Passif pendant 10 ans et un jour : blocage – Jules 3/3

Partie 3 sur 3
« Pourquoi avant j’étais passif et maintenant je suis actif ? C’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Je me suis fait retourner le cerveau par qui ? » Jules

Jules a passé dix ans à se faire pénétrer par le même homme, sans jamais pénétrer personne : devenu actif, il n’arrive plus du tout à se laisser faire.

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Dans cet épisode du podcast :

  • De 15 à 25 ans, un seul homme le pénètre, une vingtaine de fois en tout
  • Chez son amant, la porte restait ouverte : il le suçait à peine, se faisait prendre et repartait en vingt minutes
  • Son copain actuel aimerait le pénétrer, mais Jules ne lui ouvre pas la porte
  • Il veut qu'un actif lui montre son envie et prenne le lead, sinon rien ne s'ouvre

On en parle dans cet épisode
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C'est bon ? Tu as de la waterflot ? Ah ouais, je vais me resservir. Ouais, fais ça. Jules, bienvenue dans la troisième et dernière partie de ton témoignage. Pourquoi tu te marres ? Jules. J'ai dit une connerie ? C'est pas ça ? Non, c'est ça, mais ça me fait rire. J'ai pas l'habitude. Bah oui, c'est ton pseudo. Nous avons parlé de ton cheminement de sexe qui est très connecté à l'idée de l'amour, de l'amour monogame, de l'amour à deux. Tu nous as raconté des blocages, des envies, des questionnements, un chemin qui est en fait pas si vieux que ça, puisque tu as ton premier rapport sexuel avec un homme avec qui d'ailleurs tu te mets en couple, c'est ce fameux ex. T'avais eu des gens avant ? Ah ouais, non, c'était mon premier rapport sexuel avec un homme. Mais tu dis quand même, copain, t'as découvert, là on finissait le deuxième épisode, que t'as découvert pas mal de sensations et de choses. Mais qu'en fait tu l'as rencontré trois mois avant de partir, deux ans à l'étranger, pour après vivre une relation de cinq ans ensemble. Et je finissais le deuxième épisode en te demandant... Quels sont les apprentissages, les petites graines de ces cinq ans que tu aimerais amener dans ton futur, dans ta prochaine relation ? Et tu as commencé par dire parler du sexe, mettre des mots, quoi. En parler. Mais tu sais que c'est rare. Tu sais que... Et je le sais parce que moi, quand j'essaye de... Je suis en couple ouvert, donc j'ai des rapports sexuels avec des gens. Enfin, tu vois, avec mon mec et d'autres gens. Et alors moi, je pense après, ça doit être ma manière de faire qui est pas la bonne. Enfin, genre, je pense peut-être que je suis trop agressif, trop direct. Trop... Je sais pas. Mais en tout cas, il y a un tabou généralisé sur la sexualité qui fait que même, tu vois, dans l'intime de personne et tout, c'est gênant de dire... Je pense que les gens, ils vivent tout un tas d'émotions, mais un peu la peur du jugement, de « j'ai pas été assez bon », tu vois, c'est d'arriver aussi à bien formuler un débrief, un retour, en disant « là, j'ai moins aimé », et que la personne, elle puisse entendre juste des histoires de kiff, et qu'elle se sente pas jugée et attaquée, parce que c'est jamais l'objectif, et qu'en fait, le moment de partage de la sexualité, ça soit un truc où on construit Eh ben, moi, avec mes partenaires actuels, j'ai du mal. Genre souvent, ça crispe. Parfois, pas toujours. Parfois, c'est pas le bon moment, je choisis pas le bon moment. Tu vois, j'avoue que juste après avoir éjaculé, c'est bof. Je l'ai peut-être fait une ou deux fois. Mais après, j'ai pas vraiment ce besoin-là non plus, tu vois. Trop tardivement après, c'est un peu jamais le bon moment, quoi. En tout cas, toi, tu dis... C'est plus facile dans une relation... Longue, enfin... Longue, pas forcément longue-longue, mais... Ça, tu trouves, ouais. Moi, j'en parlerais pas... Si c'est un mec que je vois une fois, de toute façon, je vais jamais le revoir. J'ai pas vraiment d'intérêt à savoir ce qu'il a plu. Parce qu'en fait, on est tous tellement différents. En fait... Je parlais de ça justement l'autre jour avec mon copain. Je sais plus si c'était avec lui ou avec quelqu'un d'autre. En tout cas, moi, j'aimerais être sucé comme je suce. Ah ouais ? Parce que je trouve que comme je suce moi, c'est la manière qui me fait... J'aimerais qu'on me suce comme ça parce que c'est ça qui me fait kiffer. Alors que comme les autres me sucent, des fois ça me convient pas. Mais je me dis que peut-être que comme eux le font, peut-être que ça leur convient pas non plus. En fait, on est tous différents. Donc c'est pour ça que parler de débriefer avec un inconnu... Pour moi, ça fait qu'avec un inconnu, avec un mec que je ne vais pas revoir, pour moi, ça n'a pas vraiment d'intérêt. Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Déjà parce que moi, j'observe qu'avec un inconnu, entre guillemets, ou quelqu'un avec qui je ne suis pas forcément en train de développer une relation long terme, je me sens beaucoup plus libre. Et c'est pour ça que je pensais à toi avec, quand tu t'es fait délicieusement pénétrer par un homme dans une petite cabane... En Australie, autour desquelles il y avait des alligators, retiendra la légende, et des araignées. Moi, souvent, partir à l'étranger, c'est comme déchirer une page brouillon de mon journal de bord, où en fait j'écris ce que je veux, cette page elle revient pas avec moi. Il y a quand même un truc de lâcher prise. Oui, mais voilà, c'est ce que j'allais dire. Et du coup, le moment où j'entre en dialogue avec quelqu'un avec qui je ne vois pas forcément un futur immédiat, je vois le soin que je prends, je vois ce qui se passe, je vois comment... Et puis en fait, l'autre peut m'éclairer sur plein de choses. Peut-être des choses que j'ai du mal à entendre de par mes partenaires où je suis plus sensible, plus susceptible. Et là, en fait, cet inconnu, il me dit un truc et je suis là... Ah ben ouais, c'est vrai ! Moi, je ne suis pas d'accord. Et deuxièmement, je ne suis pas du tout d'accord avec ton histoire de fellation, de « je te suce comme moi, j'ai envie d'être sucé » et tout. Non, on débriefe dans notre capacité à nous connecter. Et moi, je trouve que ça m'invite à mon écoute empathique, de dire « ok, il s'est passé quoi pour toi ? » « Quel signaux j'ai mal interprété ? » « Qu'est-ce que tu as kiffé ? » Puis souvent, en fait, ça s'est bien passé un peu quand même. Donc, on se dit « ah, ça c'était bien, on fait une petite danse de la joie ». Ouais, je sais pas, je trouve que c'est... En fait, pour moi, j'ai tilté quand t'as dit intérêt. C'est pas une question, genre, d'intérêt. Pour moi, c'est le moment, il est beau parce que avant, on se parle, pendant, il se passe des trucs, et après... Pour moi, c'est... Je vois ce que tu veux dire. Jeter des fleurs et puis la vie en rose et puis on est content et puis on fait la danse de la joie, comme tu le dis. Mais moi, là où je vois l'intérêt, comme tu dis, même si t'aimes pas ce mot, c'est comment réussir à prendre plus de plaisir... Et à donner plus de plaisir. Et en fait, moi, quand je suis en couple, moi, j'aime être pénétré comme ça. J'aime que tu me fasses ça. Donc, tu demandes à ton partenaire qui te fasse des choses comme toi, tu les aimes. Et puis c'est pour ça que je te disais que j'aime sucer comme tu me suces. C'est parce qu'en fait, on a tous une sensibilité différente. Ok, je comprends. Et puis du coup, c'est pour ça que... Oui, toi, tu sais comment t'aimes être sucé. Je sais comment j'aime être sucé, en fait. Et donc oui, le réexpliquer à quelqu'un que tu verras jamais... Ça n'a aucun intérêt pour moi. Ok, d'accord, ouais. Ouais, je comprends ce que tu veux dire. Mais après, bah oui, c'est cool. Et puis, je comprends cette histoire de liberté. Et puis, quand t'es en vacances, de pouvoir plus facilement t'ouvrir et puis de plus facilement pouvoir... Ouais, t'as pas vécu ça en Australie, là, dans ta voiture ? Bah, j'étais au tout début de mon chemin de sexualité. Ouais. Je peux en parler maintenant du coup, mais j'ai eu ma première relation, et encore, j'ai eu ma première relation avec des hommes type fellation vers 8-10 ans. Mais j'ai ma première vraie relation, que j'appelle vraie relation parce que c'est plus un truc d'hommes. À 8-10 ans, tu as eu des rapports sexuels avec des hommes majeurs ? Non, non, non. Avec des garçons de mon âge. 8, 10, 12, et puis après plus rien jusqu'à 15, où j'ai eu ma première copine. Forcée, entre guillemets. Mes copines, c'était toujours forcé, c'était pour paraître, machin. Mais j'ai quand même eu du sexe avec elle, j'ai quand même pris un peu de plaisir, parce que j'avais envie de voir comment ça fait. Donc il y avait quand même de l'excitation, il y avait quand même du plaisir. Mais maintenant, quand je pense à ça, je pense à un vagin, ça me crispe, ça me dégoûte. C'est pas mon truc, quoi. Mais bref, j'étais en couple avec cette fille. Je l'ai trompée avec un mec. Donc, je suis resté un mois avec elle. J'ai couché avec elle. Une semaine après, j'ai couché avec un mec. Et ce mec-là, je l'ai vu pendant plusieurs années. Et c'était le seul. c'était moi qui étais passif donc pendant tout au début de tout le début de ma de mon de mes expériences sexuelles c'était cet homme là et c'était lui qui était il avait à peu près le même âge que moi il était pas plus âgé c'était lui qui me prenait attends mais depuis tout à l'heure et tout je te pose 850 000 questions pour y enquêter et comprendre non parce que j'avais mis ça en fait c'est comme si c'était un épisode avant et puis là on est dans la deuxième saison Bien sûr, bien sûr. Et puis du coup, j'avais pas... Non, mais du coup, t'as commencé... Non, mais y'a aucun souci, je te taquinais, mais c'était un petit peu... J'aurais pas dû dire comme ça. J'ai été actif pour la première fois, vachement plus tard, ouais. Donc t'as commencé ton cheminement de sexe avec des hommes à être pénétré ? Ouais. Ok, pendant combien de temps ? Bah, de 15 à... La première fois que j'ai pénétré quelqu'un, c'est longtemps après que je me suis remis sur les applications... Avec les dates. À la louche. Ouais, du coup, je rentrais de voyage, donc je devais avoir 24, 25. T'as presque 10 ans de pratique où tu te fais pénétrer. Ouais, mais je pense en tout, je me suis fait pénétrer par ce mec une vingtaine de fois. Ok ! Sur 10 ans. Ok, super. Et ces 20 fois, t'as eu du plaisir ? Ouais, grave. Grave du plaisir. Ok, génial. Et c'était quoi ? Qu'est-ce que tu peux me ramener dans ce qui se passait de chouette ? Bah... T'avais envie ? Oui, oui, bien sûr. J'étais... Non mais t'es d'accord que si on arrive à comprendre... J'étais la tête dans l'oreiller, je me faisais prendre par sa grosse bite et puis j'adorais. Et puis je rentrais chez lui, il laissait sa porte ouverte, je rentrais dans... Il était déjà à poil dans sa chambre, je le suçais à peine et puis il me prenait et puis je restais 20 minutes chez lui et je reportais. Ok... Et puis chaque fois que j'avais envie, je lui envoyais un message et puis j'allais chez lui et voilà. Grosse bite. Il avait une grosse bite, ouais. Ça me faisait mal, mais ça passait vite. Ah, très intéressant. Ça faisait mal à chaque fois ? Ouais. Mais pas longtemps. Ah, ça faisait mal au début ? Moi, là, je suis en mode enquêteur. C'est quoi le nom d'un enquêteur fameux ? Sherlock Holmes du fion. Ouais. Et j'essaye, tu vois, d'aller glaner des... Non, c'est juste au début, il te pénétrait trop rapidement. Oui, oui. OK. Mais genre, vraiment, quelques secondes après, ça faisait mal. Quelques minutes ? Ouais, une minute, deux minutes, ouais. C'est long, quand même. Ouais, une minute. OK. 60 secondes à avoir mal ? — Oui, parce que je lui disais quand même d'aller... Enfin, il allait pas direct au fond, quoi. Je le freinais. — OK. — Mais j'avais envie. Donc je me détendais. Et puis tout ce qu'on disait tout à l'heure... Ouais, pour moi, ça me paraît à peu près normal. Je me faisais pénétrer une fois tous les six mois. T'arrives à comprendre ce qui s'est passé entre ce moment de ta vie ? C'est quoi la différence entre ce moment où tu te laissais pénétrer et aujourd'hui où tu te laisses plus pénétrer ? Je me suis fait péter les traits aussi, une autre fois. Péter les traits ? Non, mais je me suis... Ta langue a fourché, là. Je me suis laissé pénétrer, enfin, je me suis fait pénétrer une autre fois par un autre mec au Vietnam. Dans cette période aussi. C'est une question de rencontre, je pense. Je pense que c'est une question de rencontre. Et pourquoi... Pourquoi je trouve pas des gens, des actifs... qui aura envie de me prendre parce qu'ils ont des boutons non ? non mais tu disais dans tes critères en fait moi tu me demandes si ta question n'est pas rhétorique moi je te réponds parce que tout le système que t'as mis en place pour filtrer Ces objets du désir ne laissent pas passer, en fait, les personnes, ces personnes-là. Ah, je te le dis tout de go. Il n'y a pas de raison. Sur Tinder, c'est marqué actif versatile aussi, donc forcément... C'est obligé que, inconsciemment ou consciemment, t'aies mis en place des trucs qui font que... Mais genre, des personnes qui souhaitent te pénétrer, il en existe. Je mets ma main à cuper. Bah, mon copain actuel, il aimerait bien. Ah ! Et pourquoi lui non plus ? Parce que je ne lui ouvre pas... Tu ne lui ouvres pas la porte. Non. Là, on était dans Lister les apprentis Sage. Oui, mais je réfléchirais à ça quand même parce que ça me perturbe maintenant. De quoi ? Qu'est-ce qui te perturbe ? Pourquoi avant j'étais passif et maintenant je suis actif ? C'est quoi ce bordel ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je me suis fait retourner le cerveau par qui ? Ouais ? Parce que si on parlait de, je ne sais pas quoi, de la société de fameux biais internalisés, etc. Comment, avant, alors que je n'étais pas out, et maintenant je suis out. Voilà, tu as ta réponse. Non, pardon, je répète, je ne devrais pas dire ça. Il y a peut-être la réponse là. Tu n'étais pas out, en fait, personne n'était au courant. Tu m'as dit que tes potes ne savaient pas. Je n'ai pas besoin de raconter à personne. Mais du coup, exactement. Alors qu'aujourd'hui, que tout le monde sait. Mais maintenant non plus, je ne raconte pas mes expériences sexuelles à tout le monde. Peut-être que maintenant que les gens savent que tu es gay. J'ai besoin de dire que je suis actif. Tu compenses, ouais, tu compenses de temps en temps. Je suis un mec, moi. Je suis un bonhomme. Peut-être. On est psychologie de comptoir, tu verras ce qui résonne pour toi. On listait les petites graines de cette relation d'amour de 5 ans que j'aimerais amener dans ma relation suivante. Un, t'as dit parler de sexe. Est-ce qu'il y a d'autres trucs que t'aimes ? Oui, après, c'est plus au niveau sexe. Donc parler, le fait de parler, dans mon idée, ce que ça permettrait, ce serait d'ouvrir et puis de pouvoir tester d'autres choses, laisser aller ses envies. Éventuellement, peut-être à terme, s'il y a différence de libido, ouvrir ou... S'il y a d'autres recherches, éventuellement peut-être ouvrir. Même si je ne suis pas là et je ne suis pas sûr que j'en suis capable, mais ça c'est peut-être une autre discussion. Après, c'est plus au niveau sentimental et réussir à être ensemble. Comme je te dis, je suis en psychothérapie depuis un an et demi. J'avais aussi plein de blocages à moi-même. Je pense que pouvoir être en couple bien, il faut déjà être bien soi-même. ce qui n'empêche pas de devenir bien pendant que t'es en couple mais c'est sûr que moi ça m'a beaucoup freiné de pas avoir confiance en moi du coup j'étais hyper jaloux de pas réussir à me vivre moi et du coup d'être tout le temps derrière lui de pas réussir à m'écouter de pas faire ce que moi j'avais envie dans les activités moi j'avais des envies d'activités qui étaient pas toujours les mêmes que lui et puis Je l'ai beaucoup aussi contrôlé, empêché de vivre sa vie pour qu'on soit ensemble. Maintenant, je me rends compte que j'ai besoin de ma vie et mon copain, la sienne. Et puis, on a notre vie qui en est une troisième. Ça me parle. J'ai l'impression que tu m'as décrit avant. En tout cas, au début, quand tu te prends les premiers murs des trucs... Tu penses à autre chose ? Une autre petite graine que tu amènes dans ta prochaine relation ? Non, tout ça, le fait d'avoir une vie séparée, c'est aussi... Je pense que la chute de la séparation est moins dure parce que du coup, on avait tout ensemble et puis du coup, je me suis retrouvé avec plus rien, quoi. Que ça soit le sexe, que ça soit les amis, que ça soit les activités, etc. J'exagère et puis je suis un peu une pleureuse quand je dis plus rien, mais ouais. Tu peux pas être un pleureur. Quelqu'un qui pleure, c'est forcément une femme. Non, je déteste parler de... Enfin, je déteste. Mon pote parisien chez qui je viens cette semaine me dit tout le temps copine. Et en fait, j'aime pas trop... Il te féminise. Ouais. Ouais. Et j'aime pas trop. Et du coup... Oui, c'est... Ouais, je te comprends. Je sais pas pourquoi j'ai dit ça, mais... Il y a peut-être quand même... T'as raison. Peut-être le fait que, vu que je pleure, c'est féminin et pas masculin. Dans le premier... Alors que moi, je pleure énormément et que j'assume totalement de pleurer, mais... Bah ouais, fin que t'es un être humain, quoi. Je pleure pour... Ouais. Parce que, bah moi, je trouve que... Pour moi, c'est totalement OK. Ça me fait vachement du bien, mais... On digère, on... Ouais, ouais, clairement. Ouais, on... Ouais. Bah, je trouve... Dans le... dans mon petit manifeste poème du début. Tu vois, quand je fais le lien entre on est ensemble face à l'homophobie, la misogynie et la transphobie, c'est qu'en fait, c'est intrinsèquement lié la misogynie à la base de tout qui dit que ce qui est fait femme, ce qui est considéré dans une vision binaire du genre, ce qui est femme, donc ce qui est considéré femme, c'est pleurer. Il y a tout un tas d'émotions et d'activités qu'on a étiquetées femmes, culturellement. Et tout ça, c'est déprécié. Tu perds de la valeur si t'es... Donc, d'avoir l'air d'être une femme, se mettre du vernis, ou d'avoir des manières que la culture a décrétées femmes, Être pénétré, parce que toi, dans ce kiff intergalactique de la sodomie, on est pour moi en plein cœur de tout ça. De ce qui fait de toi une femme. Et donc le danger, soit d'être exclu de la tribu, soit de mourir. Moi, ça m'a vachement aidé de reconnecter avec... Ok, pourquoi mon cerveau est en mode, je dois t'empêcher de mourir ? Quand je suis vu comme une femme ? Je peux te répondre tout de suite. C'est que moi, avec le harcèlement au collège et au lycée, c'était la mort sociale si j'étais trop efféminé. Le fait que mon cerveau ait imprimé ça ne m'étonne pas du tout. Et que ça s'invite aujourd'hui dans ce que je m'autorise à être dans ma performance du genre, c'est une évidence. Ça, c'est mon opinion et mon point de vue. Donc ouais, quelque part, aller à la rencontre de notre misogynie internalisée dans le moment où tu fais pleureuse et que je te fais un clin d'œil, pour moi, peut être clé dans la capacité à se faire pénétrer le petit trou. Clairement, ça me parle. Mais moi, j'ai souffert d'aucune... D'aucune moquerie, jamais. Sauf de ta mère ? Ouais. Je sais pas si c'est une moquerie ou c'est juste une... Elle aussi, elle a été matrixée, et puis en fait, c'est, entre guillemets, pas de sa faute, même si je lui en veux quand même, mine de rien, et puis je lui ai bien fait savoir, et puis je lui ai bien dit et redit. Elle a mis très longtemps à avouer, à accepter que... Elle ne se souvient pas du tout, elle ne voulait pas dire qu'elle m'avait dit ça, mais j'ai dit, mais bien sûr que tu m'as dit. Et puis finalement, au bout de plusieurs années, elle a réussi à me dire, je suis désolé si je t'ai dit ça, je ne me souviens pas et je n'aurais pas dû. Oui, ça m'a énormément freiné et puis ça m'a pris longtemps parce que pour moi, ma mère était hyper importante. Pour moi, c'est une évidence que ton système actuel... sait ou croit savoir que si t'es trop efféminé si t'es l'enculé il va y avoir un déséquilibre et il te protège de ça ça c'est mon intuition que ça soit vrai c'est à dire de fait en fait tu sais que le jour où tu viens un peu efféminé avec du vernis avec des gens qui sont fondamentaux pour toi et c'est vrai qu'ils vont t'exclure ou c'est pas vrai ça c'est le cerveau invente tout un tas de trucs mais pour moi à la base elle est là c'est qu'on est en train de se protéger d'un truc et c'est vrai dans la rue à Paris au travail aujourd'hui en 2024 si t'es trop efféminé tu peux ne pas avoir de progression professionnelle on considère que t'es pas un bon leader il y a tout un tas de trucs de la réalité de la misogynie le fait que mon cerveau ne veuille pas que j'aille à cet endroit là Et j'ai beau lui dire, mais attends, moi j'ai un chemin d'épanouissement, j'ai envie de me faire pénétrer, j'ai envie de laisser déployer tous les chapitres de ce livre. Mon cerveau est là, mais mec, j'en ai rien à foutre de ton délire, je suis en train d'essayer de te faire survivre. Me casse pas les couilles. De nouveau, en fait, j'avais pas réussi à dire ce que je voulais dire tout à l'heure. De nouveau, ça me parle tout ce que tu dis, mais en fait, moi, j'ai pas envie d'être efféminé. J'ai une part féminine en moi qu'on peut qualifier comme féminine, même si, de nouveau, j'aime pas... dire des trucs qui appartiennent à la femme, faire ménage, faire à manger, des trucs qui appartiennent aux hommes, d'aller couper du bois. Moi, j'adore faire à manger, j'aime beaucoup la propreté, je fais très bien le ménage, je suis un peu maniaque, j'adore ranger, j'aime organiser les choses, j'aime faire des fêtes, j'aime inviter des gens, j'aime faire une belle table... Je te l'appelle à planter un clou. Franchement, visser une vis, c'est pas du tout mon truc. J'ai peut-être un peu plus des trucs comme ça avec mes mains ou des choses comme ça depuis que je suis out, qu'on peut dire ça comme ça. Mais je pense que c'est plus par mes... Des trucs comme ça avec tes mains, c'est quoi ? C'est des sortes de manières ? Ouais, des sortes de manières un peu qu'on pourrait qualifier comme féminines. Mais encore... Elles sont pas trop venues depuis le début, là. Non, mais c'est justement... J'ai pas beaucoup. Ouais. Mais pas du tout parce que je me bloque et puis que je veux pas le faire mais c'est en fait si je les ai de temps en temps c'est plus parce que c'est plus quand je suis souvent avec des potes gays qui ont beaucoup de ces manières et puis du coup c'est plus du mimétisme. C'est quoi le problème que ton pote de Paris t'appelle copine ? Parce que moi, je suis un... Enfin, je suis un homme cis et puis... Mais il est au courant ? Oui, mais du coup, moi, c'est un truc... Tu protèges quoi ? Non, ça me dérange pas qu'il m'appelle copine. Ça me dérange pas. Du coup, je rigole et puis... Mais c'est pas un truc que moi, je vais utiliser. Je vais pas l'appeler en retour copine. C'est pas du genre... Et puis t'es mal à l'aise un peu. Ce que tu disais tout à l'heure, non ? Oui, mais c'est comme quand tu m'appelles Jules. Je suis un peu mal à l'aise parce que c'est pas dans mes habitudes. J'ai plein de surnoms. Mes potes, ils m'appellent de plein de manières différentes, en dehors de mon vrai prénom. Mais c'est des prénoms que j'ai l'habitude. Copine, ça me fait bizarre parce que j'ai pas l'habitude. Mais tu parlais de... Dans la place publique, que ce soit le vernis ou autre, j'aurais jamais idée de me mettre du vernis, mais pas parce que ça me dérange chez ceux qui portent du vernis, ni que je trouve ça trop féminin ou quoi que ce soit, c'est pas du tout ça, mais c'est juste que moi, j'adore porter du rose par contre. Et puis quand on me dit que le rose, c'est pour les filles, là, ça me fait péter un câble. Et puis là, je dis, ben non, moi, j'adore porter du rose. Un jour, une prof en classe, elle me dit, ah, mais vous, de toute façon, parce que je fais une formation où il y a très peu d'hommes. Et puis du coup, elle fait un truc genre, vous êtes un homme, donc vous n'allez pas porter du rose. Je dis, ben en fait, non, moi, je suis un homme et je porte très souvent du rose. Et je me fais pénétrer, tu pourrais lui dire, la prochaine fois. Bon, on est quand même en classe à l'Uni, donc... Ouais, mais ça peut être assez intéressant de voir après comment elle réagit. Donc, voilà. Dans ta conception de l'amour, toi, le sujet, c'est... J'ai vraiment de la joie à... Tu parlais d'enfant, tu avais ce rêve d'une maison. On t'a dit être riche, mais depuis, tu as revu. Avoir des enfants, c'est important pour toi. Avec un quelqu'un qui est le même. Et tu disais, en faisant couple. Et aujourd'hui, tu as encore ce rêve qui te met en joie. Oui, je désillusionne petit à petit parce que je me rends compte que je vieillis et puis qu'avoir des enfants dans notre société en tant qu'homme gay, c'est très compliqué. Mais j'adorerais avoir des enfants. Malheureusement, il faut être riche pour avoir des enfants. Vu que j'ai décidé de ne plus être riche, j'ai dû aussi me mettre de côté, je pense gentiment, à avoir des enfants. Ça me fait vraiment chier. Quand j'y pense, ça me... Ça me déprime un peu parce que c'était vraiment un rêve pour moi. J'ai toujours voulu avoir des enfants. Je n'ai pas encore abandonné, mais voilà. En Suisse, c'est quoi les options pour être parent ? L'adoption. C'est très compliqué. Quasiment impossible d'avoir des petits. Si on veut des enfants en tant que homme gay, la plupart du temps, c'est des enfants d'entre 6 et 10 ans. Et puis, ben, voilà. Moi, je suis pas... C'est pas ça dont j'ai envie. Tu disais tout à l'heure, donc tu t'imagines dans cet amour à deux et que tu te poses la question d'ouvrir le couple, la possibilité d'ouvrir le couple. Et quand on préparait là notre rencontre, tu disais que même si pour toi l'amour c'est important et le sexe dans l'amour et l'amour à deux, tu disais peut-être ça manque de folie. Tu as dit foufou dans le pré-entretien. parce que en gros là aujourd'hui tu te questionnes sur est-ce que je me vois dans une relation monogame sur le long terme c'est ça ? non pas forcément mais est-ce que je me vois j'ai envie d'être épanoui À 100%. Tu demandes souvent, qu'est-ce que c'est, dans 5 ans, on refait un épisode, qu'est-ce que tu auras envie de me dire ? J'aurais envie de te dire que je suis 100% épanoui, même si je doute que ça soit possible. Mais en tout cas, approcher d'un truc 90, 90... Mais non, mais attends, non, non. c'est magnifique je parle 90 donc ouais j'aimerais bien être là pour l'instant j'en suis loin mais j'aimerais bien être là du coup je sais plus pourquoi je disais ça tu en parlais du couple ouvert de la possibilité de l'amour ouvert en fait ma question c'est l'amour ouvert pour toi l'amour ouvert polyamour non en tout cas comme j'en avais parlé au début j'en pense pas en être capable mais j'en ai pas envie mais je doute De pouvoir être 100% épanoui en couple fermé. J'ai bien aimé, je ne sais plus dans quel épisode, mais récemment, il disait fermé, ouvert, il n'aimait pas et moi non plus, je n'aime pas. Parce qu'il n'y en a pas qui sont fermés et ouverts, mais je ne sais plus quel autre mot il a utilisé. Relation libre ? Ouais, c'est peut-être ça. Libre ou alors, du coup, l'opposé, ce serait quoi ? Si on n'est pas libre, on est quoi ? Emprisonné. Exclusif. Exclusif, ouais, c'est ça. Libre et exclusif, ouais. Ouais, toi, tu te demandes, dans ton chemin d'épanouissement, est-ce qu'un seul partenaire peut te nourrir sexuellement ? C'est ça ? Ouais, parce que j'ai un tel appétit. Faire l'amour, c'est hyper important pour moi. Et c'est la base de mon épanouissement, je pense. Mais de trouver un partenaire qui soit suffisamment ouvert, suffisamment libre et moi aussi suffisamment libre pour pouvoir aller voir ailleurs et puis faire d'autres choses avec d'autres personnes. Mais moi, personnellement, déjà, je ne suis pas prêt. D'ici que moi, je sois prêt, que je trouve quelqu'un, que ce quelqu'un soit prêt aussi, c'est un truc... Je comprends. Sur le long terme, mais oui. Donc c'est pour ça que dans 5 ans, je pense que je ne serai pas encore là. J'espère, mais... On verra si tu reviens à ce micro dans 5 ans. Pourquoi... Tu vois, tu dis être épanoui à 100%. Moi, je crois que ça n'existe pas. Non, c'est ce que j'ai dit, ouais. C'est pour ça que j'ai parlé de 90 après. Mais même 90, ça n'existe pas. Tu crois ? Ouais. Pour moi, le titre de ce podcast, c'est un terrible piège. C'est de la merde. C'est un piège, en fait, depuis le début. Non, mais ça correspond tout à fait à ma personnalité de performance et de solutionnite, tu vois. Moi, j'ai envie de créer un contenu où ça pose une vraie question. Et je trouve la question, elle est jolie, tu vois. Mais la réponse, c'est certainement pas genre... la question elle est idiote dans son sous-entendu que ça existe non non en fait ce qui existe c'est un putain de cheminement où chaque jour est différent et oui bien sûr que c'est une belle fleur qui s'ouvre et puis pouf qui fait d'autres boutons il y a plein de choses qui changent et puis tout pouf il y a un bouton qui tombe enfin tu vois genre quand la fleur elle enfin bon t'as compris je suis pas très nature apparemment mais tu vois et c'est magnifique ou bien c'est plus un arbre ça se déploie quoi mais c'est c'est pas figé Non, bien sûr, c'est pas figé, puis on peut faire des allers-retours, mais je pense que... C'est pas on peut, c'est qu'en fait, il y a des hauts et des bas. Le truc est un... Pour des raisons de santé, soudainement, t'as plus envie. Un peu comme Mario qui avance sur son chemin, qui saute... J'adore. Champignon, machin, puis il perd de la vie, puis il recommence, mais il y a quand même un moment où il arrive au bout, puis il passe au niveau d'après. Il y a quand même des niveaux, puis une fois que t'es passé au niveau d'après, tu peux dégringoler de niveau, retourner en arrière, mais en général, voilà, plus t'avances, plus tu... J'aime beaucoup la métaphore jeux vidéo, même si j'ai tourné la page de Nintendo et je suis maintenant dans la PS5. Moi, je ne suis pas du tout geek. Tu n'es pas du tout geek, il n'y a pas de problème. J'avais pas le droit de jouer aux jeux vidéo, donc... le seul le truc du chemin de l'épanouissement qu'il soit en couple hors couple ou quoi que ce soit pour moi c'est un muscle de la connaissance de soi et de l'autre de la capacité empathique de lien et de liant de communication qui se développe donc pour moi tu peux pas Il y a parfois où tu as envie de certaines pratiques, d'autres pas. Il y a parfois, selon les saisons, tout un tas de trucs. Mais ta capacité à créer du lien, tu vois, une fois que tu as débloqué certaines idées, certaines façons d'être, et de naviguer la rencontre sexuelle, ça, pour moi, tu ne peux pas redescendre de niveau. Ouais, c'est ça. Pas du tout. Mais... Mais c'est un cheminement et il n'y a pas d'extase, quoi. Il n'y a pas d'état où tu es là, genre, ça y est, j'ai tout fait et tout. Ah, donc c'est ça, c'est l'échelle sur 100 que... C'est de la merde, sur 100, 90... Parce que ça veut dire que tu n'arrives jamais à 100, en fait. Tu avances sur ton chemin et puis il n'y a pas de fin, quoi. Ouais. Il n'y a pas de fin. Et puis même, il y a des moments de sexe. C'est ce que je disais dans le premier épisode, dans mon intro. Il y a des moments où c'est trop cool. Il y a des moments où c'est naze, avec la même personne, qui était trop bien. Il y a des moments où ça fait mal, d'autres ça fait pas mal. Il y a des moments où t'as envie, en fait t'as pas envie. Oui, puis c'est plein d'autres facteurs extérieurs aussi de ta vie, de ton... Comment tu es... Je crois aussi, ouais, de ouf. Oui, mais voilà, en tout cas, pour moi, il y a quand même un chemin, même si je suis d'accord avec toi, le fait qu'il n'y a pas d'extase et puis de point final sur lequel tu devrais arriver. Puis voilà, t'es là, puis c'est bon, tu peux mourir. Mais en tout cas, voilà, j'aimerais bien continuer à avancer. Puis pour pouvoir avancer, par rapport à ta question au couple... Ouvert ? Non. Libre. Libre, pardon. Non exclusif. Non exclusif. Peut-être que ce sera ça dont j'aurai besoin, je sais pas. Tu disais que la sexualité est très importante pour toi, que si tu fais pas du sexe une fois tous les trois jours, c'est compliqué pour toi. Qu'est-ce qui a fait que t'as pas pris le temps d'essayer la technique de l'horloge sur ton anus ? Il cligne les yeux. Parce que j'ai réfléchi, je regarde par la fenêtre. Parce que j'ai plein de godes, mais je ne m'en sers pas. La technique de l'horloge ne nécessite pas d'objet. Oui, je sais bien. Ton doigt seulement. Oui, je sais bien. Ne nécessite pas pénétration non plus. Dans le cas-là, c'est quand même... La technique de l'horloge est quand même pour pouvoir faciliter la pénétration. Non ? C'est pour dilater ? Ouais. Mais du coup, pourquoi dilater si... Si t'es tombé dans mon piège ? Vas-y, finis ta phrase. Si on pénètre pas ? Mais attends, mais j'ai plein de raisons de se dilater sans pénétrer. En fait, le moment où... En fait, le jeu de l'horloge, donc la petite ligne de l'horloge, il faut écouter les épisodes avant, il faut remonter dans un épisode passé pour les gens qui nous écoutent et qui ont envie de s'y référer. En plus, c'est un petit emoji, donc c'est facile de la retrouver. Petit emoji horloge ? du coup en fait l'idée c'est que la pénétration c'est énormément de psy il y a toute la partie santé et on a fait pas mal d'épisodes avec des médecins qui racontent et tout donc en effet quand t'as des énormes hémorroïdes Il ne s'agit pas de faire la technique de l'horloge, mais si en termes de santé, en termes de corps humain, ça va. Alors, beaucoup de la sodomie, de la pénétration, c'est du psy. Et donc, ce que j'aime déjà dans la technique de l'horloge ou de la boussole, c'est que tu déconnectes, tu dézoomes de la pénétration. et de tout ce que ça inclut. C'est-à-dire, on commence par la première étape, qui est se dilater. On rentre une demi-phalange, une phalange, un peu plus si on a envie. Mais on est en train de se connecter à ton plaisir, à mon plaisir. Donc, attends, c'est moi qui est en train de me doiter. Je me connecte à mon plaisir. Et donc, j'oublie cette question de faire rentrer des gods, de faire rentrer des trucs. Je suis juste en train de se dire, comment je me sens ? Premièrement. Deuxièmement, je me connecte à la lenteur nécessaire à la pénétration. Moi, quand j'ai mal en pénétration, c'est très souvent que le gars, il va trop vite. C'est cool, on est excité, on a envie, etc. Parfois, tu peux aller vite, j'ai aucun souci. Parfois, moi, je ne dis pas qu'il n'y a pas de jugement, mais c'est un peu comme si tu vois une salade de concombres. Et qu'en fait, t'as jamais conscientisé que, en fait, l'éplucher, puis le couper, et si tu veux pas qu'il soit trop juteux, le saler, puis vider l'eau, puis le mettre dans le saladier, c'est un processus. Et donc, du coup, tu vas à toute vitesse et tu comprends pas pourquoi ta sade de concombre, elle ressemble à rien. Et je crois qu'il y a un peu un truc aussi de... C'est complètement normal que ton corps, il ne s'ouvre pas, genre, à la minute, et qu'en fait, t'aies besoin de respiration, et tu vois, d'être bien... Et peut-être si en te doigtant seul, ah, quelle position je préfère ? Et là, petit à petit, en fait, une personne, je trouve, qui se fait pénétrer facilement, toi tu dis dans ton expérience, c'est le cas, ça peut être quelqu'un aussi qui connaît bien son corps et qui est du coup capable de communiquer ses besoins ou capable de se mettre dans un mindset, dans un setup. Moi, notamment, j'ai maintenant... Puisque j'ai récemment eu mon diplôme niveau 3 de pénétrer. C'est une blague, c'est de l'humour pour la performance. Non, non, mais tu vois, récemment, j'ai découvert que je suis maintenant de plus en plus capable de me connecter à mon corps et de me dire non, là, je ne peux pas me faire pénétrer. J'en ai envie. Mais non, c'est non. C'est pas possible. Très souvent, je suis fatigué, machin, mais c'est comme si ma muqueuse répondait pas pareil, etc. Donc, technique de l'horloge pour prendre du temps pour soi, prendre du temps tout court, genre, et voir que ça se dilate ou pas, pourquoi, comment, et où est-ce que tu kiffes ? Est-ce que tu kiffes par-ci, par-là, et on oublie, on ne va pas plus loin qu'une demi-phalange ou une phalange au début. On joue ce jeu-là, tu vois. Et là, il y a plein de choses qui vont s'ouvrir. Tu vois ce que je veux dire ? Dans ta tête, etc. Après, tu kiffes, tu kiffes, tu veux rentrer, tu veux rentrer, c'est cool. Tu veux notamment, c'est un petit pas aussi qui peut être chouette pour l'orgasme prostatique, parce qu'à 4-5 cm, donc légèrement plus profondément, bam, il y a la petite noisette. Tout ça, il n'y a pas de souci avec ça, tu vois. Mais se faire pénétrer, c'est avant tout créer un nouveau chemin neuro... Je ne suis pas médecin du cerveau, mais tu vois, créer un moment où c'est le kiff de toi avec toi-même. à se mettre ton doigt ? Par exemple, ton rapport à la saleté aussi. Est-ce que quand tu te mets un doigt, c'est un peu sale ? T'es super tendu ou tu t'en tapes ? Qu'est-ce qui se passe ? Il y a tout un toi avec toi à découvrir. Franchement, t'as l'air pas du tout inspiré et t'as le droit et ça me plaît. Non, il y a plusieurs choses qui me viennent. C'est qu'en fait, je ne sais pas quel diplôme j'ai, mais en fait, souvent quand je me fais pénétrer, c'est moi qui me prépare et je me prépare très bien et je sais me toucher. Mais j'ai besoin de l'excitation et de quelqu'un que je sais va me pénétrer et va assurer derrière. Assurer, ça veut dire quoi assurer ? En fait, ça me saoule. Ça m'est arrivé plusieurs fois de me préparer. Alors, lavement, je n'ai pas fait souvent. Les rares fois où je l'ai fait, ça s'est super bien passé. Ça a été hyper rapide grâce à ce que j'ai appris dans ton podcast. Mais sinon, les autres fois, je ne me suis pas lavé. Puis ça ne m'a pas dérangé. Puis je n'ai jamais été sale. Et puis moi, je n'ai pas de problème avec le caca. J'ai eu plein d'expériences avec le caca. Puis ça ne me dérange pas. coup de lingette et puis c'est reparti quoi. Et puis après, on fait attention de ne pas ressortir parce que s'il y a de la merde, on essaie de la garder dedans. Mais je ne suis pas du tout dérangé par rapport à ça. Mais du coup, ça me fait chier de me doiter. J'ai quand même au début cette douleur, peine à me laisser aller, me libérer. Et puis après, une fois que c'est fait, j'ai besoin que le gars, il assure derrière et puis qu'il bande dur, qu'il pénètre et puis pas pendant trois minutes. Parce qu'il faut qu'il y aille pendant un moment. Comment votre lien ? C'est-à-dire quand tu dis c'est moi qui me prépare et pas le mec, c'est-à-dire c'est ton choix ? Justement, c'est parce que c'est pas toujours moi qui l'ai fait, mais souvent c'était moi qui... Enfin souvent... Les dernières fois, c'était moi qui devais le faire, que ce soit avec mon ex ou avec les mecs que j'ai eus après. Parce que je ne sais pas, ils ne prenaient pas le lead et puis il n'y a rien qui se passe. Je ne sais pas si ce n'est pas des bons actifs. Il n'y a pas de consentement, ils ne sont pas présents dans le rapport sexuel. Ils ne veulent pas du coup te pénétrer ? Si, parce qu'après, ils me pénètrent et puis ils me disent ce qu'ils ont envie. Mais si t'as envie, vas-y, mets ton doigt, touche-moi, lèche-moi, montre que t'as envie. Fais-moi des coups de rein dans les fesses pour frotter ton zizi sur mon anus et puis excite-moi, quoi. C'est vrai que l'éleveur d'alligators en Australie... C'est lui qui a tout géré. T'as bien notifié qu'il te bouffe le cul. Ouais, ouais. Mais là, du coup, je trouve... Mais c'est le seul qui m'a bouffé le cul comme ça. Ah, et t'as pas rencontré des gens qui étaient heureux de te pénétrer et qui du coup... Heureux de me bouffer le cul. Ouais, genre prenez du temps pour faire coucou, je rentre, je sors, je te prépare et tout. Ah, bah voilà. Ouais, ça c'est un gros problème. Enfin, oui, c'est une bonne piste, mais faut que je trouve. Moi, je fais quoi ? Est-ce que tu veux laisser un email ? Viens me pénétrer à gmail.com. Viens me pénétrer. Je pense qu'elle est déjà prise. Donc, on met underscore Jules. Parce que sinon, ça ne va pas marcher. Non, mais je trouve ça... En tout cas, je trouve ça vachement intéressant. Et pour moi, tout ce blabla, c'est quoi ? C'est démystifier... Le fait qu'on ne fait pas une salade de concombres sans prendre le temps. Et en fait, il y a un process qu'on invisibilise et aussi qu'on juge qui devrait être court, entre guillemets. Cette histoire qu'il faudrait se dilater dans un certain temps. Non, on a des corps tous différents. Donc, en fait, il y a besoin d'un temps. Pour moi, les préliminaires sont hyper importants, mais aussi en tant qu'actifs. Moi, j'adore bouffer du cul. J'adore sucer en même temps que je lui touche l'anus. Moi, je prends le temps de bien préparer, de bien... Donc, on revient. Puis d'aller tout doucement. Et puis ça, j'adore. Ma question, c'était pourquoi récemment, tu n'as pas pris le temps de faire la technique ? Tu te rappelles de ta réponse ? Non, parce que je l'ai fait du coup avec... Non, mais sur toi. Pourquoi ? Ah oui, parce que moi-même, en fait... déjà je voulais aussi je pense que dans l'épisode que t'as dit j'ai pas bien compris justement cette déconnexion ce côté plus exploratoire non où c'est un peu psychologique aussi la technique de l'horloge. Moi, je voyais un truc comme très mécanique. Et puis, t'appuies là, t'appuies là, t'appuies là, t'appuies là. Et puis, en fait, le sésame ouvre-toi, quoi. D'accord. Alors que non, en fait, il y a quand même un truc où c'est psychologique. Et puis du coup, je pense que quand je l'ai essayé sur mon copain, vu qu'il n'a pas écouté l'épisode et puis qu'il n'est pas vraiment connecté par rapport à ça, puis que de toute façon, il n'a pas beaucoup de problèmes. J'ai fait ça, puis ça lui a rien fait. Puis il n'a pas vu la différence, puis moi non plus. Mais... Du coup, j'ai trouvé cool, comme tu l'as expliqué là, et qu'il a une dimension que j'avais peut-être pas bien compris dans le podcast. Mais du coup, pour revenir à exploratoire sur moi-même, je me suis souvent dit qu'il fallait que je le fasse, mais quand je le fais, j'ai Pas trop de plaisir. J'ai de la peine à trouver du plaisir seul. Autant j'adore me masturber et puis je trouve énormément de plaisir en me masturbant. Mais j'ai de la peine à me toucher l'anus et prendre du plaisir. Et puis, de nouveau, cette envie de pénétration. Puis du coup, je me touche, il n'y a rien. Puis après, je commence à rentrer un gode. Et puis, en fait, je n'aime pas trop avoir du plastique dans mes fesses. Donc, j'ai envie d'un vrai... La connexion avec quelqu'un qui me caresse, qui me lèche et qui me pénètre. En avant, génial. En avant guingamp. En avant guingamp, il faut trouver cette personne. Tu as quand même dit plusieurs fois douleur et c'est la dernière chose avec laquelle je te laisserai. Tu es allé voir un procto ? Non. Ben, va voir un proctologue. Parce que juste, il y a des douleurs qui sont normales si tu pénètres trop violemment, ça fait mal. Mais après, il y a aussi des douleurs juste genre condylomes, hémorroïdes, machin. Des trucs où en fait, tu vois, dans l'épisode avec le docteur Garros... Avant de pouvoir se dire, ok, c'est un sujet psy, de se détendre, etc., on élimine aussi les possibilités de santé, quoi. Je pense que c'est normal d'avoir un petit peu mal quand même, non ? Quand tu te doites en douceur lubrifiée ? Je suis pas sûr. Non, mais en douceur lubrifiée, avec un doigt, non, j'ai pas mal. Ok. En tout cas, la douleur, c'est un signe. Quand je commence à en mettre deux ou un truc plus gros, quoi. Ah oui, mais toi, tu veux tout de suite... Bah oui. Ok, est-ce que tu veux la dernière bafouille ? On peut s'arrêter là comme ça, tranquille. Non, il y avait un peu ce truc à un moment qu'on a parlé et que j'ai pas... insister là dessus parce que du coup c'était pas le moment puis on est passé sur autre chose mais c'est le côté performant la performance en tant qu'actif moi pour moi c'est un truc bah j'adore être performant en tant qu'actif j'adore ouais vraiment faire kiffer l'autre et ça me fait kiffer et ça c'est vraiment un truc donc c'est pour ça que j'aimerais beaucoup on a parlé beaucoup de moi passif Du coup, je suis revenu sur les actifs passifs, mais moins pénétrés. Mais pénétrant, c'est quand même le truc qui me fait kiffer grave. C'est ta zone de confort, t'es bien, tu donnes... Ouais, puis j'adore, j'adore vraiment... Ouais, changer de position, aller fort dans un sens, dans l'autre, doucement, embrasser, machin, tout ça. C'est vraiment un truc que je kiffe vraiment. super ça m'excite cool merci d'avoir fait en sorte que tout ça soit possible merci à toi pour tout ce que tu fais avec plaisir on s'arrête là ça te va ? ça me va

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