Sodomie et plaisir anal (1/6) Se débloquer mentalement (être l’enc*lé !)

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Salut Thomas. Bonjour Guillaume. Comment tu vas ? Très bien, merci. Et toi ? Non, ce n'est pas vrai. Juste avant, tu me disais que tu n'avais pas très bien dormi cette nuit en micro. Je n'ai pas très bien dormi. La nuit a été un peu agitée. Je pense que j'étais un petit peu trop tendu, on va dire, excité peut-être. Ouais. Et du coup, on a reçu plusieurs questions dans la hotline autour de « j'ai mal quand je me fais sodomiser » ou « j'ai honte » ou « j'ai peur ». Donc, on va y répondre. On a découpé ça en plusieurs parties. On a d'abord les 10 infos à savoir avant de s'y mettre. La neuvième va vous surprendre. Non, c'est pas vrai. Et après, on a un… Comment kiffer une sodomie en dix étapes ? À ton expérience de médecin, à tes savoirs. Moi, j'ai rajouté ma propre expérience de gars qui galère à aimer la sodomie. Donc, c'est assez rigolo parce que grâce à ce podcast, du coup, pendant ma vie sexuelle, je conscientise, tu vois, je me dis, attends, tiens, là, comment ça marche ? Pourquoi ça marche ? Guillaume, est-ce que tu es en train de dire que lors de ton dernier rapport, tu as pensé à nous ? Non, en vrai, non. En vrai, non, mais en fait, je sens que je fais ce podcast pour m'aider d'abord moi. Et qu'en fait, là, tu as le moment où il y a plein de gens qui disaient j'ai mal. Déjà, un, je trouve ça cool d'en parler parce que moi, j'ai longtemps eu mal et j'étais longtemps super mal à l'aise et je n'avais personne avec qui échanger et comprendre. Et en vrai, je suis trop content de ce qu'on a fait. Bon… Avant qu'on s'y mette, je t'ai dit que maintenant, j'étais un peu plus direct pour demander des sous pour que je puisse continuer cette aventure de podcasteur. Donc, lien dans le descriptif de cet épisode pour me donner, pour m'offrir un café par mois, 5 euros. Et donc là, les gens se disent, mais le mec, il boit un café à quoi ? Clairement, j'ai plein de suppléments dans mon café ou en tout cas, c'est un café genre Palais Royal à Paris, dans un beau quartier. Ou bien, j'ai vu, je me suis acheté un McFlurry récemment, 4,70 euros. Donc, je pourrais dire offrez-moi un McFlurry par mois. Bon, je cherche à créer une communauté de 400 donateurs, donatrices. Des gens qui donnent 5 euros par mois pour me faire un minimum de sécurité financière, en gros après impôts et tous les prélèvements et tout, c'est 1600 euros. J'ai déjà, donc ça s'appelle les 400, j'ai déjà 6 personnes, j'en cherche 394 autres. lien dans la bio c'est sur une plateforme qui s'appelle Tipeee voilà et franchement ça me fait trop plaisir je trouve ça trop chouette parce que t'as des gens qui quand ils font leur petit don me mettent un petit message et disent trop bien continue et tout donc moi ça me motive financièrement et psychologiquement On y va ? On y va. Première partie, les 10 infos avant de s'y mettre. Le premier point qu'on a identifié, c'est que la sodomie, ce n'est pas obligatoire. Tu m'en dis plus ? Oui, c'est quand même une image. L'homosexualité et le sexe, c'est d'abord et avant tout la pénétration anale. Et en fait, non, moi, je crois pas. Je crois qu'on peut avoir une sexualité hyper épanouie sans pénétrer ou se faire pénétrer. Il y a plein d'autres choses à faire. Donc, voilà, s'imposer la sodomie parce que c'est la norme, parce qu'on voit ça dans les pornos, parce que la plupart des potes en parlent, parce que… Non, bah… Et puis j'ai l'impression qu'il y a un peu un mythe comme quoi c'est génial. Je pense, est-ce que t'as pas l'impression qu'on se dit, non mais moi il faut que j'y aille dans la sodomie parce que ça a l'air génial. Dans les pornos et dans l'inconscient, peut-être, c'est le nec plus ultra. Et en fait, peut-être que non. C'est à double tranchance. On ne fait pas aujourd'hui cette capsule par hasard. On fait cette capsule parce qu'on répond à des auditeurs qui disent « ça me fait mal ». Donc en fait, oui, ça semble génial. Tout le monde décrit ça un peu comme le gras, l'ultime. Et puis en fait, non, ça ne l'est pas forcément. Et surtout, ça ne l'est pas forcément pour tout le monde. Je crois qu'il faut trouver son… C'est l'objectif du podcast, son méthode d'épanouissement sexuel. Et ça peut tout à fait ne pas passer par de la sodomie, quoi. Ouais, c'est un peu la même chose. Un rapport sexuel réussi, ça peut être sans sodomie et sans éjaculation. Tout à fait. Et ça, pour moi, c'est compliqué. Je sens que j'ai des automatismes, mais plus autour de l'éjaculation, de l'obligation d'éjaculer. Moi, si mon partenaire ou moi, on n'éjacule pas dans ma tête, même si verbalement, je vais rassurer. Mais au fond de moi, je me dis « Ouais, c'est raté, quoi. C'est pourri. » Et j'ai un pote avec qui on a eu une longue conversation qui m'a dit « Mais non, mais moi, j'ai énormément de plaisir. » Sans éjaculer ? J'ai pas besoin d'éjaculer. Non mais c'est quoi, plus largement, c'est quoi la définition d'un rapport sexuel réussi ? C'est avant tout une histoire de connexion entre deux personnes qui prennent un bon moment, qui prennent du plaisir à stimuler et psychologiquement et physiquement les zones érogènes, à faire monter le plaisir, à ce qu'ils redescendent, à ce qu'il y ait des vagues, voilà. Ça va mener peut-être à une éjaculation et ce sera… cool. Mais tout ce qui s'est passé avant est quand même assez génial. Et il y a plein d'endroits, plein de zones érogènes autres que l'anus, la prostate. On est bourré de terminaisons nerveuses qui demandent qu'à qui fait. Et moi, j'ai vraiment l'impression que je suis très impacté par la société dans laquelle je vis. Cette platitude de cette phrase est vraiment très puissante. Mais je regarde des films et vraiment dans chaque film, Le summum, c'est… Tu vois, la sexualité est visiblement uniquement dans la pénétration. Et ça, c'est dans les films… Tu parles des films pornos ? Hétéro, non. Fiction. Non, non, les films d'Hollywood, les films… Tu regardes, il y a… Tu vois, le moment super kiffant, c'est très vite… Une pénétration sans aucun préliminaire et avec des cris, des machins qui font que pouf, les deux partenaires ont l'air de prendre du plaisir. Et ça, j'entendais sur un podcast une femme dire mais moi, mon plaisir, c'est pas du tout. Tu peux pas me pénétrer en deux secondes et puis je vais pas gémir en mode mon orgasme ne vient pas grâce… à la pénétration de l'homme. Mais je crois que ça nous pénètre le cerveau. Et alors que je suis homosexuel et que je pourrais me dire, moi, le format est différent, j'amène ça dans mon intime. Le côté de le plaisir, c'est par la pénétration. Et en plus, ça invisible tout un tas de trucs dont on va parler. Point numéro 2. Vas-y. Juste. ça me fait penser à un truc que j'ai vu sur tes commentaires sur Insta et TikTok et que cette capsule en particulier la capsule précédente qu'on avait fait sur le lavement enfin sur le rinçage anal en fait elle concerne pas que les hommes gays Elle concerne tous les gens qui ont une sexualité anale. Et je n'avais pas perçu ça quand on en avait parlé, quand on avait enregistré la première capsule. Et finalement, je suis super content qu'on touche toutes les personnes qui ont une sexualité anale. Oui, tu as complètement raison. Et j'ai parfois des commentaires de femmes qui me disent non, non, mais moi, je trouve ça stylé ton contenu. Moi, mon objectif, en focalisant sur hommes gays et queers, C'est que je pense quand même que moi, j'ai une légitimité que je m'offre, que je me crédite plus, tu vois, parce que dans mon expérience d'homme gay et queer, et je pense aussi qu'il y a une spécificité. et que j'ai envie de faire un contenu qui parle à des gens en particulier, mais ce n'est pas avec une volonté d'exclure. Oui, mais justement, on parle d'un truc et ça va toucher d'autres personnes dont on n'avait pas forcément l'idée. Oui, c'est clair. Dans nos 10 infos à savoir avant de s'y mettre, la numéro 2 est assez liée à la numéro 1. La numéro 2, c'est avoir envie d'être sodomisé. Oui. Et la numéro 3, c'est avoir du désir pour l'autre. J'ai envie qu'on les gère en même temps. D'accord. Avoir envie, oui, c'est lié à la première. C'est-à-dire qu'il faut juste avoir envie de cet acte. Si on n'en a pas envie, forcément, ça va mal se passer. Forcément, ça va être douloureux. Forcément, on ne va pas se détendre. Pour moi, il faut avoir envie d'être pénétré. Et donc, c'est indispensable de se mettre dans la condition psychologique d'avoir envie d'être pénétré. Quant au désir, il faut avoir du désir dans cette relation à l'autre. C'est ce qu'on disait en point 1, c'est-à-dire que c'est un acte sexuel. Donc, il faut être dans l'échange, dans la communication et avoir du désir et pour l'autre et pour ce moment de partage et d'échange. Merci. Sur ce point de l'envie, je trouve que j'y intègre. Du coup, je connecte avec un auditeur qui parlait de la différence de libido, de son inquiétude. Comment je fais dans un couple où mon partenaire a plus ou moins envie de sexe que moi ? Et moi, je sais que c'est quelque chose qui m'arrive souvent de me mettre la pression. pour avoir envie. Et en fait, être sodomisé quand je le fais pour l'autre, ou je le fais parce que je me dis, là, il faut que j'ai envie, ça fait une semaine, il faut que… Ça me fait mal. Ça me fait beaucoup plus mal. Donc ce rapport de l'envie, c'est aussi… Je pense qu'il y a un enjeu à accepter. Peut-être que pour moi, je vais découvrir que mon envie de sodomie, c'est une fois tous les six mois. Tu vois ce que je veux dire ? Du coup, je vais avoir du plaisir que si je respecte ce chemin intérieur où mon envie, c'est une fois par jour, d'aller un peu savoir avec soi-même c'est quoi mon envie. Et moi, je découvre beaucoup de couches de pression, notamment si tu es avec un partenaire qui a des envies différentes. C'est d'arriver à dire « moi, je n'ai pas envie ». Mais du coup, la douleur peut arriver autour de cette absence d'envie. Bien sûr. Tu parles là d'un partenaire régulier, en fait. Il faut avoir, je pense, une bonne congruence des désirs sexuels et des envies sexuelles qui sont proches en termes de fréquence et en termes de… On va parler après des positions, de la façon dont ça se passe. Bien sûr que tout ça, ça fait partie du bon déroulé d'un rapport sexuel. Si… Il y en a un qui préfère les rapports très violents et très intenses et que l'autre est plutôt vanille et préfère des choses plus soft où ça se passe tranquillement. La pénétration, ça ne va pas bien se passer à un moment ou à un autre. Pour l'un comme pour l'autre, pour le pénétrant comme le pénétré. et je trouve que du coup tout l'enjeu c'est la communication et je trouve pas ça facile tu vois en ce moment j'ai des rapports sexuels fréquents avec quelqu'un et qui m'a dit tu te fous tout le temps la pression sur il faut avoir du sexe et j'ai d'abord boudé bien entendu parce que je suis quelqu'un de très mature non mais j'ai pas relevé et je trouve qu'il a profondément raison c'est un de mes gros enjeux parce que en fait si on a pas eu un rapport sexuel depuis quelques jours Moi, j'ai décrété que lui en avait plus envie et que moi, j'étais bloquant et que je trouvais ça nul. Et ça, ça a toujours accompagné ma sexualité de me dire… Moi, j'ai du mal à respecter le fait que pendant une semaine, par exemple, si j'ai des soucis ou si j'ai des inquiétudes ou que sais-je, en fait, j'ai plus de libido. Et que du coup, le ou les partenaires qui me côtoient, je leur formule et donc… c'est ainsi quoi mais d'être cet échec d'être celui qui n'a pas envie me stresse de ouf et du coup ça peut créer des rapports sexuels où j'ai plus mal parce que je me force Mais là, on peut aussi imaginer que la sexualité, ce n'est pas que la pénétration. C'est ce qu'on disait en premier point. Et on peut ne pas avoir envie d'une pénétration, mais avoir envie d'un moment câlin, d'avoir envie de caresse, de stagier une pipe. Et ça peut être autant kiffant, si ce n'est plus, de faire juste du bon sexe qui ne concerne pas l'anus. Je prends bonne note. Sur l'aspect du désir, c'est marrant ce que tu dis parce que moi, j'ai observé que d'être pénétré à quatre pattes, Du coup, comme je vois rien, tu me fais un signe pour me dire quoi ? Non, c'est mon ordinateur qui a bipé. Je suis à quatre pattes. Du coup, je vois le mur ou dans mon cas, ma tête de lit. Et en fait, moi, ça me coupe tout désir parce que je me rends compte que ce que j'aime beaucoup, c'est de voir le torse, le regard. enfin ce qui se passe devant moi donc je voulais juste rajouter ce petit point sur le désir c'est aussi pour moi très visuel ouais mais là pour le coup c'est ton expérience et c'est vrai que ça il y a des gens le désir ça va juste être de sentir une queue qui les pénètre et être à quatre pattes et ne rien voir ça va être juste génial de sentir cette pénétration il y a des gens qui mettent des cagoules où ils voient rien du tout privation sensorielle ou parce que c'est l'hiver et qu'il fait froid ouais c'est pas le même type de cagoule je crois mais là aussi pour le coup on parle de désir, on parle de fantasme on parle de tout ce qu'il y a autour de cette histoire de pénétration et regarder dans les yeux comment quand on se fait pénétrer l'autre réagit pour certains c'est juste génial pour d'autres ça peut être juste complètement intimidant de c'est arrivé ça m'est arrivé de me dire mais comment il va me percevoir si à ce moment-là, il sent que je jouis ? Quelle tête j'ai quand je jouis ? Et qu'est-ce que je renvoie à l'autre ? Est-ce qu'on a envie d'avoir… Parce qu'on n'a pas de miroir à ce moment-là. Donc, tout ça, c'est des… Mais c'est des éléments essentiels à avoir une bonne sodomie. Et je pense que, du coup, notre point 4 est vachement important, c'est accepter d'être enculé. Et en fait, je pense que On passe pas mal de temps là à parler d'envie et de désir et dans toutes ces granularités et en fait d'inviter chacun à se dire ok moi je me fixe où là ? Parce qu'en fait c'est notre moteur, parce qu'un des gros dodanes sur cette route de la sodomie, énorme dodane quoi, c'est le fait d'être un enculé. Bien sûr, espèce d'enculé ! Je pense que cette réalité d'être quand même une sous-merde de la société, ce moment où je me fais pénétrer, est un énorme bloquant dans ma vie sexuelle. C'est une insulte. On est quand même celui qui passe pour le soumis, passe pour celui qui va se soumettre à l'autre, d'être… Et c'est la place et des enculés et des femmes dans cette société très patriarcale qui ne valorisent que l'alpha, que celui qui va être fort et qui va… en pénétrer celui qui va se laisser faire. Parce qu'on est biberonné à, en fait, si t'es celui qui pénètre, t'es celui le plus fort ou t'es celui qui féconde, donc t'es fertile. Moi, je pense qu'il y a vraiment un délire un peu animal. Parce qu'on est d'accord que moi, je me suis déjà fait pénétrer en étant celui qui domine. Oui, mais c'est rare et c'est pas l'image. Mais je dis juste, en fait, je peux être un enculé qui conduit, qui illumine, tu vois, un puissant enculé. C'est ce qu'on appelle les power bottom, non ? Oui, c'est vrai, bien sûr. Ceux qui sont pénétrés, mais qui pour autant sont les plus actifs dans l'acte et qui vont diriger un petit peu l'acte et avoir un peu une sorte de dessus sur l'autre. Mais c'est quand même assez rare. Probablement que c'est des hommes qui ont déconstruit justement toutes ces représentations que celui qui se fait enculer doit forcément être là en étoile de mer à temps que ça se passe. En fait, j'ai envie d'aller même plus loin, c'est pour le plaisir de celui qui pénètre. La question de la sodomie, elle est là-dedans aussi. C'est-à-dire, qui doit prendre du plaisir dans cette histoire ? Est-ce que c'est le pénétrant ou est-ce que c'est le pénétré ? D'accord, nous, on a envie de dire que les deux doivent prendre du plaisir, mais est-ce que la société donne du plaisir aux femmes ou aux pénétrés ? Pendant très longtemps, le plaisir féminin a été complètement ignoré. Et donc, le plaisir du pénétré a été ignoré. Il y a une chouette BD que je conseille, L'Homme pénétré, de Martin C. et Zoé… Malheureusement, j'ai oublié son nom de famille, je m'excuse. J'ai aussi oublié les éditions. Mais bon, je le dis quand même. Et en fait, ça parle vraiment de, quelle que soit ton orientation sexuelle, les hommes… Il y a des hommes qui ont une prostate et du coup un centre de plaisir et d'aller comme ça reconsidérer les bloquants en tant qu'hétéro qui fait différentes parties de son corps, dont la pénétration. Et moi, ce que je trouve assez intéressant, du coup, j'entends souvent parler de ces considérations, de ces représentations et voilà, il faut déconstruire. Et moi, à chaque fois que j'entends des podcasts ou des vidéos là-dessus, je suis là, non mais gars, tu fais comment en fait ? Moi, je suis là à me faire sodomiser, à me dire, à avoir inconsciemment un truc un peu de sale, d'inconfort et en gros, à me déconnecter du rapport sexuel. Moi, je veux bien déconstruire, on fait comment ? comment toi t'as des idées alors moi je dirais en en parlant ça m'aide énormément et en en créant un espace avec moi Donc, m'en parler à moi et me rendre compte, tiens, là, dans mon plaisir sexuel, anal, qu'est-ce qui se passe pour moi ? Donc, tu vois, de me toucher ou de m'explorer tout seul et de voir les moments où, dans ma tête, surgit des pensées, tu vois, qui s'imposent, de les noter et de les décortiquer, de me dire, OK, qu'est-ce qui se passe pour moi ? Et est-ce que c'est si sale que ça ? Donc, je pense qu'il y a un, moi, m'en rendre compte. Deux, m'en rendre compte pendant l'acte. Et en fait, de noter comment ça empêche ma sexualité et de voir si je suis d'accord ou pas. Et en fait, souvent, il se passe quelque chose pendant que je me fais sodomiser ou pendant que je sodomise. Et le fait ensuite de me dire mais moi, je ne suis pas d'accord. En fait, laissez-moi baiser. Petite voix, ça suffit. Et il y a quand même un truc de se dire j'ai envie que ça change. La déconstruction chez moi, ça passe aussi par je reconnais comme cela me bloque. C'est plus un peu brouillardeux et tout. Non, non, en fait, là, sur les trois derniers rapports, à trois moments, je suis sorti du rapport dans ma tête. Et le dernier truc qui, pour moi, est vraiment clé, c'est j'ai trouvé des partenaires avec qui je peux en parler et où, en fait… ça m'aide d'en parler en amont et du coup de dire tiens tu serais ok qu'on essaye comme ci comme ça enfin d'essayer un peu de reconquérir ce moment sexuel où je perds beaucoup de pouvoir parce que je subis le truc je retourne la pièce Et je deviens acteur, metteur en scène et je dis bah tiens là, peut-être c'est dans le choix de la position ou c'est… Et du coup j'ai un dernier truc à raconter là-dessus. Une fois j'ai senti que j'avais envie juste, j'ai dit à mon partenaire, est-ce que je peux t'utiliser comme dildo, comme god ? Et je lui ai dit, j'avais vraiment envie de son consentement éclairé. J'étais là, bon, en fait, là, j'aimerais juste me concentrer sur mon plaisir. Est-ce que t'es OK de mener cette petite expérience ? Je vais pas du tout penser à toi. Après, on fera d'autres choses pour toi et tout. Mais là, sur ce moment-là, j'aimerais, moi, être à Califourchon sur toi. Et moi, en fait, d'utiliser ta bite et de me faire pénétrer, mais uniquement en allant dans mon plaisir. Donc, comme je veux, où je veux, quand je veux. Il a dit oui. Et franchement, c'était trop bien. Et j'ai vu comme, en étant acteur et en faisant les positions que je voulais faire, j'ai eu du plaisir, pas comme d'habitude. Donc en gros, toutes les représentations des films porno, j'ai rien fait comme ça, quand j'ai laissé conduire mon plaisir et mon désir. C'était beaucoup plus lent, beaucoup plus haché, beaucoup plus… Voilà, petit aparté de… En gros, moi, voilà les quatre trucs que je suis en train de mettre en place pour déconstruire ce fameux « je suis un enculé, c'est un problème ». Je crois que la déconstruction, elle passe avant tout par, pour moi, le fait que les deux personnes ont autant d'importance dans le rapport sexuel. Et qu'il n'y a pas quelqu'un qui a plus d'importance que l'autre et qu'il n'y a pas quelqu'un qui doit prendre plus de plaisir et qu'il n'y a pas quelqu'un qui est au service de l'autre. Et ce que tu racontes sur le fait d'avoir utilisé ton partenaire pour prendre ton propre plaisir en tant que pénétré, c'est fondamental. Ça veut dire que le plaisir du pénétré est super important. Grave. En plus, j'ai pas fait exprès, mais notre point numéro 5 sur nos 10 infos à savoir, c'est justement la sodomie dans le porno nous ment. Et je parlais justement des constructions… Moi, j'ai commencé le porno très tôt. Et… plein de fois dans le rapport autour de la sodomie, en tant que pénétrant ou en tant que pénétré, moi, je copie ce que j'ai vu dans les films. Et donc, en tant que pénétré, moi, je croyais qu'il fallait aller super vite. Tu vois, avoir une grande… Comment on dit ça en français ? Tu sais, quand tu l'habites, elle rentre profondément puis elle sort beaucoup. Une amplitude ! Tu vois, je me disais, fallait… Et… Et en vrai, si tu te connectes à mon plaisir, moi, la grande amplitude, ça peut me faire du bien, mais à un certain moment de la pénétration. Sauf que dans beaucoup de films que j'ai consommés, il y a un pas à pas qui invisibilise plein d'étapes à la sodomie qui me fait du bien à moi. Est-ce que toi, tu veux dire quelque chose sur ce porno ? Sur ce côté amplitude, il est très photogénique. Enfin, voilà… Ce qu'on filme dans une pénétration, c'est que ça rentre et que ça sort. Si le mec était juste à l'intérieur et faisait des petits allers-retours, ça ne se voit pas. En fait, le porno, c'est avant tout un film. qui a pour but d'exciter. Mais c'est avant tout un film, donc il faut montrer les choses. Et il faut montrer les choses et en termes de pénétration, que ce soit dans la bouche, au niveau anal. Donc, il faut que ça rentre et que ça sorte. Et puis, il faut montrer les choses. En tout cas, les positions sont les positions où on verra le mieux. Donc, c'est ça qui est assez artificiel, finalement, dans le porno. C'est que c'est pas… Comme ça se passe dans un vrai rapport sexuel où il n'y a personne qui regarde, en tout cas dans la majorité des gens. Il n'y a personne qui filme et où c'est juste une connexion entre deux personnes. Mais ouais, mais sauf que je veux bien ça, mais moi, je ne suis pas complètement débile. Enfin… Parfois, comment est-ce que… Pourquoi j'arrive pas ? J'ai 36 ans, quoi. Pourquoi j'arrive pas ? Mais bien sûr que le porno, c'est un film et une fiction. J'ai besoin qu'on me le répète combien de fois. Mais pour autant, ces automatismes, quand je suis dans le moment intime où je réfléchis pas trop, ils sont directs là. Tu vois ce que j'essaie de dire ? Voilà. Je suis un petit peu… J'ai pas de réponse, mais j'ai entendu mille fois que le porno, c'est pas la réalité. Et pour autant, ça fait partie de notre déconstruction dont on parlait tout à l'heure. Il faut déconstruire notre vie intime par rapport à ce qu'on voit dans les films pornos, qui est juste, comme tu dis, une fiction et un moment sexuel scénarisé fait pour exciter, monter. le montage tu as noté dans ton précis dans notre précis de sodomie mais d'ailleurs qu'on devrait mettre t'es d'accord qu'on devrait le publier sur le site du podcast ? on peut le publier sur le site du podcast il faut aller dans le descriptif de l'épisode je le mettrai tu as mis c'est du montage et tu as mis l'anus est déjà dilaté c'est à dire ils font des coupes et en fait le mec qui a l'air de prendre son pied a l'anus tout dilaté c'est pas par magie quoi et donc toi dans ton lit tu peux pas direct avoir la teuf de l'anus dilaté non En fait, sauf quand tu as des films qui sont en plan séquence, mais la plupart du temps, il y a des coupes. Et donc, il se passe des choses dans ces coupes-là. Et notamment, le mec, le pénétrant peut débander. Et donc, du coup, il va y avoir des méthodes pour le faire rebander. Et puis, le pénétré, lui, il va se préparer à la pénétration. Et donc, il va faire toutes les techniques dont on va parler tout à l'heure. Hum. Et donc forcément, ça ne peut pas aller aussi vite dans un rapport sexuel que dans un porno. Il se passe des choses qu'on ne voit pas. Et puis il y a un deuxième truc, c'est que c'est leur travail. Et donc, qui sont entraînés à ça. Quand on travaille, on acquiert des compétences, on est de plus en plus efficace. Et donc, quand ce n'est pas son travail, quand on ne fait pas ça régulièrement et quand on ne s'entraîne pas, on est moins performant, tout simplement. Ça me donne envie d'être sponsorisé par des films porno éthiques. Il y a très longtemps, au Canada, j'en avais trouvé un qui est très, très excitant. Je n'en ai plus depuis. qui s'appelle Éthique. Oui, c'est vrai. Eh bien, des films pornos qui veulent justement remettre, enfin, redonner à voir une sexualité plus réelle, moins… Tu sais, les codes du film porno, c'est grosse bite, catégorie très identifiée, donc t'es soit… des catégories sexuelles très identifiées et en gros j'avais vraiment l'impression qu'ils filmaient une histoire d'amour ou bien il y avait des trucs kinky BDSM, il y avait de tout mais la vidéo qui moi m'avait touché je m'étais vraiment dit je sens vraiment une intense connexion entre eux Et je me sentais aussi beaucoup plus détendu en regardant. Je me disais, il n'y avait pas des énormes beats, ça n'allait pas à toute vitesse. Ce n'était pas violent. C'était extrêmement doux. J'ai trouvé ça stylé. Peut-être que je peux la retrouver. Je te l'enverrai. Mais sauf que ce n'est pas le porno mainstream que tu es en train de décrire. Le porno, il est là pour exciter. Et ce qui excite les gens, quand même, c'est des grosses bites, des power bottom qui se font enculer pendant des heures en double pénétration. Et tout ça, ça existe et c'est super. Mais il faut bien se rendre compte que c'est avant tout du fantasme et que ce n'est pas la vraie vie de la majorité des gens. Ouais, mais je crois que moi, mon sous-texte, c'est que si je retrouve la vidéo, peut-être je te l'envoie et ou je la mets dans les liens du podcast, dans la descriptive du podcast. Mais je ne sais pas si je ne peux pas être banni si j'ai mis du contenu pornographique. Je vois que c'est un muscle que je peux rééduquer. C'est ça que je voulais te dire. C'est que si je ne prends que des images et que des vidéos d'un certain type de porno… Ça va revenir dans mon intime au moment où moi j'ai des rapports sexuels. Alors que si j'ai d'autres références, je peux les convoquer et elles peuvent venir m'aider dans mon lit. C'est ça que je voulais dire. Je te l'enverrai, tu me diras si ça marche. Point numéro 6, ça ne doit pas faire mal, sauf si j'ai envie. Ouais. Ça, c'est important quand même que ça ne fasse pas mal parce que le sexe, ça doit rester avant tout un moment de plaisir. On peut avoir du plaisir en ayant mal. Mais ça, le nombre de mecs qui me disent c'est obligé d'avoir mal pendant la sodomie, autour du podcast ? Et quand j'étais sur TikTok, maintenant j'ai été banni de TikTok, petite parenthèse. Mais tout le monde me disait « bah non, c'est normal ». Enfin, je ne sais plus quels étaient les tournures de phrases, mais ils me disaient « moi, la sodomie, oui, c'est normal, au début j'ai mal, mais après je me détends ». Et en fait, non, on n'est pas obligé d'avoir mal. En fait, il y a tout dans cette phrase. « C'est normal, j'ai mal et après je me détends ». Bah oui, non, mais en fait, il faut se détendre avant. En fait, on a mal parce qu'on est tendu, parce que notre sphincter anal, il est serré, parce que l'angoisse, le stress, on va en parler plus tard, mais voilà. Donc c'est avant tout une question de détente. Et je pense que j'ai le droit de dire « stop, j'ai mal ». Parce que je crois que ce qui est un peu possible dans ma tête, c'est de me dire… comme c'est normal d'avoir mal je me tais je réajuste pas le rapport sexuel je reste dedans et j'attends que ça passe et j'attends que ça passe c'est vrai Mais là aussi, il y a la question dont on a parlé tout à l'heure du plaisir en tant que pénétré. C'est pas que le pénétrant qui doit avoir du plaisir en permanence. Le pénétré doit aussi avoir du plaisir en permanence. Et comme tu dis, il faut y aller progressivement et s'adapter à son propre plaisir et pas qu'il y ait de douleurs.