7 préjugés sur la Prep “c’est pour ceux qui font beaucoup de sexe”

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Partie 1 – Avec Nicolas Etien de Sexosafe et expert en prévention VIH on décrypte les 7 préjugés les plus courants sur la Prep 👇

Pour rappel la Prep c’est quand tu es séronégatif et que tu prends un médicament bloquer de VIH.

Préjugé 1 “J’ai peu de sexe donc c’est pas pour moi”

Préjugé 2 “J’en ai pas besoin car j’utilise la capote”

Préjugé 3 “Ça augmente le risque IST”

Préjugé 4 “C’est un médicament lourd avec des effets secondaires grave”

Préjugé 5 “La Prep c’est un engagement : il faut choisir soit à la demande soit en continu”

Préjugé 6 “Ça coûte cher à la Sécurité Sociale”

Préjugé 7 “C’est que pour les hommes gays, bi ou queers”

✍️ Fais le quizz de Sexosafe pour savoir si la Prep est adaptée à ta situation : sexosafe.fr/prep

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On se lance ? Allons-y. Je te lis ma petite intro ? Ouais. Nicolas, bienvenue chez moi. Merci. Nicolas, tu es responsable de SexoSafe, un dispositif français de marketing social pour informer les hommes gays et bis sur leur santé sexuelle. Tout à fait. Et c'est un service public français, Cocorico. Vous faites partie de Santé… Public France, une sorte de filiale du ministère de la Santé, si tu me permets. Toi, Nicolas, ça fait dix ans que tu travailles sur la PrEP et la prévention VIH. Qui est, je rappelle, la PrEP ? C'est quand tu es séronégatif et que tu prends un médicament bloqueur de VIH. Ensemble, on a identifié six idées reçues, préjugées, faux, faux, faux, que pas mal d'hommes gays ou queers ont encore à propos de la PrEP. Donc aujourd'hui, on va pouvoir les décrypter, les mettre au tapis tels des ninjas de la fake news du cul. J'étais très inspiré sur mon intro. Effectivement. Et avant qu'on commence, roulement de tambour, c'est aussi l'occasion pour moi d'officialiser une grande nouvelle. SexoSafe est le premier soutien financier du podcast. Nous n'avons pas de public, il ne peut pas y avoir une foule en délire qui applaudit. Mais moi, à l'intérieur de mon cœur, ça applaudit. Ça fait deux ans et demi que je fais ce podcast et je suis trop content que ce soit vous les premiers soutiens financiers. Alors, j'entends déjà… Les 166 auditoristes qui contribuent chaque mois pour que ce podcast existe, je les entends déjà se précipiter vers leur ordinateur pour stopper leurs dons mensuels. Mais non, ne partez pas, vous représentez la moitié de mon revenu mensuel. Donc le soutien de SexoSafe n'est pas suffisant pour que je vive. Et en plus, il pourrait s'arrêter à la fin décembre. Donc, totale transparence, le soutien de SexoSafe plus les contributions. Là, maintenant, je suis à 2000 euros brut par mois, mais ça seulement jusqu'à fin décembre. Donc, ce n'est pas assez. Je continue à utiliser mes économies et j'invite tous les auditeurices, si vous aimez mon contenu et vous voulez que ça continue, direction le site du podcast pour devenir soutien. Nicolas, es-tu prêt à enfiler ta cape du ninja ? Les ninjas n'ont pas de capes. Mais c'est ça, t'es collant. Mais allons-y, mettons des capes aux ninjas. T'es collant de ninja. Comment s'habille un ninja ? En noir. Ok, tu t'habilles tout de noir avec moi et on décrypte les six préjugés qui circulent aujourd'hui sur la PrEP. Allons-y. T'avais envie de rebondir sur cette petite intro ? Oui, de mon côté je suis aussi ravi de soutenir le podcast parce que je le trouve de très grande qualité je le trouve nécessaire dans une période où les médias communautaires tendent à disparaître, qu'on soit en souffrance c'est important d'avoir de nouvelles voix et de nouvelles façons de s'adresser et de faire passer des messages à nous, les hommes gays et bisexuels donc c'est important de vous soutenir et effectivement nous ne pouvons pas être le seul soutien, ça serait totalement illégal et il est important que d'autres personnes continuent de soutenir le podcast Oui, que ça ne soit pas un produit sexo-safe. Exactement, ce n'est pas du tout l'idée. D'ailleurs, je tiens à préciser que je n'interviens pas dans ton éditorialisme ou dans la façon dont tu traites les sujets ou dans les sujets que tu traites. C'est juste un soutien financier. Ouais, mais moi j'étais vachement curieux de te faire parler sur ce que vous observez, puisque vous êtes vraiment au devant du combat pour la santé sexuelle des hommes bi, gays, queers, ou en tout cas des hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes. Et donc moi je me suis vachement inspiré dans les sujets sur lesquels on va bosser en partenariat, des sujets les plus importants ou les plus urgents ou ceux qu'on n'a pas forcément dans le viseur ? Tu parles des sujets qui sont sur notre site internet ? Non, qu'on va faire ensemble. Qu'on choisit ensemble. Mais je suis d'accord que je suis totalement libre. Je suis une créature et une fée qu'on ne peut pas encager. Non, franchement, c'est super cool. Je suis super content. On se lance sur le préjugé 1. Allons-y. Je les ai. Ils sont écrits. Le premier préjugé sur la PrEP… Et d'ailleurs que moi j'ai entendu dans un bar il n'y a pas si longtemps, c'est « moi j'ai peu de sexe, donc c'est pas pour moi ». C'est-à-dire, je te finis un peu le préjugé, je te le détaille, je te le déplie. La PrEP c'est pour les gens qui ont plein de sexe, et ou la PrEP c'est pour les gens qui ont des pratiques super hard, ou qui font n'importe quoi, j'ai déjà entendu ça. Qu'est-ce que tu as à dire de ça ? C'est effectivement une image qui a l'air assez répandue et je pense que ça date de l'époque où lors des essais PrEP, on cherchait à recruter en priorité les personnes qui avaient le plus de partenaires sexuels parce que c'était les personnes les plus exposées au VIH et donc sur lesquelles on pouvait démontrer le plus facilement un bénéfice. Pour la PrEP. Et ces personnes-là étaient les premières à être sous PrEP en France et elles étaient du coup un peu ambassadeurs de la PrEP. Depuis, le médicament a été autorisé, tout le monde peut y accéder. C'est une stratégie qui est beaucoup plus large et qui fonctionne, y compris pour ceux qui ont beaucoup moins de partenaires ou qui pensent en avoir peu. À partir du moment où on en a plus d'un. Parce qu'en gros, ce que tu me disais, c'est qu'il faut penser la PrEP comme faisant partie de toutes mes options pour prendre soin de ma santé sexuelle. Et la PrEP, c'est un bloqueur de VIH ? Et donc, ce n'est pas lié au nombre de partenaires que j'ai. Exactement. En fait, quand on est un homme et qu'on a des rapports avec d'autres hommes, on est surexposé au VIH parce qu'il y a une très forte prévalence de virus dans notre communauté. Et donc, forcément, plus on a de partenaires, plus on est exposé. Mais le fait d'avoir des rapports sexuels nous expose. Donc, on peut protéger chaque rapport sexuel avec la PrEP si on le souhaite. Mais il y a effectivement d'autres outils. Il y a le préservatif qui est très efficace aussi et qui est très utilisé par beaucoup de personnes et je les encourage à continuer de l'utiliser. Les personnes séropositives, lorsqu'elles prennent un traitement, ne transmettent pas le VIH. Donc lorsqu'on a un partenaire qui est séropositif, on connaît le statut et qu'on sait qu'il prend son traitement, on n'a pas de raison de chercher une autre protection vis-à-vis du VIH. Le dépistage fait aussi partie des stratégies de prévention comme outil complémentaire. Puis il y a aussi les vaccinations, mais c'est plus pour les IST. Sachant que… Non mais ça, c'est un préjugé après. C'est le deuxième préjugé. Allons-y. Parfait. Alors moi, je n'en ai pas besoin, Nicolas, parce que j'utilise la capote. Alors… Oui, utiliser la capote, c'est une excellente stratégie de prévention. Maintenant, ce qu'il faut questionner, c'est est-ce que tu utilises la capote tout le temps ? C'est-à-dire pour tous les rapports sexuels que tu as avec tous tes partenaires occasionnels. Je ne parle pas de si tu as un partenaire, comment dire, si tu es en couple, je parle en dehors. Est-ce que tu utilises la capote pendant tout le rapport sexuel, c'est-à-dire y compris pour la fellation ? Et si tu me dis non à une des deux questions, je te dirais que la PrEP peut être utile pour ces cas-là. C'est-à-dire que tu peux très bien avoir la capote parce qu'elle te rassure, parce que tu es confortable avec et parce qu'elle fait partie de ta sexualité, mais tu peux aussi prendre la PrEP lorsque tu as des partenaires occasionnels pour être sûr qu'il n'y ait pas de risque de transmission du VIH pour les petits moments où tu n'as pas la capote ou pour les moments où la capote pourrait craquer, ou pour les fois où tu n'as pas de capote sur toi mais que tu as quand même envie d'avoir un rapport, ou si tu as un partenaire qui est vraiment réfractaire à la capote et que tu décides d'avoir un rapport quand même, enfin… Il y a plein de raisons qui font que les gens qui choisissent la capote comme stratégie de prévention ne protègent pas parfaitement ni intégralement l'ensemble de leur rapport. Donc la PrEP reste un tuyau utile. J'ai l'impression que tu dis, en fait la vraie question qu'on doit se poser c'est qu'est-ce que je sais du statut sérologique de la personne ? Ça, ce n'était pas lié au préservatif. Non, c'est ça. Mais du coup, dans mes différentes options, tu disais si tu es en couple, je revenais sur ce moment. C'est-à-dire si on a fait les tests, qu'on a laissé passer le temps qu'il faut et que j'ai des rapports avec des gens dont je ne connais pas le statut. Oui, c'est ça. En fait, ce que je veux dire, c'est qu'à mon avis, la PrEP est intéressante quand on a des rapports avec des partenaires occasionnels. Quand on a un partenaire privilégié ou quand on est en couple, c'est très différent parce qu'on connaît mieux la personne, on sait quel est son statut, quel est notre statut et on peut envisager… différentes stratégies. Par exemple, entre nous, on ne se protège pas, mais avec les autres, on est déprimatif systématiquement. Ou l'un de nous deux est séropositif, mais il est sous traitement, donc à partir de transmission, on n'a pas besoin de se protéger. Enfin bon, c'est des discussions à avoir au sein du couple. En dehors, par contre, quand on a un partenaire occasionnel, c'est très difficile de savoir où est-ce qu'il en est. Il peut nous dire « je suis séronégatif », ce qui veut dire que lors de son dernier test, il était séronégatif, mais On ne sait pas où il en est à l'instant T. Il peut nous dire qu'il est sous PrEP, mais on ne sait pas s'il l'a pris. Il peut nous dire qu'il est séropositif avec une charge virale indétectable, mais on ne sait pas si c'est le cas, enfin. Le mieux est d'assurer sa propre protection et d'être sûr, au moins avec la PrEP, on sait qu'on est protégé. Peu importe qui on a en face et ce que nous dit cette personne, nous sommes protégés. On est toujours sur ce préjugé de « comme j'utilise la capote, j'en ai pas besoin ». Pour moi, c'est deux outils. Donc, j'ai des rapports sexuels avec des gens dont je connais pas le statut ou avec des gens occasionnels, ok ? En fait, le préservatif me protège aussi d'autres IST. Tout à fait. Donc, je peux choisir selon les configurations. Je pense notamment à si jamais je fais des partouzes. Bon, c'est peut-être ultra niche. Je ne sais pas comment… Bon, j'en sais rien. Vas-y. Tu vois, en gros, moi, je me dis avec une personne, je peux vérifier que la capote, elle est bien mise, si c'est moi qui pénètre ou si c'est moi qui est pénétré. Bon, une partouze ou si, je ne sais pas, je vais dans un sauna, peut-être je peux moins… Être bien sûr et donc la PrEP, dans ces moments-là, vient m'aider, vient me protéger, pardon. Oui, il y a plein de circonstances où, si on est sous PrEP, on n'a pas besoin de… Enfin, on est plus serein vis-à-vis des rapports qui vont avoir lieu parce qu'on a besoin d'être dans le contrôle. Il y a des moments où on est moins dans le contrôle. Par exemple, si on a un peu bu, si on est sous-produit, si on est extrêmement fatigué à ce moment-là ou hyper excité, ou si le rapport… Je ne sais pas comme ça, mais il y a plein de circonstances pendant lesquelles on n'a pas forcément tout son jugement, toute sa réflexion et on ne peut pas contrôler l'usage du préservatif. La PrEP est intéressante dans ces cas-là aussi, oui. Et compatible, c'est-à-dire, en fait, j'ai un peu une trousse avec tous mes outils. Et je crois que souvent, j'entends les gens opposés. Ok, soit je suis stratégie, soit je suis team préservatif, soit je suis team prep. Et voilà, il faut que je choisis un des deux. Non, non, les deux marchent très, très bien ensemble. En parallèle, tu peux, même si tu fais un plan Sona par an… Tu peux prendre la PrEP pour ce plan-là. Pour cet unique plan-là. Exactement. Ce n'est pas un souci. Or là, c'est un peu extrême comme exemple. Et du coup, il peut y avoir un petit souci de prescription. Quand est-ce qu'on a vu son médecin ? Quand est-ce qu'on a fait son dernier test ? Parce qu'il faut rappeler comme quelque chose, si on prend la PrEP, il faut absolument être sévrenégatif au VIH. Prendre la PrEP alors qu'on a été contaminé va rendre le virus résistant à une des deux molécules, l'anthracitabine en général. et peut compliquer la prise en charge thérapeutique par la suite. Donc il est important au moment où on prend la preuve d'être sûr qu'on a un sévère négatif et c'est pour ça qu'il y a des dépistages qui sont recommandés à chaque visite médicale pour s'en assurer. Oui, donc mon exemple n'est pas génial parce qu'en gros, le processus de la PrEP, c'est je suis séronégatif. Et si je prends rendez-vous avec soit mon médecin généraliste, soit en tout cas en France, soit un centre de santé qui va me faire du coup une batterie de tests et après me prescrire ou pas selon comment mes tests reviennent. Et c'est ça l'idée, c'est que tous les trois mois, ou en tout cas quand tu veux renouveler ton ordonnance, tu dois refaire des tests. C'est à ça que tu faisais référence. Donc c'est vrai que c'est pas génial quand je dis genre je vais prendre, je fais des tests, j'ai de la PrEP et un an plus tard… Oui, c'est ça. Il ne faut pas attendre un an pour utiliser son ordonnance, elle ne marche plus. Il ne faut pas… Si on prend la preuve, il vaut mieux avoir vu son médecin pas trop longtemps auparavant, à moins qu'on n'ait pas eu du tout de rapport sexuel entre la consultation et le moment où on l'apprend. En tout cas, moi, ce que je voulais dire, c'est que… Et j'ai beaucoup aimé comment tu as commencé ta réponse en disant avec les études, quand on faisait les tests, donc on avait cherché des volontaires et donc on avait ciblé Des gens qui étaient plus actifs sexuellement peut-être, plus concernés ou plus intéressés. Et c'est vrai que moi-même, ça a un peu pénétré mon inconscient de me dire « Attends, si j'ai un rapport par mois, la PrEP n'est pas pour moi. » Bien sûr que si. Dans ma petite trousse à outils. Moi, je pense pas mal à Tomb Raider. Mais en fait, il faut même voir plus large que ça. C'est-à-dire que… Les essais intégraient uniquement des hommes gays en France, les essais de PrEP, et du coup l'idée un peu générale c'est que la PrEP est pour les gays. Alors pas du tout, il y a des personnes hétérosexuelles qui auraient très intérêt à prendre la PrEP, mais les médecins ne leur proposent pas, eux-mêmes n'y pensent pas, parce que c'est considéré comme étant un traitement réservé aux hommes gays, et c'est faux. Pour ceux qui suivent très bien je viens de dire ça me fait penser à Tomb Raider juste pour pas les perdre en gros tu sais elle a une trousse à outils dans ton inventaire quoi tu vas sélectionner le truc dont t'as c'était juste ça parce que sinon ça fait trop bizarre je trouve que tu m'as j'avais une liste de 6 préjugés pourquoi ça te fait marrer ? Alors pour moi Tomb Raider ça me rappelle les années 90 donc c'est un peu loin Mais attends, pourquoi pas ? Alors déjà, non, il y a des nouveaux jeux. Je ne joue pas. C'est OK. Mais c'est vrai qu'année 90, les cubes et tout, tout ça. Non, c'est vachement bien. On avait six préjugés. Tu viens de m'en mettre un septième. Et en fait, on a quand même sur le podcast 10%. de femmes en tout cas qui ont coché la case femmes dans leur app d'écoute et j'échange avec certaines d'entre elles et il y en a une qui m'avait dit ah la PrEP je découvre est-ce que moi je peux et tout alors la réponse c'est oui premièrement deuxièmement c'est peut-être je crois pas le même protocole de prise oui Il y a une différence au niveau de la prise. En gros, les molécules de la PrEP ne se diffusent pas pareil dans les tissus anaux et dans les tissus vaginaux. Il faut donc prendre la PrEP plus longtemps pour être protégé au niveau vaginal. C'est-à-dire qu'on conseille de prendre la PrEP pendant 7 jours avant d'avoir une protection optimale versus de comprimer et au bout de 2 heures, on est protégé pour les relations anales. Pour les personnes qui ont un vagin, en fait j'ai dit femme, ça c'est la case dans Spotify, mais là on est en train de parler de, selon mon organe génital, déjà tout le monde peut prendre la PrEP, et selon l'organe génital que j'ai, le médecin va m'indiquer un protocole différent, c'est ça que je voulais dire. Selon son organe généto et ou le type de rapport sexuel que l'on a. Mais ça, effectivement, ça se discute avec le médecin. Effectivement, une femme née avec un vagin peut bénéficier de la PrEP. Et le premier critère, enfin celui qui semble le plus essentiel, c'est si elle pense être exposée au VIH et que la PrEP pourrait lui être bénéfique. C'est déjà un très bon signe que la PrEP est une bonne solution pour elle. Et ça devrait suffire pour que le médecin lui prescrive, en théorie. En théorie, oui. Parce que moi, ce que l'auditrice me disait, c'est qu'elle ne savait pas à qui s'adresser. Elle habitait en milieu rural. Et moi, je ne sais pas si tu l'as considéré, je lui ai dit « va dans un ségide ». Oui, bien entendu. Parce qu'en plus, elle disait « oui, je suis un peu bi, je suis allé hop ». Le ségide, c'est une très bonne solution. Il y a des services de maladies infectieuses, des hôpitaux qui font des consultations PrEP aussi. Vous pouvez trouver les adresses des consultations les plus proches de chez vous sur le site de Cidinfo Service ou sur le site SexoSafe. Il y a des annuaires pour ça, mais sinon, il y a beaucoup de médecins généralistes qui le proposent aussi. Et parfois, dans Doctolib, ils pensent à le préciser dans les cases de consultations. Ah oui, donc je peux mettre dans mon Doctolib. Alors, comme on est écouté de partout dans le monde, en tout cas, Doctolib, c'est la prise de rendez-vous en France pour les professionnels de santé. Et si je mets PrEP, je peux trouver les médecins généralistes. Je ne sais pas si ça marche comme ça, mais en tout cas, les médecins généralistes peuvent dire qu'ils proposent des consultations PrEP. Je ne sais pas exactement comment fonctionne. Ici, moi, ma médecin généraliste, elle a la petite icône PrEP. Donc, quand tu mets dans le moteur de recherche, tu la trouves. C'est ça. Super. Je te propose qu'on continue les préjugés à l'épisode suivant. Très bien. On va terminer, parce qu'en plus tu as mentionné votre site sexosafe.fr et sur votre site, petite pub parce que je trouve ça vraiment bien, vous avez fait un quiz pour savoir si la PrEP est intéressante pour moi ou pas. Donc sexosafe.fr slash PrEP. Tout à fait. On est d'accord que même si je n'habite pas en France, c'est une donnée que je peux faire le quiz ? Le quiz est basé sur les recommandations françaises. Le risque pour une personne qui est dans un pays où les recommandations de prescription de PrEP sont totalement différentes ne puisse pas s'entrer dans les réponses. Le quiz permet de déconstruire certaines idées reçues que l'on a ou certains préjugés. de faire le point sur sa sexualité et de voir si la PrEP est efficace et intéressante pour soi. Et c'est totalement anonyme. On ne traque pas les gens, on ne sait pas qui répond. C'est une série de questions, c'est un peu ludique, c'est sympa. Je l'ai fait, moi. Et alors ? Il m'a dit oui, prenez-la, j'étais là, c'est bon. Mais j'ai dû un peu mentir parce que comme j'étais déjà sous PrEP, je ne sais plus à quelles questions j'ai senti que… Mais non, il est bien fait. Il faut que les gens aillent voir. Merci. À très vite. À très vite.