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Bienvenue dans la partie 2 de notre live sur le couple ouvert, zoo exclusif. J'ai oublié de dire un truc essentiel. Pour les gens qui ont envie de rejoindre soit un enregistrement live, soit une rencontre, c'est sur le site du podcast. En gros, il faut rejoindre le sous-groupe WhatsApp de ta ville. Quand il se passe un truc dans ta ville, soit une rencontre, soit un enregistrement, tu as un petit message. Deuxièmement, un grand merci au bar Merci Marcha de nous accueillir.
Paris 11e, très chouette endroit. Coucou Denis, recoucou Denis. Recoucou à tous. Sexothérapeute qui nous partage un savoir ou des questions malines et qui rebondit sur nos propos. Coucou les auditorices. Nous sommes une vingtaine.
Joël, mais prends le bâton de parole. C'est juste à titre personnel, comme elle était racisée, est-ce qu'on pouvait préciser qui a été Marsha Pigeonson ? Mais est-ce que toi, tu sais en dire deux mots ?
Je saurais, mais je pense que Denis, quand même... On va faire ça très court. Marsha P. Johnson est une personne trans afro-américaine qui a œuvré pendant les émeutes de Stonewall et qui a notamment contribué aux premières Gay Pride et qui avait aussi monté un premier refuge pour les personnes LGBT avec ses acolytes, qui s'appelait le Refuge Star, à New York, juste après, justement, les émeutes de Stonewall.
Mais tu as eu tout à fait raison, Joël. C'est pour ça que ce bar s'appelle Merci Marcha. C'est en son honneur. Tu as bien raison. Est-ce que j'ai dit que le podcast vit grâce au soutien des auditeurs ? On pourrait le redire. Là, pour le moment, nous sommes à 166 personnes qui donnent chaque mois. On les remercie. Vous pouvez aussi donner d'un coup
Il y a mon RIB sur le site. Les gens étaient là, ouais, ça me saoulait tout de me faire ponctionner chaque mois. Tu as bien le droit. Voilà. Un grand merci à vous, à eux. Il y a aussi des gens qui ne peuvent pas donner, mais qui soutiennent en mettant 5 étoiles ou en le partageant ou en m'envoyant des petits mots doux. Merci à ces personnes aussi. Pierre ?
Tu es celui qui va introduire... Est-ce que j'ai le droit de dire que dans l'épisode 1, dans le précédent épisode, tu me dis oui, tu es la personne qui a levé la main en disant « je suis en couple exclusif ». Oui, je confirme, je confirme. Et tu es aussi la personne qui nous a amené un délicieux kouglof. Tout à fait, tout à fait. Deux informatifs. De la propre facture, effectivement. C'est toi qui l'as fait ? Tout à fait, oui, oui. J'essaie d'avoir un peu de temps et j'ai noté la sollicitation de Louis qui demandait une...
Une contribution pâtissière. C'est ma réponse à la sollicitation. Louis est l'auditeur qui m'a aidé à organiser. Merci, Louis. Je suis ravi de voir que d'autres ont également répondu présents à l'appel, ce qui est chouette. Moult cookies et banana bread. Et ce qui crée, à mon avis, une convivialité et une cohésion qui est tout à propos dans ce genre de rencontres. Voilà.
Donc oui, en couple exclusif, oui. Et en fait, ce que je voulais dire, c'est quand j'entends les uns et les autres, quand j'entends les réactions de Denis, en fait, j'ai quand même, j'ai l'impression, moi, en tout cas, qu'on n'a rien inventé. On n'a rien inventé. Quand je regarde autour de moi les couples hétéros que je connais...
J'entends exactement la même chose. J'entends exactement la même chose, la distinction entre fidélité, exclusivité, entre le fait de se dire « on se marie, on dit oui pour la vie devant M. le maire, devant M. le curé, si on fait ça comme ça aussi, et on y va pour un certain nombre d'années ».
La semaine dernière, j'ai été invité, tenez-vous bien, par un couple qui s'est marié en 1964, des hétéros. Ils ont fêté leur noce de diamant. Et ça te fait quoi ? Ben, écoute, moi, ça fait 18 ans que je suis marié. Si je veux arriver à 60 ans de vie commune, je pense que je n'y arriverai physiquement pas. Voilà, mais je suis...
admiratif devant la longévité. Je connais assez bien les gens et ils ont été, je peux le dire, en couple exclusif. Ou alors, si ce n'était pas exclusif, c'était très succinctement mené. Voilà.
Donc tout ça pour vous dire que le couple ouvert, on ne l'a pas inventé. Si on lit la littérature libertine du XVIIIe siècle, Chauderlot de Laclos et compagnie, ma foi, vous transposez ça au XXIe siècle dans notre environnement actuel. Ça ressemble furieusement à ça.
Jalousie, oui, mais jalousie s'il n'y a pas de règles, s'il y a des non-dits et il n'y a rien de pire que le non-dit. Pourquoi toi, tu as choisi alors d'être en couple exclusif ? Je suis en couple exclusif parce que pour l'instant, je n'ai pas encore pris la décision ou du moins, je ne me suis pas encore orienté vers le fait de le rendre ouvert ou libre. Voilà. Pourquoi ? Parce que
J'ai l'impression de jouer un peu avec le feu. Mais en même temps, quand je vois Aurélien et Harry, je me suis dit, c'est peut-être pas tant le feu que ça. Mais je crois, pour l'instant, avant de venir ici, pour moi, c'était jouer avec le feu. Et ce que j'entends aujourd'hui à droite et à gauche, c'est oui, certes, on joue avec le feu, mais c'est un feu qu'il faut cadrer.
Pour le cadre, il y a des règles et voilà. Alors, jouer avec le feu, ça veut dire je peux perdre mon mari que j'aime si on ouvre. Voilà, c'est ça. Parce qu'aujourd'hui, tu n'as pas l'impression que tu peux le perdre. Non, non, non, non, non, non. Aujourd'hui, non.
Pourquoi ? On peut perdre quelqu'un dans un couple pour plein de raisons. Parce que lui tient au moins autant à moi que moi à lui. Et pourquoi ça, ça disparaîtrait en relation ouverte ? Pour moi, en tout cas, j'ai peur du comportement induit par la jalousie, la suspicion, la non-confiance. Voilà, c'est ça. Mais comme dit, j'en suis pas encore au stade où je peux dire que
La fidélité ne veut pas dire exclusivité. Il y a un cheminement à prendre. Et avant de donner la parole à Denis, moi je ne suis pas du tout en train d'essayer de dire que le couple ouvert c'est la seule... Je m'en fous. Et du coup je suis plutôt intéressé de toi quand tu entends tout ça. Tu es heureux dans ton couple exclusif et tu es bien. Il n'y a pas trop de sujets pour toi ?
Pour l'instant, il n'y en a pas, mais je suis sûr que « La vie n'est pas un long fleuve tranquille », pour reprendre un titre d'un film célèbre, et ma foi, tout peut arriver. Tu fais quoi ? Donc, ça fait 18 ans que tu es marié ? Oui. Tu fais quoi avec tes désirs pour d'autres ? Eh bien, pour l'instant, je n'en ai pas eu de vrais. J'ai eu des fantasmes, mais ça s'arrête là. Voilà.
Denis ? Je suis assez d'accord avec ce que tu nous dis, Pierre. Le...
Le couple va tenir par rapport aux valeurs qu'on y met. Les personnes que tu connais qui fêtent ces noces de diamant, pour eux, le couple voulait dire exclusivité. C'est-à-dire que c'était quelque chose qui avait du sens pour eux. Et finalement, pour que le couple marche, qu'il soit exclusif ou ouvert, il faut être en accord avec ses propres valeurs et avec sa propre vision. Aujourd'hui, tu nous partages le fait que tu n'as pas besoin d'ouvrir le couple, ni d'envie.
Et quelque part, c'est bien de pouvoir en profiter et de se dire, pour l'instant, on n'est que tous les deux, on en profite ensemble. Et ce qui est intéressant dans ton propos aussi, c'est que malgré tout, tu dis le « pour l'instant », « pour le moment ».
Ce qui fait que ce n'est pas forcément figé et que, dans un avenir, peut-être ou pas, ça sera une discussion qui se présentera. Et puis, il y a le côté fantasme. C'est-à-dire qu'effectivement, si on regarde que ce soit le cinéma ou les livres, je crois qu'on n'a jamais fait autant de films ou autant d'œuvres qui parlent d'infidélité ou de tromperie. C'est quasiment le sujet qu'on retrouve dans toutes les formes d'art.
donc quelque part ça reste un fantasme effectivement qui quelque part va venir renforcer le couple c'est à dire que je fantasme sur une autre personne et malgré tout je suis toujours là avec toi exclusif donc c'est quelque chose qui a été toujours promu comme un élément comme quoi le couple transcende
La pulsion transcende le fantasme et le côté un peu animal aussi de l'être humain. Donc l'exclusivité n'est pas à discuter dans sa conception en tant que telle, mais plutôt par rapport à ses propres valeurs et ce qu'elles représentent pour nous. Je prends ça par rapport à l'ouverture du couple.
Est-ce qu'il y a des gens qui étaient toujours en couple exclusif, étaient de fervents défenseurs du couple exclusif pour eux et qui ont changé, qui ont switché Florian ?
Damien a plein de mains s'élever, donc ça sera Florian, puis Damien, un peu par hasard. Tu peux tourner ton Edouard ? Merci. Oui, moi, ça a été très longtemps une conviction, mais je pense que c'est parce que le couple fermé, c'est un peu un idéal. Ça a été dressé comme idéal pendant très longtemps par la culture, par les films, par les livres.
Et c'est un idéal surtout hétéronormé. Et je pense que moi, dans la manière dont j'ai commencé ma sexualité, je l'ai commencé en couple. Dès que j'étais très jeune, je me suis mis en couple. Entre mes 20 et 25 ans, j'ai enchaîné deux relations exclusives.
Et je pense que c'était aussi pour moi une manière de plus rentrer dans le moule, en fait, parce que ça fait une défense de moins avec les hétéros quand on est en couple fermé. Et donc moi, je pense que c'était aussi une manière de faciliter mon coming out et faciliter la manière dont je...
J'ai été intégré dans la société parce que j'avais une relation normale avec un copain et je me présentais en société comme tel. Merci. Plein de cliquetis. Et donc là, maintenant, ça fait presque cinq ans que je suis célibataire et j'ai un peu remis en question tous ces schémas que j'avais parce que j'étais plus jeune. Et aujourd'hui, je suis plus ouvert sur la question parce que j'ai grandi, parce que j'ai mûri et parce que j'ai vécu d'autres expériences
Des plans à plusieurs, des partouzes, des choses qui m'ont ouvert les yeux sur d'autres formes de sexualité. Parce que pour moi, avant la sexualité, c'était quelque chose à deux. C'était vraiment quelque chose d'intime à deux. Et l'attention de l'un était 100% tournée vers l'autre. Et je me rends compte avec mes expériences là plus...
moins centré sur le couple que ça peut être plus que ça. En fait, quand on fait des plans à plusieurs, on apprend à partager, on apprend à ne pas avoir l'attention 100% sur soi. Ça apprend à se dire... J'ai l'impression que je gagnais en maturité là-dessus, en tout cas. Donc là, aujourd'hui, tu es célibataire. Est-ce que tu recherches un couple ?
Je recherche, oui. Je ne me suis pas encore assez déconstruit, je pense, pour ne pas chercher autre chose. Je dresse encore, je pense, le couple comme un idéal. Mais je pense que je suis moins fermé sur les questions d'ouverture. Après, je sais que ce serait vraiment très difficile pour moi parce que j'ai plein d'insécurités, une peur de l'abandon, tout le tatouin, quoi. Donc...
Ça voudrait vraiment dire que j'ai plus confiance en moi pour avoir plus confiance en l'autre. En effet, le témoignage d'Aurel et Harry était hyper inspirant parce que j'ai l'impression que vous êtes deux personnes qui, en tout cas, n'avaient pas ces problèmes de peur de l'abandon, d'insécurité. C'est grâce à votre confiance en vous que vous arrivez à avoir autant confiance en l'autre.
Ça, c'est un teaser pour que les gens écoutent l'épisode. Exactement. Est-ce que tu sais imaginer des conditions avec quelqu'un qui te mettrait suffisamment bien pour être en relation ouverte ?
je pense que ce serait vraiment la communication et j'aurais besoin d'énormément de preuves d'amour pour me dire ok c'est parce que il a couché avec tant de personnes la semaine dernière qui m'aiment moins mais ça je intellectuellement je sais très bien je comprends ce que je devrais faire mais je sais pas si dans les faits j'y arriverais à mettre ces insécurités de côté là et pas avoir la jalousie la possession qui prend le dessus
Plus spécifiquement, si ces insécurités parlaient, elles diraient quoi ? Que je comprenne ces... Ça a été évoqué dans le premier épisode. Du coup, c'est vraiment la peur de se faire quitter. Parce qu'il se trouverait quelqu'un de meilleur. Alors, on a un téléphone qui sonne. On a un téléphone qui sonne. Ah, et quelqu'un qui court vers le téléphone. Le téléphone qui est loin. Ah oui. Ça ne sera pas coupé au montage, Aurélien. Et on saura que c'est toi !
Là, le couple parfait. Eh bien, regardez. On les a trop encensés, donc il fallait que le karma les rattrape.
Pardon, Florent, tu disais ? Quelle était la question ? Je pense que je pense ça inspirant et chouette que tu mettes des mots sur ces insécurités. Est-ce que tu es d'accord de le faire et tu étais en train de le faire ? En gros, tu dis moi, je veux bien une relation ouverte, mais ça vient m'appuyer à mes insécurités. Ça serait quoi ? Ça serait des preuves d'amour et de la communication et mes insécurités ?
Ah oui, la peur qu'il rencontre quelqu'un de meilleur, plus beau, plus performant au lit, quelque chose qui fait qu'il se dise « Ah, mais en fait, pourquoi je reste avec l'autre alors qu'il y a mieux ailleurs ? » Donc là, il te répond « Non, non, mais ouais, l'autre était vraiment génial, le sexe d'hier où tu n'étais pas, mais c'est avec toi que je veux être. » Elle dit quoi tes insécurités ? Je ne le crois pas, je pense. C'est ça le truc. Et pourquoi tu ne le crois pas alors qu'il te le dit ?
Parce que manque de confiance en moi. Mais je pense que ça demande une très, très grande maturité, le couple ouvert. Denis, c'était un geste ? Oui, c'est un geste. Alors, vraiment, il faut que tu lèves la main parce que je n'arrive pas, mes yeux ne parviennent pas à saisir.
C'est ce petit brissement très léger près de ton genou. Vas-y, tu te souviens de ce que tu voulais dire ? Je pense. Je l'ai aussi bien construit, c'est pas grave. Finalement, faire une rencontre dans un cadre sexuel, est-ce que ça change vraiment de rencontrer un nouveau collègue qui va être hyper sexy ? Est-ce que ça change vraiment de croiser un mec à l'arrêt de bus et de se dire « Waouh, il est trop beau ! » et juste lui dire bonjour et avec une conversation se dire « En fait,
C'est un coup de passion, un coup de pulsion. Tout ce qui est passionnel, une rencontre passionnelle, elle répond à un besoin inconscient. C'est d'ailleurs pour ça que très souvent, un grand pourcentage de passions finissent après dans le mur. Parce qu'une fois qu'on dépasse le côté fantasme et qu'on arrive dans la réalité, ça crache. Mais la passion, elle est potentiellement partout.
ne serait-ce qu'à avoir une conversation intéressante ici aujourd'hui vous allez peut-être vous dire lui ce qu'il a dit ça m'a touché mais en fait il me comprend ça pourrait être une occasion de rencontre passionnelle aussi et finalement faire une rencontre dans un cadre sexuel ça peut effectivement mettre en insécurité parce qu'on touche au physique on touche au plaisir, on touche à un mélange quand même d'hormones un peu spécifiques mais c'est pas potentiellement la seule source de danger pour un couple
Et comme tu dis, je pense qu'il y a effectivement des personnalités qui n'arriveront pas à s'épanouir dans un couple ouvert, justement à cause des insécurités, à cause des blessures passées. Et dans ce cas-là, peut-être qu'un travail sur soi est important si on veut réussir à les dépasser. Mais justement, ce n'est pas quelque chose d'obligatoire. Je trouve ça vachement intéressant parce que moi qui suis en couple ouvert, j'ai des insécurités, Florian, et donc...
Alors que mon copain vient me revalider, moi, je me dis ce qu'il y a dans ta tête. Après, moi, j'ai décidé d'y faire face, c'est-à-dire de rester dans cette relation. Ce que je veux dire, c'est que moi, ça ne disparaît pas. Et je pense que ce que j'ai essayé de dire dans le premier épisode...
C'est que je crois aussi que peut-être on pourrait normaliser des petits pics de jalousie. Donc, Harry et Aurélien qui disaient, nous, on ne ressent pas de jalousie. Et j'ai un peu creusé dans l'épisode précédent Aurélien qui disait, oui, parfois, je peux avoir un petit pic, mais ça passe. Je trouvais que c'est pas mal. C'est peut-être moi, si on m'avait dit, ah ouais, tu pourras avoir des petits pics de jalousie, des petits pics de peur parce qu'en fait, tu es un être humain.
Et après, la question, c'est comment tu les négocies. En revanche, la jalousie peut ne pas du tout disparaître. Ça peut être parfois des petits trucs comme ça. Denis fait un signe très clairement. Mais ce que je voulais dire, c'est que, en fait, que je sois en relation ouverte ou pas, mes insécurités, de toute façon, elles vont m'empêcher d'aimer librement.
Même si tu me mets en couple fermé, les insécurités, je te regarde toi Florian, est-ce que tu penses pas que les insécurités qui s'activent à cause d'une relation libre, avec ton mec en relation fermée, elles vont s'activer et te foutre la merde pareil ?
En fait, je pense que quand on est en couple et qu'on a des insécurités, la menace, c'est souvent une menace extérieure. C'est-à-dire qu'on a peur que l'autre personne tombe amoureux de quelqu'un d'autre, ait un crush, ait un coup de foudre et qu'on la perde, en fait. Et dans une relation fermée, cette menace, elle est réduite parce que du coup, la personne, on se dit, elle ne va pas au moins aller coucher ailleurs. Alors qu'avec le couple libre, il y a un risque. Un, il y a le coup de foudre et que deux, en plus, il est un super...
Mais ton cerveau va trouver une autre menace qui est non sexuelle, non intime, ou intime mais pas sexuelle et pas romantique. Moi je suis persuadé que l'enjeu... Tu vois ce que je veux dire ? Pour moi, la relation ouverte est une invitation à travailler...
mon intime, qui de toute façon, j'ai envie de le travailler en relation ouverte ou pas. Tu vois ce que j'essaie de dire ? Et que mes insécurités, elles s'activeront sur d'autres sujets aucun rapport avec le sexe. Denis, tu voulais dire un truc ? Oui, là, ce que tu dis, c'est d'après ce que j'entends, en tout cas, c'est que pour toi, l'insécurité vient d'un...
D'un élément exogène, c'est-à-dire extérieur au couple. Alors qu'en fait, si le couple capote ou si l'autre va partir, c'est pas parce qu'il a vu un beau mec. C'est parce qu'il y a un truc au fond de lui qui lui donne envie de partir. Donc la menace, c'est pas forcément les autres.
La menace, c'est le fonctionnement du couple et la dynamique qui s'installe. Et c'est d'ailleurs pour ça que ce que tu dis aussi, Guillaume, c'est juste. C'est-à-dire que si ce n'est pas la menace au niveau du plan cul, potentiellement, il peut y avoir des menaces partout, encore une fois. Et là, c'est la sécurité qui parle. Parce que finalement, quelque part, quand on aime, on a peur de perdre. C'est un peu une mécanique. Et c'est peut-être OK, en fait, de vivre avec ça ?
Il faut distinguer la peur de perdre et la jalousie qui peut être même pathologique. C'est-à-dire que la jalousie, c'est quand même un comportement par rapport à la possession. C'est ma chose, c'est à moi. Et la jalousie ramène toujours à sa propre insécurité. Quand on a une personne qui est jalouse de façon pathologique, il n'y a pas de couple qui existe. Il y a quelqu'un qui existe et l'autre...
ne sert qu'à rassurer sa propre insécurité. J'aime bien quand tu décris des cas extrêmes, comme ça je me sens vachement... Je sens une bonne personne, tu vois. Je ne suis pas à cet endroit-là, pour le moment. Donc c'est ok d'avoir des pics de peur. Ouais, c'est ça. Ça fait partie de l'amour aussi.
Damien, tu avais levé la main. Salut Damien. Bonjour. Tu me regardes avec des yeux surpris, mais tu avais levé la main. Oui, oui. Tu te rapettes. Je ne sais pas quoi te dire.
Tu avais levé la main par solidarité pour ne pas me laisser tout seul ou tu avais à ce moment-là un truc à dire ? Non, ta question c'était... Repose ta question. T'inquiète. Est-ce que tu as envie de partager une question ou un vécu de toi, ton rapport au couple ouvert ? Juste pour répondre à ta question, moi ça fait 15 ans que je suis en couple et pendant 14 ans, on était en couple exclusif.
Et du coup, ça fait un an qu'on est en couple libre. Est-ce que tu peux rapprocher ton micro de ta petite bouche ? 15 ans de couple, depuis un an, vous êtes en relation verte. Ça a été quoi le déclic pour ouvrir la relation ?
On avait moins de relations sexuelles et mon conjoint est uniquement passif. Or, moi, je suis versa. Et du coup, au fil des ans aussi, ma relation sexuelle à moi-même évolue. Et du coup, j'avais envie d'autre chose, en fait.
C'est à ta demande ? C'est toi qui as mis le sujet ? C'est à ma demande, oui. Et comment lui l'a pris ? Plutôt bien. Après, ce n'est pas venu d'un seul coup. C'est venu progressivement, à force d'en parler, etc. Et comme lui ne pouvait pas non plus satisfaire mes besoins, on a pris cette décision au départ à trois. Et puis finalement, moi, ça ne me convenait pas à trois. Et du coup, on a ouvert où chacun est libre d'aller...
de voir d'autres personnes. Ah oui, à trois, c'est-à-dire, au début, vous avez ramené des gens dans votre couple, dans vos relations sexuelles. Et pourquoi c'était bof pour toi ? Je trouve que c'est moins intime, on est moins connecté avec la personne. Du coup, on doit s'occuper aussi de son conjoint, de savoir si tout va bien, s'il est à l'aise. Enfin, on est moins libre dans sa tête, je trouve. Donc, il y a moins d'alchimie avec la personne avec qui on est.
C'est quoi ton... C'est quoi le débrief à un an ? C'est quoi ton ressenti, un an d'expérience de couple ouvert ? Comment ça vous a changé ou pas ? Alors, nous, on se dit tout. Enfin, au départ, on ne se disait pas tout. Mais après, moi, je veux savoir, en fait. Donc, on a dit OK, on se dit tout. Pas obligé tout de suite, tout de suite. Ça peut demander deux, trois jours.
On est encore timide de se le dire, mais ça passe. Timide parce qu'il y a un peu ce qu'on disait, on se sent coupable d'avoir eu un rapport sexuel hors couple. Oui, puis on a peur aussi un peu de blesser l'autre personne. Finalement, c'est plus vis-à-vis de l'autre personne. On a envie de prendre soin de l'autre personne, donc on est un peu plus fragile. Mais bon, on se le dit quand même et on se le dit sur le ton de l'humour et tout va bien en fait.
Et alors ? Ça se passe bien, tu dirais ? Est-ce que ça vous a éloigné ? Ça se passe bien et en même temps, par exemple, moi j'ai peur de trop en faire vis-à-vis de lui. Donc de temps en temps, j'attends aussi qu'il ait des relations sexuelles et de moi aussi d'aller vers d'autres pour éviter qu'on soit un peu à l'égalité en fait. Est-ce que ça a impacté vos rapports sexuels entre vous deux ?
Oui, parce que je trouve qu'on fait quand même moins, mais on en faisait déjà moins avant. Donc oui et non, je ne saurais pas trop dire. Après, ça ne veut pas dire qu'on ne s'aime pas ou quoi que ce soit. C'est complètement différent. Toi, quand tu te projettes en couple, est-ce que tu te projettes dans un couple où il n'y a plus de sexe ?
Ça m'irait, mais je ne sais pas si mon mari serait OK là-dessus. Je ne sais pas trop. C'est une question. C'est une question que je me pose, moi. Et je n'arrive pas à y répondre. Je ne sais pas. En gros, j'ai reçu pas mal de commentaires d'auditeurs qui disent que le problème de la relation libre, c'est que du coup, mon énergie sexuelle...
Qui était avant dédié au couple va ailleurs. Donc, en fait, on arrête le sexe entre nous parce que comme il y a d'autres trucs, il y a d'autres trucs à faire. Et moi, j'ai un peu pour le moment, donc moi, ça fait un an et demi de relations ouvertes.
J'ai plus l'impression que ça nourrit mon couple, c'est-à-dire mes rapports sexuels en dehors du couple me donnent, m'enlèvent de la frustration. Donc en fait, quand j'aborde la sexualité dans notre couple, j'ai pas le putain... Enfin je sais pas, il y a moins de... Enfin c'est vraiment une opinion très personnelle, je dis pas que c'est... Mais je me sens pas frustré, je me sens... Il y a moins d'émotions négatives. Hum.
et pour le moment je me vois pas être en couple sans relation sexuelle parce que pour moi l'intime dans un couple où on se connait ça se travaille en mode ça s'investit, ça se travaille pas, ça s'investit donc en fait j'ai envie qu'on investisse du temps pour se rencontrer, se découvrir et je crois que si la relation libre fait qu'on ne s'investit plus
Ben non, je crois. Je suis d'accord avec toi, je ne me vois pas sans sexe avec mon mari. Mais par contre, je trouve que c'est quand on en fait, donc c'est plutôt finalement rare, mais de meilleure qualité. Alors, est-ce que c'est parce qu'on a d'autres pratiques ailleurs et que du coup, on a d'autres expériences et du coup, on essaye aussi avec notre partenaire ? Merci. J'ai Edouard et Red.
bonjour, salut Edouard tu es très proche de moi là tu es vraiment en face moi je suis avec mon mari depuis 16 ans, on est comme Damien on a ouvert il y a un an pas tout à fait la même histoire sinon on se raconte pas les choses et je réagis par rapport à ce que tu disais sur l'absence de sexe on en était arrivé là et en fait je pense que ça a réactivé quelque chose là pour le coup plutôt avec des plans à trois
parce que ça ouvre un univers des possibles je suis d'accord avec toi que c'est compliqué de gérer l'autre personne donc ça nécessite aussi d'avoir un casting qui fonctionne bien de discuter avec la personne pour que ça se passe bien mais ça réactive des choses et le fait de le faire chacun de son côté je pense que ça permet aussi d'explorer sa propre sexualité et d'être peut-être plus cool
Quand t'es avec l'autre, moins de frustration. Aussi peut-être. Mais c'est pas facile. Moi, ce que je découvre, et le micro peut naviguer vers Red, je découvre que j'ai une sexualité pulsionnelle et que j'ai une sexualité... Alors merde, je me suis embarqué dans un truc que je sais pas. Euh...
Vas-y, Denis, tu veux m'aider ? Mais parle dans le micro. Sentimental, peut-être. Sentimental, ouais. Ou même, sentimental et amical, j'ai envie de dire. C'est-à-dire, la capacité à dire, alors c'est sûr, un corps que je connais bien, il reste de la pulsion, mais il y a une grande partie de « j'ai envie de créer quelque chose ».
et j'aime parce que c'est pas du tout les mêmes sexualités parce que tu peux te permettre d'aller essayer autre chose c'est beaucoup plus ludique pour moi la sexualité sentimentale je préfère sentimentale à amicale quand même il y a émotionnel aussi j'ai beaucoup d'émotions dans ma sexualité pulsionnelle mais il y a peut-être un truc ok donc c'est moins scénario porno c'est moins genre fantasme et tout et donc on se connait bien et je trouve que tu peux découvrir d'autres danses
Enfin, quand j'arrive à m'autoriser à sortir des habitudes et des cadres. Bon. Red ? Je voulais rebondir en fait à la question qui se posait il y a quelques secondes, c'est-à-dire est-ce qu'on se projetterait dans une relation où il y a absence de sexe à partir du moment où on ouvre le sexe ? Est-ce que tu peux ancrer ton discours en disant en deux mots, est-ce que toi t'es en couple ou pas ? Je suis en couple. Est-ce qu'il est quoi ?
Je vais dire, il n'est ni ouvert ni fermé. On va dire qu'il est parenthésé. J'adore, j'adore. C'est-à-dire qu'à votre porte, elle est entre-ouverte. De temps en temps, on l'ouvre complètement. Est-ce qu'on peut dire permissif peut-être ?
Non, je pense que ça ne rejoint pas notre définition. C'est quoi votre définition ? C'est quoi le parenthésé ? Il y a un moment où on en a envie. Par exemple, on peut faire ensemble, on peut faire chacun de son côté, mais on va dire qu'on a envie de se concentrer un peu sur nous. Du coup, on va fermer la porte complètement, mais avec une communication totale et il n'y a pas de...
Il n'y a pas forcément d'obligation ou d'influence l'un sur l'autre. Il faut arriver à un moment à joindre les envies de chacun parce que sinon on tombe dans la frustration. Et du coup, les parenthèses durent combien de temps à peu près ?
C'est très récent. On va dire là, ça fait pratiquement quelques mois. La première parenthèse, c'était une semaine pendant le déplacement de mon copain. La deuxième, pareil. Après, en fait, lui, il a fait aussi une petite parenthèse et on a décidé de faire ensemble un plan à trois. Vous êtes en couple depuis combien de temps ? Depuis deux ans. On a ouvert au bout d'un an et demi.
Ok, et t'as dit ça fait un mois, j'ai pas compris, ça fait un mois que vous avez commencé les parenthèses ? Non, ça fait quelques mois. Quelques mois, pardon. Et pourquoi c'est important pour toi d'employer un autre terme que ceux qu'on a utilisés, que je comprenne bien ? Parce qu'en gros, là, tu me décris une relation ouverte qui a défini ses propres règles, mais t'avais l'air de dire pas tout à fait.
Parce que, en fait, pour moi, selon moi, en fait, un couple ouvert, c'est-à-dire qu'on a perdu la clé ou le verrou, je ne sais pas, en fait, ça donne la permission à chacun de pouvoir aller ailleurs quand il veut. Alors, ce n'est pas forcément comment moi, je le vois ou comment nous, on le voit, en fait, dans notre couple. OK. Quand il y a une parenthèse ou vous... Il y a forcément une discussion avant, c'est-à-dire que... Mais ça devient ouvert ?
On est au courant... Après, je ne sais pas, en fait, c'est... La première fois, par exemple, on a décidé... Je parle de cette notion de parenthésé parce que la toute première fois, ça s'est déroulé comme ça. On a dit qu'une semaine, mon copain, il n'était pas là et on avait... Et moi, j'avais demandé, en fait, on va dire, sa permission pour que je puisse aller voir ailleurs et ça s'est passé comme ça. Et après... T'avais une semaine ? Oui, une semaine. Moi, je penserais, mais que au cul, mais non-stop, quoi !
Ah ouais, je ne dormirai pas. Et du coup, ce déclic-là, c'est parce que tu avais quelqu'un en vue ?
Pendant la semaine ? Non, des besoins. Dans notre relation, ce qui est important, en fait, c'est... On a beaucoup parlé de la communication, mais la communication, c'est pas juste communiquer, c'est savoir mettre les mots sur ses envies, aussi créer l'espace pour que la personne puisse venir et puisse dire, parce que sinon, si on se braque...
Ou si on sent que l'autre personne n'est pas réceptive ou qu'elle va se refermer, forcément, on veut vouloir communiquer, mais ça ne va pas forcément passer. Du coup, c'était avec beaucoup de communication. Le timing aussi, c'est très important de choisir le bon timing parce qu'on en a discuté. C'est ce que j'ai entendu dans les autres témoignages. C'est venu progressivement. Ce n'est pas genre on a décidé vendredi pour ouvrir samedi. C'est ouvert dimanche.
Mais du coup, toi, quand tu dis ton élan, ton déclic, c'est moi, j'ai envie d'avoir des rapports sexuels avec d'autres. Et il s'avère qu'il partait une semaine. Tu n'avais pas quelqu'un en tête ? Non, je n'avais pas quelqu'un en tête. Et comment tu lui as exprimé ça ? C'est-à-dire, est-ce que tu as dû mettre des mots sur pourquoi tu as d'autres désirs ?
En fait, on parle d'un sujet qui est hyper complexe. C'est très personnel. Ça dépend de plusieurs paramètres. C'est multifactoriel. Et je pense que moi, je n'aurais pas le discours que j'ai aujourd'hui si je n'ai pas les expériences passées, si je n'ai pas la maturité, si je n'ai pas rencontré la personne avec la même maturité que j'ai.
Et du coup, dès le début, nous, en fait, c'était très clairement, on allait ouvrir le couple à un moment donné parce qu'on a d'autres attirances. On sait très bien qu'on ne vit pas dans la chimère du couple fermé. Ça, c'est dès le début, on en a discuté. Mais dès le début, on a décidé, parce que c'est très important de construire, selon nous, les bases, les fondements. Et si on est dispersé dès le début, on va aller dans le mur. Ça marche.
Du coup, ce n'est pas un besoin. On sait que dès le début, on a des pratiques, des besoins. On sait très bien que si on a été célibataire longtemps... C'était dans votre viseur. Tu vas garder le micro bien proche de ta bouche. Tu parles avec les mains comme moi, mais la main avec le micro ne peut pas aller aussi loin. Ça va me donner beaucoup de travail en mixage. Donc cette semaine, tu as fait quoi ? J'ai rencontré trois personnes. Sur les apps ?
Deux que je connaissais déjà avant et une nouvelle personne. Parce que tu les avais rencontrées, tu avais du désir sexuel pour elles. C'est deux personnes d'avant. Exactement. Et il y a des pratiques sexuelles que tu t'autorises en parenthèse ou qui se réalisent dans tes parenthèses, qui ne se réalisent pas dans ton couple ? Non, c'était exactement pareil. C'est juste l'envie d'avoir d'autres corps, d'autres...
Et ce que j'ai découvert par la suite, c'est que je prenais plus de plaisir à faire un plan à trois que tout seul. Je prends aussi un plaisir en faisant un plan sans mon copain.
Mais avec lui, je m'éclate et on kiffe. Et je trouve ça aussi un moment de partage pour nous. On n'a pas de problème par rapport à cette... En tout cas, moi, je n'ai pas de problème par rapport à cette possession, la jalousie. Ici, il kiffe, je suis content pour lui. En fait, c'est ma notion de l'amour. C'est ce magnifique terme que moi, j'aime beaucoup dans ma vie. C'est la compersion.
C'est l'opposé de la jalousie. La compréhension, c'est la capacité à ressentir de la joie pour un être aimé qui ressent de la joie. Exactement. En observant ou en partageant la vie de quelqu'un qui a de la joie. Ok. Et toi, tu voulais t'exprimer sur est-ce que je me projette dans une relation sans sexe ?
Oui, en fait, oui, j'avais envie de parler du fait de l'anticipation, c'est-à-dire surtout, je trouve à mon sens qu'il ne faut pas tomber dans le petit déclin.
qui peut se prononcer quand on ouvre directement le couple. C'est tout à fait normal. Moi, je le savais. Mon copain, il n'était pas forcément, enfin, je veux dire, pas au courant, mais je veux dire, il n'a pas anticipé. Et moi, je sais que c'est tout à fait normal. Au moment où on ouvre le couple, il y a un petit déclin sexuel qui peut arriver dans le couple, mais qu'il ne faut pas tomber dans ce gouffre-là. Ça veut dire ?
Ça veut dire que pour toi, quand tu as ouvert pendant la semaine, après, quand il est revenu, tu avais moins de désir pour lui ? Pas cette fois-ci, les fois suivantes. Contrairement, j'étais encore plus amoureux, encore plus investi dans la relation et encore plus, je veux dire, rassasié.
C'est-à-dire qu'après, en fait, j'étais focus sur la relation parce que voilà, en fait, j'ai quelqu'un qui me comprend et qui me donne la permission aussi, en fait, dans le couple, de pouvoir m'épanouir ailleurs. Et c'était tout à fait normal. C'était plus après, j'ai envie de dire, où il y a eu un petit déclin sexuel et la courbe est remontée après. Parce que je le savais, je l'anticipais. Et le fait de mettre des mots dessus...
Déjà, ça le dédramatise et ça permet de pouvoir rebondir par la suite. Pour toi, l'ouverture du couple est positive ? Elle est très positive, je pense. La parenthèse. La parenthèse, oui. Parce que toi, relation ouverte, tu disais qu'on perd les clés. Il y a un truc que tu n'aimes pas dans le terme, c'est ça ?
Je ne suis pas très... En fait, je pense que c'est pour ça que c'est très propre à chaque couple, à chaque personne. Ce n'est pas quelque chose d'universel. En tout cas, me concernant, je n'ai pas un besoin tout le temps. J'ai un besoin ponctuel que je peux satisfaire tous les, je ne sais pas, un, deux, trois mois. Et du coup, c'est pour ça que je vois ça comme une parenthèse, comme une ouverture totale.
Pour moi, je pense que le couple peut se disperser. Du coup, ça ne serait pas forcément bénéfique pour la relation. Ah oui, donc toi, tu dis, je ne crois pas dans une relation ouverte en permanence. Ça diluerait. C'est intéressant. En tout cas, c'est le stade auquel je suis arrivé maintenant par rapport à mon expérience. Mais tu disais le contraire. Tout à l'heure, tu disais, c'est normal quand on ouvre, il y a un petit déclin, mais après, ça remonte. Oui.
Du coup, comment ça se diluerait selon toi ? Pour moi, une ouverture totale. Le fait de pouvoir faire quand tu veux, avec qui tu veux. Enfin, il n'y a pas forcément... Après, on peut, quand on est le truc, on instaure des règles. Mais partage-toi ton ressenti. Partage-toi ton vécu. Toi, tu dis que ça se diluerait. En quoi ça se diluerait selon toi, si tu avais une relation ouverte ?
En fait, pour répondre plus clairement, je pense que le fait qu'il n'y ait pas forcément... Parce que ça, c'est une règle. Le fait que ça soit une parenthèse, c'est une règle. Et le fait qu'on n'ait pas cette règle, en tout cas dans mon couple, je trouve que mon couple y perdrait, en fait. OK.
Qui veut prendre la... Oui, je ne vois pas ton... En plus, on s'est déjà vu, donc je suis désolé. Vas-y, tu lui passes le micro, Red. Ta petite étiquette à chus. Même, j'ai oublié ce qui était dessus. Ah, parce que tu voulais être anonyme. Sam, tu n'as pas besoin de dire comment tu t'appelles. Ok, qu'est-ce que je voulais dire ? Je voulais parler d'un côté, d'un point qui est peut-être négatif dans le couple ouvert.
Toi, tu veux dire un peu sur toi, tu es en couple ? Je suis célibataire et je me suis séparé de ma relation il n'y a pas très longtemps. Une relation qui a duré trois ans et un an, si vous n'utilisez pas le mot fermé, exclusive et deux ans ouvert. Ok.
Et un point que j'ai remarqué, pour répondre à la question si dans le futur on se projette dans une relation, peut-être que je préfère que ce soit exclusif. Et parmi les points que j'ai tirés de la relation ouverte, c'était le sexe, bien faire l'amour. C'est un outil qu'on utilise dans la relation pour régler beaucoup de problèmes et beaucoup de soucis.
le nombre de fois où on se prend la tête et il suffit la nuit de baiser et basta c'est fini le nombre de fois où on a des projets et on n'est pas d'accord et quand on fait l'amour et à la fin tu regardes les yeux de l'autre et tu dis alors vas-y on le fait c'est des exemples bidons mais le sexe c'est un outil qui aide à régler beaucoup de choses et cette énergie on l'utilise pour tenir le couple et pour tenir beaucoup de projets ensemble
Quand on commence à donner cette énergie au dehors de ce couple, on perd cet outil petit à petit. En tout cas, c'est mon avis. Il y a un exemple qui fait le contraire parce qu'on a un couple qui doit vivre 20 ans. Mais moi, en tout cas, c'est au bout d'un moment. Cet outil que j'utilisais pour régler beaucoup de problèmes, je suis en train de le faire dehors.
Et la relation se dégrade de petit à petit, de petit à petit, jusqu'à qu'il y a beaucoup de choses qu'il n'y a pas moyen pour les régler. C'est un peu extrême de dire ça, mais cette énergie, c'est bon, je suis en train de la donner dehors. C'est le fameux ciment du couple dont tout le monde parle ?
La sexualité comme ciment de coupe, c'est ça que tu es en train de dire. Moi, je n'ai pas du tout la même relation, donc je découvre ce que tu dis. Toi, tu dis quand il y a des frictions, des désaccords et tout, on baise. Et après, une fois que j'ai éjaculé et que j'ai eu un rapport sexuel, on arrive à se reparler ou bien j'abandonne mon point de vue ?
Et on n'est plus en désaccord ? Juste majoritairement les avis, peut-être plus ou moins, ils s'alignent ou bien les intentions, je ne sais pas comment dire. C'est magique. Je connais beaucoup de familles où les projets familiaux, ils sont résolus grâce à un faire l'amour.
non mais c'est ton vécu et c'est juste vraiment donner cette énergie d'or c'est un outil qu'on va peut-être perdre peut-être pas à 100% mais on l'a plus Denis pardon vas-y en tout cas pour moi ouvrir la relation ça a aidé pour finir le couple ok Denis tu voulais dire un truc ?
— Moi, je pense que le sexe n'est pas un outil. Le sexe, c'est un moment. Et le fait de faire du sexe pour résoudre des conflits, c'est soit une stratégie d'évitement, soit du refoulement ou du déni. C'est-à-dire que c'est pas parce que tu vas baiser que le problème va être résolu.
En fait, le problème ne sera pas résolu jusqu'à la prochaine crise, et puis tu vas rebaiser, et puis encore une crise, et puis tu vas rebaiser. En fait, ça va être une boucle. En fait, le sexe n'est pas la réponse adaptée à une crise. L'intervention de Guillaume qui était assez marrante sur « je change de point de vue » ou « j'abandonne mes convictions », je ne sais pas ce que tu as dit. Effectivement, là, ce n'est pas comme ça qu'on résout un problème. Une dispute dans un couple, c'est énoncer ce qui a été touché, l'insécurité, le mécontentement, le désaccord.
et de réussir à trouver un terrain d'entente. Mais ce n'est pas en mettant ça sous le tapis et en baisant sur la peau d'ours qui est au-dessus que le problème est résolu. Denis, tu es très normatif aujourd'hui. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi parce que... Je vais prendre un autre exemple. Moi, j'ai déjà été en conflit avec quelqu'un et je ne comprenais pas, je ne comprenais pas. Conflit, conflit, conflit. Et soudainement, je me mets à pleurer. Soudainement, mon corps...
évacue le moment avec une émotion donc je me mets à pleurer c'est comme si je shiftais et je me connecte à l'émotion de la tristesse que génère le conflit et tout et à ce moment là je comprends et à ce moment là ça s'aligne alors oui ça c'est dur c'est à dire que pendant l'acte sexuel tu vas avoir une régulation du système de stress de pression etc et ça donc du coup ça va apaiser tout le côté un peu énervé etc et en fait il y a une autre dimension dans le sexe qui est hyper intéressante
C'est pour ça que là, tu parles d'outil de résolution de problème, mais un artiste pourrait te dire que le sexe est aussi un outil de création. Et en fait, c'est le même principe. C'est-à-dire que pendant qu'on a un rapport sexuel, on a une hormone qui va fermer les écoutilles.
ce qui fait qu'on va se concentrer sur soi, et uniquement sur soi, jusqu'au moment où on a l'orgasme qui, là, avec un choc d'adrénaline, ouvre toutes les œillères. Et à ce moment-là, tous les neurones avec l'adrénaline se connectent entre eux, et des idées qui ne devraient pas se croiser vont commencer à se mettre en relation. C'est pour ça que souvent, après un rapport sexuel, c'est là qu'on a des grands changements de vie.
« Ah, et puis si on achetait une maison par-ci ? Ah, et si on partait en vacances ? Ah, et si on faisait ci ? » Ah bon ? J'ai jamais vu ça. Toi, t'as déjà eu ça ? Oui, oui, c'est ce qu'on observe statistiquement. Ouais. Moi, je m'endors.
Ça, ça vient juste après. Une fois, je dis « Ah, je vais acheter une maison ! » et hop, tu pionsses. Mais c'est aussi pour ça qu'il y a beaucoup d'artistes qui se servaient du sexe comme source d'inspiration. Parce que tout d'un coup, t'as tous les fils qui se touchent en même temps, et paf, ça te crée une étincelle, et tu te dis « Bon, ben là, j'envisage peut-être un autre point de vue, etc. » Mais là, on est sur une réaction purement hormonale. Et finalement...
se dire on va faire du sexe pour trouver une solution, s'il y a aussi un petit côté où je me déresponsabilise. Peut-être que ce n'était pas le meilleur mot pour décrire ce que je voulais dire. Mais peut-être passer à autre chose et peut-être réaborder le problème différemment. Après, oui, c'est sûr, une régulation. Je n'ai pas des exemples concrets, mais par exemple, mon copain, si...
Par exemple, il y a des choses qui changent sur lui physiquement. Un exemple très évident, par exemple, il prend du poids. Moi, ça ne m'excite pas. Si on est exclusif, je vais essayer d'aborder le sujet pour lui dire, oui, peut-être on peut faire un effort pour qu'on... Ou bien vice-versa, pour moi...
Dans le cas où c'est ouvert, écoute, tu fais ce que tu veux. OK, moi, je vais voir ailleurs. Il y a un côté physiquement qui est en train de changer, qui ne me plaît pas. Mais je ne vais pas l'aborder avec toi parce que c'est un sujet compliqué. Tant que moi, je peux aller répondre à mes besoins autrement, ailleurs. Du coup, je n'ai jamais abordé ce sujet. Et du coup, il y a le deuxième sujet, le troisième sujet, quatrième sujet et bam. Mais là, c'est un rôle de communication.
c'est pour ça que j'ai utilisé le mot outil si on était exclusif il faut que j'en parle parce que t'as un intérêt
Est-ce que je comprends bien que comme c'est la seule personne avec qui tu peux avoir du sexe, tu as un intérêt à ce que ça fonctionne bien, donc ça te pousse à communiquer. Exactement. Et quand c'est ouvert, ça ne te pousse pas, tu te dis ok, ça va, je vais voir ailleurs. C'est un avis très personnel. Après, moi perso, si tu attaques mon physique...
Tu vas tellement me mettre en vulnérabilité. Mais en tout cas, si notre sexualité ou si tes sentiments dépendent de à quoi mon corps ressemble, c'est trop dur pour moi.
C'est-à-dire que... Mais c'est assez important ce que tu dis parce qu'en gros, c'est un peu connecté à moi ce que je disais. Pour moi, la relation ouverte, ça va m'inviter à investir ma relation. Et j'aime bien justement cette idée qu'il n'y ait pas une pression que la personne qui partage ma vie, elle doit...
être au rendez-vous sexuel ça permet aussi des différences de libido ça permet aussi un truc un peu plus long terme un peu moins un peu moins écrasant donc moi au contraire de toi mais j'entends qu'on a des vécus différents moi ça allège je suis beaucoup plus patient enfin je suis moins bête je trouve dans mes interactions non c'est vrai mais bon
Non, Denis, tu voulais rajouter un truc ? J'ai cru que tu m'avais fait un petit geste. Je ne suis pas bon dans les petits gestes. Tu as fini inconnu sans prénom ? Tu avais envie de rajouter ? Oui, c'est bon. Ça marche. Il est très long cet épisode. Je n'ai pas bien regardé le temps. Alors, on va faire une troisième partie. C'est très bien. Rendez-vous au troisième épisode. Bisous.