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Bonjour Thomas. Bonjour Guillaume. Tu vas bien ? Super bien et toi ? Très bien. L'épisode d'avant, c'était les 10 infos à savoir avant la sodomie. C'était génial. Je conseille vivement aux gens qui tombent sur cet épisode d'aller écouter l'avant. Là, on va traiter qui fait une sodomie en 10 étapes. La neuvième va vous surprendre.
Et avant qu'on se lance, je fais un appel à dons. Et j'ai besoin d'en parler beaucoup plus parce qu'il me faut obtenir une sécurité financière. J'ai décidé que je voulais 1600 euros.
j'aimerais plus, mais le minimum, c'est 1600 euros après avoir tout payé, impôts, et tu sais, les plateformes en ligne, elles te demandent une portion. Donc ça fait en gros 400 personnes qui me donnent 5 euros par mois, ou 200 personnes qui me donnent 10 euros par mois. Nous sommes déjà 6...
Et j'ai envie de lire, donc ça s'appelle Les 400, Les 400 personnes. Un des 400 m'a envoyé, du coup, a fait un don. Chaque mois, il me donne 5 euros. Et c'est El Zamburrito.
tes podcasts me font énormément avancer sur mon propre chemin, et je pense qu'on a besoin de ce genre de podcast, que ce soit en tant qu'homme, gay ou queer, ou n'importe qui en fait, pour s'éduquer sur la sexualité et la psychologie. Un grand merci à El Zamburrito pour ses 5 euros par mois, et franchement...
donnez-moi s'il vous plaît parce qu'en fait il y a pas mal de gens qui me disent les podcasts sont super comment je peux aider et ben voilà une façon concrète d'aider je mets le lien pour faire le don dans le descriptif de l'épisode si jamais vous avez zéro sous mais que vous avez quand même envie d'aider j'ai une autre solution en mettant 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute ça fait que les algorithmes le poussent poussent le podcast
Auprès de plus de gens et parmi ces autres gens, peut-être qu'il y aura des gens qui pourront donner et ou le partager. Voilà, petite fin de pub. Est-ce que tu veux dire quelque chose en intro ou est-ce qu'on peut sauter dans le vif du sujet ?
On y va ? Alors, comme notre hotline du cul vient des auditeurs, en effet, nous avons eu pas mal d'auditeurs qui nous ont parlé de pénétration et de douleur. C'est pour ça que nous faisons tout ça. Donc, je vais lire deux témoignages. D'abord, Stéphane.
J'ai été totalement sans relation homo jusqu'à mes 40 ans, puis j'ai rencontré mon compagnon depuis 5 ans par hasard, un genre de coup de foudre. Je n'ai eu aucune gêne à avoir une relation homo avec lui. Je suis avec lui 100% actif et ça lui va bien car lui est 100% passif. Mais de temps en temps, des jours d'excitation, j'adore me frotter la rondelle sur sa queue. Je trouve cela très excitant et cela réussit à me faire jouir très intensément.
Mais j'adorerais qu'il me pénètre, mais c'est un exercice quasiment impossible. Je ressens une douleur, même en allant très pas à pas, bien lubrifié, c'est très compliqué. D'autant plus que mon chéri n'est pas hyper monté. On fait la liaison ? Non, non.
D'autant plus que mon chéri n'est pas hyper monté. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque. A savoir que même s'il y arrive, ne serait-ce qu'à me pénétrer juste le gland, j'adorerais. Le plaisir n'est pas aussi bon que juste me frotter la rondelle. Et qu'après cette mini pénétration, j'ai mal à ma rondelle toute la journée. Une sensation de gêne. On a essayé avec des jouets tout petits soit-il, impossible de les faire rentrer.
Donc ma question serait, pourquoi j'ai mal au cul lorsque je tente de me faire pénétrer ? Est-ce que tu as des pistes ou des expériences ? Il me tarde de les écouter.
On va répondre à ça, du coup, dans notre qui fait une sodomie en dix étapes. Et j'avais un autre auditeur, attends, où est-ce que c'est ? Qui m'a demandé, la taille, est-ce que ça compte ? Est-ce que trop gros, ça fait mal ou est-ce que ça donne plus de plaisir ? Je suis personnellement bien pourvu et mon amoureux a parfois mal, malgré des lavements, de la préparation et du lubrifiant.
Du coup, j'ai contacté cet auditeur et je lui ai posé des questions pour aller plus précisément dans sa demande. Je lui ai dit, du coup, parlons peu, parlons bien, quelle est la taille de ta bite ? Il m'a dit, j'ai une bite de 21 cm de long et 6 cm de large. Mon copain a mal à chaque fois au début et quand il se détend, il n'a plus mal au bout de 10 à 15 minutes.
Il n'a pas mal quand c'est juste deux doigts. Et il souligne, cet auditeur souligne une différence de libido. Il dit moi, j'ai tout le temps envie. Alors, pour répondre à ces auditeurs, il y a... Je peux juste faire une remarque ? Bien sûr.
Je ne pense pas qu'on ait sélectionné ces deux hotlines, mais c'est quand même très étonnant que ce soit les actifs qui nous écrivent pour parler de ce demi. C'est vrai. Pourquoi ça n'intéresse pas les passifs ? Peut-être que les passifs ont déjà géré la question ? Peut-être, je ne sais pas. Peut-être qu'après, c'est... Moi, je n'ai pas sélectionné. Peut-être que c'est... Non, c'est une très bonne question. Je ne sais pas.
Et on peut d'ailleurs dire que les gens peuvent soumettre leurs questions. Ils vont dans le descriptif de cet épisode, sur le site du podcast. Il y a dans la rubrique Hotline, il y a le pas à pas pour nous suggérer une question. Et du coup, s'ils veulent qu'on approfondisse, si des gens qui se font pénétrer veulent approfondir un aspect, n'hésitez pas à poser votre question.
Qui fait une sodomie en 10 étapes ? On répond à ces deux commentaires et à d'autres reçus sur, plus généralement, j'ai mal quand je me fais pénétrer. Notre point numéro 1, c'est l'aspect psychologique. Créer des conditions pour se sentir bien. Toi et moi, on est tout à fait d'accord que c'est le premier point, c'est d'être bien et d'avoir envie. Et donc, concrètement, on dit d'abord le choix du partenaire,
Un partenaire de confiance qui saura accompagner, prendre son temps ou être la bonne personne qu'on sent. Parce qu'après, parfois, c'est des choses, on ne peut pas trop dire pourquoi ce partenaire, on le sent. Mais en tout cas, il faut le sentir. Par exemple, en tout cas, c'est mon cas. Moi, j'ai besoin d'un partenaire avec qui je peux échanger avant, pendant, après.
Si jamais j'ai jamais eu de rapport anal, un initiateur, c'est toi qui l'as marqué, mais moi je suis assez d'accord. Tu vois, quelqu'un avec qui...
On dit j'ai jamais essayé et du coup est-ce que toi tu veux bien m'initier et prendre le soin de ça ? Moi je suis assez d'accord avec ça mais j'avais quand même noté dans nos échanges pour préparer cette émission, au début pour aller conquérir la sodomie, avoir des partenaires que je connaissais pas du tout et que j'allais jamais revoir, notamment dans des pays étrangers.
je me sentais vachement plus libéré parce que j'avais tout un tas de blocages psychologiques dont on a déjà discuté dans les épisodes précédents autour d'être un enculé et le fait d'être dans un pays étranger dans une petite bulle un peu où je me dis je peux être qui je veux comme je veux ça sera oublié ma vie n'est pas là après c'était des partenaires avec qui je le sentais quand même il y avait quand même un consentement et une joie
Le sujet aussi là-dessus, c'est l'engagement psychologique qu'on met dans ce type de rapport à ce moment-là. Est-ce qu'il y a des sentiments ? Et pour certains, les sentiments vont être importants. Il faut avoir des sentiments pour se faire pénétrer. Et pour certains, au contraire, il ne faut pas avoir de sentiments. C'est-à-dire que tu dis « j'ai eu des rapports dans des pays étrangers avec des gens que je ne connaissais pas ».
Si ça se passe bien, c'est super. Et si ça se passe mal, ce n'est pas très grave parce qu'il n'y a pas beaucoup d'engagement dans cette relation. C'est juste un rapport sexuel. Et donc, se faire pénétrer dans ces conditions-là, ça peut complètement détendre parce qu'il n'y a aucun engagement personnel à cette histoire-là.
Ou au contraire, tu as tout à fait raison de souligner, quelqu'un avec qui tu as des sentiments et tu as envie de t'ouvrir à lui. Je trouve que ça change tout. Oui, il peut y avoir des gens chez qui ça va faciliter parce qu'on a envie de se donner, de s'offrir. On a envie que ça se passe bien, que cette relation évolue. Et du coup, la sodomie peut être une étape dans l'évolution de la relation. Et puis, ça peut être aussi avec...
Moi, je trouve que c'est un limitant dans ma sexualité, mais dans ma difficulté à être homosexuel, à assumer l'acte homosexuel, j'observe que souvent j'ai été sexuellement attaché à des gens indisponibles.
que... Bon, j'ai fait 10 ans de psychanalyse, donc je vais faire de la psychanalyse de comptoir sur moi-même, j'ai le droit. Moi, je me dis, comme je sais que de toute façon, c'est déjà mort, qu'eux, en fait, il n'y a pas de futur et qu'ils sont indisponibles, il y a comme un... Comme j'assume mal le rapport homosexuel, l'intime, la sexualité, comme c'est déjà pas possible, il y a comme un truc qui se libère en moi. Mais moi, j'ai vraiment là le souvenir tout de suite qui me revient d'un mec...
Avec qui je... Qui m'a sodomisé et où j'ai eu un plaisir que j'ai rarement eu. Et... Et il était particulièrement indisponible. Et donc tu t'es dit peut-être que c'est ce moment ou jamais, quoi ? Ah, je sais pas ce qu'il s'est passé dans ma tête. Et je le...
Entre moi et moi-même, dans les réunions d'équipe que je fais avec moi-même, je me dis, franchement, c'est un peu pourri. Guillaume, tu ne veux pas vivre ta vie sexuelle. Tu ne veux pas être sodomisé par un mec avec qui c'est possible. Bon, mais ça, c'est mes attentes. Et je trouve ça un peu naze. Mais dans la vérité, il m'excitait beaucoup. Il m'excitait beaucoup de par son indisponibilité, c'est sûr. Mais la question du désir, c'est aussi une question du manque.
C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui nous manque, on a envie de l'avoir et une fois qu'on l'a, le désir retombe. Peut-être que c'est ça qui se jouait, c'est-à-dire que tu avais envie de l'avoir parce qu'il était indisponible. Non, je sentais vraiment que dans cette sodomie-là, je me suis permis de gémir comme je le voulais, de faire exactement ce que je voulais, j'en avais absolument rien à faire de son regard.
Et je trouvais ça très excitant ce qui se passait, je l'appréciais, je trouvais que c'était cool, il avait l'air d'être content, j'étais content, mais j'avais une forme de déconnexion qui m'était utile pour aller... Genre je jouais toutes mes cartes, parce que de toute façon je m'en foutais, la fin du jeu était déjà écrite. Tu vois ce que je veux dire ?
C'est ce qu'on disait il y a quelques minutes. Il n'y avait pas d'attachement émotionnel. Tu pouvais complètement te lâcher. Oui, complètement. Donc, en tout cas, le point numéro un de qui fait une sodomie en dix étapes, c'est être bien. Donc, on a déjà dit dans le choix du partenaire. On se dit aussi le lieu propice où je suis bien. Donc, soit chez moi, soit pas chez moi, soit dehors, soit pas dehors. Oui.
C'est intéressant notre échange parce que moi, je suis plutôt parti sur le fait que trouver un partenaire avec qui on se sent en confiance, quelqu'un avec qui on se sente bien. Et puis toi, tu dis plutôt un inconnu. Et en ça, finalement, la psychologie, on ne va pas pouvoir donner des clés aujourd'hui. Il faut juste ressentir ce qu'on a besoin.
Et en termes de partenaires et en termes de lieux, peut-être que se faire sodomiser dans les toilettes d'une aire d'autoroute, pour quelqu'un, ça va être génial parce que ça va être le bon endroit. Et puis quelqu'un d'autre va avoir besoin d'une petite pièce chaude, d'un lit bien douillet et d'une bonne préparation avec une musique d'ambiance. Donc, on ne va pas pouvoir donner une clé de c'est quoi la meilleure façon de se faire sodomiser et le meilleur endroit. Mais par contre, il faut vraiment s'écouter.
Et je pense qu'on a déjà abordé dans les épisodes précédents les freins psychologiques qui, pour moi, rentrent dans cette première étape. Se sentir bien avec soi, c'est aussi avoir visibilisé les freins à être un enculé. Ça, je pense que c'est une des clés. Mais il y a donc le lieu propice physique, mais aussi mental. La troisième chose qu'on a ajoutée, que je trouvais assez importante pour moi, c'est être en bonne forme. Donc moi, ça, c'est un truc, mais alors là...
En vrai, il faut qu'on se le dise. Moi, si on me l'avait dit avant, j'aurais trouvé ça génial. Moi, quand je suis fatigué ou stressé, j'ai beaucoup plus mal en tant qu'être sodomisé. Si je sodomise, ça peut impacter mon érection. Mais moi, si je suis crevé ou si je suis stressé, franchement, ça ne va pas le faire. Bien sûr.
Ben oui, mais moi, je ne sais pas, je ne comprenais pas. En plus, le sexe, c'est censé être un moment de détente. Donc, tu es fatigué, mais en avant. Oui, mais il y a aussi une question, dans la sodomie en particulier, il y a une question de lâcher prise, mais il y a aussi une question de performance. Il faut être connecté à soi-même, il faut être prêt à accepter de se détendre. Et donc, tout ça, ça nécessite d'être dans de bonnes conditions physiques et psychologiques.
Et donc, si on est stressé par la semaine du boulot, si on est épuisé parce qu'on a fait trois nuits blanches, on ne va pas être dans des bonnes conditions, c'est évident. Complètement. Le point numéro deux, c'est être excité, avoir des couilles pleines, être chaud bouillant. Je dois dire que c'est toi qui as écrit ça. Oui, mais parce que ça me semble super important d'avoir envie de baiser. Oui.
Là aussi, on en a parlé précédemment, mais là, le désir et l'envie de baiser, il faut être chaud. Il ne faut pas s'être branlé juste avant. C'est des généralités encore. Il y a des gens qui vont se faire sodomiser sans aucun problème, mais en règle générale, il faut...
il faut avoir envie que l'autre nous saute dessus moi je suis assez d'accord avec toi en tout cas on peut parler en notre nom et ce top 10 fonctionne pour nous mais moi je suis d'accord avec toi point numéro 3 rinçage anal important pour certaines personnes pour se sentir sûr et éviter les accidents donc là on ramène les gens à nos épisodes lavement anal qui sont vraiment très bons
Oui, qui ne décrit pas comment et pourquoi on se fait ce lavement. Ça a tout changé pour moi. Ça a tout changé parce qu'on va le dire à un moment donné, mais une des techniques, c'est de pousser un peu. Donc, comme si on était à la selle, on faisait caca, on pousse un peu. Et du coup, je crois que ça met mon cul en mode open. Alors, ce n'est pas pousser violemment, mais c'est vraiment juste relâcher toute cette partie-là.
Et le fait que psychologiquement, je sache qu'il n'y a pas de matière fécale, de caca et tout, moi, ça me détend parce que l'accident me stresse trop. Je suis un peu un hygiéniste et on peut enlever le terme un peu.
Oui, au-delà d'être un hygiéniste, il y a quand même très peu de gens qui kiffent le caca dans l'acte sexuel. C'est très intéressant parce que j'ai du coup parlé de nos épisodes lavement à des potes meufs.
Alors, peut-être que j'ai des potes meufs très particulières, je ne généralise pas, mais elles, elles me disent, elles sont un peu tombées des nues. J'en ai trois. Peut-être que je suis entourée de femmes puissantes et sexuellement beaucoup plus libres que moi, mais elles me disent, mais moi, on fait l'amour avec mon mec ou avec mon partenaire masculin. J'ai mes règles.
Et il y a du sang, je m'en fous. On parle de sang là, on parle pas de caca. Ouais, mais elle disait, puis parfois je me fais sodomiser, j'ai jamais fait de lavement. Et au-delà des meufs, il y a pas mal de mecs qui m'ont envoyé des messages.
En tout cas, il y a pas mal, il y a deux messages, on reste bien tranquille. Et j'ai un pote qui me dit « j'ai jamais fait de lavement », un pote homo, enfin en tout cas qui se fait pénétrer en allemand. Tout ça pour dire que quand même, le rapport à l'hygiène, j'ai pas mal de personnes qui disent, et donc moi ça m'inspire parce que je me dis « j'ai quand même envie d'être dans un chemin ».
où le rapport anal a pas besoin d'être nickel et que oui il peut arriver des choses mais moi pour le moment franchement ça me coupe un truc de ouf j'ai pas du tout envie de ce genre d'accident des odeurs je suis pas chaud du tout
Mais aujourd'hui, je crois qu'on parle de nous, de toi et moi. Et puis, on parle plus globalement de tout ce qui peut freiner à la sodomie. Et ça, pour certaines personnes, ça peut freiner. Il faut en avoir conscience. Du coup, se faire un rinçage, si on pense que ça peut être un frein, parce qu'effectivement, il va falloir pousser un petit peu comme si on allait faire caca pour que ça se passe bien. Si on est libéré de cette crainte-là, c'est quand même bien mieux.
Libéré, délivré. Point numéro 4 sur notre top 10 pour comment kiffer sa sodomie. La neuvième va vous surprendre. C'est quoi le point 4 ? Q poilu ou Q rasé ? Comment on se sent avec sa sexualité, son intime à ce niveau-là ? Quelle est la demande de son partenaire ?
C'est marrant ça. J'ai préparé, mais je n'ai pas dû lire ce point 4. C'est un ajout d'un copain. Là aussi, ça se discute sur la façon dont on sexualise cette zone-là.
On a parlé ou on va parler de la façon dont on le nomme aussi. Est-ce qu'il faut avoir un Q nature ? Est-ce que nous, on préfère nature, c'est-à-dire non rasé ?
C'est-à-dire naturel, comme il l'est habituellement. Ou est-ce qu'il faut que ce soit rasé nickel-chrome, comme ça rejoint un peu la question de l'hygiène, comme si c'était un cul de quelqu'un de prépubère ? Est-ce que les poils sont un problème pour soi et pour son partenaire ?
ok ouais c'est vrai et ça ça se discute et par exemple on peut ah non mais t'as raison si on se sent pas très à l'aise au fait qu'on ait un cul poilu et que du coup est-ce qu'on a envie de montrer cette zone là quand elle est très poilue ou pas ou est-ce qu'on est très fier d'avoir fait un rasage intégral et parfait et qu'on a envie de le montrer parce qu'on sait qu'on a un beau petit cul à ce moment là et que voilà donc ça moi je le mettrais le point numéro 4 c'est son rapport au corps parce que moi j'observe
Moi, j'observe que être sodomisé, c'est quand même un moment super intime où du coup, j'ai besoin d'être rassuré que mon partenaire me kiffe. Moi, j'ai le cul très poilu et c'est sûr que je l'indique parce que j'ai peur d'être rejeté. Et je crois que je préfère dire voilà la marchandise. Et c'est pour ça que sur les réseaux de rencontres,
Les photos, moi je ne mets pas de photos super bien où je suis super beau.
Enfin, tu sais ce que je veux dire ? Moi, je pense que je suis beau. Mais tu sais, quand tu prends des photos où tu te dis, mais cette personne qui est moi est sous son meilleur jour, tu vois. Moi, j'essaye de mettre des photos pas sous le meilleur jour. C'est ça que je veux dire. Parce que j'ai envie que le mec me dise, ah ouais, je suis vachement excité par toi. Parce que ça, et donc en effet, je suis excité par ton cul poilu. Parce que ça, ça va m'aider à créer désir et envie. Ouais, je comprends.
Et plus globalement, oui, avoir confiance dans l'aspect de son anus et de ce qu'il a. Donc, on parle des poils, on peut parler des hémorroïdes, on peut parler des marisques, on peut parler des condylomes. Alors, hémorroïdes, c'est des espèces de petites boules en dehors ou à l'intérieur. Alors, ça me bloque de fou. Et c'est marrant parce que mon partenaire, non. J'ai eu un partenaire où je lui ai dit...
je lui ai expliqué en termes médicaux qu'il n'y avait pas d'enjeu il n'y avait pas de problématique particulière c'était pas une infection sexuellement transmissible et il m'a dit ouais je m'en fous
Et moi, pendant le rapport, j'étais là « Ouais, mais quand même ! » « Regarde ça, cette boule, mon Dieu, qu'est-ce qu'il en prend ! » C'est un peu ridicule. J'ai vu aucun film porno où il y a une petite boule sur l'anus. Et en gros, ça m'a beaucoup bloqué. C'est pas tes kinks, mais il y a des mecs qui adorent, par exemple, quand ça pousse et que ça fait une sorte de bourgeon, même que l'anus, la muqueuse, commence à sortir un petit peu. Hashtag printemps !
Oui, tu as raison, il y a des kings. Qu'est-ce qu'on aime ? Et tu disais, je parle de mon cul poilu, il faut parler de la façon dont est son anus au moment de la pénétration, comment il va être, et ça peut plaire ou ça ne peut pas plaire, mais au moins on en parle et il faut assumer ce qu'on est. Et il y a toujours quelqu'un qui va aimer ce qu'on est. Oui.
Je pense souvent parce que j'ai dit oui et puis j'ai pensé en fait, j'ai des auditeurs qui me disent « mais Guillaume, tu sais, moi j'habite à la campagne, je suis loin de... »
et quand tu dis il y a toujours quelqu'un qui va aimer je pense que pour des gens non je pense qu'en fait j'ouvre mon app de rencontre ou je vais dans un bar après avoir fait 50 km en voiture en vrai je pense qu'il y a des blocages que moi je peux prendre en considération qui sont encore plus compliqués qui est en fait j'ai quand même peu de possibilités de sexe bon point numéro 5 le stress de la contamination
Hashtag hypochondriaque. Non, je ne suis pas sûr que ce soit que des hypochondries. Non, c'est les deux extrêmes. C'est un élément que j'ajoute, mais on commence par les infections sexuellement transmissibles et le fait que d'être stressé
De cela peut être un bloquant, qu'il faut en tout cas le gérer. On a mis utiliser un préservatif pour diminuer ce stress, une lubrification efficace pour limiter le risque de rupture. La PrEP peut aussi permettre de libérer l'esprit du risque de contamination VIH. En consultation ?
Actuellement, c'est très fréquent que des mecs viennent me voir pour me dire, mais j'ai envie de la PrEP pour être libéré de ce risque, de cette angoisse de la contamination VIH. Des mecs qui vont continuer à utiliser des préservatifs, mais qui, la rupture du préservatif, qui est quand même très, très rare, on ne va pas se le mentir, mais la rupture du préservatif est une angoisse. Et donc, les mecs prennent la PrEP pour se libérer de cette angoisse-là et ça marche.
Donc la PrEP permet de se libérer sur les risques liés au VIH. Il y a un épisode du podcast, je ne sais plus quel est le numéro, mais je crois que si les gens regardent les titres, il y a marqué PrEP dedans. Je ne sais plus comment s'appelle l'auditeur.
En tout cas, c'est un témoignage, pardon. Et le mec a changé de nom, donc je me rappelle plus de son prénom qu'il ne faut pas utiliser. C'était un chouette témoignage où lui raconte comment la PrEP l'a aidé. Et moi, c'est mon cas. La PrEP a complètement changé ma sexualité. Il y a quand même les autres infections sexuellement transmissibles.
Oui, mais les autres se soignent, contrairement au VIH. Les autres se guérissent, pardon. Le VIH se soigne, mais ne se guérit pas. On va avoir un traitement à vie. Du coup, ça fonctionne. Moi, ce que j'aime dans la PrEP, c'est que ça ne me protège pas des hépatites, par exemple. Ça ne me protège pas d'autres différentes infections sexuellement transmissibles. Mais moi, la PrEP me détend à deux endroits. La première, c'est le VIH.
puisqu'il y a suffisamment d'études qui montrent que la PrEP empêche la transmission du VIH. Et les antirétroviraux qui sont utilisés dans la PrEP sont connus depuis pas mal d'années. Une vingtaine d'années. Depuis une vingtaine d'années. Mais moi, je pense qu'on devrait faire un épisode spécial sur la PrEP, parce que j'ai quand même des questions là-dessus. Et comme je vais tous les trois mois chez mon médecin pour renouveler ma prescription de PrEP...
Je suis obligé de faire des tests qui, du coup, fait que si j'ai une autre infection sexuellement transmissible, on la chope très vite. Et du coup, je les guéris comme ça. T'es d'accord que si je prends la PrEP, mais je me teste jamais et que je chope d'autres infections sexuellement transmissibles, plus j'attends et plus la guérison peut être compliquée ?
Ou on ne peut pas généraliser comme ça ?
Quand on n'est pas sous PrEP, il faut faire quand même des dépistages très fréquents en fonction de son activité sexuelle pour dépister les infections sexuellement transmissibles. Il y a certaines IST qui peuvent causer des problèmes sur le long terme, d'autres qui peuvent ne pas causer de problèmes.
Je pense que ce que j'ai essayé de dire, c'est que moi, je suis un hypochondriaque. Et tu souris, c'est pour ça que je dis ouais. Pour moi, je suis en train de... Du coup, ce podcast, Comment devenir sexuellement épanoui, c'est une question que je me pose au quotidien. Et je fais ce truc-là parce que moi, je suis en chemin. J'ai une sexualité de merde, toute contrit, toute interdite, toute rabougrie pendant si longtemps.
J'ai 36 ans, je suis vieux, je suis jeune et je suis si vieux. Et je suis là, mais Guillaume, ce n'est pas possible. Moi, pendant tellement d'années, j'avais une peur incommensurable de la maladie. J'identifiais homosexualité égale, soit sale, soit mal, soit maladie, tu vois, mort.
Et psychologiquement, j'ai passé mes dix ans à avoir des rapports sexuels suivis d'énormes angoisses parce que mon cerveau refaisait le match en disant à un moment donné, il a fait ci, il a fait ça. Je portais des préservatifs et je faisais très attention. Il n'y avait pas du tout de prise de risque inconsidérée. Mais dans un rapport sexuel, il y a un moment donné où le prépuce touche le bout de ton oreille
Et t'es là après à paniquer en disant mais l'oreille peut-être que... et à t'inventer tout un tas de trucs, l'oreille n'étant pas une muqueuse. Donc il n'y a pas de risque. Il n'y a pas de risque. Mais soit ça, soit son glan à un moment donné a effleuré mon anus avant qu'on mette la capote et là...
Et vraiment, pour moi, le blocage autour des maladies, pour moi, c'est le point numéro 5, mais pour moi, c'est le point principal. Il a fallu aller conquérir, genre, c'est quoi cette peur ? Et souvent, j'observais que je fais du vélo à Paris sans casque.
Donc autant te dire qu'en termes de prise de risque, je fais de la haute montagne. En fait, je peux te citer, je fais de la céramique avec des composants chimiques. À mon avis, j'inhale l'équivalent de 850 paquets de clopes en 10 minutes. En fait, c'était un blocage psychologique. Beaucoup de gens m'en parlent autour du podcast.
Et je pense que c'est super important. Et du coup, j'aimerais qu'on prenne un temps sur « Ok, je suis super hypochondriaque, je panique. » Et ça, ça m'empêche la sodomie parce que même si t'es un préservatif, moi je me souviens que j'avais des partenaires réguliers, j'avais confiance.
Ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'infection sexuellement transmissible, mais tu vois, c'était des gens qui me racontaient leur parcours médical, tu vois, de tests et tout. Et puis, c'était des gens que j'appréciais. Donc, pour moi, c'est quand même important la confiance. Je portais des préservatifs, je me testais moi-même. Et pourtant, au moment de la sodomie, j'avais ces flashs un peu de homosexualité, sodomie égale maladie, tu vois ?
Toi, tu aurais des conseils ? Est-ce que tu as déjà eu des patients qui sont venus dans ton cabinet avec ces problèmes d'angoisse de maladie à des niveaux irrationnels ?
Oui, c'est un motif de consultation très fréquent quand même, cette angoisse d'être contaminé. Mais je crois qu'il faut relativiser quand même toutes ces infections sexuellement transmissibles parce qu'on les guérit très facilement. Il n'y a pas de résistance aux antibiotiques. Il n'y a pas de conséquences sur le long terme. La...
Les deux seules qui sont vraiment problématiques, c'est le VIH. Et là, soit on prend la PrEP, soit le VIH maintenant est devenu une maladie chronique et les traitements sont hyper efficaces et permettent d'avoir une vie normale et une espérance de vie normale. L'autre, c'est l'hépatite B, qui est une maladie qui peut...
être, devenir chronique et contre lesquels on a un vaccin. Voilà. Toutes les autres infections sexuellement transmissibles se guérissent, mis à part les deux qu'on peut avoir dans notre corps, mais qui sont tellement fréquentes que la majorité des gens l'ont, qui sont l'herpès.
et le papillomavirus. L'herpès, globalement, c'est très embêtant, mais c'est très bénin. Le papillomavirus, ça peut être bénin si c'est un papillomavirus qui donne des condylomes. Ça peut être moins bénin si c'est un qui peut donner des cancers. Mais c'est aussi assez exceptionnel, les cancers. Enfin, c'est rare, les cancers liés au papillomavirus. Et puis, les papillomavirus sont tellement fréquents que...
En fait, le risque zéro n'existe pas. On ne va pas pouvoir l'éviter. Oui, le risque zéro n'existe pas. La seule façon de ne pas avoir d'infection sexuellement transmissible, c'est de ne pas avoir de rapport sexuel. Parce que tu me parles, et notre capsule aujourd'hui est sur la sodomie, mais on ne parle pas de la fellation, là. Qui suce avec capote ? Voilà. Donc, interrogeons aussi les infections sexuellement transmissibles dans la gorge.
Et au niveau du sexe, quand on s'est fait sucer ? Pour moi, j'entends tout à fait ce que tu dis, et pour moi, il y a vraiment eu... Bon, bien sûr, il y a eu « Lancez ce podcast et matelé à la tâche de ma sexualité ». En tout cas, j'imagine que tout le monde n'a pas forcément envie de lancer un podcast, même si en vrai, c'est assez simple, faites-le !
mais m'atteler à la tâche de « non mais en fait c'est pas possible, je vais pas passer ma vie dans ma prison d'angoisse, c'est pas possible, il y a un problème et moi j'ai envie d'en faire une priorité ». Et donc il y a bien sûr un suivi thérapeutique psy, où en fait voir l'impact de mon hypochondrie, je crois qu'on dit ça comme ça,
et comment elles me blessent, premièrement. Deuxièmement, réfléchir en fait, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se dit en fait ? Qu'est-ce qui se passe pour moi ? Pourquoi quand je suis à vélo sans casque, mon cerveau n'envoie pas de signaux, alors que quand un gland effleure mon anus, je suis en PLS, mais vraiment, moi j'avais des crises d'angoisse gigantesques, donc je ne dormais pas de la nuit. Donc chaque acte sexuel était sanctionné après par une crise d'angoisse longue.
Et que je ne pouvais du coup arriver à calmer qu'en allant faire des tests à répétition. Parce que j'étais là, bon, mais qu'est-ce que je donne à mon cerveau pour qu'il arrête de tourner, tu vois ? Et du coup, je faisais des tests. Et puis petit à petit, j'oubliais aussi. Parce qu'en fait, tu sais, le test, ton cerveau d'hypocondria qui peut te dire, ouais, mais le test, est-ce qu'il est 100% viable ? Et du coup, t'es là, bah j'en sais rien. Et t'es là, bah voilà.
C'est assez intéressant parce que tu utilises beaucoup la notion d'homophobie intériorisée et je pense qu'on touche du doigt ce thème-là. Et tu utilises beaucoup aussi le fait que le sexe peut être sale. Et on est là-dessus aussi, sur la saleté et le fait que ça contamine. Ouais.
Voilà, qu'on va attraper des choses mauvaises en faisant du sexe. Et je pense que c'est...
je prends des risques j'essaye des choses et parfois ça rate et pour moi il s'agissait avec la PrEP que ça rate avec le moins de conséquences possibles et du coup j'estime que dans mon suivi de santé PrEP ça me met dans une intelligence et une vigilance au bon niveau et qui fait que si jamais il y a un souci, moi j'ai joui et tu vois j'ai été un petit être sexuel resplendissant et pour moi c'est important et ça vaut
Les risques limités que je prends, tu vois. C'est toute l'histoire aussi des infections sexuellement transmissibles et les VIH en particulier. C'est l'histoire du lien entre le plaisir, la rencontre, le moment intime, partagé, la jouissance.
Et la conséquence de la maladie, de l'épée de Damoclès, de la punition divine. Ce qui nous tombe dessus quand on a eu un rapport non procréatif, quand on s'est juste fait plaisir. Je crois qu'il y a de la culpabilité un peu judéo-chrétienne qui nous suit derrière cette hypochondrie liée aux IST lors du rapport sexuel. Complètement.
On va conclure cette partie avec un cliffhanger parce que moi, j'ai appris récemment, en gros, je suis sous PrEP depuis quelques mois, je dirais septembre. Et là, aujourd'hui, on est en avril. Et en fait, quand tu fais une PrEP, on te fait des tests pour vérifier que le médicament n'a pas un impact négatif. Et moi, en fait, il y a un chiffre autour de mon foie
qui est au-delà de la norme. Du coup, mon médecin m'a arrêté la PrEP et je dois du coup faire une pause pour après qu'on refasse des examens et qu'on avise. Donc possiblement toute ma construction de santé sexuelle qui m'allait, que je viens de décrire, qui est du coup interrompue depuis quelques semaines, va s'effondrer. Mais du coup, on va faire un autre épisode sur la PrEP, je te poserai toutes mes questions.
Merci Thomas. Merci Guillaume. On invite les gens à écouter la suite, bien entendu. Parce que là, on était à l'étape 5 et il nous en reste encore 5 autres. A très vite.