4 secrets d’une sexothérapeute (2/3) À quoi j’ai dit NON alors que j’avais envie ?

Partie 2 sur 3

Nathalie Giraud est sexothérapeute : beaucoup d’hommes gays disent non à un désir qui les attire, freinés par la honte de le trouver sale ou dégradant.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Le fantasme n'obéit pas : c'est un cheval sauvage venu de l'inconscient, à distinguer du scénario érotique que l'on maîtrise
  • Pour suivre son désir sans se faire mal, elle conseille de poser d'abord un cadre de sécurité, puis de s'autoriser à lâcher prise
  • Les fantasmes à trois sont les plus délicats : voir son partenaire prendre plus de plaisir ailleurs peut ébranler la confiance
  • Poser une limite, c'est s'autoriser à ne pas être gentil et à dire non, même après avoir dit oui au départ

💡 Les conseils de la sexothérapeute

Nathalie Giraud est sexothérapeute, spécialisée en thérapie de couple et en travail sur les parts intérieures.

Comment savoir si un fantasme est sain ou problématique ?

Un fantasme n'a pas à être jugé : par définition, il échappe au contrôle et puise dans l'inconscient. Nathalie Giraud le compare à un cheval sauvage, à distinguer du scénario érotique que l'on dirige, rênes en main. La vraie question n'est pas « est-ce mal ? » mais « à qui cela fait-il du mal ? » ; le plus souvent, la réponse est personne.

Comment explorer un désir sans se mettre en danger ?

En posant un cadre de sécurité avant de lâcher prise. Avant un plan avec un inconnu, la sexothérapeute Nathalie Giraud recommande de garder un contrôle sain : partager l'adresse à un proche, échanger quelques mots sur ce qu'on aime ou pas, se donner le droit de partir. Le cadre d'abord, la liberté ensuite.

Pourquoi les fantasmes à trois sont-ils les plus délicats à réaliser ?

Parce qu'ils font intervenir une personne qu'on ne maîtrise pas. Nathalie Giraud prévient qu'on peut être surpris de voir son ou sa partenaire prendre beaucoup plus de plaisir avec l'autre, ce qui ébranle la confiance. Sa parade : un vrai brainstorming en amont, où l'on nomme chaque scénario possible et ses limites avant de se lancer.

Comment oser dire non pendant une rencontre sexuelle ?

En posant ses limites très tôt, quitte à ne pas être gentil. Nathalie Giraud conseille d'annoncer le cadre avant, par exemple « on prend un café dix minutes, puis on décide » : ce qui est vécu comme violent, c'est ce qui est soudain. Prévenir en amont rend possible un « non » qui ne prend personne par surprise.

Que faire quand la libido baisse dans un couple de longue durée ?

Commencer par soi, pas par l'autre. Pour Nathalie Giraud, chacun est responsable de son propre désir : le nommer, choisir comment le nourrir, puis rapporter cette énergie dans le couple plutôt que de la culpabilité. Aller voir ailleurs peut faire partie du contrat, à condition de l'avoir négocié et de se protéger.


On en parle dans cet épisode
Le site de la sexothérapeute, qui reçoit à Paris et en consultation à distance
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Il est bon ce café que je t'ai fait avec amour ? C'est du café filtre et il n'est pas dégueu. C'est un bon café. Ah, tant mieux. C'est un bon café. Ce n'est pas du Nescafé en poudre soluble. Allez, je suis prête. Super. On continue notre échange sur les quatre clés pour une sexualité plus épanouie. En fait, ce n'est pas quatre clés, c'est quatre questions puissantes qu'on peut se poser, décliner. Décliner. On a fait dans l'épisode précédent comment je suis plus conscient à ce qui se passe pour moi. La deuxième clé, c'est s'ouvrir à son désir. À quoi ai-je dit non alors qu'au fond, une part de moi aurait aimé dire oui ? Alors là, cette question, j'adore parce que je me la suis posée plein de fois et j'ai vu, vraiment dans ma sexualité, il y a plein de moments où il y a une part de moi qui a envie de dire oui et je dis non. Et on revient au sujet de l'épisode précédent qui est la honte. On a honte, enfin pardon, j'ai honte. Et en fait, la question que j'ai, je te propose une entrée en matière comme ça, mais après tu me dis si t'es à l'aise. Moi, ma honte, elle est sur des envies et des désirs. qui sont, selon moi, selon le guillaume social, publiquement, mettre une gifle ou qu'on me mette une gifle, bien sûr, avec consentement, avec un niveau de force qui est bon pour rien. Donc moi, vraiment, là, je parle de... J'ai honte, même si on en parle, Et est-ce que tu as honte juste là maintenant, alors que tu en parles ? Est-ce que tu sens quelque chose se sentir, dans le sens où il pourrait y avoir un peu de chaleur qui monte à tes joues, ton cœur qui commence à battre plus vite ? Est-ce que même le fait de poser cette pratique-là, les mots, est-ce que ça réveille déjà une sensation qui fait « Ouh là, attention, danger ! » Ou est-ce que c'est plutôt neutre ? En fait, je suis très concentré sur l'entretien et peu concentré sur moi et mon corps. D'accord. Donc je pense que tout ça, c'est coupé. D'accord. Surtout qu'en plus, je coupe parce que comme j'en parle publiquement, je pense que je lance ma tête à un endroit et si je commence à me connecter à « t'es bien sûr », Mais oui, j'ai quand même eu une hésitation avant de te dire ça, parce que tu vois, j'allais te parler d'avoir envie de cracher ou qu'on me crache dessus, avoir envie d'une éjaculation faciale. Moi, mon cerveau dit, mais non, mais c'est la toxicité du porno, c'est pile des gestes. C'est mal, Guillaume. Tu es une mauvaise personne. Tu es en train de reproduire ce que tu dénonces. Parce que c'est des choses que j'ai vu beaucoup performer sur des femmes, dans des pornos. Où du coup, j'étais un peu là, genre, c'est son métier, mais est-ce qu'on est bien sûr et tout ? C'est un peu weird, le délire. Avec... Il y a une grosse boîte là où je me dis, attends, si t'as envie de ça, c'est pas bien. Les humains sont des êtres de reproduction et de mimétisme. Donc c'est un peu, si tu regardes du porno dans lequel il y a plein de pratiques sexuelles, La curiosité naturelle, mais vraiment naturelle, quoi. Si t'es pas curieux, tu meurs. Tu n'aurais pas été explorateur, t'aurais pas goûté des racines. Bon, ok, tu serais pas mort, mais tu serais pas vivant non plus. Donc la curiosité et le mimétisme est un facteur important et même essentiel de la continuation de notre existence sur Terre. Donc vouloir, à un moment donné, essayer... Parce qu'il y a un truc qui excite à l'intérieur. Ça fait un petit truc qui fait... Ça fait du froid à l'intérieur. Ça fait du chaud à l'intérieur. Je dirais ça comme ça. C'est excitant. Il y a un déclic. Donc, vouloir rentrer dans une... Qu'est-ce que ça me fait ? Eh bien, c'est le propre de... Et en même temps, dans le respect mutuel, parce qu'on parle du consentement mutuel... C'est le propre de tout individu et d'une sexualité qui est de choix, libre, consenti et surtout de choix. C'est de choix. Qu'est-ce que tu choisis ? Et après, tu choisis de dire oui, non, ça me plaît, ça me plaît pas. On recommence. Chouette, j'ai adoré. Et puis, ça m'a fait monter au plafond. Ça a appuyé sur le bouton de mon fantasme. Parce que le fantasme, à la base, c'est pour... amener plus d'excitation. Et le fantasme sexuel, par définition, il n'est pas tout le temps polissé. Lys est polissé. Il t'emmène dans des endroits où tu peux t'interroger sur même « est-ce que je suis pervers ? » parce que c'est la fonction du fantasme. C'est d'aller de ton inconscient, il s'est accroché à quelque chose qui à un moment donné a marché, tu ne sais pas pourquoi, Et il t'emmène dans plus d'excitation. Mais c'est un cheval sauvage, ce fantasme. Oui. Tu ne peux pas lui mettre de reine, pas de mort. Tu ne peux pas lui mettre de sel. Tu es accru au-dessus et il va où il veut. Ça, c'est la fonction du fantasme. Et il va où il veut, dans des endroits que toi-même, tu n'as pas envie d'explorer parce qu'il sait que là, ça marche. Ça, c'est la fonction du fantasme. Et Là, très souvent, il y a de la honte qui arrive. C'est ce que je peux avoir dans mon cabinet en recevant d'autres personnes qui arrivent et qui ont honte de leur fantasme. Et la construction, c'est de remettre... Ce n'est pas une rêverie érotique. Rêverie érotique, tu montes sur ton cheval et puis tu as une selle, mort, harnais... Et puis t'es dans un enclos. T'es dans un truc, voilà, et puis tu as les rênes en main et c'est toi qui diriges ta rêverie érotique. Bon, le fantasme sexuel, ce n'est pas ça. C'est pas toi qui le diriges, c'est ton ça, c'est ton inconscient. C'est là où ça s'avait accroché avant pour déclencher une émotion. Je trouve ça difficile à naviguer, vraiment difficile à naviguer parce que je me dis... En fait, je trouve ça difficile et passionnant parce que moi, je me dis, en vrai, moi, j'ai envie d'être libre. Donc, bah ouais, bah ouais, moi, j'aime ça, mon cheval sauvage, mon étalon. Je voyais vraiment un étalon et tout est détalé. Et en gros, bah ouais, on fait ci, on va là, etc. Tant que je me sens en sécurité, tant que je prends soin de moi, tant que... Mais après, il y a le Guillaume qui est resté dans l'enclos et qui est plein de jugements en mode « Non mais si t'aimes ces formes de dégradation, mec, t'as forcément un problème que tu dois corriger. » Et je suis attaqué par plusieurs endroits. Tu vois, il y a... Ben oui, c'est que t'assumes pas ton... Enfin, tu vois, c'est l'homophobie internalisée, comme tu sais pas avoir du sexe. Non, mais je suis vraiment pas d'accord avec tout ce que je dis, mais il y a vraiment un Guillaume comme ça. Merci d'exprimer... cette famille intérieure qui rentre en conflit avec ton fantasme, par exemple, ou tes pratiques, ou ce qui se passe, et qui assure un rôle de garde du corps à nouveau, pour que tu continues à être aimé, que tu ne sois pas rejeté par ton partenaire, que tu sois accepté dans la société ? Et que tu ne subisses pas des brimades et que les gens ne soient pas en colère contre toi, qu'il n'y ait pas de la haine. Ce que tu as pu expérimenter peut-être quand tu étais plus jeune. De l'exclusion, du harcèlement, plein de choses. Donc c'est pacifier, c'est vraiment aller à la rencontre de ces juges-là qui jugent ce qui est mis en place pour vérifier à quoi ils te servent. Parce qu'ils prennent soin de quelque chose quand même, c'est pas noir ou blanc cette affaire. C'est quoi leur intention positive pour toi ? Même si un autre endroit pense que l'intention positive, elle est vraiment très lourdingue. Je me sens tirée, tu vois, les talons m'amènent dans des endroits inconnus, de prise de risque, qui sont risques dans tous les sens, tu vois, de risque de la nouveauté, de risque... Que t'aimes pas ? ce que j'aime pas et mon moi qui est resté à l'étable et qui est là gars il y a du foin à ramener t'es parti combien de temps ? et je pense qu'en fait en te parlant je sais pas ce que t'en penses mais les deux ont un rôle et j'ai envie qu'ils tirent chacun à un endroit et c'est au milieu que j'ai envie de me trouver ou je sais pas si le milieu c'est le bon terme parce que parfois je vais avec les talons et puis parfois non et comment je vais avec les talons aussi il y a peut-être des petits endroits de contrôle Oui, c'est ramener de l'écoute, à nouveau on parle de faire ce retour vers soi en soi, sur qu'est-ce qui se passerait si... Quel est le pire qui puisse se passer pour toi ? C'est la question à se poser. Quel est le pire qui puisse se passer pour toi ? Le pire du pire qui puisse se passer pour toi. Et quand tu ramènes cette question, le pire du pire qui puisse se passer pour toi, du coup, tu ramènes une sorte de relativité que c'est pas si grave que ça, quoi. Le pire du pire... Le pire du pire quand on est jeune, par exemple, c'est, je sais pas moi, tu es exclu de ta classe ou tu arrives en retard, on sait rien. Alors que maintenant, si t'arrives en retard, t'assumes, t'es en retard, etc. Et donc, c'est relativiser le pire du pire parce que souvent, ces critiques intérieures, ces senseurs intérieurs, cette protection intérieure se manifeste en n'étant pas content, en étant polarisé, en étant qui te tiraille. Oui. Eh bien, en posant la question quel est le pire du pire, eh bien, souvent, ça rassure le système et ça fait « Ah ben ouais, mais non, mais c'est pas si grave que ça, quoi. » De nos jours, ce n'est pas si grave que ça. Parce qu'en final, je trouve que cette deuxième clé, elle est très secouante. Donc, je répète, en jeu, m'ouvrir à mon désir, à quoi ai-je dit non, alors qu'au fond, une part de moi aurait aimé dire oui. Oui. Dans la sexualité, là, c'est notre... En fait, ça secoue. Ça se coupe parce que c'est une invitation à aller rencontrer ses désirs. Il y a quand même tout un... Ça fait flipper ton truc. Écoute, dans le tantra, puisque je vais reprendre le tantra, c'est une invitation à aller regarder, mais vraiment descendre vers la croyance. Les croyances limitantes, les croyances sur ce qui est moralisatrice, bon, pas bon, parce que c'est un peu de ce dont tu parles, ce qui est bon et ce qui n'est pas bon, et poser la question à qui tu fais du mal ? Comment cela va-t-il impacter les autres ? Et en fait, tu t'aperçois très souvent que ça n'a pas d'impact sur les autres, que ça se vit de toi à toi avec ton partenaire ou tes partenaires. Oui. Et que c'est, dans ce monde-là, structuré avec tes propres limites, eh bien, tout va bien, quoi. Oui. Alors, je dirais... Alors, j'ajouterais dans mon expérience une petite nuance. Dis-moi ce que t'en penses. Moi, ce que j'observe, c'est, avec cette question-là, par exemple, je me suis dit, moi, c'est... j'ai dit non à aller faire une fellation à quelqu'un à qui j'ai jamais parlé, dont je connais même pas le prénom. Alors qu'une part de moi avait envie. Donc j'avais tous mes censeurs qui me disaient c'est avilissant, c'est mal. Tout ça, c'est mes petites voix intérieures qui sont pas aussi claires. Là, je simplifie le délire et tout, mais voilà. Et j'ai décidé d'y aller. Euh... Et vraiment, j'ai eu l'impression de prendre soin de moi. Et je suis montée sur le cheval accru. Je ne fais pas de cheval, c'est ça ? Genre sans selle. Sans selle, oui. Mais je crois que je lui ai dit, avant de monter... Cheval de ton désir, quoi. Oui, je lui ai quand même dit... Je ne sais pas, j'ai quand même posé une sorte de contrôle important. Donc, j'ai demandé le numéro de téléphone. J'avais, tu vois, de la personne. J'ai pris soin. Tu vois, pour moi, je croyais un peu que suivre son désir, c'était on monte sur le cheval et puis bon, lâche prise, lâche prise Guillaume, t'es tout le temps dans le contrôle, stop et tout. Et donc, j'allais, je me faisais du mal. Et là, j'ai eu le sentiment de dire non, en fait, moi, je vais être en sécurité. Le mec, je ne le connais pas et tout. Donc, en fait, je me suis posé la question. De quoi j'ai besoin pour me sentir en sécurité ? Le numéro de téléphone. J'envoie l'adresse à quelqu'un qui est connecté à son téléphone. Je le dis au mec. Ou je sais pas comment je dis, nanana. Et on a eu quand même un petit échange de... Moi, j'aime ça, j'aime pas ça. J'ai eu quand même besoin de dire deux, trois trucs. Et une fois que je suis rentrée chez lui... Tout s'est très bien passé. Et une fois que je suis rentré chez lui, là, c'était une bulle où mon cheval allait où il voulait. Dans l'ascenseur, je me suis dit, je t'autorise, Guillaume. Genre, vas-y, vas-y, en fait, tu ne l'as jamais fait, tu as 37 ans, vas-y. Tu as mis en place les bonnes bouées. vas-y et je t'aime et je t'aime même si ça se passe pas bien tu vois si jamais il y a un truc qui se passe je m'accompagne aussi dans ce moment là parce qu'au final je peux quand même quand le cheval va à toute vitesse tu te prends des branches tu vois ouais Tu ne regardes pas et en fait, tu sais, bon, je n'ai jamais fait cheval, donc je suis un peu limitée dans cette métaphore. Mais tu vois ce que je veux dire ? Est-ce que tu es d'accord avec ces limitations de l'endroit du désir sans limite ? Oui, parce que pour lâcher prise, tu ne vas pas lâcher prise comme ça alors que tu n'as pas de filet de sécurité. Ce que tu as fait, et puis moi je te vois, mais vous, vous ne le voyez pas Guillaume, mais tu as contenu, tu vois, tu mettais tes mains tout autour pour contenir ce désir, pour l'assurer, pour lui donner un cadre, un frame, une structure et pour lui poser des limites qui étaient saines pour toi, pour te permettre de te lâcher et d'aller hors du cadre. Oui. Mais il faut un cadre d'abord avant de pouvoir se lâcher hors du cadre. Donc c'est ce que tu as fait ? Et en étant avec une autorisation, parce que c'est vraiment l'autorisation qui est tournée vers toi, et qui dit, ok, vas-y, t'as le droit, quoi. Ok, vas-y, t'as le droit. Ok, vas-y, tu as le droit. J'entends beaucoup, et je lis des choses autour de la sexualité, des gens disent, les fantasmes, faut pas y aller. C'est un endroit... Bon, il faut pas y aller, quoi. J'ai lu ça. Et en fait, moi, dans mon expérience, en allant dans ces fantasmes, en m'autorisant, tu vois, le mec que tu suis sans le connaître, je l'ai fait à deux reprises, ces fameux plans cul directs. Franchement, flemme. Moi, il me manque tout un tas de trucs. L'étalon, il était content, on s'est bien passé et tout. C'est une expérience, t'as coché la case ? Je ne referai pas forcément. Il y a d'autres fantasmes où je me dis, là, j'aimerais remettre. Moi, j'ai plutôt l'expérience que... Aller à la rencontre de ces fantasmes qui sont, c'est vrai, dans la tête très léchée et parfait. C'est vrai que quand tu les transcris, moi, quand je me branle, le fantasme et comment ça se passe, hop, c'est parfait. Et puis dans la réalité... Mais c'est plus qu'un fantasme, c'est un scénario préécrit, digéré et mâché. Ce n'est pas un fantasme. Ah, t'as raison. C'est quoi la différence ? Préécrit, scénarisé, comme tu dis léché, et donc tu connais au cordeau, au millimètre près, ça va se passer comme ça, comme ça, comme ça, comme ça, comme ça. Et donc il y a du scénario, c'est-à-dire il y a du cheval apprivoisé un peu, puisqu'on remet le cheval sauvage et le cheval apprivoisé dans l'ordre du fantasme ou du scénario érotique ou de la rêverie érotique. Et donc, tu es déjà sur une autoroute et balisé. Tu sais quand tu vas sortir, tu sais quand tu vas rentrer, tu sais où tu as tes aires de repos. La proposition, quand tu es allé... Plus proche de ton désir, quand tu as dit oui, tu vois, j'y vais, je m'autorise, j'y vais, je vais dans un endroit inconnu, balisé, contenu, balisé, en envoyant ton téléphone là où tu étais, en t'assurant que tu avais quelques questions. Ça, tu rentres dans des pratiques qui... Sortir de ta zone de confort, sortir, prendre un peu de risque et en même temps t'as amené de l'excitation, tu as amené quelque chose de cérébral qui t'a très nourri et puis ça va te nourrir après, même si l'expérience n'est pas... Une fois que c'était fait, tout ce qui était avant a été super excitant. Oui, oui, oui. Et puis, la réalisation ne l'est pas forcément. Mais je repars armée de nouvelles ou en tout cas riches. Oui, c'est ça. Et la suite du chemin va s'affiner. On revient à la première clé qui est qu'est-ce que je ressens ? De quoi j'ai besoin ? Qui suis-je ? Que dit ce corps ? Moi, je dirais plutôt, oui, aller vers son fantasme, s'interroger et réaliser. Moi, ça me nourrit et c'est très chouette. Toi, t'en dis quoi en tant que sexothérapeute ? Ça dépend de ta mise en danger, je dirais. Parce que souvent, quand il y a une tierce personne, c'est-à-dire un fantasme qui n'est plus à deux mais qui est à trois, voire à quatre, qui fait intervenir d'autres personnes... Dans la réalité, du coup, tu ne maîtrises pas, évidemment, puisque tu ne maîtrises pas, et tu potentiellement peux risquer d'être déçu et aussi surpris par, non pas ce qui se passe chez toi, mais chez ton ou ta partenaire. Donc ça, c'est les fantasmes les plus... Alors, dangereux dans le sens où tu peux mettre en péril ta sécurité intérieure, qui fait que tu vas voir ton ou ta partenaire prendre, par exemple, beaucoup de plaisir, beaucoup plus de plaisir qu'avec toi, être plus vocal, plus audacieux ou audacieuse. Et du coup, ça... Ça peut ébranler ta propre confiance. Donc, c'est là où les plans, tu vois, qui amènent vers une autre personne. Moi, tous mes fantasmes, c'est avec quelqu'un d'autre. Récurrent. Ah oui, oui. Appelant à trois. Du coup, c'est toi qui vois avec ton ou ta partenaire et tu amènes quelqu'un d'autre. Ce fantasme-là qui est très récurrent et qui donne de l'excitation dans la réalité. C'est peut-être pas facile de voir que l'autre est plus gourmand, plus gourmand d'un sexe qui est plus grand, a des pratiques sexuelles qui sont plus longues, plus résistantes, plus endurantes, ou ton ou ta partenaire est plus vocal, plus expressif, plus expressive. Mais du coup, c'est quoi ? Comment je fais ? Ouais. Et alors, ma question, c'était aller vers ces fantasmes, ces interdits. En tout cas, les fantasmes sont souvent saupoudrés d'interdits, de transgressions. Toi, tu dis oui, mais c'est un endroit de vulnérabilité, c'est ça ? Et alors, comment je peux le naviguer ? Est-ce que tu aurais un conseil ? Surtout si tu fais intervenir des tierces personnes en discutant énormément, en communication ouverte avec ton ou ta partenaire pour aller définir ce qui est ok, pas ok, à quel moment tu dis stop, ou tu dis oui, ou qu'est-ce qui est... Quelles sont tes limites ? Enfin vraiment... faire un brainstorming presque de toutes les possibilités de ce qui pourrait se passer parce que autrement de ce que j'ai vu l'un ou l'autre risque de se faire très mal parce qu'il n'avait pas prévu ou il n'avait pas prévu que sa partenaire ou son partenaire prenne autant de plaisir avec quelqu'un d'autre alors qu'avec soi c'était plus contraint par exemple Et donc se poser les questions, écoute, qu'est-ce qui se passe si, je ne sais pas moi, je prends beaucoup plus de plaisir avec la personne que je vais rencontrer qu'avec toi ? Qu'est-ce qui se passe si tu me vois rentrer dans un orgasme, je ne sais pas moi, en deux minutes top chrono alors qu'avec toi ça dure 40 minutes ? Comment tu vas le réguler ? Et l'autre peut te dire, d'abord tu te poses la question et tu fais, ah ouais, non mais j'avais pas pensé à ça. Ou, écoute, je t'adore, j'adore te voir prendre du plaisir, te voir prendre du plaisir encore plus, ça m'éclate. Donc tu valides. Là, tu parles du plan à trois et tu reviens à la communication. Et c'est marrant parce que clé numéro un, c'est la communication de soi à soi. Au final, c'est mettre de la conscience et ou des mots et du ressenti de soi à soi pour être en capacité. après de le partager avec l'autre et c'est vrai que moi j'ai fait mon j'ai fait un plan à trois avec mon copain et c'est grâce c'est parce qu'il a répété plusieurs fois qu'il était très excité de me voir dans cette situation-là, que moi, ça a créé un espace où je savais que, tu vois, j'avais pris... Enfin, je prenais soin de lui, quoi. Et t'as raison que ces mots-là sont vraiment clés. Après, il y a beaucoup de gens qui font des rencontres... Enfin, beaucoup... Ouais. En tout cas, moi, j'ai beaucoup de témoignages d'auditeurs gays, bi ou queer, d'hommes sur Grindr ou réseaux de rencontres où, là, genre, il y a zéro conversation. Et il y a... Moi, je veux que tu me craches dessus. Rendez-vous à 14h. Et là, tu attires l'attention sur, bon, tu as envie d'essayer, mais il n'y a pas tout le système et la structure de le mot-clé pour dire stop, la capacité à dire non, c'est ça ? Et que du coup, le risque est plus grand de pouvoir se faire mal, c'est ça ? Du coup, ton espace peut être transgressé et ça te fait du mal, sans que tu aies la capacité à dire non. Donc, poser ses limites, c'est la capacité à dire, à s'ouvrir à quelque chose d'inconnu, mais aussi savoir que tu peux te retirer de ce qui n'est pas bon pour toi. Ce qui n'est pas facile. Je crois que poser ses limites, c'est aussi être dans un endroit où je ne suis pas gentille, quoi. Je m'autorise à ne pas être gentille ou je m'autorise à dire non ou je m'autorise à dire ça ne me plaît pas. Tu reprends le contrôle et tu reprends, c'est poser ses limites, c'est aussi être en capacité à recevoir parce que tu sais que c'est safe, c'est en sécurité. S'il n'y a pas de limite, tu donnes, parce que c'est plus facile de donner, tu restes dans le contrôle. Pas trop besoin de limite quand tu donnes. Mais recevoir... Jusqu'où tu vas recevoir ? Comment tu vas recevoir ? Tu vois, ça fait... C'est marrant parce que c'est un sujet posé ses limites, c'est un sujet récurrent. Et j'ai, là, il y a quelques jours, discuté avec quelqu'un, et c'est une anecdote récurrente, de gens qui me disent j'avais prévu une rencontre sexuelle avec cette personne, je la vois, je lui parle, cinq minutes plus tard, je sais que ça ne va pas le faire, qu'il y a une énergie qui n'est pas là, etc. Et j'ai de nombreux témoignages de gens qui disent « j'ai quand même eu un rapport sexuel, j'ai pas osé dire non ». Et moi je me suis retrouvée, alors pas directement dans cette position, mais ce qui me frappe c'est que moi je suis super fort normalement pour ça, moi dire mes besoins, poser mes limites, etc. Dans l'endroit sexuel, alors qu'il y a eu toute la construction de la conversation, on s'est excité et tout, arrivé... Et rejeter la personne ainsi, je trouve ça puissant et j'ai peur de lui faire mal parce que tu vois quelqu'un et en cinq minutes tu te dis « je suis désolé, ça ne va pas le faire » et je repars. Mais moi, la personne, elle va être violentée. Après, tu te retrouves tout seul chez toi avec quelqu'un qui t'a dit « en cinq minutes, je ne le sens pas ». Je trouve ça d'une violence que j'ose pas... Dans ce que tu dis, et ce qui peut se passer régulièrement, c'est qu'il y a une sorte d'empathie, c'est-à-dire que c'est comme si, toi, on te l'avait fait, et donc tu peux te mettre dans la peau de la personne, et comme on te l'a fait, mais peut-être pas d'une façon très... très respectueuse on t'a peut-être donné enfin tu vois on t'a peut-être presque gifle presque t'as reçu une gifle psychique alors que là ce que tu dis c'est merci pour le temps qu'on a passé ensemble mais là je ne le sens pas moi c'est pas toi là mais c'est ce qui se passe chez moi si c'est toi C'est ce qui se passe chez moi. Ce n'est pas toi en tant que personne. Ce qui se passe chez moi ne réagit pas à ce qui est chez toi. Donc 50-50% du truc, ce n'est pas toute la personne qui est responsable de ce qui est. Dans la rencontre, j'y vais avec mes 50% de désir et l'autre ses 50% de désir et je ne te rencontre pas au milieu. Donc je récupère mes 50% qui sont « ça ne le fait pas chez moi ». Et dire, OK, écoute, merci, on a passé, on a bu un verre ensemble et tout, mais je ne le sens pas pour continuer dans l'intimité. Il n'y a pas cette énergie dont j'ai besoin. Je ne sens pas mon corps qui frémit. Mais bien sûr. Et voilà, quoi. Une façon que moi, j'ai de naviguer ça et qui fonctionne bien. Et est-ce qu'il y avait de la violence dans ce que j'ai dit ? Est-ce que tu as perçu de la violence ? Oui, parce que non, non, non. Toi, tu étais impeccable de mots, mais les remous en moi quand j'entends ça et le filtre de comment j'interprète ce que tu dis avec soin, c'est violent. Si je suis à un endroit compliqué avec mon estime de moi et moi, ce que j'ai observé, c'est que. c'est grâce à tous ces hommes qui m'ont dit ah là là t'es trop beau avec tes petites fesses poilues et puis tes yeux verts t'es trop beau et je voyais le désir dans leurs yeux c'est grâce à ces rencontres que je fais revivre les moments où le mec me dit ah ouais ça marche pas du tout pour moi parce que c'est comme ça que je me rappelle attention Guillaume là ton cerveau va vouloir te dire putain c'est moi qui suis tu vois directement je vais dans la mésestime de moi et je me rappelle de ces beaux souvenirs et de me dire en fait la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde donc bah oui mec si t'aimes pas oui oui y'a pas de problème et ça ne me remet absolument pas en question et ça c'est récent parce que sinon avant waouh c'est chaud quoi Moi, je veux partager un conseil. En tout cas, un truc que je fais et que je conseille vivement, si ça marche, c'est que je dis à la personne, l'énergie étant très importante pour moi, ce fameux feeling dont on parle, J'ai envie qu'on commence par un café, mais même si c'est un café de 10 minutes, pour qu'on puisse sentir ça et voir s'il y a un feed des deux côtés, si ça connecte. Et à l'issue de ce café, on monte chez toi, on monte chez moi ou pas ? bon bah donc ça veut dire qu'il y a une conversation avant et tout mais en fait moi ça marche vachement bien et du coup si la personne dit ah non moi j'ai pas envie de possiblement au bout de 10 minutes que ça le fasse pas bah très bien on se rencontre pas mais chacun en vient avec cette idée qu'il y a la possibilité qu'on a déjà mis des mots sur la possibilité que ça le fasse pas donc c'est plus facile pour moi de le dire Donc tu as posé tes limites. J'allais dire exactement la même chose. Tu as posé tes limites avant. Tu as balisé ton terrain, en quelque sorte, de sécurité pour que tu puisses être libre de prendre la décision et d'avoir le choix de dire oui ou de dire non. D'avoir le choix de dire oui ou non, parce que tu as posé avant, donc ça ne vient pas comme... Ce qui est violent, c'est ce qui est soudain. Ce qui est perçu comme étant violent, c'est ce qui est soudain. Là, ce n'est pas soudain, tu as prévenu avant. Tu as prévenu qu'au bout de dix minutes, si ça ne le fait pas, eh bien... L'énergie étant importante, tu vas dire au revoir. Sans plus. Le café n'est pas un engagement. Tu n'as pas signé le contrat pour remonter avec lui. J'ai posé mes limites. Dans ton contrat, c'est déjà écrit. Et donc l'option est déjà là. Ce qui fait que la violence dont tu parles, c'est quelque chose qui arrive généralement, qui n'est pas prévu et qui te prend par surprise. Oui, bien sûr. Et ce qui est intéressant, c'est que si je ne fais pas ça, cette petite idée, c'est parce que j'ai peur de perdre ou j'ai peur du rejet. C'est-à-dire, le moment où tu exprimes tes limites, tu invites l'autre à se positionner et peut-être alors à dire « Ah, non, moi j'ai envie de sonner, tu m'attends à quatre pattes tout nu dans ton lit et tout. » Et je me suis déjà dit « Ah, vas-y ! » Et si je ne mettais pas de limite, comme ça, je suis sûre qu'il vient. Tu vois ? J'avais juste envie de visibiliser aussi que le moment où tu es en excitation sexuelle, où tu es un peu sur ton étalon, tu as envie, tu as un désir et tout, tu n'es pas un petit écolier qui tire les traits avec la règle. Et qu'il y a aussi ça qui joue, c'est « vas-y, je suis excité, j'ai envie de jouir, j'ai envie de jouer ». Et c'est vrai que mon cerveau, parfois, m'envoie pas toujours les bonnes informations. Il est un peu là, genre, mais non, ça va être OK. C'était très sympa par message. Vas-y, Guillaume. Mais au final, bon, à voir un peu si ces conseils du cerveau excité sont à suivre ou pas. C'est ta danse entre ton cerveau excité et ton corps. C'est-à-dire, comme tu parles d'énergie, de ce qui est un peu plus subtil, quand tu as... Là, pour ça, il faut que vous vous rencontriez par téléphone, que vous ayez un truc par la voix, parce que la voix fait aussi passer beaucoup de messages. Et si ton corps... Envoie des signaux qui sont « Ouh là, non mais là, je ne le sens pas physiquement ». C'est vraiment être plus à l'écoute de cette expérience qui nous vient de... Des milliers d'années dans lesquelles on était chasseur et où, tu savais, reconnaître le danger en le respirant, en regardant les arbres qui bougent, en sentant et en étant plus centré vers tes sensations ? J'ai quand même envie d'ajouter que moi, je sais que dans ma façon d'agir sur les réseaux de rencontres et les endroits de sexualité en ligne, en tout cas, il y a énormément de gens qui me dégagent. Et je pense qu'il y a des auditeurs qui vont se dire... Parce que moi, parfois, je demande à ce qu'on parle au téléphone. Parce que pour moi, la voix... Je ne suis pas podcaster pour rien. C'est vachement important. Et la plupart des gens s'en hallucinent. Tu peux me faire un message vocal ? Et le mec est là « Euh, non. » Et ce que je veux visibiliser, c'est, moi, le fait d'avoir beaucoup moins de partenaires parce qu'ils disent « Non, mais moi, j'ai pas envie de m'investir ainsi » a été vachement chouette pour mon épanouissement sexuel. Parce que du coup, en gros, il y a des gens qui font « Ah bah bien sûr, et hop, on tchate deux secondes, on va se prendre un... » Et en fait, c'est fluide et c'est OK. Et la plupart du temps... C'est des super partenaires parce qu'on est assez alignés dans nos besoins et nos envies. Exactement. Si j'avais un petit conseil, si je pouvais voyager pour voir le Guillaume d'avant, je dirais mais vas-y, perds des opportunités. J'ai envie qu'on termine sur cette question du désir. On est là-dedans, on est dans à quoi ai-je dit non alors qu'au fond, une part de moi avait envie de dire oui, aurait aimé dire oui. J'ai un auditeur qui m'a parlé de la libido en couple, quand tu es en couple en longue durée. Donc, tu vois, cette question, si je suis en couple exclusif, par exemple, elle va être peut-être grattante parce que je dis non, parce que ce n'est pas possible avec mon couple et tout. Et donc, il y a une question de différence de libido. Je lis son message. Oui, vas-y. Je suis en couple depuis 20 ans et j'ai pas la même libido que mon mec, la sienne étant beaucoup plus basse. Tout cela s'étant installé progressivement, au début c'était pas du tout comme ça, émoji lapin, émoji lapin, émoji lapin. Trois fois. Maintenant, je dirais que j'ai pris le pli, moi aussi, non, pas de liaison, moi aussi, ma libido a baissé, en tout cas avec lui. Mais je ne peux pas vivre comme un moine, je vais donc voir ailleurs, juste pour le... Sexe, le cul, émoji, pêche. Et ça reste en fait peu souvent. Voilà. Et là, il me demande, est-ce que je peux rester anonyme ? Oui. Et encore bravo et merci pour ton magnifique travail salutaire, inspirant et libérateur. Ça, c'était pour moi. En fait, il n'a pas formulé... Attends, je regarde s'il a formulé une question. Il n'a pas formulé de question. Il pose la... Parce qu'en gros, j'entends quelqu'un qui, en couple... à une différence de libido et il va voir ailleurs, je ne sais pas si c'est avec ou pas le consentement et la communication, mais que c'est assez rare. Tu veux faire quoi de ce témoignage qui n'est pas trop une question ? Ce que je dirais, c'est... Chaque couple crée ses propres codes. Et aussi, prendre la responsabilité de vivre dans ce couple-là et le faire vivre, c'est pour cette personne-là qui fait ce témoignage de... prendre la responsabilité de son désir qu'il va rencontrer ailleurs, pas souvent, et garder pour soi sa culpabilité si jamais il en a. C'est-à-dire vivre avec son choix d'aller nourrir son désir ailleurs. C'est son choix parce que ce n'est pas possible dans son couple. Et ramener le bon... Dans son couple, c'est plutôt sa responsabilité de négocier avec ça. C'est-à-dire, ok, tu vas voir ailleurs, so what ? C'est quoi le problème ? En quoi est-ce que tu vas... Qu'est-ce que tu vas voler à la relation ? Qu'est-ce que tu vas prendre à la relation ? Mais surtout, qu'est-ce que tu vas donner à la relation ? Tu vas donner ton sourire, tu vas avoir la pêche, émoji pêche pêche. Tu vas être beaucoup plus... Tu vas retrouver peut-être une... Une pêche de lapin, tu vois, que tu peux tourner vers toi, vers tes projets, vers ton dynamisme, ton enthousiasme. Et ton amoureux. Et ton amoureux. Là, j'aime beaucoup ce que tu dis, parce que ça, la différence de libido dans des couples exclusifs, notamment, c'est une question qui revient très régulièrement. J'aime beaucoup ce que tu dis. Tu dis, je commence par moi. Je commence par moi, prendre la responsabilité, un, de mon désir. C'est quoi mon désir ? Qu'est-ce que je veux ? Comment je le veux ? Donc là, on reprend les clés d'avant. Deux, de négocier avec ça, de faire un choix. Et trois, d'illuminer mon couple. Et ça me parle vachement parce que je pense que ça, au bout d'un moment, les gens en couple qui témoignent, qui me parlent à moi, me disent ça s'essouffle, c'est un corps que je connais, que je reconnais. Et c'est vrai que c'est à la responsabilité de chacun de venir... mettre de la lumière, de l'envie et peut-être d'écouter ses podcasts, non mais sérieux et de demander à l'autre mon amoureux, mon amoureuse mais bon, je suis écouté par des éditeurs gays mais non, bi, bi, bi excuse-moi, grosse bêtise excuse-moi, mais pardon mon amoureuse, mon amoureux à quoi tu as dit non entre nous sexuellement alors qu'une petite part de toi avait envie de dire oui Ça, on va passer une bonne soirée. Mais bon, les différences de libido nécessitent une intimité, une capacité de connexion et de communication vachement élevée. Oui, et aussi, tu sais, il y a des... À quelle question... Quelle est la question qui n'est pas posée ? Par exemple, dans ce couple-là, il y a peut-être une question qui n'est pas posée sur cette différence et qui n'a pas envie d'être posée parce qu'on n'a pas envie d'avoir la réponse. Et donc... Avec ta responsabilité, ok, tu vas voir ailleurs, mais tu te protèges. Ça, c'est ta responsabilité number one, te protéger et de faire en sorte qu'à nouveau, tu gères ce qui vient de... Ce qui peut être vu comme un coup de canif au contrat, mais ça, ça dépend. Est-ce que tu as négocié un contrat ? Quel est ton contrat ? Quels sont les termes de ton contrat ? Est-ce que toi, tu prends en charge ton désir ? Parce que si tu le vis vraiment très mal, s'il y a de la frustration, et si tu reviens dans ton couple en étant complètement avec de la colère, avec... Et en fait, tu t'aperçois que tu peux gérer ça en allant voir ailleurs. Eh bien, tout est ouvert. C'est intéressant ce que tu dis, parce que moi, dans mon couple, ça m'a demandé beaucoup d'énergie et une grande prise de risque d'exprimer des endroits plus négatifs de notre sexualité à deux. Il y a vraiment, je trouve ça vachement compliqué de dire, ah, ça, j'aime moins. Ah, ça, je m'ennuie un peu. J'ai moins de désirs avec toi, mais j'en ai avec d'autres partenaires. Enfin, tu vois, tous les trucs qui peuvent être négatifs, j'ai jamais le temps ou l'envie de les aborder. Genre, c'est jamais le bon moment parce qu'on a des vigues remplies et tout. Donc, on revient le soir après une bonne journée de taf. Et en quoi c'est négatif ? C'est en quoi ? C'est revenir à une communication non violente. Donc, de l'observation. J'observe qu'il y a moins de désir quand je te caresse, mais du coup... Mais j'ai envie ! Je te désire, mais... Ça fait moins monter. Voilà, et puis comme peut-être il y a moins de présence chez toi, donc du coup ça me coupe de mon désir, mais tu mets des observations. L'observation en elle-même n'est pas violente, c'est le jugement que tu mets sur l'observation. Tu ne me caresses jamais. Tu n'es jamais dispo. Tu es toujours absorbé. Tu n'es jamais là. Ça, ce n'est pas de l'observation. Ça, c'est du jugement. Et évidemment, l'autre va entendre un reproche. Si tu poses de l'observation sur écoute, là, pendant la semaine, on ne se voit pas. Tu rentres tard, je rentre tard. Du coup, tu es couché quand j'arrive. C'est de l'observation. Putain, t'es jamais là quand je rentre, tu fais wesh, moi j'en ai bras le bol, je vais voir ailleurs. Ce n'est pas de la communication qui est positive ou en tout cas qui va générer, ça peut peut-être générer un conflit, donc un regain d'intérêt, mais... tu ne vas pas poser tes observations. Je ne sais plus si c'est sur ce podcast ou si c'est avec une conversation avec quelqu'un, mais on m'a reconnecté au massage comme super bel outil de connexion. Donc, quel que soit le partenaire, que ce soit mon amoureux, mon couple, hors couple, moi perso, de dire j'ai envie d'une bulle où on se masse, Et on se masturbe. T'as fait quoi ? La règle du jeu, c'est qu'on se masturbe partout, sexe inclus, mais on ne se masturbe pas et on ne se pénètre pas directement, tu vois ? Et on prend ce moment-là, je conseille à tout le monde, je trouve ça génial, et moi je ne sais pas masser, donc on ne sait pas du tout genre est-ce qu'il faut être masseur, c'est j'appose mes mains, je me connecte, je peux faire des petites caresses, je peux appuyer avec mes pouces, tu vois, j'avais aussi moi une des croyances limitantes en mode non mais moi je ne suis pas bon là-dedans. Et tu fermes les yeux, je t'invite à fermer les yeux. Ah oui. Si je masse ? Oui. Tu fermes les yeux. Tu fermes les yeux parce que, du coup, aimer de la musique. Ah ouais. Parce que tu peux capter, tu peux être musicien sur le corps de ton partenaire. Ah ouais. Avec tes mains. Et si tu te laisses guider un peu par la musique qui te parle, qui te stimule. Oui. Tu deviens le danseur du mouvement de tes mains sur le corps. Et là, tu ne vas plus réfléchir à ce que je vais faire après. Tu vas être complètement avec ce sont mes mains. Donc, on revient au conseil numéro un de la sensation, du focus, de la sensation. Donc, ramener au moment présent plutôt que d'anticipation, de la présence et de la conscience. Et laisse faire tes mains qui vont trouver... ou glisser le long du corps, et qui ne vont pas se poser la question de suivre avec le regard, mais qui vont suivre avec le corps qui est présent, les fesses, tiens, c'est plus rebondi, là ça me plaît, là il y a des poils, là je vais dans le creux, et tes mains vont faire cette danse-là. Sans tes yeux. Donc mon conseil, c'est ferme les yeux et branche-toi sur tes mains. Parce que tes mains connaissent un chemin que tes yeux ne connaissent pas encore. Et que mon cérébral peut-être, si je commence à me dire « Attends, comment on fait un bon massage ? » Là, t'es foutu. Ouais, c'est mon erreur. Je vais dire « Attends, je suis allé chez un masseur professionnel, il fait ça. » Ça, ça marche pas. Mais justement, moi, dans mon enjeu et dans ma communication de couple, c'est que je l'ai demandé, je l'ai proposé et ça ne s'est pas fait. Et en fait, la question que j'ai pas envie de poser, c'est En revanche, tu vois, on a du sexe de pénétration. Tu vois, on a d'autres sexes plus, par exemple, de pénétration. Et en fait, je n'ose pas poser la question parce que j'ai peur de la réponse qui serait que lui, ça ne le botte pas du tout. Mais ça ne le botte pas d'être massé ou ça ne le botte pas de massé ? J'ai peur. En fait, comme ça ne s'est pas fait et que du coup, un peu dans le non-dit, ça n'est pas venu. Je me dis, merde, il y a un truc... Parce que nous, quand on a envie de faire un truc, ça advient, tu vois, il n'y a pas trop de monde, donc je me dis, merde. Mais il y a moyen que, premièrement, ça soit une croyance et que ça n'est pas devenu pour d'autres raisons et qu'en fait, il a vraiment envie. Et deuxièmement, en fait, moi, ce qui me fait le plus peur, c'est qu'il me fasse, ah oui, oui, oui, faisons-le. Et en fait... je le sais et je le sens qu'il va le faire pour me faire plaisir. Et moi, je déteste ce genre de truc. Parce que du coup, je vais être là, ah, on se masse, il va faire, oui. Et dans ma tête, je vais être là, mais c'est un moment qu'il fait pour moi. Tu vois ce que je veux dire ? J'arrive pas... À recevoir. J'arrive pas à recevoir ? Oui. Ah ouais ? Oui, t'arrives pas à recevoir. Je vais passer mon moment à me dire, il se fait chier, il fait ça pour moi, il se fait chier, il se fait chier. C'est vraiment passer dans la réceptivité. Et donc recevoir un cadeau, il te fait un cadeau, il le fait pour toi, ok, mais en le faisant pour toi, il se fait plaisir parce que ça lui plaît de te faire plaisir, autrement il ne le ferait pas, je ne pense pas qu'il se force, qu'il ait le couteau sous la gorge... Donc, laisse-le te faire un cadeau pour te faire plaisir. Oui, c'est très vrai. Ça me gêne. Donc, ça raconte une autre histoire, si tu veux. Ça raconte l'histoire qu'il vaut mieux faire des cadeaux plutôt que de recevoir des cadeaux. Qu'est-ce que tu fais quand tu reçois un cadeau ? Je déteste recevoir des cadeaux. Est-ce que tu es redevable ? tu vois tu reçois un cadeau à quoi t'es redevable qu'est-ce que tu dois donner en retour donc mieux vaut faire des cadeaux plutôt que de recevoir des cadeaux moi c'est pas ça c'est plus je trouve que toute l'interaction est faussée lui quand il me l'a fait pour moi il va être un peu déconnecté mais tout ça c'est des croyances parce que je pourrais aussi lui montrer un nouveau chemin et je vais peut-être lui faire découvrir un truc qui va surkiffer donc je sais que c'est des croyances et quand tu m'offres un cadeau je dois faire ah merci alors que peut-être pas merci quoi et du coup je déteste qu'on me retire ma liberté tu vois et je déteste retirer la liberté donc le moment où il fait ça pour moi il se contraint un peu je suis là ça m'amène plus à cet endroit là de difficulté Donc, tu as besoin de voir combien de temps il va se contraindre, un massage de combien de temps. Ramène un peu du présent. Ok, je te fais un massage de 15 minutes, est-ce que ça te va ? Donc, toi, 15 minutes, c'est quand même limité dans ton cadeau, mais tu peux quand même recevoir. Tu sais que ça va être 15 minutes, lui aussi. Ah, j'aime bien. Donc, à nouveau, tu amènes des limites sur ce territoire et tu peux aussi lui dire... Fais-toi plaisir, c'est-à-dire que ne cherche pas à me faire plaisir, mais retourne vers toi et suis le mouvement de tes mains pour te faire plaisir, comme quand tu masserais en palpant, en creusant, en faisant d'autres mouvements, remets de la musique... Je veux dire, des massages sur musique, j'en fais faire aussi et ça peut être extrêmement plaisant. Un petit peu de tap-tap sur les fesses. Tu vas pouvoir peut-être être surpris par ce qu'il va proposer. Peut-être que ça ne va pas être super top, kiffant, mais très probablement, tu vas t'amuser avec son inventivité. Et lui, en se faisant plaisir, c'est-à-dire en y amenant, non pas... Je dois absolument faire un truc pour Guillaume, mais je le fais pour moi. Donc, je fais mon rythme, mes mouvements, mes machins, mes trucs pendant 15 minutes. Et tu vas sans doute être surpris par ce qu'il va pouvoir te proposer parce qu'il va se faire plaisir. Et donc, quitter l'injonction, il faut que je fasse plaisir à l'autre, mais suis... tes mains, leurs mouvements et fais-toi plaise à toi-même quand tu masses ça m'inspire beaucoup vraiment, merci c'est la fin de cette deuxième partie on se retrouve pour la troisième ça te va ? ça me va

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