu avais dit 28. À 28. Peut-être que j'en ai perdu deux en cours, ils se sont dit oh là là. Et tu sais, le truc que je me disais, c'est qu'il y a bien des personnes qui nous écoutent qui ont beaucoup d'argent.
Tu vois ? Et je me dis que je pourrais peut-être demander à des grands donateurs, grands donatrices. Quand j'ai travaillé pour Médecins Sans Frontières, il y avait un département qui s'occupait particulièrement de ça. Donc, idée. Si vous êtes un homme homosexuel, vous dites c'est super ce podcast, il m'aurait été très utile quand j'étais plus jeune, il m'est utile aujourd'hui. J'ai beaucoup d'argent, j'organise un dîner
où j'invite plusieurs personnes de mon carnet d'adresses qui ont aussi beaucoup d'argent. Guillaume et peut-être Thomas viennent. Et à la fin du dîner, tout le monde fait un chèque. Et on fait une grande ronde après et on danse autour de ces chèques. Voilà. Du coup, on va pouvoir se lancer. Toxicité. Ça, c'est marrant parce que dans l'épisode précédent, on a dit toi et moi, on prend la PrEP. Moi, ça, c'était un des gros sujets
qui freine et qui freinait qui freine pour moi et qui tu vois me fait hésiter entre la prise en continu ou la prise ponctuelle c'est l'idée de prendre une chimie tu vois de prendre un médicament chaque jour voilà
Et c'est une question qui revient très, très régulièrement en consultation. Mais je pense que c'est une question qui... Enfin, en tout cas, moi, c'est pas une question que je me suis posée. Ah ouais ? Non. Parce que si on a besoin de la PrEP, c'est qu'on a des pratiques à risque.
Et si on a des pratiques à risque, c'est qu'on est à risque de contracter le VIH, donc de prendre des médicaments anti-rétroviraux comme la PrEP plus d'autres médicaments à vie. Donc qu'est-ce qu'on met dans la balance ? On met dans la balance la PrEP.
de temps en temps, ou en continu pendant quelques années, le temps de sa vie sexuelle un peu à risque d'ébrider pendant quelques années, ou risquer d'être contaminé par le VIH et devoir prendre des médicaments antirétroviraux à vie pour lesquels on n'aura plus le choix de se poser cette question-là. Donc, moi, cette question, pour moi, elle n'a pas lieu d'être. Si on a besoin de prendre la PrEP parce qu'on prend des risques, il faut prendre la PrEP
Parce que sinon, l'autre risque majeur, c'est d'être contaminé et de prendre des médicaments qui vont entraîner des effets secondaires sur le long terme. Ça, c'est la balance risque-bénéfice. Bien sûr. Et on va en parler après dans notre guide « Comment bien prendre la PrEP ». Est-ce que tu peux me dire, du coup, quels sont les effets
secondaire indésirable de la PrEP. Je ne sais pas pourquoi je dis ça comme ça. Et alors, dans l'épisode précédent, tu m'as dit, j'ai fait une story avec la notice que j'ai là et que ça t'a énervé. Déjà, mon cœur se sert à l'idée que je puisse t'énerver avec une simple story. Raconte, elle est gigantesque. Parce que cette notice est gigantesque, mais prends la notice du Doliprane et elle sera à peu près aussi longue.
Parce que je l'ai lu et que franchement, c'est beaucoup de redondance. Et surtout, elle parle assez peu des effets secondaires. Si j'ai bien regardé, c'est à peu près un...
C'est un quart de la notice. Ah, donc, ce qui t'a énervé dans ma story, c'est que je donnais l'impression qu'il y avait mille effets indésirables. Exactement. Ah non, pardon. Ah non, non, non. Alors, tu veux que je te donne les coulisses de cette story ? Dis-moi. En gros, sur Instagram, il faut faire une vidéo assez longue pour que les gens aient le temps de lire la story. D'accord. J'ai juste scrollé toute la... Juste pour que la vidéo soit de 15 secondes.
Bref, toujours est-il que lire une notice d'un médicament, c'est toujours intéressant parce qu'on peut en découvrir des choses. Et qu'effectivement, les médicaments, les molécules contenues dans la PrEP ont des effets secondaires. Alors, effets indésirables éventuels, on a les envies de vomir, nausées, diarrhées, vomissements. Et ça, c'était une question ?
Justement, un auditeur disait, je n'ai pas encore trouvé comment éviter d'être entre guillemets vaguement nauséeux. Pourquoi la PrEP donne la nausée ? Parce que les molécules agissent sur la flore intestinale notamment. C'est des médicaments qui sont un peu puissants et donc c'est pour ça que ça modifie l'équilibre intestinal et que ça peut donner la nausée.
Alors ça, c'est très fréquent. Plus d'une personne sur dix. C'est mieux toléré si on prend la PrEP pendant un repas. Donc, c'est vraiment recommandé de la prendre pendant un repas. Et puis, c'est mieux toléré aussi, mais là, on déflore peut-être le sujet 3. C'est mieux toléré, il y a 7 génériques. Enfin, il y a un principe, c'est 6 génériques en France.
Et donc, il faut essayer différents génériques. Il y en a sept ? Ouais. Ah ouais ? Moi, j'ai... On fait pas de pute, peut-être ? On a la même ou pas ? On dit pas le terme ? Ouais, on a la même. On a la même, ouais. Et pourquoi t'as celle-là ? Parce que c'est celle qui est fournie par l'hôpital Saint-Louis.
Ok, Mylan, je crois qu'on dit comme ça, M-Y-L-A-N, ok. Est-ce que ça va passer au bout d'un moment ces nausées ? Oui, en règle générale, ça passe au bout de la première semaine. En continu ? En continu, oui. Mais du coup, si je le prends de façon ponctuelle ?
c'est une double dose et donc ça peut augmenter un peu le risque d'effet secondaire. Donc, les gens qui ont des effets secondaires, déjà, moi, ce que je conseille, c'est de changer de générique parce que l'enrobage des molécules, ça peut parfois agir sur la tolérance et puis de plutôt la prendre en continu et plutôt la prendre pendant un repas. Toi, est-ce que tu as des patients qui t'ont parlé d'autres effets secondaires en plus de la nausée ?
Il y a des gens qui ont eu des maux de tête au départ. C'est décrit dans la fiche. Et ça, comment on sait que c'est lié à la PrEP ? Parce que c'est un nouveau truc et que tu te dis que ça peut être la PrEP. Toi, tu as des effets secondaires ? Aucun. Indésirables ? Aucun. Mais est-ce que tu es un surhomme ?
Non, parce que peut-être que je n'y pense pas trop. Je pense qu'il y a un aspect psychologique. Moi, je n'ai pas eu non plus. Peut-être que j'ai tellement envie de prendre la PrEP que j'évacue les effets secondaires. Le bénéfice que j'ai à prendre la PrEP, finalement, est plus important que les petites inquiétudes. Et puis, je ne suis pas comme toi, je ne suis pas hypochondriaque. Donc, voilà.
Tu as bien de la chance. Est-ce qu'il y a d'autres effets secondaires indésirables que tu penses intéressants de noter ?
L'autre chose qu'on surveille très régulièrement, tous les trois mois, c'est la fonction rénale. Parce que dans des rares cas, dans un cas sur 100, voire un cas sur 1000, il peut y avoir une baisse de la fonction rénale. Et c'est une baisse qui est réversible, c'est-à-dire qu'à l'arrêt du traitement, la fonction rénale revient normalement. C'est ça que mon médecin l'a dit. Donc ça veut dire que si moi j'y vais sur la PrEP,
que mes résultats sont inquiétants, j'arrête, je retrouve les capacités antérieures. Je n'ai pas mutilé mon rein. La PrEP, on n'a pas bouffé un tiers. Non, du tout. Ok, génial. Il n'y a pas d'effet sur le foie.
Alors, pourquoi on me check le foie ? Parce que du coup, dans l'épisode précédent, j'ai dit que moi, j'ai dû faire une pause parce que dans la batterie de tests que un médecin généraliste me demande de faire tous les trois mois pour me refaire mon ordonnance de PrEP, il y a mes azates et mes alates du foie.
Et ils sont partis un peu en cacahuètes. Alors, première raison, j'ai fait mes tests sanguins pour la PrEP en revenant du mariage d'Emilie où j'ai rarement autant bu. Je fais un bisou à Emilie, c'est une pote. Elle avait pris 5 tireuses à bière
Et du coup, mon foie a pris cher. Donc attention, si vous faites vos examens, attention à ne pas avoir bu énormément quelques heures avant l'examen. Non Guillaume, on ne peut pas dire ça. On ne peut pas ?
Vivez et expliquez votre vie au médecin et il interprétera vos examens en fonction de votre vie. Ah oui, c'est ça. Mais par contre, il ne faut pas cacher des choses à son médecin. Alors moi, mon médecin m'a dit, est-ce que vous buvez ? J'ai répondu non, parce qu'en général, moi, je ne bois pas. En revanche, ma pharmacienne, qui est très sympathique, Emeline, je lui dis, mais c'est quoi ces examens et tout ? Je m'inquiète. Elle me dit, vous avez fait quoi ?
48 heures avant. Vous avez fait la fête ? Elle m'a dit ça. Vous avez fait la fête 48 heures avant vos examens ? Je dis, ben grave. Elle me dit, ben voilà, cherchez pas.
Donc c'est intéressant comment une question, alors que moi je ne voulais pas cacher, une question impacte. Donc en fait, pourquoi on surveille les transaminases du foie ? Pas parce que la PrEP va agir, mais parce qu'on cherche d'autres pathologies et d'autres infections sexuellement transmissibles, et parmi lesquelles les hépatites, les inflammations du foie dues à des virus dus aux hépatites. Donc c'est ça qu'on va chercher quand on regarde les transaminases.
qui sont des marqueurs précoces de l'attaque du foie par les hépatites. D'accord. Alors, il s'avère que nous, moi, quand j'arrête la PrEP, mes transaminases redescendent. D'accord. Et ça, c'est pas possible. Bah si, c'est possible. Tout est possible. On parlait du 100% de la médecine, enfin de l'efficacité de la PrEP. Bon, oui, c'est possible. Tout est possible.
Parce que la PrEP est en partie éliminée par le foie, donc peut-être que ton foie souffre un petit peu de cette PrEP. Toujours est-il que je suis du coup allé consulter un gastro-entérologue. Voilà, dans les effets indésirables graves pouvant infecter une personne sur mille, il y a la stéatose hépatique, en clair la surcharge graisseuse du foie.
Mais voilà, je vais crever. Donc tu fais du foie gras quand tu prends la crème ?
Tu m'as dit depuis le début, mais non, on s'en fout. Et en effet, le gastro-entérologue qui est réputé sur ces questions-là a dit non, mais il n'y a pas de sujet. On s'inquiète quand c'est trois, quatre fois au-dessus de la norme. Et puis, j'ai fait tous les tests pour les hépatites. Et sur les hépatites, il n'y a pas de sujet. Il y a aussi, je pense, un enjeu.
J'imagine que ces référentiels, ils ont pris un homme blanc de je ne sais pas combien de kilos. En fait, c'est des moyennes. Donc, j'ai peut-être aussi un petit foie gras. Je suis un petit foie gras sur pattes. J'ai peut-être le foie plus gras que d'autres personnes. Ou plus sensible. On n'est pas tous fait pareil.
Donc, ce qu'on est en train de dire sur la toxicité de la PrEP, c'est oui, c'est un médicament qui impacte l'organisme. D'ailleurs, on lui demande d'impacter. Et...
ça a des avantages ça a des effets qui peuvent être utiles et d'autres qui le sont moins et l'idée de comment tu choisis tu me regardes avec des yeux en mode je vois pas où tu veux aller mais vas-y en gros moi je pense que oui prendre un médicament impact positivement et négativement c'est pas neutre et du coup est-ce que la PrEP est toxique la vérité c'est oui
Est-ce que le Doliprane est toxique ? La vérité est oui, c'est-à-dire que ce n'est pas neutre de prendre une pilule. En revanche, en fait, tu nous ramènes à le rapport bénéfice-risque. Tout à fait. Si je prends un Doliprane alors que je n'ai pas mal à la tête, aucun symptôme et pas besoin, et que j'en prends un par jour, bah oui, c'est toxique et c'est con. Donc, tu nous ramènes, nous, les petites gens,
Les non-soignants, les non-médecins. C'est vraiment une blague. Les non-soignants à évaluer plusieurs choses et on va y aller dans le guide. C'est quoi mes pratiques sexuelles ? Quel est l'impact de la PrEP positif et pourquoi je veux la PrEP ? C'est d'aller creuser ce pourquoi ?
C'est ça que tu dis par rapport à la toxicité. Est-ce que tu veux ajouter quelque chose ? Ce que je dis, encore une fois, c'est que quand on la prend, c'est qu'on en a besoin maintenant pour éviter d'être contaminé par le VIH. Donc, la question de la toxicité dans la balance bénéfice-risque, elle s'évalue au risque de devoir prendre un médicament contre le VIH qui a les effets secondaires de la PrEP, mais toute sa vie.
Donc, moi, ce que je dis aux patients, c'est la PrEP, vous allez la prendre maintenant, vous allez la prendre pendant 3 mois, 6 mois, 1 année, 5 ans, parce qu'en ce moment, vous avez une sexualité avec des prises de risque. Mais votre sexualité, elle peut évoluer, et en tout cas, vous n'aurez probablement pas la même sexualité toute votre vie. Donc, prenez la PrEP maintenant, qui va peut-être avoir des effets secondaires
sur le court terme, sur le moyen, mais clairement pas, vous n'aurez pas les effets secondaires du long terme que les patients séropositifs ont. Oui, c'est ça. Parce que ce qu'il faut avoir en tête, c'est que qu'est-ce que la PrEP ? C'est deux molécules que l'on donne aux personnes séropositives depuis 20 ans.
Donc, ces deux molécules dont on connaît très, très bien le profil d'effet indésirable sur le court terme, mais ça les prépare le vivre, mais aussi sur le très long terme, 20 ans de recul. Et on sait pourquoi on a choisi la PrEP. On a choisi la PrEP parce que c'était les deux molécules qui avaient le moins d'effet secondaire. C'était deux molécules qui étaient très efficaces, déjà. C'était les deux molécules qui avaient le moins d'effet secondaire parmi toutes les molécules antirétrovirales qu'on avait sur le marché.
Et c'est les molécules qui sont le mieux tolérées. Donc, c'est pour ça qu'on a choisi ce médicament-là. Mais ce que je dis aux patients, c'est vraiment la PrEP, elle va vous accompagner un temps. Ouais, c'est malin. Et donc, ne vous préoccupez pas des effets à long terme, parce que les effets à long terme, on peut les évoquer, mais voilà. Parce que vous ne prendrez jamais la PrEP à long terme. Et en plus, il y a des nouveaux essais en cours actuellement qui évaluent d'autres médicaments dans la PrEP.
Et donc, en ce moment, vous prenez la PrEP type entrécitabine et ténophobie, mais peut-être que dans trois ans, vous aurez une injection dans les fesses d'un autre médicament. Oui, j'ai entendu dire qu'ils sont en test sur une piqûre par mois, c'est ça ? C'est ça, oui.
Et c'est testé, mais pas encore sur le marché ? C'est pas encore sur le marché parce que c'est évalué sur l'efficacité, sur la tolérance et surtout sur l'efficacité par rapport à la PrEP par voie orale qui est actuellement délivrée. Donc on vérifie que c'est au moins aussi efficace. Ouais.
Mais il y a des situations où il faudra mieux avoir une injection de PrEP dans les fesses tous les mois plutôt que de devoir prendre un comprimé tous les jours. Je pense notamment à des femmes qui ne peuvent pas avoir un médicament à prendre devant quelqu'un tous les jours. Oui.
ou une boîte à la maison où on va leur demander ce que c'est et qui pour autant sont à très haut risque d'être contaminés par le VIH et donc qui ont besoin d'être protégés. Sur la toxicité et les effets à long terme, j'ai aussi entendu parler de la question des os. Oui.
Alors sur les os, effectivement, il y a une déminéralisation osseuse, c'est-à-dire que les os sont moins denses en termes de calcium. La trame osseuse diminue, mais ce n'est pas associé à une augmentation du risque de fracture. C'est-à-dire que les os semblent plus légers, moins denses, mais pour autant, ils ne se cassent pas plus.
Ok. Voilà. Mais donc ça, ce n'est pas un effet indésirable ? C'est un effet indésirable dans le sens où ce n'est pas un effet que tu ressens, mais c'est un effet indésirable. C'est-à-dire qu'on voit. Et pourquoi on le regarde ? On le regarde chez les personnes qui sont séropositives et qui vont avoir de l'ostéoporose.
naturel, parce que quand on vieillit, la densité osseuse diminue, on a de l'ostéoporose. Et donc, c'est un effet secondaire qui s'ajoute à l'ostéoporose naturelle. Donc là, ça devient embêtant. Mais chez un homme jeune, en pleine santé, entre 20 et 50 ans, qui va prendre de la PrEP pendant 5 ans, ça ne va pas avoir d'effet tangible.
Alors, pour contrer un petit peu cet effet-là, et puis globalement, parce qu'on est tous un peu carencés, on donne de la vitamine D qui a pour effet, entre autres, de fixer le calcium sur les os. Donc, c'est pour ça que dans la plupart des ordonnances de PrEP, il y a une ampoule de vitamine D trimestrielle. Mais il n'y a rien de mieux pour fixer le calcium sur les os, déjà de manger du calcium sous toutes ses formes, et puis de faire du sport. Très bien. Et de prendre le soleil. En évitant les risques de mélanome, mais bon, voilà.
Là aussi, on a la balance bénéfice-risque. C'est clair. Du coup, on en a terminé avec cette énorme notice. Elles sont énormes aussi parce qu'ils ont peur d'être attaqués en justice. Bien sûr. Donc en fait, il y a une tartine de mille et un trucs.
Moi, je déconseillerais vivement aux gens de la lire, parce que tu vois, effet indésirable peu fréquent, jusqu'à une personne sur cent pourrait avoir des gonflements du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge. Des allergies, tout simplement. On peut être allergique à toute molécule. C'est ça, les gonflements.
Le mieux encore une fois c'est pour les personnes qui l'auront lu et qui auront des questions à se poser c'est d'aller en parler avec un médecin qui va décrypter les effets secondaires.
Top ! Ça te va qu'on termine avec la troisième et dernière partie, le guide pour savoir quand et comment la prendre ? Ou est-ce que tu veux rajouter quelque chose sur cette question du rapport à la toxicité, aux effets long terme indésirables, à la peur de... Moi, j'aurais un truc à rajouter, c'est que je trouve que si tu commences...
à regarder ta vie avec une loupe d'effets indésirables. Je me suis du coup dit, moi j'habite à Paris, un endroit qui est largement plus pollué que d'autres endroits. Et à mon avis, ça a un impact non neutre, voire complètement négatif sur mes poumons, mes allergies. En ce moment, je tousse comme un bœuf.
Et pourtant, je vis à Paris. Et jamais je me dis dans mon choix de vivre à Paris... Enfin, je vis à Paris parce que justement, la balance... Bénéfice-risque. Bénéfice-risque. En fait, je fais ce choix-là. Et je me suis juste trouvé... Et quand je lisais tous les commentaires des auditeurs sur... Ah là là, je m'inquiète des effets et tout. Je nous trouvais juste un peu injustes. Soudainement, on met des lunettes roses en observant
des impacts négatifs, mais si tu veux te mettre à regarder les impacts négatifs de tes choix de vie, en fait, il y en a partout. Et je trouvais qu'on surdosait un peu le A...
je vais pas me répéter sur le risque d'être contaminé par le VIH vis-à-vis des effets secondaires de la PrEP mais pour moi il n'y a pas de commune mesure en tout cas les gens qui réfléchissent je les invite à justement observer comment dans d'autres choix de vie ils acceptent les parties indésirables ou négatives et que du coup là la question est bien sur le risque bénéfice qu'on va aborder maintenant si tu es d'accord enfin dans l'épisode dans l'épisode prochain exactement merci Thomas merci Guillaume