J’ai longtemps pas cru à l’amour – Lenny 1/3

🎧 Écouter sur : Spotify   Apple Podcasts   Deezer   Podcast Addict   Amazon Music   YouTube

Partie 1 – Lenny ne croyait pas à l’amour …jusqu’à sa rencontre avec celui qui partage sa vie. Lenny raconte son chemin pour apprendre les codes de l’amour, comment il trouve ses marques dans son couple jusqu’au COVID et une prise de poids qui fait chuter sa libido. Et qui rebat les cartes de son couple.

Va sur le site du podcast en tapant bit.ly/commentdevenir dans ton navigateur pour :

· devenir un soutien financier du podcast : je travaille à 100% sur le podcast et dépends des contributions des auditeurices

· venir à une rencontre entre auditeurs dans ta ville ou un enregistrement en live

· voir ma tête et suivre les coulisses du podcast sur Instagram, Tiktok ou WhatsApp

· discuter entre auditeurs sur le Discord du podcast

Lire la transcription de cet épisode
Léni, bienvenue chez moi. Toi Léni, tu ne croyais pas en l'amour. Ton père t'avait dit on meurt seul et ça t'avait marqué. Alors pendant pas mal d'années, tu vis revolte, solo et heureux. Tu me dis célibataire, j'avais une dating life plutôt épanouie. J'aimais faire du sexe avec différents partenaires. Ma libido est très liée au fait de conquérir. Mais voilà, l'amour te tombe dessus. Tu me dis, regarde-moi, après les drames que j'ai vécu, j'y croyais plus. Et puis l'amour m'est tombé dessus, je vis le bonheur absolu. Ah non, ça c'est Diam, c'est Vita. Confession intime, tu avais la référence ou pas ? Non, je l'avais pas sur le logo, je l'avais pas. J'ai pas ultra bien rappé. Tu connais Confession intime ? Ouais, quand même. Ah non, confession nocturne. Oui, mais je l'avais. Pardon. Je voyais très bien. Bon, en vrai, non, tout ça, c'est vrai. Tu rencontres l'amour et tu es avec ton chéri depuis quatre ans et ça te rebat tes cartes. Avec lui, tu fais un gros travail pour apprendre à aimer. Tu m'as dit, j'ai réalisé que je n'avais aucun des codes sentimentaux. Je ne savais pas donner de l'affection parce que je n'en ai pas reçu dans mon enfance. J'ai la chance d'être tombé sur une personne qui m'a appris à aimer. à comment être attentionné, à faire des câlins et des bisous. Aujourd'hui, j'aime ce que l'on construit au quotidien, notre relation est unique. Je souhaite qu'il soit épanoui, je fais tout pour que nous le soyons ensemble, mais dans certaines situations, c'est bien plus complexe. notamment sur la question du sexe. Vous n'avez tous les deux pas les mêmes besoins sexuels. Tu me dis avec mon copain qui refusait initialement le fait d'avoir un couple ouvert, nous n'avons pas les mêmes besoins sexuels. Pendant les premières années, ça n'a pas vraiment posé de problème, jusqu'au jour où on a eu la discussion d'ouvrir le couple parce qu'il se sentait frustré. Alors tu te demandes, faut-il avoir la même libido pour être en couple ? Et comment faire quand on n'a pas les mêmes besoins sexuels dans le couple ? Mais avant qu'on commence notre épisode… Nous avons discuté, toi et moi, tu habites à Paris. Et tu m'as dit… Île-de-France. Excuse-moi, tu habites en région parisienne. Région parisienne, ouais. Suffisamment proche, en tout cas, pour considérer venir à une rencontre entre auditeurs à Paris. Et tu m'as dit, jusqu'à présent, je n'ai jamais osé. Ouais. Pourquoi ? la peur de je pense que ce qui est intéressant quand on écoute le podcast c'est qu'on rentre dans l'intime et il y a un côté un peu voyeur parce qu'en fait on peut pas je trouve qu'il y a un côté on prend une distance et la rencontre ça amène on peut mettre un visage c'est peut-être telle personne qui a raconté ça ou tu peux vraiment parler d'eux sexe de manière décomplexée et j'avoue j'en ai un peu peur et rien que le fait d'être ici c'est c'est un step pour moi ouais c'est stress c'est un peu stressant mais au final moi je suis quand même quelqu'un d'assez sociable donc ça me fait pas peur de rencontrer des gens c'était plus dans le contexte donc j'ai vraiment je sais que je viendrai à une rencontre je sais pas laquelle mais je sais que je viendrai mais c'est juste que ça travaille un peu sur moi de me dire ok y'a pas de problème de parler de sexe ou de ta sexualité avec d'autres personnes que tu ne connais pas c'est aussi une expérience ouais Alors, trop cool que tu me dises ça, parce que moi, quand tu me dis ça, j'étais là, mais non, mais attends. En fait, je trouve ça chouette parce que je pense qu'il y a plein d'auditeurs qui pensent comme toi. Et donc, c'est un peu pour ça que je voulais commencer par là. C'est faire de la pub aux rencontres qui n'ont pas lieu qu'à Paris. Donc, l'idée, c'est il y a une communauté WhatsApp, il y a un sous-groupe par ville et je cherche des ambassadeurs. C'est principalement des hommes queers, donc c'est pour ça que je le mets au masculin. Mais il y a des personnes non-binaires, ambassadeurices, qui lèvent la main et en petite équipe de cohortes, Organise. Ouais, co-organise. Et l'idée, c'est ultra simple, c'est on prend un jour, une heure, un lieu. Au minimum, on sera entre personnes qui co-organisent, sachant que moi, je participe pas à toutes, bien sûr. J'aimerais un jour, mais c'est pas possible. Et au mieux, il y a d'autres auditeurs qui viennent. Et après, il y a zéro obligation de parler de sexe. Moi, sur le site du podcast, et donc c'est là-dessus que les gens peuvent aller trouver des infos, Tu vois, je te donne un peu un petit pas à pas. Et l'idée, c'est en effet de se reconnecter autour de ce que l'on a de commun qui est le podcast. Donc, tu as des petites questions. Ça peut être là comme ça. C'est quoi un épisode récent que tu as écouté, qui t'a marqué ? Et pourquoi ? Comment ? Donc, toutes les questions sont faites pour que tu puisses choisir toi le niveau d'intime que tu souhaites partager. Tu vois, ça peut être en effet l'occasion pour toi de dire un peu de toi et d'avoir de la parole vulnérable. mais c'est pas du tout obligatoire et je trouve que c'est vachement important de créer des espaces où il n'y a pas d'injonction en mode ah ouais bah si tu viens faut tu vois faut te dénuder d'un coup pas du tout et je pense qu'il y a des gens qui parlent zéro d'intime Tu vois, tu peux naviguer les questions. Alors, parfois, il y a des questions, notamment si c'est une rencontre live, où là, il y a une rencontre et un enregistrement. Là, les questions, on va essayer de faire émerger ce dont on va discuter lors du live. Et donc, ça va être un peu plus sexuel. Mais les gens ne sont pas obligés de participer. Et pour moi, c'est vachement important. Donc là, il y en a eu un à Paris il y a deux jours. C'est pour ça que je te posais la question. Et il y en a un en préparation à Toulouse. Tu viendras au prochain. Peut-être. Pas à Toulouse alors. Tu pourrais voyager. Ouais, c'est vrai que je pourrais. Je te prends le train. Non, mais je comprends vraiment. Et je trouve qu'il y a un peu cette injonction. J'ai vraiment envie de faire attention à cette injonction que moi-même, je me mets aussi. Moi aussi, j'ai envie de pouvoir aller à des apéros entre auditeurs et ne pas me dévoiler, ne pas être vulnérable. Juste selon l'humeur. Et c'est possible. Ok, quand je t'ai fait relire mon intro, parce que toujours j'envoie l'intro à la personne qui va témoigner pour m'assurer que je ne dis pas de bêtises, parce que c'est fondé sur le pré-entretien qu'on a fait, tu m'as dit « ouais ça va bien, mais j'aurais de quoi réagir ». Oui, parce que déjà je vais commencer tout de suite, parce que quand tu m'as envoyé l'intro, je n'ai pas répondu dans l'immédiat, parce que le premier truc que j'ai fait c'est que je l'ai envoyé à mon copain. Parce que quand je lui ai dit « bon, je vais participer à ce podcast-là », forcément je parlais de notre vie sexuelle ou notre intimité. Donc forcément, il faut que tu me donnes ton goût aussi dans le respect. Et donc je lui ai envoyé et il m'a dit « c'est top, que t'écrivais super bien ». Et il m'a dit aussi, parce que je lui ai dit que je clarifierais des choses. Et en fait, je voudrais clarifier la partie sur le couple ouvert. Aujourd'hui… Alors, on ne le fait pas tout de suite. Ah, ok, pardon. Non, non, t'inquiète. Mais on va le faire. T'es à l'aise qu'on commence plutôt… Moi, j'aimerais chronologiquement, avant qu'on parle de couple ouvert, j'ai envie de parler de toi et du couple. Enfin, tu vois, parce que le couple ouvert n'existe que parce que t'as rencontré quelqu'un. Et au début, ça m'a marqué. Tu disais, je ne croyais pas dans l'amour. Ouais. Et puis pouf, ça m'est un peu tombé dessus. J'avais envie de chanter du Diam's. Non, alors quand je dis ça m'est tombé dessus, en réalité ça ne m'est pas vraiment tombé dessus parce que quand on cherche un petit peu, on trouve. Enfin, c'est un peu… ma conviction quand on cherche on trouve et donc pendant longtemps j'y croyais pas parce que moi en grandissant j'ai jamais vu mes parents s'aimer et enfin moi mes parents aujourd'hui c'est un vieux couple la culture fait qu'ils ne se sépareront pas donc je pense qu'il y a de l'affection il y a peut-être eu de l'amour à un moment donné mais en tout cas moi je l'ai pas vu Je ne l'ai pas ressenti. Ce qui a fait que j'ai grandi sans avoir un exemple. Je l'ai compris quand j'avais des potes autour de moi où je voyais leurs parents qui s'aimaient, qui partaient en vacances, qui avaient des marques d'affection. Je me disais que ce n'était pas du tout le schéma dans lequel j'ai grandi. J'avais une sorte de… en fait ce que j'ai vécu au début je me suis dit bon bah l'amour ça n'existe pas et en fait ce qui est intéressant c'est quand on a des frères et soeurs donc j'ai deux soeurs et j'ai une soeur qui j'ai deux soeurs qui elles sont elles sont restées très longtemps avec leurs copains enfin j'ai une soeur ça fait je crois 12 ans elle avec son copain et enfin depuis qu'ils ont 19 ans et donc elle elle a fait tout le chemin inverse c'est à dire qu'elle a trouvé quelqu'un elle a aimé donc je me dis bon bah on a peut-être le même la même éducation mais son chemin est différent Donc moi je me suis dit, il faut que je trouve mon chemin pour croire un peu en l'amour. Donc j'ai fait tout un travail sur moi, déjà moi de m'aimer, sur le fait d'accepter mon homosexualité, et ensuite de déconstruire et de me dire que si l'amour ça peut exister, c'est juste que je n'ai pas les codes. Donc comment… En fait c'est vrai que là j'essaie de me replonger effectivement dans mon chemin et de me dire comment est-ce que j'ai fait pour me dire ok je suis prêt. Et du coup que je comprenne, toi tu dis je croyais pas dans l'amour mais je faisais du sexe avec des gens. En fait déjà moi j'ai un truc où j'ai deux potes avec qui ça me rassurait de me dire je suis pas tout seul, c'est que je fais vraiment une séparation entre le sexe et les sentiments. Et donc, pour moi, quand je rencontrais des gens, il y avait de l'affection, mais il n'y avait pas d'amour. Il n'y avait pas ce truc. Et souvent, tu parles avec des potes, ils me disent, non, mais tu n'as jamais ressenti un truc, des papillons dans le ventre et tout ça. Et moi, je me dis, non, jamais. C'est des gens que j'apprécie, mais… Donc là, tu as quel âge aujourd'hui ? J'ai 30 ans. Et là, à ce moment-là, tu as quel âge ? C'est à peu près quand je me découvre, je dirais entre 21… 23, quelque chose comme ça. En fait, il y a tout un cheminement. Où tu as des rapports sexuels avec d'autres hommes. Exactement. Et quand on te parle de l'amour, entre guillemets, on te dit, t'es censé ressentir des papillons. Toi, t'es là, zéro papillon. Pas d'insectes en toi. Ouais, je me dis, qu'est-ce que c'est ? Non, je connais pas ça. Et je me dis, d'ailleurs, c'est bizarre comme sentiment. Et donc, la première fois que je l'ai ressenti, c'est avec mon copain actuel. Et je me dis, ah, c'est ça ! Donc ça fait un truc. Quand tu dis je ne croyais pas dans l'amour, toi tu vas tout de suite à la référence du couple de tes parents où tu dis moi je ne croyais pas dans l'amour parce que je n'avais pas d'exemple. C'est ça que tu dis ? Ça veut dire quoi ? Je ne voyais pas qu'ils s'aimaient, c'est-à-dire ils forment un duo, ils habitent ensemble ? Oui, ils habitent toujours ensemble. Mais il n'y a pas de toucher. C'est quoi pour toi voir l'amour ? Pour moi, c'est vraiment de l'attention et de l'affection qui n'est pas… Comment je pourrais le dire ? Par exemple, quand tu penses à quelqu'un, Et en fait, c'est pas… Enfin, je veux dire, acheter des fleurs, par exemple. Un truc tout bête, acheter des fleurs où tu te dis, ah, je sais, mon mec, il aime trop le bon vin, par exemple. Eh bien, tiens, je vais passer devant un franprix, je vais lui prendre une bouteille, je pense que ça va lui faire plaisir. En fait, des marques d'affection, je trouve, et c'est pour ça qu'aujourd'hui… J'ai compris aussi qu'il y avait de l'amour amical, que des fois, on pouvait vraiment aimer de manière très forte ses amis. Du coup, toi, tu voyais quoi de tes parents ? Moi, je voyais quelque chose de très famille. Il faut payer les factures, il faut faire à manger, il faut s'occuper des enfants. Et c'était très cadré. Alors après, j'en ai parlé un peu à mon père. J'ai dit, moi, j'ai cherché à me déconstruire aussi depuis. Et donc, j'ai dit, moi, j'ai pas grandi dans ce cadre-là. je l'ai confronté un petit peu et lui il me disait non mais tu dis des conneries ta mère ta mère elle vous a apporté de l'amour oui je sais peut-être pour moi ça a dû être différent et tout ça et en fait attends parce que je comprends pas toi tu lui dis je vous ai pas vu vous aimer il te répond ta mère t'a aimé ouais il a pas répondu à ta question du coup non il répond jamais à ma question Il détend toujours, c'est l'éducation. Ou même, il va dire… En fait, j'ai compris que son love language, sa manière de communiquer était complètement différente comme on pourrait l'imaginer. Je sais que mon père… Enfin, j'ai pas envie de faire le gosse de riche parce que c'est pas du tout le cas, mais je sais que mon père m'a aidé à… à acheter dans l'appartement dans lequel je suis et en fait c'était une manière pour lui parce qu'en fait il s'est sacrifié pendant tellement longtemps et en fait pour moi je comprenais pas parce que je me dis mais en fait je m'en fous de l'argent et je le savais depuis mes 16 ans parce qu'en fait j'ai pas envie de faire Oliver Twist à dire ah mon enfant elle va être heureuse, non pas du tout ce que je veux dire c'est que Mon père, il nous offrait jamais de cadeaux, il connaissait même pas ma date d'anniversaire. J'étais beaucoup en conflit avec mon père parce qu'en fait, il cherchait à nous donner ce que nous, on lui demandait pas. On lui demandait juste de l'amour. Et en grandissant, j'ai compris que pour lui, cette manière de nous aider d'un point de vue financier, c'était en mode genre c'est ça en fait, c'est la manière. Et en fait, ça, je l'acceptais pas avant. Et c'est vrai qu'aujourd'hui je l'ai accepté, je lui ai dit, parce que j'étais vraiment quelqu'un d'horrible avec mon père, mais je lui ai dit que je l'aimais, que ça a été très dur, qu'on partait de loin. Et je pense que ça a aussi changé nos relations. Aujourd'hui partager un repas, communiquer c'est beaucoup plus facile. Et t'as répondu quoi quand tu lui as dit que t'aimais ? très ému mais je crois que c'était genre merci mon fils mais il me dit pas j'ai pas le souvenir de dire c'est juste une fois je me souviens je me souviens même plus de pourquoi la dispute mais à un moment donné j'étais en pleurs et je lui disais tu comprends pas j'ai un truc et en fait il m'a dit ouais je t'aime mon fils et tout et je me souviens de ce moment là mais parce que c'était vraiment dans c'était très fort mais sinon il est pas démonstratif Tu parlais tout à l'heure de langage de l'amour. En gros, je pose toutes ces questions autour du couple de tes parents, de langage d'amour et tout, pour essayer de comprendre quand tu dis, moi, j'arrive dans le dating, je ne sais pas aimer, je n'ai pas les codes, etc. Toi, tu parlais de la culture. Tu disais, entre mes parents, ils ne se montrent pas qu'ils s'aiment. Et tu as mentionné la culture. Tu parles de quelle culture ? Moi, je suis franco-philippin. Et dans la culture… J'ai pas envie de faire de généralité, mais quand je parle avec mes amis asiatiques, ça revient souvent. C'est qu'en Asie, on est très pudique. En tout cas, je sais, je parlais pour moi, donc aux Philippines, je sais qu'on parle pas de sexualité, et en fait, chez moi, et ça a été justement une de mes problématiques dans mon épanouissement sexuel, parce qu'on me parlait… En fait, c'était souvent un tabou. Et donc, ça a amené, en fait, cette culture-là m'a apporté beaucoup de choses, mais m'a aussi contraint sur plein d'autres choses qui sont taboues, alors qu'elles ne devraient pas l'être. Et aujourd'hui, je cherche, et c'est pour ça que j'adore ton podcast, parce que ça me permet de déconstruire des choses où je me dis, ah ouais, en fait, c'est vrai. Enfin, je me prends trop la tête et tout ça. Et en fait, quand je… Comme quoi ? Comme, par exemple… le sexe de manière toujours très propre. Il y a un truc où il fallait toujours que… Alors, je dis pas qu'il faut le faire sale, mais il y a un côté où je trouvais que de la bave ou… Il y avait ce truc où je me disais, ah mais c'est un peu sale. Et en fait, pas du tout. Ça fait partie de notre corps d'utiliser notre salive, d'utiliser… On a des fluides, il faut les utiliser. Et en fait, ça, j'en ai vraiment fait une sorte de… un peu un tabou. Et en écoutant ton podcast, ça m'a grave aidé à me dire, ah ouais, en fait, je peux décomplexer ça et tout ça. Et en fait, j'en ai parlé avec mon copain et travaillé là-dessus au final. Parce qu'au final, j'ai compris qu'il y a des choses que j'arrivais pas à me… j'arrivais pas à trop en sortir et en fait en posant est-ce que c'est cette faute là ou est-ce que c'est la culture forcément mais en tout cas le fait d'avoir mis un mot dessus de dire oui effectivement ma culture m'a amené à être à avoir beaucoup de tabous autour de ma sexualité m'a permis de me dire ok Si c'est ce problème-là, peut-être que je peux déconstruire et aller chercher quelque chose d'autre. Tu peux me raconter comment la culture philippine… C'est quoi le rapport de la culture philippine avec la propreté ? Je ne veux pas dire que c'est forcément la culture philippine. Je dirais plus que c'est une sorte de mindset… C'est difficile à dire parce que déjà, moi, je n'ai pas grandi aux Philippines. Toute la culture que j'ai, je l'ai à travers ma mère. Je parle quelques mots. Mais c'est plus dans le sens où… Je pense que c'est un mélange entre mes parents et la culture dans le sens où j'ai grandi dans une famille très pudique. Et donc… j'ai jamais entendu parler de ma mère de parler de sexe j'ai jamais trop parlé de et en fait c'est pour ça que j'ai envie de faire attention avec ce mot avec la culture parce que je suis sûr qu'il y a des familles asiatiques qui est complètement décomplexée là dessus ou d'autres familles qui sont dans des familles françaises je pense comme toi Oui, c'est ça. En tout cas, moi, ce que je veux dire, c'est que quand je t'écoute, je me retrouve et donc je voulais voir la spécificité. Philippine, j'imagine qu'il doit y avoir des spécificités. En tout cas, tout ce que tu décris, moi, j'ai grandi là-dedans. On a parlé de sexe. J'ai l'impression que tu parles d'une culture sexuelle dans laquelle moi aussi j'ai grandi, qui me semble être ce que l'on partage. Tout ce qui est tabou, non dit, rapport à la propreté, on est dans le mille. ok ah bah trop bien justement je pense qu'aussi ça joue du fait de me dire ah bah au final je pense que ton podcast m'aide aussi parce que je me dis ah mais au final je suis pas le seul et donc moi je fais ce rapport là à cette culture là dans laquelle j'ai pas forcément baigné mais c'est pour ça que je dis je mets ce mot là dessus parce que ça m'aide à avancer mais au final ça se trouve je vais réaliser que c'était pas que ça et qu'il y a d'autres choses effectivement bah le fait que dans ma famille on soit très pudique à jouer et ça je l'ai pu aussi en fait je fais souvent des comparaisons pour me dire ah ok c'est vrai que ça a joué moi je sais que chez mon copain quand il prend sa douche sa mère elle peut rentrer sans problème mais moi jamais de la vie dans notre famille lui il est philippin ? non pas du tout il est français ok ah oui donc tu fais la comparaison et donc je fais la comparaison et au final c'est pas forcément non pas du tout et en fait rien à voir au final parce que en fait c'est juste parce que c'est comme ça dans sa famille et que ça pose pas de problème Et donc moi, j'étais en mode genre, ah ok, d'accord. Non mais en tout cas, je partage complètement cet enjeu. C'est pour ça que je fais ce podcast. Et plus généralement, comment peut-on se construire dans une solitude écrasée par mille couches de non-dits et de tabous ? Le seul endroit où tout peut se dire, c'est le porno. Sauf que du coup, ça se dit… Moi, je trouve ça fucked up. J'ai un moment de colère contre le porno parce que du coup, c'est des fictions. Pour moi, c'est vraiment la même chose que dans les films. Moi, j'ai grandi en regardant des hétéros baisés dans des films, comme tout le monde. Et tu sais, le mec prend la meuf, la met sur la table et la pénètre comme ça sans regarder. Tu vois, sans regarder son pénis. C'est un exemple et tout. Et du coup, moi, souvent, quand j'ai au début voulu pénétrer, je pensais que c'était comme ça et tout. Mais en fait, en vrai, avoir le bon axe pour pénétrer, c'est pas du tout si simple que ça. genre tu vois ce que je veux dire être en capacité selon la taille des corps comment machin comment tu bandes et tout en tout cas peut-être que c'est moi qui suis pas très performant et moi genre les yeux fermés non je peux pas te pénétrer si nos corps sont pas bien alignés quoi et clairement si je te prends et que je te mets là sur ma cuisine bah à moins de monter sur un tabouret je peux pas te pénétrer quoi et encore il faudrait que tu te baisses un peu tu vois Non, mais ça paraît débile parce que d'un côté, on pourrait se dire, Guillaume, est-ce que tu as vraiment besoin d'une famille où ça parle de sexe pour savoir que les films, c'est une fiction ? Mais en tout cas, la seule éducation à la pénétration que j'ai eue, c'est des hétéros. En plus, dans ce rapport où c'est la femme, que le mec prend la femme pour la mettre sur une table, tu vois, c'est toujours un peu ce délire. Passons. Une autre fois, je suis tombé sur un film porno avec mon frère, mon grand frère hétéro. On était en voyage aux Etats-Unis. dans les années 90 et on était dans un hôtel où du coup je pense qu'on partageait une chambre entre frères et sœurs et tout et donc on regarde la télé et tu peux passer les chaînes et en fait c'était d'ailleurs assez particulier je sais pas comment mais on tombe sur une chaîne porno un de nous a dû dire ok voulez-vous payer soit en s'en rendant compte moi je me souviens pas j'étais petite on s'en fout seulement on tombe sur un film porno où genre la meuf donc le mec est allongé sur le dos T'es avec moi. Et elle, elle est sur lui. Elle l'enfourche. Et elle fait des va-et-vient. Et moi, je me souviens, enfant, voir ça et me dire… Donc tu vois comment elle fait des va-et-vient dessus. Sauf que moi, je ne comprenais pas comment une pénétration pouvait se faire à la verticale. J'étais là, mais… Donc j'ai cru qu'elle se chatouillait, puis elle était ultra poilue et tout. J'étais là, mais du coup, elle se chatouille ? Attends. Elle t'a marqué cette image ? Et puis j'avais 7 ans, quoi. Ah ouais, c'est tôt, quand même. Ouais. On faisait un journal de bord où chacun écrivait des trucs. Et moi, matin, genre matin, midi, soir, tous les jours, je marquais genre « je veux manger des pâtes ». Donc bon, j'étais peut-être aussi un enfant avec des besoins particuliers. Ouais, voilà. Genre moi, sur le livre de voyage, les souvenirs et tout, j'étais là « je veux manger des spaghettis ». J'étais là, super Guillaume, on t'emmène aux Etats-Unis. Et tout ce que tu notes, c'est ça ? Non, mais ça, je me souviens très bien de cette image-là. Et donc, la culture du silence et des non-dits et ce podcast, c'est en réponse à ça. C'est qu'au final… Au final, tu n'en as pas parlé ? Parce que si tu as marqué cette scène, tu n'en as pas parlé avec ton frère ni avec tes parents ? Non, non, je n'ai jamais parlé de sexe. Avec mes parents, on n'a jamais… Je pense que mes parents n'ont jamais prononcé le terme pénis devant moi. En revanche, ils sont très laxistes en termes de culture, donc ils nous amenaient au cinéma. Moi, je me rappelle avoir vu, super jeune, des films ultra choquants. Jeanne et le garçon, formidable, quelque chose comme ça. Donc, c'était un film sur le sida. Avec plein de scènes sexuelles super explicites. Je ne les dirai pas du tout coincées, mais je crois que là, ce coup-ci, ils s'étaient dit « Ah merde, on n'aurait pas fait ça ». Désolé. Tu avais 7 ans aussi ? Je ne sais pas, j'étais très jeune, mais on n'a jamais parlé de sexe. Avec mon frère, on commence à en parler aujourd'hui, parce que lui a trois enfants. et du coup on commence à discuter de est-ce qu'on leur dit quoi comment et tout et on en discute devant eux que nous on en a jamais parlé et qu'on sait pas quoi leur dire et je me dis parce que j'en pense à un truc tu parles de ton frère t'as jamais parlé de sexe avec ton frère quand tu t'es découvert parce que justement j'ai deux soeurs j'ai une grande soeur qui est bisexuelle et en fait elle me parlait de sa vie sexuelle et je me suis dit mais c'est ça que je veux Et c'est ce modèle-là que j'aimerais avoir. Et donc en fait, je pouvais parler de ma sexualité avec ma sœur ou même elle me parlait de sa sexualité et ça m'a vraiment aidé. Je pense qu'elle n'en avait même pas conscience et je pense qu'aujourd'hui, elle n'en a pas conscience que ça m'a aidé. Peut-être qu'il faudrait qu'on en reparle un jour. Mais le fait d'avoir une sœur avec qui je peux parler de ça dans l'intime, parce que quand c'est des amis, c'est différent. Je pense qu'on a toujours un peu peur d'être jugé si on dit un truc de trop. Avec ma sœur, en tout cas avec cette sœur-là en question, c'était plus facile. Et je me dis peut-être avec ton frère, non ? Jamais. Et encore aujourd'hui, pas évident, tu vois. Pas évident, il travaille dans la tech. Et le podcast se met pas à jour sur Deezer, il y a un bordel et tout. Et donc je lui fais coucou, peut-être tu connais des gens dans le département tech de Deezer ? Et il me fait, ah bah ouais, j'ai pris un café il y a longtemps à quelqu'un, donc je lui ai écrit un petit message pour décrire mon problème. Et il me dit, ah ouais, chaud, en fait, ça me met directement sur le dernier podcast qui est sur le fist. Il fait chaud, ah ah ah, il faut que je trouve un moyen de… Et là, soudainement, j'étais là « Ah putain ! » Enfin, j'étais gêné à l'idée que mon frère se dise « Ah mais du coup, Guillaume, il aime bien le fist. » Et limite, j'avais envie de lui dire « Ah mais tu sais, le podcast, c'est pas que sur des sujets que moi j'aime. » Et j'étais là « Non mais… » Donc, j'ai rien fait de tout ça. Mais je me sens mal à l'aise si mon frère devait me dire bon bah alors c'est cool ton podcast et me poser des questions sexuelles, je serais… Et d'ailleurs il m'en a… Je sens que parfois il a envie qu'on en parle et tout quoi. Je serais cool quand même si ton frère commence à s'intéresser. C'est trop cool, mais c'est une nouvelle configuration pour moi qui m'intimide. Et je me dis, non, Guillaume, ce n'est pas le moment où il faut fermer la porte. Vas-y. Mais je reconnais qu'il y a un système familial. Une culture, c'est un système dans lequel il y a quand même une part de moi qui se sent bien à l'aise. du non-dit. Donc, ce n'est pas évident. Mais justement, j'ai entendu chez toi comme une contradiction, parce que tu me dis, bon, moi, je rencontre mon mec, avant tout ça, j'ai l'impression que j'ai zéro les codes, et puis que je ne sais pas comment aimer, et puis je ne crois pas dans l'amour. Parce que culture du silence… Et… Sauf que là, tu me racontes qu'en fait, tu as deux sœurs, et dont une qui t'en parle souvent. En fait… Alors… Justement, c'est ça qui est intéressant, c'est que quand j'ai commencé à apprendre et quand je rentrais dans la dating life, c'est là que je commence à m'y intéresser. Et forcément, je pose des questions à mes sœurs, surtout qu'on a sept ans de différence. Donc forcément, ça me… C'est ouf. Ah, ta sœur bi. Ouais. Donc, en plus, t'as une référence queer dans la famille. Ouais. Alors, moi, là, sur le papier, je me dis que c'est idéal. Et en plus, qu'ils t'en parlent. Donc, ça veut dire qu'elle ouvre l'espace. Ouais. Et donc, en fait, c'est pour ça que je sais que c'est un sujet que j'allais jamais pouvoir aborder avec mes parents. Mais qu'avec cette sœur-là en question, oui, ça allait être possible. Après, on n'a pas eu 15 000 conversations non plus. On a eu… On a eu quelques-unes qui ont été assez marquantes pour moi. Je ne saurais pas dire exactement, mais je sais qu'au moment donné, ça m'a aidé et ça m'a donné une forme de schéma. Je me dis « Ah tiens, ça c'est possible ». si je développe pardon parce que je dis ça comme ça si je développe c'est que le fait que ma soeur soit bi elle elle avait elle en fait elle a une bisexualité très très patriarcale c'est ça qui est drôle c'est qu'elle elle se voit pas forcément avec une femme elle voit la femme comme le plaisir mais elle voit pas la femme elle peut pas faire couple avec la femme et en fait elle a eu des enfants elle a eu un mari bon ils sont plus ensemble aujourd'hui mais ils sont restés très longtemps ensemble et Et en fait, quand on me parlait de ça, elle me disait, elle me donnait des détails et tout, elle me racontait qu'elle avait un gos de ceinture et tout. Moi, je suis désolé, je raconte la vie sexuelle de ma sœur. Mais pour moi, quand j'entends ça, je me dis waouh. Et en fait, le truc est, en fait, quand ma sœur me donne toutes ces images-là, en fait, j'ai pas… elle me raconte tout ça et j'ai pas forcément d'image et c'est quand je regarde Sense8 et une des premières scènes de la série c'est deux nanas qui couchent ensemble et en fait tu vois l'image du gode ceinture qui tombe du lit et en fait je me dis ah c'est ça en fait c'est ça que ma soeur enfin c'est les pratiques de ma soeur et en fait je me dis mais c'est trop cool en fait surtout que les personnages sont trop cool dans la série donc Je me dis mais ma soeur elle est trop cool. Ça te donne des références. Ouais, c'est ça. Et ça m'aide aussi. Et c'est pour ça que je dis que j'avais pas les codes. Mais je pense que c'est différent. Je pense que les codes de couple et les codes de dating life, c'est pas la même chose. Parce que quand tu dates, tu sais que… Il y a un côté un peu, il y a un schéma, je trouve. Alors que quand tu commences à tomber amoureux et qu'il y a des sentiments qui rentrent en jeu, je trouve que là, c'est complètement différent. Moi, je sais que mon mec m'a complètement déboussolé parce qu'il me demandait des choses et je dis mais je ne sais pas. Et en plus, je n'avais même pas, je n'étais pas assez encore déconstruit à l'époque pour dire je ne sais pas comment te donner ce que tu me demandes là actuellement. Dans le prochain épisode, on va parler de ton couple. Là, j'aimerais qu'on termine justement un peu sur le setup. Entre parenthèses, Sense8, super série pour les gens qui ont un abonnement Netflix ou qui peuvent s'en procurer un. S-E-N-S-E, plus loin, 8. Trop beau. Franchement, j'adore. J'ai adoré cette série. Et justement, je trouve qu'il y a eu une intrigue au-delà de la question LGBT, mais il y a plein de personnages différents, LGBT, queer, plus, c'est trop chouette, qui vivent tout un tas d'aventures. Pour moi, c'était un vrai référentiel sexuelo-amoureux, mais où, en fait, ils vivent leur vie, ils ont chacun des forces et faiblesses, et je trouve ça vraiment trop chouette. En gros pour toi tu dis je savais pas comment aimer parce que bon même si j'avais des endroits où on parlait avec ma soeur principalement j'ai grandi dans une famille où il y a beaucoup de non-dits où mes parents semblent être des coéquipiers des partenaires ils s'entendent plutôt bien. Oui, enfin voilà. Mais rien de plus. Moi, je me dirais, j'aurais un peu le préjugé que non, mais en fait, ton sujet, c'est aussi tuer homosexuel. Donc, en fait, il n'y a pas de référentiel d'amour homosexuel autour de toi. Et en plus, je ne sais pas comment tes parents, quels propos ils avaient sur l'homosexualité, mais tu avais aussi peur. Ouais, ça va passer par ça aussi. T'es d'accord ? Être amoureux c'est être amoureux d'un homme et c'est un défi ou une blessure ou un problème à cette époque pour toi ? Oui mais là c'était vraiment… Et c'est aussi pour ça que t'as pas les codes et que tu te projettes pas, c'était ça ma question ? Je ne mêlerais pas ça à l'homosexualité parce que moi, je me sens pan. Je ne me suis jamais dit que gay. Je ne me retrouve pas là-dedans. Excuse-moi. Si je m'imaginais avec une femme, ça ne me posait pas de problème. Ça ne me posait pas de problème. C'était vraiment le fait d'aimer quelqu'un et de lui apporter quelque chose Et donc ça, c'est quelque chose que je ne savais pas comment faire. Je me disais… En fait, pour moi, je voyais ma vie et c'est pour ça que ma dating life, elle était cool. Parce que moi, je cherchais plus à chaque fois la fameuse question, tu cherches quoi ? Moi, je disais toujours idéalement un sex friend. Parce que pour moi, c'est tout… T'as le best of the best. T'as besoin de temps, tu le donnes parce que vous ne devez rien. Et en même temps, tu peux aller voir ailleurs et tu peux lui en parler parce qu'il n'y a pas de souci, parce que vous n'êtes pas… enfin vous êtes pas exclusif et donc en fait je trouvais que pour moi c'était la meilleure configuration possible et d'où le fait que quand on a parlé avec mon mec actuel au tout début de notre relation et la fameuse question qu'est-ce que tu cherches ? je lui ai dit bah moi idéalement sex friends et il m'a dit ah bah moi je sais pas trop pas trop chaud et tout il m'a pas trop verbalisé il m'a pas vraiment dit non parce que quand on en reparle il dit non je t'ai jamais dit non mais il m'avait fait comprendre que lui il cherchait plus quelque chose d'exclusif Vous vous rencontrez comment ? Tinder Donc toi t'es à ce moment là donc c'est il y a 4-5 ans ? Ouais 2019 A ce moment là toi tu t'as envie de sexer de rencontrer des gens sur Tinder t'as accès à tous les genres et donc ouais désolé sur mon podcast sur la sexualité moi je croyais que t'étais gay excuse moi mais c'est quand même un peu dommage de manquer ça Mais je crois que je l'ai jamais dit. On n'en a jamais parlé. Du coup, j'ai eu des préjugés. Dans tout le pré-entretien, on n'en a jamais parlé. Ok, et donc hop, t'es sur Tinder et tout. Soudainement, tu vois son profil. La première fois où tu vois son profil, de celui qui allait transformer ta vie, t'as pensé quoi ? T'as pensé quelque chose en particulier quand t'as matché ? Si, le premier truc que je me suis dit, c'est qu'il est out of my league. Genre, il est trop beau, il est trop parfait. Il est trop top, de ce que je ressentais. Je me suis pas dit que quand tu sois avec quelqu'un, tu dis pas « Ah, telle personne m'a changé ma vie ». Il y a ce truc-là aussi. Puis parce que toi, ton abord, ton élan, c'était plus rencontrer des gens. Ouais, exactement. Et donc au début, je comprends qu'il y a eu un e-match aussi. Bah oui, sur Tinder, t'es obligé. Ça se passe comment après ? Tout de suite, vous discutez. Elle est chouette la discussion ou pas ? Même pas. Ah, c'est cool ça. Et franchement, c'est trop drôle parce que ça, c'est quelque chose que je voudrais vraiment décomplexer là-dessus. C'est qu'en fait, on n'a pas eu de… De coups de foudre comme j'ai l'impression on parle souvent du coup de foudre et tout ça et en fait nous ça n'a pas été le cas nous ça a été genre on a parlé parce qu'à ce moment là je voulais me laisser pousser les cheveux et en fait j'ai introduit le truc et lui il avait les cheveux longs et je me suis dit et en fait j'ai lancé le sujet des cheveux longs. Donc on a parlé de ça et en fait il m'a pas répondu je dis bon bah tant pis c'est pas grave c'est mon super sujet de se lever il est tombé à l'eau quoi il m'a répondu quelques messages et après c'était tombé à l'eau et en fait il me renvoie un message quelques jours après il me dit ah bon j'avoue j'ai pas vraiment répondu et tout et donc là il me relance et en fait depuis on a jamais arrêté de se parler. Juste parce que naturellement, tu trouvais ça chouette ce qu'il répondait, c'est ça ? Ouais, voilà. En fait, c'est plus on avait une connexion vraiment intellectuelle plutôt que physique en se disant, ouais, lui, il est… Enfin, si, moi, je le trouvais super beau. Lui, il disait pas, genre, il est… Je pense qu'il n'était pas hyper à fond, même si je pense qu'il ne me trouve pas moche non plus, parce qu'on est encore ensemble. Mais il n'avait pas ce truc. Enfin, on en a parlé, il n'y a pas de souci, tu vois. Mais il était en mode genre, ouais, c'est cool, on va voir ce que ça va donner. Il était en mode chill, quoi. Et ensuite, bah… On a parlé, on a parlé, on s'est rencontrés. Comment t'as dépassé ta première crainte de « il est out of my league » en français ? Je traduirais ça, il n'est pas dans la même classe. On ne joue pas dans la même classe. Dans la même cour, ouais. ouais c'est ça t'as dépassé ça tu t'es dit allez chut je lui envoie des messages et je lui propose qu'on se rencontre ouais alors moi il y a un truc sur les applis en fait je pense pas à ça je me dis en fait il y a tellement de gens et en fait ça fait partie du ça me fait chier de dire ça mais ça fait partie du jeu des fois de te prendre des bâches même si ça me saoule dans la communauté parce que on manque un peu de respect je trouve des fois de dire bah je suis désolé je suis pas intéressé enfin juste des fois après t'es obligé de te justifier à tout le monde mais je sais que moi je fais souvent l'effort d'essayer de créer des conversations un peu intéressantes que des salut ça va et après genre ça tombe à l'eau quoi justement je parle de mes trucs de cheveux mais oui en fait je trouve que des fois c'est intéressant d'aborder un nouveau sujet et de créer quelque chose de différent donc t'as une petite crainte tu le trouves très beau mais ça t'empêche pas du tout ouais non pas du tout je me dis de toute façon on verra ça se trouve je vais juste me prendre un bâche et puis c'est pas grave donc au final c'est ce qui s'est passé au début il me répond pas pendant deux jours et après il revient je dis ah bah trop bien et après ça a bien rematché on a bien reparlé moi je te propose qu'on passe à notre partie 2 ouais trop cool Partie 2, en gros, moi, j'ai envie qu'on se dise comment… Tu dis que ce couple, il t'a pas mal chamboulé, il t'a pas mal appris. Et notamment qu'au début, ton copain, il te faisait des demandes qui semblent être dans les codes du couple. Et toi, t'étais là, je ne vois pas, je n'oblige pas. Tu me parles une langue étrangère que je ne connais pas. Et après, en fait, le chemin de sexualité dans ce couple… ta sexualité aujourd'hui, cette question du couple ouvert, de la différence de libido et tout. Et un peu, j'ai envie qu'on aille au présent. Où est-ce que t'en es aujourd'hui ? Ça te va ? C'est parfait. Let's go. À dans quelques jours !