*Live* Sexe gay épanoui? (2/2) Crush sur mon coach sportif ⏐ Sortir de la routine du couple ⏐ Bloqué par les odeurs

Partie 2 sur 2

Avec David Friboulet, sexothérapeute, et vingt auditeurs à Paris, ce live demande comment nommer ce qu’on aime au lit quand la routine, le dégoût ou la douleur s’en mêlent.

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Dans cet épisode du podcast :

  • James et Pierre, ensemble depuis dix ans, tournent en boucle sur deux ou trois scénarios sexuels
  • Rebuté par les odeurs et les fluides, un auditeur nantais n'a connu qu'un seul rapport en deux ans
  • Romain se gode sans souci, mais dit stop dès qu'un partenaire le pénètre : il perd le contrôle
  • Guillaume n'a jamais dit à son coach sportif qu'il est gay : l'ambiguïté le nourrit autant qu'elle l'angoisse

💡 Les conseils du psy

David Friboulet, psy et sexothérapeute, accompagne depuis vingt ans des hommes gays et queers. Il coordonne à Paris le CeSaMe, le dispositif de soutien psy LGBT+ de l'Enipse.

Comment sortir de la routine sexuelle après dix ans de couple ?

En cassant la routine avant de vouloir casser les habitudes sexuelles, répond David Friboulet. Un soir par semaine, chacun son tour organise quelque chose pour le couple, pas forcément sexuel. Et, selon les moyens, un week-end tous les deux mois hors du domicile, dans un lieu où l'intimité est possible. Chez des amis, en mezzanine, il ne se passera rien.

Qu'est-ce que la focalisation sensorielle en sexologie ?

Un protocole de deux à trois mois pour élargir sa sexualité par les sensations, décrit David Friboulet. Une demi-heure par semaine, nus, on se masse partout sauf sur les parties sexuelles, puis on débriefe. À l'étape suivante, l'effleurement couvre tout le corps, parties génitales comprises, mais sans orgasme, sans jouissance et sans masturbation.

Peut-on ouvrir son couple sans le mettre en danger ?

À condition de le cadrer strictement, estime David Friboulet. Deux ou trois fois par an, hors du domicile, en vacances, avec un temps d'échange et de récupération après : l'ouverture nourrit alors l'érotisme du couple sans installer l'insécurité. C'est la systématisation, plus que l'ouverture elle-même, qui fragilise.

Comment dire à son partenaire que ses odeurs me bloquent ?

En osant nommer un vrai tabou. David Friboulet reçoit des hommes qui n'arrivent pas à dire que l'haleine ou la transpiration de leur partenaire les empêche d'embrasser, et qui contournent en changeant de pratique : la souffrance est alors des deux côtés. Il conseille de commencer par interroger son propre rapport à ses fluides, avant de le projeter sur l'autre.

Comment retrouver du plaisir anal après une opération ou une douleur ?

En distinguant d'abord la vraie douleur de la peur de la douleur, prévient David Friboulet. La rééducation commence seul, avec des godes ou des plugs, à son rythme, avec le lubrifiant et la quantité qu'on veut, pour vérifier qu'on peut ne pas avoir mal. Ensuite seulement avec quelqu'un à qui l'on peut expliquer son rythme, sinon la crispation ramène la douleur.

Pourquoi bloque-t-on à être pénétré alors qu'on en a envie ?

Parce que la pénétration engage bien plus que le corps. Avec un gode, on garde le contrôle, note David Friboulet ; avec un partenaire, on ne contrôle plus ce qu'il fait et on s'expose à son jugement. S'y ajoute la représentation qu'on se fait de soi : quel homosexuel je m'autorise à être, et lequel je montre à l'autre.


On en parle dans cet épisode
L'association parisienne d'échanges de massages entre hommes, citée pour qui cherche du contact sans sexe
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Le site que David Friboulet cite en fin de live, pour sa rubrique santé mentale et sa boîte à outils
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Lire la transcription de cet épisode
Ça vous va si on se relance ? Oui, on se relance. Est-ce que vous êtes prêts à faire votre You magnifique ? Et j'aimerais bien, surprenez-moi. J'aimerais que chacun se connecte à son soin intérieur. Pour me faire un you, comme jamais on a entendu. Pas de pression. Bonjour et bienvenue dans la partie 2 de ce cercle de paroles enregistrées à Paris. Notre thème aujourd'hui, sexe gay, conseil d'un psy gay si tu as des blocages, des peurs, des freins, de l'auto-censure face à moi. 20 auditeurs qui partagent leurs blocages, leurs questions à David Friboulet. Coucou David. Coucou. Tu es psy et sexothérapeute spécialisé dans l'accompagnement des hommes gays ou queers depuis 20 ans. À partir de ces 20 années d'expérience, tu as, avec moi d'ailleurs, travaillé sur 4 conseils piliers clés qu'on peut partager là, que tout le monde peut appliquer pour s'épanouir. On est en train de les distiller dans la partie 1 et là dans la partie 2. Il faut aussi dire que tu es le coordinateur ici à Paris du SESAM, de l'association ENIPS, un dispositif de soutien psy LGBT+, qu'on a la chance d'avoir, et on enregistre dans vos locaux. Alors merci pour l'accueil. Bienvenue. Les 20 auditeurs, coucou ! chaud bouillant ils ont passé un très bon moment et si vous avez envie d'en passer un aussi bon au prochain live et bien il faut aller sur le groupe WhatsApp de votre ville et ça c'est sur le site du podcast qui a d'ailleurs fait peau neuve grâce à Benoît notamment à qui je fais plein de bisous actifsoupassifs.com et j'aimerais qu'on se lance avec vous James et Pierre le post-it est au nom de James donc Pierre n'est pas obligé le post-it indique donc post-it parce que ceux qui n'ont pas écouté l'épisode 1 ne le savent pas mais avant d'enregistrer on travaille on fait phosphorer nos idées on se rencontre et toi James t'as écrit ton enjeu de frein ou de blocage c'est stop routine sexuelle tu nous expliques ? c'est ça donc du coup pour le background moi je suis dans une relation monogame depuis quelques années Avec l'homme qui est à côté de toi. Avec l'homme qui est à côté de moi, qui s'appelle Pierre. Et du coup, oui, en fait, la difficulté, le blocage, c'est on a évolué ensemble. sur cette petite décennie quand même. Et du coup, en évoluant, en vieillissant, en mûrissant, c'est comment sortir de cette routine sexuelle qui est propre, on va dire, au couple. Alors ça reste agréable, bien sûr, mais dans le sens où est-ce qu'on peut rajouter du piquant ? Est-ce qu'il y a des choses à changer ? Est-ce que tu peux me mettre en mots ce qui, toi, en ton nom, te peine un petit peu ou te fait souffrir dans la routine actuelle ? Alors, je n'irai pas jusqu'à dire que ça me fait souffrir. C'est quoi le bon mot ? qui me lasse. Il y a deux ou trois scénarios et c'est toujours les mêmes. Alors on sait que ça fonctionne, on sait que ça marche, je t'aime mon amour. Dit-il en regardant Pierre à côté de lui. Et voilà, j'ai pas encore d'idée en soi, on en a déjà discuté. On a déjà fait une thérapie de couple, notamment pour ça. Et je pense qu'on a du mal à expérimenter autre chose à deux. Est-ce que là, il te vient une idée, un truc que tu trouverais rigolo d'expérimenter ? Est-ce que tu as une pratique ou une partie du corps ou un contexte, un truc que tu pourrais citer, tu n'es pas obligé, mais qui te vient en tête ? Ouais, je pense baiser en dehors de l'appartement. Qu'est-ce qui t'empêche, c'est quoi, qu'est-ce qui se passe dans ton cerveau ou qu'est-ce qui t'empêche de le proposer à ton amoureux, ouvrir l'agenda et dire voilà, fixer un rendez-vous si on a envie ou qu'est-ce qui t'empêche, tu crois, de le réaliser ? Je pense que c'est nos routines professionnelles, la vie en général. Et je pense qu'on a perdu la notion de faire des dates, de se sortir de son confort de couple. Je précise confort. Et je pense qu'on est très complices, il n'y a pas de problème là-dessus. Mais oui, c'est le... Comment créer du nouveau alors qu'on se connaît presque parfaitement. Du coup, là, tu es revenu dans la tête et dans le concept. Et du coup, je te gratte un peu parce que vous avez tous les deux eu la capacité d'ouvrir votre agenda, de vous caler ce moment-là. Vous êtes tous les deux là et ça prend un samedi après-midi. Donc, ça veut dire que vous avez la capacité de vous caler des moments à deux. Qu'est-ce qui t'empêche ? C'est quoi ? Est-ce que tu as des peurs ? Est-ce que tu te dis peut-être que ça va être nul ? Je ne sais pas, je ne sais pas si c'est le jeu sexuel. Il n'y a plus trop d'inconnus, forcément. Et du coup, c'est comment recréer cet inconnu, recréer cette envie, ce désir qui est propre, je pense, à l'inconnu. Donc se remettre dans un... pas des personnages différents, mais c'est pas revenir au début non plus. Mais de se remettre face à l'autre dans une autre posture. C'est-à-dire toi dans ce désir de faire du sexe en dehors de la maison, oui mais on va se retrouver nous avec notre passé, on se connaît tellement, l'excitation. Toi tu dirais que ton excitation elle se nourrit de l'inconnu ? De ne pas connaître l'autre ? Non, d'un point de vue général, moi je suis quelqu'un de très curieux et j'ai besoin tout le temps d'apprendre et d'emmagasiner de l'information. Et du coup, je pense que c'est ça, au bout d'un moment, j'ai envie de changer la donne, même si c'est des petites choses. Donc voilà, c'est plus... Oui, donc oui, l'inconnu, la curiosité, l'inconnu, la découverte. Vous êtes donc couple ouvert ou couple fermé ? Coupe fermé. Ok. Est-ce que, Pierre, tu n'es pas du tout obligé de... Tu veux dire quelque chose ? Pierre me dit, non mais t'es pas obligé, tu peux dire non, je te vois pas bien. Je pense que le truc c'est de sortir de la routine, puisque comme James l'a dit, on a vu un thérapeute de couple et c'est vrai qu'on passe beaucoup de temps ensemble. Mais pas forcément du temps de qualité à chaque fois. Disons que si on est tous les deux assis l'un à côté de l'autre en train de regarder Netflix, en train de regarder la télé, c'est pas vraiment un moment de qualité. Parce que Jeff n'est pas un chat que je caresse, c'est mon conjoint. Donc disons que c'est vrai que c'est un petit peu... Il faut vraiment que je sorte de ma zone de confort et que je fasse en sorte de... D'avoir des moments de qualité avec James et c'est vrai que je me repose peut-être un peu trop sur la vie, sur le fait qu'on soit bien ensemble, qu'on se connaisse et je ne vais pas dire que c'est suffisant mais disons que moi j'ai peut-être un... une définition un petit peu plus... Moi, ça va, ça va, on s'aime, on s'apprécie. Toi, tu ne ressens pas un manque sexuel ? Non, mais de toute façon, je suis beaucoup moins demandeur que James. Donc ça, ça restera toujours le cas. En fait, du coup, toi, tu ne ressens pas de peine, de souffrance ou de lassitude ? Il n'y a pas d'émotion négative autour de votre lien sexuel ? Moi, ce qui me ferait de la peine, c'est pas que j'en fasse à James, mais que la situation telle qu'elle est en fasse à James. Bien sûr, oui. Pas parce que j'ai envie de le lui faire, mais parce que du point de vue de mon comportement, ça en crée pour James. Ouais. Et c'est ça qui me peine. Ouais. Franchement, je suis... Je trouve que c'est vachement vulnérable tout ce qu'on se partage dans l'épisode 1 et dans cet épisode-là. Et je vous trouve super courageux. Et en fait, j'ai envie de dire l'universalité de ce qu'on partage. Parce que moi, à ce que vous dites là, nos enjeux en couple de différence, d'envie, de désir, de libido et de comment est-ce qu'on navigue ça. Mais moi, j'en entends... Enfin, c'est vachement fréquent, quoi. David, on... Ça t'inspire des choses ? Il y a des pistes ? de ce qu'il faut faire, tu viens de le dire. C'est une question de comment sortir de sa zone de sécurité. En fait, en tout cas en sexologie, je ne sais pas si votre thérapeute de couple était sexologue. Déjà, quand tu disais, il faut qu'on organise des temps de qualité. Moi, quand j'accompagne des couples... Souvent, c'est des couples pour éviter la séparation, mais là, en plus, vous n'en êtes pas là, vous vous aimez, vous voulez juste améliorer quelque chose. Mais c'est la même recette, c'est bon, vous allez commencer par vous laisser absorber par votre travail, par votre quotidien, Donc il va falloir que dans cette routine, il y ait un soir par semaine, une rupture, où chacun son tour, c'est une soirée que tous les deux, l'autre va organiser un événement pour le couple. C'est sexuel ou pas forcément ? Non, déjà, c'est pas sexuel. Donc ça peut être un resto, ça peut être un truc à la maison, ça peut être... Voilà. Après, comme tu le disais... dans la routine, en fonction bien sûr des moyens financiers, mais à minimum... un week-end tous les deux mois à l'extérieur de la maison, du cadre, si possible dans un lieu où vous aurez de l'intimité aussi. Parce que si vous allez chez des amis et que vous êtes en mezzanine, il ne va pas se passer grand-chose. Et puis, purement sexologique, là, par exemple, il existe des protocoles qui ont vraiment, en sexologie, qui... Quand on a une sexualité qui convient ou qui ne convient pas, mais qu'on veut l'élargir un peu, ou la diversifier, on ne va pas casser les habitudes, mais on va passer par les sensations. C'est-à-dire, par exemple, il y a un protocole qui s'appelle en sex-hall 107 Focus, avec plusieurs étapes, où on va s'engager à deux dans un tunnel de deux, trois mois. Et une fois par semaine, on va passer une demi-heure l'un avec l'autre nu. On peut se doucher avant, réciproquement ou chacun de son côté. Et on va, dans une première étape par exemple, se masser sur toutes les parties en dehors des parties sexuelles. Et redécouvrir les sensations de la main de l'autre sur soi et débriefer après. Et après, on va faire une... Ça, on va le faire plusieurs fois, et puis l'étape 2, ça va être un toucher, un massage et un effleurement. C'est pas forcément du massage, ça peut être une plume, ça peut être des cheveux, ça peut être n'importe quoi. Sur tout le corps, inclus les parties génitales, mais toujours en mettant de côté toute génitalité, tout orgasme, toute jouissance, pas de masturbation. Et comme ça, on progresse en réintroduisant Mais toutes ces expériences sensorielles que vous allez découvrir réciproquement et en débriefant, ça va venir potentiellement alimenter votre sexualité. Pierre ou James, la question du couple ouvert s'est posée pour vous ? Pierre tend le micro à James. Oui, nous avons pratiqué le couple ouvert il y a deux ans, pendant un an à peu près. Et vous avez décidé de le refermer, ça ne vous correspondait pas bien ? C'était pas mal, c'était arrivé à une étape où on était ouvert sur les plans A3 par exemple. Et en fait, on en avait toujours parlé, mais on ne l'avait jamais fait. Et au bout de plusieurs années, on s'est dit, ah bah tiens, ça peut être sympa. Et en fait, ça nous a beaucoup aidé, déjà individuellement, pour chacun sa sexualité et ses désirs. Et aussi dans notre couple, c'est-à-dire que ça a varié pas mal de choses. Dans votre sexualité entre vous deux, vous avez vu un bénéfice, c'est ça ? Exactement. Pierre Hoche de La Tête aussi, c'est ça ? Et du coup, et après on a refermé parce qu'il y avait d'autres trucs et qu'il fallait refermer pour se recentrer sur différents sujets, enfin bref, voilà. Mais du coup, oui. Je sens que tu n'as pas envie de dire, mais pour qu'on comprenne, c'est que du coup, c'était pour créer un cadre de sécurité entre vous deux ? Ou c'est parce que se concentrer, ça veut dire le couple ouvert, vous vous avez dépensé du temps en dehors de votre couple et là, vous n'en aviez plus l'envie ou les moyens ? Le couple ouvert a aussi eu beaucoup de bénéfices pour notre couple. C'est un peu une boîte de Pandore. Du coup, ça a ouvert pas mal de sujets. qu'on n'avait pas traité ou dont on n'était pas au courant. Et du coup, ça nous a permis, en refermant, de se concentrer là-dessus et de grandir ensemble. Ça fait vraiment Disney, grandir ensemble. Mais tu as le droit. Est-ce qu'il y a une partie de toi qui se demande s'il ne faut pas faire le deuil de la sexualité dans le couple c'est à dire est-ce que tu te demandes enfin t'en es où par rapport à ça ma question c'est si t'es heureux avec quelqu'un sans sexe où est le problème est-ce que t'as l'impression qu'il faut que tu tendes vers ça toi t'as clairement exprimé que t'avais envie de plus de sexualité est-ce qu'il y a une part de toi qui se dit que peut-être qu'il faudrait que t'aies plus de sexualité et c'est ok de plus avoir de sexualité Non, qu'il y ait peu, qu'on change, mais pas qu'il n'y ait pas de sexe. Tu ne te vois pas, David ? Oui, je voulais rebondir. Dans ce que je vous ai dit, j'excluais l'ouverture puisque tu avais défini ton couple sur une base d'exclusivité et j'entends que l'ouverture a été bénéfique mais aussi pouvait mettre en danger. Mais si cette ouverture est très cadrée, c'est-à-dire, je fais la comparaison avec des hommes parfois qui prennent des drogues, que j'accompagne, je leur dis, mais si vous vous organisez deux, trois fois dans l'année, en dehors du cadre de la maison, en vacances, avec un temps après d'échange ou de récupération, est-ce que ça ne peut pas continuer un petit peu ? nourrir l'érotisme que vous partagez sans avoir les côtés insécures. Rendre la chose plus rare et la chose dans un cadre en dehors de la routine. Éviter le risque de systématisation. Tu veux rebondir là-dessus ou sinon ? Non, apparemment pas. C'est intéressant parce que le petit... Pierre, tu veux... T'as le droit, il a envie, il se saisit du temps. Disons qu'on a évoqué ce sujet-là. D'après ce que j'ai compris, la porte n'est pas complètement fermée à clé non plus. Elle est fermée, mais comme on dit sur ce sujet-là, la communication est toujours ouverte. Ça peut revenir le lundi, ça peut s'arrêter le lundi soir, ça peut revenir le mercredi. Il n'y a pas de définition. Le truc, c'est que de communiquer quand ça va et quand ça ne va pas, Ça peut revenir un jour, ça peut ne pas revenir. Excuse-moi, j'ai pas compris. Le couple ouvert ? Le fait de redevenir un couple ouvert. Vous pouvez vous en parler ? On n'a pas ce sujet tabou là. Ça peut revenir, ça peut s'arrêter, ça peut ne pas revenir. Mais en tout cas, dans l'idée, c'est pas no way, on ne redeviendra jamais ouvert. Mais pour l'instant, on est tous les deux, on est bien tous les deux. Et... Mais ça se passe bien, voilà. Le couple ouvert n'est pas du tout une obligation, c'est une option, ce n'est pas une obligation dans le chemin d'épanouissement. C'est une option de... Tu penses quoi du protocole Sense8 Focus ? Ce qu'il a décrit... Vas-y, défonce-le. Alors non, mais... Tu vas me dire que tu n'aimes pas les massages. Alors non, c'est que... Le thérapeute, merci, nous a parlé de ceci, nous a également conseillé par exemple que James aille à une terrasse de bar et que moi je le rencontre et qu'on fasse comme si on ne se connaissait pas, comme un premier encart ou autre. Mais le truc, c'est qu'on l'a fait comme si on le voyait le mardi à 18h, on le faisait le lundi à 19h parce qu'il fallait le faire, parce qu'on le voyait le lendemain et qu'il fallait lui donner un compte rendu. Du coup, connecte-toi à moi. Qu'est-ce que tu ressens ? Qu'est-ce que tu penses du petit protocole ? Des différents massages et tout ? T'as envie de le faire ou pas ? On le faisait mais plus parce qu'il fallait le faire parce qu'on voyait le thérapeute le lendemain plutôt que parce que ça nous faisait plaisir de le faire ou parce qu'on avait envie de le faire. Mais là du coup tu vois pas le thérapeute demain, est-ce que t'as envie de le faire ? Qu'est-ce que tu ressens à l'idée de faire ce protocole pendant plusieurs mois ? Non mais je nous connais. Non mais parle en ton nom, en jeu J-E. Pardon, je me connais. Et t'as pas envie quoi. C'est pas un moment agréable. C'est pas parce que je n'ai pas envie de... Pardon j'ai pas les mots. Tu te sens libre de dire non j'ai pas envie ? Oui, mais ce n'est pas que je n'ai pas envie de donner plus de billes à notre couple ou ce n'est pas parce que je n'ai pas envie de faire plaisir à James. Ce n'est pas que James, c'est nous. C'est juste que je n'ai pas envie. Tu n'as pas envie ? Parce que moi, franchement, avec n'importe qui dans cette salle, si tu me dis pendant 15 minutes, je vais te gratter la tête ? C'est quand tu veux, où tu veux. Le fait d'être touché. La tête et le dos, moi aussi, c'est n'importe qui. Les gratouilles. C'est ça, donc les gratouilles ou le massage ou l'effleurement, c'est pas ça qui te bloque. C'est pas d'être touché qui te bloque. Parce que là, l'invitation du protocole... Je préfère toucher que être touché. Être touché, c'est toujours un... C'est compliqué. Ça marche. J'imagine qu'il existe d'autres protocoles aussi. Oui, oui, mais... Qu'on n'abordera pas maintenant. On n'abordera pas, il faudrait un peu rentrer dans leur intimité. On s'arrêtera là. Merci pour vos partages puissants. J'ai envie de faire un petit récap de nos quatre conseils piliers. Et on va en creuser en particulier. Le premier, c'est donc, mais qui fais-moi ? Qu'est-ce que moi j'aime ? Le deuxième, c'est moi avec l'autre. J'ai envie de faire quoi avec l'autre ? Donc, on part de soi. Qu'est-ce que moi, j'ai envie de faire ? Qu'est-ce que j'aime ? Et on va en parler un peu plus. Puis après, moi, avec l'autre, s'il y a un autre, ça s'applique même... Avec une autre aussi, bien sûr. La troisième, on en a pas mal parlé dans l'épisode précédent, c'est justement le soin de la communication, comment je crée le bon cadre, la bonne situation, confiance en moi et sécurité. Et le quatrième, c'est mon rapport au corps. Et ça aussi, on en a pas mal parlé dans le précédent épisode. En fait, j'avais envie qu'on creuse « Mais qui fais-moi ? » Parce que je l'ai un petit peu aussi entendu quand je posais des questions à James et Pierre. Et quand je demandais à James, tiens, t'aurais envie de quoi ? Toi, tu m'as dit, David, en thérapie, souvent, les gens ne savent pas tout à fait bien décrire ce qu'ils aiment. En tout cas, ils parlent facilement de pratique, mais plus rarement de sensation. Donc, on ramène avec le petit exercice de rentrer dans le corps et être en capacité de dire... à soi avant même son ou ses partenaires comment j'aime être sucé alors au téléphone hier David on est allé dans le détail avec bave ou pas avec bave profond ou pas avec ou sans capote enfin en fait c'est vrai que quand tu te mets à essayer de mettre en mots et à savoir attends qu'est-ce que je kiffe bah il y a la première étape c'est de savoir moi de quoi j'ai envie et ça m'amène à ce que j'ai envie de le dire et à l'assumer et à l'assumer Bravo, tu me regardes avec un grand sourire, je suis d'accord avec toi. Ça m'amène à David. Ah c'est le bordel, tous les gens ont les mêmes prénoms. Il est où David ? Levez la main. David, coucou, passez le micro à David. Mais justement David il dit, et moi ça me parle vachement, les odeurs peuvent me rebuter ou les fluides. Donc David il a dû faire ce petit exercice des sensations, passer du mental, du cérébral au corps en se disant tiens j'aime quoi et tout. Moi je suis assez d'accord, j'ai commencé à demander à mes partenaires de pas s'asperger de parfum avant de venir me voir. Coucou David, pardon, coucou ! Tu veux nous en dire un peu ? Ouais, on peut, tout à fait. En fait, par rapport à une fellation par exemple, où je vais être amené à me dire, est-ce que je vais être rebuté, c'est le mot que j'ai mis en plus sur le post-it, dû à une odeur ou à des fluides, c'est-à-dire que la mouille par exemple, ça va pas me... me faire kiffer le sperme c'est pareil c'est la même chose finalement une éjaculation si on me propose d'éjaculer sur moi je vais être crispé quoi et je vais le faire parce que du coup pour faire plaisir à la personne mais clairement c'est pas un truc que je kiffe direct je vais aller me laver après c'est compliqué C'est quoi la place ? Toi, tu considères là qu'il y a un frein que tu retrouves régulièrement dans tes rapports ? Tout le temps. Tout le temps ? Oui, alors le peu de rapports que j'ai. Je n'en ai pas beaucoup. Je n'ai pas une grosse libido non plus, clairement. C'est comme je m'étais sur l'autopost-it par rapport au fait que j'ai la même problématique au niveau de la pénétration anale. C'est un peu la même chose aussi. J'ai un gros blocage aussi à ce niveau-là. Donc, ça n'aide pas non plus. Mais oui, les odeurs, c'est pareil, les odeurs de transpiration, ça peut être compliqué, il y en a qui peuvent me plaire, mais ça peut ne pas être simple. Donc en fait, si je comprends bien, tous ces possibles moments de déconnexion dans le rapport sexuel font que le rapport sexuel est un peu stressant pour toi. Est-ce que tu as décidé de communiquer tout ça à tes partenaires ou tu t'abstiens ? Je m'abstiens, je ne l'ai jamais dit je pense. Tu ne l'as jamais dit à tes partenaires ? Je l'ai dit au dernier partenaire, la seule fois où il y a eu en deux ans, parce qu'on avait décidé de communiquer et de se dire les choses, il savait mes problématiques. Donc je lui ai dit plus facilement, clairement. Mais je sais qu'on a parlé avant, je sais qu'on a parlé après l'acte qu'on a eu. Avant t'as dit quoi du coup ? Bah je lui ai dit tous mes blocages, clairement que les odeurs pouvaient me rebuter comme je le disais tout à l'heure, après on a pas été dans les détails non plus de chaque chose, sur le sperme on en a pas parlé, la mouille non plus, enfin ce genre de choses non. Du coup il a éjaculé ? Il n'a pas éjaculé je pense. Mais tu peux être dans des situations où en plus tu te forces pendant le rapport ? Oui, ça m'arrive régulièrement. Est-ce que tu sais pourquoi ? J'ai essayé de comprendre, mais je n'y arrive pas. J'ai eu beaucoup de blocages de toute façon. Je sais que par rapport à la pénétration, je pense qu'il y a eu des traumas dus à la première fois, qui s'est passé dans une voiture avec un homme marié qui ne me plaisait pas du tout et son gel, clairement. Je pense que ça a joué. Et ce que je disais aussi dans le post-it, dû à une opération anale qui n'a pas aidé non plus au niveau de la pénétration. Donc voilà, mais au niveau des odeurs et des flûtes, je ne sais pas. Je ne peux pas dire pourquoi. Après, je suis quelqu'un de très câlin. C'est-à-dire que je vais commencer une relation sexuelle et en fait, ça va se finir souvent par un câlin. Il va y avoir des petites choses, un peu de masturbation, ce genre de choses. Et en fait, on va finir juste par se câliner. et est-ce que t'as déjà fait des plans câlins ? des plans ? oui j'adore ça alors câlin avec un L je pensais pas canin avec un N qu'as-tu compris ? non plus oui oui j'en ai fait oui bien sûr après il faut trouver les bonnes personnes pour ça mais tu te l'autorises ? en fait souvent c'est pas parti pour ça et ça se termine comme ça je sais pas j'ai le pouvoir de faire je suis quand même très câlin donc clairement en couple enfin en couple en duo en fait ouais mais pas du tout autrement mais donc ça se termine comme ça et en fait ça me va finalement mais ça se termine comme ça t'as déjà fait juste est-ce que t'as déjà fait une démarche pour vivre j'ai cru comprendre que le meilleur endroit pour toi de l'intime c'est les câlins c'est ta joie et est-ce que t'as déjà fait une démarche pour juste vivre ta joie Non. Non. J'ai l'impression que c'est difficile de faire cette démarche. Parce que j'ai l'impression que les hommes ne cherchent pas spécialement ça. Enfin, pas que ça, en tout cas. Et finalement, moi, si j'ai que ça, ça me suffit. Moi, j'ai mon asexualité solitaire tous les jours et elle me va bien, en fait. Mais je sais pas si j'entends bien. Tu dis « ça me suffit » comme si c'était une besogne et que t'es obligé ? Ou est-ce que t'es en joie de faire des plans câlins ? C'est cool ou pas ? Oui, oui, c'est cool. T'as envie ? Parce qu'en fait, pourquoi je pose toutes ces questions ? C'est peut-être, un, t'es asexuel et c'est tout à fait ok. Ou deux, l'asexualité qui te met en joie, c'est une sexualité non génitale, non pénétrative et c'est tout aussi ok. En fait, asexuel, je suis de Nantes et du coup, je suis co-organisateur de l'Apé Auditeur Nantais. Et quand on a discuté du coup avec les trois co-organisateurs, il y a une personne qui m'a dit mais t'es peut-être asexuel. Et finalement j'ai dit mais je pense pas puisque j'ai une sexualité solitaire qui est régulière, j'ai aussi des fantasmes, ce genre de choses. La réalité c'est plus compliqué. Mais j'ai l'envie. Mais t'as le désir c'est ça ouais. Et donc quand tu dis ça me suffit... ce que tu veux dire c'est ouais ouais je kiffe un plan câlin c'est vraiment chouette et aujourd'hui tu te mets pas en route parce que tu te dis la route va être trop compliquée enfin les gens sur Grindr cherchent pas ça c'est mort bah déjà j'ai arrêté Grindr il y a deux ans donc j'ai eu une relation sexuelle en deux ans ouais Est-ce que t'as envie de formuler une... T'es pas obligé, mais est-ce que t'as envie de formuler une question pour David en particulier ? Quelque chose t'intéresse ? Je pense que c'est plutôt sur la pénétration anale. Ou comment faire pour que je n'ai plus ces blocages liés à l'opération, enfin les opérations que j'ai eues. Je peux dire, c'est condylome et fiscule anal qui fait que ça a été quand même compliqué à ce niveau-là. Et je sais que le poppers m'aide, mais j'ai pas envie d'avoir une relation qu'avec poppers, quoi. Enfin, un moment... Qu'est-ce que tu entends, David ? Plein de choses. Trop de choses. Déjà, moi, je distingue le côté... Alors, il faut déjà distinguer, je pense, la question du rapport aux odeurs. Par exemple, moi, j'appellerais ça de la question de l'hygiène qui peut être primordiale, qui est rarement parlée dans la sexualité et qui peut même bloquer dans les couples et qui est le gros tabou. C'est-à-dire la laine, la transpiration, la propreté. Et ça, c'est un vrai enjeu parfois. Il faut oser l'aborder. Ce n'est pas facile. Et moi, il y a des gens qui me consultent pour ça. C'est-à-dire qu'ils sont mal à l'aise avec certaines odeurs et ils n'osent pas le dire. Comment dire à son partenaire qu'il pue de la gueule ? et que l'embrasser c'est pas un plaisir et que du coup je vais éviter le baiser je vais tout de suite aller dans une autre pratique et donc là il y a une souffrance quand même et je dois y avoir de la souffrance chez les deux Après, c'est le rapport aux fluides, les fluides, bon, je ne vais pas partir dans un développement important, mais bon, déjà, moi, je te verrai en individuel, je te demanderai ton rapport à tes propres fluides, déjà. En partant de toi, parce que j'ai l'impression qu'il peut y avoir aussi un mécanisme de projection. Et puis après, c'est ce que les fluides peuvent porter. Pendant longtemps, la mouille et le sperme, c'était le VIH aussi, pendant très longtemps. Et ça dépend à quelle génération tu appartiens, mais ça peut marquer énormément. Ça te parle ? Tu hoches de la tête ? Et des douleurs un peu chroniques ou des peurs de douleurs en fait. Il faut distinguer les vraies douleurs que les peurs de douleurs. Et je dirais la rééducation personnelle. Elle passe déjà, je pense, par des jouets personnels, des gadgets, des godes, des plugs, pour voir si c'est possible, déjà à son rythme, avec le lubrifiant qu'on veut, la quantité, de ne pas avoir mal, voire de prendre du plaisir. Et après, ça ne peut se faire que dans une intimité avec quelqu'un avec qui tu pourras expliquer le rythme que tu veux. et la façon dont tu veux parce que sinon il y aura une crispation et il y aura forcément de la douleur et une peur épouvantable déjà avec quelqu'un si t'arrives à expliquer la peur sera là mais elle va être beaucoup plus réduite Moi ça me fait penser, malheureusement j'arrive pas à avoir internet donc je vais pas arriver à nommer, il y a une association de massage entre hommes ici à Paris donc j'entends que tu habites à Nantes mais je serais curieux... Si j'étais toi, d'aller à cet endroit de confort, de plan câlin, et tu dis ça va être compliqué, mais en fait c'est marrant, j'ai plein d'exemples, de contre-exemples, mais bon, ils n'ont pas de valeur pour ton cerveau inquiet. Mais un peu de te dire, ouais, il y a plusieurs niveaux de sujets, etc. Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi mes blocages quand il s'agit juste de me connecter intimement avec quelqu'un ? Comment j'ai envie de le faire ? Est-ce qu'on va prendre un verre avant ? Est-ce que cette association d'échange de massage... Il y a un épisode avec Victor qui raconte ça en fait, que je mettrai dans le descriptif de l'épisode si j'y pense. Mais tu vois, t'en penses quoi d'explorer ça ? Je suis ouvert à ça, après je n'ai pas été plus loin mais... En fait, moi, mon intuition, qui est vraiment, je me fais engueuler par David, mais c'est mon plaisir. J'ai un petit côté maso en ce moment, apparemment. J'attends que David me dise non, tu dis n'importe quoi. Moi, j'ai entendu quelqu'un qui crible sa réalité d'impossible, de blocage et de peur. Et en fait, ça part dans tous les sens, tellement qu'il y a un écran opaque. qui fait que je peux pas bouger avec ça tu vois et tu hoches de la tête parce qu'en fait il y a plein de sujets et avant en effet tu vois l'enjeu de la pénétration anale c'est un sujet mais on peut le mettre de côté il y a d'autres choses que peut-être tu peux t'offrir de vivre et du coup de réduire les problèmes c'est un peu mon intuition comme si ton cerveau tentait de te protéger moi j'ai tout de suite pensé à l'homophobie internalisée non je pense qu'on est pas là dedans il y a un truc où ton cerveau dit il faut pas que j'avance et il fait plutôt bien le taf finalement en deux ans où j'ai pas eu Grindr j'ai eu une relation sexuelle mais je me sens pas si mal donc j'ai avancé finalement après le côté câlin oui c'est ça qui va me manquer le plus finalement donc c'est là où je cherche à combler À la fois je suis d'accord et pas d'accord. Pas mal. Parce que la piste d'encouragement de ce qui te plaît avant tout, c'est important. De quoi j'ai envie et comment je peux trouver des partenaires qui sont dans la même logique que moi ? Du câlin, de la caresse. Et je trouve que les jeunes générations de gays aujourd'hui savent beaucoup plus s'inscrire. Tu vois maintenant quand il n'y a plus de pénétration sur les profils c'est marqué « side ». Et c'est très clair, tu sais qu'il n'y en aura pas et tu sais pourquoi tu y vas. Et le site peut aller jusqu'à même pas la pénétration orale, tu vois, ça peut être juste, et ils l'assument complètement, au nom d'une position de consentement, de valeur d'eux-mêmes et de ce qu'ils aiment. Ça, on ne l'a pas appris quand on était des vieux gays. Ça veut dire une main sur le cul, qui n'est pas enlevée, ça veut dire consentement systématique. L'autre truc quand même, c'est que tu exprimes une demande de retrouver quelque chose d'un plaisir pénétratif. Et ça, ça se travaille, ça ne s'abandonne pas. Tout ce que tu décris, c'est normal, en tout cas en termes de douleur, et ça se rééduque, et ça se redécouvre. Donc c'est comme si tu disais « j'aimerais redécouvrir une compétence sexuelle dans ta question, et moi je ne la négligerais pas quand même ». Et moi j'ajouterais ce qui émane de mes recherches dans le podcast, c'est quand même une sorte de sous-culture sexuelle gay, une forme de norme, peut-être moins que sous-culture, où du coup dans la norme on est tous censés être actifs ou passifs. Ah le titre du podcast ! Et en fait, peut-être qu'on est ni l'un ni l'autre. J'entends que ce n'était pas ce que tu as dit, mais dans cette norme, pareil, du plan câlin, du « ah ben non, moi, je n'ai pas envie que tu m'éjacules dessus ». Donc, attention, mettre le truc au bon endroit. Seul toi, dans ton cœur, sais si c'est un blocage que tu as envie de dépasser ou si c'est simplement « moi, j'aime la vanille et pas la fraise ». Julien pendant qu'on passe le micro à Julien j'aimerais déjà remercier James parce que j'ai oublié James c'était à cet épisode où on a commencé par James je vais je pointe du doigt James pour te remercier parce qu'on travaille depuis plusieurs semaines toi et moi justement sur le nouveau visuel du podcast avec Maxence d'ailleurs et bientôt vous aurez un petit sondage pour décider dans quel axe créatif on va aller mais franchement c'est un plaisir de travailler avec toi James merci Tout ça dans les coulisses et le silence, sans reconnaissance publique. Merci. Enfin, maintenant, il y en a, mais... Deuxièmement... Oui, Julien ? Oui, je voulais pas imposer, mais j'ai bien écouté ce que t'as dit. — David. — Oui, David. C'est bien toi. Désolé, j'ai un problème avec les prénoms. Et je voulais partager quelque chose parce que je pense que... Voilà. J'espère que ça peut être utile. Il y a eu un moment où j'ai eu une infection au niveau de l'anus qui... Je ne savais pas ce que c'était. Ça m'a fait extrêmement mal. Vraiment, c'était deux semaines vraiment très dures. Je ne vais pas comparer la douleur ni ce qui s'est passé, mais je sais que moi, pendant un temps, je n'avais aucune envie de faire du sexe anal. Donc j'ai été obligé de découvrir autre chose et de donner mes limites. Et ça a mis beaucoup de temps à ce que, à un moment, je fasse ça, c'est bon, j'ai une nouvelle envie, je me sens de nouveau prêt. À un moment, j'ai eu envie de le faire tout seul. Et ça a mis beaucoup de temps. C'était pas automatique. Et je sais que pendant un moment, ça m'a suivi parce qu'en fait, j'avais le souvenir de la douleur. Et c'était même pas une douleur. C'était une douleur quand j'allais aux toilettes, en fait. C'était terrible. Et moi, j'avais mal. Et je sais que ça a peu marqué. mais si je peux partager mon expérience en disant je pense que des fois le temps peut être aidé et aussi accepter peut-être à un moment que là ça prend du temps le temps à nouveau c'était notre conclusion de l'épisode 1 Romain tu voulais dire un truc ? vas-y Oui, moi, je voulais dire, concernant la pénétration, c'est vrai que je suis tout à fait d'accord pour l'éducation par soi-même, avec des godes, avec des objets. Mais des fois aussi, le blocage peut être d'ordre, je pense, un peu plus psychologique. C'est-à-dire que, par exemple, on peut... Comment dire ? Je prends pour mon cas où je suis quelqu'un qui aime vraiment avoir le contrôle. Malgré tout, ça peut paraître bête pour certains, mais c'est vrai qu'accepter de s'ouvrir à l'autre, de... De recevoir, entre guillemets, le sexe de l'autre, d'être pénétré, c'est... Et puis d'être un enculé. Ouais, voilà, c'est ça. Non, non, mais c'est pas... Toi, tu parlais des blocages psychologiques ? Bah, moi, je pense que c'est lié à des blocages psychologiques. Je sais pas encore exactement si c'est... Je pense que c'est plus psychologique que physique. Mais c'est vrai que c'est pas forcément... Pour toi, si tu devais être pénétré ? Ouais, voilà, c'est ça, c'est pas forcément... Il se passe quoi concrètement dans ta tête ? Est-ce que tu arrives à noter des petites choses ? Bah, j'ai du mal à... Ton cerveau dit quoi ? On entre vraiment dans mon intimité. T'es pas obligé. Des fois, je suis obligé de dire stop parce que j'y arrive pas. Alors que, par exemple, si je me gode, il n'y a aucun souci. Ça m'amène au pilier 3. Est-ce que j'ai le bon cadre de confiance et de communication ? ça te parle ? c'est vrai que déjà les premiers dates moi je fais pas de pénétration c'est parce que j'ai pas je considère que je connais pas assez la personne j'ai pas assez confiance donc c'est même pas la peine mais quand je le fais même avec des réguliers que je connais depuis longtemps et pourtant j'ai confiance mais des fois non ça veut pas Ça me fait enrichir le quatrième point, le rapport à mon corps, mais c'est aussi, on pourrait l'associer aussi, ou mettre un cinquième point, excuse-moi, c'est le rapport à mon orientation sexuelle, le rapport à ma représentation de quel homosexuel je m'autorise ou je veux être ou je projette à l'autre. potentiellement dans le contrôle tu contrôles alors il y a la peur de l'intrusion mais en fait tout seul ça marche bien euh Avec l'autre, il y a deux niveaux. Tu ne contrôles plus potentiellement ce qu'il peut te faire et l'autre peut porter un jugement sur toi. Il peut partir aussi avec l'idée d'un jugement sur toi. Mais des fois, pendant l'acte, j'aimerais bien qu'il y ait pénétration. Mais c'est vrai qu'au moment de passer à l'acte, il y a toujours ce blocage. Alors que pourtant, j'en ai vraiment envie. Alors, ce n'est pas systématique. Il n'y a pas toujours blocage, mais ça arrive assez souvent quand même. Moi, je trouve ça super puissant. Et on peut passer le micro à Guillaume. Moi, je trouve ça super puissant. Mets-toi dans la situation tant que tu n'es pas en danger et que tu ne te fais pas de mal. Donc remets-toi dans la situation et écoute les petites phrases de ton cerveau. Quand tu dis il y a blocage, moi si tu arrives et que ça ne te fait pas de mal, d'être un peu en mode observateur curieux de se dire, parce que là il y a blocage c'est un peu un écran de fumée où on ne sait pas trop quoi faire avec. Il me dit quoi mon cerveau le moment où je suis à quatre pattes ? Il y a dix minutes, j'avais envie d'être pénétré. Là, je suis à quatre pattes ou je sais quelle position. Et bam, ça bloque. Et si tu as accès, peut-être qu'il n'y a rien, mais je serais curieux. Tu peux m'envoyer un texto. Non, c'est une blague. Non, mais tu vois, je serais curieux. Souvent, moi, c'est comme ça que je travaille mes blocages. C'est de dire, non, mais en fait, c'est quoi le délire ? C'est quoi les mots exacts que le cerveau propose, offre ? Guillaume, on va finir avec Thoué. C'est en lien avec ce que David disait sur le... Donc non, on a quatre points, David, on garde quatre points, tu m'en fais pas un cinquième au dernier moment. Je rigole, c'est le cinquième point que l'on vient de créer, qui est, ouais, quel homosexuel je suis. Toi, tu dis, Guillaume, je fais du sport avec un mec dont je ne connais pas la sexualité. J'ai peur de dire que je suis homo, car j'ai peur de changer la dynamique. J'ai peur de mes sentiments. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? en fait il y a un paramètre aussi que je n'ai pas mentionné dans le post-it c'est que c'est un coach sportif donc je le paye donc je pense que ça change déjà ça change le naturel de la dynamique donc même si je ne le paye pas cher qu'on fait des séances beaucoup plus longues puis là on est allé faire un petit stage à la montagne je lui ai proposé parce que j'avais une opportunité d'avoir un logement et Du coup, on a passé quatre jours ensemble à la montagne. En fait, je l'ai mis dans le côté de la peur parce que j'ai peur de me dévoiler quelque part et ça a commencé comme ça. C'est-à-dire que le premier jour où on s'est vu, on s'est rencontré, j'ai fait une phrase pour éviter à un moment donné de dire que j'étais homo. Et je m'en suis voulu, en fait. Je me disais, j'aurais dû le dire dès le départ, mais en fait, je voulais pas, lors de la présentation, dire ça. Je me disais, pourquoi je lui dis que je suis homo là, maintenant ? On a le temps, je lui dirai plus tard. J'avais pas envie de partir sur ce sujet, parce que des fois, quand on dit à quelqu'un qu'il est hétéro, parce que je sais pas s'il est hétéro ou homo, en fait, mais bon, dans ma tête, il était plutôt hétéro. Maintenant, il est peut-être un peu moins hétéro dans ma tête, enfin, dans mon fantasme, peut-être. Mais... Et à ton avis, de quoi tu prends soin quand tu lui dis pas que t'es homo ? Par exemple, juste avant de partir à la montagne, je ne vais pas le dire juste avant parce que ça se trouve, ça allait faire peur. Après, quand j'étais à la montagne, si je lui dis, il va croire que je l'ai invité pour ça. Et en fait, comme le fait qu'on a passé plusieurs mois sans parler du tout de ça, ça fait comme un non-dit en fait. et du coup je me retrouve comme dans les situations d'avant où j'avais pas fait mon coming out il y a 20 ans et où du coup j'ai peur que ça change un peu la dynamique d'être rejeté c'est à dire qu'il arrête d'être ton pote ouais mais pas que ça je pense que j'ai un petit peu peur parce qu'en fait au début c'était pas du tout le sujet mais là il y a un attachement qui s'est créé quand même donc en fait il me plaît bien finalement mais c'était pas du tout le sujet au départ c'est ça le problème en fait tu le kiffes et c'est même plus une peur de rejet de ton orientation sexuelle c'est qu'il soit ou homosexuel ou hétérosexuel qui te disent moi pas du tout je suis ton coach je suis ton pote et donc qui voit un regard sexualisé sur lui de ta part une envie et qui soit un peu envahie en disant « tu me vois, tu me mates, on a fait du sport ensemble », qu'il ait une vision rétroactive de votre relation. Du coup, qu'il interroge un petit peu le fait d'avoir peut-être été, ce serait faux, manipulé, mais en tout cas, il pourrait réagir en disant « je l'aurais su, ça ne serait pas passé comme ça ». Oui, et en même temps, ça serait bête qu'il réagisse comme ça. Ça serait un peu de l'homophobie. Mais moi, j'ai peut-être peur de ça. Non, toi, t'as peur de le perdre. Un peu. T'as peur de perdre la relation. Oui, en même temps, je peux lui dire que je suis homo sans dire que finalement, il me plaît bien. Mais j'ai peur. Ça, c'est mon homophobie internalisée. Si je lui dis que je suis homo, si lui, il est hétéro, il va dire qu'en fait, il me kiffe. Et c'est peut-être pour ça que je ne l'ai pas dit dès le départ. Il va augmenter ses tarifs. Et en même temps, franchement, la relation, elle est très... Au début, il me dit j'aime beaucoup notre relation, il me dit j'aime beaucoup te coacher, il me dit des trucs comme ça, tu vois. Donc, le fait qu'ils viennent pour quatre jours à la montagne juste tous les deux, des petits trucs comme ça qui sont... Enfin, vu de l'extérieur, il y a des gens qui m'ont dit mais t'es sûr ? Pour moi, il est hétéro. C'est vrai que là, je me pose un peu la question des fois. Et en même temps, il peut très bien être homo et que je lui plaise pas aussi. T'as l'impression de rejouer un truc ? En fait, j'arrive pas à me connecter avec ce que tu dis, dans le sens que j'arrive pas à être dans tes chaussures, parce qu'aujourd'hui, c'est pas que je suis 100% homo, mais en fait, il me vient pas de créer un lien avec quelqu'un pendant plusieurs mois, de l'inviter, sans avoir parlé de ce petit morceau de moi, tu vois ? Et du coup, je me rappelle les fois où j'ai rejoué le script de « moins je suis homo et plus j'ai de chance » ou en tout cas « il ne faut pas que je le dise ». Parce qu'en fait, ton cerveau, là, il te dit « ah, il crée des fausses excuses pour pas lui dire, faut pas le dire avant, après, etc. » Mais « ah, je peux pas le dire maintenant, c'est plus le sujet ». En fait, tu glisses ça assez facilement, tu peux créer une façon de le dire facilement. Et il n'y a pas un truc qui se rejoue justement dans ton chemin d'assumer ton homosexualité, là avec ce coach qui incarne peut-être un truc d'hétéro ? il fait pas du tout hétéro de base il incarne pas du tout ça justement tu sais pourquoi tu l'as caché ton homosexualité ? je pense que c'est un Roland de peur du rejet au départ au tout départ quand je l'ai rencontré je lui ai dit je vais pas lui dire maintenant il va peut-être pas accepter de me coacher il va peut-être être effrayé par cette proximité d'un coaching individuel si je lui dis que je suis homo dès le départ peut-être que je me suis dit ça un peu inconsciemment mais en fait sur le moment c'est plutôt je me dis je vais pas mettre ça sur le tapis alors que c'est pas le sujet et puis après moi si on me pose pas la question je vais pas le dire comme j'ai un truc à annoncer tu vois j'ai rien à annoncer si c'est pas dans le tu vois sauf que je me rends compte que deux ou trois fois j'ai quand même évité ouais ouais bien sûr comme tu dis alors soit il est hétéro soit il est homo comme tu dis soit il est hétéro et il accepte c'est quand tu lui diras sans mal le prendre tu vois Et sans manifester d'homophobie soit ça me rappelle les premiers amours à l'école où on kiffe un mec et on lui dit pas et on fait toute la scolarité en fait on était homo tous les deux. Oui tous les catégories sont possibles en tout cas je pense qu'il le prendrait pas du tout mal en plus à mon avis il doit quand même un peu le savoir et je pense que c'est aussi pour ça qu'il aborde pas le sujet. Parce que c'est bizarre, un mec hétéro, en général, il parle de fille. Il parle de sa copine ou d'une copine qu'il a pu avoir. Jamais il ne m'a parlé de sexualité. Je trouve ça un peu bizarre parce que tous les mecs hétéros que je connais, à un moment donné, ils parlent de sexualité quand même. Surtout les coachs. Avant que nous tombions dans des préjugés plus ou moins fumeux. Je trouve ça vachement intéressant parce que c'est sûr que moi, ma conclusion, c'est vive la communication explicite. Là où j'ai du mal à me connecter, c'est que flemme intergalactique pour moi. Je te dis mon ressenti. Je trouve que t'es une personne magnifique. Du coup, en fait... Tous ces nœuds de cerveau me rendent triste parce qu'en fait, toi, tu as le droit d'avoir un coach qui fait bien son taf, qui que tu sois. Du coup, en fait, et puis en plus, tu as le droit de lui dire qu'il est beau et que tu le désires et de voir ce qui s'écrit après. Et je trouve que... En fait, je crois que j'aime bien cette ambiguïté quelque part. Tu l'aimes bien, oui. Je trouve qu'elle est, en fait, quelque part, elle est moteur aussi dans... Ton sport. Oui, totalement. Je suis content d'aller le voir, je suis content de me donner. Tu vis ton fantasme. Je trouve que quelque part, elle est moteur. Si à un moment donné, je lui dis que je suis homo, il me dit que je suis hétéro, j'ai l'impression que ça va me déçoir. Il y a un côté où ce côté de mystère m'excite un peu. Et j'aime bien l'entretenir. Je pense qu'il y a de ça aussi. Mais en même temps, ça devient un peu trop en ce moment, parce que j'y pense beaucoup. Là, la dernière fois que je l'ai vu, je lui ai offert du chocolat. Il était content. Là, je ne sais pas. Non, mais suce-le. Après, on a beaucoup d'écartage aussi. Ce n'est pas un blocage. C'est un jeu avec ton fantasme où, du coup, à un moment donné, tu vas te brûler les ailes. Tu es d'accord ? Oui, c'est ça. J'ai un peu l'impression que si je lui dis, ça va faire retomber tout ce fantasme qui, pour moi, m'apporte un peu de l'énergie. Et j'aime bien. Il y a un truc que j'aime bien. Oui, frustration n'est pas blocage. Et je trouve que c'est intéressant de finir là-dessus. En fait, il ne faut pas qu'on se trouve des blocages. On n'a pas besoin de se trouver des blocages là où parfois des choses fonctionnent pas, où il y a des désalignements, où il y a des interrogations, où il y a des doutes. Mais il y a quand même une peur quelque part, c'est pour ça que je l'ai mis dans le sujet. Du coup, il y a un peu un enjeu quelque part. Il aurait bien de la chance de t'avoir. C'est gentil, merci Guillaume. Merci à tout le monde. On va s'arrêter là, on fait des petits cliquetis. Vous êtes sympas. Merci à toi David. Merci beaucoup. C'était un très bon moment partagé. Super cool. Est-ce que tu partagerais le site de l'ENIPS ? C'est aussi bête que enipse.fr ? Oui, je crois. EnIPS, de toute façon, vous tapez sur Google, vous le trouvez tout de suite. Ce qui peut être intéressant, c'est que dans le menu en barre... horizontal il y a un titre santé mentale et dedans vous avez une boîte à outils santé mentale donc ça peut vous aider ça peut aider les auditeurs ça peut aider tout le monde je mettrai le lien dans la description de l'épisode merci tout le monde bravo

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