BDSM : mes blocages et comment les dĂ©passer – Zoreg 3/3

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Partie 3 sur 3 – Zoreg utilise ses 19 annĂ©es de pratique de BDSM pour nous partager conseils et idĂ©es pour mieux kiffer sa sexualitĂ©, en BDSM ou pas !

🎧 Pour Ă©couter l’autre tĂ©moignage de Zoreg, va dans la liste des Ă©pisodes et tape « Trouple, polyamour, BDSM et consentement » en mars 2022

đŸ—ș La carte des pratiques BDSM et plus (en anglais) : https://humansexmap.com

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Lire la transcription de cet épisode
Es-tu prĂȘt ? Je suis prĂȘt. Tu te sens bien ? Ouais, on est bien, on est bien installĂ©. Zoreg, on parle, toi et moi, de BDSM. Tu es notre chef maĂźtre BDSM depuis l'Ăąge de 19 ans. Et tu as pris tout ton… C'est beaucoup, c'est beaucoup de erreurs. Ça a Ă©tĂ© une exploration avant que je finisse par dire je suis un maĂźtre BDSM. Tout Ă  fait. Tu es en plus un maĂźtre humble. Nous te remercions. Nous, les petits qui t'Ă©coutent, Et en gros, tu as pris tout ton jus de cerveau. Et moi, j'ai pris le mien. On l'a mixĂ© ensemble. Tout ça a l'air trĂšs sexuel. Et on a crachĂ© des conseils, donc des bases, des conseils. On est au troisiĂšme Ă©pisode. Ils Ă©taient aux Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents. On invite les gens Ă  Ă©couter, bien entendu. Dans le premier Ă©pisode, on a parlĂ© de c'est quoi le BDSM, qu'est-ce qui n'est pas du BDSM et des 4 C. Dans le deuxiĂšme Ă©pisode, on a continuĂ© les 4 C. Et aprĂšs, on a donnĂ©… des clĂ©s et des Ă©tapes concrĂštes pour quelqu'un qui est un peu excitĂ© par certaines pratiques BDSM mais qui doute ou qui sait pas trop comment s'y prendre et lĂ  on va terminer sur les principaux blocages alors qu'on a envie alors que j'ai envie, il y a des blocages comment je fais pour les dĂ©passer et le dernier Ă©pisode on terminait sur la honte et alors moi je pense que c'est un de mes principaux blocages qui est mais c'est quoi le problĂšme dans mon cerveau De qui fait ça ? Il y a forcĂ©ment un problĂšme. J'ai forcĂ©ment Ă©tĂ© niquĂ© quelque part pour avoir envie d'une forme de BDSM. VoilĂ  ce que moi, mon… T'as jamais eu ces pensĂ©es ? Tu fais les gros yeux ? Tu t'es jamais dit « putain, je suis anormal ». Non, j'ai vu les autres se dire ça. Mais moi, je me suis jamais dit que j'Ă©tais anormal. Je me suis juste dit « je suis comme ça ». C'est peut-ĂȘtre une chance, je pense, parce que je sais trĂšs bien que tout le monde essaie de s'associer Ă  la norme. J'ai forcĂ©ment compris, par contre, que c'Ă©tait diffĂ©rent. J'ai forcĂ©ment compris trĂšs vite que t'en parles pas Ă  n'importe qui parce que c'est quelque chose qu'on juge par mĂ©connaissance. Ça t'est jamais arrivĂ© au dĂ©but ? Ignorance, on va dire. Ça t'est jamais arrivĂ© au dĂ©but, dans une pratique, que la honte vienne t'interrompre ? Ah ça oui ! Alors pas au milieu d'une pratique, plutĂŽt au moment d'en parler avec un partenaire, avec mon mec Ă  l'Ă©poque, c'est plus ça ! Alors, ce n'Ă©tait pas une honte parce que tu vas me juger ou quoi. Peut-ĂȘtre qu'inconsciemment, il y avait un peu de ça. Mais c'Ă©tait plus le fait de rĂ©vĂ©ler quelque chose que j'avais toujours gardĂ© pour moi, que je ne savais pas formuler, que je ne savais pas mettre les mots dessus. Et que j'avais un peu une apprĂ©hension de ce que mon partenaire va en penser. Parce que si ça ne lui plaĂźt pas… Qu'est-ce qu'il en fait, en fait ? Qu'est-ce qu'on fait avec ça ? Parce que ça va ĂȘtre important pour moi d'explorer par lĂ . MĂȘme si on ne fait pas tout, j'ai envie, besoin d'aller par lĂ . J'en ai toujours eu envie. Alors lĂ , tu sors de la honte, tu es d'accord ? LĂ , c'est plus ton enjeu interpersonnel. Il y avait un peu la honte aussi, parce que lĂ , on est en train de se dĂ©voiler. Moi, j'Ă©tais en train de me dĂ©voiler, c'Ă©tait le tout dĂ©but. Comment tu… Comment on fait pour dĂ©passer cette honte ? C'est chaud, hein ? C'est une bonne question. Je pense que c'est juste avec le temps, la pratique et puis de rĂ©aliser que… Je pense que j'ai pu facilement dĂ©passer la honte quand j'ai compris qu'il y en a qui Ă©taient peut-ĂȘtre plus tordus que moi. On va dire tordus parce que je suis un peu gĂ©nĂ©rique lĂ , mais il y a toujours quelqu'un qui a des envies similaires. Donc dĂ©jĂ , je ne suis pas seul. Il y a toujours quelqu'un qui a des envies oĂč il irait plus loin. Donc je ne suis pas seul et je ne suis peut-ĂȘtre pas si pire que ça. Et que finalement, les gens sont tous dans un spectre lĂ -dedans et il y a toujours quelqu'un qui a essayĂ© quelque chose. Je suis assez d'accord. Je suis d'accord avec toi que le rĂŽle modĂšle est assez important. Quand je rencontre des gens qui ont l'assurance et la capacitĂ© de parler de leur univers BDSM, de leur sexualitĂ© qui a des composantes, disons BDSM, Et que je les juge positivement. En mode… Il ou elle a l'air intelligent. Je ne te dis pas que c'est bien de faire ça. Mais moi, ça m'a aidĂ©. Et je trouve que quand tu dis… Se rĂ©unir avec d'autres personnes. Il y a vraiment une composante essentielle. Pour moi. Qui a Ă©tĂ© pour moi. Et qui s'est faite grĂące Ă  ce podcast-lĂ . En rencontrant des gens… qui parlent de leur sexualitĂ©, oĂč je me dis, moi, c'est vraiment une belle personne. Je donnais moins de grains Ă  moudre Ă  la honte et au rejet. Donc ça, ça m'a en effet vachement aidĂ©. L'autre truc… Non, tu veux ajouter quelque chose ? Non, rien. Juste, ça m'Ă©voquait un podcast que j'ai vu rĂ©cemment. J'aime pas les podcasts. N'en parlons pas. Je voulais juste dire que ces deux QuĂ©bĂ©coises qui prĂ©sentent et qui pensaient au dĂ©but de leur podcast qu'elles Ă©taient trĂšs kinky et trĂšs poussĂ©es. Et en fait, elles reçoivent trĂšs rĂ©guliĂšrement des invitĂ©s qui vont beaucoup plus loin. Et puis, elles se disent finalement, on est un peu ordinaire, on est un peu normal. En comparaison, en fait, en fonction de qui t'entoure. Tu trouves une norme diffĂ©rente. Tu veux nommer ce podcast ? Sexe oral. C'est vrai. Il est chouette. L'autre chose qui, moi, m'a beaucoup aidĂ© sur mon cheminement de honte, c'est que ça fait chier. Ça saoule la honte. Je pense qu'il y a un premier dĂ©clic de se dire, attendez, excuse-moi, qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Qu'est-ce qui fait chier de dĂ©passer ta honte ? Non, la honte, la honte mĂȘme. C'est-Ă -dire, moi, je n'ai aucun problĂšme Ă  me mettre des limites et Ă  honorer mes limites et Ă  dire, ah non, je n'ai pas envie de ça. En revanche, qu'une force extĂ©rieure que je ne sais pas nommer remplit mon corps d'une espĂšce de dĂ©charge chimique qui fait que j'ai honte et que je veux que ça s'arrĂȘte ? et que je veux plus que ce soit mais du coup moi ça a Ă©tĂ© un peu un dĂ©clenchement de dire mais ça vient d'oĂč en fait tu vois pourquoi j'ai ça et en fait quand tu regardes et que tu t'observes et que tu te renseignes la honte elle vient de la norme, la norme sociale et la norme sociale qui l'a faite qui a dit ce qui est normal d'anormal sexuellement cette limite entre le vanille et le BDSM est un concept construit Par des gens. Et du coup, moi, je demande, OK, qui est l'auteur du crime ? Qui a construit ça ? Or, qui a construit ça ? Et aprĂšs, ça, c'est mon petit laĂŻus. Je crois que c'est un systĂšme, c'est pas une construction. Il y a des hommes en pouvoir depuis des centaines d'annĂ©es qui ont… a ancrĂ© un rĂ©cit qui dit qu'il y a cette sexualitĂ©, elle est acceptĂ©e, celle-lĂ  ne l'est pas. Si jamais il y a du consentement, les quatre C et de la joie… ça met en lumiĂšre que c'est des gens qui ont dĂ©cidĂ©, tu vois ce que je veux dire, de façon complĂštement arbitraire, pas tellement arbitraire, c'est des hommes et des religions et c'est, tu vois, un historique qui a nourri ces normes et c'est un historique qui, moi, que je ne souhaite pas colporter, que je ne souhaite pas continuer, tu vois. Je trouve pas ça intĂ©ressant ou intelligent pour ma vie. Et du coup, le conscientiser d'oĂč vient… Pourquoi est-ce que… Je vais quand mĂȘme pas parler de mon frĂšre. Mais pourquoi mon frĂšre hĂ©tĂ©ro qui a des rapports sexuels avec ma belle-sƓur, c'est normal ? Tu vois, au sein d'un couple, selon certaines pratiques. Donc, j'imagine qu'ils sont normaux. La norme dit OK aux missionnaires. Mais t'en sais rien. Bien entendu, j'espĂšre d'ailleurs qu'ils ne le sont pas. Ce que j'essaie de dire, c'est que pourquoi le missionnaire entre deux personnes hĂ©tĂ©ros est classifiĂ© OK et que se faire fouetter est classifiĂ© pas OK ? Quelle que soit ton orientation sexuelle. Moi, d'aller me reconnecter sur « Attends, qui a dĂ©cidĂ© ça ? » m'inspire beaucoup. Moi, je pense que c'est une question d'Ă©ducation. Et que l'inconnu et l'ambiance gĂ©nĂ©rale qui laisse entendre que t'es un peu fou d'aller dans ces directions-lĂ , ça aide plus Ă  refouler des envies, des dĂ©sirs qu'Ă  les explorer et en fait si on s'enseigne si on s'Ă©duque et puis si on s'entoure de gens qui s'y connaissent on peut trouver une forme de confiance dans la pratique dans soi-mĂȘme parce qu'Ă  un moment donnĂ© on a envie d'ĂȘtre en accord avec soi-mĂȘme et puis on arrive Ă  se dĂ©finir et Ă  dire moi j'aime telle pratique, j'aime bien me faire fouetter, ou j'aime bien fouetter les gens, ou on n'est pas obligĂ© de fouetter, parce que c'est toujours le truc qui fait le plus peur. On n'a jamais parlĂ© de fouet, d'ailleurs, jusque-lĂ , depuis le dĂ©but des trois Ă©pisodes. Parce que tu le refuses ? C'est pas parce que je le refuse, c'est parce que c'est juste… Non, j'ai jouĂ© sur le mot, mais bref. C'est juste parce que… Moi, ce n'est pas forcĂ©ment dans mes pratiques. C'est quelque chose que j'aime bien. Mais les gens masochistes qui valaient jusque-lĂ  sont finalement assez rares et ont fait du BDSM avec tellement de choses. En fait, ce que j'ai essayĂ© de dire, c'est la mĂȘme chose avec la sodomie. La sodomie, c'est aussi considĂ©rĂ© comme un acte barbare et un acte… Et ça, en fait, ça pĂ©nĂštre nos cerveaux. Ou en tout cas, je vais peut-ĂȘtre pas dire le « nous ». Ça me pĂ©nĂštre, ça Ă©crit une histoire qui fait que, que je le veuille ou non, je suis conditionnĂ© par cette norme sexuelle. et par ce qui a Ă©tĂ© crĂ©ditĂ© de oui versus crĂ©ditĂ© de non et moi je trouve ça donc on rĂ©pond Ă  la question comment dĂ©passer la honte moi je trouve ça joyeux parce que rĂ©volutionnaire de dire ça ça s'arrĂȘte avec moi Et je vais incarner aux yeux du monde, parce que moi j'ai un travail public sur la sexualitĂ©, mais aussi auprĂšs de mes amis, etc. Je vais incarner autre chose qui m'intĂ©resse beaucoup plus. Et je pense qu'il y a des gens qui n'ont pas envie d'ĂȘtre rĂ©volutionnaires, donc mon propos ne va pas fonctionner. Et juste la comprĂ©hension, comme tu dis, s'Ă©duquer, aller comprendre d'oĂč vient cette honte qui m'envahit le corps, ça peut donner envie, soit de la confirmer en disant… Ah oui, oui, non, c'est vraiment, je suis complĂštement d'accord avec les vieux religieux, ils ont eu raison. Et ça me va et je suis en joie pour ma vie. Et lĂ , moi, je suis lĂ , mais trĂšs bien. Ou au contraire, je m'Ă©duque et je me dis, bah non, cette rĂšgle du jeu que je n'ai pas dĂ©cidĂ©e, je veux qu'elle cesse. Je pense que la plupart des gens qui pratiquent quoi que ce soit dans le BDSM au sens large, se sont peut-ĂȘtre pas posĂ© toutes ces questions-lĂ . Mais que le fait de ne pas ĂȘtre seul, le fait d'en apprendre juste soit par rapport aux pratiques et par rapport Ă  ses partenaires, juste ça, ça les a aidĂ©s Ă  enlever des barriĂšres. Et c'est suffisant, en fait. Pas besoin de forcĂ©ment intellectualiser le rapport au social et quand mĂȘme, petit Ă  petit, ĂȘtre capable d'assumer. Oui, toi, ton propos, c'Ă©tait de dire… Ça peut ĂȘtre plus simple que ça. On peut questionner des choses profondes parce qu'on le sait trĂšs bien qu'il y a des collĂšgues de travail Ă  qui on n'en parlerait jamais. On sait trĂšs bien qu'il y a des gens qui vont ĂȘtre Ă  l'aise de te parler de toute leur sexualitĂ© sans problĂšme et qu'il y en a d'autres que non, non, non. Je ne fais pas ça. Ça n'existe pas. Bien sĂ»r. Donc, on peut questionner tout ça, mais… L'essentiel, ça va ĂȘtre juste d'ĂȘtre capable de se situer soi. Moi, j'aime ça, je pense que j'aime ça et je vais essayer d'apprivoiser ça et je vais m'entourer de gens qui acceptent ça. Pour moi, la honte, elle peut devenir trĂšs dangereuse parce qu'elle peut m'embarquer dans des pratiques dangereuses. Parce que j'ai honte, je peux ĂȘtre plus amenĂ© Ă  ne pas vĂ©rifier les 4C, mal communiquer. Tu sais, un peu, je me bourre la gueule. Dans l'empressement, de faire quelque chose, je prends un partenaire parce que lui, il me plaĂźt, il veut faire ce que je veux. Vite, vite, vite. Je suis excitĂ©. En fait, j'ai tellement honte qu'il faut que mon excitation soit au max. Et Ă  ce moment-lĂ , du coup, en fait, je ne tiens plus trop les rĂȘnes. Donc, paf, paf, paf. Ou bien, au contraire, j'ai tellement honte que j'ai besoin de boire ou d'avoir des substances. Je ne peux pas Ă©carter ces cas-lĂ , mais ça me semble ĂȘtre trĂšs rare. Le nombre de personnes qui utilisent des substances… Ah oui, mais ça, c'est un autre sujet. Mais ce n'est pas du tout un autre sujet. C'est la mĂȘme chose. C'est la mĂȘme honte. La norme sociale a indiquĂ© que l'homosexualitĂ© Ă©tait un problĂšme. Ou en tout cas sale ou malsain. Oui, je suis d'accord avec tes propos. Mais dans le milieu BDSM… Non, mais lĂ , on parle Ă  des auditeurs qui ne sont pas du milieu du BDSM. D'accord, d'accord. Mais moi, je te dis quand mĂȘme que des gens dans le milieu, j'en vois forcĂ©ment des gens qui ont toutes sortes de comportements Ă  risque ou non pour leur propre santĂ©. On en voit, c'est sĂ»r. Mais… J'ai l'impression de ne pas en voir tant que ça. Ouais, reconnecte-toi Ă  ce qu'on est en train de faire. Et donc, si je dois me reconnecter justement au BDSM, non ? Non, lĂ , ce qu'on fait, c'est qu'on parle Ă  des gens qui ne font pas partie du milieu BDSM et on leur a racontĂ© ce que c'est le BDSM, comment commencer. Et c'est quoi les principaux blocages alors que j'ai du dĂ©sir Ă  y aller, Ă  essayer ces petits pas de BDSM ? Donc lĂ , on parle Ă  des gens qui dĂ©couvrent tout ça. Si tu veux juste parler directement aux gens et leur donner des conseils, dĂ©jĂ , refoulez-vous pas dans des substances ou dans un changement d'Ă©tat d'esprit ? par des Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs, pour que ça vienne de l'intĂ©rieur. Bien sĂ»r. Oui, mais ce n'est pas si Ă©vident. Mais si, ça peut ĂȘtre Ă©vident, parce qu'on a quand mĂȘme donnĂ© des clĂ©s au dĂ©part, avec la confiance, la communication, et Ă  un moment donnĂ©, on peut se retrouver suffisamment Ă  l'aise avec quelqu'un qui met en confiance. LĂ , on parle des principaux blocages, la honte en faisant partie. Est-ce que tu penses de tĂȘte ? au prochain blocage. À moins que tu veux rajouter quelque chose sur la honte et comment la dĂ©passer. Non, non, non. Je trouve qu'on a fait le tour. En tout cas, peut-ĂȘtre que ce que je voulais dire par rapport aux substances, etc., c'est qu'il y a certaines pratiques qu'on a envie de faire et ça peut ĂȘtre un warning, ça peut ĂȘtre un point de vigilance, le moment oĂč on sent que viennent se clasher un dĂ©sir et la honte et oĂč, du coup, c'est une invitation Ă  se dire, tiens, comment je prends soin de ça ? Qu'est-ce qui se passe pour moi ? Parce qu'en vrai, Si t'as pas de dĂ©sir, la honte elle vient pas quoi. Si t'as pas le dĂ©sir d'un truc que tu devrais entre guillemets pas dĂ©sirer, y'a pas de honte. Le deuxiĂšme point qu'on avait notĂ© c'est la difficultĂ© de communication. Le fait qu'en fait, c'est assez joli ça, j'ai du dĂ©sir… je me le suis dit Ă  moi-mĂȘme mais je n'arrive pas Ă  le dire Ă  quelqu'un d'autre genre j'arrive pas Ă  m'imaginer dire Ă  cette personne de confiance j'aimerais que tu me craches dessus j'aimerais que tu m'attaches j'aimerais que tu me fesses t'as des idĂ©es toi ? Alors, ça dĂ©pend toujours des cas de chacun. ForcĂ©ment, si on parle de quelqu'un qui a dĂ©jĂ  une relation de couple Ă©tablie, oĂč on dirait que la sexualitĂ© n'est pas quelque chose de mouvin, ou trĂšs peu, parce qu'on a trouvĂ© nos points d'accord au dĂ©but, et puis on bouge un tout petit peu autour de ça, mais pas beaucoup. Ça va ĂȘtre plus difficile, je le sais d'expĂ©rience, de se dĂ©voiler autrement. l'impression que tu croyais me connaĂźtre mais en fait j'ai des envies que tu connais pas et je peux pas j'ai pas de recette miracle parce que chacun est diffĂ©rent dans sa communication on peut ĂȘtre avec un partenaire en couple qui qui communiquent peu, qui n'aiment pas avoir ce genre de longues discussions, pour qui c'est genre on fait les choses et puis c'est tout. On peut avoir diffĂ©rents types de relations. Donc, je n'ai pas beaucoup de conseils Ă  part armez-vous de courage parce que c'est la situation Ă©trangement la plus complexe, la plus complexe, la plus difficile Ă  surmonter. Elle n'est pas si complexe. La plus difficile Ă  surmonter parce que On vient montrer une nouvelle vulnĂ©rabilitĂ© qu'on a toujours cachĂ©e jusque-lĂ  pour continuer de partager un intime toujours plus fort. Et pourtant, le souhait de le faire avec son partenaire de vie, c'est dĂ©jĂ  s'ouvrir, en fait. C'est dĂ©jĂ  une preuve d'amour de… Je ne veux pas le faire avec un autre. C'est avec toi que je veux partager ça. Je n'irai pas chercher ailleurs. J'aimerais explorer ça avec toi. Et je peux comprendre que ce n'est pas facile. C'est le plus difficile Ă  surmonter. Et tu te dĂ©cales vachement dans la relation. Tu l'amĂšnes ailleurs. Oui. Et c'est un risque aussi. C'est un risque de bouger quelque chose de stable. Est-ce que ça ne va pas amener Ă  autre chose aprĂšs ? Ça peut crĂ©er des peurs. Bien sĂ»r. Donc, je comprends. Et sinon, il vaut mieux aller chercher des gens qui savent dĂ©jĂ  faire ou qui sont dĂ©jĂ  intĂ©ressĂ©s par ça. Pour ceux qui ne sont pas en couple ou pour ceux qui sont en couple libre. Je pense que c'est le… Le meilleur moyen, c'est d'aller sur diffĂ©rents sites de rencontres et d'ĂȘtre trĂšs clair sur sa recherche, sur ce qui m'intĂ©resse. D'ĂȘtre trĂšs clair sur « je suis dĂ©butant, je suis intĂ©ressĂ© par me prendre des fessĂ©es pendant qu'on baise ». On peut changer le profil toutes les semaines ou toutes les rencontres. Oui, bien sĂ»r. Toi, tu recommandes, du coup, dans le premier Ă©pisode, je crois, on lisait ton profil RĂ©conne. Tu recommandes Recon comme application de BDSM ? Oui, oui. AprĂšs, je n'ai pas envie de faire la pub d'une seule plateforme. Dis les autres. Moi, j'ai envie d'aller chercher un partenaire BDSM. Tu me conseilles de me connecter sur quoi ? En fait, je prends une parenthĂšse. Au dĂ©but, justement, quand j'ai commencĂ© il y a 19-20 ans, ça m'intĂ©ressait, mais il n'y avait personne qui voulait le pratiquer. C'Ă©tait un ou deux profils et c'est tout. Et j'ai remarquĂ© que quelque part autour de une dizaine d'annĂ©es, il y a Ă©normĂ©ment de profils avec une ouverture sur les fĂ©tiches, une ouverture sur la domination qui sont apparues. Et on dirait que c'est plus ou moins la norme et que ça devient facile. Enfin, facile avec des gros guillemets, mais… Tu parles de oĂč, lĂ  ? T'es oĂč ? Peu importe le site de rencontre. Ah, d'accord. Tout Ă  fait ordinaire. OK. Qu'on parle de RomĂ©o, qu'on parle de toi, des trucs trĂšs gĂ©nĂ©riques qui s'adressent Ă  tous les publics. Donc, RomĂ©o, Tinder, Grindr, Scruff… Scruff… Recon ? Growler ? Je ne suis plus sĂ»r du nom, mais il y a une plateforme comme ça pour les nounours. Parce qu'on est Ă©coutĂ© de partout dans le monde et du coup, selon la rĂ©gion dans laquelle tu es, ce n'est pas la mĂȘme application qui est Ă  la mode, exact ? Donc ça, c'est une bonne idĂ©e d'aller sur des applications. Quelles qu'elles soient, soyez juste clairs sur votre profil. Si vous voulez, peut-ĂȘtre, si vous avez l'impression qu'une communautĂ© un peu plus avancĂ©e, parce que votre curiositĂ© est peut-ĂȘtre bien poussĂ©e, c'est bien d'aller sur une plateforme spĂ©cialisĂ©e. Et donc lĂ , on a Recon, on a SM Boy, qui est français. On a Plan SM, qui est français. Alors ces deux-lĂ  sont français… J'ai un peu de mal parce que je n'ai pas toujours envie de les conseiller. Je peux dire plein de choses dessus. Bref, je trouve juste que les publics dessus ne sont pas… La maniĂšre de communiquer me semble moins bienveillante, un peu plus brutale, un peu plus animale, mais bref. N'empĂȘche que ça existe. Allez-y, vous pouvez rencontrer des gens. J'y ai rencontrĂ© des gens. Mais vous pouvez aussi juste aller sur RomĂ©o, cocher des cases et dire j'aime le SM. je connais aussi des associations ça peut ĂȘtre une façon il y a des associations fĂ©tiches et des SM il y en a plein, il y en a beaucoup Ă  Paris il y en a un peu partout en France Il n'y en a pas dans toutes les villes. Vous saurez les nommer, les principales ? Les principales, je ne sais pas, parce que je ne saurais pas s'il y a une hiĂ©rarchie ou quoi, mais il y en a Ă©normĂ©ment. Je pense que je ne vais pas les nommer. Vous allez vite les trouver, en fait, parce que chacune est en fonction de son fĂ©tiche ou quoi. Alors, je vais quand mĂȘme essayer de les mettre dans le descriptif de l'Ă©pisode, parce que moi, pour avoir fait des recherches, je n'ai pas du tout trouvĂ© facilement. Je voulais en tout cas indiquer aux auditeurs que tu as des assos et donc des espaces de rencontres autour de ces sujets-lĂ , qui ne sont pas engageants. Il peut y avoir des activitĂ©s sexuelles et tout, mais c'est des assos principalement qui font des verres, des rencontres, mĂȘme sur Zoom. Il y a beaucoup d'associations qui organisent surtout juste des rencontres informelles. Elles ne sont pas lĂ  pour le cul. On fait des apĂ©ros entre fĂ©tichistes. C'est surtout ça qu'on retrouve du fĂ©tichisme. Il y a des associations plus orientĂ©es BDSM. On peut parler de Paris SM, par exemple, parce que lĂ , on est Ă  Paris. Mais il y a aussi des associations locales dans vos villes. LĂ , je ne les connais pas toutes, mais elles sont souvent agnostiques Ă  votre orientation ? Et parfois… Orientation sexuelle, c'est mĂȘlĂ©… Oui, c'est-Ă -dire qu'on se moque un peu de votre orientation. Du moment que vous faites du BDSM, vous ĂȘtes dans la communautĂ©. Sinon, certaines sont orientĂ©es soit gays, soit hĂ©tĂ©ros. Et beaucoup d'associations organisent des munchs. Ce sont souvent des repas, parce que c'est un mĂ©lange avec le brunch, oĂč on va aborder un sujet. Donc, on ne vient pas forcĂ©ment pour vivre le fĂ©tichisme, mais plus pour en parler. Et donc, on va aborder un sujet, on va avoir quelques intervenants, les gens vont pouvoir se rencontrer. Il y a un temps forcĂ©ment avant et aprĂšs pour que les participants puissent discuter entre eux s'ils veulent. Et ça permet de rencontrer des gens. Les munchs, c'est trĂšs hĂ©tĂ©ro dans le milieu gay. Il n'y a pas vraiment de munch, mais n'empĂȘche que c'est ouvert Ă  tout le monde. Ok. c'est marrant parce que moi je voulais revenir je me rendais compte quand tu dĂ©crivais l'idĂ©e des rĂ©seaux d'aller rencontrer des gens d'aller chercher des partenaires sur ces rĂ©seaux lĂ  je me rends compte que moi la honte continue Ă  faire son travail mĂȘme si je suis en chemin parce que j'ai du mal Ă  dĂ©crire mes envies et mes dĂ©sirs sur des profils tu vois donc imaginons que je mets pas ma tĂȘte Je mets juste une photo, puis aprĂšs, la personne qui me dit « Ah, salut, je suis intĂ©ressĂ© par ton dĂ©sir », je lui envoie ma tĂȘte. En fait, j'ai trop peur. J'ai encore vachement peur. J'ai peur que du coup, je dis publiquement mes dĂ©sirs les plus intimes. Et du coup, la personne, je ne sais pas, mon cerveau propose tout un tas d'idĂ©es sordides. C'est une personne que je vais croiser un jour qui va me dire, mais c'est toi qui, on va me juger, j'ai honte. Franchement, j'ai tout mon corps qui se rĂ©vulse. Et donc, petit Ă  petit… je mets de plus en plus des mots sur mes profils. J'ose de plus en plus, tu vois, dire un peu Ă  mi-mot, en mode, bon lĂ , je pense qu'il y a, tu vois, en sous-entendu. Mais je sens que c'est encore une vraie Ă©tape. Non pas que ça soit des profils trĂšs publics, mais assumer est pas facile pour moi. J'ai mis plusieurs annĂ©es avant d'assumer de mettre mon visage sur un profil. Ouais. C'est la peur d'ĂȘtre connu, c'est la peur d'ĂȘtre jugĂ©, c'est la peur d'ĂȘtre refusĂ© d'abord sur le visage et pas forcĂ©ment sur les pratiques ou les envies. Et puis Ă  un moment donnĂ©, j'ai dit non, il ne faut pas qu'une façon
 De toute façon, si je veux rencontrer des gens, il faut au moins qu'ils acceptent ma tĂȘte. Ils ont envie de me voir. Puis en mĂȘme temps, j'exige des autres qui se montrent au moins au premier message. Moi, une des clĂ©s, c'est la vieillesse. Genre, plus je vieillis et plus je suis lĂ . Mais en fait… En fait, on s'en fout. Ah oui, oui. DĂ©jĂ , j'ai bien conscience que la honte et la peur sont des miroirs grossissants. J'ai l'impression que les gens s'en foutent de ma vie et vont oublier. Et bon, tout ça a peu d'importance. Et en fait, plus je vieillis, plus je suis lĂ . Bah ouais. Ouais, mais c'est trĂšs personnel. Je trouve ça important de le dire parce que alors mĂȘme que moi, je fais un podcast public sur le sujet, si c'est vivant pour moi, ça doit l'ĂȘtre pour d'autres personnes. Tu vois ce que je veux dire ? Moi, normalement, on pourrait croire que je suis genre… Bon, on passe au suivant. Je reviens sur les assos fĂ©tiches. Non, pas du tout. Tu n'as pas le droit, je te l'interdis. Tu fais quoi avec cet interdit ? Je fais ce que je veux. Tu le braves ? Non, si, c'est super important pour moi parce que dĂ©jĂ , on n'en a pas parlĂ©. Je ne t'en ai pas parlĂ©. Dans un de tes Ă©pisodes, dont je n'ai pas le titre, tu as reçu quelqu'un qui t'a parlĂ© de Puppy Play. Oui, c'est vrai. Et c'est un ami Ă  moi et c'est l'ancien prĂ©sident de l'association Pop & Co. Et je suis prĂ©sident de cette association actuellement. Ah ! Donc voilĂ , ça serait con de ne pas en parler du tout quand mĂȘme les autres trois Ă©pisodes. Et c'est pour ça que je connais plein d'assauts fĂ©tiches. C'est quoi du coup cet assaut? C'est une assaut qui tourne autour du puppy play, qui est une branche du pet play, qui est quelque part dans le BDS. Pet play, c'est un jeu d'animaux. On va dire le fait qu'il y ait un jeu oĂč l'un des partenaires va jouer un animal de compagnie. Donc il se met aussi dans un Ă©tat d'esprit. Je ne peux pas ĂȘtre un ours. C'est pas un animal de compagnie. Non mais d'accord, tu peux quand mĂȘme ĂȘtre un ours si tu veux, mais… C'est rare les ours dĂ©jĂ  en animal de compagnie. C'est ça. Et je voulais vraiment prĂ©ciser, c'est vraiment en lien avec l'animal de compagnie. Donc, il y a l'Ă©lĂ©ment domination-soumission. Donc, je suis un chien, un chat, un rat. Pourquoi pas ? Un renard, Ă©ventuellement. Un renard. J'ai vu des renards. Oui, c'est ça. Il y a des gens qui vont s'identifier Ă  d'autres animaux. J'ai un accoutrement particulier ? Pas forcĂ©ment. Pas forcĂ©ment. Mais j'ai un comportement. On pense facilement qu'il faut du matĂ©riel pour avoir l'air d'un chien. Il faut un collier, il faut un masque, il faut… Mais en fait, non. Et puis, mĂȘme si vous en voulez absolument pour vous aider Ă  rentrer dans le headspace… État d'esprit ? Oui, il faut… Si vous voulez vraiment du matĂ©riel, c'est de plus en plus accessible. On trouve des choses sur AliExpress ou quoi, c'est pas cher. Et si on en veut des beaux, on met le prix. Si on veut des beaux et de la qualitĂ©, du beau matĂ©riel. Donc, dans l'univers Ă©largi du BDSM, il y a l'Ăźle du fĂ©tiche. D'ailleurs, ça me donne envie de… Dans le descriptif de l'Ă©pisode, je vais mettre le lien de la carte que tu m'as envoyĂ©e. C'est une carte visuelle. WomenSexMap.com Ah ben tiens, trĂšs bien, humansexmap.com. C'est un genre de continent gigantesque avec tous les fĂ©tiches, les kiffs, les envies, les pratiques et ils sont organisĂ©s plus ou moins par pays et il y a mĂȘme une zone pour tous les interdits. Tout ce qui est vraiment la limite, on est dans l'illĂ©gal lĂ -dedans ou dans le socialement inacceptable. Moi, ce que je trouve intĂ©ressant, c'est de voir comment c'est organisĂ©, de lire chacun des termes et de me poser des questions, de me dire « tiens, c'est marrant, je n'avais jamais pensĂ© Ă  ça ». La carte en elle-mĂȘme permet de mettre des points dessus, comme des Ă©pingles, et de dire, moi j'aime bien ça, ça, ça, ça et ça. De crĂ©er un lien et de le partager Ă  quelqu'un pour dire, tiens, regarde, voilĂ  ce que j'aime. Donc dans cet univers du BDSM Ă©largi, le puppy play, c'est du fĂ©tichisme sexuel ? C'est-Ă -dire, pas forcĂ©ment ça que je voulais dire. On peut, toi et moi… J'insiste que Pup & Co n'organise aucun Ă©vĂ©nement qui tourne autour du sexe. Parce que lĂ©galement, t'as pas le droit en plus. Il paraĂźt, mais ça c'est pas le sujet. C'est vraiment un choix dĂ©libĂ©rĂ© de dire notre but, c'est juste de rĂ©unir des gens qui pratiquent le puppy play. Permettre Ă  des puppies de se rencontrer, d'avoir sur une soirĂ©e une zone avec une piscine Ă  balles, d'avoir des occasions de discuter, d'avoir diffĂ©rents outils. Et puis, d'ĂȘtre aussi un point d'ancrage, en fait, oĂč les gens contactent l'association pour poser des questions en disant « moi, j'aime bien, ça m'intĂ©resse, qu'est-ce que je peux faire ? Comment est-ce que ça marche ? » Et puis, du coup, expliquer un peu la pratique. LĂ  oĂč je voulais en venir, pourquoi je revenais sur les assos fĂ©tiches, c'est qu'ils organisent rĂ©guliĂšrement des apĂ©ros dans toutes sortes de villes, Paris, Lyon, Marseille un peu, Nice, Bordeaux. C'est une association française ? LĂ , je ne te parle pas que de Papinkou, je te parle de toutes les assos fĂ©tiches gays en France. Il n'y en a pas partout, mais il y en a quand mĂȘme plusieurs. Et on en revient au sujet de base oĂč je voulais vraiment inciter les auditeurs si quelque chose dans le BDSM ou dans ce que ces assos-lĂ  ont l'air de proposer vous intĂ©resse. Ils ont des pratiquants qui sont comme vous. Ils ont Ă©tĂ© dĂ©butants aussi. Et puis, vous pouvez les contacter juste pour poser des questions. Vous pouvez vous tenir au courant de ce qu'ils organisent pour y aller. Ils font des apĂ©ros, ils font des soirĂ©es. Il y en a qui font des soirĂ©es privĂ©es, qui vont ĂȘtre dans des saunas ou quoi. Mais il y en a partout en France. Ils font de tout pour tous les fĂ©tiches. Et des fois, c'est ouvert. Des fois, c'est spĂ©cifique Ă  une pratique. Et lĂ , il faut fournir un catalogue. AprĂšs, il n'y a pas 300 associations, je ne crois pas. Ça marche. Je voulais vraiment inciter les gens Ă  y aller. Parce que c'est comme ça qu'on peut rencontrer d'autres pratiquants et ĂȘtre prĂšs de chez soi. Quand on les voit sur Internet, il y a de la distance avec les gens et c'est difficile des fois de rencontrer et de faire « Ah, tu me plais bien, mais
 » Oui, bien sĂ»r. Le dernier blocage auquel on a pensĂ©, c'est d'arriver Ă  faire la diffĂ©rence entre la peur… et le vrai risque. Donc c'est faire la diffĂ©rence entre j'ai de l'intimidation, j'ai un peu mon cƓur qui se serre, j'ai de la peur, je sors de ma zone de confort donc j'ai de la peur, mais j'ai les 4 C, il y a de la confiance, il y a de la communication, je serai entendu dans mon nom si je veux arrĂȘter. Je peux avoir peur et avoir confiance. Je peux avoir de l'apprĂ©hension mĂȘme si j'ai trĂšs confiance. Hum hum. versus les vrais risques. Et les vrais risques, c'est le C de la connaissance, lĂ  je reviens au 4C de l'Ă©pisode prĂ©cĂ©dent, oĂč en fait, la connaissance de la pratique, c'est il y a des vrais risques, et en fait ma peur est en train de m'exprimer un truc en mode stop, il y a un problĂšme, et lĂ  c'est la premiĂšre, on peut la dĂ©passer, la deuxiĂšme, on est invitĂ© Ă  s'en saisir. Mais tu trouves pas que c'est un des blocages en se disant, enfin moi je sais que, alors peut-ĂȘtre je peux parler de moi, j'ai dĂ©jĂ  eu du dĂ©sir, des envies, j'ai eu envie d'essayer et on avait bloquĂ© le moment et genre le jour J j'avais peur. Et j'ai cru que c'Ă©tait peur en mode en fait j'ai pas ce dĂ©sir lĂ  et en fait c'Ă©tait peur parce que je sortais de ma zone de confort et que dans le cheminement d'aller Ă  la rencontre des univers du BDSM, il y a un petit peu Ă  sortir de sa zone de confort et donc Ă  dĂ©passer cette peur dans la mesure oĂč c'est pas une peur liĂ©e Ă  un risque que je suis en train de prendre avec la pratique et que je dois arrĂȘter immĂ©diatement. T'as pas l'air emballĂ©. Il y a beaucoup de choses, en fait. Il y a beaucoup de choses. Parce qu'en fait, la peur de chacun, c'est tellement personnel. Faut apprendre Ă  l'apprivoiser. Mais il faut pas se faire violence. Comme je disais un peu plus tĂŽt, il ne faut pas avoir peur de l'Ă©chec. Donc, autorisez-vous que peut-ĂȘtre le plan ne va pas marcher. Autorisez-vous que peut-ĂȘtre la pratique avec ce partenaire-lĂ , ça ne sera pas un grand kiff. Mais ça pourrait l'ĂȘtre. Parce qu'Ă  quelque part, si vous avez vraiment envie de le faire, c'est peut-ĂȘtre parce qu'Ă  quelque part, au fond de vous, c'est vraiment un gros kiff. Hum. Donc, on en fait quoi ? Il faut faire un choix, il faut prendre un risque. Et le risque, est-ce qu'il n'est pas juste d'ĂȘtre déçu ? Parce qu'Ă  quelque part, ma plus grande peur, ce n'est pas juste d'ĂȘtre déçu. J'ai peur d'ĂȘtre déçu et que ce fantasme que j'ai nourri depuis si longtemps, finalement, me donne juste l'impression que ça ne vaut pas la peine. J'adore ! Il faut s'autoriser Ă  ĂȘtre déçu. J'ai déçu des gens. J'ai Ă©tĂ© déçu par des gens. Je suis encore lĂ  et je continue d'en faire. Et ça m'apprend juste Ă … mieux communiquer, mieux choisir mes partenaires, mieux dĂ©finir ce que je veux. Ça m'inspire vachement quand tu parles de dĂ©ception, parce que je crois que la petite bulle Ă  faire Ă©clater quand on a envie d'aller vers du BDSM, c'est quelque part prendre un fantasme qui marche bien en fantasme, fantasme dans le sens pensĂ©e qui m'excite, sur lequel je me masturbe ou pas, et venir le faire clasher avec le rĂ©el, et peut-ĂȘtre que la petite peur que je ressens et qui fait que je vais finalement pas faire mon essai ou ma scĂšne, c'est peut-ĂȘtre parce que je suis bien avec l'idĂ©e du fantasme, et en fait j'ai pas envie de le clasher avec le rĂ©el. Parce que ça vient pĂ©ter ma petite bulle de kiff qui Ă©tait bien dans le kiff, en fait, de la pensĂ©e et pas, en fait, Ă  vivre. Tu vois ce que je veux dire ? Exactement. On peut avoir un fantasme qu'on nourrit pendant des annĂ©es et qu'on ne fera jamais. Ouais. Et c'est bien aussi comme ça. C'est pas grave. Et dans ce fantasme, il y a peut-ĂȘtre deux, trois Ă©lĂ©ments que je peux rĂ©ellement rĂ©aliser avec quelqu'un. Et puis le reste, c'est juste que la scĂšne m'excite dans ma tĂȘte, mais j'ai pas l'intention de la faire en vrai. MĂȘme si elle est lĂ©gale, mĂȘme si elle est faisable, mĂȘme s'il y a des gens qui la font, je peux trĂšs bien me dire non, non, ça va rester un fantasme. Et c'est pas grave, il faut pas avoir peur de ça. Et on peut quand mĂȘme en parler avec des gens. De la mĂȘme maniĂšre que vous pouvez fantasmer sur des cĂ©lĂ©britĂ©s que de toute façon vous rencontrerez jamais. Donc vous pourrez pas rĂ©aliser ces fantasmes-lĂ , c'est un peu pareil. Ah c'est marrant. On finit par accepter… T'as dĂ©jĂ  fantasmĂ© sur une cĂ©lĂ©britĂ© ? Non. Sur le Discord il y avait une discussion lĂ -dessus et j'Ă©tais en train de dire mais… Mais je suis seul en fait Ă  fantasmer sur personne de connu. Sur quel Discord ? Sur celui du podcast ? Bien sĂ»r. Ah mais faisons de la pub, tu es sur le Discord du podcast. Je suis sur le Discord du podcast. Donc si j'avais envie de te contacter, moi auditeur. Vous trouvez Zorreg, Master Zorreg dans les utilisateurs, je suis lĂ . Du Discord du podcast, il faut aller dans le descriptif de l'Ă©pisode pour cliquer le lien. Exactement. Et donc sur le Discord, c'est chouette, t'as vu, il y a plein de gens. Et maintenant, on est Ă  un point oĂč je ne peux plus tout lire. Pareil. Je suis trop content. Et donc lĂ , il y a une conversation que je n'ai pas lue, mais c'Ă©tait… Sur ce Discord, on parle de tout un tas de trucs autour du sexe. Ça fait quelques mois, oui. Et Ă  ce moment-lĂ … Il y avait cette question oĂč plusieurs personnes Ă©taient en train de parler de… cĂ©lĂ©britĂ©s qui les faisaient fantasmer ou qui les ont fait fantasmer Ă  certaines pĂ©riodes de leur vie et qu'on Ă©tait quand mĂȘme 2-3 Ă  dire bah non moi cĂ©lĂ©britĂ© non ça m'excite pas ça te va un quatriĂšme blocage et le dernier vas-y et on l'avait pas prĂ©parĂ© le troisiĂšme Ă©tait dĂ©jĂ  le dernier c'est ça on l'avait pas prĂ©parĂ© du coup je le rajoute c'est le fait que je suis bloquĂ© parce que la derniĂšre fois j'ai pas aimĂ© Et du coup, je me dis, c'est pas pour moi, mais j'ai encore du dĂ©sir. Et lĂ -dedans, c'est un peu l'idĂ©e de rappeler que les conditions, le ou les partenaires, la journĂ©e, l'humeur, plein de choses. Il y a plein de facteurs qui fait qu'on aime ou pas. Trop fort, pas assez. Et l'idĂ©e, c'est peut-ĂȘtre… Continuer l'exploration. C'est quelque chose de trĂšs traumatisant aussi. Bien sĂ»r. J'ai rencontrĂ© des soumis qui voulaient au moins en discuter, mais qui ne se sentaient pas prĂȘts Ă  faire autre chose ou Ă  engager une relation avec un homme ou quoi, parce qu'ils avaient rencontrĂ© quelqu'un d'abusif avant. Et c'est aller un peu loin et qu'ils se disent « je ne me sens pas prĂȘt, je ne me sens pas prĂȘt Ă  m'ouvrir » ou pire, je pense Ă  quelqu'un
 Il a tellement Ă©tĂ© dĂ©truit par les commentaires des autres sur son physique ou des choses qu'il a ressenti du rejet sans comprendre pourquoi Ă  certains moments et des fois du rejet juste sur des critĂšres simples qui fait qu'il est devenu trĂšs timide Ă  vouloir rencontrer les gens, Ă  vouloir discuter et Ă  aborder. Aborder en ligne, tu sais, ça ne coĂ»te rien. Tu mets mĂȘme pas ta photo sur ton profil, tu peux le faire. Et je sens que ça lui demande beaucoup de courage pour le faire. Alors lĂ , on est dans les blocages des gens qui sont au dĂ©but. Et tu peux avoir ce genre de blocage aussi, mĂȘme si tu es au dĂ©but. Je pense Ă  plein de nounours trĂšs mignons qui sont persuadĂ©s qu'ils ne vont pas plaire parce que… Tu sais que j'aime bien les nounours, mais qui sont persuadĂ©s qu'ils ne vont pas plaire parce qu'on leur a trop dit « non, tu es gros, tu es gras, tu ne me plais pas ». Et qu'en fait, ils ne s'autorisent mĂȘme plus Ă  aller explorer des pratiques qu'ils aiment en se disant « non, mais dĂ©jĂ , la proportion de gens que je pourrais intĂ©resser, si je dois croiser ça avec la proportion de gens qui apprĂ©cieraient le BDSM ou les pratiques en tout cas que je veux faire ». Dans le BDSM, il n'y a qu'une sĂ©lection toute petite et il s'arrĂȘte lĂ -dessus en se disant mais non. Donc lĂ , il y a deux blocages. Celui que je dĂ©crivais, c'Ă©tait ça s'est mal passĂ© la derniĂšre fois. Du coup, j'arrĂȘte lĂ . Donc, l'idĂ©e, c'est de dire comme c'est un processus et un apprentissage, c'est normal que la premiĂšre fois ou qu'il y ait une fois qu'il puisse ne pas coller. Si le dĂ©sir est encore lĂ , en fait, n'hĂ©sitons pas. Toi, tu amĂšnes un autre blocage qui est « je ne correspond pas au bon code de cette pratique ». Et tu rappelles qu'en fait, la beautĂ© Ă©tant dans l'Ɠil de celui qui regarde. Oui. Il y a certainement des gens qui vont kiffer votre joli corps, votre joli dĂ©faut. Tu as bien raison. Mais c'est hyper important. Et je vois des gens qui se disent qu'ils vont prendre de la distance avec le milieu BDSM, avec le milieu fĂ©tiche, avec les soirĂ©es. parce qu'ils en ont marre des histoires, des petits dramas, et surtout qu'ils en ont marre de se sentir jugĂ©s. Et oui, ça existe. Il faut qu'on arrive tous Ă … Ă  aller au-delĂ  de ça, dĂ©jĂ  pour crĂ©er des liens, pour inviter les gens, pour accepter les gens, mais aussi pour s'accepter soi-mĂȘme et puis dire fuck Ă  tous ceux qui nous disent, qui semblent nous mettre de cĂŽtĂ© et que ça semble ĂȘtre ouvertement dit ou non sur des critĂšres physiques. Je trouve que ça sent vachement… Le fait que les gens sont excitĂ©s par tellement de choses et je trouve que ça se sent beaucoup dans le BDSM et dans les univers parallĂšles. C'est que ça met bien en lumiĂšre qu'on peut ĂȘtre attirĂ© par tout un tas de trucs, de dĂ©tails, de machins. Et je trouve que de se le rappeler, ça aide Ă  se dire « bah oui, moi, mon corps ou ma façon d'ĂȘtre qui peut ne pas correspondre, dans tous ces kiffs-lĂ , il y a bien des gens avec qui ça va coller. » Est-ce que tu es d'accord pour qu'on termine par la question coquine ? Je ne connais pas la question coquine. Moi non plus, c'Ă©tait de l'humour. J'ai eu peur. En fait, j'aimerais terminer sur deux questions intimes sur toi. Est-ce que tu es d'accord ou pas ? Je te dirais si je suis d'accord pour rĂ©pondre. Exactement. Les quatre C peuvent ĂȘtre mis en place Ă  ce micro. Donc, si tu entends quelque chose et que tu dis que je ne souhaite pas rĂ©pondre, tu le dis. Non, mais moi, je suis OK pour rĂ©pondre. Non, mais je te dis, le consentement est… Je peux retirer mon consentement Ă  tout moment. À tout instant. Donc, dĂšs que j'aurai entendu la question, peut-ĂȘtre que je vais retirer mon consentement. On a parlĂ© de fĂ©tiche. Je vois que lĂ , Ă  ton bras, il y a un bracelet. Est-ce que tu es Ă  l'aise de le dĂ©crire et de me dire si c'est en lien avec un fĂ©tiche ? Oui, c'est un bracelet en cuir, un peu large. C'est plus ou moins en lien avec un fĂ©tiche, oui. Un fĂ©tiche sur le cuir, bien sĂ»r. C'est en cuir ? Oui. Pour moi, c'est un accessoire de tous les jours qui me permet un peu, Ă  certains moments, de… D'envoyer un peu un signal. De toute façon, on m'a surtout dit que ça me va bien. Je continue d'en porter. J'en ai quelques-uns. D'envoyer un signal. Oui, ça envoie un signal visuel. Tu croises d'autres gens du milieu. Il repĂšre quelque chose, mais ça, c'est trĂšs difficile Ă  dĂ©crire, mais c'est cette espĂšce de volontĂ© d'appartenance Ă  une communautĂ©, de se sentir… Je ne l'ai pas fait pour ça, c'est juste un accessoire qui me plaĂźt bien, on m'a dit qu'il me va bien, je l'ai. Je ne pourrais pas te dire ça autrement. TrĂšs bien. Ma deuxiĂšme question, c'est pourquoi… Tu n'es pas versatile. Parce que ça ne me plaĂźt pas, tout simplement. Au tout dĂ©but… Je sais que cette question est appelĂ©e Ă  ça, mais je vais te le dire de façon plus… avec une opinion dedans. T'es d'accord ? T'es prĂȘt ou pas ? Et c'est un petit peu jugeant et dĂ©sagrĂ©able. Oh ben, soit dĂ©sagrĂ©able. Mais j'ai… Mais… J'ai vraiment envie d'entendre ta rĂ©ponse et de sortir mon prĂ©jugĂ©. Mon prĂ©jugĂ© est le suivant. Quelqu'un qui n'est pas versatile… Dans ces pratiques-lĂ , c'est un gros red flag, drapeau rouge. C'est un prĂ©jugĂ©, donc c'est pas bien et tout. Je comprends complĂštement l'enjeu du dĂ©sir. Moi, il y a des trucs que j'aime faire, mais pas recevoir, etc. Mais pour autant, mon cerveau se dit un peu « c'est weird, j'ai du jugement, t'as un mec qui est uniquement domi, uniquement actif, pĂ©nĂ©trant ». ça me met mal Ă  l'aise je me dis mais pourquoi il y a tout un pan du BDSM qui veut pas qu'il aime pas dĂ©couvrir enfin je veux bien qu'il aime pas quelques pratiques mais genre 100% du BDSM lui il ne peut pas ĂȘtre receveur j'ai ces prĂ©jugĂ©s qu'est-ce que tu me rĂ©ponds avec ton intime Ă  toi je peux dire beaucoup de choses la premiĂšre chose que je vais dire c'est que au tout dĂ©part sur les profils j'Ă©tais les deux je pouvais je me disais parfaitement que je prĂ©fĂšre les deux Les deux, c'est quoi ? Demi et soumis. Donc dans le BDSM ? Actif et passif. Actif, passif, demi, soumis et aussi sadomaso ? ah non j'Ă©tais pas lĂ  dessus au dĂ©part parce que pour moi au dĂ©part je pensais vraiment que le SM me plaisait pas c'est une dĂ©couverte que j'ai faite aprĂšs et en fait vraiment je pensais que je pouvais ĂȘtre soit demi soit soumis mais je rĂ©alisais que sur les expĂ©riences oĂč j'avais Ă©tĂ© soumis j'avais pas nĂ©cessairement eu grand plaisir pas autant qu'Ă  dominer et puis que Ă  chaque fois que quelqu'un me proposait de me dominer Je ne me sentais pas intĂ©ressĂ©, en fait. Pour toutes sortes de raisons, mais principalement, je voyais bien que si la mĂȘme personne m'avait proposĂ© de le dominer, j'aurais fait « ouais ». Mais que lĂ , c'Ă©tait comme un petit ouais, quoi. Genre, ouais, je suis pas sĂ»r et puis je sais pas oĂč je vais. Et dans cette exploration, Ă  un moment donnĂ©, j'ai fini par assumer de mettre juste demi, dominateur, dominant, sur mon… Je sais plus ce qu'il y avait Ă  l'Ă©poque, sur mon profil. Et… Plus tard, j'ai dĂ©couvert et j'avais oubliĂ© que une part de moi refusait de mettre juste dominant. Ça sous-entendait je suis… Ça sous-entendait que je suis capable de prendre une responsabilitĂ©, d'assumer un rĂŽle pleinement dominant et qu'Ă©ventuellement, j'avais peut-ĂȘtre le niveau qu'il faut pour ça. Il y avait une pression. Oui, il y avait un peu une pression Ă  se dire « non, mais il faudrait que j'assume tout ça, il faudrait que je puisse ĂȘtre crĂ©dible ». Et j'avais un blocage lĂ -dessus. Et si je l'ai redĂ©couvert rĂ©cemment, c'est parce qu'il y a d'autres dominants qui me disaient « j'ose pas mettre que je suis que dominant ». Bah si, mets-le. De toute façon, tu peux changer ton profil dans six mois au pire, mais tu peux dire que t'es que dominant, sachant que si tu te fais dominer quand mĂȘme une fois de temps en temps, ça va ĂȘtre avec des partenaires que t'as choisis ou… Et toi, tu ne te fais jamais dominer de temps en temps ? Non, parce que ça ne me plaĂźt pas. Ça ne me plaĂźt juste pas. Et tu sais expliquer, toi qui as plus d'expĂ©rience dans ce milieu-lĂ  que moi, tu sais expliquer mon prĂ©jugĂ© ? Pourquoi je pense ça ? Je ne saurais pas, mais ce que ça m'Ă©voquait, c'est que toi, tu as peut-ĂȘtre un besoin ? de pouvoir Ă©changer, d'avoir l'impression que le rĂŽle du dominant en face pourrait tomber, que peut-ĂȘtre tu as une porte ouverte Ă , toi, un jour, pouvoir dominer la mĂȘme personne. Ça te rassure, je pense. Tu me dis ce que tu en penses. Je ressens que ça pourrait te rassurer. que le dominant en face te propose des choses qui semblent ĂȘtre en dehors d'un schĂ©ma qui semble tellement rigide tellement non non je domine c'est comme ça je dĂ©cide et pourtant un bon d'homme est un bon leader et quelqu'un qui est plutĂŽt comment on dit souple et devrait pouvoir s'adapter Ă  tes envies aussi quoi Alors, en t'Ă©coutant, ça ne rĂ©sonne pas parce qu'au contraire, je trouve que quelqu'un d'ancrĂ© dans sa pratique m'excite plus. Tu vois, quelqu'un qui est uniquement quelque chose en disant « moi, je suis uniquement ça », je trouve ça excitant parce que c'est quelqu'un qui a cheminĂ© et qui a dĂ©couvert son dĂ©sir, qui a dit « moi, c'est cette couleur-lĂ  et pas celle-lĂ  ». Je crois que tu parlais de drapeau rouge tout Ă  l'heure. Exact et il vient plus du sujet de la norme et en fait tu sais c'est comme les gens qui disent je suis que actif et tu toucheras pas mon cul avec un dĂ©dain et un dĂ©goĂ»t en mode ah ouais non moi je suis pas passif et moi je les regarde et je suis lĂ  mais mec en fait tu viens de me pĂ©nĂ©trer t'es en train de dire quoi que je suis sale ? Autant te dire qu'il passe un mauvais quart d'heure. Non, mais c'est pas vrai. Il y a des rĂ©actions. Je vais au bout de mon propos. Et du coup, il y a un peu ce… Mon prĂ©jugĂ©, il vient de… C'est plus simple, socialement, d'ĂȘtre le dominateur que d'ĂȘtre le soumis. Et il y a des gens qui… Et pareil, actif, plus simple d'ĂȘtre actif que d'ĂȘtre passif, avec le jeu de ces bĂȘtes normes dont on a parlĂ© prĂ©cĂ©demment. Et que du coup, je trouve que parfois, les gens se cachent Et ce prĂ©jugĂ©, il vient de lĂ , je pense. Parce que je le ressens pas Ă  ton Ă©gard. Enfin, tu vois, une fois qu'on en a parlĂ©… Tu le vois comme un jugement de l'un ou l'autre se positionne par rapport Ă  un comportement, par rapport Ă  la norme, quoi. Ouais. Ouais. En fait, je suis que dominateur parce que moi, tu toucheras pas mon cul, je serai pas ce sale soumis. Tu vois, mais il y a des gens qui disent ça, hein ? Oui, oui, oui. Mais c'est pas du tout toi et je pense que mon prĂ©jugĂ©, il Ă©mane de ça. Non, non, moi, je pense que tu peux pas dire ce sale soumis Ă  part au moment oĂč tu l'humilies pour… Le plaisir de le faire, mais en vrai, pour de vrai dans la rĂ©alitĂ©, insoumis, c'est trĂšs courageux. Et il y a quelque chose de beau de se donner au teint, d'accorder sa confiance de cette façon-lĂ  et de se montrer… bien plus vulnĂ©rable que ce qu'un dominant va ĂȘtre amenĂ© Ă  faire. MĂȘme si les deux vont communiquer de maniĂšre transparente, l'autre, il se retrouve quand mĂȘme Ă©ventuellement attachĂ©, vulnĂ©rable Ă  un niveau trĂšs Ă©levĂ©. C'est une jolie fin, tu ne penses pas ? On s'arrĂȘte lĂ  ? On pourrait tellement dire deux choses, c'est fou. Tu veux dire une derniĂšre bafouille ? Non, je pourrais juste en dire plein, c'est tout. Moi je suis passionnĂ© et c'est tellement un univers infini, t'aurais 16 Ă©pisodes que t'aurais pas fait le tour. Donc on peut s'arrĂȘter lĂ , c'est bien. Mais merci en tout cas. Merci Ă  toi de m'avoir invitĂ© Ă  nouveau, c'Ă©tait un plaisir. Merci. Merci. Merci.