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C'est parti ! Salut Thomas ! Salut Guillaume ! Troisième et dernière partie sur notre super sujet de la PrEP pour une sexualité épanouie. Là, la troisième partie, c'est le guide pour savoir quand et comment la prendre. On va parler des bonnes et des mauvaises raisons pour prendre la PrEP.
On a parlé dans l'épisode précédent de « Ok, je prends la PrEP si je fais ma petite liste bénéfice-risque. » Et du coup, on va un peu creuser ça et permettre aux auditeurs tristes de faire leur propre balance risque-bénéfice. Et après, un petit guide sur « Ok, une fois que j'ai décidé de prendre la PrEP, comment je fais ? »
Et des petites astuces. On a une question d'un auditeur qui s'inquiète d'un comprimé bloqué dans sa gorge. Et on a une astuce d'un certain Guillaume. C'est moi. Parce que moi, il m'est arrivé un truc particulier avec la PrEP. J'ai sans cesse la peur de l'avoir oublié. J'ai développé une petite technique. À mon avis, je ne dois pas être le seul. Est-ce que ce sommaire te va ? Oui, très bien. Génial !
Début d'épisode, je ne vais pas me répéter parce que je viens de le dire sur le dernier épisode. Il faut m'aider si on peut en me donnant des sous. Je cherche 400 personnes qui donnent 5 euros par mois pour que je puisse continuer mes podcasts. Lien dans la bio pour faire un don ou mettre 5 étoiles sur Spotify et Apple Podcast avec un petit commentaire bourré d'émojis délicieuses.
ou nous envoyer un message de cette hotline. C'est quoi notre prochain sujet ? T'as une idée des sujets prochains que t'aimerais qu'on couvre ? Moi j'ai eu des questions sur les hémorroïdes. Ouais.
Mais bon, peut-être qu'on devrait faire un truc un peu plus genre plaisir sexuel, parce que là, on est très médicaux. La prostate, l'orgasme prostatique, un tuto. Parce que tu sais que moi, je n'ai jamais atteint l'orgasme prostatique. D'accord, on pourra peut-être essayer de parler de ça. Un tuto. Non, tu as une autre idée, toi ? Non, là, spontanément, je n'ai pas d'idée. Mais justement, c'est à ça que sert l'outline, c'est qu'on répond aux auditeurs. Donc, il faut envoyer nous vos envies, vos besoins. Ouais, grave.
Et en gros, l'idée, sur le site du podcast que vous trouvez dans le descriptif de l'épisode, il y a toutes les infos. En gros, l'idée, c'est d'être le plus spécifique possible ou d'oser se raconter. Parce que, tu vois, quelqu'un qui pose juste une question sans contexte, c'est très bien. Mais moi, je vais vous demander, raconte en fait qu'est-ce qui se passe dans ta vie, qu'on essaye en fait de répondre au mieux aux besoins. Il nous faut comprendre un peu les tenants et les aboutissements. OK ?
C'est parti, bonnes et mauvaises raisons de prendre la PrEP. Alors, on a identifié trois questions à se poser pour prendre la PrEP ou pas et on va voir les bonnes et les mauvaises. La première question, c'est à quel point ma sexualité est active ?
Donc, une mauvaise raison de prendre la PrEP, c'est si tu n'as aucun rapport sexuel. Ça fait pas de sens puisque du coup, tu n'as pas une sexualité à risque. Exactement. La deuxième mauvaise raison de prendre la PrEP, c'est si tu as une sexualité très active avec un
ou des partenaires mais avec qui vous avez fait des tests et vous êtes exclusif et du coup vous avez décidé de ne plus porter le préservatif et tu considères que c'est une sexualité pas à risque dans le sens que tu connais le statut sérologique de la personne ?
Ça pourrait être aussi une mauvaise raison, peu invitant à prendre la PrEP. Pour préciser cette chose-là, il a été prouvé là aussi dans plusieurs études avec de très nombreux rapports sexuels que si tu es en relation exclusive avec une personne séropositive sous traitement indétectable, tu n'as aucun risque d'être contaminé par le VIH.
Et donc, les partenaires séronégatifs de personnes séropositives ne prennent pas la PrEP. Ce n'est pas une indication à la PrEP. Ouais, très bon point. On est d'accord que ce que tu viens de dire, c'est si la personne séropositive est sous traitement. Est sous traitement et a une charge virale indétectable. C'est ça. Donc, à partir du moment où mon partenaire sexuel, j'ai un rapport sexuel non protégé avec une personne séropositive à charge virale indétectable...
Tu dis, il n'y a pas besoin de prendre la PrEP. Exactement. Si je suis en relation exclusive, par exemple, avec cette personne. Ou même si tu es en relation non exclusive, si tu rencontres quelqu'un qui est séropositif, qui te dit qu'il est indétectable, il n'y a aucun risque d'avoir une transmission de VIH. La seule question qu'il faut se poser, c'est que tu n'as que son dire.
Oui, mais comme ce que je sous-entendais dans l'exclusivité, c'est qu'en fait, on a eu le temps de créer un lien de confiance, mais c'est débile. Tu n'as pas besoin d'être en relation exclusive. Oui, personne séropositive sous traitement est intransmissible. Exactement. Comme Lolita Banana, tu as regardé la saison 1 de Drag Race France ?
Non. Oh ! Mais je te retire immédiatement ton badge d'homosexuel, rends-le-moi ! C'est pas du tout ma cam. Ah ouais ? Ah ouais, oui. Ok. Mais t'as complètement le droit, bien entendu, et je prétends m'offusquer, mais pas de... Pour tout te dire, je suis allé à un show de drague un peu plus tard, où il y avait Paloma et puis d'autres dragues.
Et je me suis vraiment emmerdé. Ouais, grave. Bah ouais, ouais. Non, mais en plus, j'aimerais pas sous-entendre que parce qu'on est homosexuel, on doit aimer les drag queens. Mais j'avais des préjugés à ton égard. Et pour moi, c'était une évidence qu'on allait même regarder la saison 2 ensemble. Ah non ?
Ok, ouais. Moi, j'adore. Et une des contestantes, donc une des compétitrices de ce show de Drag Queens sur France 2, Lolita Banana, a fait tout un épisode, a transmis ce message, parce que je crois que, du coup, si je m'en compris, il est séropositif indétectable. Et il disait, il avait, je crois, une robe sur laquelle il y avait U égale U, c'est-à-dire...
Undetectable, intransmissible. Merci beaucoup. Imprononçable. Imprononçable. Bon, on ne l'a pas encore en français. En français, c'est I égali. Indétectable, intransmissible. Merci.
Peut-être que je me souviens mal de l'épisode. Non, non, t'as raison. C'était U égale U. J'ai vu les photos, mais en français, c'est I égale I. Franchement, sur une chaîne publique et tout, j'ai trouvé ça courageux, important et tout. Je trouvais ça super inspirant. OK, donc un, on s'est posé la question sexualité active. Deux, sexualité active avec qui ?
Et donc la question de la prise de risque. Trois, l'impact sur ma santé mentale.
Juste pour revenir sur le point précédent, avoir une vie sexuelle active, c'est important à se poser comme question, mais c'est important effectivement sur les prises de risques. Parce qu'on peut avoir une vie sexuelle très active, mais ne prendre aucun risque de transmission du VIH.
utilisation systématique du préservatif, pas de sperme en bouche. Tout ça, c'est des pratiques sexuelles qui sont sans aucun risque. Et donc là, il n'y a pas forcément besoin de prendre la PrEP dans ces situations-là. Ou relation épistolaire. Oui, on parle de vie sexuelle active. Attends, mais peut-être que je me masturbe de ouf en échangeant des lettres enflammées avec des inconnus du monde entier ?
Oui, mais là, on est dans le cas 1 que tu as décrit, c'est-à-dire pas bisexuel, active. Oui, active dans ce sens-là. Mais on est d'accord que la masturbation, si ma sexualité, c'est me masturber à côté de quelqu'un d'autre...
Il n'y a aucun risque. Et même si vous vous masturbez réciproquement, il n'y a pas de prise de risque vis-à-vis du VIH. Par exemple, je rencontre quelqu'un, on s'embrasse très très longtemps, on se crache dans la bouche et on s'entre-masturbe.
J'ai pris aucun risque. Aucun risque vis-à-vis de la transmission du VIH. Vis-à-vis de la question du VIH. Du coup, si je prenais la PrEP pour ça, ce n'est pas utile. Non. Puisque le VIH se transmet pas par la salive, par les bisous. Ok. Et le troisième élément, du coup, c'est à mettre dans la balance risque-bénéfice pour choisir de prendre la PrEP, c'est l'impact sur la santé mentale. Là, c'est l'histoire de Bibi. Bibi's story. Oui.
Qui tout d'un coup prend la PrEP et va mieux ? Qui ? Non, non, mais qui, franchement... Et en fait, on est... On est pas mal... Enfin, j'ai eu pas mal de témoignages d'auditeurs. Enfin, pas mal. J'en ai eu trois. Est-ce pas mal ? Je sais pas. Mais tu vois, Fab qui me dit « La PrEP m'a permis d'être plus détendu dans les rapports, à ne plus penser à ça, entre guillemets. »
ne plus penser à ça tout le temps, notamment lors des pipes. J'ai enfin, et j'ai enfin mis les pieds dans un sauna, émoji qui rigole, émoji singe qui se protège la bouche, qui se cache la bouche. D'ailleurs, je sais pas, il fait hi hi hi, c'est ça ? Bon, je sais pas pourquoi il m'a mis un émoji singe qui cache sa bouche.
Parce que ce n'est pas toujours simple à avouer, c'est ce qu'on disait dans l'épisode 1, que tout d'un coup, la PrEP, elle libère des fantasmes qu'on ne s'avouait pas avant et qu'on a peut-être du mal à continuer à avouer. Mais c'est ça, elle sert à ça parce qu'elle soulage et elle permet d'aller explorer sa sexualité.
Complètement. Cet autre auditeur qui dit « La PrEP à la demande m'aide à lâcher un peu prise et à dédramatiser. Ça m'aide à maîtriser une sorte d'hypocondrie liée aux MST, VIH en premier, que j'analyse comme étant la traduction d'une certaine culpabilité d'être homosexuel. Je note que cette hypochondrie tend à diminuer au fur et à mesure que je m'assure mieux comme gay, que je m'assume mieux comme gay et que je l'accepte. »
Je pense qu'à plein des gars... Moi, je pense que je suis dans le cas où je ne suis pas en prise de risque. Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai parce que je suis en couple ouvert avec un mec avec qui j'ai des rapports sexuels réguliers. Mais comme on est ouvert, on a des rapports sexuels avec des partenaires inconnus. Mais en tout cas, le gros de ma PrEP, elle est liée à mes angoisses.
parce que je pense que ouais je pense que ça m'a en tout cas sur cette première phase depuis septembre c'est vraiment ça que c'est venu m'aider à faire c'est venu m'autoriser à puis en préparant cet épisode je me disais ce que j'adore aussi dans la prep en continu c'est que je peux baiser à n'importe quel moment c'est vrai ? c'est à dire je marche dans la rue et je peux draguer
Franchement, il m'est arrivé un truc il n'y a pas longtemps, en bas là. Non mais attends, il faut que je te raconte, il faut que je vous raconte. C'est délicieux et ça c'est quelque chose que moi je n'ai jamais eu de ma vie. Je n'ai jamais été aussi libre en tant qu'homosexuel et c'est pour ça que pour moi, oui, c'est un peu croustillant, c'est un peu un détail, mais en vrai...
C'est la vraie liberté d'être homosexuel. Donc je suis dans la rue, je rentre du sport, je suis allé m'acheter un comté dans un supermarché, je suis avec mon comté, je traverse la rue et je fais du eye contact, genre je regarde un mec sur un scooter.
Il avait un casque, mais je voyais un peu ses yeux et tout. Il était assez sexy. Tout était assez sexy. Et je le regarde assez droit dans les yeux. Je pense que l'adrénaline, la dopamine du sport me rendait un peu plus excité. On se mate, assez brièvement quand même, parce que je ne fais que traverser avec mon comté. Et là, je commence à faire le code pour rentrer dans mon immeuble. Et je décide de me retourner.
pour voir s'il continue à me regarder. Bon, là déjà, j'ai le cœur qui bat à toute vitesse, parce que je me dis... Et là, il était arrêté sur le côté et il me regardait. Et là, je me dis, je fais quoi ? Comment je lui dis quelque chose ? Et je crois que du coup, je reste et je continue à le regarder pour un peu lui donner l'assurance que oui, vas-y, pose ton scooter et viens. Ce qu'il fait...
Et après, on est là dans mon hall d'immeuble et du coup, il enlève son casque, je découvre qu'il est trop beau et je crois qu'il y a une espèce d'échange un peu, je lui dis « salut ».
J'étais un peu gêné et puis à la fois j'étais « Bon, apparemment on a envie de la même chose. » Mais tout ça s'est passé très vite et jamais j'aurais pu sans PrEP. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Je me suis autorisé à faire tout ça et avoir envie. Et ce qui est délicieux, c'est que je ne sais pas si j'avais envie d'un rapport sexuel avec ou sans capote, ce n'est pas ça.
Mais je savais que j'étais en confiance et je pouvais aller draguer, je pouvais aller à n'importe quel endroit que je souhaitais. J'étais libre et je n'avais pas, comme d'hab, mille et une idées de non, parce qu'après, je vais avoir super peur. Parce que moi, quand j'avais des rapports sexuels avec Préservatif, après le rapport, même s'il n'y a pas eu prise de risque, j'avais peur. J'avais des vraies angoisses, ça m'empêchait de dormir et tout. On s'est embrassé, embrassé. Et pourquoi il n'est pas monté chez moi ?
Je crois que j'avais un rendez-vous. Je lui ai dit non. Et je lui ai dit, mais viens, je prends ton numéro. Et en fait, il avait un mec. Et j'étais là, ah, bon. Et il n'a pas voulu prendre mon numéro. Il m'a dit, on se reverra. J'ai dit, ça me paraît compliqué. Il me dit, non, on ne s'est jamais revus. Mais je l'ai trouvé sur Facebook !
Il m'a raconté ce qu'il faisait comme boulot et tout. Je l'ai trouvé sur Facebook. Je lui ai envoyé un message et il ne m'a jamais répondu. J'ai décidé de ne pas être le gros relou qui relance. T'as bien fait.
Mais ça, c'est la PrEP et c'était délicieux. Tu vois toute cette aventure, je ne me le serais pas autorisé. Sinon, il s'avère qu'il n'y a pas eu de rapports sexuels, mais il y a un état d'esprit qui a changé chez toi. Oui, oui, parce que aussi, je trouve ça. Je trouvais pas ça OK pour moi de chauffer des gens, de les amener jusqu'aux rapports sexuels pour après leur dire en fait, on va pas avoir de rapports parce que je suis coincé. Je trouvais pas ça OK. Du coup, je voulais pas jouer le jeu parce que j'aurais pu aussi juste vivre tout ça en ayant bien conscience que rien n'allait arriver parce que je suis un hypochondriaque qui angoissait, tu vois.
Il y a une histoire aussi qui nous a été racontée. Est-ce que c'est un témoignage ? Est-ce que c'est un patient qui parle de checker en permanence pendant un rapport sexuel si le préservatif est toujours en place, s'il n'est pas déchiré ? Grave. Voilà. Et ça aussi, la PrEP permet de...
de rendre plus fluide le rapport sexuel et de ne plus avoir cette angoisse-là. C'est le dernier témoignage que j'ai reçu. Un auditeur sur Instagram qui me dit « Moi, je réfléchis à la prendre, la PrEP, en plus de la capote, parce que j'hésite toujours à sucer un mec ou bien je vérifie plusieurs fois que le mec a toujours la capote quand il me prend. » Donc ouais, tu m'étonnes. C'est un vrai interrupteur de plaisir et de lâcher prise. Tu es sans cesse dans ça.
Donc ça, c'est le dernier élément pour moi. Est-ce que tu es d'accord ? En plus d'une sexualité active, de noter dans la balance risque-bénéfice, dans quelle mesure ça m'autorise la PrEP ? Quel impact ça a sur ma santé mentale ? Tu es d'accord ? Oui, et puis sur ta vie sexuelle plus largement. Tu parlais des modalités de prise. Peut-être qu'on peut en parler maintenant ?
oui alors les deux derniers éléments de cette petite catégorie de les questions à se poser sur la PrEP c'est est-ce que je la prends en continu à la demande et qu'est-ce que ça veut dire en termes de test et d'engagement médical donc ouais vas-y c'est le bon moment justement cette question de continu et à la demande moi ce que je dis aux patients c'est que la PrEP c'est la PrEP qui s'adapte à votre vie sexuelle et pas votre vie sexuelle qui s'adapte à la PrEP
En clair, nous, au 190, on a cette coche, cette case à cocher en continu à la demande. Il n'y a plus aucun médecin qui la remplit. Au 190, c'est le centre de santé sexuelle LGBT dans lequel je travaille. À Paris. Oui. Pour les gens qui n'ont pas écouté l'épisode 1, car tu l'avais déjà dit. Oui. Vous aviez cette case à cocher avant sur vos formulaires. On l'a toujours, mais on ne la remplit plus parce que ça ne veut rien dire. En fait, la PrEP, les gens vont la prendre en fonction de leur...
Prise de risque réelle ou supposée. Et donc, quelqu'un qui ne prend jamais la PrEP ou qui prend la PrEP à la demande, il part une semaine à Ibiza ou à CJES, qui sont des hauts lieux de rencontres gays et donc potentiellement de rencontres sexuelles. Là, il va prendre la PrEP pendant une semaine en continu, c'est-à-dire tous les jours.
Et de retour à Paris, le rythme du boulot, il retrouve son mec. Finalement, voilà, là, il va prendre la PrEP ponctuellement quand il en aura besoin. Et à l'inverse, quelqu'un qui vit à Paris et qui prend la PrEP en continu tous les jours parce que c'est la fête du slip et qu'il y a trois mecs par jour.
Et il part 15 jours en randonnée sur le GR20 en Corse. Où là, il n'y a rien à voir du tout. Parce qu'il n'y a pas de sexe dans cette randonnée-là. Parce qu'il part avec ses trois copines et qu'il n'y aura pas de sexe. Attends, très déçu là. On pourrait croiser un bel homme qui lui aussi fait une marche. Et genre, peut-être qu'on a plusieurs tentes. Mais non, mais j'ai compris tes exemples. Et à ce moment-là, il arrête la PrEP pendant ses 15 jours de rando.
Et pour autant, que sont ces deux personnes-là ? Est-ce qu'elles sont en continu ? Est-ce qu'elles sont à la demande ? Non, elles prennent la PrEP quand elles en ont besoin. Moi, quand on a préparé cet épisode, alors que moi, je prends la PrEP, j'ai beaucoup aimé ce que tu as dit. C'est quand même une mise à jour qui, moi, m'a été utile. Je te remercie. La seule chose qui change, c'est si j'arrête
Ma PrEP, soit je la prends que en ponctuel et ma première prise, c'est toujours deux prises et je suis protégé au bout de deux heures. Du coup, si j'ai fait six mois de continu et je l'arrête et je la reprends, même si je l'ai pris six mois en continu avant, je reprends toujours deux comprimés. Pour des raisons de simplicité, on va dire oui, toujours deux comprimés.
Concrètement, si ça fait moins de 7 jours que vous avez arrêté la PrEP et que ça faisait avant plus de 7 jours que vous la preniez, vous pouvez reprendre avec un seul comprimé. Mais vous ne prenez pas la tête. C'est quoi la différence entre deux et un comprimé ? Prenez deux comprimés et vous êtes sûr avec deux comprimés, vous ne posez pas la question de la durée. Est-ce que ça faisait 6 jours ? Est-ce que ça faisait 5 jours ? Prenez deux comprimés et ça ne change rien.
En tout cas, je sais dire que la PrEP ne réduit pas les allergies, ni la toux liée à mes allergies, qu'on entend continuellement. Par contre, ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est qu'il faut toujours, quand on décide d'arrêter la PrEP, pendre, incomprimer les deux jours qui suivent la dernière prise de risque. C'est ça. Et ça, l'arrêt de la PrEP, c'est vraiment important. On en parlera un peu plus tard sur, justement, une petite astuce, parce que ça, il y a des apps...
qui te permettent en fait de savoir jusqu'à quand tu es protégé par ta PrEP et du coup tu t'assures. Toi tu utilises une app ? Non. Toi t'es un homme libre ? Oui. Tu utilises des feuillages ? C'est-à-dire ?
Je ne sais pas, j'avais envie de te dépeindre comme un homme très proche de la nature. Comment tu fais pour ne pas oublier ta PrEP ? J'essaie de la prendre à horaire fixe. En fait, je l'ai ritualisé en même temps que je me brosse les dents. Tu chantes une petite chanson ?
Et sur la prise, pour revenir à ce qu'on a dit tout à l'heure, j'ai beaucoup aimé ton exemple de « j'étais libre, donc je pouvais faire ce que je voulais au moment où je voulais ». Les gens me demandent souvent « est-ce que vous conseillez plutôt la prise à la demande ou la prise en continu ? » Pour les raisons qu'on a évoquées, c'est surtout lié à la vie sexuelle. Et la vie sexuelle, c'est ça aussi. Vous, est-ce que vous êtes plutôt un impulsif ?
Est-ce que vous pouvez programmer vos rapports sexuels ? Et si oui, la prise à la demande, elle est possible. Mais si on ne peut pas programmer et qu'on est plutôt du genre à draguer et à ramener un mec dans les 10 minutes, il faut peut-être mieux avoir la PrEP en permanence dans son corps, donc la prendre en continu ?
Ça, c'est une bonne raison. Si on n'est peut-être pas très organisé, si on risque d'oublier, peut-être qu'il vaut mieux la prendre tous les jours pour la ritualiser aussi. Et après, la fréquence des rapports sexuels. Quand on prend la PrEP à la demande, c'est deux comprimés avant, un comprimé les deux jours qui suivent. Ça fait quatre comprimés.
Si on a en moyenne plus qu'un rapport sexuel par semaine, et qu'on veut protéger chaque rapport sexuel avec la PrEP, ça veut dire qu'on va prendre un peu plus en moyenne que 4 comprimés. Donc autant passer à 7. Oui.
Autant prendre un comprimé tous les jours. En termes de chimie, ce n'est pas beaucoup plus. On a vu que les effets secondaires dans l'épisode précédent n'étaient de toute façon pas très importants et ne vont pas être majorés en passant de 4 à 7. Donc, la fréquence des rapports sexuels indique à quelle fréquence on va prendre la PrEP.
Super. Le dernier élément pour décider si et comment on prend la PrEP, c'est à quoi ça m'engage. Et on peut dire un rendez-vous de médecin tous les trois mois ?
Avant ce rendez-vous de médecin... Donc, en fait, la PrEP peut être délivrée par n'importe quel médecin généraliste. Tout à fait. Ou par des centres spécialisés. Alors, moi, j'ai des auditeurs ou des potes, je ne sais plus, qui m'ont dit qu'il y a des médecins généralistes qui débarquent, quoi. Selon là où tu habites, ils sont là. La PrEP, là... Et donc, tu vois, j'ai des... L'auditeur racontait qu'il a amené le guide de aide, qui est vachement bien fait, qui est sur notre site, le site du podcast...
et moi que j'ai beaucoup consulté, qui est vachement bien. Mais du coup, il faut trouver le bon médecin généraliste. Et si votre médecin généraliste vous dit non, non, je ne peux pas, ce n'est pas vrai. Oui, je reprécise. Depuis deux ans maintenant, les médecins généralistes peuvent initier la PrEP, c'est-à-dire peuvent faire la première prescription de PrEP et tout le suivi de la PrEP. Ils ont l'autorisation légale, ce qui n'était pas le cas avant. Ça ne se faisait que dans des hôpitaux. Maintenant, tous les médecins généralistes peuvent le faire. Oui.
Du coup, tous les trois mois, je fais des tests quelques jours avant le rendez-vous avec le médecin. Pourquoi j'ai des rendez-vous ? C'est parce qu'on va me represcrire parce qu'on ne te prescrit pas la PrEP et puis je te lâche dans la nature. Et ça, j'aime bien. Moi, ça m'a obligé à avoir un suivi adulte régulier autour de ma santé sexuelle, d'en faire un sujet comme apparemment les grandes personnes font.
en gérant bien sa vie. Je trouve que ce n'est pas une mauvaise idée. Et d'avoir un point... Tu vois, du coup, c'est quelqu'un avec qui je peux parler d'hémorroïdes, de santé anale. Enfin, c'est pas mal, du coup. Et j'ai dû changer de médecin parce que je ne le sentais pas avec mon ancienne médecin qui était une femme totalement compétente et très bien. Mais le feeling...
de parler de cul était pas à cet endroit là et notamment ce que j'ai vérifié dans le médecin que j'ai trouvé c'est ma médecin elle était pro-sexe et j'entends par là tu sais quand tu parles à des gens et que tu dis je sais pas ils te demandent mais vous avez des rapports sexuels avec combien de personnes tu réponds et ils te disent ah ouais quand même
Parce que quand même, il est chargé de tout un tas de trucs où je suis là. En fait, tu m'emmerdes avec ton quand même. Et en tant que médecin, je n'ai plus envie de me confier à toi parce que j'ai déjà compris qu'il y a une normalité. Il y a un jugement moral. Il y a un jugement moral que ce chiffre-là, il est soit trop, soit... Donc, je me mélange un peu. Là, je voulais dire, on a un médecin. Tous les trois mois, on fait des tests.
C'est des tests qui sont assez rapides. Moi, je me mets un coton-tige dans le cul. Alors, juste pour revenir sur ces tests, parce que dans les épisodes précédents, tu parlais des tests spécifiques. Là aussi, autant tous les médecins généralistes de France et de Navarre peuvent prescrire la PrEP, autant les tests à faire sont des tests de routine. Ce ne sont pas des tests exceptionnels qui doivent se faire dans des endroits spécialisés. On peut faire ça dans n'importe quel laboratoire. À bon point.
Et moi, j'invite tout le monde à les faire dans n'importe quel laboratoire et pas dans des centres spécialisés. Après, ces tests, ils consistent en quoi ? Ils consistent à vérifier que vous êtes toujours séronégatif pour le VIH, parce que si vous êtes séropositif, ce n'est plus le même traitement. C'est une trithérapie et puis une bithérapie.
Et on vérifie que vos reins fonctionnent bien, puisque c'est l'effet secondaire, l'effet indésirable le plus problématique et qui va entraîner potentiellement un arrêt de la PrEP. Tous les autres tests sont des tests pour lesquels on profite que vous allez au labo pour aller dépister les infections sexuellement transmissibles. Ils ne sont pas obligatoires, mais ils sont dans le pack.
Et c'est à cette occasion-là, en fait, on profite de faire un dépistage des IST. Exactement. Donc moi, je fais, je ne connais pas les bons noms, le coton-tige dans le cul, c'est quoi ? Donc on fait un écouvillon, on va rechercher au niveau, avec un écouvillon, enfin avec trois écouvillons, on va rechercher au niveau anal.
Au niveau de la gorge, et vous allez faire pipi dans un petit pot pour rechercher du gonocoque et du chlamydia sur les trois sites. Les trois sites. Oui, les trois sites. Les trois endroits du corps parce que c'est là où je peux avoir...
La gonocoque, c'est ça ? Gonocoque et chlamydia. Et chlamydia, c'est les deux qu'on cherche ? C'est les deux qu'on cherche en faisant ces prélèvements-là. Alors moi, le petit moment astuce, donc il y a des laboratoires où on me demande de me faire moi-même le test au fond de la gorge. Et en vrai, on te donne une notice qui est incompréhensible.
Pourquoi tu lèves la tête ? Parce qu'au 190, tout le monde fait ses autoprélèvements pharyngés sans aucun problème. Alors, toi, tu es un être supérieur. Moi, petite Jean, j'ai eu... Mais je te parle des patients. Ben oui, alors je suis bête, pas comme tes patients. Mais moi, je te promets que je trouvais que la notice n'était pas claire. Et du coup, dans un autre laboratoire, ils me l'ont fait. Une fois qu'on te l'a fait une fois, tu sais où tu dois aller chercher.
Moi, ce que je dis aux patients, c'est que si vous mettez les coubillons et que vous avez envie de vomir, c'est que vous êtes au bon endroit. Ok, voilà. Très bon point. Le deuxième, c'est le anal. Ça, j'ai toujours été tout seul et j'ai du mal à comprendre jusqu'où je dois l'enfoncer. D'accord. Pas très loin parce que l'infection, elle est à l'entrée du rectum. Donc, il n'y a pas besoin d'aller se chatouiller les amygdales, mais par l'autre côté. Oui.
Non, mais vraiment, le coton-tige, l'écouvillon, il est petit. Donc oui, il faut l'enfoncer de 3 cm. Ok. Je dois le laisser combien de temps à l'intérieur ? Et on fait une petite dizaine de tours. On le tourne un petit peu. On fait une petite dizaine de tours et on le retire.
En fait, on fait une dizaine de tours pour aller gratter un peu la muqueuse rectale et pour aller chercher les bactéries, le gonacoque ou le chlamydia. Et c'est pareil au fond de la gorge, il faut aller, il faut tourner un petit peu, il faut frotter et tourner un petit peu les couvillons. Et moi, ça me fait mal analement quand je tourne le coton-tige et tout, il frotte. Et puis les poils s'enroulent autour ?
T'as des poils à l'intérieur, toi ? Non, à l'extérieur. Mais quand on tige, il la tige. OK. La tige. Oui, oui. Oui, c'est pas agréable. Et puis, faut pas le lubrifier avec sa salive. Parce que sinon, on fait... Qu'est-ce qu'on fait ? On fait un test anal ou on fait un test de la gorge ? Exactement. Dernière question. S'il y a du caca, s'il y a de la merde ?
Est-ce que ça empêche le test ? Le labo va le dire. Le labo va dire si c'est interprétable. Il va rendre soit un résultat, soit il va dire que c'est interprétable. D'accord, ok. Donc ça, c'est la... Il vaut mieux aller aux toilettes avant. Il vaut mieux aller aux toilettes avant, mais... Ça va arriver plein de fois. Mais pas se faire un lavement avant, parce que c'est pareil pour l'urine. Il ne faut pas nettoyer avant, sinon on enlève les bactéries. Ok. Enfin, pas toutes les bactéries, mais...
C'est le seul truc un peu relou de mes tests PrEP tous les trois mois, c'est que du coup, je dois ne pas avoir fait pipi deux heures avant. Oui. Le temps de laisser aux bactéries, s'il y en a, de se développer dans l'urètre. Parce que du coup, il y a des cotons-tiges et un test pipi. Exactement, le premier jet urinaire. Le premier jet dans un petit pot. Bon, ce serait le seul truc où...
Mais sinon, c'est ça et c'est tous les trois mois. Une prise de sang. Une prise de sang. Et c'est tout. Et moi, ce que du coup, je trouve vachement chouette, c'est que quand il y a un bon lien avec le médecin, on peut parler Morpion, on peut parler de plein d'autres trucs qui peuvent arriver. Et du coup, c'est quelqu'un qui est identifié pour sa santé sexuelle. On a déjà balayé le terrain. On a déjà une confiance.
Donc du coup, s'il m'arrive quelque chose pendant mon cheminement de sexualité, j'ai une personne de confiance. Et ça, ça a beaucoup de valeur quand tu essayes de t'épanouir sexuellement et que tu fais tes petits tests. Alors moi, ce que je donne comme conseil aux patients, parce que en 190, on est un petit peu débordé, mais je pense que tous les médecins actuellement sont débordés. Pour trouver le bon médecin PrEP et le bon médecin généraliste, je leur conseille de regarder dans Doctolib et regarder s'il y a marqué suivi PrEP dans les motifs de consultation.
Et donc, un médecin qui est officiellement Marc, qui fait du suivi PrEP, c'est qu'il va être très ouvert sur cette question-là. Déjà, il sait ce que c'est. Et puis, il va pouvoir, avec un médecin avec qui on sait, on va pouvoir en parler. Très bonne idée.
L'autre option, c'est de demander à ses copains dans son entourage. Donc, suivi PrEP, je le mets dans la barre recherche. C'est une petite étiquette qui apparaît sur le profil du médecin. Malin. Dans quel cas les examens pour lancer la PrEP peuvent être utilisés pour ne pas me donner la PrEP ?
Si je suis séropositif. Si tu es séropositif. Et si tu as une fonction rénale qui est très altérée. Si ton terrain ne filtre pas bien le sang, là, ça peut être un motif pour ne pas prescrire la PrEP.
Et puis on fait aussi un dépistage de l'hépatite B, parce que si on est positif à l'hépatite B, il faut prendre la PrEP tous les jours, parce que la PrEP agit aussi sur l'hépatite B, mais il y a un risque de résistance si on la prend ponctuellement.
Moi, je suis vacciné contre l'hépatite B. Donc, tu n'as aucun risque de contracter l'hépatite B. Et ce n'est pas le cas de toutes les... Je ne sais pas pourquoi je suis vacciné pour l'hépatite B. Ce n'est pas usuel ? Non, ce n'est pas usuel. Il y a eu une campagne de vaccination nationale, peut-être au moment où tu étais au collège ou au lycée. Mais maintenant, c'est un des vaccins obligatoires. Donc, tout le monde va être vacciné. Mais il y a quand même encore 300 000 porteurs de l'hépatite B en France.
Donc 300 000 personnes qui ont une maladie qui, pour le coup, est chronique parce qu'il n'y a pas de traitement curatif contre l'hépatite B.
Justement, un auditeur demande « Est-ce qu'un médecin peut te refuser la PrEP en prenant pour argument ce rapport bénéfice-risque ? Hashtag VQ. » C'est un auditeur qui m'a envoyé ce message sur Instagram. Et je lui ai demandé, il m'a dit « Oui, oui, le médecin me l'a d'abord refusé ou ensuite m'a dit « Ok, mais sur un test. »
Et il m'a dit c'est pas en France et lui il habite en Suède je crois. D'accord. Un des pays, je crois que c'est Suède. Est-ce qu'un médecin en France a le droit de me la refuser ?
Un médecin peut refuser, oui. Un médecin peut refuser de prescrire un traitement pour plein de raisons. Et dans ce cas-là, il faut qu'il donne les raisons pour lesquelles il refuse. Mais si une personne, si un auditeur estime qu'il a besoin de la PrEP pour plein de raisons différentes, il faut qu'il aille prendre un avis auprès d'un second médecin.
Ce que je disais sur les personnes qui sont en couple exclusif avec une personne séropositive, à eux, on ne va pas leur prescrire la PrEP. Ça n'a pas d'utilité. Et là, on a un rapport bénéfice-risque qui est mauvais.
parce qu'il y a les effets secondaires de la PrEP dont on a parlé. Mais si être en couple avec une personne séropositive, ça implique pour la personne séronégative d'être hyper angoissée, de ne pas avoir de sexualité, d'y penser tout le temps, peut-être que la PrEP devient indiquée. Donc si je suis un auditeur et on m'a refusé la PrEP, tu me conseilles quoi ? De voir un autre médecin ?
Ou d'aller voir directement dans un centre qui est spécialisé dans la PrEP, donc dans un Cégide ? Ouais. Je m'étais planté dans ma préparation d'épisode et j'ai là une question qui, en fait, aurait dû être dans l'épisode 2. Mais on va quand même la faire. C'était un auditeur qui dit « Il y a des personnes qui ne tolèrent pas bien, surtout au niveau ventre,
Je crois qu'il y a des différences en termes de médicaments. C'est-à-dire, tu l'as dit dans l'épisode précédent, il y a sept génériques différents. Toi, tu te conseilles d'essayer. Donc, elles ont toutes le même effet. Elles fonctionnent pareilles. En tout cas, à chaque fois, il y a les deux molécules dedans. Donc, les deux molécules sont efficaces.
C'est juste l'enrobage qui est différent. D'accord, l'enrobage qui contient... Qui peut contenir du lactose par exemple ou qui peut contenir d'autres excipients. D'ailleurs, ils ont des couleurs différentes et parfois ils ont un peu des formes différentes. Ok.
Et du coup, je peux demander à mon médecin d'en changer pour les essayer jusqu'à ne plus avoir mal au ventre ? Alors, le médecin, lui, va prescrire les deux molécules. Il va prescrire l'entricitabine et le ténophovir. C'est au pharmacien qu'il faut en parler. C'est le pharmacien qui délivre le médicament. Et donc, lui, il faut lui demander un autre générique.
Donc ça, je suis libre de le faire. Je peux prendre un générique de chaque laboratoire pharmaceutique par jour. Si jamais en cours de traitement PrEP, je change de gélule, mais je la prends à la bonne heure comme on avait dit.
Il n'y a pas de sujet. Je peux même avoir, tu vois, un jour je prends PrEP 1, le lendemain je PrEP 2, puis je reprends PrEP 1 ensuite. Tout ça, ça marche. Alors, il faudra juste vérifier la péremption des boîtes.
Et il y a notamment un sujet pour les gens qui prennent la PrEP à la demande. Quand on est sous les flacons de PrEP, il y a deux types de PrEP. Soit les comprimés sont emballés dans des emballages individuels, soit ils sont tous mélangés dans un flacon. Et les flacons, il faut les consommer dans le mois.
Dans les 30 jours. Dans les 30 jours, oui. En gros, c'est les trucs à l'américaine, les pots que tu ouvres. Et on considère que comme ils sont à l'air libre... Avec un petit dessicateur dedans, oui. Alors, ce que j'ai lu, justement... Un dessicateur ? Un dessicateur. C'est ça, le truc qui se balade ? Oui. Intéressant. Et c'est précisé, d'ailleurs, dans la notice que tu m'as fait lire, puisque je ne l'avais jamais lue. Déjà qu'il ne faut pas avaler le dessicateur. Bon.
C'est plutôt une bonne idée. C'est une bonne idée. Mais surtout, je crois que dans la notice, il y avait marqué qu'il fallait... C'était 90 jours et j'étais assez étonné parce que nous, on dit plutôt 30 jours. Conditionnement du flacon à utiliser dans les 90 jours suivant la première ouverture.
Ouais. Du coup, moi, je conseille aux gens de... Enfin bon, est-ce que j'ai besoin de conseiller les gens ? Moi, personnellement, je prends en blister. C'est le terme que les pharmaciens comprennent. C'est en emballage séparé. C'est comme le Doliprane, quoi. T'appuies et puis tu sors la capsule. Ça voyage mieux aussi. Comme ça, ça prend... Voilà. Sauf que la boîte est beaucoup plus grosse. Mais tu les coupes. Oui, tu peux les couper, oui. Ouais, ouais.
Et ça, en effet, il faut regarder la date de péremption. En blister, c'est beaucoup plus long. Oui, en blister, c'est plus long. C'est deux ans quasiment. C'est deux ans, oui. Super. Peut-être qu'on va parler du coût de la PrEP ?
Mais bien sûr, c'est une bonne idée. Donc la PrEP, c'est pris en charge à 100% si vous avez la sécurité sociale. Ça ne passe pas par la mutuelle. Donc il n'y a pas de besoin d'avoir une mutuelle pour que ce soit pris en charge à 100%. Par contre, la mutuelle sera nécessaire pour prendre en charge à 100% la biologie. Oui, donc les tests tous les trois mois. Les analyses tous les trois mois. Puisque moi, les gens savent tout.
Presque. Et donc, je suis auto-entrepreneur, c'est pour ça que je demande des dons et je dépends des dons des auditeurs. Je n'ai pas de mutuel. Je paye une vingtaine d'euros tous les trois mois pour faire les tests que l'on a décrits juste avant. Et ça peut monter entre 20 et 30 euros. 30 euros, c'est quand mon médecin s'est mis à chercher les trucs sur le foie, là. Ouais.
À faire des tests complémentaires. À faire des tests complémentaires. Mais j'ai trouvé que du coup, c'était quand même très... C'est très honnête pour des tests... C'est bien couvert, quoi. La Sécurité sociale prend en charge 65% des frais. Donc, voilà. Et en termes de coût, c'est transparent pour ceux qui l'apprennent. Mais il faut savoir qu'une boîte, c'est environ 170 euros. Donc, quelqu'un qui l'apprend tous les jours, ça fait 170 euros par mois.
que ça coûte à la Sécurité sociale. Pour autant, la Sécurité sociale, c'est un assureur. Et s'ils ont décidé de rembourser la PrEP à ce prix-là, c'est qu'ils savent qu'il vaut mieux rembourser la PrEP à des gens qui vont la prendre ponctuellement ou en continu pendant un an, quatre ans, dix ans,
Donc, il vaut mieux rembourser à beaucoup de gens cette somme-là plutôt que de voir quelques personnes qui vont devenir séropositives. Et qui coûtent plus cher à la sécu. Et qui vont coûter beaucoup plus cher parce qu'être séropositif, c'est être séropositif toute sa vie, c'est faire des examens complémentaires, c'est avoir un suivi beaucoup plus important. Donc, il n'y a pas de culpabilité à avoir de « je coûte cher à la sécu parce que je prends la PrEP ». Tu as des patients qui te disent ça ?
Les petits fous, ils s'inquiètent du trou de la sécu au lieu de s'inquiéter de leur trou à eux. Faut pas que vous ayez de culpabilité vis-à-vis de la société à prendre la PrEP.
La PrEP, si le législateur et l'assurance maladie ont décidé de la rembourser, c'est qu'ils ont estimé que ça avait un service médical rendu suffisamment intéressant pour ça. Et là-dessus, il n'y a pas de morale non plus. Il n'y a personne qui va vous juger parce que tu te rends compte que tu coûtes à la Sécu parce que tu baisses sans capote. Non, non, c'est...
Vous êtes validé au niveau sociétal. La société l'a validé. Et moi, j'ajouterais, si quelqu'un vous dit ça, éloignez-vous. Partez. Faites comme Adèle et Nel. Levez-vous et barrez-vous. Franchement, si quelqu'un te dit tu coûtes cher à la Sécu pour baiser sans capote, c'est peut-être quelqu'un avec qui j'ai envie d'avoir un débat ou me défier, mais ce n'est pas une personne qui va nous aider à être dans un élan d'épanouissement sexuel. Peut-être que c'est aussi ma mère ou mon oncle et je n'ai pas le choix de me lever et de me barrer.
Mais c'est surtout très culpabilisant parce qu'on parle de sexualité et donc on juge les comportements sexuels, mais on ne va pas juger la chimiothérapie de la personne qui a un cancer du poumon à cause du tabac, ou on ne va pas juger quelqu'un qui est diabétique ou quelqu'un qui aura eu un accident de la route. Il y a des risques dans plein de situations différentes et la solidarité nationale, elle sert à ça, elle sert à accompagner
les risques que les gens prennent. Alors là, j'étais complètement passé à côté de cet argument-là en préparant avec toi et je découvre qu'il y a des gens qui s'inquiètent de ça. Oui, parce qu'on n'en avait pas parlé en préparation, mais ça me vient là. Oui, mais c'est super.
Vachement important. Un auditeur demande, est-ce qu'il y a des contre-indications ? C'est-à-dire, en plus, on a parlé des examens, etc. Mais un auditeur, lui, il a un médicament pour le trouble de son rythme cardiaque et un médicament pour son épilepsie. Contre-indications ?
Avec d'autres médicaments ? Par exemple, cet auditeur-là, il a deux médicaments. Les deux seules contre-indications, on en a déjà parlé deux fois, c'est une insuffisance rénale profonde et une séropositivité au VIH. Pour le reste, il y a très peu d'effets indésirables avec d'autres médicaments et avec d'autres substances en clair.
même si je ne le recommande pas. Vous pouvez boire de l'alcool, vous pouvez prendre toutes les substances licites ou illicites que vous voulez avec la PrEP. Ça ne va pas diminuer ou augmenter son effet, ça ne va pas avoir des interactions avec d'autres choses. Sauf ?
Si je bois tellement que je la vomis ? Oui, c'est sûr qu'il faut la prendre. C'est très détail là. Donc là, par exemple, cet auditeur, de toute façon, on l'invite à trouver son médecin et à vérifier. Mais là, toi, en tant que médecin, trouble du rythme cardiaque, donc il prend du sotalol et il a de l'épilepsie, il prend du Gardénal. Pas de contre-indication ?
Tu m'as déjà, je crois, parlé de contre-indications avec des compléments alimentaires, dont mes graines de chia. Oui, mais ça, en fait, plus globalement, ce n'est pas une contre-indication entre la PrEP et les compléments alimentaires. C'est une contre-indication des graines de chia ou du charbon activé. J'ai un patient à qui s'est passé ça. On ne lui avait pas dit que le charbon activé, ça absorbait toutes les molécules chimiques. Et donc, lui, il prenait son charbon et sa PrEP.
Et la graine de chia et le psyllium font la même chose, elles vont garder dans l'intestin les molécules chimiques et donc elles vont empêcher qu'elles soient absorbées. Donc il ne faut pas prendre de médicaments avec charbon activé, graine de chia ou psyllium, parce que sinon le médicament ne va pas être digéré. Mais ça va avoir un impact sur le fait... Donc je n'ai pas été protégé par ma PrEP ?
tandis que je la prenais en même temps que ma graine de chia. Il faut prendre à deux heures d'intervalle minimum. À deux heures ? Oui. Ça, c'est prouvé par des études ? Bien sûr.
C'est très intéressant, je ne le savais pas. Alors, pourquoi graines de chia et psyllum ? C'est pour celles et ceux qui nous ont écoutés sur le plaisir anal et la sodomie. Moi, tu sais que maintenant, je mange des graines de chia quotidiennement. Et alors ? Avec des petites fraises, parce que c'est la saison. Bof, bof la saison. As-tu un transit régulé grâce aux graines de chia ? Ouais, vraiment en plus. Mais après, je ne sais pas si c'est... Je ne sais pas si sans...
Mais oui. Du coup, il est mieux régulé. Les lavements, c'est mieux. Je suis très heureux du cul. Mais je dois attendre deux heures entre mes graines de chia et... Et tout autre médicament. Et tout autre médicament. C'est-à-dire là, mes trucs contre les allergies, je ne les prends pas en même temps que la PrEP. Non, tu ne les prends pas en même temps que tes graines de chia. Tu peux les prendre en même temps que ta PrEP.
Ok, très intéressant. Ok, mode de prise. Un auditeur demande, est-ce qu'on est bien sûr que le schéma toutes les 24 heures... Est-ce qu'on est bien sûr... Alors, je vais la refaire parce que je crois que je ne comprends pas sa phrase. Est-ce qu'on est bien sûr sur le schéma toutes les 24 heures, plus ou moins deux heures ? Est-ce mauvais si on décale de deux heures tous les jours ? Non, on peut.
Alors, si on est à la demande, respecter les horaires, c'est important. À la demande, c'est ponctuellement. J'en prends deux. Je suis couvert dans deux heures. Et après, le lendemain, à la même heure, j'en prends un. Et après, le surlendemain, à la même heure, j'en prends un. Plus ou moins deux heures.
En clair, si je prends les deux comprimés le premier jour à midi, le lendemain, je prends un comprimé entre 10h et 14h et le surlendemain entre 10h et 14h.
Ça c'est important de respecter parce que la cinétique d'élimination du médicament fait qu'il faut être régulier pour avoir toujours une quantité suffisante de médicaments dans le sang pour être protégé contre le VIH et l'éliminer. Ça c'est comment fonctionne la PrEP épisode 1. Donc il y a deux épisodes, tu l'as bien expliqué si les gens veulent...
en continu en revanche ? en continu en revanche on peut être un peu plus souple et c'est d'ailleurs très bien expliqué dans le guide de aide dont tu as fait la promotion tout à l'heure et que j'invite vraiment tous les gens à aller voir parce que c'est une vingtaine de pages qui expliquent tout de la PrEP si on est en continu depuis plus de 7 jours si on a oublié un comprimé si ça fait moins de 12 heures on le reprend on prend le comprimé
Si ça fait plus de 12 heures, on ne prend pas le comprimé et on reprend le comprimé le lendemain à l'horaire habituel. Donc ça veut bien dire que... Parce qu'on considère que... Parce qu'il y a suffisamment de médicaments dans le sang depuis 7 jours, on a une concentration suffisante pour être protégé un jour sans médicaments. Ce qui veut dire aussi que, sur le même principe, il faut prendre un comprimé tous les jours et au-delà de 7 jours, l'horaire importe peu.
En clair, si j'ai fait une grasse mat et que je me lève à midi, alors que d'habitude je le prends le matin à 8h avant d'aller au boulot, si on est en continu, ce n'est pas grave. Il faut le prendre une fois par jour. Après 7 jours ? En continu, après 7 jours, il y a une fenêtre de flexibilité. Oui, il y a une fenêtre thérapeutique beaucoup plus large. Alors du coup, je vais pouvoir raconter moi mon expérience ?
J'ai un peu honte, mais c'est ainsi. En fait, j'avais mon cerveau qui me jouait des tours, c'est-à-dire je prends ma PrEP.
Et sauf que... Alors que je... Donc, parfois, je la prenais sans y réfléchir, en faisant autre chose. Et du coup, trois heures plus tard, je me disais, mais est-ce que je l'ai prise ce matin ou pas ? Donc, tu vois, manque d'attention. Et je ne le notais pas sur l'app. Et j'ai vraiment senti qu'il y avait quand même un peu de cette hypochondrie passée qui me rejouait des tours. Parce que, tu vois, par rapport à mon antihistaminique, là, pour mes allergies de maintenant...
genre je sais très bien si je l'ai prise ou pas, il n'y a pas mille sujets, donc j'ai quand même noté qu'il y avait un truc, alors au début du coup je me suis dit ok il faut marquer mon cerveau, donc du coup je disais tout fort PrEP, moi c'est le matin que je prends la PrEP, donc je lui dis bah vas-y tu le dis tout fort,
Bon, déjà, un, j'ai accueilli toute ma petitesse humaine. Et je me suis dit, bon, c'est un peu ridicule que ça t'arrive. Et bon, j'avoue, ça me saoule. Mais en vrai, ça m'arrive. Du coup, je vais plutôt essayer de prendre soin de moi. Donc, qu'est-ce que je peux faire pour ? Donc, j'étais là à chanter PrEP avant de la prendre. Mon cerveau, plusieurs fois, quand j'étais fatigué ou stressé, je me suis redit, mais t'es sûr, tu l'as pris. Et c'est trop bizarre, ce moment...
où tu perpilles un peu avec la réalité, où t'es là, bah oui, quand même, mais... Donc j'allais voir mon blister, tu sais, l'emballage du médicament, et je me disais, bah là, du coup, c'est celui-là que j'ai percé ou c'est celui-là, bon, donc ça marchait pas. Maintenant, j'ai la solution. Je mets...
Donc j'ai les blisters, un emballage, ça marche pas c'est pour le pot, et sur chaque blister je mets le jour, donc le L pour lundi, le M pour mardi, le M pour mercredi, etc. Du coup ce qui fait que je prends le médicament du bonjour, donc j'ai plus à chanter, etc. Maintenant que mon cerveau fait des tours, je vais voir...
et je vois bien que le lundi il est ouvert donc c'est bon un peu comme un calendrier de l'avant un peu comme un calendrier de l'avant sachant que l'application j'ai pas mon téléphone là moi je prends celle rouge MyPrep ouais qui est très bien et elle elle fait tout le taf en fait tu dis quand tu la prends et elle te dit du coup la prochaine vous la prenez demain entre telle heure et telle heure
et même quand je mettais à jour cette app j'arrivais pas à, enfin mon cerveau me disait non en fait tu l'as mis à jour mais tu l'as pas prise et à mon avis je suis pas le seul je pense que je suis le seul à le raconter je pense que c'est pas le truc que tu racontes facilement mais je pense que ce côté cette puissance de l'hypocondrie d'autres peuvent l'avoir et donc j'ai trouvé que la petite asie c'est pas mal
Tu veux réagir à ça ? Je pense que c'est très important d'être régulier et de l'apprendre bien. C'est ce qu'on disait dans l'épisode 1, elle marche à 100% que si on l'apprend bien. Donc il faut que chacun trouve son astuce pour ne pas l'oublier en fonction de son schéma de prise.
Donc toi, tu as écrit sur ton blister, il y a l'application, il y a des gens qui mettent une alarme, il y a des gens qui vont l'hyper-ritualiser en le prenant toujours à la même heure. Chacun, en fonction de son mode de vie, va trouver... Mais il faut vraiment y réfléchir. Et moi, ce que je fais sur le premier mois de prise de PrEP, je dis aux patients, vous prenez la PrEP, peut-être que vous n'aurez pas de rapport sexuel, mais faites de la PrEP à blanc,
Parce que non seulement vous allez avoir et subir les éventuels effets secondaires digestifs, et vaut mieux avoir envie de vomir quand on n'a pas un rencard que quand on est avec un mec, mais surtout vous allez voir comment vous intégrer les deux prises après la première, les deux jours suivants, pour ne pas les oublier. Hum.
Et qu'est-ce que vous mettez en place ? Et vaut mieux le faire dans un schéma où tu n'as pas eu de rapport sexuel à risque plutôt que si tu as eu un rapport sexuel à risque. Parce que dans ce cas-là, on passe sur un autre truc qui est le traitement post-exposition pendant 30 jours. Complètement. Dernière question d'un auditeur qui me dit...
Il faut que j'arrive à... Ok. Hello Guillaume. Super tes podcasts. Mais vraiment. Émoji visage entouré de cœur. Question sur la PrEP, s'il te plaît. Les comprimés sont assez gros et parfois j'ai l'impression qu'ils restent coincés plusieurs heures au fond de ma gorge. Je ne prends pas la PrEP en continu. Vu que les comprimés doivent être pris à heure précise, est-ce que je cours un risque si le comprimé ne descend pas dans les délais dans l'estomac ?
C'est bizarre comme question, mais ça m'a fait beaucoup stresser et j'ai vu sur le web que je n'ai pas le seul à qui ça arrive d'avoir un comprimé coincé. Un grand merci par avance et j'espère que tu continueras encore longtemps.
Je vais rejoindre la communauté des donateurs, promis. Ce n'était pas fait exprès, mais c'est lui qui le dit. Bise et à très vite. Mais je l'ai mis à ce moment-là parce que, tu vois, lui comme moi, on a des idées un peu... Je crois que tous les deux, l'auditeur et moi, on sait que c'est irrationnel. Mais ça existe. Donc, qu'est-ce qu'on lui répond ? Donc, il dit un comprimé qui reste bloqué.
dans le zoophage et qui du coup ne va pas se dissoudre. C'est possible ? Alors, il ne va pas se dissoudre tout de suite, mais il va quand même se dissoudre. Si on a l'impression que c'est bloqué, il faut boire de l'eau. Il faut aller le vider, vider le zoophage. Le zoophage est aussi un lieu d'absorption.
En fait, le tube digestif commence dans la bouche et donc il y a de l'absorption dès la bouche jusqu'au rectum. Donc le médicament peut commencer à être absorbé dans l'osophage. Et puis de toute façon, on est en permanence en train de saliver et d'avaler sa salive et donc il y a aussi de la salive qui va faire descendre du comprimé dans l'estomac et donc être absorbé.
Peut-être une autre astuce, c'est si quelqu'un a vraiment un doute, de peut-être manger un morceau de pain. Parce que tu manges un morceau de quelque chose, donc pas des graines de chia. Donc ça pousse ? Ouais, tu vois, je me dis que ça pète...
Oui, boire un coup ou manger un truc, bien sûr. Si jamais c'est en effet quelqu'un d'anxieux, avec l'émotion ou le stress, c'est un endroit où on peut avoir l'impression que ça se comprime. C'est peut-être ça qu'il ressent ?
Aussi, ça peut être psychosomatique, psychologique. C'est pas au fond de la gorge, sinon on le virait et puis sinon il s'étoufferait. C'est plutôt comme tu l'as bien dit, plutôt dans l'osophage, peut-être au début de l'osophage. Mais dans ce cas-là, oui, il faut manger ou boire un coup.
Mais encore une fois, on absorbe dès l'osophage. Alors, ce n'est pas aussi efficace que l'intestin, mais il y a de l'absorption à ce niveau-là aussi. Il ne faut pas reprendre un autre comprimé, surtout pas. Oui, bon point. Et puis, s'il est angoissé, peut-être que le sujet, c'est de passer en continu pour être protégé en permanence, quelle que soit l'heure à laquelle il le prend. Bonne idée !
Eh bien voilà, cher auditeur, tu sais tout. Merci Thomas. On va finir quand même en disant que moi, du coup, j'ai repris la PrEP. En fait, je crois que tu vois, dans l'épisode 2, je n'ai pas fini mon histoire. Je ne suis pas allé au bout, mais c'est la vie du direct. Du coup, moi, j'ai pris la PrEP. Ça a augmenté deux indicateurs dans mon foie qu'on check tous les trois mois.
Du coup, mon médecin généraliste me dit, oh là là, arrête et va voir un gastro-entérologue. Je veux avoir le point de vue de quelqu'un dont c'est encore plus le métier que moi. Toi, tu dis que la PrEP n'a pas d'effet direct sur le foie, mais qu'on observe le foie pour des questions d'hépatite, qui là sont des infections sexuellement transmissibles. Ou autre raison qui inflame le foie. Ou autre raison. Ouais.
Ce gastro-entérologue m'a dit peu, peu, peu. C'est le pont parisien. Mais c'est d'ailleurs grâce à un auditeur. C'est un auditeur qui m'a donné le contact. En gros, j'ai demandé sur Instagram le nom d'un gastro-entérologue gay-friendly. Parce que moi, quelqu'un un peu homophobe ou anti-sexualité qui dit « Non, t'as aucun intérêt à prendre un médicament, mets une capote et fais pas chier. » Non, moi, je veux vraiment quelqu'un qui dit « Oui, prends pas la PrEP, même si j'en ai compris les bienfaits. »
Le gastro-entérologue a dit, mais non, tu t'inquiètes quand c'est trois fois plus élevé. Reprends là, je suis sous PrEP.
C'était pour finir cette histoire que j'ai commencé à l'épisode 2. Je suis vraiment un podcasteur de Pocati. Merci Thomas. Merci Guillaume. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose sur la PrEP ? Je ne crois pas. Je pense que ce qu'on a dit dans les épisodes, si vous estimez avoir besoin de la PrEP, allez en parler à un médecin dont c'est la spécialité, en tout cas un généraliste qui s'y connaît.
et puis aller évaluer avec lui si vous avez besoin de l'apprêt réellement comment vous en avez besoin on continue à la demande de temps en temps voilà ça peut être un sujet de discussion et envoyez nous un email ou un message vocal allez sur le descriptif de l'épisode site du podcast il y a mes coordonnées et dites nous ce que vous avez pensé de cet épisode je partage tous les retours à Thomas et j'en suis ravi merci à bientôt merci Guillaume