*Live* Érection (2/2) Ce qui te sabote, les conseils d’un pro, Viagra et plan cave 😈)

Partie 2 sur 2

Avec Denis Trauchessec, sexothérapeute, et vingt auditeurs à Paris, ce live demande comment accompagner un partenaire qui débande, et ce que le Viagra peut ou ne peut pas réparer.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Alex sent son partenaire perdre son érection en pleine pénétration et hésite : le dire ou se taire ?
  • Arnaud, sous antidépresseur, préfère qu'on ne lui demande rien : la question du partenaire ajoute de la pression
  • Thomas raconte le plan dans une cave parisienne si froide que l'érection n'a jamais démarré
  • Alban, passif, envisage le Viagra parce que ses partenaires lui font des réflexions quand il ne bande pas

💡 Les conseils du sexothérapeute

Denis Trauchessec, sexothérapeute, répond en direct aux auditeurs du podcast sur la panne, les stimulateurs et la façon d'accompagner un partenaire qui débande.

Comment réagir quand son partenaire perd son érection ?

Ne pas poser de questions, et surtout ne pas arrêter. Le sexothérapeute Denis Trauchessec conseille de préciser que l'érection n'est pas une fin en soi, puis de glisser vers un moment d'érotisme et de sensualité, qui peut rester très intense sans pénis en action. Dire « on le fera une prochaine fois » est contre-productif : cela signifie que la prochaine fois, il faudra que ça marche.

Le Viagra crée-t-il vraiment l'érection ?

Non : un stimulateur est un inhibiteur, explique Denis Trauchessec. Le stress déclenche une chaîne d'hormones et d'enzymes qui coupe tout ce qui ne sert ni à la fuite ni au combat, et le médicament vient bloquer ces enzymes. Il ne fabrique donc aucune érection, il empêche seulement de la couper. Sans désir ni excitation préalables, il ne fonctionnera pas.

Peut-on devenir dépendant du Viagra ?

Oui, et la dépendance est d'abord psychologique. Denis Trauchessec accompagne des personnes sous stimulateur depuis des années, à qui l'on renouvelle l'ordonnance sans jamais expliquer les tenants ni les aboutissants, et il faut ensuite des mois pour s'en libérer. Le jour sans médicament, le stress revient décuplé : prise pour regagner confiance en soi, la béquille finit par la casser.

Dans quels cas un stimulateur de l'érection se justifie-t-il ?

Quand la cause est physiologique ou vient des effets secondaires d'un traitement, et qu'il n'existe pas d'autre solution. Denis Trauchessec cite aussi le couple au bord de la rupture, où la béquille sert à jouer la montre le temps d'apprendre à gérer autrement. Il rappelle la contre-indication : jamais de poppers avec un stimulateur, et jamais de prescription sans bilan cardiaque.

Est-ce grave de ne jamais avoir d'érection matinale ?

C'est le premier signal à faire vérifier médicalement. Le pic de testostérone se situe entre 3 et 5 heures du matin, rappelle Denis Trauchessec, et l'érection survient parce que le corps dort et se détend. Quand elle n'arrive jamais, ni la nuit ni au réveil, il oriente vers un bilan complet, hormones, diabète et afflux sanguins : la cause médicale s'élimine avant la cause psy.

Pourquoi je débande quand je mets un préservatif ?

Parce que les sensations changent et que le geste peut casser le moment. L'exercice proposé par Denis Trauchessec : se mettre une capote en plein milieu d'une masturbation solo et continuer avec, jusqu'à jouir dedans de temps en temps. Le cerveau enregistre alors que ça fait jouir, et la capote entre dans le rituel au lieu de l'interrompre.

Le sport et la masturbation aident-ils à mieux bander ?

Oui, tant qu'on ne s'épuise pas. Le sport régulier décharge le stress et détend le corps, souligne Denis Trauchessec, mais six à huit heures par semaine, soit une heure par jour, est un plafond à ne pas dépasser. Se masturber entretient la libido et le fantasme ; les périodes réfractaires varient, certains n'ont plus envie pendant deux ou trois jours après avoir joui.

Quand consulter pour une panne d'érection ?

Quand la panne devient permanente, ou qu'il n'y a plus aucune érection nocturne ni matinale. Denis Trauchessec envoie alors ses patients faire une analyse complète avant d'explorer la piste psychologique. Pour trouver un praticien à l'aise avec les sexualités gays, l'annuaire de soignant·es du podcast recense les professionnels recommandés par les auditeurs.


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Non, je dois te couper. C'est ma faute. J'ai un problème technique. Attends. Ok, nous n'étions pas enregistrés jusqu'à présent. Donc là, c'est le moment où je refais l'intro et vous, vous êtes genre « Ah ouais, trop intéressant, je ne l'ai pas déjà entendu. » Vous êtes ok de jouer à ce jeu avec moi. Bienvenue pour cette deuxième partie de ce live à Paris sur... Là, on est directement en mode chanté. Nous sommes avec Denis Trochesec. Bonjour à tous. Denis-trochesec.fr, car j'ai oublié de faire la pub à l'épisode précédent. Tout à fait. Pour, par exemple, prendre une consultation. Voilà, visio-présentiel. Super. Nous parlons aujourd'hui d'érection au bar Merci Marcha, qu'on remercie, qui est bar queer dans le 11e, qui nous accueille à chaque fois. Les auditeurs et les auditrices qui ont écouté l'épisode précédent jusqu'à la fin savent que nous venons de nous régaler d'une forêt noire. Pierre, je suis obligé de te remercier en direct car tu es l'auditeur qui, à chaque fois, crée des pâtisseries rien que pour nous. Du coup, j'ai envie de le dire pour que les gens qui, comme moi, sont des petits estomacs à pâtes, se disent « En vrai, j'avais un peu peur de venir au live, mais là, je vais venir pour manger une délicieuse pâtisserie. » Pression que je ne te mets pas du tout. Si la prochaine fois, tu viens les mains vides, tu es le bienvenu. Tu es d'accord. Nous allons commencer avec Alex. S'il est d'accord. Es-tu d'accord, Alex ? Toujours. Parfait. Alex, tu m'as mis sur le petit post-it un truc que je trouve très malin, c'est-à-dire, on parle là d'érection, de panne d'érection. Et si mon partenaire, donc moi, mon érection n'est pas impactée, mais celle de mon partenaire l'est, et tu posais la question au groupe et à Denis, comment remettre en confiance un partenaire qui a une panne sexuelle ? Est-ce que tu es à l'aise de me ramener à la dernière fois où c'est arrivé pour toi ? Oui, il n'y a pas très longtemps. Vous en avez parlé tout à l'heure, les causes médicamenteuses, notamment les antidépresseurs. On est dans ce cas-là actuellement. Ça veut dire que toi, tu en prends ? Actuellement, oui. Et c'est plus par rapport à mon ami où il y a eu une panne assez récente. J'étais à ce moment-là passif. On se dit, je sens que quelque chose ne va pas. Déjà, est-ce que je le dis ? Je ne le dis pas. C'est-à-dire qu'il était en train de te pénétrer et tu sens qu'il perd son érection. C'est quoi le lien que tu fais entre ta prise médicamenteuse et son absence d'érection ? Je n'ai pas bien compris. Rien à voir, mais la question revient aussi parce que j'en ai eu aussi récemment. Donc toi-même, tu as perdu une érection que tu lis avec un médicament. Avec les médicaments, ça a été tout à fait lié en fait. Donc qu'est-ce qui se passe ? Il est en train de perdre son érection, il te pénètre et tu décides de faire quoi ? Voilà, dire est-ce que tu veux qu'on arrête là, parce que je pense qu'il n'est pas très à l'aise. Je suis plutôt dans des rapports de bienveillance, à dire voilà, je ne veux pas le mettre mal à l'aise, mais je sens qu'il y a un problème. La quoi ? Comment ? La bienveillance, je pense. Mais qu'est-ce que c'est ? En tout cas, tu t'inquiètes. Ça existe en campagne encore, ouais. Ok, tu habites où ? J'étais de Bourgogne avant. Ok. Mais non, mais tu m'apprends quelque chose. Tu dis ça parce qu'à Paris, il y en a moins. Je pense. Dans ton ressenti. Ben ouais, t'as le droit de le penser. Du coup, t'as de l'empathie et tu décides de faire quoi ? Tu lui en parles ou pas ? Je jure en parlant, en disant je crois que ça va pas, est-ce qu'on arrête là et puis on reprend plus tard ou demain ou après-demain sans aucun problème. Mais du coup je sais pas si j'ai remis la pression en demandant à remettre à plus tard, en disant bah voilà, finalement il était pas content, j'ai arrêté, enfin j'étais obligé d'arrêter. C'est un peu difficile de mettre la personne en confiance, je sais pas de... Il ne t'a pas fait de retour quand tu lui as dit, viens, on le fait une autre fois et tout ? Il t'a répondu quoi ? Ok. Ok, puis ça s'est fait le lendemain, sans problème. Est-ce qu'il y a des gens, avant que Denis nous donne peut-être quelques clés sur comment je peux accompagner l'autre, est-ce qu'il y a des gens qui veulent partager une expérience où ce qu'on leur a dit ou fait les a aidés après une perte d'érection ? Est-ce que tu peux passer le micro à Arnaud, s'il te plaît ? Ah oui, alors attention avec le fil qui traverse la pièce. Et l'idée là pour moi, c'est un peu peut-être qu'ensemble en groupe, on peut identifier différentes stratégies et on est tous et toutes différents. Donc on peut se demander comment ça fonctionne pour moi. Arnaud ? Oui, Alex, pour répondre à ta question, moi, je suis aussi sous traitement antidépresseur. Mon médecin a prescrit un stimulant à 5 mg par jour. Donc, je le prends quand j'en ai envie parce que, bon, quand tu es sous ce traitement, évidemment, ton érection, tu la perds. Et ce n'est pas un problème. Je suis versatile. En groupe, je disais que l'érection, ce n'est pas le saint Graal. Il y a plein de choses autour. Ce qui m'a fait un peu réagir, c'est que je lui pose la question de. Et quand un partenaire me pose la question de, pourquoi, je suis encore plus sous pression. Et là, il y a une petite semaine, ça m'est arrivé avec un garçon et en fait, il n'a rien dit. On a passé un moment plus de séduction, de caresses, on s'est embrassé, etc. Tu peux me raconter, si tu es à l'aise, c'est toi qui le pénétrais ? À quel moment donné de l'acte, tu perds ton érection ? Je ne sais pas. Ça vient, ça part. Tu ne sais plus dans quelle pause ? Non, du tout. En fait, il n'y a pas eu de questions. C'était vraiment fluide, quoi. En quoi la perte d'érection a perturbé votre acte sexuel ? Si vous êtes en train de vous masser... Elle n'a pas perturbé en fait, parce qu'on est passé à autre chose. Mais donc, il y avait pénétration ou fellation ? Fellation, pénétration, peu importe. Mais c'était fluide. Il n'y a plus de mots. On est juste passé sur autre chose. Ça a glissé. Parce que quand tu es une personne devant toi qui est en dépression nerveuse ou qui est un peu fragile psychologiquement, si tu lui poses des questions, c'est mon avis, si je lui pose une question, moi, je vais peut-être l'acculer. Elle va se mettre sur la défensive. Donc, encore plus de pression. Donc... moi j'essaie d'avoir une approche un peu plus il se passe rien c'est pas grave on passe sur autre chose quelqu'un veut partager une autre imaginez vous perdez votre érection comment est-ce que je peux au mieux prendre soin de vous imaginez c'est moi vous avez envie que je vous le dise ou qu'on passe à autre chose sans rien là tout le monde se dit mais je veux pas répondre à cette question parce que vous voulez pas coucher avec moi c'est ça ? Ok, c'est nul. Denis, qu'est-ce que t'en penses ? Je trouve que le retour d'Arnaud est très juste. La meilleure solution, effectivement, c'est de ne pas spécialement poser de questions et surtout de ne pas arrêter. C'est-à-dire que juste peut-être préciser que ce n'est pas une fin en soi justement et qu'il y a plein d'autres choses à faire et passer sur un moment plutôt d'érotisme et de sensualité qui peut devenir après sexuelle, sans forcément avoir d'érection pour autant, et juste profiter de ce moment qui peut être très intense malgré tout, parce qu'il y a plein d'autres façons de se faire plaisir. Oui, mais là, en gros, t'es en train de dire à moi, Guillaume, qui est un peu des injonctions à l'érection, pour qui... Je suis encore un peu dans un état d'esprit que j'entends et malvenu ou en tout cas peut heurter l'autre personne. Mais reste que moi, mon cerveau, s'il est très connecté aux besoins d'érection et que la perte de l'érection de l'autre me trouble. Tu vois ce que je veux dire ? En gros, tu es en train de me dire qu'il faut déjà déconstruire ton exigence d'érection ? Ma question ça resterait, si toi tu es imbibé de cette injonction d'érection, est-ce que tu vas prendre le tact de ménager et d'encourager ton partenaire ? Ouais. Déjà, c'est-à-dire qu'il y a quand même des rencontres ou des situations qui sont purement sexuelles, bon ben ça marche, ça marche, ça marche pas, il y a plein de mecs qui vont dire next quoi, enfin je passe au prochain, et puis à la limite il n'y a pas cette bienveillance, il n'y a pas cette volonté d'accompagner l'autre. à partir du moment où tu as la volonté de partager un moment avec l'autre déjà naturellement la bienveillance va faire que tu vas pas te frustrer pour autant et par contre ça serait de dire on va continuer à faire d'autres choses et à toi aussi d'être un peu imaginatif et d'aller explorer toi aussi des champs où t'as pas forcément besoin d'un pénis en action et puis comme disait Arnaud c'est vrai que poser des questions ça peut être un peu gênant Tout comme dire on le fera une prochaine fois, parce que ça veut dire que la prochaine fois il faut que ça marche. Donc l'idée c'est de réussir à créer un moment quand même agréable et excitant potentiellement, à l'instant T, et de se dire qu'est-ce que je peux aller découvrir aujourd'hui de ma sexualité ? aussi, et qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? Encore une fois, il y a plein de personnes qui pratiquent pas la pénétration et qui arrivent à prendre beaucoup de plaisir malgré tout. Ça peut être aussi potentiellement proposé dans la mesure du faisable et de la personne, des sex toys ou d'autres approches. Quelqu'un veut rebondir là-dessus ? Moi j'allais dire que si je perds mon érection avec vous, c'est vrai que le fait qu'on n'en parle pas va m'aider à moi en fait verbaliser. Je pense que moi j'aurais besoin de dire « l'absence d'érection va me faire dire j'ai froid, j'ai faim, je suis fatigué, j'ai peur ». Mais moi, verbaliser moi va m'aider du coup à me ressentir en confiance. Et à ce moment-là, mon partenaire, soit il prend soin de ça, soit il est là, vas-y, tu me saoules, t'es vraiment pas un robot, je me casse. Et dans ce cas-là, je suis là, ouais, je pense qu'il vaut mieux que tu te casses. Donc, bien oui, c'est pas une fin en soi, mais par contre, tu peux faire d'autres choses. J'aimerais bien que tu me stimules, que tu me doites, j'aimerais bien que tu fasses quelque chose, une stimulation prostatique, il y a plein plein de trucs à faire. Moi je trouve que le pouvoir du stress et ou des trucs qui peuvent me faire perdre une érection, une fois que je mets en mots, bon le concept de ce podcast si vous l'écoutez, mais la mise en mots de là je me sens comme si ou j'ai peur de ça, en fait... parfois peut vraiment exploser la barrière le blocage qui est dans ma tête sauf si c'est une raison physiologique moi je sais que si je suis fatigué très fatigué genre au milieu de la nuit et tout parfois je peux perdre l'érection aussi parce que je suis crevé et là c'est pas psychologique je vais juste je vais m'en coucher quoi oui Mais là-dessus, on parlait plutôt de tout ce qui était effets secondaires, traitements, etc. Oui, oui, bien sûr. Comme l'expliquait Arnaud, il peut y avoir une aide avec un stimulateur, et puis des fois, ça va, ça vient. Donc peut-être que là, ça retombe, mais peut-être qu'en faisant d'autres choses, justement, le fait de continuer à partager du plaisir et à partager de l'érotisme, ça peut faire revenir aussi un petit peu. Oui. On va parler des médicaments aidants, comme le Viagra, mais j'aimerais proposer à Thomas, qui est juste là, est-ce qu'il a envie, il n'est pas obligé, est-ce qu'il a envie de raconter un peu quelles sont les conditions... La question de Thomas, c'était quelles sont les conditions idéales pour avoir une érection efficace ? Oui, c'était une question assez générale, je n'ai pas forcément de choses particulières à raconter sur moi, mais... Ou bien est-ce que tu veux qu'on joue à un jeu ? si là tu devais avoir confiance en toi et suivre ton intuition et ton expérience intime à ton avis c'est quoi les conditions idéales selon toi pour que moi j'ai une érection ouais on va dire par l'enjeu Il faudrait que je sois en forme, déjà. Que je ne sois pas fatigué. Je pense qu'il ne faut pas que j'ai pris d'alcool. Et peut-être qu'il ne faut pas non plus que je me sois branlé. Alors, je ne sais pas combien de temps avant. Est-ce que ça va être plus efficace si ce n'est pas dans les trois heures ou si ce n'est pas dans les trois jours ? Parce qu'il faut que j'attende un peu, quoi. Euh... Et pour avoir une érection, on en a parlé tout à l'heure, désir, excitation, il faut que je désire la personne en face. Mais je ne sais pas trop quelles autres conditions vont faire. Dehors, dedans, est-ce que tu vois une différence ? Si tu es sur une plage naturiste, dans un lieu de cruising, est-ce qu'être en extérieur ou dans une chambre qui ferme, tu vois un impact dans ton érection ? Oui, il faut que les conditions soient agréables. Hier soir, par exemple, on était dans la cave et il faisait clairement trop froid. Donc là, je ne bandais pas. Alors là, tu me tends une perche que je saisis. Est-ce qu'on peut avoir un petit débrief sur hier soir ? On n'est pas obligé ? On avait rendez-vous dans la cave et il faisait trop froid. Cave à vin ? Non, dans une cave au moins trois. On est quelque part en France ? À Paris. On est à Paris. Alors moi, ça sent le rat mort dans ma cave. D'accord, mais là, la cave est assez saine. Sol en béton ? Sol en béton, oui. Très bien. Bien ventilé. Il vient de chercher à la porte de l'immeuble ? Du tout, on se retrouve à la cave. Mais tu as les codes et tout ? Oui. Tu as la clé de la cave ? Non, c'est le couloir de la cave. n'importe qui peut nous surprendre. Ce qui fait partie un peu du jeu. Bien sûr. Voilà. Surtout pour lui, moi, ça ne m'excite pas vraiment, mais bon. Et en plus, hier soir, il faisait très froid. Et ses mains froides sur mon sexe, c'était la fin du monde. Et là, perte d'érection hier soir ? Il n'y a pas eu de perte, il n'y a pas eu de commencement d'érection. Bah ouais, t'as froid, quoi. Parce que c'était quoi ? On s'était dit quoi ? On allait faire quoi dans la cave ? On allait se chauffer et s'amuser dans la cave. Se sucer, se branler, se sauter. Et donc finalement, il a réagi comment d'ailleurs ? Il a senti mes mains froides à moi aussi. Et il a acquiescé sur le fait que c'était mieux finalement qu'on monte dans son appartement. Ah donc il y a eu une suite ? Dont on a envie de dire deux mots. Et en fait, lui a bandé, mais moi, j'ai eu du mal à bander, bien que j'avais pris un stimulateur. Et je pense que j'ai eu aussi du mal à bander parce que j'ai eu du mal à le pénétrer parce qu'il était très serré. Et du coup, ça m'a fait débander parce que même si j'avais son consentement sur le fait qu'il était OK pour ça, je n'arrivais pas à le pénétrer facilement. Et une des conditions qu'on disait dans l'épisode précédent, c'est est-ce que je connais bien la personne ? C'est-à-dire certains d'entre nous disent moi, j'ai une meilleure érection quand j'ai un lien intime avec la personne versus plan cul que je ne connais pas. Toi, c'est quoi ton lien avec cette personne ? Tu le connais ou pas ? Oui, ça fait 15 fois qu'on se voit, donc je le connais très bien. Sur 15 jours ? Sur 5 ans. Sur 5 ans, ok. T'as l'impression que ça, ça impacte la vigueur de ton érection, le fait de connaître ou pas la personne depuis longtemps ? je sais un peu plus je crois que ce qui impacte c'est que je sais là où on m'attend et si je sais que je vais devoir bander je pense que ça me met plus en condition pour bander Ah, c'est intéressant. C'est le contraire de ce que je disais, moi. Donc, toi, si on t'attend à un endroit, ça t'aide à y être. Moi, tu peux à peu près être sûr que j'y suis. Ah non, c'est pas faux. Pardon, on s'en fout. C'est pas vrai en plus. Mais si je viens et que je sais que je vais être pénétrant, je me mets en condition pour être pénétrant. Et voilà. Donc, c'est plus simple, en tout cas, de savoir comment un peu va se dérouler l'acte. Ouais. Repas, nourriture ? Dans mes conditions pour bien bander, avant, après manger, tu as un impact ? Je n'ai pas l'impression. Quelqu'un pense à d'autres facteurs comme ça qu'on n'aurait pas listé ? Peut-être le niveau de stress professionnel ? Pierre ? Moi, je rajouterais comment ça va dans ma vie, peut-être. Est-ce que je suis stressé, inquiet ? C'est exactement ce que j'allais dire. Il y a un ensemble de facteurs de fond qui, à mon avis, contribuent à la préparation d'une bonne érection. On les a déjà précédemment cités. Est-ce que quand on est fatigué, est-ce qu'on est dans le bon état pour le faire ? Est-ce qu'on est stressé avec le surplus de cortisol, le fameux réflexe humain qui est la fuite ou la confrontation ? Et pour ça, c'est cortisol, point barre, et il n'y a plus rien d'autre qui compte ? Et la fameuse hormone qui déclenche l'érection, elle n'est pas produite. Toi, entre la fatigue et le stress, tu as l'impression que c'est lequel de ces deux facteurs qui t'impacte le plus sur ton érection ? Pour l'avoir vécu, le stress très clairement. Mais le stress à un point où il faille le juguler avec un antidépresseur. Je peux témoigner. Arnaud, je vois ce que tu veux dire. Et la fatigue aussi. Et paradoxalement, quand je suis en vacances, au bout des quelques jours de vacances, j'ai atteint un niveau de détente et de repos où la survenance de l'érection est... Facile et surprenante parfois quant à sa soudaineté. Survenance, quel joli mot Pierre. J'ai fait un néologisme ou je ne sais pas. Je ne sais pas, mais en tout cas, je ne me moquais pas de toi, je suis à l'écoute de mots qu'on n'utilise pas souvent. Mais en fait, je trouve ça intéressant. Ce qu'on est en train de se dire là très souvent, c'est que nos pénis sont des thermomètres intelligents. En gros, on est en train de dire, vous savez quoi ? Quand je ne suis pas à l'aise, quand j'ai mal, quand j'ai peur, quand je suis stressé, quand j'ai froid, je ne bande pas. c'est que la machine fonctionne plutôt pas mal enfin je pense que ce qu'il ne faut pas oublier c'est que le premier organe sexuel c'est le cerveau et si le cerveau il n'est pas zen il n'est pas cool il n'envoie pas le signal neuronal nerveux qui déclenchent cet effet d'érection. Je ne parle pas de l'érection matinale au lever, quand on a le morning wood. Mais ça, justement, physiologiquement, le morning wood, c'est parce que justement, on est dans un état de zénitude et de calme qui fait que l'irrigation sanguine est très facilitée. C'est parfait. Denis m'avait dit avant de commencer cet épisode, n'oublie pas de poser cette question. Tu me donnes un pont parfait. J'ai pu la question, Denis ? Est-ce que je peux d'abord réagir ? Tu peux rebondir, après on parle d'érection matinale. Ok. En soi, il faut aussi différencier la libido de l'excitation. La libido, c'est l'énergie sexuelle. C'est une pile à part entière dans notre fonctionnement, et on a plusieurs piles. Le truc, c'est que lorsqu'on est très angoissé, très stressé, ou très fatigué, on a puisé toutes nos batteries, quand les premières piles sont finies, on va attaquer la pile de la libido. Et donc on va aller chercher cette énergie sexuelle pour en faire autre chose. Et donc dans ce cas-là, on a moins de place psychique et énergétique pour faire du sexe, et ne serait-ce qu'avoir envie de faire du sexe. C'est pour ça que très souvent, lorsqu'on est dans des gros projets qui durent deux semaines, pendant deux semaines, il y a plein de gens qui ne vont pas faire de sexe du tout, même pas y penser. Et j'ai oui dire, mais je sais pas ma source donc c'est pas ouf, mais qu'il y a des sportifs avant des grandes compétitions qui évitent d'éjaculer. Je sais pas où j'ai lu ça. Peut-être... Alors là on est sur de la croyance. Ah ouais ? Oui. Ok. Après disons que le fait d'avoir un orgasme... Moi j'ai pas éjaculé avant de venir aujourd'hui hein ! Et en vrai ça impacte moi mon énergie et parfois en fait j'évite de me masturber avant clairement des enregistrements, des entretiens, des moments où il faut que je sois... Bah ouais, moi, éjaculer, c'est comme évacuer un bout d'énergie. C'est une croyance, ça ? Oui, c'est parce que c'est pas une... Enfin oui, t'évacues un peu d'énergie, mais t'évacues surtout des tensions. Parce qu'avec l'orgasme, arrive tout le côté de détente qui vient avec. Et donc, se priver crée une tension qui fait que t'es beaucoup plus réactif, notamment physiquement. T'es plus en alerte. Alors que justement, après avoir joui, t'es plutôt détendu, donc oui, t'es plus zen, quoi. C'est plutôt là-dessus que ça se penche. J'avais envie d'ajouter une nuance. Je ne sais pas si d'autres personnes sont d'accord avec moi, mais le stress n'est pas forcément, ce n'est pas automatique que ce soit un facteur de perte d'érection. Moi, plus je suis stressé, plus je vais me masturber parce que ça me détend. Et bien c'est parfait, tu me fais une transition magnifique avec ce que je voulais dire aussi, c'était ne pas confondre l'envie et le besoin. Il y a des pratiques sexuelles qui sont purement pulsionnelles pour retrouver un état de détente, c'est pour ça qu'il y a des gens quand ils sont très stressés ils vont multiplier les activités sexuelles parce qu'ils ont l'impression que ça les détendent. Et les relations sexuelles qui sont du pur plaisir en vie. Et la question, c'est de se poser, est-ce que là, je fais du sexe parce que c'est ma fenêtre de tir, il n'y a qu'aujourd'hui où je suis dispo pour aller faire du sexe ? Bon, déjà, ça commence mal. Si on le fait pour le faire, bon, c'est pas certain que ça fonctionne très bien. Si c'est pulsionnel, là, ça veut dire qu'il y a quelque chose en termes de comportement à modifier potentiellement. Et c'est de se poser la question, est-ce que j'en ai vraiment envie ? parce que comme on disait dans l'épisode précédent l'érection c'est un mélange entre une stimulation physique mécanique et une stimulation mentale si on n'est pas excité par le fantasme par le scénario qui se présente bon quand on m'a dit moi ça m'excitait pas spécialement d'aller à la cave mais ça me faisait plaisir Ouais bon ben c'est pas ça qui va nourrir l'excitation alors que justement lorsqu'il nous dit je me prépare avant pour être le pénétrant. Et tu t'excites en fait. Voilà c'est nourrir un fantasme, c'est créer une excitation mentale, ça c'est super chouette. Mais quand l'acte proposé ne correspond pas vraiment à une envie perso, bon ben ça va demander un petit peu plus d'effort ouais. Comme si nos pénis pouvaient être aussi des thermomètres à consentement, quoi. Parfois, en fait, quand je bande pas, peut-être aussi, c'est qu'au fond de moi, ça me correspond pas bien. C'est possible, ça ? C'est possible. Encore une fois, l'érection n'est qu'un réflexe. On la contrôle pas. Ouais. Donc, si ça ne marche pas, potentiellement, il faut se poser la question aussi, est-ce que ça me convenait vraiment ? Est-ce que faire un plan cul où j'ouvre la porte, le mec est à quatre pattes, est-ce que ça me plaît vraiment ? Est-ce que ça m'excite ? Est-ce qu'une personne qui, tu le disais dans l'épisode précédent je crois, une personne qui s'intéresse qu'à ton pénis, est-ce que c'est ce que tu veux aussi ? Quelle est son approche ? Enfin, il y a plein de choses à stimuler. Et je trouve ça chouette, puisque les deux réponses sont valides. C'est-à-dire, oui, quelqu'un qui ne s'intéresse qu'à mon pénis, c'est vraiment un moment sexuel sans blabla, et ça m'excite beaucoup, parce que ça évoque tout un tas de trucs. Ou versus, non, j'ai besoin qu'on philosophe ensemble avant. Pierre, tu avais dit tout ce que tu voulais dire, ou pas ? Oui. Pas d'érection matinale. Denis, j'ai Jo de Bruxelles. Je me demandais s'il était normal de ne pas avoir d'érection matinale. Depuis mon adolescence, j'ai 40 ans maintenant, je n'ai eu que très très rarement une érection au matin, contrairement à mes potes et mes ex-compagnons. Pour qui c'est tous les matins ? Ai-je un problème ? Alors, ça aurait été intéressant que Jo nous dise s'il y avait des érections quand même... Hors matinale. Hors matinale, effectivement. En thérapie, quand on est sexo, on pose toujours cette question. Est-ce qu'il y a des érections nocturnes ou matinales ? En vrai, des fois, les érections matinales se font tellement tôt au niveau du matin qu'on est encore en train de dormir et qu'on ne la sent pas spécialement et qu'on n'a pas vraiment conscience. Donc la question, ce n'est pas forcément le matin, mais c'est nocturne ou matinale. Ce qui se passe, c'est grosso modo, nous sommes sur un cycle hormonal quotidien. Et donc, grosso modo, entre 3 et 5 heures du mat, c'est là où on va avoir notre pic de testostérone. Et vu qu'on dort, qu'on est détendu, ça crée une érection. Cette érection, elle est importante parce que nous, elle nous permet souvent de valider ou de questionner la cause physiologique. De l'absence d'érection. C'est-à-dire qu'une personne qui n'a pas d'érection nocturne ou matinale, Potentiellement, moi au cabinet, je les envoie toujours faire une analyse complète, que ce soit du système des hormones, du diabète, potentiellement sur les afflux sanguins s'il faut. Mais c'est justement le premier warning qu'on est censé enclencher. Éliminer la cause médicale avant la cause psy ? J'ai le contraire et j'aime bien parce que ça amène une nuance à ce qu'on a dit tout à l'heure. Andreas de Perpignan qui dit « Bonjour, je voudrais savoir pourquoi lorsque je suis très fatigué, j'ai une érection. Par exemple, je suis un soignant de nuit et lorsque j'ai fini mon travail et que je suis sur la route pour rentrer chez moi, j'ai une érection puissante. Tellement puissante que je suis obligé d'aller aux toilettes pour uriner afin que l'érection disparaisse. » Il faudrait savoir à quelle heure il rentre. Peut-être qu'il est dans cette fenêtre de boost de testostérone. Ça serait intéressant. Et puis, ça arrive aussi des fois quand on s'endort, quand on est dans un demi-sommeil. Des fois, on s'endort et puis ça arrive. C'est justement parce que tout le stress de la journée s'évacue et qu'on se détend totalement. Et donc là, tout se met en place pour avoir une belle érection. Oui. J'ai envie qu'on parle de médicaments. Et avant ça, j'ai perte d'érection et préservatif. Ça me semble important, mais je crois que tu vas me dire, on a déjà répondu. Guéric de Luxembourg, j'ai parfois du mal à maintenir une érection avec un préservatif. Et ça, je trouve qu'on l'entend quand même souvent. « J'ai échangé de modèle, avec ou sans latex, et de taille, sans changement notable. Est-ce seulement un blocage psychologique ? » Il peut se référer à tout ce qu'on a dit avant, lié au stress, à la... On peut compléter un petit peu. On a beau dire ce qu'on dit, les sensations changent aussi avec une capote. Donc il y a aussi une sensation qui va être peut-être un peu différente. il y a aussi l'acte des fois de mettre la capote est-ce que ça correspond au fantasme ou pas au fantasme est-ce que c'est quelque chose qui distrait est-ce que ça coupe le moment il y a un petit exercice qui marche très facilement c'est d'inclure la capote dans la masturbation perso moi tout seul je me masturbe avec une capote en plein milieu de ta masturbation tu te mets une capote et tu continues avec et d'une part ça permet de l'inscrire dans le rituel Donc du coup, tu as le temps de l'ouvrir, de te la mettre, etc. pour gérer ton érection. D'autre part, ça va permettre aussi d'identifier d'autres sensations excitantes potentiellement. Et l'idéal, c'est de temps en temps de même jouer dans sa capote dans la masturbation. Parce que lorsqu'on jouit, le cerveau va enregistrer que ça, aujourd'hui, ça nous a fait jouir, donc c'est plutôt cool. Ouais. Super. J'ai un post-it sur les médicaments et plein de sur le Viagra, par exemple, et plein de témoignages d'auditeurs, en gros, qui demandent est-ce que c'est risqué ? Je vais vous lire et en fait, j'aimerais que quelqu'un se désigne, si vous êtes d'accord. Est-ce qu'il y a des gens parmi nous qui ont déjà pris du Viagra et qui peuvent raconter ça a été quoi leur expérience pour aider l'érection ? Pourquoi ils ont décidé de le faire et est-ce qu'ils en ont tiré ? Alors, c'est Jules de Lille. J'hésite à commencer à prendre du Viagra ou d'autres substances qui facilitent l'érection quand je relationne avec des personnes dans le but de peut-être pouvoir reprendre davantage confiance en moi et en mon érection dans les rapports avec les autres. Et ensuite, j'espère ne plus en avoir besoin. Mais ça me fait peur. J'ai peur de devenir addict au Viagra dans le sens où j'ai peur de ne plus pouvoir bander sans Viagra une fois en avoir pris. Et j'ai peur qu'en essayant de réparer le côté relation extérieure, je casse le bon fonctionnement du sexe avec mon copain. En vrai, j'ai sectionné le message de Jules qui est maintenant plus compréhensible. Mais en gros, lui, quand il est avec son copain, ça marche. Hors de son copain, ça marche pas. Donc en fait, il prendrait du Viagra pour avoir des rapports sexuels dans leur couple ouvert. Et là, il dit, bah ouais, mais si je solutionne avec du Viagra tout en cassant, quel impact ça va avoir ? Je vais peut-être pouvoir avoir du sexe avec d'autres, mais quel impact ça va avoir du coup sur le sexe avec mon copain ? Est-ce que il y a un risque réel d'addiction et même si j'essaie qu'une fois j'aimerais énormément que vous fassiez avec le thérapeute c'est toi Denis un point autour du Viagra en mode c'est quoi ça se prend comment quels sont les risques qu'est-ce qu'il faut éviter de consommer si on prend du Viagra etc etc contre indication est-ce que quelqu'un quelqu'un qui n'aurait pas parlé et qui est chaud de dire une petite bafouille sur le Viagra non il n'y a personne qui veut la main là Est-ce qu'il y a des gens qui n'ont jamais pris de Viagra, mais qui se posent la question d'en prendre ? Alban, Antoine ? Alban, tu n'as pas parlé ? Tu es à l'aise de dire un bout de mot ? Alban n'est pas super content, mais il tend la main vers le micro. Tu peux dire non. Je n'en ai jamais pris, mais je me pose la question. Et le commentaire ou la question de l'auditeur rejoint un peu ce que j'ai en tête, c'est-à-dire le côté béquille. Parce que je rapproche ça aussi d'autres médicaments qui n'ont rien à voir avec ça. C'est-à-dire que quand on les a plus, c'est ça qui nous met en stress. Et les problèmes reviennent, mais ils sont multipliés par je ne sais pas combien. Quand tu te poses la question du Viagra, c'est dans quel contexte ? Où est-ce que ça pourrait venir te soutenir, toi ? Pour avoir des érections. On a discuté de pas mal de sujets, mais il y a beaucoup le côté, effectivement, sur les problèmes de l'érection, de la confiance en soi. Quand c'est pas là et quand ça veut pas démarrer, on se dit que c'est l'occasion de parer à toute situation. Ça fonctionnera. Toi si tu regardes tes rapports intimes des six derniers mois ? C'est quoi la part de ces rapports qui sont empêchés par une érection qui ne vient pas ? Je suis passif, donc on pourrait dire que... Tu as dit je fus ? Non, je suis. Je suis, pardon. Donc on pourrait dire, on s'en fout, si tu bandes pas, il n'y a pas de problème. Mais en fait, je sens que ça peut déranger le partenaire à des réflexions qu'on me fait, des petites réflexions qui sont anodines. Mais tu bandes pas, tout simplement ? C'est dit comme ça, sans volonté, je pense ? Sans penser à conséquences. Je me dis, même en étant passif, si je n'ai pas d'érection, ça rejoint certains commentaires qu'on a faits. Est-ce que je suis vraiment à ma place ? Est-ce que je suis content d'être là ? Est-ce que je prends vraiment mon pied ? Tu peux répondre ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je me pose ces questions. Parce que si tu reviens dans ces rapports où tu es pénétré, ton niveau de plaisir de 0 à 100, il est où ? Ça va dépendre, mais il peut être très élevé. Mais je me dis, est-ce qu'il manque quelque chose ? J'ai eu des érections quand j'étais en couple en tant que passif. J'avais des érections. Maintenant, je n'en ai plus. Donc je me dis, est-ce qu'il manque quelque chose ? Est-ce que c'est normal ? Et donc, par rapport à ce retour que le partenaire peut avoir sur le moment, je me dis qu'avoir une érection, ça permettrait peut-être de remettre un peu tout ça, un peu plus d'équerre, et avoir sur le moment une relation, un rapport qui est plus fluide. Denis va pouvoir nous répondre. Denis qui était en train de s'endormir ? Non, je réfléchissais à un soutien de ma réponse. Je t'inquiète, je t'inquiète. Dans mon intro de l'épisode précédent, je racontais que j'ai pas mal cette injonction à l'érection. En tout cas, si mon partenaire que je pénètre n'a pas d'érection, il y a des idées qui viennent dans ma tête. Après, moi, je ne les formule pas. Et moi, du coup, je suis de l'autre côté et je te répondrai, ça serait terrible que mon partenaire prenne un médicament pour que moi, je sois validé, moi qui pénètre. Parce qu'en gros, je pense que si je suis dans un état d'esprit où je te mets comme ça dans des catégories où je te juge. Pour qu'en fait, au lieu de te demander est-ce que tu as du plaisir, comment je peux accentuer ton plaisir, que tu aies une érection ou pas, du coup, je vais forcément glisser vers un autre jugement. C'est-à-dire, peut-être que tu auras des érections, mais dans cette attitude nulle, je vais dire une autre merde en disant « Ah, mais t'as pas pris un peu de poids ? » Et hop, tu vas te mettre en régime. Tu vois ce que je veux dire ? Et du coup... Moi, j'aurais envie que tu me prennes la main, tu fais ce que tu veux, mais genre, tu me dis bon, j'ai pas d'érection, mais j'ai du plaisir ou bien non, là, aujourd'hui, j'avais pas d'érection et j'avais pas de plaisir, mais les deux sont possibles. Et du coup, discutons de comment tu peux accentuer mon plaisir, tu vois. Et tu vois un partenaire qui dit non, non, mais moi, si tu bandes pas, ça me saoule. Flemme, non ? Oui, je suis d'accord. Mais le questionnement, je rejoins la première intervention, je pense que c'était Antoine, qui en fait, le questionnement venait du avant-après. Et moi, c'est aussi ça qui me questionne. Cette modification. Avant, tu avais quelqu'un avec qui tu faisais relation. La différence entre les deux situations, ton ex était en relation. Là, quand tu n'as pas d'érection, tu n'es pas en relation. Il y a d'autres critères comme ça ? C'est des personnes ? C'est des rencontres, certaines c'est des one-shot, d'autres c'est des plans un peu plus réguliers. Mais en tout cas, ce n'est pas des relations. Ça t'alerte, ça t'inquiète ? Ça me pose question. Ça me pose vraiment question. Denis, t'en penses quoi ? Alors, déjà, je pense que plaisir ne veut pas dire érection, forcément. C'est pas parce qu'il n'y a pas une érection qu'un Allemand, potentiellement, ne prend pas de plaisir pendant la sodomie en étant passif. Mais ça ne veut pas dire non plus qu'il manque quelque chose. C'est-à-dire que la question à se poser, c'est est-ce que t'as pris du plaisir ? Oui, non, et puis voilà. Ce qui peut expliquer la différence aussi, c'est qu'avec le fait d'être en couple, c'est qu'on anticipe un peu plus, la personne est toujours là, il y a des cas de figure, il y a des... Si vous habitez ensemble. Voilà, mais même s'envoyer des messages comme ça, enfin on anticipe le prochain rendez-vous, la prochaine fois qu'on se voit, donc... Il y a une nourriture fantasmatique qui est là un peu plus souvent. Peut-être que là, ce qui pourrait manquer avec les partenaires, après je n'ai pas suffisamment de détails, mais ça va être d'installer la chose. Est-ce que c'est des moments où il y a des préliminaires, où il y a des caresses, où il y a de la sensualité ou pas ? Est-ce que c'est des plans directs ? Est-ce que ça correspond à Fantasme ou pas à Fantasme ? En mon sens, ce n'est pas un problème en tant que tel là aujourd'hui. On peut demander à Alban, c'est quoi ton niveau de communication avec tes partenaires actuels ? Là encore, il y a plus de facilité dans l'érection avec ceux que je vois depuis plus longtemps. Et avec qui tu communiques, avec qui tu peux dire « là, je n'ai pas de plaisir ». Le constat que je fais, c'est que j'ai besoin de temps. Je me rends compte que j'ai besoin de temps. Ça peut être sur des durées longues, mais même dans une soirée, par exemple, il peut y avoir plusieurs partenaires. La plupart vont démarrer au quart de tour, moi ça ne va pas être le cas. Au début je me sens un peu bloqué, il me faut du temps dans la soirée pour commencer à rentrer vraiment dans le jeu, pour que les choses s'installent et que ça puisse démarrer. Et tu as vu l'impact de, en communiquant avec mon partenaire, ça aide mon érection ? Parce que je me sens plus à l'aise ou pas ? Oui, sur le côté confiance en fait. Franchement, c'est plus une opinion qu'une question. Est-ce que tu t'es déjà autorisé à dire quand tu n'avais pas de plaisir, quand tu étais pénétré ? Non, ça je ne le dis pas. Avant de prendre du Viagra, je ferais ça ? Bonne remarque. Ah non, bah de ouf. Parce que je trouve qu'une fois que je suis dans une relation où je peux dire... Et c'est sans jugement, sans incriminer en disant... Denis, j'ai donné une opinion très tranchée, tu veux me bousculer ? Oui, sachant que si tu prends du Viagra dans ce contexte-là, ça ne marchera pas. Le Viagra, ça ne marche pas à 100%. Non, explique-moi. Justement, on va aussi répondre à la question de l'auditeur. Je vais faire un petit point sur le fonctionnement du Viagra. Je vais arrêter de dire Viagra, c'est un stimulateur, parce qu'il y a plein de marques, génériques et compagnie. Un stimulateur, c'est un inhibiteur, en réalité. C'est-à-dire que c'est une molécule qui va venir inhiber une autre molécule dans le corps. Quand on stresse, on produit donc du cortisol, il y a toute une chaîne hormonale qui va créer des inhibiteurs, puisque le stress est censé nous couper tout ce qui ne nous sert à rien en cas de stress. En fait, on a tout plein d'enzymes et d'hormones qui viennent couper les fonctions non nécessaires. Et le Viagra vient inhiber ces enzymes-là. Donc en fait, un stimulateur ne crée pas l'érection, il nous empêche de la couper. Donc s'il n'y a pas de désir ou s'il n'y a pas d'envie préalable... prendre un Viagra ne marchera absolument pas. S'il n'y a pas de libido, il n'y a pas de... Oui, donc si j'ai mal dans un rapport et que je sais que je vais avoir mal, prendre un Viagra... Ça ne t'aidera pas. oui parce que j'ai pas d'excitation tout comme quand on est un peu en baisse de libido prendre un Viagra ça marchera pas non plus c'est parce que un stimulateur ne crée pas une érection il nous empêche de la couper et c'est d'ailleurs du coup je fais un appel à tous les médecins qui nous écoutent vas-y parce que moi j'en sois beaucoup de gens au cabinet qui ont eu des prescriptions de Viagra très facilement par les médecins qui n'expliquent pas le fonctionnement ni les conséquences Parce que les partages qui ont été faits sont juste, les stimulateurs sont des béquilles, c'est-à-dire que oui ça peut aider à maintenir une érection, en tout cas ça nous aide à ne pas la perdre ou à ne pas nous la couper. Mais ce n'est pas une solution en tant que telle. C'est une béquille temporaire où, à long terme, en fonction des raisons, si c'est une raison physiologique ou effet secondaire de traitement, oui, c'est bien parce que ça aide et qu'il n'y a pas d'autre solution. Mais si c'est une gestion du stress, comme la question de l'auditeur qui disait qu'avec son partenaire ça marchait très bien, mais qu'avec des plans cul, c'est con de partir sur une aide médicamenteuse parce qu'il y a beaucoup d'autres façons de gérer ça. Il y a plein d'autres techniques qui sont envisagées et envisageables plutôt. Et les prescriptions de Viagra, ce n'est pas censé être aussi facile. Déjà, il faut faire des analyses, il faut être sûr qu'il n'y ait pas de problème cardiaque. On parle des contre-indications, tout le monde le sait, mais on le répète quand même, pas de poppers avec du Viagra. Tout le monde le sait. Dans ton microcosme ? Oui. Denis, voyons. En tout cas, je crois que tous les médecins le savent quand ils le prescrivent. Ah non mais non plus Autre sujet mais tant mieux que tu le répètes Mais oui c'est important Et donc par exemple Moi je sais qu'au cabinet Je présente toutes les solutions qui existent Parce que c'est un devoir déontologique Mais par exemple, je sais que je ne vais pas spécialement la faire passer en premier. Il y a des cas pour moi dans lesquels les aides médicamenteuses ont un rôle. Par exemple, si on est en couple, qu'on a un problème d'érection et que le couple est à deux doigts d'exploser parce qu'on ne bande pas et que le partenaire fout une pression pas possible parce qu'il faut bander et sinon c'est fini, on se quitte. Oui, là on met la béquille en place pour gagner un peu de temps, jouer la montre et apprendre à gérer les choses différemment. Pourquoi on ne le quitte pas directement tout court ? C'est abruti, ça c'est mon avis. Après s'il y a des raisons physiologiques, médicamenteuses, là oui c'est important. Mais c'est rarement une bonne idée pour gagner confiance en soi, parce qu'au contraire, ça la pète, la confiance en soi. Parce que justement, le jour où on n'en a pas, qu'est-ce qu'on fait ? La boîte est finie, j'avais prévu de faire un plan cul. Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je vais pas y arriver ? J'ai perdu mon médicament, j'ai commencé à stresser. Et finalement, ça ne fait qu'accentuer le truc. En fait, je trouve que sauf réalité médicale, perdre son érection, c'est en fait un... C'est une indication d'un chemin de santé mentale que je peux faire et qui est super vulnérable. C'est de me poser les questions. Il se passe quoi pour moi en ce moment ? Pourquoi je perds l'érection ? Ça dit quoi de mon désir ? Où est-ce que j'ai envie d'être dans ma vie sexuellement ? Et en fait, moi, je comprends qu'on ait envie de dire « Attends, il existe une pilule ? » Pour que je croie ne jamais avoir ces problèmes, je préfère la pilule que le bordel de ce que ça pose. Mais en vrai, une fois qu'on perd l'érection, c'est une invitation à la mise à jour de mon logiciel intérieur qui est réalisable, quoi. Parce qu'en fait, je trouve que depuis là, les deux épisodes, on n'a dit que des trucs... Enfin, moi, je suis vachement inspiré. Je m'attendais à un truc un peu déprimant. Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs. Mais au final, on a plein d'outils et de compréhension de santé mentale pour reconquérir nos érections. Oui, tout à fait. Et puis, encore une fois, les aides médicamenteuses... Eh bien, à terme, ça peut devenir une indépendance. Et moi, j'accompagne énormément de gens qui sont sous aide médicamenteuse depuis des années, à qui on refait des renouvellements très facilement sans expliquer les tenants et les aboutissants. Et on passe des mois et des mois et des mois à essayer de s'en libérer. Parce qu'on revient... Enfin, le médicament a couvert les vulnérabilités sexuelles et en fait... Et ça en a fait d'autres, surtout. Et en plus, nos vulnérabilités sexuelles et intimes, moi j'ai l'impression que c'est un endroit tellement à la fois précieux et à la fois qui fait flipper, quoi. on est un peu nu face à soi-même. Donc je comprends que ce soit dur à explorer. Pierre, tu auras le mot de la fin, de la fin FIM, car tu as été pâtissier aujourd'hui, et la fin FIN. Très bien. Le dernier sujet, donc l'aide médicamenteuse, me fait poser une autre question. Est-ce que la pratique sportive régulière favorise la survenance de l'érection ? Ou au contraire, est-ce que se fatiguer physiquement au sport ne favorise pas l'érection ? Et je glisse, merci Pierre, et je glisse une autre question de Guillaume de Junier sur Loire. Devrais-je me branler tous les jours pour être plus chaud et bander plus souvent ? Est-ce que le sport et ou la masturbation aident ou n'aident pas à mon érection ? Le sport va aider. Le sport va aider parce qu'il va y avoir une décharge de stress, donc une détente. Et finalement, le corps va être plutôt cool. Après, ça dépend dans quelle mesure tu fais du sport ou pas de sport. Une personne qui fait 6 à 8 heures de sport par semaine, ça commence à faire l'équivalent d'une heure par jour. Ça va. Il ne faut pas s'épuiser à la tâche. Puisqu'on parlait de la sexualité comme une énergie. Par contre, pour l'entretien de la machine, faire du sport régulièrement, c'est très bien. Parce que justement, ça détend. Et donc dans la mesure où on rentre, on n'est pas épuisé, on n'est pas mort de fatigue, c'est plutôt très très bien. En fait ça rejoint effectivement aussi cette recommandation des médecins qui disent souvent quand on vous prescrit un antidépresseur, faites du sport, fatiguez-vous votre corps et c'est la fatigue du corps qui va vous fatiguer l'esprit et vous permettre de dormir et de vous détendre. dans la mesure où il n'y a pas d'excès non plus. On va devoir libérer l'espace et je vais me faire gronder sinon. Est-ce que tu peux juste rapidement dire, donc me branler tous les jours, répondre à cette question ? Alors... Efficace, Denis, efficace. Alors, allons droit au but. Se branler tous les jours, c'est bien pour attirer à la libido, c'est-à-dire le fantasme, l'énergie sexuelle, etc. Après, on est tous inégaux en termes de périodes réfractaires. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui vont mettre plus ou moins de temps à récupérer après une éjaculation et un orgasme. Et potentiellement, ça dépend de la charge libidinale, mais grosso modo, il y a des personnes, s'ils se rendent un jour, ils n'ont plus d'envie pendant 2-3 jours. Très rapidement, bien sûr, les gens se réveillent au dernier moment. Sofiane et David. Alors, je n'ai pas de questions, mais je voulais partager une petite anecdote, si vous le permettez. En fait, un jour, j'ai visité une église et j'ai découvert que le mot érection venait de ériger. Et je trouve qu'il y a une grosse sagesse dans ce mot, parce que l'érection, du coup, ça ne se fait pas tout seul. Donc j'aime bien cette sagesse dans l'étymologie. Ériger dans le sens ? Construire. Je mets du temps à le construire. Et du coup, comme on dit, Rome, ce n'est pas érigé en un jour. Par contre, tous les chemins peuvent mener à Rome. Oh, Sofiane ! David, merci Sofiane ! Et juste une question en parlant de qui, il y a aussi le Cochrane, mais je ne sais pas, il est très utilisé en France, pas trop en Italie, mais je ne sais pas s'il y a des conséquences ou pas. Tu es italien ? Non, non. Ah pardon, je ne sais pas pourquoi l'Italie... Parce que je vois qu'ici ça s'utilise beaucoup et j'ai vu qu'ailleurs non, donc il y a aussi un rapport en France, je ne sais pas pourquoi c'est répandu. Denis, efficacité totale ? Allez, efficacité. Le corking, c'est une bonne astuce. Avec parcimonie, on évite de le laisser plus d'une demi-heure consécutivement. Il faut faire une petite pause pour renouveler un peu l'irrigation et éviter d'avoir des complications après au niveau des corks cavernes. Oui, superbe. Et si ma bite devient bleue, c'est un problème ? Effectivement. Merci. Un grand merci à tout le monde. C'est la fin de ce live. Franchement, c'était un plaisir comme d'habitude. Les gens qui nous écoutent et qui ont envie de venir au prochain, il faut aller sur le site du podcast. Mais comme je le dis huit fois par épisode, c'est facile. Je vous dis à très vite pour le prochain épisode. Et encore un grand merci à Francky de m'avoir aidé. À bientôt. Je vais finir ma forêt noire.

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