Sodomie et plaisir anal (2/6) Astuces si tu as mal quand tu es passif (pénétré)

Partie 2 sur 6

Serrer les dents, ne rien dire pour ne pas casser le moment, attendre que ça passe : que faut-il vérifier quand la sodomie fait mal ?

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⚠️ Sujet sensible : viol

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Le médecin Thomas Grunemwald répond dans cet épisode du podcast :

  • La douleur n'est jamais un passage obligé : éliminer d'abord une IST, une fissure, une fistule ou des hémorroïdes
  • Un proctologue examine l'anus à l'anuscope : une à deux visites par an quand on a des rapports anaux
  • La sodomie n'abîme ni le sphincter ni la continence : c'est la pénétration brutale qui crée des micro-lésions
  • Décharges électriques, chaleur : des sensations neuves que le corps prend pour de la douleur avant d'apprendre à les érotiser

💡 Les conseils du médecin

Le Dr Thomas Grunemwald est médecin au 190, le centre de santé sexuelle communautaire parisien.

Pourquoi ai-je mal pendant une sodomie ?

Parce que quelque chose ne se passe pas bien, jamais parce que ce serait normal. L'anus n'est pas une zone naturellement pénétrée : les sensations y sont neuves et le corps les interprète d'abord comme une douleur, explique le Dr. Thomas Grunemwald. Une chaleur, une décharge au contact de la prostate peuvent devenir excitantes une fois apprivoisées. Mais une vraie douleur impose de s'arrêter et de chercher pourquoi.

Quelles causes médicales peuvent expliquer une douleur anale ?

Quatre, principalement : une infection sexuellement transmissible, une fissure, une fistule ou des hémorroïdes. Le dépistage des IST se fait gratuitement et anonymement en CeGIDD, rappelle le Dr. Thomas Grunemwald. Pour le reste, seul un proctologue peut trancher, en examinant l'anus et le début du rectum avec un anuscope.

Faut-il consulter un proctologue quand on a des rapports anaux ?

Oui, une à deux fois par an selon son activité sexuelle. C'est l'équivalent du suivi gynécologique : on va y chercher des IST, des condylomes, des lésions qui pourraient évoluer en cancer, souligne le Dr. Thomas Grunemwald. Le mieux est d'y aller une première fois quand tout va bien : l'examen est rapide et le premier contact dédramatise.

Le papillomavirus est-il dangereux quand on a des rapports anaux ?

La famille compte environ 200 virus, et 70 à 80% des gens en sont porteurs. Certains donnent des condylomes, bénins même s'ils sont peu esthétiques ; d'autres peuvent provoquer un cancer de l'anus, du col de l'utérus ou de la gorge s'ils s'installent, détaille le Dr. Thomas Grunemwald. D'où l'intérêt du suivi proctologique, qui repère les lésions suspectes.

Une opération des condylomes empêche-t-elle d'être pénétré ensuite ?

Non. La résection des condylomes reste très superficielle et cicatrise bien, indique le Dr. Thomas Grunemwald : elle n'entraîne pas de douleur durable. Si une gêne persiste, un examen s'impose pour vérifier les cicatrices. Mais le frein est souvent psychologique : le corps garde en mémoire que cet endroit a fait mal.

La sodomie abîme-t-elle l'anus à long terme ?

Non. Elle ne provoque ni fissure chronique, ni hémorroïdes, ni incontinence : les sphincters se resserrent, la continence reste intacte, assure le Dr. Thomas Grunemwald. En revanche, une pénétration brutale, sans préparation, blesse la muqueuse et provoque des micro-lésions et des saignements. Une fissure déjà présente, elle, doit être soignée avant d'essayer.

Une douleur anale peut-elle avoir une cause psychologique ?

Oui, et c'est fréquent quand aucune cause médicale n'est trouvée. Des violences sexuelles, une pénétration forcée, un souvenir douloureux associé à cette zone empêchent le relâchement, et sans relâchement la pénétration fait mal, explique le Dr. Thomas Grunemwald. Un travail thérapeutique est alors indiqué. Pour trouver un proctologue ou un thérapeute à l'aise avec les sexualités gays, les auditeurs alimentent un annuaire de soignant·es recommandés.


On en parle dans cet épisode
Le centre parisien où consulte Thomas Grunemwald, spécialisé sur la santé sexuelle gay
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Un des blocages pour moi, je reconnais, c'est que lorsque j'ai mal et que je me fais sodomiser, j'ai vachement du mal à le dire parce que je me dis « putain, je trouble le fait ». Je trouve que d'interrompre un moment intime en disant « ah, j'ai mal », j'ai peur que l'autre soit mal à l'aise. Et puis du coup, je ne sais pas trop aussi pourquoi j'ai mal. Enfin, je n'ai pas trop de solution. Donc à part juste dire « stop », J'ai l'impression que c'est un peu triste. Je suis déçu. Tu parlais de communication qui est juste fondamentale. Et moi, il y a plein... J'ai en tête un actif pour qui le fait de faire mal à l'autre, de me faire mal, était très important. Il ne voulait surtout pas me faire mal. Et si je lui disais que j'avais mal, ça le bloquait, ça le faisait demander. Donc, il y a... Je pense que la majorité des actifs sont sensibles à ça et la majorité des pénétrants peuvent aussi être pénétrés. Je ne dirais pas la majorité. Il y a des gens qui nous écoutent de Nouvelle-Calédonie, des gens qui habitent en ville et hors des villes. Non, on ne peut pas dire ça. Non, non, non, non. En tout cas, il y a des versats qui savent que la pénétration peut être douloureuse. Et donc, ça peut s'entendre de se dire, à ce moment-là, c'est douloureux. Et moi, mon blocage, il n'est pas dans ma peur de comment je vais être réceptionné. C'est trop bizarre, mais c'est vraiment que dans mon univers intime où je me dis, ça me saoule d'être un bloquant. Mais après, en vrai, tu vois, si mon partenaire me fait « Ah, t'as mal, je m'en tape », c'est pour se dire qu'il est tombé sur la mauvaise personne, quoi. j'ai pas peur de la réaction mais c'est bizarre je crois que ce que je voulais souligner c'était plus j'ai envie que ça se passe bien j'ai pas envie d'être là en train de verbaliser ah il y a un souci et c'est plus en lien avec ma personnalité tu vois de perfectionniste ou je sais pas de mec qui a des problèmes c'est marrant parce que moi je suis tombé sur l'opposé je suis tombé sur un mec qui aime pénétrer et qui aime que je lui dise que j'ai mal ouais hashtag homophobie internalisée bon c'est pas lui qui me l'a dit c'est moi qui hop offre le badge très régulièrement gratuitement un peu à tout va mais ouais il y avait peut-être une et puis c'était quelqu'un qui était pas out quelqu'un qui ne disait pas qu'il était qui ne parlait pas de son orientation sexuelle et qui était apparemment marié à une femme je l'ai découvert ok bon Mais à plein de raisons d'avoir envie de faire mal à quelqu'un d'autre. Je me souhaite. J'ai quand même décidé qu'il avait de l'homophobie internalisée. Mais non, mais t'as raison, j'en sais rien. Mais ouais, du coup, je pense que... Je pense que je ne suis pas le seul à avoir envie que le rapport sexuel se fasse sans encombre, comme une ligne droite, et qu'il n'y ait pas d'accident ou de blocage. J'ai l'impression que j'ai envie de changer ça et d'être en capacité de dire « tiens ». Et ça revient un peu à nos points autour de l'envie, du désir. Cool. Mais il faut prendre conscience aussi que c'est une zone qui n'est naturellement pas pénétrée. Habituellement, c'est plutôt une zone d'évacuation. Donc, il y a tout un apprentissage à avoir à ce niveau-là et les sensations qu'on peut avoir à ce niveau-là, qui peuvent être au départ désagréables, douloureuses. Il faut peut-être aussi les apprivoiser Et je ne vais pas dire accepter la douleur, mais en tout cas, comprendre comment ça se passe à ce moment-là pour se détendre et aller vers un rapport qui va se passer de mieux en mieux. Et on en parlera probablement, mais ça s'apprend. On s'entraîne. Il faut aller progressivement vers le fait que ce soit un moment plaisant. Et ça peut ne pas l'être au départ parce qu'on n'est pas entraîné. C'est notre point numéro 7, la sodomie c'est comme le vélo, ça s'apprend. Mais quelle transition ! en micro ou hors micro, toi et moi, on en a parlé, autour de moi, ma prostate, quand elle est stimulée, parfois, j'ai des décharges électriques. Et au début, moi, comme personne ne m'avait dit et où je n'avais pas l'information, c'est très désagréable, ce moment Pikachu à l'intérieur de moi. et je crois que c'est toi qui m'as dit bah oui en fait il y a des sensations ou une forte chaleur enfin il y a tout un tas de nouvelles sensations qui sont en tout cas pour moi qui étaient nouvelles et du coup je me suis un peu stressé en me disant ah je connais pas et du coup je me suis dit c'est la douleur en tout cas je me suis crispé d'un coup et je crois que c'est ce que tu soulignes dans l'apprentissage c'est que bon après si j'aime pas les décharges électriques et que c'est que en effet cette terminologie très péjorative vaut mieux que j'arrête mais je crois qu'en effet je les ai pas re-ressentis mais elles peuvent se transformer. Ces décharges peuvent être des choses très excitantes pour moi. En fait, ce n'est pas une zone naturellement de plaisir, mais c'est une zone qui est hyper énervée. Il y a beaucoup de nerfs à cet endroit-là, que ce soit sur l'anus, sur la dilatation du sphincter qui peut être très agréable aussi, mais aussi très désagréable sur la stimulation de la prostate. On parlait en début de capsule du fait que les femmes peuvent prendre du plaisir aussi au niveau de la sodomie. Donc, il n'y a pas que la prostate. Elles n'ont pas de prostate. Et il n'y a pas de prostate. Donc, il n'y a pas que la prostate qui participe au plaisir de la sodomie. Il y a vraiment physiquement la stimulation de plein d'endroits différents. Il y a aussi le... l'aspect psychologique, le fait d'être en communion avec l'autre, le fait d'être que quelqu'un, d'accueillir quelqu'un en soi, d'être à l'intérieur de quelqu'un, tout ça, ça participe au plaisir, mais tu as complètement raison et c'est pour ça que je voulais souligner les nouvelles sensations. Ce n'est pas des sensations qu'on a l'habitude d'avoir, donc il faut les accepter, les conquérir, les découvrir et voir si c'est une douleur ou voir si c'est juste un truc inhabituel que le corps va au départ interprété comme quelque chose d'étrange, donc potentiellement douloureux. Mais finalement, il y a plein de sensations qui vont arriver et qui ne sont pas douloureuses, mais qui sont justes et qu'on peut aussi érotiser. Cette sensation-là, par exemple, la sensation d'un Pikachu dans son cul, ça peut être juste incroyable. C'est notre point numéro 8. Si j'ai essayé et que j'ai mal. Et ça, en fait, on a plusieurs auditeurs qui nous ont envoyé des messages autour de ça. Dis-moi. Oui, je sais, ça vient de sonner chez moi, mais moi, j'attends personne. D'accord. En fait, il y a souvent des démarcheurs cheuses qui veulent vendre des trucs et tout. Et je suis là, mais non, mais en fait... Et alors ça, mais moi, j'ai pas du tout envie qu'on sonne chez moi. Et après, j'ouvre et tout. Bon, on s'en occupe pas alors. Écoute, si ça ressonne plusieurs fois, j'irai ouvrir. Ok, le point numéro 8, si j'ai essayé et qu'il y a de la douleur, on a eu plusieurs auditeurs qui nous ont envoyé des questions autour de ça. Donc là, j'ai déjà essayé. Et j'ai mal. Toi, tu dis deux choses. La première, c'est qu'il faut qu'on élimine les causes médicales. IST, infection sexuellement transmissible. Donc ça, on va faire des tests. Il y a des centres gratuits. Ou chez son médecin généraliste qui va pouvoir proposer, faire une ordonnance et aller faire un examen dans un laboratoire. Ou dans des centres de dépistage anonyme et gratuit, des Cégides. Il y en a partout en France. Et on n'est pas obligé de donner son nom et c'est gratuit. Donc il y a plein d'endroits pour faire des tests ou consulter un médecin. Tu parlais aussi de potentielles fissures, fistules, hémorroïdes. Ça, je vais plutôt chez un proctologue pour vérifier cette partie anatomique. Oui, quand même, le spécialiste au niveau anus et rectum, c'est le proctologue et c'est lui qui va pouvoir regarder en faisant un examen avec ce qu'on appelle un anuscope. Il va regarder le tout début de l'anus et il va regarder le tout début du rectum et il va regarder s'il y a une anomalie qui peut faire mal et qui explique la douleur. À ne pas confondre avec le pariscope. Non. Il y ait un guide... Des spectacles à Paris. Des spectacles à Paris. C'est un autre spectacle, mais pour le coup, il n'y a que le proctologue qui est spectateur. Ça, c'est gros blocage pour moi. Franchement, aller me foutre à quatre pattes et montrer mon fion et je... Et en fait, il faut le faire, quoi. Il faut le faire. En tout cas, si j'ai un doute, on est d'accord que là, on est dans le moment où j'ai déjà essayé la sodomie, j'ai mal. Et tout votre blabla avant, là, ça ne me parle pas. Alors, les hémorroïdes au doigt, il y a des symptômes. Tu es d'accord que fissures, fistules et hémorroïdes, dans ces trois cas-là, j'ai des symptômes visuels ou corporels qui m'aident. La douleur, la première. La douleur. Après, il peut y avoir... Au toucher, je peux le sentir. Il peut y avoir des saignements. Saignements ? Et puis les hémorroïdes, on peut les sentir au toucher. Fistules et fissures, non, on ne les sentira pas. La fistule, on ne la sentira pas. La fissure, on peut la sentir. Mais en fait, par exemple, la douleur, moi j'ai eu des hémorroïdes, mais je n'ai pas eu des autres. La douleur, c'est je vais à la selle, j'ai mal quand je fais caca, on est d'accord ? Ou même en dehors du moment où tu fais caca, tu peux avoir mal. Les hémorroïdes, ça peut faire mal tout le temps. Ça peut gratter, ça peut saigner une boule à l'extérieur, une boule à l'intérieur. Ok, du coup, si jamais j'ai mal que quand j'essaye la sodomie ou quand je me doite, mais pas ailleurs ? Mais pas à d'autres moments. Mais pas à d'autres moments. On est d'accord que ce n'est pas possible d'avoir une fistule, une fissure ou des hémorroïdes. Bien sûr. Donc, on peut quand même aller checker avec un médecin pour vérifier que cette partie organique, ça va ou au contraire traiter. Exactement. Et plus globalement, une consultation régulière chez un proctologue pour des personnes qui ont des rapports anneaux, moi, ça me semble important pour aller dépister ce genre de choses, pour aller dépister s'il n'y a pas des anomalies type des condylomes qui poussent et sur la marge anale, mais ça, on les verra. Et aussi, chacun peut les voir ou les sentir ou à l'intérieur. Donc, une consultation chez un proctologue régulière, ça me semble une bonne chose. Une fois par an ? C'est peut-être un peu fréquent, une fois par an, ça dépend de son activité sexuelle, une à deux fois par an. Mais en tout cas, avoir un premier contact avec un proctologue, et comme les femmes vont chez le gynécologue tous les ans ou tous les deux, trois ans, parce que... Parce qu'elles vont dépister des infections sexuellement transmissibles qui peuvent entraîner des cancers chez les femmes. Chez les personnes qui utilisent leur anus sexuellement parlant, il faut aller faire un dépistage, ou pour les mêmes raisons, pour aller chercher des infections sexuellement transmissibles. Je parlais à une proctologue qui me disait « mais dis sur ton podcast que nous c'est notre métier ». Parce qu'elle dit vraiment que les gens viennent trop tard, donc ils ont mal depuis très longtemps. Et du coup c'est beaucoup plus compliqué, enfin le parcours de soins est plus difficile ou je sais pas quel terme elle a utilisé tu vois. Et donc elle disait mais dis sur ton podcast allez voir des proctologues c'est notre métier. Moi je lui disais bah ouais mais des proctologues gay friendly ça court pas les rues quoi. Parce que tu peux entendre des bêtises autour de la sodomie et on va en parler. Mais je pense qu'il y a aussi ce point-là, c'est de trouver un proctologue gay-friendly. J'ai même envie de dire que comme pour les femmes, quand elles vont faire un examen gynécologique chez une gynéco ou une sage-femme, Pour aller voir un proctologue, il vaut mieux y aller quand on n'a pas mal ou quand il ne se passe rien, parce que ça va dédramatiser le premier examen proctologique, qui est un truc qui se passe super vite. Le proctologue, il ne va pas passer trois heures à regarder votre trou de balle. Non, tu te mets à quatre pattes, il te met un doigt quand même ? Et puis après, il met l'anuscope pour regarder l'intérieur visuellement, voir ce qui se passe au niveau de la muqueuse et puis rechercher une fissure, une fistule, des hémorroïdes. Moi, après, je m'étais offert une glace. Tu sais, comme un enfant. J'ai dit, tu vas chez le proctologue, Guillaume, et après, je t'offre une pâtisserie. Un miroir, quelque chose de sucré. Oui, moi, c'est la bouffe. Du coup, je m'étais fait un petit moment à moi-même, un petit cadeau, quoi. Tu t'es félicité d'être allé faire examiner ton trou de balle. Condylome, c'est avec un M ou avec un N ? M comme maman. J'en ai eu. Donc, c'est des petits boutons, des petits points. Donc, en fait, c'est assez simple de les voir. Je me mets un doigt. Si je sens Un petit point, des petits points. Je ne suis pas censé sentir sur ma muqueuse des petits points. Ça n'existe pas. En fait, si tu ne t'es jamais mis de doigt et que tu sens un truc, est-ce que finalement, ce n'est pas une chose habituelle ou est-ce que c'est une chose nouvelle ? Je peux avoir... Ma muqueuse n'est pas forcément lisse ? Non, la muqueuse, ce n'est pas lisse. La muqueuse, c'est plein de replis. Soit, mais tu sais, un petit point dur... Les condylomes, c'est très particulier. Est-ce qu'une muqueuse peut avoir un petit point dur comme une peau peut avoir un grain de beauté ? Non, a priori, non. Donc, a priori ? Moi, j'ai envie de dire, si tu t'auto-examines, que tu mets un doigt et que tu trouves qu'il y a un truc étrange, il faut aller le montrer. Et le professionnel qui va aller regarder, il va te dire si c'est étrange ou si c'est normal. Ouais. Pour trouver un proctologue gay-friendly, peut-être que, par exemple, j'appelle un centre LGBT médical et je pose la question, je dis, voilà où j'habite, est-ce que vous auriez des... Et souvent, ils ont des professionnels qui peuvent recommander s'ils n'ont pas des proctologues dans leur centre à eux. Exactement, oui. On va terminer cette première partie. Est-ce qu'on avait un dernier point, non ? On avait un dernier point, alors... Sur le côté médical ? Ouais, sur le côté psychologique, tu veux dire. Alors, avant ce côté psychologique, je vais lire un premier retour d'auditeur pour voir si on y a bien répondu. Dans ce point numéro 8, j'ai essayé, j'ai des douleurs. Un auditeur anonyme dit, m'envoie un message, « Suite à des condylomes, j'ai une résection anale chirurgicale. Le médecin m'a dit que je pouvais reprendre une vie sexuelle normale en y allant doucement au début. En fait, non en effet, il m'a fallu un certain temps pour m'y remettre, entre parenthèses, frein psychologique. Et maintenant, plusieurs années après, j'ai l'impression d'avoir du mal à prendre une « grosse bite », Alors qu'avant la chirurgie, j'avais moins de difficultés. Est-ce normal ? C'est quoi une résection anale chirurgicale ? Alors en fait, c'est juste une résection, c'est une opération chirurgicale pendant laquelle on a retiré les condylomes. Moi, j'ai eu ça. Très bien. Donc, tu as eu une résection de condylôme. Ok. Donc, l'auditeur, il a eu comme moi et il dit que depuis, il a plus de mal à avoir une pénétration. Est-ce que du coup, une telle pratique chirurgicale impacte ma capacité à être pénétré ? A priori, non. En fait, il n'y a pas de conséquences. Là aussi, il y a un examen qui est nécessaire si on a vraiment des douleurs postchirurgicales pour voir l'état de l'anus. Toute opération chirurgicale va créer des cicatrices Et des cicatrices, ça peut faire mal quand elles sont étirées, quand elles sont au moment de la pénétration. Mais la plupart du temps, la résection des condylomes notamment, elle, elle est très superficielle et ça cicatrise très bien et ça ne fait pas mal après un certain temps. Il faut laisser le temps à l'anus de cicatriser. Donc non, ça, ça ne peut pas... créer de douleurs sur le long terme. L'auditeur le dit, frein psychologique. Il y a probablement le fait qu'on ait touché à cet endroit-là la crainte que soit que les condylomes reviennent, ce qui n'est pas du tout une crainte puisque le papillomavirus l'a déjà, donc il peut refaire des condylomes indépendamment du sexe. Soit que toucher à cet endroit-là, ça a été associé peut-être à un moment très douloureux au moment de l'intervention chirurgicale. Et du coup, le corps garde en mémoire que quand on touche à cet endroit-là, ça fait mal. Du coup, moi, j'ai le HPV puisque j'ai des condylomes. Le papillomavirus. Le papillomavirus. Et du coup, c'est dangereux d'avoir le HPV ? Alors... Peut-être qu'on fera une capsule spécialement sur le HPV parce que c'est un sujet très intéressant. C'est une famille des virus qui est très diffusée dans l'ensemble du monde. Et à peu près 70 à 80% des gens sont porteurs du papillomavirus, des papillomavirus. Et la famille des papillomavirus, c'est 200 virus différents. Il y a des virus qui vont donner des condylomes et c'est pas grave, c'est complètement bénin, c'est pas très beau, mais ça n'a aucune conséquence. Et il y a des papillomavirus qui vont pouvoir donner des cancers. s'ils s'installent, que le corps ne les élimine pas. Et donc, ça peut donner des cancers chez la femme du col de l'utérus, chez ceux qui ont un rapport anal, un cancer de l'anus, ou des cancers des voies digestives supérieures, de la gorge, de l'osophage, du pharynx, voilà. C'est en ça aussi que c'est important d'aller voir un proctologue régulièrement, parce que le proctologue, il va pouvoir déterminer s'il y a une lésion qui peut faire penser à un cancer. Super. Non, super n'était pas la bonne réponse, mais très claire. Je te remercie. Autre auditeur. Bonjour Guillaume. Une question pour la hotline du cul. En écoutant la série sur les lavements, série précédente que j'invite toute personne à écouter, « Je me suis interrogé sur l'incidence de la sodomie sur la santé de l'anus et du rectum. A priori, cet orifice n'est pas le résultat d'une évolution particulière visant à en faire le réceptacle, parfaitement conçu pour une copulation. » On entend régulièrement dire qu'il est fragile et couvert d'une muqueuse sensible. C'est peut-être assimilable à de l'homophobie internalisée, mais j'ai tendance à penser que, mis à part le plaisir que cela procure, ce n'est pas une pratique très bonne pour la santé. Quels sont les risques de cette pratique sexuelle ? Outre les MST, y a-t-il des risques de traumatisme pouvant conduire à des séquelles embêtantes ou dangereuses ? Je pense par exemple à des fissures anales dues à guérir ou à des incontinences dues à une perte d'élasticité des sphincters. En gros, est-ce que la sodomie... peut avoir un impact sur la santé. Je précise que c'est une pratique sexuelle pour laquelle j'ai une certaine curiosité en tant que pénétré potentiel, mais je n'ai jamais pratiqué. Si je trouve le bon partenaire, j'aurais envie d'essayer, mais au-delà de la difficulté de trouver la bonne occasion, j'hésite et je suis réticent car j'ai un historique de crise d'hémorroïdes et surtout de fissures anales. Heureusement ! Elle n'a jusqu'à présent pas été vraiment douloureuse, mais je n'ai jamais réellement pu m'en débarrasser définitivement et je sais qu'en cas de trouble du transit ou de période de stress, elle est pronte à réapparaître et à ressaigner, ce qui n'est pas agréable et toujours un peu inquiétant. Bien que j'en ai envie, j'ai peur de me faire exploser l'anus en pratiquant la sodomie. Pardon, j'étais surpris par elle. Exploser l'anus en pratiquant la sodomie au sens propre, sans mauvais jeu de mots. Je vous remercie tous les deux pour vos éclairages et vos conseils. Alors, la sodomie n'est pas risquée. Mais la sodomie, et c'est l'objet de notre capsule aujourd'hui, il y a des préalables. Et je pense que si on a une fissure anale non guérie, oui, ça peut faire mal. Donc, en fait, ça ne va pas entraîner fissures, hémorroïdes, incontinence. Ah ouais, la sodomie n'entraîne pas ça. Imagine, je me fais sodomiser tous les jours. À 8h40. D'accord. La sodomie très régulière ne va pas impacter mon sphincter ou mon anus ? tu vas garder une continence anale, quoi qu'il arrive. La continence anale, c'est ma capacité à ne pas me chier dessus. Exactement. Pas mal. Tes sphincters vont se remettre en bonne forme et vont se resserrer et vont empêcher ton caca de glisser dans ta culotte le reste du temps. Ça n'a pas de conséquences négatives. Ok. Est-ce que tu as quand même envie qu'on te dise que si jamais je pratique une sodomie violente ou qui me fait mal, peut-être que c'est un peu un truc un peu bébête à dire, mais en gros, si je me fais sodomiser sans préliminaire, sans m'ouvrir brutalement, ça peut me blesser ? Oui. Là, on parlait des conséquences sur le long terme. Mais bien sûr qu'une sodomie douloureuse, c'est qu'il y a quelque chose qui ne se passe pas bien. Il y a quelque chose qui peut entraîner des micro-lésions, des plaies, la plupart du temps superficielles. Des saignements. Donc, on peut blesser la muqueuse anale. Oui, la muqueuse anale n'est pas faite pour ça. Donc, elle peut saigner au contact. Elle est assez sensible. Mais ça ne va pas entraîner de crise hémorroïdaire. Ça ne va pas entraîner de fissures. C'est clair, oui. L'auditeur parlait quand même de frein psychologique en parallèle. Il avait l'air quand même de dire, je suis un potentiel pénétré, mais je n'ai jamais essayé. Moi, du coup, je le ramènerai au début de cette capsule et sur les prochaines pour justement conquérir ce frein psychologique. Ça te va ? Moi, j'ai envie de lui dire surtout qu'il faut qu'il traite sa fissure, parce que sa fissure va potentiellement lui faire mal lors de la sodomie. Ouais. Donc, go chez le proctologue. Ou changer de proctologue pour trouver une bonne technique pour soigner sa fissure. Dernier point, il dit j'ai peur de me faire exploser l'anus. Du coup, peut-être qu'on ne commence pas par se faire exploser l'anus. À lui de choisir, mais peut-être qu'il y a moyen d'avoir par escalier l'apprentissage par étape. Point numéro 9. J'ai essayé, j'ai encore des douleurs. Nous, le point qu'on rajoute, on a dit, regardez le corps et allez voir s'il y a un souci au niveau du corps. Là, on parle des causes psychologiques. Donc, allez réfléchir sur ce côté-là. Et toi, tu me disais notamment les traumatismes antérieurs, viols, relations anales forcées ou non consenties, autres traumatismes psychologiques autour de l'anus qui peut rendre l'acte douloureux. Oui. Parce que la question de la pénétration anale, on va voir qu'on a des techniques de pratique pour se faire pénétrer, mais c'est possible de se faire pénétrer sans que ce soit douloureux. Et la question, c'est avant tout une question psychologique. On n'a parlé quasiment que de ça depuis le début du... de notre échange. Donc, c'est avant tout accepter de se faire pénétrer. Et si on a eu des traumatismes, des choses graves qui se sont passées à ce niveau-là, on ne va pas réussir à se détendre. Ça va forcément être douloureux et il faut réfléchir aux causes psychologiques. Les violences sexuelles, quelles qu'elles soient, sont un frein majeur à une sodomie qui va bien se dérouler. Donc il faut... Un, s'en rendre compte, et deux, peut-être aller consulter si jamais on le sent pour faire un travail thérapeutique. Autour de ça, essayer de résoudre ce qui s'est passé à ce niveau-là. On en parlait avec la question précédente sur une chirurgie qui a pu mal se passer, sur des séquelles d'une fissure qui ne se guérit pas, et puis avant tout sur un rapport sexuel non consenti et violent. Et tout ça créant des inquiétudes psychologiques avec un vrai impact sur sa capacité à ne pas avoir mal. Exactement, des blocages de la non-envie, du non-désir, qu'il soit conscient ou inconscient. C'est la fin de ce top 10, puisque ce n'était pas un vrai top 10. On n'en avait que 9 points. Gros mytho. Mais c'était un très bon top 10. Peut-être que je l'appellerais le top 9. Ou peut-être qu'on a oublié des choses et qu'on nous rajoutera des points en commentaire, ça serait cool. Les gens peuvent, tout auditeur, toute auditrice peut bien entendu envoyer un message à la hotline. Dans le descriptif de cet épisode, j'ai maintenant un site pour le podcast qui est un peu plus fourni, dans lequel il y a la marche à suivre pour poser sa question dans la hotline. Et en effet, si on a loupé des points, n'hésitez pas. Ça te va ? Parfait. Merci Thomas. Merci Guillaume.

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