4 secrets d’une sexothérapeute (3/3) Deux astuces pour s’épanouir

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Partie 3 sur 3 de l’interview de la sexothérapeute Nathalie Giraud qui nous livre les 4 questions puissantes à se poser pour une sexualité plus épanouie, heureuse et alignée.

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Go ? Go. Nathalie. Oui, Guillaume. Nathalie, troisième partie, tu es sexothérapeute. Ensemble, on est en train de creuser les clés pour une sexualité plus épanouie. Moi, j'adore, j'apprends plein de trucs. On est dans la troisième partie, on va avoir notre troisième clé qui est la suivante et que je trouve très puissante. J'ai décidé de ne pas commencer par elle, ou on a décidé, excuse-moi, mais il y a un moment donné, je me suis dit, il faut commencer par là. Et à la fois, je la trouvais trop simpliste pour accrocher les gens. Cette troisième clé, c'est me réjouir de ce que j'ai déjà passé en revue, ce qui est bon. Et je pense qu'après tout ce qu'on vient de se dire, bon après il y a des gens qui n'ont pas écouté les épisodes précédents et c'est pas grave, mais bien sûr, quelle clé magnifique. Oui, simpliste. Intégration. Intégrer. D'abord, bonjour. Je t'ai pas dit bonjour. Oui, c'est vrai. Nous, on enregistre d'un coup tous les épisodes. Mais c'est vrai. Bonjour Nathalie, bienvenue chez moi. Merci. Et du coup, ça me permet de me reconnecter à toi, même s'il y a eu deux autres épisodes qui sont là. Ce bonjour-là me permet de te voir, de rencontrer ton regard. Et donc du coup, installe, déjà continue à installer notre échange. Donc ce petit temps de reconnexion, ce bonjour très simpliste, en fait, je m'aperçois très souvent qu'il est essentiel pour… aller dans quelque chose d'autre et je me permets dans l'intime sexuel et aussi très puissant les fois où je m'autorise à juste prendre un temps à regarder l'autre dans les yeux avant de l'embrasser une respiration tout ça c'est des choses je suis un peu mal à l'aise de les faire parce que ça fait un peu je suis perché je fais du yoga et je fais des câlins aux arbres trois choses qui sont très bien et délicieuses et que je fais mais que j'assume pas tout à fait donc j'ai un peu peur dans une rencontre sexuelle même avec quelqu'un que je connais de lui dire viens on prend un temps j'ai envie d'atterrir avec toi donc voilà tu viens de le faire avec moi pas pour une relation sexuelle mais moi j'ai trouvé que dans ma relation sexuelle c'était puissant petite parenthèse du coup on est dans la clé la troisième clé Passer en revue ce qui est bon, célébrer, intégrer ce qui fonctionne, ce qui est bon pour moi. Ça, j'adore parce qu'on vit à tout à l'heure. Je vis… À 200 à l'heure. Et tu vois, si je ne prends pas le temps de me dire « Attends, qu'est-ce qui est chouette ? Qu'est-ce que je célèbre ? » en général, mais dans ma sexualité aussi. Et cette clé, elle est d'autant plus importante pour moi que le titre du podcast « Comment devenir sexuellement épanoui » sous-entend un peu un enjeu de performance, un enjeu de « ce n'est jamais assez ». C'est un cheminement pour se découvrir et… On est toujours en train de regarder la marche d'après. Et là, tu nous dis, ouais, mais en vrai, retourne-toi et regarde le bel escalier que tu as gravi. Exactement. Et puis, apprécie ton camp de base, quoi. Camp de baise ? camp de base. J'avais pas bien entendu. Oui, évidemment. Avec cette lueur dans les yeux. C'est quoi mon camp de base ? Ton camp de base, c'est là où tu te trouves là maintenant qui te permet de te retourner et d'aller voir d'où tu viens en fait. et puis d'apprécier, d'intégrer, comme tu l'as dit, les marches que tu as gravies, si c'était compliqué, ce que tu as appris, et parfois de tes échecs, qui sont vécus comme des échecs plutôt que comme une expérience, et donc de mettre de l'expérience dans ce que tu vis ? C'est quoi tes échecs ? Et des échecs, tu en fais des choses positives. Voilà ce que j'ai appris de ce qui n'a pas marché, de ce qui s'est passé pour moi, de ce que ça m'a permis de découvrir. Donc, c'est vraiment ce point-là qui est souvent, moi je dis, et je le fais pour moi aussi, de reprendre un petit carnet avec tout ce qui est positif, bon, ce que j'ai appris sur moi, sur l'autre, sur la relation. De ce que je me suis autorisée à faire. Mes oui, mes non, mes victoires, mes plaisirs. Mais je me suis foutue la paix avec ça. J'ai arrêté d'en vouloir plus. J'ai… Je me suis moins critiquée, tiens, je me suis moins critiquée, j'ai apprécié, j'ai dit merci, j'ai accepté le cadeau, parce qu'on parlait du cadeau la dernière fois dans le dernier podcast. Toute cette gratitude à… à nommer ce qui s'est passé et ce qui a pu être transformé. Toutes les perles que tu as découvertes dans la boue. Quelles sont tes perles ? Comment tu peux transformer ? Puisque c'est de la transformation. Et ça, c'est l'exercice d'intégration dont tu parlais, moi un peu savant, mais qui, en gros, c'est je mets de la conscience sur ce qui est bon, ce qui marche déjà. Enfin, je ne sais pas si « marcher » est le bon terme. Et on sort un peu de « je regarde tout le chemin à parcourir, comment ça, ça ne s'est pas bien passé, ça, je n'arrive pas à bander, ou ça, je n'arrive pas à ça. » Je conscientise beaucoup ce que je n'arrive pas à faire, ce qui bloque, ce qui me fait peur. Alors ça, je t'ai écrit des cahiers. Et quand on a préparé tous ces podcasts et que du coup, moi, j'avais les clés avant tout le monde. Et pendant plusieurs mois, j'y ai pensé, tu vois. Et ça m'a vachement… Tu n'as pas besoin de mille ans. Tu prends cinq, dix minutes et tu te dis ça. Tu te poses la question, qu'est-ce qui a été bon pour moi ? Qu'est-ce que j'ai aimé ? Qu'est-ce qui est joyeux ? Et en mettant la focale là-dessus, l'intégration, c'est-à-dire ça rentre dans mes cellules ? Et quelque part, la lumière resplendit mieux. Il y a un truc de « Ah ben du coup, ça, j'ai vraiment aimé. J'ai envie que ça recommence. » Ou il y a peut-être un truc de « Bon, j'apprends à me connaître. Tiens, ça, c'était vraiment bien. Tiens, j'ai envie de le revivre ou de me le reproposer. » Je ne sais plus, qu'est-ce qu'il parlait des trois kiffes en fin de journée ? Qu'est-ce que tu as aimé ? Et se faire au moins trois choses positives, aussi petites soient-elles, il n'y a pas d'ordre de grandeur, c'est pour ça que je dis aussi petites soient-elles, aussi grandes soient-elles, mais trois choses. choses qui ont eu un impact, qui t'ont fait sourire ou qui auraient pu te faire sourire, que tu peux intégrer et te remémorer et mâcher comme ce caramel tendre qui t'amène un peu de douceur avant de t'endormir. Et ça, c'est très bon de le faire avant de s'endormir. Pourquoi ? Parce que tu vas donner du positif à ton esprit et Et puis, tu peux te rappeler le sentiment où c'était tellement bon quand vous avez fait l'amour d'une certaine façon et puis tu avais pris dans les bras comme ci ou comme ça, où vous avez pu parler, où ce que tu t'es autorisé à faire, tu vois, la félicité. Donc, ce qui est valide et ce qui marche dans la vie, marche aussi dans la vie sexuelle. Moi, j'ai l'impression que, pour reprendre ton image du camp de base, c'est « donner à manger ». à toute ma famille qui fait vivre le camp de base, qui en prend soin, qui le nettoie, qui fait pousser. J'ai vraiment l'impression que c'est un temps où je donne de la ressource à mon petit cerveau. En fait, je pousse vers le haut. Je donne de la carotte à ce petit âne dans ma tête. Et en fait, je lui donne envie. demain matin ou plus tard de repartir du camp de base tu vois de dire bah c'est cool tu vois genre ah je me suis autorisé à ceci tiens ça ça s'est moins bien passé mais il y a quand même ça je célèbre ça et je sais que moi j'ai osé faire quelque chose que je ne vais pas raconter parce que je pense que la personne écoute et du coup je décide de pas le raconter et ça s'est pas bien passé pour moi C'est-à-dire ? Quand tu dis ça ne s'est pas bien passé. C'est-à-dire que tu n'avais pas le résultat auquel tu avais anticipé. Exact. Et merci beaucoup. C'est parfait. Mais il y a eu… Et ça a été… Pardon. J'ai vraiment pris le soin de me dire, mais franchement, merci et bravo Guillaume. Une petite danse de la jouée. En me disant, mais c'est cool, je me suis autorisé. Je l'ai fait en sécurité. Oui. Et voilà, ça n'a pas donné ceci et cela, mais ça a donné, et t'as raison, faire ça m'a aidé à, un, avoir envie de le refaire, deux, à faire équipe avec moi dans cette grande aventure du cheminement, de l'intime, du romantique et du sexuel, et trois, je sais plus ce que je voulais dire en trois, mais c'était cool, quoi. Et… Et de sortir un peu, je trouve que c'est très compliqué de ne pas s'engueuler et de prendre soin de sa voix intérieure pour tous ses projets. En tout cas pour moi, je parle à mon nom. Et je trouve qu'elle est particulièrement blessante et problématique pour moi à l'endroit de la vie sexuelle. Tu vois ce que je veux dire ? Et j'ai l'impression que mon chemin d'épanouissement de vie intime… aide aussi mes autres endroits de vie. Parce que j'apprends à me parler aussi avec douceur. Parce qu'en fait, je ne peux pas me fouetter à me dire soit comme ci, soit comme ça, fais ci, fais ça, tout contrôler. Il y a aussi… Donc le moment d'intégration et de célébration est très important pour moi. Célébration. Tu veux ajouter quelque chose là-dessus ? Sur la gratitude que l'on a à ce… avoir le chemin parcouru, non, c'est très puissant en fait comme moteur. Comme moteur de gratification, d'auto-récompense, et qui nous amène à aller plus loin, et puis surtout à mettre de l'espace en soi pour se sentir mieux. C'est-à-dire que physiquement, ce que tu fais, en prenant cette respiration à nouveau, qui va étendre ton plexus solaire, Tu te remplis d'espace qui te permet de mieux goûter au moment présent, qui te permet d'être plus à l'écoute de ton cœur qui bat, qui respire, de… Je disais comme ce caramel que tu peux manger, que tu peux sucer tranquillement et qui amène toute cette douceur. Et tu prends le temps d'éveiller tes papys à cette douceur. Et donc tu amènes une douceur intérieure, tu amènes un sourire intérieur. dont les taoïstes parlent, du sourire intérieur, c'est extérieur, et tu l'amènes à l'intérieur. Et je pense que c'est d'autant plus important que dans mon cheminement, mais je crois que ça peut se généraliser pour les gays, les queers qui le souhaitent et qui écoutent, mais moi dans mon cheminement… J'ai tellement passé… La voie intérieure a tellement l'habitude de se sentir coupable, d'avoir honte de mes désirs sexuels, homosexuels. Et on en parlait dans les épisodes précédents. C'est pas cet exercice qui me guérit. Moi, la thérapie est en fait être sur un chemin… C'est pas juste en notant mes trois kiffes de la journée, en tout cas pour moi, et j'ai vraiment eu, je crois que je peux utiliser le passé, mais en tout cas eu ou j'ai besoin d'un vrai travail thérapeutique par rapport à ces traumas qui sont puissants. En revanche, je trouve que quand même, cette petite astuce, elle vient rééduquer. Rééduquer, ce n'est pas un joli terme, mais elle vient prendre soin. Muscler. Muscler, oui, merci. La petite voix interne, parce qu'il y a forcément un peu des blablas de culpabilité, de honte. Une fois que je suis allé sucer le monsieur ou que j'ai eu mon éjaculation faciale, comme je racontais au précédent épisode, bien sûr, j'ai fait tout un chemin. J'ai fait dix ans de psychanalyse et puis je me sens beaucoup plus solide. mais il y a quand même le passé, des petites voix qui chantent un peu la culpabilité et la honte, et donc de prendre un temps et de faire de la place pour aussi la petite voix qui dit « putain, bravo, tu l'as fait, ça s'est bien passé, nanani », ou en tout cas « ça, c'était bien, nanani », c'est extrêmement puissant dans ce chemin de soi homosexuel, dans mon chemin de moi homosexuel. Mais ce dont tu parles, en fait, c'est à l'intérieur de soi, il y a tout ce qu'on peut appeler une famille intérieure qui s'exprime ou qui se manifeste de différentes façons. Il y en a, c'est par l'aspect du mental, le vélo intérieur qui… ou le hamster intérieur, parfois en étant polarisé avec des sensations ou des conflits sur les objectifs, donc ça tiraille. Tu as aussi une sorte de partie de soi qui se révèle au travers d'émotions, tu vois, de toutes les émotions, de colère, de joie, généralement la joie elle est plutôt planquée. C'est plutôt la couleur ou le chagrin ou des émotions de tristesse. Et puis, tu peux avoir aussi des images qui te viennent et ton corps qui te… qui fait des trucs pour toi. Et donc, cette intégration, c'est pouvoir donner une sorte de… diriger ton attention vers ce qui vient à toi. Et leur dire, ok, accusé de réception, je sais que t'es là. Je sais que t'es là, toi, ma voix qui me censure, je sais que t'es là, ouais, l'autorisation, je sais que t'es là. Et donc, c'est pacifier, en quelque sorte, et être toi, Moi, toi, Guillaume, moi, Nathalie, du coup, je deviens la chef d'orchestre. Plutôt que ce soit mon censeur intérieur qui prenne le rôle du chef d'orchestre, c'est moi qui vais diriger un peu et qui vais amener de l'harmonie en forme de conciliabule, tu vois, tout autour de la table pour Pouvoir se parler, s'écouter, se congratuler, se dire « Ok, tu as fait un bon boulot en me protégeant de ça, ça et ça, mais maintenant c'est ok, je suis grand, grande, adulte, j'ai des ressources que je n'avais pas auparavant. » du matin quand tu te réveilles, quand tu te couches, de ces petites victoires, du temps que tu as pu prendre sans culpabilité parce que c'était ok de te laisser buler et que ça n'a pas amené d'anxiété ou d'angoisse. Ça, c'est une victoire, par exemple, dont tu parlais dans ton précédent podcast. On passe à la dernière des clés. On avait marqué communication et consentement. Je ne sais pas dans notre préparation pourquoi ce n'est pas une question puissante, mais je vais t'en proposer une et tu vas me dire si tu es à l'aise. Pour moi, il s'agit de faire la différence entre le silence qui cache et qui casse, du silence qui prend soin. Et la question que j'ai, c'est qu'est-ce que je tais, T-A-I-S, et pourquoi ? Autour de ces enjeux de communication. Pour moi, ce que je veux dire, c'est qu'il y a des moments où le silence prend soin. C'est mon jardin secret. Il n'y a pas besoin de surcommuniquer, de tout dire dans ce chemin de sexualité, d'intime. C'est ton joker ? Et il y a des silences qui me font mal, qui cachent et qui cassent. Est-ce que tu es d'accord avec cette question ? Qu'est-ce que je tais et pourquoi ? Oui, c'est qu'est-ce que je n'ai pas osé te dire en fait ? Qu'est-ce que je n'ai pas osé me dire ? à moi-même, m'avouer sur quel endroit de moi je n'ai pas posé mon attention, parce que j'avais trop peur de ce que j'allais y trouver. Et puis, où est-ce que j'ai tué, où est-ce que j'ai coupé ma parole vis-à-vis de l'autre, parce que j'avais trop peur qu'il me juge, qu'il me critique, qu'il me… qu'il me quitte, qu'il me diminue, enfin, qu'il m'attaque dans qui je suis. Donc, pour ça, c'est revenir à la base, à la fois, c'est des outils de CNV, de communication non-violente, Quelques outils. Tu commences par des observations. On en avait dit un petit peu la dernière fois. Tu observes ce qui est. Donc quand tu parles, tu fais sur la base d'observations qui ne sont pas jugeantes, sur lesquelles tu ne peux pas avoir de reproches. C'est ce qui est. Tu évites d'utiliser les mots comme « jamais » ou « toujours ». et puis tu dis ce que ça te fait, ce qui se passe pour toi, donc tu ramènes vers toi, et puis tu exprimes ton besoin ou ta demande. Donc ça, tu ramènes ça, et au sein du couple, ce qui est vraiment un outil, et même pas qu'au sein du couple, au sein même d'une communauté, la roue du consentement est un outil hyper puissant, pour aller visiter les quatre cadrans, en fait, de la roue du consentement sur donner un cadeau, recevoir un cadeau, servir, recevoir, accepter, et utiliser les différentes questions qui est, puis-je, par exemple, je ne sais pas moi, puis-je te prendre dans les bras ? Tu vois, tu as le droit de dire oui, non, donner ton accord. Oui. Donc, c'est moi qui te demande si je peux faire quelque chose avec toi. Ou je vais te dire, est-ce que tu peux, toi, Guillaume, me faire un câlin ? À ce moment-là, je vais te demander de faire quelque chose pour moi. Et du coup, tu vas pouvoir naviguer Dans cette roue-là, avec des outils de jeu, de communication, qui sont extrêmement utiles. Ils te font tester en vraie vie ? Je ne comprends pas, c'est quoi la roue ? C'est-à-dire, c'est un plateau ? Non, ce n'est pas un plateau. C'est parce que quand c'est présenté, c'est un outil, c'est un cercle qui est divisé en quatre. Si je google roue du consentement, tu vas le trouver. Il y a un super papier là-dessus. C'est libre de droit. C'est une américaine. C'est un article. On mettra dans le descriptif de l'épisode. La roue du consentement, c'est vraiment génial comme outil. Par exemple, comment désires-tu Que je prenne soin de toi ? Comment désires-tu que je te masse ? Comment désires-tu que je t'embrasse ? Comment désires-tu ? Dans la sexualité, c'est hyper aidant d'avoir des questions comme ça. Donc je comprends, c'est un outil qui visibilise tout un tas, toute une tas de différences, différentes façons, pardon, d'exprimer son consentement, de le recevoir, de le naviguer. Ça aide, ça pose sur le papier. Exactement. Tout un tas d'outils. Et des questions. C'est-à-dire, tu vois, on ne pense pas à poser cette question. Comment aimerais-tu que je, comment toi ? aimerais-tu que moi, je fasse quelque chose ? Donc, je te rends acteur. Ouais, vachement. Et en même temps, il y a ce dialogue-là. Donc comment aimerais-tu, comment désires-tu que… Très exigeant. Parce que moi, pour parfois l'essayer, ou être dans la position où la personne essaye, je suis là, j'en sais rien, c'est très compliqué cette affaire. C'est très exigeant, mais positivement. Mais ça exige ou ça nécessite que moi, j'ai fait le chemin pour pouvoir te répondre. Et très souvent, c'est inconfortable parce que je suis là, j'en sais rien. J'en sais rien, c'est toi qui décide. Non, ce n'est pas une réponse. C'est toi qui décide. Du coup, oui, en termes d'exigence, c'est que ça appuie sur des ressorts que tu n'as peut-être pas l'habitude d'avoir, mais qui te permettent d'avancer sur ce chemin de conscience, de plus de responsabilité et d'être acteur de ta sexualité, de ton désir. – Sous-titrage FR 2021 J'ai un ami proche avec qui je parlais de tout ça et qui me disait… Franchement, ça me saoule. Oui, c'est trop compliqué, c'est cérébral. Et oh là là, on ne peut plus rien faire, on ne peut plus rien dire, il n'y a plus de saison. Non, il est loin d'être bête et je comprends ce qu'il dit. Il dit, c'est trop de codes, c'est trop compliqué. Du coup, ça enlève le moment. Voilà, merci. Ça enlève la spontanéité. Et moi, je n'ai pas envie d'avoir à… À tout décrypter, à mettre des mots dessus et tout. Et viens, on fait et puis on verra. Et j'ai vraiment connecté avec ce qu'il me disait, c'est-à-dire l'endroit de cérébralité et de perte de spontanéité. Je me suis vraiment connecté à ça. Qu'est-ce que toi, tu réponds ? C'est vrai. Je réponds que c'est vrai. C'est vrai quand tu peux être sur la même, on va dire, longueur d'onde. C'est-à-dire, tu vois une personne, c'est le début de la relation, c'est le début du désir, c'est la fougue, c'est la passion. Tu ne te poses pas de questions et c'est très bon. Et je dirais, profitons-en. Foutons-nous la paix. Profitons-en. Dans la mesure où tu sais que tu ne vas pas imposer quelque chose à l'autre et que c'est consenti. Oui, bien sûr. Donc ça, ça valide ce consentement qui est vraiment important et qui a été mis en lumière au cours de ces dernières années. Oui, c'est-à-dire là, on est en train de dire, nous, avec la roue du consentement, on parle d'un niveau plus-plus. Oui, quand tu es déjà installé. Avec des questions puissantes qui créent un nouvel espace et qu'on va conquérir. Mais au début, on garde le consentement, c'est-à-dire as-tu envie de ça ? Mais tu sépares ces deux moments de maturité, peut-être que c'est le bon terme, ou d'envie d'élan entre deux personnes. Et l'élan, mais garde-le, c'est super, top, génial. Il n'empêche que c'est quand même bon de se poser la question si c'est ton élan qui te submerge et donc du coup tu vois plus l'autre, mais l'autre est un objet de ton désir, et tu prends et tu te poses pas de questions, ou… tu remets de la conscience et l'autre fait 50% du taf avec toi, quoi. 50% du jeu, 50% de la jouissance, 50% du plaisir avec toi. Et donc, tu t'emmènes dans une danse à deux. Ouais. Dans lequel tu soutiens pas l'autre, tu vois, donc ça c'est compliqué. Et en même temps, tu peux te laisser aller et aller et venir et être récepteur et être plus acteur et sortir des schémas pénétrant-pénétré pour moi. Je trouve ça vachement important ce que tu dis et moi, j'ai l'intuition que pour moi, l'enjeu, c'est de trouver un équilibre que ça t'a mis quelque part. Je pense que parfois, je suis un peu gauche dans ma façon de verbaliser et peut-être soit ou pointu ou agressif ou tu as un truc et que de ce qu'il a à dire, il y a quand même quelque chose de cette spontanéité, d'être dans le moment présent et peut-être moins de cérébralité. En revanche, je lui conseillerais ou je conseillerais à toute personne de saisir une seule petite question qui fait palpiter son cœur. Moi, quand tu me dis… Moi, la question, comment est-ce que je peux te sucer pour maximiser ton plaisir ? Je la trouve trop cool. Et en fait, t'es pas obligé de faire un PowerPoint et de le faire à un… J'espère pas. Tu vois ce que je veux dire ? J'ai une petite question où, en vrai, genre, vas-y, je l'ai fait, moi. On prend un moment un peu hors sexe, un peu pédagogique. Je te suce et tu me dis… Mais on n'est pas dans un moment sexe, donc on enlève la pression. Alors là, comme ça, plus fort, je sers plus, je sers moins. Comment t'aimes que je te suce ? Et imagine, tu es juste à la terrasse d'un café et tu as cette conversation qui est super intime entre les deux. Et pendant que tu bois ton verre, tu vois. Et ça peut être hyper excitant parce que c'est sorti du contexte et de la chambre couchée. Et donc, tu ramènes une autre façon de réjouissance dans ta vie. Oui. avec des infos qui sont plus chargées, comme ça peut être chargé de couper ton élan, etc. Mais ça peut être hyper excitant. Et c'est un moment à deux. Et tu peux chuchoter ça à l'oreille. Oui. C'est intéressant parce que je pense qu'on évolue, toi et moi, dans des univers assez différents. Je trouve ça du coup passionnant. J'ai l'intuition ou le préjugé. Moi, les gens que je rencontre, les hommes gays, queers, bi, que je rencontre, C'est une question extrêmement compliquée, dont on ne peut pas parler en public. Je généralise, je te parle vraiment de mon expérience, mais j'ai rarement rencontré quelqu'un qui avait de la joie à mettre des mots. Je rencontre plutôt des partenaires, j'en ai quelques-uns en tête quand même, j'exagère, mais quand même, tu vois, c'est un endroit compliqué, quoi. Ou du coup, la personne me dit « je ne sais pas trop » et je dois dire « vas-y » et je dois prendre son sexe, appuyer plus fort ou moins fort et dire « là, par exemple, plus fort ou moins fort ? » Et après, je découpe, je suce en découpant, je ne sais pas pourquoi je parle de… Mais tu vois, même pénétration, moi j'adorerais qu'on fasse ça. Là, récemment, justement dans ces enjeux de communication… J'ai envie de rebondir sur un exemple où je pense que j'ai pas bien fait. J'ai fait un plan à trois avec mon copain et une troisième personne. Et à la fin, j'ai, de façon assez sèche… « Dis, fais un moment de débrief. » Parce qu'après, mon copain me dit « Ah ah ah, t'as refait ton moment de débrief. » Et j'ai compris que c'était ma façon de faire. Je pense que de l'extérieur, c'est un peu lunaire. Le moment où tu débriefes ton sexe et le sexe que tu viens d'avoir. Mais on était en train de boire un verre d'eau c'était cool on attendait le bus de la personne et tout et moi j'ai dit de façon assez sèche parce que j'étais vulnérable et pas très à l'aise j'ai dit ouais fin bon moi le moment où tu me pénètre en tapant et en faisant des allers-retours à toute vitesse façon film porno ça n'a quand même aucun intérêt. Donc en termes de communication non-violente, je reviens à ton truc de… Tu vois, moi je peux être très violent, tu as aucun intérêt, il y a quand même une formulation. Je sais pas si j'ai dit ça exactement, mais… Sauf que moi j'étais gêné, j'essayais de leur dire un truc… Bon, il s'avère qu'ils ont bien pris et puis ils ont rigolé. Ils se sont, je crois, un peu moqués de moi. Et puis moi, je me suis un peu moqué de moi et tout. Mais je trouve ça compliqué d'ouvrir un espace où ce n'est pas blessant. Et puis, bon, là, il s'avère que aussi, mon copain, il commence à connaître la sauce un peu. Et puis la troisième personne, ma sauce, la troisième personne a plutôt été assez interpellée en mode « Ah ouais, raconte ! » et c'est ce que j'ai trouvé absolument génial c'est que je leur ai dit bah ouais et toi et là ils ont tous les deux dit ouais moi non plus j'aime pas donc c'était vachement intéressant qu'on mette en lumière ça et moi j'adorerais qu'on me dise comment je te pénètre et qu'en fait je puisse dire bah moi c'est vachement pas du tout comme dans les films porno et c'est comme si petit à petit moi j'ai mélangé deux sujets tu veux rebondir donc soit sur je trouve ça compliqué quand même de communiquer tu vois en plus il était 4h du mat c'est généralement pas à 4h du mat que tu communiques et le débrief il se fait un peu plus tard et est-ce que t'es d'accord si on revient sur ce qui était super bon j'ai pas du tout demandé le consentement Voilà, mais 4 heures du mat', c'est vrai qu'on n'a peut-être pas envie de débriefer, remettre du cérébral quand tu étais dans ton corps, t'as joui, que c'est bon. Et peut-être que ça parle, comme tu dis, d'un endroit de toi qui est gêné. Je ne sais pas, gêné comment clôturer, gêné comment dire au revoir, gêné… De quel gène est-ce que ça parle ? C'est vrai. Mais c'est l'endroit de je fais un truc, je remplis l'espace du silence. Parce qu'en plus, j'ai aimé. S'ils m'écoutent, j'ai aimé. Franchement, je pense que j'avais de la gêne. Ça parle souvent de ça. Comme blocage à la communication. Tu as des patients à aller voir. Du coup, c'est une conclusion parfaite ? donc on va devoir s'arrêter là on a deux minutes avant que tu sois en retard moi je termine en disant un grand merci je vais t'inviter à toi si t'as une dernière bafouille merci j'ai adoré j'ai trouvé ça génial j'aimerais trop qu'on puisse le refaire sur d'autres questions, sur des questions que les auditeurs peuvent nous envoyer. Avec plaisir. Et puis, si toi, t'es pas dispo, j'irai chercher d'autres experts, experts. T'as pas l'élan. Mais donc, j'invite les auditeurs à m'envoyer des questions. Guillaume fait des podcasts, arrobasgml.com. Le Discord aussi, on est plus de 200 auditeurs super El Zamburrito est le nom de l'auditeur génial qui gère toute cette communauté là qui a organisé les channels c'est super simple c'est super clair il y a un endroit où on parle justement des questions autour de la sexualité plein de sujets en ce moment c'est super vivant et vibrant trop chouette donc les gens peuvent poser leurs questions ici aussi et je les utiliserai pour poser la question à un ou une sexothérapeute et troisièmement mon Instagram tout ça c'est dans le descriptif de l'épisode À cet endroit, il y aura aussi ton site internet. Toi, tu reçois des gens. Oui. Notamment, est-ce que tu as envie de dire une dernière chose ? librement, avant qu'on conclue ? Je dirais que l'exploration ne s'arrête jamais. La curiosité, en tout cas, de cette exploration de l'intimité, de la connaissance de notre corps. Moi, je dis connaissance personnelle pour un plaisir mutuel. J'espère que jusqu'à ce que je ferme les yeux et je meurs, en quelque sorte, je souhaite que les gens continuent à être explorateurs, curieux, parce que dans… Dans cet endroit-là de l'humain, il y a de l'humanité et il y a de la joie et il y a de la connexion. Donc, continuez à jouer parce qu'en jouant, c'est très proche de jouir. Donc, à bientôt. Merci Nathalie. Merci Guillaume.