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Salut Guillaume, ma question pour la hotline du cul concerne le lavement anal. J'aurais souhaité savoir s'il y avait une méthode simple et efficace pour le faire. Parce qu'en ce moment, pour remettre dans le contexte, j'utilise l'embout spécial qui se met sur la douche.
Est-ce que trop d'eau, pas assez d'eau ? Est-ce qu'il y a des risques, des problèmes pour les muqueuses ? Est-ce que c'est bien ou pas de le faire régulièrement ? Genre deux, trois fois par semaine, etc. Et en écoutant tes podcasts aussi, j'ai entendu dire que... Je ne me rappelle plus lequel c'est. En revanche, je me souviens que quelqu'un parlait de... Je ne sais plus si c'est de suppositoires ou de cachets qu'on pouvait mettre avant de passer à l'acte avec quelqu'un pour...
pour que ce soit un peu plus rapide et qu'en fait, on n'ait pas à passer une heure dans la salle de bain avant chaque rapport pour se préparer, etc.,
Salut Thomas. Bonjour. Ça, c'était Alex, un des auditeurs trop cool qui m'a envoyé ça. J'ai un autre auditeur sur le même sujet. Du coup, je vais te lire son email, une partie de son email qui me dit la chose suivante. « Guillaume, tu as évoqué le sujet du lavement anal dans l'un de tes derniers épisodes et j'ai remarqué que tu étais un peu étonné quand on te disait que le lavement anal était compliqué et tu as dit que ça ne te prenait jamais trop de temps. »
Néanmoins, sur cet aspect, je ne suis pas du tout aussi bon que toi et cela ne me prend jamais moins de 30 minutes. En effet, avant c'était toujours autour de 2 heures et suite à quelques petits accidents, j'ai rallongé le temps jusqu'à 3 heures et parfois plus. Comme tu peux imaginer, c'est super frustrant. J'ai regardé toutes les vidéos que je trouvais sur YouTube et les articles sur Internet, tout le monde en parle comme si cela ne prenait jamais vraiment longtemps.
Mais j'ai essayé de le faire rapide mais très souvent j'ai fini par passer encore plus de temps car c'était jamais propre. C'est pour cela que je me suis tourné vers toi pour voir si tu aurais quelques astuces ou articles ou vidéos de référence à me partager pour un lavement plus efficace. J'en serais vraiment très reconnaissant car cela m'aurait vraiment libéré d'une tâche lourde et épuisante.
On peut le comprendre, deux heures ou trois heures pour un rapport anal qui peut durer 30 minutes, c'est un peu frustrant. Ouais, j'ai l'impression que du coup, le lavement, là, devient un blocage à l'épanouissement sexuel, du coup. Carrément. Il me parlait aussi, du coup, du fait qu'il ne pouvait pas être spontané dans ses rapports sexuels, que tout devait être extrêmement planifié. Tu m'étonnes si tu passes deux à trois heures...
Moi, on s'est fait une petite structure et on s'était dit d'abord, avant de rentrer et de répondre à ces questions-là, c'est quoi les trucs importants à savoir, trucs que toi et moi, on a envie de noter sur le lavement avant même de répondre comment on fait et comment on fait bien. Première question, c'est pourquoi faire un lavement ? Est-ce que toi, tu dirais en tant que médecin, c'est quelque chose d'obligatoire pour une bonne sodomie ?
Non, je ne pense pas du tout que ce soit obligatoire pour une bonne sodomie. Ou autre pratique anale. Oui, alors autre pratique anale, peut-être qu'on en parlera un peu plus tard. Non, pour une sodomie, il n'y a pas du tout une obligation de faire un lavement. C'est vraiment une question de hygiéniste, je pense, une question de rapport aussi aux excréments, aux odeurs, et à cette idée d'être hyper propre sur...
Je m'interroge sur l'augmentation, en tout cas l'importance que prend le lavement anal récemment. Est-ce qu'il n'y a pas un lien aussi avec l'épidémie qu'on vient d'avoir, où l'hygiène devient tout d'un coup quelque chose d'hyper important ? Toi, tu l'observes comment, cette augmentation de lavement ?
Dans tes patients, tu en parles de plus en plus ? En tout cas, oui, les patients en parlent. Et les patients en parlent peut-être plus spontanément. Peut-être qu'aussi, c'est un sujet qui s'est libéré, la notion de lavement anal. Peut-être qu'avant, on n'osait pas l'aborder. Ou en tout cas, on n'osait pas l'aborder entre amis, entre copains. On ne parlait peut-être pas de ça. C'est quand même très intime. Et ça rejoint et la sexualité et les excréments, qui sont des sujets...
hyper tabou. Donc peut-être qu'on en parlait moins avant, mais maintenant, on en parle plus. Et la sodomie. Et la sodomie, oui. Qui n'a pas max la cote quand même. Dans notre société. Ceux qui font les lavements, quand même, c'est les passifs. Et aussi, dire qu'on fait un lavement, ça veut aussi dire qu'on a une pratique de sodomie réceptive. Et qu'on
on est donc un enculé. Moi, j'y pense à chaque fois. Je me dis, je l'entends encore dans la rue, aujourd'hui, en 2023. Ah, ça l'enculé. Et moi, ça vient forcément dire plein de trucs sur tout ce que ce mot colporte et tout. Toi, quand tes passions t'en parlent,
Ils te disent, sans du coup dévoiler le secret médical, ils te disent j'ai des questions autour de comment bien faire ou ils te parlent d'inquiétude. Qu'est-ce que tu entends dans le cabinet autour du lavement ? En fait, il n'y a pas de demande de technique parce que les patients sont...
Et étrangement, assez discret là-dessus, il y a des questions sur, oui, comment... Est-ce que c'est dangereux ? Est-ce qu'il y a un risque de faire des lavements trop fréquents ou ce genre de choses ? Médicalement parlant. On va y répondre. Du coup, avant même de parler de la pratique du lavement, ce n'est pas obligatoire. Ça paraît un peu débile de le dire, mais en gros, si j'ai quelqu'un qui me dit, pour des raisons d'hygiène, pour ma santé de pénétrant, tu dois te laver ?
Non, il n'y a pas de... C'est vraiment une question de propreté ou d'excrément, mais il n'y a pas des enjeux médicaux qui viendraient me forcer, pour protéger la santé de l'autre, à me faire un lavement. Aucun ? Aucun, parce que de toute façon, même un lavement bien fait, enfin un lavement où il n'y aurait plus de sel, le rectum n'est pas stérile, donc il va rester au niveau du rectum...
des micro-traces de matière qui ne seront pas visibles lors de la pénétration. Et donc, le pénétrant, finalement, va se retrouver dans un environnement, son sexe va se retrouver dans un environnement qui n'est pas stérile. Donc, il ne risque pas plus avec ou sans matière. Et d'ailleurs, moi, ce que je conseille aux pénétrants, après un rapport sexuel, c'est d'uriner.
d'uriner pour l'urine étant stérile. L'urine, juste après le rapport sexuel, va nettoyer l'urètre et va éliminer tout ce qui a pu malencontreusement y rentrer. Du coup, pendant la sodomie, petite gourde d'eau pour pouvoir uriner après. J'ai une image de camelback. C'est comme ça que je fais de la course, tu sais, quand tu as de l'eau dans ton sac à dos. Voilà, ça peut être une bonne idée. Non, peut-être pas.
Peut-être pas, parce que si t'as la vessie bien pleine pendant la sodomie, je suis pas sûr que... Enfin, chacun ses kinks. Exact. Ok. C'est marrant parce que j'en parle à mes amis filles et à mes cousines. On leur dit de plus en plus... Tout à fait. En effet, qu'il faut uriner les femmes après le rapport sexuel. Ok, je retiens. Moi, ce que j'ai envie d'ajouter sur pourquoi le lavement et que savoir du lavement, moi, je trouve que...
Il y a quand même une culpabilisation qui me gêne de « si t'es sale, c'est de ta faute ». Il y a un truc un peu où il y a certaines personnes désactives, des mecs qui pénètrent, qui du coup exigent le lavement, exigent une totale propreté et fait porter un peu le poids de cette propreté sur le passif, le mec qui se fait pénétrer.
Et en gros, moi, j'ai envie de dire, bah non, oui, on va choisir ensemble. On choisit ensemble. En fait, je crois que moi, mon intuition est dans ma vie sexuelle. À moi, j'ai plutôt envie que ça soit un choix à deux.
Et que j'attends, si moi je me fais pénétrer, j'attends du mec qui pénètre de créer un moment chouette autour du lavement. On ne va pas le faire ensemble. Non, on ne va pas le faire ensemble. Là, je vois ta tête qui se crispe et tout. Mais moi, mon propos, c'est on ne va pas le faire ensemble. Mais en fait, ce n'est pas une besogne que seul moi dois faire. Et je suis censé être propre.
comme si ce n'était pas OK de ne pas l'avoir fait, en fait. Et il y a des moments où je vais avoir des rapports, des sodomies où on va jouer avec les fesses de l'un et de l'autre. Et en fait, il n'y aura pas eu de lavement. Et ce n'est pas forcément la fin du monde. Sauf si on en parle entre nous et qu'on se dit, pour toi et moi, la question de la totale propreté est tellement importante. Dans ces cas-là, comment ensemble...
Dans ce moment de sexe, de joie, on s'assure qu'il y a eu un lavement. Tu vois ce que je veux dire ? La charge mentale du lavement. J'ai envie de te dire aussi que tu as raison sur la charge mentale qui doit être partagée. Une sodomie, c'est un rapport dans un orifice qui n'est pas physiologiquement conçu pour, ce n'est pas un vagin.
Donc, le pénétrant, il doit assumer le fait qu'il pénètre un endroit qui n'est pas forcément conçu pour. Et donc, même si le pénétré, il a fait au maximum pour faire un lavement...
C'est un risque et c'est un risque qu'il a assumé conjointement. Ce n'est pas juste celui qui a fait son lavement qui doit assumer ça. Et si ça ne marche pas, ça ne marche pas pour plein de raisons. Je ne vois pas de passif qui aurait mal fait son lavement à dessein. Quand même, il essaie de faire...
Au mieux. Donc, celui qui pénètre doit assumer le risque que c'est possible que ça se passe pas bien et c'est pas juste... Voilà, c'est de la physiologie, en fait. Et moi, je trouve ça plus cool, du coup, quand on en parle...
Après, c'est sûr que si tu as un rapport sexuel, un plan avec quelqu'un que tu ne connais pas, avec qui tu n'as pas d'échange, ça, c'est une autre dynamique. Moi, je trouve ça assez chouette d'en parler et de pouvoir peut-être dédramatiser. Donc, du coup, à mon propos de charge mentale, ma réponse, c'est qu'en fait, quand on en parle, ça peut du coup devenir une conversation.
Ça peut permettre à chacun de mettre le niveau d'hygiène nécessaire pour une sexualité épanouie. Après, chacun peut mettre un peu le curseur comme il le sent. Sans mauvais jeu de mots. Et en en parler, ça permet aussi, s'il y a un accident, de ne pas dramatiser. Moi, je me rappelle avoir eu un accident où je me suis senti... Donc, c'était moi qui étais pénétré. Et où le partenaire s'est muré dans le silence.
a eu un air d'un dégoût le plus total, ce qu'il a bien le droit. Mais moi, je me suis senti sale et fautif. Et on n'en a jamais reparlé.
Et du coup, à ce moment désagréable pour lui et pour moi, c'est ajouter aussi un espèce de tabou non dit, qui pour moi a largement impacté notre capacité sodomique. Tu n'as pas un mot qui existe, n'est-ce pas ? Non, je ne pense pas. Bien sûr. Tu veux ajouter quelque chose sur... Qu'est-ce qu'on pense du lavement avant même d'y aller ? Ce n'est pas obligatoire ? Guillaume y dit, viens, on en parle ?
Toi, tu dis quoi d'autre ? Pourquoi ce n'est pas obligatoire non plus ? Parce qu'une ampoule rectale, le rectum, sur une selle bien formée, quand on l'a évacuée, quand on est passé aux toilettes, le rectum est quasiment vide. Si on a des selles qui sont dures ou en tout cas bien formées,
Il ne reste quasiment rien sur les parois. Donc, il n'y a pas besoin d'aller au karcher nettoyer jusque dans les interstices. Globalement, le rapport peut complètement se passer sans qu'il y ait de matière ou tellement peu que ça ne sera pas visible.
Et du coup, il y a des moments où si j'invoque le namasté en moi, l'alignement le plus total, connexion avec mon corps, il y a des moments, c'est vrai, où je sens que je n'ai pas besoin de faire de lavement et que je pourrais me faire pénétrer et qu'il n'y a rien. Est-ce que ça, c'est moi dans ma tête ou est-ce que tu penses qu'on peut se connecter à soi et savoir s'il y a quelque chose à évacuer ou pas ?
Je pense qu'on sait spontanément s'il y a quelque chose à évacuer ou pas. Enfin, la paroi rectale, elle est très sensible et du coup, elle sait quand l'ampoule est pleine, l'ampoule rectale, elle est pleine ou pas, ou s'il reste quelque chose. Après, il y a une différence entre une plénitude de l'ampoule rectale, c'est-à-dire qu'il faut absolument aller aux toilettes, et il reste des petits résidus ou des petites traces dans l'ampoule rectale. Et alors là, on ne le sent pas forcément. Mais oui, il y a...
Je pense qu'il faut écouter son corps et puis ressentir son corps. Et ça, ça prend avec l'expérience aussi. Oui, tu es d'accord ? Parce que là, tu as l'air de dire que c'est ultra facile. Non.
Moi, je trouve que ça nécessite quand même un petit peu, et vient alors l'enjeu du psychologique dont on va parler. Mais avant, je voudrais deux secondes d'anatomie que je comprenne bien, parce que je suis allé voir une photo sur l'interweb. Donc, j'ai un tube, c'est mon rectum, je m'en fous des mots en vrai, mais j'ai un tube et c'est là où je vais me faire pénétrer. Au-dessus, j'ai une ampoule, donc j'imagine une espèce de... Non, le rectum, je dis rectum ou ampoule rectale, c'est la même chose. Ah !
Il n'y a pas une ampoule, il n'y a pas une lumière en moi. Non. Non, mais tu vois, il n'y a pas une espèce de mini cave, une antichambre. Non, c'est vraiment un tube. C'est un tube qui va plus ou moins grossir en fonction du fait, enfin, qui va s'expandre s'il est rempli de matière ou pas. D'accord. Et lorsque je fais, il y a deux types de lavement. Il y a des lavements assez rapides pour des sodomies ou des jeux anneaux
moins profond et il y a des lavements à eau où là tu l'as exprimé en début d'épisode où tu as dit ça pourrait être plus nécessaire de faire un lavement c'est lorsqu'on va avoir des pratiques fistes où on va aller encore plus profond
Mais ça, c'est le même tube. C'est juste qu'on va aller mettre plus ou moins d'eau pour plus ou moins évacuer quelque chose qui est plus ou moins haut. En fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a le rectum dont on parle ou l'ampoule rectale dans lequel est stocké juste avant l'évacuation les matières.
Et c'est ça qu'on va laver pour la majorité des sodomies. Et après, il y a une sorte de ce qu'on appelle une charnière, c'est-à-dire un endroit, une sorte de jonction qui est naturellement réduit, fermé et qui amène après vers le colon. Et tout l'enjeu du lavement...
pour une sodomie simple, c'est de ne pas passer cette charnière, c'est une sorte de petit coude, et de ne pas envoyer de l'eau au-delà du rectum, donc ne pas envoyer d'eau dans le colon. Parce qu'à partir du moment où il y a de l'eau dans le colon, ça entraîne un autre processus et le lavement devient tout de suite beaucoup plus long. Ok.
Et ça, on va en parler dans la technique juste après. Moi, la dernière chose que je voulais souligner à propos du lavement, c'est l'aspect psychologique pour moi. Il y a quand même, moi, dans la réalité de ma vie sexuelle, moi, je trouve que prendre un temps pour moi
pour faire un lavement m'aide à me détendre le moment où j'ai un rapport sexuel anal. Notamment parce que je trouve que la pénétration, elle est aidée quand je suis détendu. Et notamment aussi quand je pousse un peu. Et du coup, si dans ma tête je me dis...
« Vas-y, Bibi, t'as fait le taf, normalement, il n'y a rien. » Et puis, tu sens qu'il n'y a rien. Je peux un peu pousser. Donc, j'imagine que ça crée un truc avec mes muscles à ce niveau-là qui aide avec le lubrifiant à une meilleure pénétration. Hashtag astuce !
et du coup je sais que ça peut être quand même et je comprends du coup vachement l'auditeur qui nous a écrit l'email là et qui dit moi putain je peux y passer 2-3 heures il y a quand même un aspect psychologique de se dire ok je suis propre donc je peux me détendre et ça a énormément aidé mes rapports à nous
Il y a deux choses que tu dis est complètement vrai. Quand on se sent prêt pour la pénétration, on est plus détendu et on va pouvoir se détendre, se relâcher. Et donc, ça favorise la pénétration et le fait que ce soit un plaisir plutôt qu'une angoisse, voire même de la douleur. La deuxième chose, c'est que le lavement, je pense, permet d'éduquer et de ressentir ces sensations personnelles.
périnéale, donc de son périnée, c'est-à-dire les muscles qui entourent l'anus, et globalement de mieux sentir les sensations à ce niveau-là. Parce que quand on fait un lavement, on va contracter, relâcher...
utiliser différentes positions, éventuellement pénétrer une canule, si on utilise une canule. Il y a quand même beaucoup de techniques d'appropriation de cette zone-là qui vont être super bénéfiques après, pendant le rapport sexuel. Parce que relâché, contracté, on apprend comment fonctionne notre anus, quoi !
Donc toi, tu dis même que l'avant peut être un moment de soi avec soi, de sexualité, de kiff, de découverte. Oui, c'est clairement un moment de découverte de cette zone-là et d'appropriation de cette zone-là. Je trouve ça pas évident pour moi parce que c'est quand même un moment où t'évacues parfois des selles.
En termes de moments d'estime de soi, de connexion à soi et tout, c'est pas... Je sais pas, peut-être que... Mais je trouve que du coup, de lier le plaisir et la découverte sexuelle avec de l'évacuation de celle, chez moi, parce que c'est pas un de mes kinks...
Et pas évident. Je ne dis pas que c'est du plaisir sexuel. Je dis que c'est de l'apprentissage de son anatomie et de la façon dont fonctionnent les muscles et ce qui se passe à cet endroit-là. Je ne dis pas qu'on va prendre du plaisir quand... On peut. On peut. Moi, j'en ai déjà pris. En faisant un lavement. Ah ouais ? J'étais là...
Ok, c'est vrai. Jamais toi ? Non, vraiment pas. Mais c'est peut-être aussi l'outil que j'utilise. Ça nous amène du coup à la technique. Ah non, peut-être un dernier truc. N'hésite pas, si tu as des choses à ajouter. La dangerosité du lavement.
Question de Alex. Alex nous dit est-ce qu'il y a un risque pour ma muqueuse ? Et si je le fais 2-3 fois par semaine ?
Donc, sur la dangerosité du lavement, pour moi, un lavement, ce n'est pas dangereux. Si c'est un lavement qui est juste de l'ampoule rectale, c'est-à-dire le premier compartiment là où va se passer la sodomie. Et on peut en faire deux, trois fois par semaine sans aucun problème. Parce que de toute façon, le lavement ne sera jamais total. Il restera toujours des bactéries qui vont rester, qui vont nous protéger.
Si c'est fait trop souvent, il va se créer une réaction inflammatoire au niveau du rectum, parce que le rectum est quand même protégé par une sorte de muqueuse, avec un petit mucus dessus. Et donc si on lave trop souvent ça, il peut y avoir une réaction d'hyperproduction de ce mucus pour continuer à protéger la muqueuse rectale.
Juste, excuse-moi, le rectum, c'est quoi ? Le rectum, c'est... C'est le tube. C'est le tube, ouais. Ok, merci. Et l'anus, c'est mon anus, quoi, au bout, quoi. Et l'anus, c'est ce qu'il y a au bout, ouais. Petit point, j'avais un doute. Donc d'ailleurs, c'est normal qu'il y ait du mucus qui existe. Bien sûr. Et qui n'est du coup...
Pas sale. C'est mon corps. Exactement. Ça protège l'intestin. Donc, si j'en fais trop des lavements, ce qui peut se passer, c'est que je vais avoir mal ou je vais avoir des écoulements. Comment je vais savoir que je suis passé au moment du trop ?
Peut-être avec une hyperproduction de mucus, qu'on ne voit habituellement pas parce que c'est juste une fine couche qui couvre l'intestin. Mais si on voit qu'il y a trop de matière un peu blanchable, transparente, ça peut être du mucus. Ça peut être aussi une infection sexuellement transmissible. On va voir le médecin, du coup. On va voir le médecin. Et si on a mal ? Et si on a mal, de toute façon...
Quelle que soit la pratique sexuelle, si on a mal, c'est quand même un problème. Sauf si on a envie. Exactement. Est-ce que tu es d'accord que j'ajoute deux à trois fois par semaine, c'est OK, dans la mesure où seulement de l'eau est utilisée ?
Parce que moi, je m'inquiète parce que j'ai vu des messages de « je mets du savon, je mets des produits chimiques et tout ». Et du coup, je m'inquièterais quelqu'un qui se dit « moi, deux, trois fois par semaine, je m'envoie de l'eau de Javel ». Parce qu'il y a vraiment ce besoin et cette envie d'aseptiser, de…
Tu vois, de tout. Et je crois qu'on pourrait avoir envie de se mettre des trucs. On est d'accord qu'on met rien d'autre que de l'eau ? Surtout rien d'autre que de l'eau. Surtout rien d'autre que de l'eau. Pourquoi ? Parce que la muqueuse anale est très fragile. Elle est hyper vascularisée. C'est un... Comment...
Il y a beaucoup de vaisseaux sanguins. Donc, si on met quoi que ce soit, ça va tout de suite la fragiliser. Ça favorise les saignements. Et est-ce qu'on préfère quoi ? Des saignements ou des excréments ? Je pense que ni l'un ni l'autre ne sont souhaitables.
Pendant un rapport, ça favorise les infections sexuellement transmissibles, la transmission des infections sexuellement transmissibles. Donc, il faut ne pas trop faire de lavement pour ne pas trop détériorer la muqueuse anale et donc ne pas favoriser les infections sexuellement transmissibles et les saignements. Mais du coup, si... Parce que là, tu m'as un peu perdu...
Trop, c'est à quel moment ? Toi, en tant que médecin, tu ne peux pas nous dire ? C'est pour ça que tu... Je ne peux pas, non, parce que je pense que... Ça dépend. Ça dépend, ça dépend de la technique utilisée, ça dépend de l'importance du lavement, du temps qu'on y met, voilà. Non, je ne peux pas te dire. Après, chacun, physiologiquement, va voir un peu quelle est sa propre limite. Et toi, ce que tu nous dis, c'est...
Trouver le bon équilibre, donc deux, trois fois par semaine, plus ou moins, c'est OK, que de l'eau. Et chaque corps est différent et chaque technique aussi de lavement est différente. Donc, restez des êtres connectés à votre corps et intelligents. Et en effet, s'il y a des signes ou des symptômes, des douleurs, c'est là où on se dit qu'il y a peut-être un trop, qui n'est d'ailleurs pas forcément lié au lavement, mais on s'inquiète à ce moment-là. Tout à fait. Super. Douleur ou saignement ?
Super. Je voulais revenir sur l'eau et pourquoi c'est important de l'eau. Parce que j'ai entendu des patients qui me parlaient de savon, des patients qui me parlaient de bain de bouche. De bain de bouche dans leur anus pour que ça sente la menthe et tout. Exactement. Et puis pour nettoyer. Ça doit te brûler, non ?
Et puis surtout, ce n'est pas un endroit à nettoyer. Vous n'arriverez jamais... On n'arrivera jamais à nettoyer intégralement cet endroit-là. Il faut juste... L'objectif du lavement, c'est quand même d'éliminer les selles et basta. Rien de plus. Moi, je les comprends. Pourquoi ? Moi, je comprends... Parce que j'ai eu une réaction en mode « Ah non, mais tu te mets du bain de bouche et tout. » Et en fait, quand je me suis connecté dans l'intime, moi, je comprends complètement qu'on ait envie...
Qu'on ait envie que ça sente parfaitement bon pour que l'autre ne me rejette pas et que je ne sois pas inquiet de mauvaises odeurs qui viendraient mettre une barrière entre moi et l'autre. Moi, je sais que j'ai eu des rapports sexuels avec quelqu'un qui aime bien une odeur de transpiration ou qui a un peu un kink autour des odeurs, alors pas des matières fécales et tout, pas à cet endroit-là.
Mais je sais que ça m'a complètement détendu. Donc, je peux pratiquer des lavements et j'ai envie de prendre soin de moi et de l'autre et tout. Mais je sais que c'est OK. Alors que j'ai eu d'autres partenaires qui sont là. Ah, c'est la cata. Il faut que ça sente le peck citron et tout. Et du coup, mets-toi bien du gel douche. Et moi, je sais que ça me bloque psychologiquement. En fait, je pense qu'il faut...
Déjà, il faut que les gens qui imaginent qu'il faut que ça sente le gel douche, il faut qu'ils s'interrogent aussi sur pourquoi il faut que ça sente le gel douche. Encore une fois, c'est un endroit où on évacue les selles. Donc, ce sera jamais... Il faut assumer ce côté-là. Et puis, c'est pas une odeur naturelle, le gel douche, à ce niveau-là. Il faut que ce soit propre, on est d'accord. Mais... Le gel douche, c'est pas une odeur naturelle. Donc...
Il faut trouver le juste équilibre entre la propreté et l'hyperpropreté qui n'a pas de sens. Et l'angoisse, que c'est l'aspect psychologique. Et quant à l'odeur, à l'eau simple, s'il n'y a plus de matière, il n'y a plus d'odeur. Il n'y a pas de raison qu'il y ait des odeurs s'il n'y a pas de matière.
Parce que l'odeur vient des matières. Donc, un lavement simple devrait suffire à évacuer toutes les odeurs. Eau froide, eau chaude ? Eau chaude. Eau chaude, eau à température du corps, 35 degrés. Ok. Voilà. Pourquoi ? Parce que ça ne va pas agresser la muqueuse intestinale, une fois encore, puisque c'est à la température du corps. Ça va vous permettre de se détendre.
Et de détendre cet endroit-là et ça participe à la relaxation des muscles, à la relaxation des muscles pour évacuer. Là où l'eau froide ou fraîche va venir contracter les muscles, faire une sorte de frisson comme quand on est dehors et qu'on frissonne quand il fait froid.
Donc ça, c'est les muscles qui se contractent. Il ne faut surtout pas faire ça à l'eau froide, l'eau chaude. Mais là aussi, pas d'eau brûlante, pas d'eau trop chaude parce qu'on risque de se brûler et l'anus et la muqueuse anale à l'intérieur. Donc faire des lésions qui vont rendre les rapports douloureux et puis qui vont favoriser la transmission des IST.
On ne s'ébouillante pas. Et on n'ébouillante pas l'eau non plus. C'est-à-dire que l'endroit n'est pas stérile, donc on ne va pas mettre de l'eau stérile à cet endroit-là. Donc, ce n'est pas la peine d'aller faire bouillir son eau, attendre qu'elle refroidisse pour après la mettre à cet endroit-là. C'est un endroit qui ne sera pas stérile quel que soit le lavement que vous fassiez. Donc, l'eau du robinet avec son robinet thermostatique à 35 degrés, c'est parfait. Tout va bien se passer. Ok, top. On passe à la technique ?
On passe à la technique, oui, si tu veux. Mais oui, je le veux. Tu prends tes papiers parce que soudainement, t'as oublié comment on fait un lavement ? Non, je prends mes papiers pour m'assurer qu'on n'a pas oublié d'autres choses avant. T'inquiète, j'ai bien vérifié. D'accord.