L’intime quand on est un homme trans 🏳️‍⚧️

Trois hommes trans racontent ce que la transition a changé dans leur intime : le désir qui s’emballe, la honte qui s’accroche, et les mots pour nommer leur corps 👇

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Roméo : sa libido explose quand son corps change

Homme trans et gay. Premières sex-parties à La Mutinerie, complexes envolés après l’opération, tendresse d’un amoureux cis, et violences ordinaires sur Grindr. Il raconte aussi pourquoi il emploie le mot « chatte ». Trois parties, le témoignage le plus écouté de cette page.

Libido en feu, premières sex-parties, complexes envolés après l’opération, et les violences ordinaires de Grindr.
Apprendre à dire non dans une relation où il était le « secondaire », puis un plan à trois à Berlin où on l’a désiré tel qu’il est.
Sa rencontre amoureuse : la tendresse d’abord, la peur d’être sale pour la sodomie, la tactique du brouillon pour explorer leurs corps.

Javier : le BDSM lui a ouvert la porte du milieu gay

Sa transition l’a aidé à aimer son corps et à affirmer des désirs longs à satisfaire, littéralement. Le BDSM lui a servi de porte d’entrée dans le milieu gay parisien. Trois parties.

Ce que la transition a changé dans son désir, et pourquoi il règle l’éclairage avant de baiser.
« Monsieur Princesse » : très beau, très attirant, pas si safe. Baisers décevants, coming out trans forcé, désir qui se tait.
Le besoin de tendresse non sexuelle, le plaisir de donner plutôt que de recevoir, les scènes queer et kink parisiennes.

Baptiste : hétéro, trans, et rattrapé par son désir pour les hommes musclés

Six ans de couple avec sa copine, et un désir pour les hommes qui prend de l’ampleur. Il a tellement galéré à être reconnu comme un homme qu’une part de lui craint que ce désir le rende « moins homme ». Le seul des trois témoignages où rien ne s’est encore passé. Deux parties.

Il aime sa copine, il bande pour des hommes très virils, et il n’en a encore parlé à personne.
Le corps musclé comme idéal impossible, la pénétration qui l’effraie, les positions qui ne marchent pas avec son corps.

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Questions fréquentes

Un homme trans peut-il être gay ?

Oui. L’identité de genre (être un homme) et l’orientation (désirer des hommes) sont deux choses distinctes : un homme trans attiré par les hommes est un homme gay. Roméo se décrit lui-même comme « pédé trans ».

Baptiste, lui, est en couple avec une femme et désire aussi des hommes : il parle de bisexualité. Deux invités trans, deux orientations différentes.

Est-ce que la transition change le désir et la libido ?

C’est ce que racontent les trois invités, chacun à sa manière. Roméo décrit une libido qui s’emballe pendant que son corps se transforme sous testostérone, et des complexes qui tombent après son opération. Javier dit que sa transition l’a aidé à aimer son corps et à oser formuler ses désirs.

Ce sont des témoignages, pas un protocole médical : chaque parcours est différent, et rien ici ne remplace un avis de soignant.

Comment parler de son corps trans au lit ?

Les trois en parlent comme d’une question de mots et de mise en scène, pas d’anatomie. Javier règle l’éclairage avant un rapport pour maîtriser ce qui se voit. Roméo explique pourquoi il emploie le mot « chatte » pour son sexe, alors que d’autres hommes trans le refusent : c’est son choix, pas une règle.

Baptiste, à l’inverse, n’a pas encore trouvé comment en parler, ni à un homme, ni à sa copine.

Faut-il dire qu’on est trans avant un plan ?

Aucun des invités ne donne de règle, et tous les deux racontent le coût du contraire : Javier décrit un coming out trans forcé par un homme qui l’attirait, Roméo des messages violents reçus sur Grindr quand il le dit.

Ce qui revient dans les deux récits : choisir le moment soi-même change tout.

Les milieux gays accueillent-ils bien les hommes trans ?

Les deux invités gays décrivent la même chose : des espaces qui s’ouvrent et d’autres qui se ferment. Les scènes queer et kink parisiennes (La Mutinerie, les soirées BDSM) fonctionnent comme des portes d’entrée ; les applis, elles, concentrent les violences.

Javier raconte que le BDSM lui a servi de sas pour entrer dans le milieu gay. Roméo, qu’un plan à trois à Berlin l’a désiré tel qu’il est, et que ça a renforcé sa confiance.


Qui te parle ?

Je suis Guillaume, créateur du podcast Actif ou Passif ?, le podcast qui libère l’intime gay. En 4 ans, j’ai publié près de 400 épisodes : des témoignages au long cours, dont ceux de Roméo, Javier et Baptiste, et des interviews de spécialistes.

Page mise à jour en juillet 2026, à partir des épisodes avec Roméo, Javier et Baptiste.