Sodomie (1/5) Hémorroïdes ? Mythes et conseils d’un procto

Partie 1 sur 5

Une douleur, une boule, des démangeaisons : on met tout sur le dos des hémorroïdes et on achète une pommade : à quoi reconnaît-on une vraie crise ?

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Le proctologue Aurélien Garros répond dans cet épisode du podcast :

  • Les hémorroïdes ne font pas forcément mal : elles peuvent seulement saigner à la selle, ou démanger
  • La sodomie ne crée pas d'hémorroïdes, mais elle offre une occasion de plus de les sentir gonfler
  • Un anus qui gratte, ce sont rarement des hémorroïdes : antiseptiques et excès d'hygiène entretiennent le prurit
  • Un an après une chirurgie proctologique, une personne sur deux qui pratiquait le sexe anal ne le pratique plus

💡 Les conseils du proctologue

Aurélien Garros est proctologue et gastro-entérologue à Lyon, l'un des rares spécialistes de la santé sexuelle anale en France, et gay lui-même.

Tout le monde a-t-il des hémorroïdes ?

Oui, ce sont des structures anatomiques normales. Des coussinets remplis de petits vaisseaux, internes ou externes, qui se développent à l'adolescence, décrit le Dr. Aurélien Garros. Dire qu'on a des hémorroïdes désigne en fait une crise : gonflement, saignement, boule qui sort. Et une plainte sur deux qu'on lui attribue vient d'autre chose.

Comment reconnaître une crise hémorroïdaire ?

Le plus souvent, ça saigne sans faire mal. Du sang sur le papier après la selle, des hémorroïdes internes qui sortent puis rentrent, parfois des démangeaisons ou une sensation de brûlure : ce sont les signes les plus fréquents, énumère le Dr. Aurélien Garros. La thrombose externe, cette boule avec un caillot dedans, est plus rare mais très douloureuse.

La sodomie donne-t-elle des hémorroïdes ?

Non. Les personnes sodomisées n'en ont pas plus que la population générale, tranche le Dr. Aurélien Garros. En revanche, quand on y est sujet, une pénétration peut déclencher une poussée : ça gonfle ou ça saigne. La sodomie n'est donc pas la cause, seulement une occasion de plus de s'en plaindre.

Peut-on se faire pénétrer quand on a des hémorroïdes ?

Oui, tant que ça ne fait pas mal. Le sexe frotte les hémorroïdes à chaque pénétration de toute façon, et un saignement sans douleur n'est pas grave en soi, rassure le Dr. Aurélien Garros. Mieux vaut renoncer pendant une crise douloureuse, et sinon bien lubrifier et attendre d'être vraiment excité : un anus crispé frotte davantage.

Comment éviter les crises hémorroïdaires ?

En surveillant son transit. Ce sont les diarrhées et surtout les poussées à la selle qui les provoquent, explique le Dr. Aurélien Garros : ne pas forcer, ne pas rester assis longtemps sur la lunette à lire ou à scroller, et poser les pieds sur un marchepied pour aligner le rectum et l'anus. Assez de fibres, et les selles reprennent une bonne consistance.

Que faire quand l'anus gratte ?

Surtout ne rien appliquer d'agressif. Le prurit anal n'est presque jamais hémorroïdaire, et l'excès d'hygiène, les savons antiseptiques et les crèmes anti-hémorroïdaires entretiennent le cercle vicieux, prévient le Dr. Aurélien Garros. Il conseille une crème hydratante simple, massée pour qu'elle pénètre, et d'éviter le papier toilette le temps que ça cicatrise.

Quels traitements existent en dehors de la chirurgie ?

Crèmes, suppositoires et correction du transit suffisent souvent pendant une crise congestive. Pour des hémorroïdes internes qui saignent ou qui sortent, le Dr. Aurélien Garros pratique en consultation la photocoagulation infrarouge ou la ligature élastique : deux à trois séances, avec douze à vingt-quatre heures désagréables après chacune. Les veinotoniques agissent sur la congestion et les saignements.

Faut-il se faire opérer des hémorroïdes quand on a une sexualité anale ?

Cela se pèse sérieusement. Une étude montre qu'un an après une chirurgie proctologique, une personne sur deux qui pratiquait le sexe anal ne le pratique plus, rapporte le Dr. Aurélien Garros : les cicatrices rendent parfois l'anus moins souple. D'où l'importance de trouver un proctologue qui interroge vraiment la sexualité, comme ceux de l'annuaire de soignant·es recommandés par les auditeurices.


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On se lance ? C'est bien là le son ? Tu es parfait. Salut Aurélien, chez moi, bienvenue. Bonjour, merci. Et là c'est le moment où on fait un puzzle, où on remet dans le bon sens. Salut Aurélien, bienvenue chez moi. Nous allons commencer par les hémorroïdes. Le grand sujet. Ah bah ouais, j'en ai moi. Enfin, en tout cas je suis sujet aux crises hémorroïdaires, je sais pas si je dis ça dans les bons termes. On va parler ensemble, je te fais un petit sommaire. D'abord, c'est quoi ? Ensuite, quels sont les signes avant-coureurs d'une crise hémorroïde ? Des auditeurs m'ont envoyé des questions autour de Danus qui gratte, de saignements après la selle, point interrogation. Est-ce que la sodomie génère les hémorroïdes ? Si je n'ai pas d'hémorroïdes en ce moment, comment je peux les éviter ? Si j'en ai, est-ce que je dois alors arrêter la sodomie ? Ou comment je peux les soigner hors chirurgie ? Ou quand est-ce que la chirurgie est conseillée ? Et plus généralement, qu'est-ce que je peux faire dans certaines régions de France et du monde ? Aller voir un procto, ça peut prendre plusieurs mois. Qu'est-ce que je peux faire quand j'ai mal avant d'avoir mon rendez-vous procto ? Je souligne que tout cet épisode et nos échanges, c'est à partir de questions d'auditeurs, car j'ai fait une vidéo sur l'Instagram, je t'ai dit que l'algorithme a décidé de pousser, où je demande, je vais recevoir un proctologue spécialisé, posez-moi vos questions. 42 000 vues plus tard, nous avons beaucoup de questions, c'est cool ! Ok Aurélien, je suis super content de t'accueillir. Tu es proctologue, un des rares spécialistes de la santé sexuelle en France. Tu me disais que ce n'est pas un champ identifié, donc il y a peu d'études et donc il y a peu de formation. Et toi, tu es à l'origine du premier module de santé sexuelle dans le diplôme de proctologie ? Et moi j'ai halluciné Aurélien, mais vraiment, et je te l'ai déjà dit, dans le diplôme qui forme les proctologues français, en 2024, ça va être la première fois qu'ils vont apprendre... les enjeux de santé sexuelle autour de cette partie de l'anatomie. Oui, enfin, c'est-à-dire que tout ce qui est infections sexuellement transmissibles, HPV, gonocoque, chlamydia, tout ça, ça, si, c'est quand même défini depuis longtemps, on l'enseigne. Mais c'est plutôt sur, oui, la qualité de la sexualité, la douleur, j'ai mal, tout ça, c'est peu enseigné. Ni chez les sexologues. Dans les déuts de sexo, il n'y a pas tellement de cours sur la sexualité annuelle. C'est ouf. Et toi aujourd'hui, tes consultations c'est où ? Tu es toi-même proctologue ? Je suis proctologue et aussi gastro-entérologue, donc je ne fais pas 100% de procto et je travaille à Lyon dans un hôpital privé à but non lucratif et avec une vacation aussi au CHU. en préparant cet entretien je t'ai demandé si tu voulais dire ton orientation sexuelle et moi je t'ai dit pour moi en tant qu'homme gay c'est vachement important quand j'écoute un ou une experte de savoir si c'est un premier ou une première concernée ça veut pas dire que j'écoute que ça mais pour moi ça a une couleur et une signification particulière et peut-être une confiance, un crédit est-ce que toi t'as choisi ce que tu voulais dire ou pas ? J'ai beaucoup réfléchi. Effectivement, je suis gay moi aussi. J'ai hésité à en parler parce que nous, on apprend en médecine plutôt de dire qu'on n'a pas de genre, qu'on n'a pas de sexe, qu'on n'a pas de regard comme ça quand on est médecin, qu'on est dans la neutralité. Mais après, j'ai entendu aussi ton propos et effectivement, je pense que je ne peux pas sortir ça de moi et donc je ne peux pas dire que ça n'a pas de lien, mon orientation sexuelle avec les centres d'intérêt professionnel aussi que j'ai développés. Je comprends. On se lance ? Ouais. Déjà, avoir des hémorroïdes, c'est quoi ? Parce que quand j'ai dit là, j'en ai, c'est une bêtise. Tout le monde en a. Oui, exactement. À part les enfants. Ça se développe pendant l'adolescence. Mais effectivement, tout le monde a des hémorroïdes. C'est une structure anatomique normale. avec un peu comme des petits coussinets remplis de terminaisons vasculaires, des tout petits vaisseaux. Et il y a les hémorroïdes internes et les hémorroïdes externes. Les hémorroïdes externes, spontanément, on ne les voit pas. Elles sont un peu sous la peau, les hémorroïdes internes. Si on entre dans l'anus, on en voit toujours. Ok. Et donc, quand j'ai dit j'ai des hémorroïdes, en fait, ce que je crois, je voulais dire, c'est que je peux avoir des crises hémorroïdaires. Oui, c'est ça. Avoir des hémorroïdes, on en a tous, c'est une partie du corps. En revanche, il y a des moments où ça peut entraîner des symptômes, créer un trou bloqué. C'est ça dont on va parler. C'est le moment où mes hémorroïdes partent en cacahuètes. Oui, carrément. Ce que je pourrais dire en intro, c'est que pour pas mal de monde, de ce que je comprends avec les consultations que j'ai, les hémorroïdes c'est dès qu'on a un problème à l'anus c'est des hémorroïdes donc finalement une fois sur deux à la fin c'est pas des hémorroïdes ah ouais en consultation t'as des gens qui viennent en pensant que c'est des hémorroïdes parce que c'est le truc le plus connu de cet endroit si inconnu exactement c'est un endroit un peu qu'on résume parce qu'on le nie quand même un peu même les hommes gays qui ont une sexualité anale souvent ils l'appréhendent déjà mieux que la moyenne Mais ce n'est pas toujours complet comme connaissance de cette partie de l'anatomie. Je suis le premier à avoir une maxi flemme d'aller chez le procto. Même si en y étant allé plusieurs fois, le toucher anal qui était le truc qui me faisait le plus flipper... En fait, en vrai, ce n'est pas la fin du monde et c'est OK. Et j'ai souvent des auditeurs qui me parlent de symptômes à ce niveau-là, à l'anus, et à qui je dis, mais il faut que tu ailles voir un procto et qui me regardent en mode genre, oui. Et notamment, j'ai un auditeur qui saigne depuis un an. J'ai dit, si, il faut que tu ailles voir un procto. Je pense que je ne suis pas médecin, mais vas-y, je crois que ce n'est pas normal. Après, il peut déjà en parler à son médecin traitant aussi, mais souvent, les gens n'osent pas non plus. Il vit loin d'une grande ville. En fait, c'est toute une organisation. Les signes d'une crise hémorroïdaire ? Alors, je vais lire le premier retour de Julien, auditeur, qui dit « Salut Guillaume, parfois quand je vais à la selle et que j'ai terminé, j'ai du sang quand je m'essuie, alors que je n'ai pas eu de rapport récent, ni même eu mal. En gros, je suis irrité, comment soulager ça ? » Pourquoi j'ai foutu ça là, moi ? Ah si, parce que... Oui, les saignements. Les saignements, je me suis dit, est-ce que c'est des hémorroïdes ou pas ? Oui, oui, oui. Donc, c'est carrément possible que ce soit des hémorroïdes. La fissure aussi, ça peut saigner. Mais en tout cas, pour considérer que c'est peut-être des hémorroïdes dans son cas, souvent, on pense que quand on a des hémorroïdes, ça doit faire mal. Et ce n'est pas forcément du tout le cas. On peut avoir des hémorroïdes uniquement qui saignent et rien d'autre. qui saignent quand on va à la selle ouais en fait le plus souvent les hémorroïdes c'est pas la plupart des plaintes hémorroïdaires parce qu'il y a plein de formes d'hémorroïdes pathologiques quoi on va dire et le plus souvent ça fait pas ou peu mal c'est un peu une idée reçue que ça arrive il y a des formes particulière, notamment ce qu'on appelle la thrombose hémorroïdaire externe. C'est une boule qui se forme sur les hémorroïdes externes avec un caillou dedans. J'ai fait ça. Ça peut faire pas très mal, mais ça peut faire très mal. Ça m'a fait super mal. Mais ça peut faire très mal, oui. Ça peut être des gens qui n'arrivent pas à rester assis en salle d'attente. Ouais. Mais par contre, ça, ça évolue toujours favorablement, c'est plus ou moins long, ça dégonfle, ça se résorbe, on peut agir ou pas, mais dans tous les cas, ça évolue favorablement. Donc ça, c'est les cas rares où c'est très douloureux, mais toi tu dis, en fait, c'est pas forcément douloureux. Et donc, on parle là bien d'une crise hémorroïdaire, c'est-à-dire, je ressens une petite boule, c'est ça en fait que... Un patient comme moi peut... Pas Julien, il ne disait pas ça, mais juste parce que comme les hémorroïdes, tout le monde en a, les problèmes d'hémorroïdes, c'est j'ai une boule qui me fait mal et ou qui saigne et ou que je sens quand je mets le doigt. On parle de ça. Oui, oui, oui. Et ça peut être aussi qu'ils s'extériorisent, c'est-à-dire les hémorroïdes internes, elles peuvent se prolaber ou s'extérioriser, notamment quand on va à la selle. Elles sortent, une, deux ou trois, il y en a trois en tout dedans. et re-rentrer toute seule, ou alors des fois il faut aider pour les re-rentrer. Ça c'est le prolapsus. Et après typiquement le prolapsus ou le saignement, ça peut devenir un peu chronique. Ça peut ne plus être vraiment sur le mode de crise. Un peu tout le temps, un peu régulièrement. Et après il y a des crises d'où c'est gonflé effectivement. Et on va parler après de comment les soigner, quoi faire avec. Là, on est juste dans les signes. Et j'ai un autre auditeur. Non, ça, c'est un commentaire Instagram. « Anus irrité ou qui gratte ? Je ne l'ai montré à personne à part mon compagnon qui aide soignant. » « Je n'ai ni rougeur ni bouton et j'ai une hygiène tout à fait classique. Ça a été une gêne pendant mes rapports en tant que pénétré, comme si je sentais des cailloux sur le sexe de mon partenaire et des démangeaisons plus grosses après l'acte avec quelquefois des saignements. Je tiens à préciser que les pénétrations ont été très douces, progressives et préparées. » Pour éviter que ça gratte, j'ai tenté plusieurs savons antiseptiques. Je ressens un apaisement, pensant que je me nettoie, mais les démangeaisons reviennent juste après. Voilà, j'espère que j'ai été assez précis. Bonne continuation et merci pour ton travail. Très précis. C'est possible, ça, d'avoir des démangeaisons et c'est des hémorroïdes ? Oui, c'est possible. Là, la description me fait penser plutôt à autre chose, je vais dire tout de suite, mais c'est possible. En tout cas, les hémorroïdes, ça peut... Je dis souvent, ça fait pas très mal, mais ça peut, quand c'est gonflé, faire un peu mal, un peu une espèce de brûlure, grattage, démangeaison, comme ça, c'est tout à fait possible. Et donc, que ces hémorroïdes, que ces boules, soient à l'extérieur ou à l'intérieur. Parfois, moi, je peux en avoir sur mon anus, parfois, je peux en avoir à l'intérieur. C'est gonflé un peu, quoi. Ouais, tout à fait. Donc, un des signes pourrait être la démangeaison ? Oui. Sachant qu'il y a d'autres signes de démangeaisons qui n'ont aucun rapport avec les hémorroïdes. Là, tu penses que ce n'est pas forcément des hémorroïdes, tu disais ? Oui, parce que par contre, ce qui est assez fréquent, c'est la démangeaisons. En médecine, on appelle ça le prurit. Je dis le mot parce que des fois, après, si c'est ce que disent les médecins, c'est intéressant de savoir qu'on parle de la même chose. Oui. Donc le prurit anal, c'est fréquent, c'est volontiers, très chronique, une espèce de cercle vicieux. Et du coup, on se gratte un peu et du coup, on crée toute une irritation, des lésions, un peu de grattage autour de l'anus et à l'entrée de l'anus qui peuvent tout à fait saigner. Ce côté un peu, il a l'impression qu'il y a des cailloux sur le sexe de son partenaire. Ça fait plutôt penser à ça qu'à des hémorroïdes. Ok. Et du coup, souvent, les mauvais gestes qu'on adopte, typiquement, c'est l'excès d'hygiène, les antiseptiques, etc. Tout ça, ça continue à sécher, à abîmer la peau autour de l'anus. Et en fait, dans ces cas-là, il faut essayer de plus gratter. On en parlera après ou pas ? Non, ça, ce n'est pas tout à fait les émoïdes. Là, il faut surtout essayer de ne pas d'excès d'hygiène, l'idée qu'il faut que ce soit hyper propre, surtout jamais d'antiseptique, plutôt des savons spéciaux pour l'hygiène intime, des crèmes pour hydrater et essayer de, pendant la période où on est en train de se soigner, de même pas utiliser de papier toilette, de pas frotter, tout ça quoi. Moi, quand j'ai eu une crise hémorroïdaire, on m'a conseillé de la glace dans un... Tu me regardes avec une tête, je sens que j'ai fait une bêtise. Dans une serviette propre. Et en vrai, ça m'a fait trop du bien. Donc en fait, pour ne pas gratter, ne pas toucher ou anesthésier la douleur sans utiliser un max de produits, je me foutais ça et ça me faisait trop du bien. Moi, franchement, j'ai... C'est bien ou c'est pas bien, docteur ? En tout cas, c'est connu pour être bien efficace sur la douleur. Typiquement, sur une thrombose hémorroïdaire comme tu avais eu, ça soulage bien la douleur, la glace. Après, sur le grattage... Pourquoi pas ? Si, c'est juste qu'il faut bien... C'est-à-dire que si on met au contact et que le torchon est mouillé, qu'après ça... Des fois, quand on mouille de façon un peu contre-intuitive, ça assèche. Donc c'est ça que... C'est pas très bon dans le grattage. Mais souvent, appliquer de la crème émassée, sans en mettre trop, mais pour qu'elle s'imprègne bien, comme on mettrait de la crème ailleurs, ça peut permettre de soulager les démangeaisons sans gratter. T'as une crème hémorroïdaire vendue en pharmacie sans ordonnance à conseiller ? Alors, ben, c'est intéressant. Ça, ça sera dans le soin. On en parle après. Oui, on peut le dire maintenant, mais c'est juste que ce qui me fait dire, c'est si jamais c'est plutôt un anus qui démange, mais qui n'est pas hémorroïdaire, en fait, le plus souvent, moi, quand je vois des gens qui ont l'anus qui gratte, c'est pas des hémorroïdes. Ah ! Donc dans ces cas-là, il ne vaut mieux pas mettre des crèmes anti-hémorroïdaires. C'est bien souvent dans le grattage, à l'inverse, tout ce qu'on met, ça peut être un irritant supplémentaire. Donc il y a des gens qui vont mettre une crème anti-hémorroïdaire ou deux, ça c'est de base. Et après, même une crème anti-mycose, parce que ça devient un peu rouge, on a peur qu'il y ait une mycose. Et en fait, il faut mettre des crèmes hydratantes toutes simples, comme il y en a en pharmacie. Si on donne des marques, il y a les Cicalfate, Cicaplast ou même Bepanthène qu'on utilise aussi chez les enfants. Tout ça, c'est bien efficace. J'ai de l'huile de coco dans mon placard. J'ai le droit ou pas ? oui oui oui les huiles douces comme ça aussi l'amande douce sans la mudsa non mais en vrai huile d'olive je pourrais en soi oui je sais pas si c'est le plus adapté j'avoue les crèmes elles sont plus pénétrantes je pense que c'est plus efficace parce qu'il y a une espèce de sécheresse qui se met un peu en profondeur sur la peau donc c'est bien de masser que ça s'imprègne les huiles ça s'imprègne pas vraiment tu vois ça reste un peu en surface Ça fait un peu question con, mais je crois que c'est la chose qu'on a tous dans nos placards, alors que t'as pas toujours une crème. Et donc, on peut se poser la question. J'entends « je ». Des crèmes, après, presque tout le monde a des crèmes. C'est les mêmes qu'on peut mettre sur le visage, sur les mains, un peu partout. On continue. Est-ce que la sodomie génère des hémorroïdes ? Alors, oui et non. C'est-à-dire, on sait que les gens qui se font sodomiser n'ont pas plus d'hémorroïdes que la population générale. Donc, en général, pas plus. Après, par contre, si on a des hémorroïdes qui nous gênent, le moment de la sexualité, c'est sûr que ça peut être un moment où ça gêne. C'est assez clair. Tu vois ce que je veux dire ? Alors, la question, c'est est-ce que ça génère les hémorroïdes ? La réponse, c'est non. En revanche, une fois qu'on en a, que la sodomie soit inconfortable, ça c'est... Oui, on va dire que si tu es sujet aux hémorroïdes, une sodomie peut déclencher une poussée. Ah ouais, ok. Oui, mais souvent des petites poussées, ça ne va pas générer une thrombose, mais ça peut faire saigner ou ça peut faire gonfler les hémorroïdes. ça c'est possible mais donc j'ai l'impression que c'est contradictoire avec ce que tu viens de dire tu viens de dire les gens qui pratiquent la sodomie n'ont pas plus d'hémorroïdes que ceux qui ne pratiquent pas c'est à dire que c'est juste c'est une situation où la pathologie hémorroïdaire va se manifester je ne sais pas comment dire mais au final il n'y a pas plus de gens qui se plaignent de leurs hémorroïdes chez les personnes sodomisées que chez les personnes non sodomisées Mais c'est juste une occasion de plus où elles s'en plaignent. Les gens qui ont des hémorroïdes qui font pas de sodomie, ils s'en plaignent principalement quand ils vont à la selle. Et ceux qui font de la sodomie, ils peuvent s'en plaindre aussi quand ils ont la sodomie. J'avais oui dire que... Masser cette partie-là, donc jouer avec son anus, se faire sodomiser en douceur, puisque tu stimules les veines, tu as plus de chances d'avoir moins d'hémorroïdes ? Parce que ça stimule un endroit qui, du coup, ne peut pas faire une crise hémorroïdaire. Non, mythe. Non, ce n'est pas mythe, j'en sais rien. Mais si, ça me semble cohérent. Moi, je le vois plutôt dans le sens que tout ce qui va hydrater et détendre l'anus avant la sodomie, on en reparlera sûrement tout à l'heure, ça va rendre la... la pénétration plus fluide, en gros. Donc, ça va moins frotter et ça va moins faire d'hémorroïdes. Ça me paraît logique, un peu comme ça. Je ne sais pas s'il y a une histoire de stimulation vasculaire. Peut-être, je ne sais pas. Tout bas dans mon cœur, j'aimerais que, en tant que pionnier, tu prouves scientifiquement que la sodomie est un bon anti-hémorroïde. Et du coup, qu'il faut l'inviter... Je comprends que t'aimerais ça, mais je crois pas qu'on le prouvera jamais. J'aimerais pas vraiment ça, c'était un peu une... Ok, on passe à la question d'après. Je n'ai pas d'hémorroïdes et je n'en veux pas. Comment les éviter ? Que dois-je faire ? Il n'y a pas grand-chose en soi. Après, si on n'en a pas, qu'on n'en ressent pas et que tout va bien, il ne faut peut-être pas se poser trop de questions non plus. Après, globalement, ce qui génère les hémorroïdes, le plus souvent, c'est les troubles du transit, c'est-à-dire les gens qui ont la diarrhée ou à l'inverse, les gens qui poussent. Donc, c'est plutôt... Qui poussent. Qui poussent, pardon, qui poussent trop quand ils vont à la selle. Oui, c'est vrai que c'est ma phrase en entier, c'est plus dur de comprendre. Donc, je vais aux toilettes. et en fait il ne faut pas pousser il faut un peu initier mais il faut essayer de pas trop pousser je pense que c'est là parce que quand on a diarrhée de toute façon on s'en plaint donc on essaie de résoudre ça mais on peut aller à la selle en poussant trop en forçant un peu depuis toujours sans que ça nous paraisse anormal et ça éventuellement ça peut être la chose qui va finir par faire des hémorroïdes C'est pas non plus, après peut-être jamais, c'est pas inéluctable le fait d'avoir des hémorroïdes. C'est pourquoi, et ça moi je l'ai vécu dans mon chemin d'hémorroïdien, qui sont les personnes qui ont des hémorroïdes. Je vais me mettre dans le dico. Hémorudien, hémorudienne, levez-vous. Ne vous essayez pas. Non, mais en vrai, j'ai vraiment vu qu'impacter mon alimentation, donc m'assurer que je mangeais suffisamment de fibres et que donc mes sels étaient bien comme il faut, ça venait avoir un double impact. Un, les lavements plus simples et mes sodomies plus mieux, autre sujet. Et deux, même si on va après discuter de est-ce qu'un lavement c'est bien, pas bien ou dangereux, mais on en parlera après. Et deux, en effet, j'ai l'impression que je peux avoir des hémorroïdes quand je suis très constipé. Donc toi tu dis la constipation et pousser peuvent être deux choses. Donc si jamais au toilette j'arrive pas à s'en pousser, il me faut changer mon alimentation ? Pour que mes selles puissent sortir plus. On est d'accord que c'est la solution ? Il y a deux choses. Pour moins pousser, c'est sûr qu'il faut regarder comment sont nos selles. Si elles sont trop sèches ou même si elles sont plutôt à l'inverse un peu trop pâteuses, qu'elles manquent de structure, il faut corriger ça. Et effectivement, c'est les fibres, c'est tout ça. On va en reparler un peu tout à l'heure, mais... C'est clair que c'est l'alimentation. Si on arrête de faire des planches charcutes, fromage, bière tous les soirs, souvent déjà ça va un peu mieux. C'est très désagréable. Sache que je déteste les planches. Ça coûte très cher pour trois morceaux et j'ai faim après. On parlera pas du lavement et de la constipation après, mais dans le prochain épisode. Non, t'inquiète, pour les gens qui se disaient, mais attends... Quand est-ce que ça va arriver ? Ouais, mais c'est le prochain épisode. Et après, deuxième truc, c'est que... Tu aimes les planches, toi ? Comment ? Tu aimes les planches ? Moi, j'aime les planches, ouais. Mais parce qu'après, moi, je suis... Dans ces moments-là, je pense que je mange plus que les autres. Bien sûr, tu... Comme les buffets, il y en a qui trouvent qu'à la fin, ils ont rien mangé. Moi, j'ai toujours trop mangé à la fin. Bien entendu, tu te jettes sur la planche et tu fais parler les autres. T'es fort que moi. Bah ouais, je te comprends. Et donc pour revenir sur nos poussées défécatoires, il y a aussi, c'est sûr que si les selles sont de mauvaise consistance, ça n'aide pas, mais il y a des gens aussi qui ont tendance à pousser ou à rester trop longtemps, à lire aux toilettes, on reste plus longtemps, on a l'anus un peu qui est en poussée, ça c'est pas très bon. Et des fois, le simple fait de le dire, on observe comment on faisait et on arrive à modifier. Il y a le coup du marche-pied aussi qui permet de relever un peu les genoux et ça, ça aligne le rectum et l'anus qui a un angle entre les deux et ça aide aussi à moins pousser. Concrètement, je mets un petit tabouret ou des gros livres devant mes toilettes. Donc quand je m'assois, je mets mes pieds dessus, donc je suis relevé. Tu saurais dire à la louche la hauteur du petit tabouret ou des livres ? J'ai aussi entendu dire qu'il ne fallait pas lire ou être sur son téléphone ou écouter un podcast ou sur les toilettes. En fait, rester longtemps assis à être aux toilettes en train de faire ses sels, ce n'est pas bon pour les hémorroïdes. Oui, et pour l'anus en général. Oui, parce que quand on a l'anus un peu dans le vide, là, au-dessus de la lunette, il est un peu en tension. Quelque part, même si on ne pousse pas, il y a une espèce d'effet de poussée, un peu de pression. Ok, très bien. J'en ai des hémorroïdes. J'ai des crises. Dois-je arrêter la sodo et la sodomie ? Oui, oui. C'est mes notes où je dis sodo. Parce qu'on comprend. A1 me dit « Hello, peut-on être sodomisé avec un hémorroïde interne non douloureux mais saignant de temps en temps ? Moi, je refuse que mon ami me sodomise à cause de ça car je ne connais pas les conséquences. Je ne veux prendre aucun risque au grand désespoir de mon mec. Mais vu que je n'ai pas mal, c'est peut-être faisable. » Je crois qu'il y a un point d'interrogation. « C'est peut-être faisable ? » Eh bien, en soi, oui. C'est-à-dire, de toute façon, même quand on n'a pas de symptômes, on a une sodomie, le sexe passe contre les hémorroïdes. C'est tout le temps le cas. Et après, les hémorroïdes qui saignent, mais qui font pas mal, qui font rien d'autre... En soi, ce n'est pas grave. On peut se poser la question, par exemple, mais là, ce n'est pas son problème si c'est avec son partenaire habituel, mais sur le risque plus important d'infection, si ça saigne, c'est possible. Je ne sais pas vraiment d'ailleurs, mais de toute façon, le risque d'infection, il existe. Mais sinon, en soi, si ça saigne un peu, ce n'est pas grave. Dans la mesure où je me protège des IST, si j'ai parfois des saignements sans douleur et que j'ai consulté un procto qui me dit qu'il n'y a pas de sujet, je peux continuer la sodomie si c'est mon choix. Et j'ai quand même l'impression qu'Ewan a aussi un sujet de consentement. Il n'a juste pas envie de te faire sodomiser. Et aucun rappel. Si on n'a pas envie, on n'a pas envie. Parce que ce n'est pas grave en soi, mais le rapport au sang, il y en a, ça ne les gêne pas. D'ailleurs, d'une manière générale, les gens qui se plaignent d'hémorroïdes, qui saignent un peu, qui viennent voir indépendamment de toute histoire de sexualité, il y en a... Il y en a, ils sont très demandeurs d'un traitement. Il y en a aussi, je leur dis que ce n'est pas grave, ils s'en moquent, ils repartent avec leur saignement. Peut-être parce qu'il y en a, c'est plus important que d'autres, c'est difficile de quantifier. Effectivement, si à force de sodomie, ça saigne de plus en plus, qu'on en met partout, bon, il faut peut-être quand même aller consulter. Mais le fait que ça saigne, ce n'est pas grave. Là, pour le coup, tu m'apprends un truc. Ah ouais, moi je me disais, il y a du sens, forcément il y a un problème, il faut que je file chez le proctologue. Et je pense qu'il faut que les gens aillent chez le proctologue et qu'un podcast ne peut pas leur permettre de conclure. Ah j'ai des saignements, donc je ne vais pas chez le proctologue, parce qu'Aurélien l'a dit. Donc non, allez-y, un saignement c'est quand même un signe. pas bon. Mais toi, tu dis, si on a fait le check-up, que le proctoprofessionnel qui a regardé dit c'est bon, c'est pas forcément un problème. Super. Oui, oui. Mais effectivement, il faut aller chez le proctologue pour savoir, parce que ça peut être plein d'autres choses. Tu veux dire que écouter ce podcast n'est pas comme une consultation ? Et oui. Ah ouais ? Là, nous, pendant le Covid, le proctologue, on pouvait pas trop travailler en téléconsultation comme tous les collègues. Ah, tu m'étonnes. Henri ? nous demande « Hello, est-il possible d'être bottom quand on est sujet aux hémorroïdes et si oui, comment s'y prendre pour ne pas avoir trop mal et ne pas déclencher une crise hémorroïdaire ? » Merci beaucoup pour ce que tu fais, c'est super cool. On a un peu répondu, c'est-à-dire que c'est possible. Après, ça peut rendre la chose plus difficile. Donc, il faut probablement éviter. La base, c'est déjà peut-être d'éviter. Si on sent qu'on est en crise, qu'on a un peu mal, etc., il faut peut-être y renoncer à ce moment-là plutôt que d'insister et d'empirer la situation. Et quand ça va bien, et ce qu'on a dit un peu tout à l'heure, bien lubrifier, attendre d'être bien excité parce que si en plus on se serre un peu parce qu'on appréhende qu'on est un peu serré, ça va probablement pas aider, ça va frotter plus et du coup ça va aussi peut-être faciliter les hémorrhides derrière. Et on va le développer après, mais je trouve que le conseil dont on avait parlé avant, avoir envie, être très excité, bien lubrifié, dans une relation consentante et joyeuse, et quand même des facteurs qui réduisent les possibilités, vois comme je prends des pincettes. d'une crise hémorroïdaire, que tu crées moins de frottements. Et puis pour ce qui est de la douleur pendant la pénétration, ça peut être les hémorroïdes comme ça peut ne pas être les hémorroïdes comme je disais au début. Après si c'est gonflé, même quand c'est gonflé, par exemple les fissures, ça peut faire une espèce de boursouflure et on peut croire que c'est des hémorroïdes et en fait c'est une fissure. Aurélien a des hémorroïdes et il demande... Non, pardon. Oui, pardon. Tu m'as déstabilisé. Aurélien auditeur. Toi, tu es Aurélien docteur. Aurélien auditeur me dit j'ai des hémorroïdes et J'en ai depuis peu suite à une pénétration douloureuse. Je passe les détails et depuis, je refuse de me faire pénétrer. Comment retrouver du plaisir malgré cet handicap ? Est-il possible de se débarrasser complètement des hémorroïdes ? J'ai pris un traitement suppositoire, mais il semble que ce ne soit pas vraiment parti. » Hors chirurgie, est-ce que les suppositoires ou les crèmes, ça marche ? Oui, c'est-à-dire que sur une crise comme ça, un peu plus sur les crises où c'est gonflé, on dit crise congestive, c'est un peu gonflé, ça fait un peu mal, ça gratte un peu les crèmes et les suppos, et le transit, ne pas pousser tout ce qu'on a dit tout à l'heure, c'est ce qui marche le mieux, ça permet de bien faire des gonflés. Après, si jamais on a les hémorrides internes qui ont tendance à trop sortir ou à saigner, hors chirurgie toujours, il y a des traitements qu'on peut faire en consultation, mais ça devient un peu plus interventionnel. Ce qu'on appelle les traitements instrumentaux, soit la photocoagulation infrarouge qui cautérise pour que ça saigne moins, ou les petits élastiques de ligature élastique. Ça peut être un intermédiaire. Il y a des cachets aussi vénotoniques comme le daflon ou le gincor. Ça, c'est où ça ? Ça, ça marche sur les saignements, la congestion. C'est intéressant parce que sur l'Internet, j'ai découvert que le daflon n'est plus remboursé par la Sécurité sociale française. Le ministère de la Santé français, on est écouté de partout dans le monde, mais on va parler de la France, a décidé de ne plus le rembourser parce que l'impact, une étude a montré qu'il n'y avait pas ou peu d'impact. en fait non il dérembourse en pathologie hémorroïdaire il n'y a quasiment rien qui est remboursé de toute façon parce que moi j'ai du daflon je le prends si je suis allé chez le procto qui m'a dit que c'est bien des hémorroïdes et qu'un professionnel m'a ausculté et qu'on valide que je ne prends pas un truc pour juste au doigt lever parce que j'ai écouté un excellent podcast le daflon je le prends dès que je sens des premiers signes C'est ça ? Oui. Dès que tu sens que tu as des premiers signes, il y a deux schémas, soit des cures un peu fortes où tu en prends bien, ça dépend si c'est du 500 ou du 1 gramme, mais si c'est du 500, tu peux bien en prendre 5 à 6 par jour sur une semaine, quelque chose comme ça, ou 10 jours, c'est un peu à la louche, il n'y a pas vraiment de risque. Et après, il y a des gens qui ont des symptômes plus chroniques et on peut faire des cures plutôt de prise par jour, 2-3 mois comme ça. En fait, il y a plusieurs études qui ont montré un bénéfice. Oui, je ne suis pas expert. L'absence de remboursement, ça veut probablement dire que ce n'est pas une pathologie grave. Il ne dérembourse pas non plus tout et n'importe quoi. C'est plus l'enjeu du ministère de la Santé et de la Déséconomie. C'est un proctologue qui m'avait dit moelle d'afflant, je n'y crois pas. Je me souviens, et qui m'avait montré cette étude. Ce n'est pas miraculeux, mais j'ai l'impression que ça aide quand même. On a l'impression que je passe ma vie chez le proctologue. Et par contre, le témoignage, par contre, moi, comme ça, ça m'évoque plutôt une fissure. Encore une fois, parce que vraiment, le rapport qui a été douloureux, c'est volontiers un peu responsable d'une petite déchirure. Et puis après, si ça reste, ensuite, derrière, qu'il a peur de recommencer. Bon, de toute façon, encore une fois, il faut voir le proctologue. Mais être bonne alerte. Moi, c'est des histoires où, à la fin, c'est des problèmes de fissures que je retrouve avant tout. Et on parlera fissures dans deux épisodes. Très bien. Oula, j'ai eu un bug cerveau. J'ai eu un bug cerveau. Juste en deux secondes, cette histoire d'élastique, c'est quoi cette affaire ? C'est-à-dire, tu ne m'endors pas. Non. Et en peu de temps, tu me mets un élastique, tu fais une natte à mes hémorroïdes et hop, tu leur mets un élastique. Plutôt un petit suçon, je dirais. On rentre dans l'anus avec le petit outil qu'on appelle un anuscope, c'est l'examen standard en proctologie, c'est pas douloureux. Et sur les hémorroïdes internes, c'est pour ça que ça marche que sur les hémorroïdes internes qui sortent ou qui saignent, on place un ou deux petits élastiques qui font une espèce de suçon, un peu d'effet lifting, d'effet strangulation pour que ça sorte moins, que ça saigne moins. C'est très pénible pendant 12-24 heures. Dès le lendemain, ça va mieux. Il y a très peu de risques. Par contre, souvent, il faut faire 2-3 séances pour un bon résultat. Ça, tu le conseilles ? Tu le fais souvent ? Oui, je le fais souvent pendant la pathologie hémorroïdaire. Après, quand c'est des plaintes pendant la sexualité, ça peut arriver. Il faut voir comment ça se présente. Ce qui n'est pas toujours simple, c'est que si c'est les hémorroïdes externes qui gonflent, ce qui peut arriver sur le côté un peu frottement, ça ne va pas marcher. Ça ne marche que sur les hémorroïdes internes. donc il faut bien il faut arriver à bien être précis le patient et le médecin pendant la consultation pour comprendre quelles sont les plaintes pour savoir si ça va marcher et moi souvent je demande aux gens de faire des photos ça aide à savoir quel est le problème quand c'est gonflé, quand il y a une boule est-ce que c'est l'extérieur ou l'intérieur qui sort et après ils peuvent en faire bon usage sur les apps de rencontre ça peut être pas mal ça peut peut-être être un peu un repoussif c'est possible Et on passe à l'opération, à la chirurgie, donc soigner ces hémorroïdes avec de la chirurgie. Clément nous demande « J'ai 28 ans, je lance une bouteille à la mer, j'ai une hémorroïde interne grade 2 et j'ai mal lors de la sodomie et je suis obligé d'avoir des rapports avec un anesthésiant rectal. Bref, je ne sais plus quoi faire, je suis en dépression. Le médecin me dit que l'hémorroïde est trop petite pour être opérée. » Alors, déjà, désolé de refaire encore mon truc, mais je ne suis pas sûr qu'effectivement ce soit l'hémorroïde qui lui fasse les douleurs. Parce qu'effectivement, le grade 2, c'est pas très gros. C'est pas impossible, mais il faudrait essayer d'affiner. Est-ce que c'est dès l'introduction ? Est-ce que c'est à force de frottement ? Si c'est dès l'introduction, c'est probablement pas les hémorroïdes. Si c'est à force de va-et-vient, qu'il y a un côté un peu comme ça brûlure, pourquoi pas ? Mais c'est là tout l'intérêt de ton métier et d'une forme de spécialisation que toi t'incarnes et que vous êtes ? peu nombreux à faire en France, parce qu'après, je vais te demander c'est quoi les adresses des gens qui s'y connaissent. Parce que ce genre de questionnement, ce genre de va-et-vient, si tu me permets, ou d'aller-retour entre médecins, patients, sur justement des pratiques sexuelles, combiné au médical tu vois ce que tu viens de dire c'est ultra précieux et moi j'ai jamais rencontré un proctologue qui m'a posé ces questions là quoi oui oui alors à la fois je dois dire c'est aussi très empirique c'est à dire comme là au début quand je dis c'est plus pas des émoïdes ou quoi c'est un peu de la pratique il n'y a pas trop de d'apprentissage scientifique là dessus mais bon mais ça reste du bon sens effectivement mais effectivement le problème c'est soit des proctologues, parce qu'après, tous les gastro-entérologues peuvent être aussi proctologues, donc avec plus ou moins de connaissances déjà dans la pathologie hémorrhidaire. Encore une fois, même en dehors de la sodomie, il y en a qui vont aller vite droit au but avec une chirurgie, alors qu'en fait, ils n'auront pas affiné les symptômes. Le sujet, il est plutôt là. Après, on rajoute la sexualité, c'est un peu du bon sens. Mais effectivement, c'est l'idée que le proctologue, il ait un abord apaisant, accueillant, bienveillant, Et 360 degrés, parce que si le patient a une activité anale particulière, c'est quand même un contexte essentiel pour le diagnostic, dont il faut parler concrètement. Oui, c'est sûr. Je pense qu'il y a des gens qui viennent en disant qu'ils ont des hémorroïdes, mais qui n'osent pas expliquer que c'est pendant la sexualité. Et du coup, on rate une info importante. parce que c'est ça que tu disais je t'ai coupé un peu au milieu et je suis désolé de ton explication toi tu dis quand j'écoute le témoignage de Clément je suis pas sûr que ça soit hémorroïde peut-être plus fissure à nouveau peut-être fissure ou alors ce qu'on appelle l'anodisparonie aussi on en parlera dans l'épisode je sais plus et bientôt c'est à dire la sexualité anale peut être douloureuse sans que ce soit la faute d'une pathologie donc tu es en train de dire qu'il faut écouter l'épisode suivant ouais en fait on Et s'abonner au podcast pour être au courant quand il sort. Exactement. Ah bah, je vais le faire tout de suite. Mais du coup, c'est aussi l'occasion de parler de la chirurgie parce qu'après, effectivement, des fois, on a des grosses hémorroïdes et ça gêne dans la sexualité et une chirurgie peut améliorer la situation. La difficulté, c'est aussi que dans un certain nombre de cas, la chirurgie peut altérer ensuite la sexualité anale. Il y a une étude qui a montré qu'un an après une chirurgie de l'anus, soit hémorroïdes, condylomes, fissures, fistules, enfin toutes les chirurgies proctologiques, un an après, une personne sur deux qui pratiquait le sexe anal avant ne le pratiquait plus. Parce que ça peut entraîner un peu des cicatrices qui peuvent entraîner une étroitesse qui n'est pas forcément objectivable par le médecin, mais quelque chose qui fait que c'est moins souple, quoi. Et probablement qu'avec le temps, ça se réaméliore. Après, il y a plein d'expériences de patients qui ont été opérés et qui ont une sexualité. Ensuite, tout se passe bien, mais il y a aussi l'inverse. On ne peut pas dire qu'il ne faut pas se faire opérer parce qu'on a une sexualité anale, mais il faut le mettre dans la balance, poser le pour et le contre, à quel point ça me gêne, qu'est-ce qu'on en attend, quels sont les risques, etc. on va arrêter là le premier épisode déjà et du coup je te donne rendez-vous dans pas très longtemps pour l'épisode 2 on va parler dans les questions qu'on a pas pu traiter dans notre petite préparation là j'ai des petites notes j'aimerais qu'on retienne dans les épisodes prochains de dire comment je fais pour trouver des proctologues gay friendly puisqu'on vient de dire je sais pas trop d'ailleurs mais oui Ok, donc du coup, on n'en parlera pas. Non, non, mais tu vois, et ça, c'est un truc essentiel. Un bouche à oreille, quoi. Enfin, ça reste le... Ouais. Tu vois, je pense que c'est quand même les... Dans les centres de dépistage, etc., c'est là qu'il y a d'autres médecins qui sont plus volontiers gay-friendly, encore que c'est pas tout le temps le cas. Bien sûr. À Lyon, il y avait un mec qui est parti à la retraite, mais qui prescrivait la PrEP. Franchement, je me dis, quelle horreur. Ouais. Mais bon, c'est quand même à le moins d'avoir un réseau, et eux, ils peuvent savoir un peu plus... Grave. Moi, j'ai aussi, je lance un appel s'il y a des auditeurs motivés. Moi, j'adorerais qu'on crée l'annuaire des médecins proctos, des auditeurs. C'est-à-dire, moi, je suis auditeur à Clermont-Ferrand et je valide persos. Pas que proctos, d'ailleurs. Pas que proctos. Mais je n'ai pas le temps, donc il faut que des auditeurs m'ont contact et on fait ça en open source. J'adore. Et dans le prochain épisode, on va parler de sodomie. Oui. Tous égaux face à la sodo. Quel slogan. J'adore. A tout de suite.

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