*Live* Taille de nos bites : complexes et fantasmes 1/2

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Partie 1 sur 2 – Cercle de parole entre auditeurs pour parler de la taille de nos bites : fantasmes et complexes

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Donc, chacun se saisit, s'il vous plaĂźt, de son instrument de torture. Et Ă  trois. Alors, attendez, non. Je vais faire le lancement. Et je vous fais un signe et vous faites tous… Tout le monde est prĂȘt ou pas ? Bienvenue dans le troisiĂšme live du podcast Comment devenir sexuellement Ă©panoui. Absolument magnifique ! Est-ce que… Ben oui, il faut qu'on explique. Alors lĂ , nous sommes Ă  Lille. J'ai raison. Nous sommes 7. Est-ce que j'ai raison ? 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 avec moi. Et nous sommes chez Thomas, un auditeur qui nous accueille. On va parler de taille de bite, fantasme et complexe. Normalement, tout le monde est plus ou moins auditeur. Et on va partager nos vĂ©cus, nos questions, nos idĂ©es. Et Thomas, qui va raconter aprĂšs, a une sĂ©rie de bols. Comment ça s'appelle ? Des bols tibĂ©tains. Exact. Donc chacun a son bol et peut Ă  tout moment sonner le gong pour dire… En gros, c'est une alternative au cliqueti-cliqueta de soutien de la parole de l'autre. C'est-Ă -dire, quelqu'un est en train de prendre la parole… on a envie de lui dire bah ouais je suis d'accord avec toi on hoche de la tĂȘte le problĂšme c'est que comme c'est un podcast ça s'entend pas donc on peut faire un petit coup de bol ou un petit coup de cliquetis cliqueta sachant que moi j'ai un long j'adore j'ai un long instrument ça s'appelle comment ça Thomas ? un bĂąton de plus bien sĂ»r une bite quoi bienvenue c'est quoi ce silence vous me regardez bienvenue Bienvenue, merci. Avant qu'on se lance un petit rappel, parce que j'ai des auditeurs lĂ  peut-ĂȘtre qui se disent mais moi gĂ©nial, je veux qu'ils viennent dans ma vie, je veux qu'on fasse un tel cercle de paroles. Les rencontres ou les lives… OĂč ça continue Ă … Les rencontres ou les lives avec les auditeurs du podcast, c'est sur le site du podcast bit.ly. LĂ -dessus, sur l'onglet rencontres, si je ne dis pas de bĂȘtises, il y a des liens vers chaque groupe WhatsApp de chaque ville. Ce qui fait qu'avec Thomas qui nous accueille, on a dĂ©cidĂ© de faire ce moment-lĂ . Donc, j'ai mis un message dans le groupe WhatsApp de Lille. Pas plus tard que ce matin, Florian a vu le message et tu es le dernier Ă  arriver. Je suis trĂšs content. Je me suis dit, je ne vais pas renvoyer un message. Eh bien, j'ai eu raison. Donc, aller sur le groupe, soit c'est des rencontres sans live, sans enregistrement. Donc, il y a eu des rencontres comme ça Ă  Toulouse, Ă  GenĂšve ou Ă  Paris. Et parfois, il y a aussi un moment live oĂč on enregistre. Ça vous va ? Magnifique. J'aimerais que Thomas… Tu nous dises deux, trois mots sur lĂ  oĂč on est. Avec plaisir. J'ai vraiment beaucoup de joie de vous accueillir ici dans un espace particulier puisque c'est Ă  la fois mon domicile et aussi mon cabinet de soins Ă©nergĂ©tiques. Et voilĂ , donc je rĂ©alise des soins Ă©nergĂ©tiques Ă  Lille, mais pas que, parce que l'Ă©nergie n'a pas de frontiĂšres, donc ça se fait aussi Ă  distance. Tout ça pour vous dire qu'on va vraiment mĂȘler aujourd'hui Ă  la fois un sujet qui peut paraĂźtre assez lourd, mais dans quelque chose de trĂšs lĂ©ger finalement. Moi je me vois vraiment un peu comme si on Ă©tait lĂ  dans le vestiaire de foot, en train de comparer nos bazars. Et cette expĂ©rience sonore aussi que je vous propose, c'est pour donner un petit jeu aussi auprĂšs des auditeurs, puisque vous allez pouvoir aussi… vĂ©rifier qui est d'accord avec qui et de vous amuser Ă  reconnaĂźtre l'identitĂ© sonore de chacun au-delĂ  de nos prĂ©noms donc quand on prendra la parole je vous montre mon identitĂ© sonore voilĂ  ça c'est mon ça c'est mon Thomas il valide ce que l'autre a dit mais ça tu penses qu'on peut faire la diffĂ©rence Florian tu peux faire le tien ouais et Adrien tu peux faire le tien ah ouais ça marche on continue tant qu'Ă  faire donc on a plus rien Donc on a aussi Christophe. Christophe est grave. Christophe est profond. Vincent. Vincent est ancrĂ©. Vincent est prĂ©sent. Vincent s'est arrĂȘtĂ©. D'un coup. Et enfin CĂ©dric. CĂ©dric est puissant. Et Guillaume ASMR. J'adore, moi. Vous entendez pas bien, vous, mais c'est dĂ©licieux. Est-ce que tu as fini ta petite bafouille ? J'ai tout chaĂźnĂ©. Magnifique. On peut se lancer sur notre… Il y a un bol qui continue Ă  boller, non ? Waouh. C'est long et c'est lent, c'est beau. On se lance dans notre vif du sujet. Alors… Petite rĂšgle du jeu, je mets les pieds dans le plat, on n'a pas besoin de dire la taille de sa bite. Si on n'a pas envie, ce n'est pas une obligation. Si quelqu'un a envie et se sent Ă  l'aise, il n'y a pas de problĂšme, mais ça ne veut pas dire que nous tous, on va devoir se le dire. Ce n'est pas le sujet, tout en Ă©tant le sujet, mais il n'y a pas besoin pour ĂȘtre dans le sujet. C'est ça que je voulais dire. DeuxiĂšmement, je vous l'ai dit, mais j'ai besoin de le dire au micro, tout ce que vous dites, si vous dĂ©cidez de participer, et vous ĂȘtes libre de ne pas participer, bien entendu, mais ça sera diffusĂ© tel quel, il n'y a pas de coupe ni de montage. Et du coup, j'ai envie de savoir… LĂ , on a commencĂ© en petits groupes Ă  faire Ă©merger des choses. On s'est demandĂ© qu'est-ce que ce sujet convoque pour moi ? Est-ce que quelqu'un a envie de partager ? Quelque chose Ă  ce propos-lĂ , quelque chose qui a Ă©mergĂ© et vous sentez que vous avez envie de le partager. Sur cette question de ça m'Ă©voque quoi ce sujet, il y a Christophe qui rigole. Pourquoi tu rigoles, Christophe ? Parce que je me souviens de ce qu'on s'est dit avec Thomas, par exemple, sur le fait que… Pour ma part, au dĂ©part, j'associais toujours la taille du sexe avec la notion de plaisir. C'est-Ă -dire, si mon partenaire a un gros sexe, je vais avoir du plaisir. Et s'il a un petit sexe, ce sera plus difficile. Alors que non, c'est pas ça. Je me suis trompĂ©. Tu te souviens le dĂ©clic… Ah, il y a mon bĂąton de pluie qui pue. Attends, je le pause. Tu te souviens le dĂ©clic, justement, le moment oĂč tu te dis « Attends, mais en fait, je pensais que… » Et en fait, non. Ben oui, quand tu es dans l'acte, quand tu es dans une relation sexuelle, et que tu as trouvĂ© un partenaire qui a un membre assez prĂ©dominant, et tu te dis, ben non, en fait, j'ai pas plus de plaisir qu'avec quelqu'un d'autre qui a un sexe standard. Ok. Pour toi, un sexe assez prĂ©dominant, c'est combien de centimĂštres, c'est quoi ? Parce que je pense qu'il y a un enjeu d'Ă©chelle. On parle d'un sujet en disant grosse bite, mais Ă  la louche, on ne mesure pas avec une louche. À la louche, je ne sais pas, plus de 18 ? Ok, vous en pensez quoi autour lĂ  ? Parce que moi perso, un gros sexe de 16 cm mais large, pardon, un sexe plus petit en nombre de centimĂštres mais large, je le mettrais dans la catĂ©gorie grosse. Est-ce que vous ĂȘtes d'accord ? Il y a des oui visuels et il y a un oui de bol. CĂ©dric ? Moi, je dirais qu'en fait, c'est… J'aime pas ce terme-lĂ , mais en faute de mieux, je dirais classification entre petit, moyen ou gros sexe. C'est un combo entre, on va dire, longueur, largeur. Et aprĂšs, c'est propre Ă  chacun. Mais c'est vrai qu'effectivement, comme tu l'as justement dit, une personne peut avoir un sexe pas forcĂ©ment long, mais large, et en faire effectivement un gros sexe. Je rejoins ce que Christophe y disait ensuite sur la question du rapport entre dimension et plaisir, ce qui est absolument complĂštement… pour m'a dĂ©connectĂ© aussi mais c'est vrai que tu emploies le terme d'Ă©chelle que je trouve assez intĂ©ressant moi je dirais plutĂŽt rĂ©fĂ©rentiel parce que la question elle est vraiment je trouve individuelle parce que tu as des gens qui vont te dire j'ai pas de chiffres Ă  donner c'est vrai j'ai pas fait une Ă©tude ni quoi que ce soit mais qu'Ă  partir d'une taille que pour certains ça va pas ĂȘtre jugĂ© moyen, c'est gros pour certains, etc. Donc je dirais qu'on a vraiment chacun et chacune, on va dire, des rĂ©fĂ©rentiels diffĂ©rents et je pense que c'est ça aussi qui doit ĂȘtre aujourd'hui mis en avant et non pas… Alors nous, on avait avec Vincent, dans nos petits Ă©changes prĂ©alables Ă  l'enregistrement, la notion dans les applis oĂč c'est la question du chiffre ou une taille de vĂȘtement SML XL qui est cochĂ©e sur PlanĂšte RomĂ©o, c'est ça, on coche… Et justement, de dĂ©connecter tout ça et de se dire qu'il y a vraiment un rapport individuel Ă  la taille du pĂ©nis, ça peut ĂȘtre intĂ©ressant aussi. Ça, c'est une idĂ©e conceptuelle que tu proposes. Est-ce que toi, dans ton intime, si tu redescends Ă  l'endroit juste de ton dĂ©sir ? Tous les deux, avec Christophe, vous disiez, en fait, moi, je me rends compte que la taille du pĂ©nis n'impacte pas mon plaisir. LĂ , vous parliez de fellation, de pĂ©nĂ©tration. Vous parlez de quel acte sexuel sur lequel la taille joue pas ? Les deux, mais plus prĂ©cisĂ©ment la pĂ©nĂ©tration, je pense. On est tous dans un schĂ©ma de… C'est un peu la course Ă  l'Ă©chalote, en fait, quelque part. C'est de se dire, au dĂ©part, surtout quand on est seul, qu'on veut passer du bon temps. C'est le premier rĂ©flexe. On va trouver quelqu'un qui va nous apporter du plaisir, donc qui a forcĂ©ment un sexe important. D'accord. Toi, dans ta quĂȘte du dĂ©sir, du plaisir… Du plaisir, pas du dĂ©sir. Le dĂ©sir, c'est autre chose pour moi. Et toi, du coup, CĂ©dric, ce kiff qui n'est pas liĂ© Ă  la taille, c'est sur quelle pratique concrĂštement de ta sexualitĂ© ? Je dirais sur tout ce qui est pĂ©nĂ©tration, principalement, en sachant que pour moi, la pĂ©nĂ©tration, c'est quelque chose d'assez rĂ©cent. J'ai Ă©tĂ© essentiellement actif dans ma sexualitĂ© jusqu'Ă  il y a environ deux ans. Et voilĂ , c'est quelque chose aussi que je suis encore un peu en train d'explorer. Enfin, pas explorer, ce n'est pas le terme, mais c'est vrai que justement d'avoir un petit peu, juste en essayant en tant que passif, diffĂ©rentes physiologies, on va dire, de pĂ©nis des plus petits aux plus grands. Et c'est vrai que ça a Ă©tĂ© intĂ©ressant, justement, de ce parcours qui, justement, dans la façon dont je me suis mis Ă  rechercher et Ă  explorer mon plaisir anal, en fait, de me rendre compte que finalement, ce n'Ă©tait pas une question… De longueur, peut-ĂȘtre un peu plus de largeur, je dirais, mais surtout de façon de s'en servir aussi, qui vient justement dĂ©connecter de ces questions de « tiens, moi j'ai tant » ou alors le mec qui t'envoie directement sa photo sur une appli de rencontre pour te dire « tu vas passer du moment avec moi parce que j'ai un gros but ». Ouais, non, en fait. C'est intĂ©ressant ce que vous dites tous les deux, parce que j'ai menĂ© un sondage sur ce fameux groupe WhatsApp dont je parlais, donc les auditeurs, et ils sont assez d'accord avec vous. J'ai posĂ© la question, peux-tu avoir du plaisir, quelle que soit la taille de la bite de ton partenaire, Ă  82% de ces 310 personnes qui ont rĂ©pondu, c'est 82% de oui ? Donc les gens sont d'accord, la taille n'impacte pas tant que ça mon plaisir. En revanche, est-ce que la grosse bite fait partie de ton fantasme ? Tu as Ă  peu prĂšs le mĂȘme chiffre, 79%, qui disent beaucoup ou un peu. Tu vois, on a Florian qui a un bol un peu dĂ©faillant, non ? Non, mais tu me le refais ou pas ? Ouais, non, c'est moi qui ai mal entendu. Ouais, je trouve ça… Vous en pensez quoi de ce chiffre ? C'est que d'un cĂŽtĂ©… Enfin, moi, je me retrouve dans cette rĂ©ponse des auditeurs sur WhatsApp. Il y a plusieurs… Florian, justement, tu hoches de la tĂȘte. Veux-tu dire une bafouille ? Oui, c'est ce qu'on se partageait aussi dans la discussion avant l'enregistrement. Moi, je sais qu'un gros gourdin, pour prendre une image comme ça… GuerriĂšre ? Oui, c'est vrai, je n'y avais pas pensĂ©. Mais en tout cas, aussi pour renvoyer au fait que l'Ă©paisseur compte aussi dans l'impression visuelle. Et… Je crois que ça m'impressionne parce que c'est ce que je ne suis pas. Mon pĂ©nis, il n'est pas comme ça. Mais du coup, ça m'impressionne au sauna et ça va me provoquer une rĂ©action. Ça va m'Ă©mouvoir. Donc, lorsque tu vois un pĂ©nis pas en Ă©rection ou en Ă©rection, kiff-kiff ? En Ă©rection un peu plus que… pas en Ă©rection, ça peut ĂȘtre pas en Ă©rection, mais c'est avant tout un pĂ©nis en Ă©rection, par exemple dans la salle principale du hamam au SonagĂ©, c'est sĂ»r qu'un gros pĂ©nis en Ă©rection va avoir, et surtout si ça va avec une attitude qu'il a avec, ça va m'Ă©mouvoir, ça va capter mon attention. alors qu'en fait c'est pas enfin je pense que ça va me plaire du coup de me masturber face Ă  ce pĂ©nis lĂ  mais par contre de lui faire une fellation ou encore plus d'envisager du coup le fait d'ĂȘtre rĂ©ceptif finalement ça va ĂȘtre beaucoup plus compliquĂ© quoi ça veut dire quoi ça va ĂȘtre plus compliquĂ© ? ça va ĂȘtre trop gros par rapport Ă  ce que je suis capable d'accueillir quoi Ok. Du coup, ça t'excite plus, c'est-Ă -dire l'idĂ©e et l'image t'excitent, mais la rĂ©alisation de l'acte sexuel, du coup, ça te fait pas kiffer, t'as mal, quoi ? Sauf si c'est la masturbation mutuelle. Mais en tout cas, c'est plus l'image… En gĂ©nĂ©ral, je suis plus attirĂ©, excitĂ© par l'image de la pĂ©nĂ©tration, rĂ©ceptive en tout cas, et aussi peut-ĂȘtre active, entre guillemets, que par sa rĂ©alisation concrĂšte aussi. Moi, ça renvoie Ă  ça, c'est qu'en fait… Je crois qu'on a beaucoup d'images autour de nous de cet acte-lĂ , et je pense qu'on a beaucoup appris Ă  ressentir l'excitation par rapport Ă  ça. Dans le porno ? Dans le porno, notamment. Ça revient beaucoup. C'est une image qui m'excite, mais en termes de partage de sensations, c'est souvent pas la pratique, moi, dans mon expĂ©rience, la plus intĂ©ressante, en fait. VoilĂ . Dans ton kiff sexuel, la pĂ©nĂ©tration ne fait pas partie de ton top de pratiques qui te fait le plus avoir de plaisir. C'est ça que j'ai bien compris. Non, c'est-Ă -dire que face Ă  un homme qui a un gros pĂ©nis, je vais m'imaginer des choses qui vont m'exciter en termes de pĂ©nĂ©tration. Mais je crois qu'avec la maturitĂ© maintenant, je sais que j'ai appris Ă  le dissocier des pratiques que je pourrais avoir avec cet homme-lĂ . De fait, je ne suis pas capable d'accueillir un gros pĂ©nis. Ok. Plusieurs bols te valident. Je ne suis pas capable d'accueillir un tel pĂ©nis. Ça veut dire que tu ne te dilates pas, ça te fait mal. Alors, en fait, j'ai Ă©tĂ© inspirĂ©, on en avait discutĂ©, mais j'Ă©tais inspirĂ© par un de tes podcasts qui m'a donnĂ© une piste. C'est qu'en fait, je galĂšre avec des proctologues depuis trĂšs longtemps. C'est qu'en fait, j'ai eu une… On sort de la question du pĂ©nis. Enfin, c'est toujours la question du pĂ©nis, mais c'est de l'accueillir. C'est pas d'en avoir un ou pas. Mais c'est que j'ai une fissure anale qui mĂ©rite, je crois, une opĂ©ration. Et mon proctologue ne me l'a pas dit. Ah, donc tu as Ă©coutĂ© l'Ă©pisode avec… J'ai oubliĂ© son prĂ©nom. Mais non, moi, je le connais parce que c'est Roland Garros. C'est AurĂ©lien Garros. Tu sais, au dĂ©but de l'Ă©pisode, je lui dis, je m'appelle Guillaume Bonnet comme un chapeau. Il me dit, je m'appelle AurĂ©lien Garros comme Roland Garros. Bon, moyen mnĂ©motechnique, comme ça, les gens vont se souvenir. Il est Ă  Lyon. Mais on a le projet de faire un annuaire de professionnels recommandĂ©s par les auditeurs. Donc, il existe des annuaires. Mais moi, j'aimerais que ça soit des proctologues. Moi, j'en ai une Ă  Paris Ă  te conseiller vivement. Et qui, dans ses questions, Ă©tait gay-friendly, j'ai trouvĂ©. Et qui, dans sa pratique, c'est-Ă -dire, elle expliquait tout ce qu'elle faisait avant de le faire. Elle m'a fait un toucher rectal, mais en me prĂ©venant Ă  deux moments. C'Ă©tait une expĂ©rience complĂštement diffĂ©rente d'un autre proctologue, oĂč en gros, il te touche un peu partout sans t'annoncer. Et je trouve ça assez… CĂ©dric, j'ai vu ta main. Mais du coup, toi, tu dis au-delĂ  du gros ou du petit pĂ©nis. Je pense que mon anatomie fait que d'abord, je dois rĂ©parer et que peut-ĂȘtre ce qui me fait mal, c'est moins la taille que cette fissure, c'est ça ? La fissure joue sur le type de taille que je peux accueillir. Tu penses ? Je pense. Parce que moi, dans mon imaginaire, la fissure, elle est rĂ©activĂ©e par toute stimulation de la zone, petite ou grande. Ça va se refaire mal. Mais je ne suis pas mĂ©decin, mais c'est mon imaginaire. Et c'Ă©tait un peu ça que je me demandais. C'est dans quelle mesure aussi… J'ai dĂ©jĂ , perso, moi, Guillaume, j'ai dĂ©jĂ  eu mal en me faisant pĂ©nĂ©trer par un sexe de taille… moyenne mais donc du coup comme j'aime j'ai pas pris un double dĂ©cimĂštre mais je dirais je sais pas 15 centimĂštres j'ai dĂ©jĂ  eu mal parce que psychologiquement j'Ă©tais pas lĂ  j'Ă©tais pas bien ou j'avais pas envie alors que j'ai dĂ©jĂ  eu des pĂ©nis genre 20 centimĂštres ça rentrait comme dans du beurre si vous me permettez mĂȘme si on est pas dans le pays du beurre ici c'est quoi le truc facile Ă  pĂ©nĂ©trer Ă  Lille ? Vous n'avez pas de micro ? J'ai proposĂ© le Welsh. Tu m'expliques ce que c'est, moi le Parisien ? Alors c'est un plat… Tout le monde rigole. Il n'y a pas besoin de bol lĂ , tout le monde est d'accord. C'est un plat, une grande tranche de pain avec de la biĂšre, arrosĂ©e de biĂšre. Ensuite recouvert de cheddar, c'est ça ? Avec parfois un oeuf ou un sac hachĂ©. Et tu mets tout ça au four et aprĂšs tu dĂ©gustes. Je sais ce que je mange ce soir. Perso, je ne souhaite pas mettre mon pĂ©nis dedans. Je te laisse. Je ne l'ai jamais fait encore. Pour le moment. Exactement. Non, mais vous voyez ce que je veux dire. CĂ©dric, tu avais la main levĂ©e, mais je me posais aussi cette question de ce que Florian disait. Je trouve ça trĂšs chouette. Il y a tout notre imaginaire sexuel oĂč la grosse bite, on a envie, on a envie. Puis aprĂšs, dans le quotidien et la rĂ©alitĂ©, c'est une autre affaire. Et moi, j'ai aussi observĂ© que parfois, je me dis que la taille est ce qui me fait mal. Alors que j'ai observĂ©, lĂ  c'est l'exemple que je donnais, que la psychologie joue beaucoup son rĂŽle. C'est mon avis. CĂ©dric, tu voulais rebondir ? En fait, je voulais rebondir sur la question… On se rend bien compte, effectivement, sur la question de la pĂ©nĂ©tration, que malgrĂ© tout, l'anus, le pĂ©nis est connectĂ© en termes de questions de santĂ©, de questions de bien-ĂȘtre aussi et de bonne santĂ©. Et inversement, qu'on peut avoir des difficultĂ©s, comme tu l'exprimais, avec des difficultĂ©s de santĂ© anale, on va dire. Mais aussi, on peut avoir des personnes qui sont bien dotĂ©es, qui peuvent avoir des difficultĂ©s Ă  avoir un rapport en tant qu'actif, parce qu'elles ont peur de blesser l'autre aussi. Et ça, c'est quelque chose qui est intĂ©ressant, parce qu'autant on a un blocage qui… qui est justifiĂ©, lĂ , dans ce que tu expliques. Et de l'autre cĂŽtĂ© aussi, on va avoir une espĂšce de blocage qui va se mettre en place. VoilĂ , donc comme quoi aussi, j'enfonce des portes ouvertes, mais c'est juste que je voulais rĂ©agir Ă  ça. Alors, je vais t'inviter, parce que le « on », je ne sais pas si tu parles d'une idĂ©e que tu as entendue ou si tu parles de toi. LĂ , c'est dans ton expĂ©rience ? Alors je pense Ă  deux situations, une situation personnelle et une situation que j'ai vĂ©cue, j'ai fait 7 ans de prĂ©vention en fait, j'ai fait de la prĂ©vention en santĂ© sexuelle en fait, donc j'avais beaucoup d'Ă©changes avec les personnes que j'accueillais, donc j'Ă©tais trĂšs souvent Ă  part les culs quoi, mais voilĂ  aussi, et c'est vrai que j'ai eu le cas d'une personne… Qui m'a fait part de ça et avec une trĂšs, trĂšs grande souffrance. C'est vrai que ça m'a fait penser tout de suite Ă  ce partage. J'ai un auditeur qui m'a envoyĂ© exactement ça comme message. J'ai dĂ©jĂ  eu des remarques de partenaires qui m'ont fait part de leur peur d'avoir la mienne dans le Ă©moji pĂȘche. J'ai du coup pas mal complexĂ© et me suis contentĂ© de la position de personne pĂ©nĂ©trĂ©e. Je suppose, sĂ»rement faussement, qu'Ă  cette Ă©poque j'avais des partenaires peut-ĂȘtre avec une peur d'ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ© tout court et d'une homophobie internalisĂ©e. J'ai du coup eu beaucoup de rĂ©ticence Ă  sortir mon engin. Ce Ă  quoi du coup, je crois qu'il m'a contactĂ© sur WhatsApp ou… Bon, on s'en fout. Mais je lui ai demandĂ©, est-ce que tu es Ă  l'aise de dire la taille de ton pĂ©nis ? Et la deuxiĂšme question que je lui ai posĂ©e, c'est comment tu la mesures ? Avec un peu, moi, mon intuition, c'est aussi un enjeu de… En fait, on ne sait peut-ĂȘtre pas mesurer nos pĂ©nis et… Bon, on s'en fout. Il m'a dit 20 cm depuis la base du pĂ©nis au niveau du bas-ventre. Et il dit, je ne la trouve pas Ă©norme depuis mon angle de vue. Il a rajoutĂ© ça, je le lis. Mais je trouve ça intĂ©ressant et il y a un autre auditeur qui m'a dit « Quand j'Ă©tais plus jeune, je sais que ça posait problĂšme Ă  un partenaire et j'avais mĂȘme fait des recherches sur des opĂ©rations de rĂ©duction. Mais je crois avoir vite abandonnĂ© l'idĂ©e. Finalement, ça m'a peu dĂ©rangĂ© par la suite avec d'autres partenaires. Ce qui m'amĂšne Ă  nouveau dans cette crainte aujourd'hui, c'est que mon chĂ©ri a eu un abcĂšs anal il y a peu. » Je compte sur ta discrĂ©tion pour mon anonymat lĂ -dessus. Oui, non, mais je ne dis pas les prĂ©noms. C'est le 064. Et forcĂ©ment, ça rĂ©veille un peu la crainte de lui faire mal. Il faudrait que j'Ă©coute l'Ă©pisode Sodomie, comment ne plus avoir mal et peut-ĂȘtre celui de la fissure anale. Tout Ă  fait. Je… Non et franchement AurĂ©lien Garros, moi j'ai adorĂ© l'Ă©change avec lui, je le trouve compĂ©tent, c'est un genre trentenaire, gay, proctologue et je trouve qu'il a un propos mĂ©dical pas du tout militant mais c'est un des rares Ă  commencer Ă  se renseigner et Ă  faire des Ă©tudes sur cette question de la santĂ© sexuelle, c'est-Ă -dire… Les proctologues jusqu'Ă  prĂ©sent, ils Ă©taient bien entendu formĂ©s aux IST et Ă  leurs consĂ©quences. C'est-Ă -dire que si vous allez chez un proctologue, il sait ce que c'est des hĂ©morroĂŻdes. Bien entendu, ce n'est pas une IST. Chlamydia et autres, on est d'accord. En revanche, si tu n'as pas une IST, le proctologue Ă©tait incapable de te dire… l'impact de ce qui se passe pour toi sur ta santĂ© sexuelle anale. Est-ce que je vais pouvoir me faire sodomiser ou pas ? En tout cas, ils n'Ă©taient pas formĂ©s. Et lui, AurĂ©lien Garros, sur les Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents, il faut remonter le fil du podcast, c'est le premier Ă  avoir créé avec d'autres le module du diplĂŽme de proctologie. Donc depuis ce janvier-lĂ , 2024, ça y est, les proctologues futurs sont formĂ©s avec un module. Putain, lĂ , il y a Christophe qui n'a pas fait tenter son bol, mais qui a fait genre, oh lĂ  lĂ , on est… Ça fait un peu peur quand mĂȘme, parce que… C'est ouf, hein ? Combien de proctologues sont sortis des Ă©tudes depuis janvier ? Pas beaucoup, si tu veux. Non, ils sont en train de faire le module d'AurĂ©lien. Mais je pense Ă  Florian et notamment Ă … Je prĂ©conise quoi Ă  un patient qui a une fissure anale et qui a une sexualitĂ© anale ? Il faut bien que je sache comment la sexualitĂ© anale impacte hors IST, tu vois. Et notamment ce que AurĂ©lien dit dans le podcast, c'est qu'un patient sur deux aprĂšs chirurgie au niveau anal, quel que soit le geste chirurgical, n'a plus d'activitĂ© sexuelle un an aprĂšs la chirurgie. Attention, peut-ĂȘtre que deux ans aprĂšs… Les gens ont repris. On ne peut pas tirer de conclusion. Mais il y a quand mĂȘme un enjeu. Et moi, j'avais rencontrĂ© un de mes partenaires sexuels qui, dans le geste chirurgical anal qui avait Ă©tĂ© fait sur lui, Ă©tait devenu ultra serrĂ©. Et genre, j'ai doigtĂ© pendant mille ans. Il Ă©tait bien. Il Ă©tait heureux. Il n'avait pas Ă©coutĂ© mes podcasts car il ne parlait pas français. Donc, je l'ai engueulĂ©, bien sĂ»r. Non, mais en vrai, tu vois, on a pris un temps de qualitĂ©. Il y avait peut-ĂȘtre d'autres blocages psychologiques que je n'ai pas compris et tout. Mais c'est la premiĂšre fois que je voyais qu'anatomiquement parlant, son anus Ă©tait genre ultra serrĂ©. Et il me dit, depuis que j'ai eu une intervention pour les hĂ©morroĂŻdes, je ne peux plus me faire pĂ©nĂ©trer. Et que le geste chirurgical a Ă©tĂ© fait sans qu'on lui dise l'impact possible sur sa sexualitĂ© anale. C'est un sujet qui n'avait pas Ă©tĂ© abordĂ© avec son proctologue, l'impact possible sur la sexualitĂ© anale. Ok, parenthĂšse fermĂ©e. Du coup, moi, j'ai complĂštement perdu le fil de mon… J'ai Florian qui me fait tout un tas de gestes. Vas-y, dis ! Je ne voulais pas… On dĂ©vie peut-ĂȘtre du thĂšme, mais ce que je trouve difficile avec les proctologues, c'est de rendre lĂ©gitime le fait du plaisir anal. Le fait que je viens pour le plaisir anal comme si… Je sens qu'on me renvoie Ă  l'idĂ©e que ce n'est pas trop un sujet mĂ©dical, finalement, le plaisir anal. Oui, complĂštement. Sans transition, une autre question du sondage que j'ai trouvĂ© vachement intĂ©ressante. Les deux questions que j'ai trouvĂ©es vachement intĂ©ressantes. Franchement, j'Ă©tais trop content parce que sur WhatsApp, tu as 310 personnes qui ont rĂ©pondu sur une communautĂ© de 320 personnes. J'Ă©tais vachement content. Et je suis sur WhatsApp parce que les algorithmes des rĂ©seaux sociaux Instagram et TikTok me bannissent, pensant que lĂ , j'ai Ă©tĂ© banni pour… Comment on appelle ça ? Quand tu frappes un enfant ? Maltraitance infantile ? alors franchement moi quand tu me bannis c'est parce que tu crois que c'est de la pornographie et non de la sexologie je veux bien mais bon j'ai jamais utilisĂ© aucune image d'enfant ou que sais-je et nuditĂ© d'enfant donc c'est pour ça qu'on est sur whatsapp parce que lĂ  je suis pas banni sur whatsapp je demande est-ce que tu as est-ce que la grosse bite est un fantasme donc je vous disais Ă  80% c'est beaucoup ou un peu et est-ce que tu as dĂ©jĂ  pensĂ© que ta bite n'Ă©tait pas assez grosse et 70% a rĂ©pondu oui Et est-ce que tu as dĂ©jĂ  Ă©tĂ© complexĂ© par la taille de ta bite ? Est-ce que tu as un complexe sur la taille de ta bite ? Et c'est moite-moite en gros. 54%, pas du tout. 46%, un peu ou beaucoup. Et c'est ces deux chiffres que je voulais mettre en parallĂšle et sur lesquels je voulais faire rĂ©agir. Moite-moite en gros, 56, 44 sur est-ce que ça me complexe ou pas. En revanche, une majoritĂ© 80%. 70% oui j'ai dĂ©jĂ  pensĂ© que ma bite n'Ă©tait pas assez grosse ce que je trouve ĂȘtre intĂ©ressant ça veut dire que que ça soit Ă©tiquetĂ© complexe ou pas on est une majoritĂ© Ă  s'ĂȘtre dĂ©jĂ  dit lors d'un rapport ou en dehors que la bite n'Ă©tait pas assez grosse c'est votre cas ou pas ? dans les gens qui n'ont pas encore parlĂ© qui aimeraient prendre la parole mais qui n'osent pas mais qui ne sont pas obligĂ©s Écoute, je prends la parole. Ça m'a beaucoup parlĂ© ce sondage parce que je pense qu'Ă  n'importe quel moment dans notre vie, forcĂ©ment on se compare. J'ai mĂȘme envie de dire c'est humain. On compare nos qualitĂ©s, on compare nos forces, nos faiblesses et forcĂ©ment notre anatomie aussi, ça fait partie de ce jeu-lĂ  de dĂ©couverte. Et je pense qu'il y a tout un processus d'acceptation de soi sur l'image de soi aussi Ă  travers l'image du pĂ©nis, qui est hyper intĂ©ressante. Et aussi, comme je disais, cette dĂ©couverte-lĂ  Ă  travers diffĂ©rents partenaires, on n'a pas du tout le mĂȘme discours, le mĂȘme ressenti. Surtout quand tu poses aussi la question au partenaire, est-ce que tu as aimĂ© ? Et moi, j'aime bien poser cette question quand mĂȘme pour avoir un peu le retour de l'autre. Et j'ai aussi l'expĂ©rience, moi, d'avoir pu coucher avec des nanas et des hommes. Et ce qui m'a le plus choquĂ©, finalement, c'est avec les nanas. Dans le sens oĂč… les nanas me disaient bah ouais grave c'est trop bien et tout et j'Ă©tais un petit peu choquĂ© en me disant ah ouais ah bah ok enfin je sais pas que je l'ai pas vu mais je pensais pas que j'Ă©tais capable de donner autant de plaisir et dans ma dĂ©couverte de la sexualitĂ© avec les hommes ce qui s'est passĂ© aussi c'est bah c'est le mĂȘme questionnement mais avec beaucoup plus quand mĂȘme de confiance en disant bon bah de toute façon j'ai vu qu'avec les nanas ça va y'a pas de raison que ça se passe pas bien avec d'autres hommes Et il y a eu aussi des comparaisons d'engins, cette fois-ci direct dans les rapports, en disant « Ah ouais, je vois l'autre avec vraiment littĂ©ralement une grosse bite ». Alors si on remet l'angle de la mesure, c'est quoi pour toi ? Je ne sais plus, quelqu'un a parlĂ© aussi de la taille et de la grosseur. Moi, ce qui me choque plus, c'est la grosseur. L'Ă©paisseur. Oui, l'Ă©paisseur. Visuellement, on voit une barre de mĂ©tro. Je pense que ça parle Ă  tout le monde, une barre de mĂ©tro. Du mĂ©tro lilois ou du mĂ©tro parisien ? Je ne sais pas s'il y a une diffĂ©rence de taille. Soyons spĂ©cifiques. Une barre de mĂ©tro, franchement, sur le coup, ça me fait peur. Je rejoins Florian quand il disait tout Ă  l'heure, il y a l'objet du fantasme. Ouais, une gros de bite, ça m'excite. Mais au moment oĂč tu es Ă  l'instant T avec la personne et tu vois une barre de mĂ©tro… Franchement, concrĂštement, je me pose trois fois la question si c'est vraiment ce que j'ai envie. Du moins dans cette dĂ©couverte que j'ai eue par rapport au plaisir anal. Moi, pour ma part, je me suis ouvert vraiment trĂšs rĂ©cemment, c'est-Ă -dire le mois dernier, pour ĂȘtre honnĂȘte. Et j'ai eu tout un processus, peut-ĂȘtre inconscient oĂč j'attirais Ă  moi des grosses bites parce que j'Ă©tais peut-ĂȘtre pas prĂȘt Ă  ce moment-lĂ . Ça peut, pourquoi pas ? Et au moment oĂč je me suis senti prĂȘt, j'ai eu une bite que je trouvais normale. Alors quand je dis normale, c'est peut-ĂȘtre 15 centimĂštres. En grosseur, c'est quoi ? Tu dirais quoi, toi ? Une demi-barre de mĂ©tro. VoilĂ , une barre de mĂ©tro beaucoup plus rĂ©duite. Non, une carotte. Non, mais il y a des carottes de toute taille. Ouais. une carotte qui n'est pas une baby carotte je vois une piĂšce de 2 euros mais plus grande tu vois ça serait ça et en fait ça s'est fait vraiment naturellement bon aprĂšs le contexte j'Ă©tais alcoolisĂ© ça m'a beaucoup aidĂ© sur les pleurs de la pĂ©nĂ©tration j'avoue mais en fait je me suis dit bah j'ai eu aucune douleur alors que j'avais peur de cette douleur que je voyais Ă  travers ce gros chibre cette grosse bite dis non mais ça ça rentrera jamais et je vais avoir hyper mal et finalement bah le fait peut-ĂȘtre d'avoir eu un pĂ©nis que je considĂšre moi normal ça t'a dĂ©tendu ouais ça m'a complĂštement ouvert me dit bah en fait lĂ  dans l'expĂ©rience je me dis bah ça m'a plu j'ai eu du plaisir enfin du moins je commence Ă  comprendre comment ça fonctionne et je suis peut-ĂȘtre prĂȘt maintenant Ă  me dire si ça ça passe dĂ©jĂ  de ne plus faire avec de l'alcool je me dis lĂ  j'aimerais bien ĂȘtre conscient et de dire bah ouais voir par la suite comment je peux apprivoiser un engin que je trouve gros dans ce blocage psychologique mais ça ça rentrera jamais voilĂ  Tu peux me ramener, je crois que je n'ai pas bien compris, quand tu comparais tes relations sexuelles avec des femmes et tes relations sexuelles avec des hommes, oĂč les meufs te disent « Ah ouais, c'Ă©tait vachement bien quand tu m'as pĂ©nĂ©trĂ© ». Et j'ai l'impression que tu l'opposais Ă  quelque chose avec les hommes et je n'ai pas bien compris. Oui, tu fais bien de prĂ©ciser. En fait, je le vois surtout par rapport au vagin, oĂč le vagin s'adapte plus facilement aussi Ă  la taille. C'est un muscle, ça accueille quand mĂȘme un bĂ©bĂ©, donc ça sort. Il y a vraiment l'image d'un muscle qui se contracte. Et j'avais peut-ĂȘtre l'image de l'anus qui Ă©tait beaucoup plus serrĂ© et qui avait moins cet effet dilatation possible. Moi, c'Ă©tait la croyance que j'avais, je pense, enfouie et qui, finalement, je me rends compte que non, en fait. Quand tu as un mec qui est capable de se faire fister, c'est peut-ĂȘtre aussi gros que la tĂȘte d'un bĂ©bĂ©. Je me dis finalement, voilĂ , ça peut passer aussi. D'accord. Quelqu'un d'autre a une… On parle beaucoup effectivement de la taille de la bite sur les applis de rencontre, etc. Je pense que les gens ont dĂ©jĂ  de base des a priori et une vision des choses qui est complĂštement biaisĂ©e. Parce que tu as dit tout Ă  l'heure, une taille de bite moyenne, c'est 15 centimĂštres. Il se trouve que c'est absolument ça, la rĂ©alitĂ© ? C'est la taille moyenne d'une verge en Ă©rection, c'est 15 cm effectivement. En quoi es-tu une autoritĂ© Adrien ? Je suis chirurgien urologue et andrologue, donc je m'occupe de sexualitĂ© masculine. Et donc effectivement, il y a des gens pour qui qui vont te dire que 15 cm c'est une petite bite. Pourquoi ? Parce qu'ils sont biberonnĂ©s au porno, etc. Ils vont avoir ce biais oĂč, du coup, sur les applis de rencontre, ils vont chercher Dom Topixel et pas quelqu'un qui ne se venterait pas de ça, entre guillemets. Donc effectivement, je pense que ça, ça biaise un petit peu les choses. Ça va jusqu'au point oĂč il y a des gens qui n'osent pas avoir une sexualitĂ© pĂ©nĂ©trante parce qu'ils considĂšrent qu'ils n'ont pas une suffisamment grosse bite. Ils deviennent un petit peu pĂ©nĂ©trĂ©s par dĂ©faut parce qu'ils ont une vision d'eux-mĂȘmes qui est complĂštement biaisĂ©e, complĂštement dĂ©formĂ©e. Et je pense que c'est quelque chose qui nuit Ă  leur santĂ© sexuelle, Ă  leur Ă©panouissement, etc. ComplĂštement. J'ai reçu plein de messages de gens qui disent exactement ça. Oui, c'est un gros complexe, surtout quand t'es en dessous de la moyenne, ça bloque pour faire des rencontres. On m'a dĂ©jĂ  fait des rĂ©flexions, comme si j'avais choisi la taille sur un catalogue. Du coup, dans une relation ou une rencontre Ou une rencontre, le sexe n'est pas prioritaire, sinon je fuis. Un complexe depuis l'adolescence, du vestiaire au lycĂ©e et Ă  aujourd'hui. Le sujet du vestiaire, c'est-Ă -dire on se dĂ©shabille et on compare nos bites… revient Ă©normĂ©ment. Et sinon, aprĂšs, Ă©normĂ©ment de mentions de l'hĂ©ritage du porno ancrĂ© dans mon inconscient, dit un auditeur. Et c'est quelque chose qui m'a toujours complexĂ© et qui a Ă©tĂ© trĂšs difficile pour moi dans l'acceptation de ma sexualitĂ©. Et aprĂšs, tout un tas de gens qui, en effet, disent « Puisque mon sexe, je le crois pas assez gros, je vais ĂȘtre que pĂ©nĂ©trĂ©. » Et donc, tu disais, toi, Adrien, en tant que chirurgien urologue, oui, 15 centimĂštres, c'est la moyenne. Strictement moyenne. Ok, donc je commence, je mets la rĂšgle ou mon… Moi, j'ai un mĂštre. À l'angle entre le fourreau de la verge et le pubis, quoi. À l'angle entre le fourreau… Alors, attends, on est dans un film de cap et d'Ă©pĂ©e ? La racine de la bite et le pubis. OK, donc la racine de ma bite, c'est genre lĂ  oĂč il y a mon corps, genre lĂ  oĂč il y a mon… Oui, exactement. Enfin, je ne sais pas comment… Pubis. Mon pubis, c'est quoi le pubis ? Le pubis, c'est un os, mais c'est Ă  cet endroit-lĂ  oĂč on bat du ventre. Tout Ă  fait. Donc, je ne vais pas vers le fond. Alors, non. Parce que non, mais pourquoi ça rigole ? Ça se fout de moi, Christophe ? Non, mais c'est juste que tu veux dĂ©jĂ  aller au fond. on va commencer au dĂ©but non mais en fait j'arrive pas Ă  dire avec des mots je comprends ce que tu veux dire je peux commencer par un peu aprĂšs des couilles non je vois pas ce que tu voulais dire alors vas-y dis moi ce que tu veux simplement je te dis qu'il y a des hommes qui peuvent avoir de la graisse au niveau Ă  cet endroit lĂ  donc effectivement il faut appuyer parce qu'il y a une partie de la verge qui est un petit peu enfouie dans le pubis la graisse Ă  ce niveau lĂ  la fameuse astuce de je me rase les poils et j'ai ma bite qui a l'air d'ĂȘtre plus grosse hashtag astuce Florian est trĂšs intĂ©ressĂ© il fait son petit bol ok et le 15 cm vient d'oĂč ? vous avez un document entre chirurgiens ? un google doc ? un document partagĂ© ? il y a Ă©normĂ©ment d'Ă©tudes qui ont Ă©tĂ© faites sur la taille de la bite c'est quelque chose qui est remis Ă  jour si je ne dis pas de bĂȘtises la derniĂšre Ă©tude lĂ -dessus qui est trĂšs sĂ©rieuse date de 2021 donc c'est quand mĂȘme relativement rĂ©cent Et ce qui est assez frappant par rapport aux derniĂšres annĂ©es, c'est qu'on s'est rendu compte que la taille moyenne de la verge des ĂȘtres humains augmente avec le temps. Et donc, cette Ă©tude, c'est vous, c'est des professionnels qui mesurent ma bite en Ă©rection ? Exactement. Parce que, tu es d'accord ? Ça se fait sur, effectivement, il faut que ça s'appuie sur plusieurs Ă©tudes. En fait, c'est un condensĂ© de plusieurs Ă©tudes. Et pour que les Ă©tudes soient de bonne qualitĂ©, effectivement, ce n'est pas toi tout seul dans ta salle de bain qui te mesure. C'est une mesure, entre guillemets, on va dire objective. Ok. Et alors pourquoi, Adrien, nos bites grandissent ? Alors on sait pas exactement. Est-ce qu'on tire dessus ? Non, mais probablement c'est des choses un peu moins rĂ©jouissantes, c'est probablement des perturbateurs endocriniens, des choses comme ça. Ah bah du coup j'ai moins envie de faire des blagues. Tu m'as cassĂ©. Non, c'est important. C'est-Ă -dire la pollution, la chimie, les additifs. Je ne pourrais pas te dire exactement, mais effectivement, c'est quelque chose qu'on a remarquĂ©. Si je ne dis pas de bĂȘtises, une des derniĂšres Ă©tudes, c'Ă©tait plutĂŽt aux alentours de 13 centimĂštres. En Ă©rection, la taille moyenne. Tu m'as perdu, je croyais que c'Ă©tait 15. Maintenant c'est 15, mais sur la derniĂšre Ă©tude qui avait Ă©tĂ© faite, la moyenne c'Ă©tait 13. Quel est l'intĂ©rĂȘt de faire une Ă©tude si on ne regarde pas comment les facteurs Ă©voluent ? Vous, vous ĂȘtes juste en mode je veux les centimĂštres, et ça sert Ă  quoi une telle Ă©tude ? Pour avoir une vision Ă  un moment de quelle est la taille de la bite d'un homme, en moyenne. Et le corps mĂ©dical fait ça sur les autres parties du corps ? Vous mesurez les bras pour savoir… Je ne pourrais pas te dire. Ce n'est pas mon domaine d'exercice. Du coup, je trouve ça trop bizarre de faire une Ă©tude sans checker d'autres facteurs pour comprendre son Ă©volution. Tu n'es pas en charge de l'Ă©tude. Non, bien sĂ»r. Mais c'est quelque chose de trĂšs difficile. À mon avis, c'est tellement multifactariel. Il y a tellement de choses qui interviennent lĂ -dedans. Et encore une fois, comme je te dis, on ne sait pas exactement. C'est ouf. Peut-ĂȘtre qu'Ă  un moment, on se rendra compte de quelque chose. Ok, j'ai un auditeur qui dit qu'il est nouveau sur le monde des apps de rencontre parce qu'il Ă©tait hĂ©tĂ©ro avant ou que sais-je. Et il dit on se rend vite compte sur les applis que la taille compte. Alors tu finis par trouver le bon angle pour prendre ta tub en photo pour la rendre plus longue. Est-ce que vous avez dĂ©jĂ  fait ça ? Moi j'ai dĂ©jĂ  fait ça. Mon petit bol ! Faites plus fort vos bols parce que je les entends pas en vrai. Waouh, waouh, waouh. Donc l'intĂ©gralitĂ© de notre groupe a dĂ©jĂ  fait attention de comment je prends ma photo… Non, ma bite en photo pour qu'elle ait l'air un peu plus grosse. D'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, c'est essayer de trouver un angle flatteur. Mais c'est comme quand tu te prends en photo une autre partie du corps, j'ai envie de dire. TrĂšs bien, Adrien. Et tu finis par complexer en constatant que la plupart des mecs que tu rencontres en ont une plus grosse que toi. Bref, heureusement, tu en rencontres aussi avec des bites Ă  ta mesure et d'autres qui s'en foutent. Les gars que j'ai rencontrĂ©s tout au long de ces annĂ©es m'ont amenĂ© Ă  la conclusion que j'Ă©tais dans la moyenne basse de mes frĂ©quentations, mais dans la norme des Ă©tudes sur la taille moyenne des occidentaux. Pourtant, encore aujourd'hui, ça reste un complexe dont il est difficile de se dĂ©faire, alors mĂȘme que je suis passif quasi exclusivement. Je trouve ça ouf, ouais. Christophe veut dire une bafouille. Oui, tout Ă  l'heure, on incriminait un peu tous le porno, en disant qu'on Ă©tait influencĂ©s par le porno. Mais je pose une question toute simple. Est-ce qu'on n'est pas noyĂ©s ? Dans cette imagerie-lĂ , est-ce que l'imagerie gay, elle ne se nourrit pas de ça, justement ? Comme on voit des dessinateurs comme Tom of Holland, qui reprĂ©sentent aussi des personnages avec des gros sexes, etc. Toute l'imagerie gay, elle se nourrit de ça. Parce que c'est quelque chose aussi qui est important dans nos vies, mĂȘme si chez les hĂ©tĂ©ros c'est pareil, mais c'est peut-ĂȘtre plus assumĂ© chez les gays. Et du coup, on met ça en avant. Pourquoi tu mentionnes Tom of Holland et tu veux dire un peu ce que ça t'inspire ? C'est un artiste ? Oui, c'est un artiste hollandais. Tu n'as pas besoin d'ĂȘtre exact ? Ah, Finlande, pardon. Oui, je me suis trompĂ©, pardon. T'inquiĂšte. En fait, l'exactitude ne m'intĂ©resse pas, mais le fait que tu l'amĂšnes m'intĂ©resse. Qu'est-ce que ça Ă©voque pour toi, cet artiste ? Pour moi, c'est un artiste quand mĂȘme assez emblĂ©matique de la culture gay et qui est assez connu, je pense, de tout le monde ici. et qui a canourĂ© un peu l'imaginaire. Surtout quand on voit ses dessins au dĂ©part, quand on se dĂ©couvre gay, etc. On voit ses dessins. VoilĂ , on est un peu… Donc toi, tu as dĂ©couvert, tu as regardĂ© ses dessins dans ton enfance ? Non, non, non, pas dans mon enfance. Non, non, non, j'ai une enfance tout Ă  fait calme. Non, non, mais quand… Parce que tu dis on et tout. Et moi, j'essaie juste d'aller Ă  la rencontre. En gros, ce que je crois comprendre, c'est que toi, tu t'es abreuvĂ© d'images, dont notamment cet artiste. Or, cet artiste, il dessine des grosses bites. C'est ça que tu essayes de dire ou pas ? Quand on se dĂ©couvre gay, qu'on essaie d'explorer un petit peu cette communautĂ©. En jeu ? Je me permets et tout. Et non, je te rĂ©explique le concept. C'est que quand on Ă©coute la parole de quelqu'un et qu'il y a un « on », on n'arrive pas Ă  « on ». Je n'arrive pas et je dĂ©cide parce que c'est mon podcast. Mais je trouve que c'est vachement important. C'est que tu es reprĂ©sentatif de personne, mais tu es reprĂ©sentatif de toi et c'est super. Et l'idĂ©e, ça va ĂȘtre, moi, dans mon cheminement, voilĂ  ma petite opinion, mon petit avis, et qui est puissant et intĂ©ressant. Et ça te dĂ©tend aussi de me dire ce que tu ressens. Tout Ă  fait, tu as raison. Tu n'es pas un expert qui doit avoir l'air intelligent. Mais tu l'es, tu l'es, bien sĂ»r. Merci Guillaume. Quand j'ai explorĂ© un petit peu la communautĂ© gay, Enfin, la culture gay, plutĂŽt. Je suis tombĂ© sur cet artiste-lĂ , parmi d'autres. Et c'est vrai que c'est trĂšs visuel. Et ce qui est trĂšs visuel dans ces personnages, ce que j'ai ressenti, moi, comme trĂšs visuel, c'Ă©tait le fait d'avoir des personnages dĂ©jĂ  trĂšs musclĂ©s, trĂšs bien membrĂ©s, qui reprĂ©sentent un petit peu des archĂ©types. Et je pense qu'on est nourri d'archĂ©types. et ça c'est des dessins ou des photos ? ce sont des dessins vous ĂȘtes d'accord ? vous partagez le point de vue de Christophe ? on a du bol les bols peuvent ĂȘtre un peu plus puissants si on les veut au micro moi je gĂ©nĂ©ralise ah ouais donc tout le monde est sauf CĂ©dric et Vincent qui n'ont pas touchĂ© leur bol parce que vous n'ĂȘtes pas d'accord ou pas ? Si, je suis assez d'accord. Mon imaginaire gay est nĂ© dans le porno parce que c'Ă©tait, je pense, le mĂ©dia le plus facilement accessible en gĂ©nĂ©ral. J'aurais mĂȘme tendance Ă  dire qu'au final, la vision du sexe, c'Ă©tait presque la seule maniĂšre… qui avait, pour moi, en Ă©tant adolescent, d'imaginer ce que c'Ă©tait que deux hommes qui ont une relation, en fait. Et je pense que c'est aussi pour ça, et lĂ  je sors du jeu, enfin non, je reste dans le jeu, mais je veux dire, je pense que c'est aussi pour ça que la taille de la bite, c'est peut-ĂȘtre aussi une question aussi prĂ©valente dans la communautĂ© homosexuelle, alors qu'elle l'est peut-ĂȘtre un peu moins pour la communautĂ© hĂ©tĂ©rosexuelle, je pense. Parce qu'ils sont sĂ»rement moins baignĂ© dans la pornographie Ă  un Ăąge aussi jeune que le nĂŽtre en gĂ©nĂ©ral c'est ce que j'aurais tendance Ă  croire moi je suis pas du tout d'accord avec toi Mais d'autres sont d'accord avec toi. Moi, j'ai vraiment l'impression que c'est kiff-kiff. Il n'y a pas de… Genre, tout le monde est baignĂ© par ce symbole de puissance et de rĂ©ussite, tous les films pornos. Mais il faudrait que j'en parle Ă  mes potes hĂ©tĂ©ros, car oui, j'en ai. Et ils sont sympathiques et intelligents. Non, mais tu vois, j'aurais envie d'avoir une conversation avec eux, de savoir comment eux, ils ont vĂ©cu ça. Mais j'ai l'impression que quelqu'un m'a racontĂ©, je ne me rappelle plus, mais c'Ă©tait genre dans les vestiaires de sport, c'Ă©tait toi. Vas-y, tu avais envie de dire ça ou pas ? Non, c'est pas vrai, mais c'est mon histoire. Enfin… mais j'ai pas le droit de faire ça normalement j'ai pas le droit de raconter un truc qu'on s'est dit avant Ă  ta place c'est pas moi qui te l'avais dit c'est l'histoire de beaucoup de monde moi ado je m'imaginais hĂ©tĂ©ro et du coup j'avais des copains hĂ©tĂ©ros aussi Ă  cet endroit lĂ  et je jouais au foot et il y avait effectivement ce moment de la douche au sport et je sais qu'il y en avait beaucoup qui prenaient pas leur douche pour cette raison lĂ  Et oui, c'est le moment aussi oĂč le porno circulait, mais d'autres images de la masculinitĂ©. Et moi, j'ai des amis d'enfance avec qui je n'ai jamais pu en discuter. Parce qu'aprĂšs, quand j'ai fait mon coming out, ça nous a un peu aussi Ă©loignĂ©s. Mais je pense qu'ils ont vraiment Ă©tĂ© traumatisĂ©s par ces moments de vestiaire. Et du coup, ça fait que moi, dans mon expĂ©rience… Je trouve que la culture gay est un peu ambivalente, parce que d'un cĂŽtĂ©, effectivement, elle est saturĂ©e de l'image commerciale, parce que la grosse bite, c'est pour attirer… La pornographie, c'est un mĂ©dia commercial, donc du coup, on attire le chaland avec des choses spectaculaires. Mais que c'est aussi un espace oĂč il y a un peu plus… Comme le nĂŽtre, par exemple, on peut aussi en parler. LĂ  oĂč je… Ouais, ouais… Je trouve que ce qui est important aussi, c'est les gens qui ont des espaces ou pas pour en parler. Je trouve que ça fait une diffĂ©rence. Mais je trouve que les hĂ©tĂ©ros sont aussi, en tout cas Ă  l'adolescence, trĂšs centrĂ©s sur la taille de l'habit. C'est peut-ĂȘtre parce que j'ai Ă©tĂ© moins en contact avec des hĂ©tĂ©ros. Je veux dire, je n'ai pas fait de sport de groupe, je n'ai pas fait de tout ça, donc je n'ai pas eu de moment de vestiaire, on va dire. C'est peut-ĂȘtre pour ça. Je trouve ça quand mĂȘme intĂ©ressant que tout le monde parle de la pornographie et moi je te rejoins, je me suis construit via la pornographie et je trouve que tu amĂšnes une subtilitĂ© auquel je n'avais pas pensĂ© qui est en fait mon seul lien avec l'homosexualitĂ© a Ă©tĂ© pendant tout un temps la sexualitĂ© pornographique oĂč j'ai que des corps qui ne me ressemblent pas du tout et ça crĂ©e un… Moi, je pense que c'est ça aussi qui est gĂ©nĂ©rateur de complexes dans un premier lieu. Et je me sens attirĂ© par le porno gay parce que c'est le seul endroit oĂč des gens me ressemblent. C'est aussi ça, je pense que du coup… Il n'y a pas de sensation de honte, c'est juste deux personnes qui ont une relation. IntĂ©ressant. Moi, je voulais juste dire que j'Ă©tais d'accord avec toi sur le fait qu'Ă  mon avis, il n'y a pas de diffĂ©rence entre les gays et les hĂ©tĂ©ros sur ces complexes comme ça, sur la taille de leur bite. Simplement, comme Thomas l'a dit tout Ă  l'heure, quand tu dĂ©couvres la sexualitĂ© entre hommes, bah… fatalement t'as quelqu'un qui a entre guillemets le mĂȘme corps que toi donc tu as vraiment Ă  un moment une comparaison que tu n'as pas dans un rapport hĂ©tĂ©rosexuel donc fatalement on va peut-ĂȘtre accorder un petit peu plus d'importance Ă  ça parce que Mais il faut se dĂ©tromper, les hĂ©tĂ©ros sont extrĂȘmement complexĂ©s par rapport Ă  la taille de leur bite aussi. Dans ton cabinet, tu dis ça Ă  partir de ça ? Oui, tout Ă  fait. Les gens qui consultent pour savoir si la taille de leur verge est normale, c'est extrĂȘmement frĂ©quent. Et tu mettrais un chiffre sur cette frĂ©quence, genre sur une semaine de… Parce que toi, t'es urologue et t'as un cabinet. Oui, je travaille dans une clinique, oui. Mais du coup, tu reçois des patients toute la journĂ©e. Oui. Sur une semaine, tu dirais que c'est quelle part de patients qui viennent… C'est pas frĂ©quent parce que c'est pas l'intĂ©gralitĂ© de mon activitĂ©, entre guillemets. Mais on va dire, quand je fais effectivement de l'andrologie, c'est des choses qui reviennent effectivement frĂ©quemment. J'aurais pas de chiffre, quoi. Non, pas du tout. Je suis incapable de donner ça. C'est la fin, pas de soucis. C'est la fin de notre premiĂšre partie. Dans la prochaine partie, je vais vous proposer qu'on discute de bide de chair ou bide de sang. J'ai dit le bon terme. Je l'ai en anglais grower ou shower. C'est exactement ça. Grower, c'est bide de sang. Et Et Shower, pite de chair. Merci Adrien. On va aussi parler de la difficultĂ© d'avoir une grosse bite. Donc j'ai reçu des messages d'auditeurs qui racontent en fait, on en a un peu parlĂ© lĂ , j'ai une grosse bite et j'ai peur de faire du mal Ă  mon partenaire. Et en fait, il y a pas mal de gens qui sont fĂ©tichisĂ©s parce qu'ils ont une grosse bite. Donc soudainement, ils n'existent plus et les gens parlent Ă  leur grosse bite. Et donc ils sont lĂ , ben en fait, je suis lĂ  quoi ? Mais avec une vraie dĂ©tresse. Ça fait rire et tout, mais en vrai, avec une vraie dĂ©tresse, j'ai envie de me connecter Ă  un autre ĂȘtre humain au-delĂ  de ma bite. Beaucoup de choses qui sont revenues, qui m'ont vraiment surpris, c'est les complexes et la dĂ©tresse autour de la taille peint en Ă©rection. Donc pas en Ă©rection, pas mal de gens m'ont dit que c'Ă©tait un complexe. Et notamment quelqu'un qui aimerait faire une chirurgie, qui a des questions pour faire une chirurgie, pour avoir un plus gros sexe, pas en Ă©rection. Et enfin quelqu'un qui prĂ©fĂšre les plus petites. Ça vous va ? On va finir par un petit coup de bol ? À bientĂŽt. Je vais faire du ASMR. On se fait une petite pause ?