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Le micro est en train de cheminer jusqu'à David.
Oui, moi, ça résonne. Je pense que même au-delà de... On se bloque sur certains scénarios quand on est en couple, mais c'est même se dire que dans une vie de couple, si on reste ensemble plusieurs années, il y a un moment donné où peut-être nos sexualités vont changer. Enfin, moi, je sais, la sexualité que j'ai aujourd'hui et celle que j'avais il y a 10 ans, c'est pas du tout la même, quoi. Et c'est accepter de se dire, dans le couple, on peut avoir des envies qui changent avec le temps. Moi, mon expérience, c'est que j'étais 14 ans en couple, je me suis séparé il y a un an à peu près, et on n'avait plus du tout, du tout de sexualité, en fait. Sur la fin, mais même, je dis sur la fin, même depuis très longtemps, en fait.
Mais parce que je pense que nos sexualités ont changé. Je pense qu'aussi, il y a eu des blocages à un moment donné. On n'en a pas parlé, c'est ce que tu disais. On en parlait tout à l'heure, on groupe la communication, c'est ultra important, à mes yeux, je pense, à mon sens. Et je crois qu'il y a eu ce truc où, à partir du moment où on n'en a pas parlé, les choses se sont tassées et on n'a plus jamais osé en parler. Et même, je pense qu'on a créé une sorte de tabou autour de notre sexualité qui a fait que c'était terminé. On n'a jamais relancé. Et je pense qu'on n'aurait pas réussi, finalement.
Ou alors il aurait fallu vraiment forcer. Et moi, en comparaison, vous disiez, il y a une espèce de stress d'en parler. Moi, vraiment, en comparaison, je pense que le fait d'aborder notre sexualité à la fin de notre relation, c'était aussi compliqué d'aborder le fait que j'avais envie de le quitter. Et vraiment, j'avais la même flippe, en fait. Tu sais d'où vient ce tabou ? Comment il s'installe dans nos intimes ?
Je pense que c'est dur à dire en fait, ça dépend de la relation, ça dépend du couple, je pense qu'il n'y a pas de généralité, mais sur mon expérience, si vraiment je fais un peu le parcours de notre relation, il y a un moment donné, peut-être sur le début où il a évoqué le fait d'ouvrir le couple, et moi j'étais clairement pas pris, c'était ma relation, j'avais 20 ans, il avait 13 ans de plus, donc on n'était pas plus sur les mêmes schémas de vie, on n'avait peut-être plus les mêmes attentes,
Pas les mêmes attentes. Lui n'avait plus les mêmes attentes. Moi, je découvrais mes attentes, on va dire. Et ça a fait qu'à ce moment-là, moi, je me suis bloqué. Quand il a parlé d'ouvrir le couple, j'ai dit mais non, hors de question. Moi, c'est ma première relation. Je ne suis pas prêt. Et avec le temps, on a bloqué notre sexualité parce que les choses ont fait qu'on n'a plus de sexualité. On n'en a pas parlé. Et avec le temps, c'est moi qui ai peut-être à un moment donné décidé d'ouvrir le couple.
Alors que lui, finalement, il avait cheminé et on n'avait peut-être plus envie. Enfin, je pense qu'on n'a pas été raccord, en fait. On n'a juste pas été raccord. Alors, est-ce qu'il y a eu la différence d'âge qui a fait ? Je pense, ça a peut-être joué à un moment donné aussi. Nos expériences n'étaient pas les mêmes, donc peut-être que ça a joué. Mais moi, je pensais ça. Nos cheminements ne se sont pas faits, nos routes ne sont pas croisées. La route sexuelle, en tout cas, ne s'est pas croisée au bon moment, oui.
Et aujourd'hui, tu es en relation ou pas ? Non. Tu aurais envie un jour de... Oui, oui, sûrement. Après, ça ne fait qu'un an. Après 14 ans de vie de couple. En fait, ma question, c'est... Là, je suis en phase de découverte de ma sexualité aussi. Donc, à savoir... Je pense, par contre, que j'ai l'expérience maintenant et de me dire...
Aujourd'hui, si je me remets avec quelqu'un, j'en parlerai direct. Et la communication que je n'ai pas eue après 14 ans de relation, je n'ai pas envie de reproduire ça. Et si je rencontre quelqu'un avec qui ça fonctionne et avec qui je peux me projeter, j'ai envie de parler de ça directement. Et après, on va discuter. Denis, tu lui dis quoi ? J'ai envie d'en parler, ça veut dire quoi pour toi ?
Peut-être évoquer ça. Déjà, parler de mon expérience de couple. Je crois que ça a été évoqué aussi. Mais moi, je suis un peu comme vous. Il y en a plusieurs personnes qui ont parlé de ça. Mais moi, j'ai besoin d'être stimulé beaucoup. Donc au bout d'un moment, si on ne me stimule pas, je n'ai plus envie aussi. Ça veut dire quoi être stimulé ? Il me faut du changement. Il me faut qu'on me propose des choses. Si on n'entretient pas...
des expériences des échanges en fait moi ça me lasse et j'ai plus envie en fait et donc je pense que ça c'est quelque chose dont j'ai envie de parler si je rencontre quelqu'un et que j'ai envie d'aller plus loin peut-être aussi dès le début ça peut être compliqué quand on rencontre quelqu'un mais de se dire bah moi j'ai vécu ça et peut-être que là on attaque peut-être que dans 3 ans 4 ans j'aurai envie d'ouvrir le couple
Parce que je fonctionne comme ça et c'est possible. C'est dur en fait de parler avec quelqu'un qu'on ne connaît pas directement et quand on se projette avec cette personne, on n'a pas envie de la faire souffrir et on n'a peut-être pas envie de la perdre en disant si on aborde le sujet du couple libre dès maintenant, ça va foirer le truc. Mais peut-être que c'est important aussi en fait.
C'est vachement chouette. Super lien pour toi et moi, Denis. Exprimer ses besoins, c'est ce que tu dis en fait, David. Tu en penses quoi, Denis, de tout ça ? Tu veux que je te pose une question spécifique ou tu as envie de dire des trucs ?
Alors, dit comme ça, chaque cas est un peu particulier. Beaucoup de circonstances se ressemblent, mais il me semble que chaque témoignage qu'on a eu présente des spécificités. Tu veux en prendre un au pif ? Au pif ? J'ai des questions à poser, déjà. On va commencer par David, peut-être. Sur le témoignage que tu as partagé, tu as dit...
Vous n'étiez pas au même niveau de l'évolution de vos envies dans votre sexualité. Et lorsqu'il t'a notamment proposé d'ouvrir le couple, suite à ça, il y a eu la perte du désir.
Est-ce que tu pourrais plus détailler l'expérience que tu as vécue lorsqu'il t'a demandé d'ouvrir le couple ? Ce que tu as pu ressentir, ce que tu as pu penser à ce moment-là, et ce qui a conduit progressivement à l'extinction du désir ? C'est une bonne question. Je crois que je ne me suis jamais posé la question, finalement. Et s'il y a eu un lien avec la perte de sexualité, mais ouais, possiblement. Je n'ai pas la réponse là, mais si j'imagine, peut-être que je me suis dit « Attends, s'il propose d'ouvrir le couple, c'est peut-être que moi, je ne réponds pas à ses attentes. »
Il y a peut-être de ça, je sais pas. Vraiment, je peux pas dire là, ouais, c'est ce qui s'est passé, parce que j'ai pas le souvenir, mais à mon avis, oui, il y a eu de ça, je pense. Je me suis peut-être remis en question, moi, du coup.
La perte du désir, il y a deux formes de perte du désir, primaire ou secondaire, c'est-à-dire soit la perte du désir est un phénomène qui apparaît, soit elle est consécutive à quelque chose. Et par exemple, si on prend des échantillons, un exemple un peu lambda, une personne qui a peut-être des problèmes d'érection va avoir tendance à inhiber son désir, parce que si le désir est un problème,
parce que ça le confronte à une situation compliquée, il va se dire « ça sert à quoi d'avoir envie si je passe un mauvais moment ? » Et si la sexualité prend une tournure par moments un peu traumatisante, ou alors blessante, ça peut suffire, effectivement, si elle est associée à quelque chose de difficile, de négatif, pourquoi avoir envie si c'est pour te faire mal ?
Je pense que ça a déclenché quelque chose, effectivement. Oui, très certainement. Je pense que tu as des questionnements à partir du moment où tu es dans un couple où toi, tu ne vois pas...
L'utilité d'ouvrir le couple, mais que l'autre y songe, oui, je pense que tu te remets en question. Je peux pas le confirmer, mais à mon avis, tu te dis, mais attends, si moi je suis bien là et que j'attends pas plus, pourquoi lui il veut plus ? C'est parce que le problème vient de moi, très certainement. Et peut-être que j'ai fait un blocage à partir de ce moment-là. Je dirais pas qu'il vient de toi, parce qu'un couple, c'est toujours deux personnes. C'est, à mon avis, effectivement une question d'échange et de communication, parce que, comme tu l'as dit aussi, après, l'échange, c'est cristallisé.
C'est-à-dire que c'est devenu un éléphant au milieu de la pièce. On tournait autour pendant 7 ans ou 14 ans, t'as dit ? Et du coup, l'éléphant est là, il fait partie de la maison, mais on le regarde pas. Et justement, ça va accentuer l'inhibition du désir. Et surtout, ça va créer ce tabou, cette peur, qui au début était une toute petite poussière et qui, au final, vient prendre toute la place dans le couple.
En fait, ça m'amène à un des points qu'on a discuté ensemble, Denis, qui est un peu la clé et le truc tout bête mais essentiel à faire, qui est état des lieux de mes besoins. En fait, ma capacité à prendre un temps... En fait, ça a l'air un peu bébête, mais il faut vraiment l'institutionnaliser. En fait, il faut prendre un temps pour se dire, attends, là, pendant 30 minutes, je prends un papier, un crayon ou en tout cas, je prends un espace mental pour me dire, qu'est-ce qui se passe dans ma sexualité ?
Et comment ça va ?
avant après de peut-être réfléchir à quels sont mes besoins après chacun réfléchit différemment mais j'ai l'impression que de tous et Denis bouge le nez en disant je suis pas d'accord mais moi ce que j'ai compris c'est tous les partages là c'est des personnes qui j'ai quand même entendu bon bah faut commencer par mettre des mots sur ça me va pas pour mettre des mots sur ça me va pas faut conscientiser ce qui se passe et si ça me va pas c'est donc qu'il y a un besoin qui est pas nourri
Mais tu n'es pas d'accord, Denis ? Alors, je suis d'accord sur certains points, mais là, dans le cas de David, en l'occurrence, ce n'était pas totalement, à mon sens, le fond, dans la mesure où là, on était plutôt sur une inhibition du désir qui était consécutive
À une situation. Ah non, je ne répondais pas à David, moi. Je faisais un peu un récap de tous ces différents témoignages. La première chose, c'est de se demander comment ça se passe pour moi. Parce que moi, ce que j'ai entendu, c'est état des lieux. OK, c'est quoi mes besoins ? Et la troisième, on n'a pas arrêté de parler de communication. Qui sont un peu trois éléments clés dans comment je prends soin de la libido sur le long terme ?
Sachant que dans les échanges qu'il y a eu, et notamment avec Pierre au début, il y a une notion qui serait intéressante de creuser un tout petit peu sur la notion de désir et de libido.
La libido, c'est l'énergie. L'énergie sexuelle, c'est une énergie qui est disponible. C'est comme si on avait plusieurs piles entre nous. Et finalement, j'ai ma pile consacrée au travail, ma pile pour le sport, ma pile pour le sexe. Et donc, des fois, lorsqu'on est fatigué, on va vider une de nos piles. Et ça va être une suivante qui va être puissée. C'est pour ça que des fois, quand on est trop fatigué, on n'a plus de libido. Parce que notre énergie est partie. Donc la libido, c'est une énergie. Le désir, ça va être plutôt orienté.
Je peux avoir une libido au taquet, mais ne pas avoir de désir pour mon partenaire. Effectivement, là, sur ce qui a été dit aussi, cette notion était intéressante. Par exemple, lorsque vous avez parlé du couple avec les films, il y avait des moments où la libido s'en va, ça revient. Parce que des fois, on a des baisses d'énergie, on a des activités plus ou moins prenantes. Il y a des moments où on a du désir, on a envie, on n'a pas envie.
J'ai beau adorer la pizza, j'ai peut-être pas envie de manger de la pizza tous les soirs. Et donc c'est effectivement d'une part la libido en tant qu'énergie, comment est-ce que je préserve mon énergie et je l'identifie pour pas venir puiser dedans ?
Et comment est-ce qu'après, j'entretiens plutôt le désir pour mon partenaire ? Oui, donc ce que tu dis, c'est si je me pose des questions sur ma libido à long terme, sur mon élan sexuel à long terme, déjà si je bosse non-stop de 7h du matin à 22h, que je fais plein de sport, que je suis épuisé, il y a un enjeu là de créer un espace et j'essaie de nous trouver des clés et des astuces à donner aux gens. Il y a un enjeu de, ça vient aussi de ma disponibilité physique
et intellectuelle mentale. Et c'est autre chose d'après pouvoir axer ce désir sur quelqu'un. Oui, c'est effectivement à peu près ça. Et c'est d'ailleurs des fois ce qu'on observe dans des couples qui vont avoir beaucoup d'activités, beaucoup d'investissements et zéro sexualité. Mais que ce soit entre eux ou même en dehors du couple. Un couple dans ce schéma-là va souvent surinvestir de l'énergie
dans du militantisme, dans des causes, dans des projets, dans plein de choses. Et on en arrive à ce qu'on appelle de la sublimation. C'est lorsqu'on va utiliser cette énergie qui est dédiée à la sexualité pour la transformer, pour la sublimer en autre chose. Juste à main levée, qui a déjà fait ça ? Ça parle à des gens ou pas ? Moi je lève la main de ouf, je suis le seul, on est deux. Alors réexplique parce que à mon avis les gens n'ont pas compris. Ou bien les gens étaient en train de dormir, en vrai je vous ai réveillé là.
La sublimation, c'est lorsqu'on va utiliser cette source d'énergie dédiée à la sexualité pour faire autre chose. Par exemple, on voit le cas des fois pour des artistes. Ils vont se servir de toute leur énergie sexuelle pour être dans la créativité, dans la création, dans l'acte. Et il y a des couples qui vont utiliser toute leur énergie de libido, par exemple, pour faire des activités, monter un projet, aller adopter un enfant, construire un futur...
Et au final, on va arriver à une relation qui sera tournée autour de tout ce qui est partage, tout ce qui est activité, émotions fortes, connexion à l'autre, mais dans laquelle la sexualité n'aura plus de... Je ne vais pas dire place. C'est un peu un choix, en fait, aussi, ce que tu... Oui, mais si il n'y a plus de place, c'est que c'est trop pris. C'est de facto. La sexualité n'aura plus son rôle de décharge d'énergie libido. De libido.
Et donc, comment moi j'intègre ce que tu viens de dire à ma vie, c'est qu'il y a un moment donné, moi ce que j'entends, c'est qu'à un moment donné, c'est aussi à moi de choisir là où je dépense mon énergie et comment elle s'équilibre. Si j'ai envie qu'il y ait de la sexualité en couple ou avec le même partenaire pendant le long terme, il faut que je le priorise. En gros, moi je suis chaud de tes concepts, mais moi dans ma vie là, comment je fais ?
Une fois que j'ai dit, ok, il y a le désir, la libido, qu'au final, c'est des énergies qui ne sont pas infinies. Donc, si je dépense tout à droite, il n'y a plus qui dépense à gauche. Du coup, je fais quoi avec ça ? Effectivement, c'est une forme d'investissement. Dans quel sujet j'ai envie de m'investir ? Ça peut arriver, du coup, d'avoir des relations comme Julien tout à l'heure, où au début, il y a eu un petit peu de sexualité. Et par contre, après, de suite, c'est devenu une relation très intense émotionnellement, très forte, où vous êtes beaucoup aimé.
Mais voilà, il n'y avait pas de désir, mais toute cette énergie était quand même au service du couple. Et finalement, c'était plus une évolution. Il y a un amour, l'amour a plusieurs formes. Et on a souvent reproché la construction qu'on nous faisait de l'amour judéo-chrétien, où il fallait s'aimer, faire des enfants ensemble. Et on a réussi à le déconstruire.
Et en le déconstruisant, on a finalement fait des scissions dans différentes formes d'amour. On va avoir du désir pour des personnes qu'on n'aime pas, et on va se dire, c'est ok, je peux me faire plaisir, je peux prendre du plaisir avec des inconnus, il n'y a pas d'enjeu. Parce qu'on a déconstruit cette culture du sexe dans un cadre amoureux, etc. Et en faisant ça, finalement, on a fait une scission sur est-ce que le sexe est forcément relié maintenant à l'amour ?
Et donc, lorsqu'on a des pratiques où on commence à être, je sais pas, on est célibataire pendant 6 ans et on enchaîne les gars 3-4 par semaine, c'est super, on s'éclate, on va finalement valoriser le plaisir ponctuel et un peu plus rapide peut-être, et dissocier de ce qu'est l'amour. En disant, le sexe, je peux l'avoir avec n'importe qui, par contre l'amour, je veux le grand amour. Hum.
Et finalement, on va aller chercher dans ce grand amour, des fois, des caractéristiques qui ne seront pas celles de nos partenaires sexuels. Donc, là, on en revient à ce que tu disais sur quelles sont mes envies sexuelles, en réalité. Qu'est-ce que j'aime dans le sexe ? Et quel serait le... Alors, si on est en couple, c'est est-ce que le partenaire que j'ai, que j'ai choisi, est-ce qu'il a sa place dans mes envies ? Est-ce qu'il peut prendre un rôle dans ce que j'aime ?
Oui, David parlait de sa sexualité, mais moi je le rejoins, la mienne aussi, évolue au fil du temps. Et donc, peut-être au début, mon partenaire correspond à un désir, un fantasme et que ça évolue. J'entends aussi dans ce que tu dis, c'est moi, je mets de la conscience sur ce que je veux.
Là, en ce moment, et peut-être, je peux choisir, et là, c'est Pierre, je crois, qui disait, on chill, on se fout la paix, que, en fait, je peux aimer quelqu'un. Et j'ai un couple qui m'a fait ce témoignage-là, qu'ils n'ont plus de rapport sexuel, mais ça leur va bien. Je peux choisir.
Un peu la structure que je veux. Donc, un, est-ce que je veux de la sexualité ? Deux, je veux laquelle ? Trois, est-ce que mon partenaire régulier correspond et a le désir et a lui aussi envie, parce qu'il a son consentement ? Et quatre, je ne sais pas quel est le quatre ?
Le 4, c'est je fais quoi avec tout ça ? C'est quoi mes priorités ? Exactement. Le 4, c'est quelle est la priorité ? Est-ce que même si aujourd'hui, mon partenaire n'aurait pas potentiellement sa place, est-ce que j'ai envie de lui en faire une ou pas ?
Et donc, est-ce que je vais à l'encontre de mon angoisse de lui parler ? Parce que Pierre en a parlé, mais j'ai un auditeur qui m'a envoyé un message en me disant, moi, j'aime mon mec de ouf, ça fait je sais pas combien d'années qu'on est ensemble, mais l'idée de lui parler de ma sexualité ou de notre sexualité, il a dit quoi quand je l'ai noté ? C'est pire que parler à mille personnes. Dans un stade. Clairement, cette personne n'est pas biome, c'est...
Mais j'ai trouvé ça vachement intéressant parce qu'en fait, si je dis non, non, cette personne, je la désire. Oui, oui, la sexualité est une de mes priorités. Et oui, oui, on a des liens. On peut faire du sexe ensemble. On a des désirs. Ça va me demander de me développer personnellement dans ma capacité à communiquer ou aller à l'encontre de...
de mon angoisse de lui parler. Alors avant de lui parler, il faut d'abord bien répondre à la question numéro 4 qu'on a évoquée, c'est est-ce que déjà il y prend place ? Question numéro 3. Oui, donc dans ce cas-là, je peux aller lui en parler. On va voir si on peut lui en parler en tout cas. Et 4, est-ce que s'il n'a pas sa place, est-ce que je veux lui en laisser une ?
Ça, c'est quand même un gros point. Je prends un exemple d'une personne. Par exemple, le BDSM. On en a parlé tout à l'heure un tout petit peu. Une personne qui aime le BDSM... On en a parlé hors micro. Ah oui, pardon, excuse-moi. C'était hors micro. Car avant qu'on enregistre, il se passe plein de choses. Voilà, vas-y. Et donc, le thème était BDSM. Et donc, on peut aimer le BDSM avec des partenaires ponctuels. Et par contre, ne pas être...
en mesure de le vivre avec son partenaire amoureux. Donc là, est-ce que j'ai envie de créer une place à mon partenaire amoureux dans cette envie-là ? Ou est-ce que c'est à côté ?
Et quelles seront les solutions à ce moment-là ? Et donc la communication va se faire à ce moment-là. Est-ce que je veux lui créer une place ? Est-ce que je veux pas lui créer une place ? Ou est-ce qu'il a de facto une place potentielle ? Et donc le teneur de discussion sera pas la même. C'est la fin de cette première partie. David, tu es levé la main. Bah non, tu n'as pas le droit. Tu crées un... Comment on dit en français ? Un cliffhanger ?
Un truc de la côte qui tombe ? Tu crées un désir pour l'auditeur d'écouter le prochain épisode. Car tu vas avoir des choses intéressantes à dire. Si je m'en souviens. Mais oui, tu t'en souviendras. On fait une pause. On profite des délicieux gâteaux qui sont toujours là. On m'a dit plus grand bien de la galette des rois alors que je n'aime pas ça. Cliquetis, cliqueta. Et pipi, clope. 5-10 minutes ?