Sodomie et plaisir anal (6/6) Grosse bite, poppers et santé

Partie 6 sur 6

Vingt et un centimètres, une fiole de poppers pour tenir, et l’idée qu’on finira par le payer : qu’est-ce qu’un anus peut vraiment encaisser ?

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Le médecin Thomas Grunemwald répond dans cet épisode du podcast :

  • Au 190, le chemsex est devenu le premier problème de santé : les drogues lèvent les blocages, puis prennent toute la place
  • Le poppers dilate les vaisseaux et relâche le sphincter pendant cinq à dix minutes : c'est chimique, pas magique
  • Les anesthésiants locaux effacent le signal d'alerte : sans douleur, on ne sait plus qu'on se blesse
  • La sodomie n'abîme rien : elle masse les veines hémorroïdaires et favorise même leur drainage

💡 Les conseils du médecin

Le Dr Thomas Grunemwald est médecin au 190, le centre de santé sexuelle communautaire parisien.

Faut-il des substances pour réussir à se faire pénétrer ?

Non, et le prix à payer est élevé. Les drogues lèvent les blocages psychologiques, effacent les sensations désagréables et permettent de tenir des heures, reconnaît le Dr. Thomas Grunemwald, mais elles déconnectent aussi du rapport lui-même. Au 190, le chemsex est devenu le premier problème de santé, devant le VIH : ces produits de synthèse sont conçus pour rendre dépendant.

Peut-on consommer du chemsex de façon contrôlée ?

Certains y parviennent, mais c'est rare. Il existe des profils moins exposés à l'addiction, admet le Dr. Thomas Grunemwald, sauf que la caractéristique de la dépendance est justement de croire qu'on contrôle. Les drogues finissent par organiser la vie sociale et professionnelle autour d'elles. Autre risque, immédiat celui-là : sous produit, le consentement se donne mal, et s'entend mal.

Que fait le poppers pendant une sodomie ?

Il dilate les vaisseaux sanguins et relâche les muscles, dont le sphincter anal, ce qui facilite la pénétration. L'effet dure cinq à dix minutes, avec des bouffées de chaleur et une accélération du cœur, décrit le Dr. Thomas Grunemwald. C'est un produit chimique : il peut abîmer des cellules nasales, et certains ne parviennent plus à avoir de sexualité sans lui. Il reste en vente libre en France.

Peut-on utiliser un anesthésiant local pour ne pas avoir mal ?

C'est une mauvaise idée. La douleur est un signal d'alerte, et le supprimer revient à se blesser sans le savoir, prévient le Dr. Thomas Grunemwald. L'anesthésie ne touche d'ailleurs qu'une partie des récepteurs : les sensations de dilatation restent, mais la limite, elle, disparaît. Si une sodomie fait mal au point d'avoir besoin d'un antalgique, c'est le rapport qu'il faut changer.

La taille du sexe fait-elle mal pendant une sodomie ?

Elle change les sensations, pas nécessairement la douleur. Un sexe plus gros ne touche pas les mêmes endroits et ne dilate pas de la même façon, précise le Dr. Thomas Grunemwald, mais le rectum accepte la grande majorité des tailles. Quand la douleur disparaît après dix ou quinze minutes de détente, ce n'est pas la taille qui est en cause : c'est le désir, la préparation et le relâchement.

La sodomie donne-t-elle des hémorroïdes ?

Non, et elle pourrait même les soulager. Les hémorroïdes sont des veines que tout le monde possède : elles gonflent quand le sang y stagne, explique le Dr. Thomas Grunemwald. Une pénétration masse ces veines et favorise le drainage, comme le fait n'importe quelle crème appliquée localement. Savoir relâcher ses sphincters aide en plus à lutter contre la constipation, qui, elle, les aggrave.

La sodomie peut-elle causer une fissure anale ou une incontinence ?

Ni l'une ni l'autre. On peut être pénétré tous les jours sans perdre la continence : le sphincter est un muscle qui s'ouvre et se referme, rappelle le Dr. Thomas Grunemwald. Une vraie fissure vient presque toujours de selles trop dures et de constipation, pas du sexe. Une pénétration brutale, elle, provoque des micro-lésions superficielles, qui cicatrisent.

Où trouver de l'aide quand la sexualité ne va plus sans produit ?

Auprès d'un centre de santé sexuelle habitué à ces prises en charge, comme le 190 à Paris, où le chemsex est aujourd'hui le premier motif de consultation. Le signal à ne pas ignorer, selon le Dr. Thomas Grunemwald : ne plus parvenir à avoir de rapport sans produit. Les auditeurs du podcast alimentent aussi un annuaire de soignant·es recommandés partout dans le monde.


On en parle dans cet épisode
La série citée sur le lien entre digestion, lavement et confort pendant la sodomie
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Le centre parisien où consulte Thomas Grunemwald : le chemsex y est devenu le premier motif de prise en charge
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On continue ? Oui. Point numéro 9, top 10 de la sodomie réussie, de la sodomie qui fait kiffer. Le 9 te surprendra ? Pas du tout. Le 9, c'est ai-je besoin de substances pour me faire pénétrer ? C'est absolument pas surprenant. C'est quand même un sujet dont on parle énormément. Drogue, alcool, poppers. Est-ce que j'ai besoin d'une substance pour m'aider ? Et qu'est-ce que je fais par rapport aux substances ? C'est un gros questionnement quand même, les substances. En gros, il y a des gros problèmes de chemsex. À Paris notamment, il y a des gros problèmes de chemsex. Donc des gens qui utilisent des drogues. Au 190, c'est la problématique de santé majeure. Ah ouais, donc le 190, c'est un centre spécialisé LGBT de santé sexuelle. Exactement. Où tu travailles. Où je travaille. Tu es médecin. La question des personnes séropositives n'est plus trop une question. Les nouvelles contaminations diminuent. De plus en plus de gens sont sous PrEP et du coup ont une vie sexuelle qui s'améliore et qui est plus épanouie. Le sujet, c'est le chemsex en ce moment. Le sujet problématique qui pose un gros problème dans la sexualité des gens, c'est le chemsex, oui. Donc le chemsex, c'est des gens qui utilisent des drogues diverses pour mêler à leur sexualité. Exactement. Souvent avec objectif de sorte de marathon, en tout cas de tenir plusieurs heures de rapport sexuel. Voir plusieurs jours. Voir plusieurs jours. Et où ? De quelque part, aller plus vite pour plus de plaisir. Donc, toutes les étapes qu'on vient de souligner, c'est, je crois moi comprendre que j'utilise des substances pour enlever d'un coup tous les blocages psychologiques dont on vient de parler longuement. Exactement, parce que le chemsex va permettre de se sentir plus libéré, d'être plus à l'aise dans le rapport à l'autre et donc de ne plus avoir ces blocages psychologiques. Va permettre aussi d'évacuer toutes les sensations désagréables, les douleurs et donc va permettre de durer sur le très long terme, effectivement, d'avoir... Alors, il n'y a pas de la baise pendant 4-6 heures. Il y a des moments de pause et tout ça. Mais en tout cas, on est dans un rapport qui dure. Et ça, les substances le permettent, mais au prix de ne pas dormir, de ne pas manger, de moins boire. Et puis, des addictions qui vont, les drogues, peuvent submerger complètement la vie des gens. Ils vont avec des conséquences sur leur vie sociale, sur le travail et tout ça. Mais en fait, ce qu'on est en train de se demander, donc moi, là, sur le podcast, si les gens vont chercher les témoignages, il y a deux témoignages autour du chemsex et ces deux témoignages de gens qui racontent une descente aux enfers et une difficulté à sortir de cette addiction, où en fait, tu as... très peu de temps la valeur ajoutée de la drogue qui te permet de lever tous les blocages et rapidement se déconnecter. Ce n'est pas pour un meilleur plaisir, mais ça te déconnecte complètement. C'est-à-dire que tu n'es plus dans le rapport sexuel réellement. Et en plus, tu n'arrives plus à avoir des rapports sexuels sans. Et en plus, tu deviens addict, c'est-à-dire que toute ta vie devient organisée autour de ça. Et je crois que moi, la question que je me pose en tant que podcasteur, c'est existe-t-il... Des personnes qui, comme elles le disent, parviennent à utiliser des drogues dures, hautement addictives, tout en « contrôlant », c'est-à-dire en le faisant régulièrement sans que cela engloutisse leur vie. Moi, pour le moment, je n'en ai pas eu à ce micro. Pourquoi tu souris ? Oui, ça arrive. Bien sûr qu'il y a des gens qui n'ont pas un profil favorable aux addictions et qui vont réussir à ne pas être addicts, mais c'est quand même là aussi assez rare. Ces drogues de synthèse, elles sont faites pour rendre addicts et donc pour avoir envie d'en reprendre encore et encore, pour avoir les mêmes sensations personnelles. Un peu décuplé, les mêmes sensations un peu de plaisir exacerbé, d'avoir l'impression qu'on est en connexion incroyable avec l'autre. Est-ce qu'on est vraiment en connexion incroyable avec l'autre quand on est sous un produit qui nous emmène dans cet état-là ? c'est des questions qui se posent du coup on a fait le premier point sur les substances le problème de l'addiction c'est qu'on croit qu'on est en contrôle Enfin, moi, j'ai vu avec TikTok. Moi, j'ai une personnalité super addictive. Moi, c'est mort. Les drogues, j'ai trop les boules. Moi, je suis tombé addict de TikTok pendant un mois. Non, mais le mec... Et je me souviens... Moi, c'était vachement excitant parce que le podcast, il y a peu de gens qui m'envoient des messages. C'est marrant parce que souvent, les gens commencent leurs messages en me disant « Tu dois en recevoir des milliers. » Mais les gars, je reçois un message par semaine. Et donc, n'hésitez pas à m'envoyer des messages. Ça me fait très plaisir. En fait, TikTok, soudainement, j'ai eu des milliers de likes et beaucoup de gens qui me disaient « j'écoute tes podcasts, c'est super » et qui me posaient des questions sur la question sexuelle, etc. Donc, j'étais addict à cette validation, à cette vie sexuelle. De ce que j'essaie de faire, quoi. Donc, trop cool. Sauf que le problème, c'est que je n'arrivais pas à me déconnecter et je me suis plusieurs fois retrouvé à « Bon, ben là, ce soir, il est 20h, tu vas t'arrêter, Guillaume. » Donc, tu vois, je me parlais comme un enfant. « Tu vas poser ton téléphone et tu vas aller faire autre chose que TikTok. » Une heure plus tard, j'étais sur mon canapé, téléphone dans la main, à me dire « Mais qu'est-ce que je fous, là ? J'avais dit que j'arrêtais. » Je trouve que c'est quand même assez intéressant. On rentre dans une drogue, on rentre dans un truc. Le sucre en est une autre. Moi, je n'ai pas forcément envie de stigmatiser, mais on croit qu'on contrôle. C'est ça que je trouve assez intéressant. Et moi, j'ai vraiment... J'appelais une pote à qui je disais, non, mais TikTok, c'est un peu addictif, mais je contrôle. Et la meuf m'a dit, mais tu ne contrôles pas du tout, Guillaume. Et j'étais là, mais si, mais de quoi tu parles ? Donc, je trouve ça assez intéressant. On a dit le truc sur la drogue. Après, chacun est libre. On a plutôt des mauvais témoignages. Et toi, tu dis que c'est quand même très fréquent. L'autre truc, c'est la question du consentement. Où en fait, sous drogue et ou alcool, les bénéfices de « je me détends » peuvent soudainement partir en cacahuètes. Et du coup, on peut avoir des pratiques sexuelles qu'on n'aurait pas souhaitées, avec des partenaires qu'on n'aurait pas forcément souhaités, avec des prises de risques qu'on n'aurait pas forcément imaginées non plus. Ne plus utiliser de préservatifs, par exemple. Et son consentement peut ne pas être entendu ? Et en plus, de l'autre côté, le ou les partenaires peuvent ne pas entendre parce qu'ils sont eux-mêmes sous-produits. Et on parle du chemsex, mais on parle aussi de l'alcool. Il ne faut pas se leurrer. L'alcool, en termes de levée d'inhibition et de conséquences que ça peut avoir sur le non-consentement et sur des rapports non souhaités, c'est assez important. Je trouve qu'il y a un enjeu à... Moi, je comprends intimement l'usage des substances. Tu vois, le moment où je te dis que je pars à l'étranger, je suis en voyage à l'étranger, du coup, c'est des conditions qui me permettent de lâcher prise. C'est bien que je galère à lâcher prise. Et du coup, le fait d'utiliser une substance pour lâcher prise, moi, je le comprends intimement. Et là, aujourd'hui, on ne le condamne pas. Moi, mon objectif, c'est juste d'alerter sur le risque d'addiction et le risque qu'il n'y ait pas de rapport, que les rapports ne deviennent que sous substance, que ce soit l'alcool, les drogues ou voilà. C'est ça le danger. J'ai un pote qui justement me disait, tiens, il a pris du chemsex, il avait envie d'en reprendre parce que ça lui permet d'avoir certaines pratiques. En fait, ça lui permet de faire du fist, quoi. Plus facilement. Et il me disait, tu vois, j'ai ce pote ou ce pote. Il donnait des exemples de gens qu'il sait que ces personnes prennent du chemsex chaque week-end. tout en ayant des carrières, des amis, etc. Donc il disait, tu vois, pour preuve, ça peut le faire. Et moi, je trouve ça vachement compliqué de me positionner. Tu vois ce que je veux dire ? Moi, j'ai un très mauvais pressentiment et je pense que c'est terrible parce que En gros, si tu perds au jeu, tu ne vas pas t'en rendre compte. Et pour ressortir, tu vas galérer. Mais possiblement, oui. Est-ce que c'est possible que des humains ne perdent pas à cette loterie ? Oui. Est-ce que c'est possible que des humains aient une capacité à être sur TikTok, bouffer du sucre ou tout type d'addiction, tu vois, et d'être en contrôle et de ne pas être dans la partie ? Oui. Oui, c'est possible. Mais en fait... C'est très rare. Ah ouais, et puis je trouve qu'une fois que tu t'es pris les pieds dans le tapis, tu payes. Le dernier truc sur la déconnexion grâce aux substances, c'est en fait la perte du plaisir et la perte de la liberté. Moi, ce que j'ai observé, c'est que bourré, je sens quand même beaucoup moins de choses. Tu vois ce que je veux dire ? Ça, c'est un point de vue personnel, mais je pense que la réussite du produit à me déconnecter fait quand même que je suis déconnecté. Et j'aimerais quand même visibiliser ça. Moi, mes meilleurs sexes, c'était j'étais 100% là et j'avais navigué mes différents blocages et mes différentes limitations et ça décuplait mon plaisir. J'étais puissamment là. T'es d'accord ? C'est ton expérience personnelle ? et c'est aussi peut-être une question de dosage tu dis quand j'étais bourré bon ok mais peut-être que parfois juste un verre ça peut permettre de lever l'inhibition sans se déconnecter complètement donc bien sûr il y a sûrement un level à ne pas dépasser chacun de trouver son propre équilibre et ses propres limites Mais la dernière chose sur la liberté, c'est que moi, personnellement, ce que j'ai dit à mon pote, c'est mais viens, on crée. Et si tu crées la pratique, ta pratique du fist sans kems, c'est quoi les étapes ? Et je lui ai demandé « Est-ce que tu es allé au bout de l'aventure de comment faire pour lever tous mes blocages et faire du fist qui me fait kiffer sans kems ? » Je lui ai dit « Est-ce que tu es allé au bout de ce chemin-là ? » Et en fait, c'est impossible et c'est pour ça que tu considères la drogue. Et la réponse était non. Je ne suis pas allé au bout de ce chemin-là et ce n'est pas impossible. Il y a la facilité de la drogue. Mais en vrai, je trouve ça assez intéressant de me dire « Vas-y, je vais me faire sodomiser ». En étant tout à fait présent à moi, donc en ayant tous mes blocages. Parce qu'une fois que tu gagnes, tu gagnes une liberté de ouf. Alors que si j'ai besoin d'un produit pour accéder à un bout de ma sexualité, moi personnellement, j'ai l'impression de perdre ma liberté et d'avoir un jeu moins intéressant. C'est des questions complexes qu'on ne va pas pouvoir complètement explorer aujourd'hui. La sexualité sous-produit, mais ça me semblait important qu'on en parle. Qu'on parle peut-être aussi du poppers ? Oui, je suis assez d'accord. Il y a des gens qui me demandaient sur TikTok, justement, est-ce que c'est légal ? Le poppers, c'est légal. Ça ne l'a pas été pendant un temps. C'est à nouveau légal et c'est en vente libre. Ça ne l'était pas parce que c'était considéré comme dangereux ? Je ne comprends pas. Je pense que ça a été considéré comme dangereux. Je pense que ça a été associé peut-être à une drogue. Il y a des gens qui sont addicts au poppers et qui ne peuvent pas avoir de sexualité sans sentir le poppers. Donc, c'est une petite fiole. Moi, je n'ai jamais essayé. D'accord. Je viens de le dire quatre fois, mais j'ai peur de tout ce qui est substance. Et ça pue. Le truc pue de ouf. Moi, j'ai quelqu'un qui en a pris devant moi. Ça a pu, non ? Ça a une odeur typique. C'est un produit chimique, oui. Je ne sais pas, je m'attendais un peu à les trucs que tu mets dans les cigarettes, goût malabar et tout. Je m'attendais à un truc un peu... Ça ne sent pas l'eau de rose, non ? Donc oui, ça a une odeur typique, mais du coup... qui est nulle part ailleurs, qui est très associée au sexe. Donc, dès qu'on la sent, ça fait tourner un peu la tête. Ça a des effets sur le cœur. Ça vasodilate. Donc, on n'est plus détendu. On a des bouffées de chaleur. Donc, j'ouvre la fiole, je sniff, je prends une inspiration. Voilà. Et j'ai tous ces symptômes-là. Ce qui n'est pas du tout recommandé parce que c'est des produits chimiques. En plus, ça peut détruire un petit peu quelques cellules au niveau nasal ou au niveau neurone. Et ça dure 5 à 10 minutes. Ah ouais, je croyais que c'était quelques secondes. C'est très, très cool. Non, ça peut durer jusqu'à 5 à 10 minutes. Ouais, c'est pas quelques secondes. Et du coup, je suis content d'avoir des bouffées de chaleur et d'avoir le cœur qui bat tout de suite. Et du coup, ça donne des sensations différentes. Les sensations permettent... Concernant la sodomie, puisque c'est de ça dont on parle, de se détendre, de détendre les muscles du sphincter anal et donc de favoriser la pénétration. Et ça, c'est organique. Mes petits anneaux du pouvoir, les seigneurs des anneaux, ça va s'ouvrir grâce aux poppers ? Ok. Plus rapidement que tous nos outils qu'on vient de dire ? Différemment. Différemment, ok. Et pour le coup, comme tu l'as dit, chimiquement, c'est-à-dire avec une substance. Donc, la question, c'est est-ce qu'il faut avoir besoin d'une substance pour avoir du sexe ? C'est une question qui est vraiment intéressante. Je ne suis pas certain, mais il y a certaines personnes qui l'utilisent. Tu as rajouté dans nos notes anesthésiants locaux ou antalgiques. T'as des patients ? Parce que moi, j'ai jamais entendu parler de ça. De quoi parles-tu ? Des gens qui prennent des antidouleurs pour se faire sodomiser ? Ah ok, il y a beaucoup de jugements dans ma tête que je ne vais pas dire. D'accord, mais oui, parce que la sodomie, ça peut être vécu ou ça peut être douloureux, surtout si c'est une sodomie qui dure, c'est une sodomie où si c'est du fist, on en a parlé, on n'a pas encore parlé de la taille, mais ça m'intéresserait qu'on parle de la taille aussi. Du sexe ? Pour rassurer et il y a des gens qui peuvent être amenés à utiliser des anesthésiants locaux pour ça et je crois que ce n'est pas une bonne idée parce que la douleur est un signal d'alerte et qu'il ne faut pas se détacher de ce signal d'alerte. Oui parce que tu peux te faire très mal comme tu ne sais plus ce qui se passe, tu ne ressens plus ce qui se passe. Tout à fait. Ok, ouais. Et puis en fait, si tu ne ressens plus à cet endroit-là, il est où ton plaisir ? Il est peut-être uniquement mental ? Mais tu n'anesthésies pas tous les autres récepteurs qui sont les récepteurs à la dilatation, par exemple, les récepteurs au toucher. Il y a seulement certains récepteurs qui sont anesthésiés. Donc, tu gardes quand même des sensations. Oui, bien sûr. Et tu peux avoir les sensations sans la douleur, mais la douleur, elle sert à quelque chose. Donc, il ne faut pas l'annuler. ok super on a terminé sur notre point numéro 9 on parle maintenant de la taille je sais pas comment on va l'intégrer mais on va dire que c'est un 9 bis j'ai quelqu'un qui m'a écrit et qui m'a dit j'ai une grosse bite Et mon amoureux a mal que faire. Alors, il me dit, je vais essayer de lire. Quel est l'impact de la taille sur le sexe ? Est-ce que la taille du sexe ? Est-ce que dans une sodomie, avoir une grosse bite permet de donner plus de plaisir ou plus de douleur ? C'était sa première question. Et il dit, je suis personnellement bien pourvu et mon amoureux a parfois mal, malgré lavement, préparation et lubrifiant. Du coup, je lui ai dit, au nom de la science, quelle est la taille de ta bite ? J'avais... Non, mais en vrai, ça m'a fait rire. Mais en vrai, j'étais là, ça veut dire quoi en fait ? C'est quoi une grosse bite ? Parce que c'est culturel, peut-être... Il me dit 21 centimètres de long et 6 centimètres de large. Il ajoute, j'ai jamais pris la circonférence. Ok, il m'a dit, mon amoureux a mal à chaque fois au début. Et s'il se détend, il n'a plus mal au bout d'un moment, genre 10 à 15 minutes. Et il disait aussi, mon amoureux a pas mal avec deux doigts. Et il notait une différence de libido. Il disait, moi, j'ai tout le temps envie. Donc... Première question, parce que je pense qu'il y a des gens qui peuvent se dire j'ai besoin de substances. Là, c'est moi qui tente de faire un audacieux pont entre notre point numéro 9 et la taille de la teub. Et du coup, je pourrais me dire, moi, je suis amoureux d'un mec qui en a une énorme. Donc, je vais prendre des substances parce que ça me fait mal à chaque fois. Est-ce que c'est vrai ? Alors moi, je te dis tout de suite, oui. La taille de la bite impacte. Si je me mets un petit gode ou un gros gode, ça impacte ? Ça ne va pas toucher au même endroit. Ça ne va pas dilater de la même façon. Donc oui, la taille de la bite va donner des sensations différentes. C'est obligé. Mais est-ce que ça veut dire que ça va faire mal ? Je ne suis pas sûr. Je pense que dans le témoignage, ce qui est intéressant, il dit plein de choses qui font penser que La taille de la bite n'influe pas tant que ça leur histoire. C'est avant tout une histoire de désir et de libido qui est différente en termes de besoin, en termes d'envie. Et il dit aussi qu'au bout de 10-15 minutes, quand il est bien détendu, finalement, ça ne lui fait plus mal. Donc, il y a deux sujets. Il y a un sujet de « est-ce que j'ai envie d'avoir du sexe ? » Parce qu'il disait aussi, l'auditeur disait, on fait de la préparation, un lavement et bonne lubrification. Donc, toi, tu amènes plus sur un frein psychologique. Moi, je pense qu'il y a une question de frein psychologique. Il y a une question de désir et il y a une question de détente. Et on parle globalement, dans la majorité des sexes, le rectum peut accepter la majorité des sexes. On ne parle pas des Godzilla, mais voilà. Moi, j'ai un fantasme qui me gêne et qui est le fantasme ultra-usuel. J'ai le fantasme de la grosse bite. Ça m'excite. Donc, moi, personnellement, être pénétré par un gros pénis, comme j'ai moins de... Psychologiquement, je suis très excité. Moi, je vois que ça impacte et ça me fait pas mal. Alors qu'un gros gode Je vais sentir un impact, mais pour moi, je ramène vraiment à la question psychologique de l'envie et d'avoir envie. Et je suis gêné par ce fantasme parce que j'ai vraiment l'impression que c'est le délire hétéronormé, grosse bite, puissance et tout. Je suis un peu déçu. Et puis les pornos ! Dans les pornos, ils ont tous des grosses bites. Et on a l'impression que les pénétrés kiffent à fond de se faire pénétrer par une grosse bite. Mais là aussi, on est dans du film. Donc non, je ne crois pas qu'il y ait une question, sauf les mecs qui ont une bite hors normes, mais je ne crois pas qu'il y ait une question de... de lien entre la taille de la queue et la douleur ou le plaisir ? Peut-être que ça impacte comment je dois être ouvert. Je vois quand même qu'on peut aller plus ou moins vite dans un rapport anal selon la taille du pénis. Mais au final, le plaisir est plutôt, dans mon expérience, du côté des pénis petits slash normaux. Enfin, la norme, je ne sais pas quelle elle est, mais tu vois, genre... À la louche, 15 centimètres. Moi, au final, je vois bien que c'est beaucoup plus léger, beaucoup plus simple pour moi. Je parle vraiment de mon cas. Il y a aussi la façon dont on a appréhendé son propre plaisir anal. Et est-ce qu'on a besoin, dans son propre plaisir anal, d'avoir une stimulation prostatique profonde pour kiffer ça ? Ou est-ce que juste une stimulation au niveau de l'anus ou du sphincter suffit à avoir un super plaisir ? Et dans ce cas-là, la taille de la queue apportera aussi. Pour parler de mon expérience personnelle, j'ai eu le meilleur kiff de ma vie avec une queue qui était probablement la plus petite que j'ai jamais vue. et que assez grosse m'a pas fait un plaisir incroyable donc c'est juste ça c'est trop important parce qu'il y a mille complexes sur la taille de la bite, moi inclus je me demande toujours si elle est assez grosse et c'est vrai, le plaisir est pas connecté j'irais même un coup plus loin les mecs qui ont une grosse bite ont souvent pas fait le même cheminement c'est une généralité c'est mon expérience mais ils sentent un peu tout permis et ou déjà valorisé et souvent ils baissent pas bien bon peut-être c'est moi qui suis jaloux en fait le mec en fait peut-être je tape sur les grosses bites parce qu'en fait j'en ai pas une et que je fantasme dessus bon La question de la taille de la queue, est-ce que ça fait mal ? Je ne suis pas sûr. Je pense que c'est une question de désir. Je pense que c'est une question de position. Je pense que c'est une question d'échange, de discussion. Oui, le coup de 15 minutes, il se détend et ça va bien. Je pense que c'est un bon insigne. Il faut creuser dans ce sens-là. De dilatation, de respiration. On finit sur notre numéro 10. Oui. les 10 choses pour kiffer sa sodomie risque de la sodomie donc c'est un autre auditeur qui nous demande en parlant de sodomie je serais intéressé d'avoir le point de vue de ton interlocuteur il parle de toi Thomas sur l'incidence de la sodomie sur la santé de l'anus j'ai tendance à penser que dans l'absolu Hormis le plaisir, ce n'est pas trop bon et que ça peut mener à des problèmes. Crise d'hémorroïdes, fissures, incontinence. Mais j'ai l'impression qu'on a déjà répondu à cette question, non ? On en a parlé, mais je pense que c'est important qu'on en reparle. En gros, est-ce que si je me fais sodomiser, je peux m'abîmer, je peux abîmer ma santé ? Donc là, on a déjà parlé des infections sexuellement transmissibles. Et là, la question, c'est est-ce que je peux devenir un continent ? Puisque c'est fait pour faire caca, donc ce n'est pas naturel. C'est contre-naturant. C'est une bonne question sur l'homophobie intériorisée. Alors non, il n'y a pas d'effet délétère de la sodomie. Sur le court ou le long terme, on peut se faire sodomiser tous les jours sans qu'il y ait de problème de continence anale. Les sphincters vont se resserrer et c'est un muscle qui s'ouvre et qui se ferme. Et qui s'ouvre et qui se ferme déjà pour faire caca, donc il va souffrir et qui se ferme pour la sodomie. T'as dit souffrir ? Non, j'ai dit s'ouvrir. J'ai mal entendu. Tu as indiqué pas d'augmentation du risque d'hémorroïdes. Les hémorroïdes, on en a tous, c'est des veines au niveau... c'est les hémorroïdes du coup c'est un abus de langage de dire j'ai des hémorroïdes on en a tous mais il y a des veines qui du coup se cassent, se bloquent s'élargissent et font des petites bubulles des boules il y a des caillots de sang qui peuvent se former à l'intérieur en fait c'est du sang qui ne s'évacue pas Donc, le sang stagne, peut faire des caillots, donc ça grossit, donc ça fait mal, donc ça peut saigner au contact. Mais tout ça, ce n'est pas du tout favorisé par la sodomie. Moi, j'ai même une protologue qui m'a dit que c'est le contraire. En fait, plus tu as des rapports anneaux, donc on est d'accord qu'en respectant, en ayant du plaisir, si tu te fais violente, pas, si tu te... Mais même si tu es violente, ça ne va pas créer des hémorroïdes. En fait, pourquoi la sodomie peut même améliorer les hémorroïdes, c'est parce qu'on va aller masser ses veines où il y a du sang dedans, et on va favoriser le drainage de ces veines. On va favoriser le fait que le sang s'évacue. Donc, un bon petit gode, quand on a une petite crise hémorroïdaire, ça peut permettre d'aller masser un petit peu. D'ailleurs... Ah non, mais Thomas, on n'a pas les mêmes crises hémorroïdaires. Mes derniers hémorroïdes, ils... Tu ne mettais rien dans mon anus ou dans mon rectum. En fait, ce qui a été prouvé, c'est que les crèmes anti-hémorroïdaires, l'effet de la crème, c'est surtout de masser. Tu masserais avec n'importe quelle crème. Bon, il faut une crème qui soit accessible, que tu puisses mettre sur les muqueuses, mais tu masserais avec n'importe quelle crème. C'est d'abord et avant tout de masser et donc de mobiliser ce sang qui stagne dans les veines pour qu'il soit évacué. Écoute, super. Et puis en plus, les hémorroïdes, c'est aussi un problème lié à la constipation, donc un problème de relâchement des sphincters. Et si tu te fais sodomiser, c'est que probablement tu as un meilleur contrôle de tes sphincters et que tu sais relâcher tes sphincters et te détendre. Et quand les sphincters sont très serrés, ça va empêcher l'évacuation du sang. Donc non, la sodomie, ça pourrait être très bon pour... Et la sodomie, c'est controversé, mais c'est un sujet en cours. Est-ce que la sodomie diminue le risque de cancer de la prostate par stimulation de la prostate ? C'est un sujet aussi. Ce qui est sûr, c'est que la masturbation diminue le risque de cancer de la prostate. Ok, c'est intéressant. Fissures ? Est-ce que je peux avoir une fissure ? Non, on ne va pas avoir une vraie fissure. On peut avoir des micro-fissures, des micro-lésions au niveau de l'anus, mais il n'y aura pas une vraie fissure qui va se former, qui doit être traitée la plupart du temps par chirurgie. La fissure ne vient pas de l'acte de sodomie ? En fait, j'avais un pote de pote hétéro qui avait une fissure. Je m'étais posé la question, comment on attrape une fissure ? Et je me suis dit, tiens, est-ce qu'il joue avec son... Non, aucun rapport. Aucun rapport. La fissure, ça peut être lié souvent par des problèmes digestifs, des problèmes de constipation. En fait, c'est les selles qui sont tellement dures qu'elles font ton intérieur. Non, elles ne font pas. Ce n'est pas la selle, mais c'est le fait que ce soit dur, qu'on n'arrive pas à se relâcher, qu'au moment où... qu'au moment où les selles doivent passer, ça déchire un peu dans tout. OK, d'accord. Donc, non, ce n'est pas lié. Bon, Mathieu, j'ai appris un truc. Eh bien, pour moi, on a terminé. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose sur ce top 10 pour kiffer la sodomie ? Ah ouais, moi j'avais envie de rajouter un truc, mais alors là, pour le coup, ça n'a aucun... C'était il y a très longtemps, j'ai oublié de dire un truc qui pour moi est essentiel dans un peu le pas à pas quand on fait de la sodomie à deux. Moi, c'est avant le repas. Ah ouais, non mais moi c'est pas possible. Une fois que j'ai mangé, après le dîner, et une fois que j'ai mangé, il n'y a pas de sodomie. Pourquoi ? on va faire rentrer un truc par le tube du bas il y a tout mon corps qui me dit ah non mais mec clairement c'est pas le moment donc tu t'en vas et deuxièmement peut-être je suis un peu fatigué c'est plutôt un moment de sieste et tu vois j'avais dit tout à l'heure fatigué stressé j'ai plus de mal à être pénétré mais ouais moi après le dîner je suis fatigué de ma journée j'ai vachement du mal à être pénétré Ce qui se passe dans la sodomie, le rapport à l'alimentation, on en avait parlé un peu dans la capsule sur le lavement anal, c'est qu'il y a toute une activation du système digestif qui fait que tout avance. Et si on rajoute un truc tout en bas, c'est un peu contraire au péristaltisme intestinal, c'est-à-dire au fait que tout se contracte un peu pour faire avancer le bol alimentaire. Donc peut-être que c'est ça qui se passe chez toi à ce moment-là. Peut-être. Tu veux rajouter quelque chose toi ? Non, mais je crois qu'on a été bien complet. Bravo, ce précis de la sodomie était... On attend surtout les retours des auditeurs sur leurs propres expériences et leurs propres petits conseils. Ah ouais, je trouverais ça chouette de faire une suite. Du coup, envoyez-nous vos messages, soit des astuces supplémentaires qui marchent sur vous, soit vous n'êtes pas du tout d'accord avec un point qui a été souligné et que chez vous, c'est le contraire. Moi, je trouve ça chouette, tu vois, que comme ça, on va pouvoir... rendre encore plus complexe, montrer que c'est un sujet qui est vraiment singulier à chacun et donc on va pouvoir ouvrir plein de portes différentes. Ou bien s'il y a des choses qu'on n'a pas citées ou des trucs, n'hésitez pas. Donc c'est soit par email guillaume.gmail.com par écrit. Et du coup, vous pouvez participer de façon anonyme, on n'est pas obligé de dire votre nom et tout. Soit message vocal, signal, WhatsApp, vous enregistrez un message vocal que vous m'envoyez au 06 61 61 57 36. J'ai encore eu jamais d'appel trop bizarre, j'en ai eu un premier. Un mec qui m'a appelé et qui m'a... Est-ce que je donne mon numéro de téléphone, là ? Et il m'a dit... Oui, bonjour, vous avez gagné au loto. Et maintenant, quand il y a un numéro inconnu qui m'appelle, la plupart du temps, je réponds plus. Pour, tu vois, valider qui c'est et tout. Je suis quand même un peu... Et je lui ai dit... D'accord, merci, au revoir. J'ai raccroché. Ah non, j'avais pas le temps, quoi. J'avais pas envie. Donc je sais pas trop qui est cette personne. Et c'est probablement pas lié au fait que tu donnes ton numéro sur les podcasts. Première fois que ça m'arrive de toute ma vie. Jamais j'ai vu quelqu'un qui m'appelait pour dire que j'avais gagné à la loterie. J'aimerais que ce soit un très bon pote qui voulait me faire une blague et qui s'est dit, genre, c'est quoi son problème ? Bon, merci Thomas. Merci Guillaume. À très bientôt. À très bientôt.

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