Chercher l’amour = oser se faire rejeter ? Yang 3/3

Partie 3 sur 3
« Si je vois un mec qui est beau, qui m’attire, il y a une voix dans ma tête qui va dire : est-ce que les personnes asiatiques lui plaisent ? Ça me saoule tellement de penser de cette façon-là. » Yang

Yang attend toujours qu’on l’aborde : convaincu qu’un homme qui lui plaît ne peut pas aimer les Asiatiques, il s’exclut avant même d’avoir essayé.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Un homme rencontré sur Romeo, jamais vu en vrai, est le premier à croire qu'il peut pénétrer
  • Il pénètre son premier homme dans un bureau, sans capote, sans PrEP, et coupe les ponts après
  • Son premier rapport en chinois, avec un Américain qui lui apprend l'argot gay : la vache et le paysan
  • Sur les applis, ceux qui l'écrivent cherchent un asiatique mince, imberbe et passif

On en parle dans cet épisode
Le témoignage où Yang s'est reconnu, entre l'invisibilité et la fétichisation
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Le témoignage d'Hugo, à Barcelone, dont Yang a parlé au micro lors d'un enregistrement en public
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troisième et dernier épisode. Nous voilà revenus dans le même lieu. Les travaux ont été terminés. Cet enregistrement est un labyrinthe. Je te remercie de ta patience et de me suivre comme ça. Dernière partie de ton témoignage. Moi, j'ai noté une pénétration d'un daddy à son bureau. Je trouve que c'est une très bonne... Titre. Si tu veux, si tu veux. Ouais, non, mais je suis curieux de savoir... Je trouve que ça demande... un vrai courage, alors je vais reformuler, je trouve ça moins difficile de sortir de mes petites boîtes dans ma tête. Et toi tu disais, on m'a mis et je me suis mis dans la boîte forcément passif parce que je suis asiatique, parce que j'ai les cheveux longs, parce que j'ai un corps fin. Donc voilà, il y a différents critères qui m'assignent. Comment tu as fait ? Comment c'est venu ce daddy dans le bureau ? Et ce flip de se faire découvrir, non ? Enfin moi j'aurais peur. C'était... Pour parler de cette expérience en fait, du coup lui il m'a contacté sur Grindr. j'ai décidé de le voir en fait lui il a dit je peux te recevoir mais dans mon bureau après mon travail c'est la seule option parce que homme marié alors c'est possible mais j'ai pas demandé les détails j'étais en mode ça me regardait pas hum hum Donc j'arrive dans son bureau après son travail, on papote un peu et puis en fait on a fait deux plans comme ça avec quelques mois d'intervalle entre les deux. Le premier c'était... Tout simplement des bisous, des touchés et des fellations. Là où j'ai vraiment pénétré ce daddy, c'est le deuxième plan qu'on a fait ensemble. Et pour ce deuxième plan, j'ai accepté de le faire parce que j'étais vraiment ornie. horny c'est chaud chaud j'étais chaud en besoin ouais c'est ça horny excité excité parce que après le premier plan je me disais que c'était sympa mais il m'attirait pas trop non plus ouais du coup tu peux me le décrire est-ce que moi je suis un daddy pour toi parce que j'ai 37 ans Maintenant, je vais avoir 30 ans, du coup, non, t'es pas un daddy. Un daddy, c'est à partir de quel âge ? Oula, là, je dirais 50 ans ? Ok. Et lui, tu veux décrire un peu à quoi il ressemblait ? Son bureau était où ? À la Défense dans une tour ? Non. La Défense étant le quartier des affaires en région parisienne ? Non. J'aurais pas choisi de... parce que c'est trop loin de chez moi. En fait, lui, il est plus grand que moi. Il avait des lunettes, ses cheveux courts. Un homme normal, quoi. Je ne sais pas dire plus. C'est quoi la norme pour toi? Poilu, pas poilu? Je pense qu'il a Pas très poilu. Et un homme caucasien. Dans vos échanges, vous avez mentionné la pénétration ? Genre lui a dit, je suis plutôt passif, actif. Je pense qu'on a parlé de pénétration, oui. Puis lui a dit, il aime bien se faire prendre. Et aussi à ce moment-là que j'étais en discussion avec... Ce mec sur Roméo. Ah, le fameux, ouais. Oui, le fameux. Ah oui, c'est vrai, je me souviens. Donc, tu parles d'un mec sur Gué-Roméo qui, lui, te débloque sur ton droit à pénétrer. Ouais, c'est la première et la seule personne qui croit vraiment que je suis pénétrant sans m'avoir rencontré. Il te dit quoi, ce mec sur Roméo ? à un certain moment du coup je en fait on parlait de de ce qui se passe dans nos vies sexuelles et du coup il me posait des questions qu'est-ce que tu aimes tout ça tout ça qu'est-ce que t'as fait qu'est-ce que tu cherches en ce moment ce genre de choses et après on a échangé des photos nues et tout En fait, la discussion a vraiment duré une semaine. de longue date plus d'un an je crois et petit à petit il m'a commencé à me dire tu dois essayer de rencontrer des personnes qui aiment être pénétrées pour essayer et lui il croit que vraiment moi je suis pénétrant mais je trouve ça vachement intéressant parce que ça me parle ça me parle De voir que l'autre a un pouvoir de projection qui peut rendre vrai, qui peut allumer une lampe chez moi. Tu vois, comme si t'avais plein de lampes et parfois les gens, ils te donnent un rôle. Au début, t'es là, bah non, mais que ça peut être même sexuel et pas sexuel. Et en fait, ils te donnent une crédibilité que toi, après, tu peux incarner. Tu vois, et que tu peux, comme s'il te donnait un costume et tu dis ouais, je l'essaye et puis il me va bien. C'est vrai que c'est aussi sa projection sur moi. On ne s'est jamais rencontré, il ne me connaît pas vraiment. Il a juste dit par son expérience et combiné avec ce que mon BQI dit que ouais... Oui, c'est vrai que tu as raison, je pense que... Parce qu'au final, tout ça, c'est des conneries. C'est-à-dire, tu as besoin de zéro... Tu as besoin de... Enfin, ça n'existe pas quelqu'un qui est plus actif ou plus passif ? Peut-être qu'il y a mille gens qui vont me dire qu'ils ne sont pas d'accord et tout, mais en fait, c'est comme si tu peux avoir des appétences, des goûts et tout, mais quelle que soit la forme de ton corps, que tu aies un pénis ou pas d'ailleurs, tu peux avoir de la joie, avoir envie de tout un tas de... Ça me rend ouf. De tout de suite. Pas sonner. Non, mais de plein de formes d'intimes. et genre les cases c'est débile du coup de pouvoir dire ah ouais non lui peut pas être actif elle peut pas être actif genre mais une femme peut être c'est ce que je veux dire c'est complètement con Ouais, c'est pour ça qu'on doit déconstruire toutes ces idées reçues. Est-ce que ce mec sur Roméo, en gros, il te kiffe, tu le kiffes et en gros ce qu'il exprime c'est non mais on va danser toi et moi, j'ai envie qu'on danse et puis moi comme jamais de pénétrer, tu voudras bien me pénétrer, genre je kiffe notre énergie ? Est-ce que t'as l'impression que c'est ça qu'il a fait ? En fait, ce côté-là, c'est un peu bizarre. Je ne comprends pas ce qu'il veut de moi, en fait. Parce que je lui ai proposé plusieurs fois qu'on se voit. Il n'a pas accepté. Je crois qu'il avait un risque régulier. mais je pense qu'à un moment donné il m'a dit ah ouais parce que lui il est plutôt pénétrant aussi et moi j'ai dit ouais je pourrais essayer d'être pénétré avec toi et tout c'est juste il a refusé de qu'on se rencontre parce qu'il pense que c'est encore une fois une projection je pense il pense que on sera pas compatibles Là, Young fait le signe d'épaule qui se soulève en mode... C'est l'émoji épaule levée, quoi. On revient dans le bureau avec le daddy. Est-ce que c'est lui qui te prend le sexe et qui te dit pénètre-moi ? Genre, amène-moi dans la scène de cette première fois où tu pénètres. Un mec qui commence à s'effacer pour toi. Ouais, c'est lui qui a pris l'initiative. Parce qu'on a commencé, comme la dernière fois, on s'est embrassés, on s'est touchés, on s'est branlés, on s'est sucés. Il m'a dit, si tu veux, tu peux me pénétrer. Et puis du coup, moi, après avoir eu toutes ces conversations avec ce mec sur Romero et tout, je me dis, ouais, je suis prêt à essayer. Et par contre, c'est tout de suite, on n'a pas mis de capote et moi, j'étais pas sous PrEP. Et ce moment-là, c'était un moment assez bizarre pour moi parce que normalement, je suis prudent, j'ai peur d'attraper des maladies et tout. Mais je me suis laissé faire. C'est-à-dire, lui, on était... Je crois qu'on était même, genre, debout, un truc comme ça, ou bien je me suis assis sur le bureau. Je me souviens pas trop, mais il a juste... mis ma queue dans son cul, comme ça. Et moi, je... J'ai pas dit non. Mais t'as pas dit oui. Mais j'ai pas... Non, je crois que je me suis laissé faire comme ça. Tu t'es laissé faire dans une... Parce que tu parlais, je n'étais pas sous PrEP, qui est le fait de prendre un médicament VIH en étant séro-négatif. Donc, c'est un bloqueur de VIH. Oui, on a eu cette... Du coup, je lui ai demandé, est-ce que tu as une capote et tout ? Il a dit non, mais on est tous les deux clean, tout ça, tout ça. Et après, je pense que c'est vraiment l'envie du moment. C'est ma question, c'est tu t'es laissé glisser dans une forme de torpeur, de lâcher prise totale, qui était bon pour toi, ou est-ce que tu as eu ce qu'on appelle une déconnexion avec toi-même, j'arrive pas à retrouver le terme, ou un peu t'es sorti de ton corps ? et il se passait des choses et t'étais pas vraiment là et il y avait une absence de consentement je pense que j'avais envie de le faire mais aussi j'étais gêné vraiment j'étais pas à 100% à l'aise c'est pour ça que en fait ça est-ce que ça a duré longtemps ? Non je pense que j'ai jouit au bout de quelques minutes et tient un an dans son anus et du coup après ça je j'ai pas voulu le revoir je sais pas J'étais pas du tout à l'aise en repensant à ça et je me dis « Oh, j'aurais pas dû faire ça ». Pourquoi ? Par rapport à l'exposition aux IST et au VIH ? Ou pour autre chose, tu étais mal à l'aise par rapport à quoi ? Je pense que c'est le risque que j'ai pris par rapport au VIH et... aux maladies des IST même si après j'ai fait des tests il n'y avait rien mais je ne me sens pas très responsable de ma part de l'avoir fait C'est marrant parce que je me vois, je projette sur toi ma réalité. Et moi longtemps, et du coup je vais te raconter, tu vas me dire si ça résonne. Donc longtemps, j'avais beaucoup de blocages. Et les moments où il y avait des conflits dans ma tête entre « j'ai envie » et « non, il ne faut pas, il ne faut pas lâcher prise ». C'est un peu ce que j'entends dans ton discours. Et du coup, il y avait des moments où j'avais beaucoup de blocages, beaucoup d'homophobie internalisée, de rejet de ma sexualité, etc. J'étais mal avec tout ça. Ça s'incarnait beaucoup dans la peur des maladies. Et dans une peur complètement irrationnelle, c'est-à-dire pas informée. Donc j'avais peur de tout et n'importe quoi, un peu à la va-vite sans vraiment me poser et vraiment réfléchir à ma santé sexuelle. Et il y avait des moments où ça explosait. Et où, en fait, je m'autorisais enfin à du sexe. Mais du coup, je me mettais dans des situations à risque. Ça pétait, quoi. T'as parlé tout à l'heure d'un mec qui m'a pénétré comme on était bourré. J'ai pas senti un peu. Tu utilises des substances ou... En tout cas, il y a un truc où moi, je lâchais prise d'un coup. Et après, j'avais du remords et je coupais les ponts. Et quelque part, je lis nos histoires, et tu vas me dire ce que toi t'en penses, parce que toi qui, en cheminant, valides l'importance d'avoir du lien, du liant, de la connexion, de te sentir à l'aise, tu n'arrêtes pas de me répéter... Enfin, tu n'arrêtes pas, c'est un petit peu jugeant. Tu ne me parles... Tu m'as pour le moment parlé que... Non, pardon. Tu me parles de plan régulier dans un bureau debout, et je suis là, mais... C'est pas un plan régulier, c'était juste... Oui, c'est ça. Soit tu me parles de plan régulier où il n'y a pas d'émotion, tu m'as parlé une fois d'une relation avec émotion, mais sinon, tu te remets souvent dans des situations de sexualité qui ne semblent pas correspondre à ta nature profonde. Ça m'arrive, oui. Tu es d'accord ? Qu'est-ce que toi, tu fous dans un bureau, debout, à baiser à la va-vite ? Je pense que... Je te taquine un peu. Tu es à l'aise ou pas ? Ou c'est un peu trop bousculant ? Non, non, non. Ça va ? Je pense que c'est une bonne question. Je pense qu'il y a aussi un côté fantasme que j'ai développé en regardant des pornos parce que tu vois il y a des settings où on baisse dans un bureau quand l'autre travaille sur son ordi et l'autre suce Ah ouais, ça t'aime ? Je trouve ça excitant, en vrai. Et c'est peut-être ça qui m'a emmené à cette situation où je me suis dit « wow, ok, c'est… » Ça va vraiment se passer dans notre bureau. C'est génial. Et est-ce que tu sais pourquoi tu n'arrives pas à prendre soin de ce Yang à ce moment-là ? Donc ce Yang qui vient vivre un fantasme, il est excité, il a un peu peur et tout. Pourquoi il est sanctionné par des angoisses et une coupure ? Et à une déconnexion, c'est-à-dire, il n'y a pas de capote, j'y vais quand même. Pourquoi l'histoire se déroule comme ça ? Parce qu'on pourrait se dire, c'est génial, tu as un petit fantasme. Oh là là, j'ai l'occasion de le faire. Et tu vois, qu'est-ce qui déraille au moment où, du coup, tu t'abandonnes ? C'est... Je pense que cette question de... Je sais pas. Peut-être que je savais pas ce que je voulais exactement et je cherchais. Et... Et il y avait cette opportunité qui s'est présentée devant moi. Même sur... Je pense que c'est un peu mon mot de général sur les applis, c'est que j'attends. Je prends pas l'initiative, j'attends les gens qui m'abordent et... Par, je sais pas, la peur d'être rejeté, peut-être. Et du coup, il y a ce mec et il est chaud pour faire ce que j'ai envie de faire. Parce que j'ai eu des discussions, parce que le débloque commence à se défaire. Et... Et je voulais pas louper cette opportunité. Et... Il y a aussi tout cet inconnu autour de ce mec, son bureau, son... Cette situation qui m'était complètement étrange. C'est aussi quelque chose... Je pense que c'est la seule fois où j'ai fait du sexe dans un lieu public. Est-ce que je peux dire... C'est un lieu public. Oui, en tout cas. C'est pas dans une chambre. Et c'était excitant à la fois. Tu disais que t'étais horny, t'étais excité. Ouais. Et du coup, il y a vraiment cette contradiction de... Ouais, j'ai envie de le faire, mais il n'y avait pas les bonnes conditions... qui m'assurent que je n'attrape pas de maladie. Et du coup, c'était vraiment la guerre dans ma tête. Ok, toi aussi, ouais. À ce moment. Et du coup, finalement, je me suis laissé par la surprise, par... Comme j'ai toujours fait, je me suis laissé guider, je me suis laissé emporter par l'autre. Bien sûr. Par quelqu'un qui a plus d'expérience. Parce que sur les affiches, avant, je mentionnais souvent que je n'avais pas trop d'expérience. Et peut-être l'autre... C'est comme si j'essayais de... Faire baisser l'attente de l'autre. Comme ça, elle ne sera pas déçue avec moi. Je trouve que c'est aussi une peur de performance. Je ne sais pas. Moi, cette guerre dans mon cerveau d'avoir envie et à la fois de ne pas m'accompagner dans cette envie... de pas être décideur de mon envie, parce que quand il y a une envie, une opportunité, une occasion, un fantasme, en tout cas moi ce que j'ai envie de me proposer c'est on peut agir dessus ou pas, selon tout un tas de critères que je suis bien libre de décider, et si je décide de passer à la casserole, de m'assurer que le temps de cuisson est le bon pour moi. C'est vrai. Et donc de m'accompagner dans cette envie, ça c'est l'idéal. Et moi, cette guerre-là, je la connecte à mon chemin d'estime de moi. C'est qu'à ne pas m'aimer et à garder et être encore empoisonné par l'homophobie au fond de moi, qui me dit que je devrais pas, qui me dit que homosexualité égale sida, qui me dit que c'est mal, que se lâcher prise est mal, qui fait que du coup mon anus est tout contracté, qui fait que du coup j'interdis un rapport sexuel épanoui. Il se développe pas... Parce que quand je l'ai, c'est dans les mauvaises conditions. Ce qui fait que du coup, ça remet une petite pièce dans la machine du « tu vois, c'est vraiment de la merde, ça crée pas le bon truc » et tout. Donc j'ai eu vraiment, moi, tout un chemin sur mon estime de moi, sur m'aimer. Et je suis encore dedans. Parce que justement, dans mon truc de Zurich, où je me dis « ah ouais, c'est vachement intéressant, c'est quoi les trois trucs que j'ai appris ? » on est à 183 épisodes, je sais pas, 190. J'ai rencontré plein de gens, je pose plein de questions. Aïe ! J'ai voulu me faire un face pal, me mettre la main sur le front, et en fait, je me suis giflé. En fait, je suis là, putain, mais j'ai à la fois vachement avancé, le podcast m'a ouvert mille horizons, m'a vraiment aidé à apprendre à m'aimer, donc on revient à l'estime de soi, à voir qu'on est tous différents, qu'on est tous si similaires, qu'on est tous tellement pareils et si différents, qu'on est tous singuliers, que tout est beau, que moi je trouve que tous ces chemins sont magnifiques, et que le mien aussi, que je nous fais à tous des petits bisous et à moi aussi, ok. Et à la fois, peut-être que la question aussi, ce que j'apprends, c'est que plus je m'aime et plus je peux avoir un rapport sexuel ? Tu vois, parce que j'ai envie d'être connecté à l'autre, j'ai envie d'être connecté à moi. Je suis pas dans la reproduction des films pornos et dans des espèces de masques, mais je suis vraiment présent à aller à la rencontre de l'autre. Et ça, j'y arrive pas encore tout à fait. Parce que je m'aime pas tout à fait. Et j'ai, tu vois, pas mal de mal à pénétrer quelqu'un Parce que je me trouve trop gros, je me trouve trop... J'ai un bide. Enfin, je me regarde nu et je me dis, c'est ridicule. C'est pas tout à fait vrai. C'est une part de moi, de mon cerveau. C'est vrai ce que je te dis, mais après, c'est plus complexe que ça. Mais quand même, j'ai des petites effusions dans mon cerveau. Je me dis, ah non, puis ma bite n'est pas assez grosse. Même si le mec me dit « Oh, t'as une grosse bite », moi, à ma tête, je me dis « Mais non, et là, c'est le film porno où, tu vois, j'ai des images de pénétration. » Et je me dis « Mais ça ne correspond absolument pas, là, le délire. » Et je l'ai déjà raconté sur le podcast, mais j'ai un partenaire qui m'a dit « Des mois après, putain, cette fois-là où tu m'as pénétré, c'était ouf. » Et moi, je suis tombé des nues parce que j'étais là « Mais c'était nul ! » Genre j'étais mauvais, j'ai pas bandé super fort comme dans les films, machin. Et lui m'a passé dix minutes à me dire comment il avait kiffé. C'était tellement apprenant comme situation. Et ça t'a fait quoi ? En vrai, je l'ai pas tout à fait cru. Normalement, il écoute plus le podcast. Je crois qu'il dit vrai, mais moi, mon cerveau s'est dit... C'est tellement puissant le cerveau. Mon cerveau, il s'est dit, attends, il m'apprécie vraiment. Et en fait, la puissance de ses émotions lui ont fait tordre la réalité. Il n'a pas vraiment surkiffé, mais il m'apprécie beaucoup. Il a passé un bon moment et il a créé lui-même ses propres souvenirs. C'est un peu triste, hein? C'est ce que ton cerveau te dit. Oui, parce que je n'arrive vraiment pas à me dire que je puisse... Et vraiment, pour moi, j'atterris toujours sur ma capacité à sexer, c'est ma capacité à être alignée avec moi-même et connectée à mes désirs et à mon estime de moi. Et ça veut pas dire que du coup je suis excellent, je suis super et tout, mais justement de laisser ça à la porte, de dire t'as envie de danser avec moi, j'ai envie de danser avec toi, j'ai rien à te prouver, j'ai envie qu'on passe un bon moment, c'est un peu comme si je te fais à manger, tu vois. Bah j'ai envie que ça soit bon, donc j'ai envie que ça soit cool, mais... je me mets pas une surpression et je mange de tout et moi et je pense que c'est ça que j'étais un peu déçu par rapport à Zurich là ce week-end où tu vois je suis censé moi être le mec qui prend le micro et qui fait une mini conférence comme s'il savait quelque chose et moi je suis un peu genre putain les gars en fait il y a encore tellement de boulot justement de mon rapport à moi Et peut-être aussi que la question que le podcast pose, comment devenir sexuellement épanoui, elle est un peu dangereuse parce qu'elle sous-entendrait un peu cette quête de performance perpétuelle. En ce moment, je regarde LinkedIn et Instagram avec des vidéos de les quatre façons pour être encore plus performant de machin. Je suis là, mais... Non, mais vas-y. S'il vous plaît. Non, mais vas-y. Et j'ai certainement pas envie de créer ça. J'ai envie de donner des petites astuces. J'ai envie de... Mais on est quand même dans un monde où il faut toujours faire plus d'un. C'était une longue parenthèse. Est-ce que toi, tu as envie de rebondir sur des morceaux de ça ? Là, on était dans le bureau. Un mec fait que tu le pénètres. Il y a à la fois du toi, il y a à la fois un truc qui était en train de se déplier grâce au gars de Roméo. Toi aussi, tu as envie de sortir de case dans lequel on te met parce que forcément, tu es passif. Ben non, forcément, je ne suis pas passif. Et puis, tu es sur ce chemin-là. Donc, tu étais présent dans le bureau. C'est toi qui y vas. Ça fait en partie partie de tes fantasmes. Et à la fois, tu t'abandonnes. Tu te mets dans une situation qui ne te convient pas. Et après, tu coupes les ponts. Donc, tu ne peux pas continuer ton exploration sexuelle avec cet homme. et donc je sais pas qui est perdant mais et voilà je t'ai raconté moi mon rapport à l'estime de moi t'as envie de rebondir ? c'est pas obligé ? ça a vachement résonné parce que je crois que au fil des années je gagne petit à petit en confiance en moi aussi mais à cette époque peut-être est-ce que je me sentais déjà désirable je sais pas Parce que c'est aussi l'image que j'avais en tête. En fait, c'est pour ça que j'ai écouté récemment l'épisode de Lucas. Hum hum. Il a dit un truc qui a vachement résonné à moi, c'est qu'en fait, du coup, lui, en tant que personne noire ou métisse, soit on est invisible, soit on est fétichisé. C'est vraiment les deux extrêmes. Et je pense qu'à l'époque, je me sentais aussi invisible d'une certaine manière. C'est comme si je vais en soirée et les gens ne me calculent pas. Ou bien c'est juste dans ma tête. Et même si je vois un mec qui me plaît, je n'ose pas du tout lui parler. Mais au fur et à mesure, je pense qu'avec toutes ces rencontres, que ce ne sera pas des plans d'accès plutôt par d'abord une conversation, on prend des verres, on se connaît et puis on laisse la place à... À la danse, je ne sais pas. C'est juste qu'on prend le temps de développer l'attirance entre les deux personnes. Et puis finalement, quand on fait le sexe, je pense que je me sens en confiance. Je sais que l'autre me désire et que je me trouve... Je me trouve beau aussi, de toute manière. Et je commence à aimer plus mon corps, même mes cheveux. Parce qu'avec les cheveux longs, c'est mon choix d'avoir les cheveux longs. Mais avant, je... Je me dis, ah, c'est tellement bien d'avoir des cheveux ondulés. Alors mes cheveux, ils sont tous raides. Mais là, je me trouve... C'est très bien comme ça. J'ai pas vraiment envie de faire une permanente pour les modifier. Ouais, je pense que une fois, je... J'ai développé mon estime en moi. Je me mets beaucoup moins dans les situations qui ne me conviennent pas. Je sais dire non. Je vois un peu le schéma. Je vois où on pourrait aller dans la direction. Du coup, je vais me dire... Non, c'est pas la peine, ça vaut pas le coup. Ce que tu disais tout à l'heure, tu disais, enfin, dans l'épisode précédent, tu disais, il y a ce plan régulier qui est chouette, mais en fait, si on veut pas la même chose, il veut pas une relation plus soutenue, donc ça s'est arrêté. J'ai l'impression que la dernière... La dernière barrière pour toi à pouvoir rencontrer l'amour ou ce que je comprends, c'est que toi, tu as envie de construire quelque chose avec quelqu'un et une sexualité en lien avec ce lien ? c'est d'être proactif ? Est-ce que c'est d'être proactif ? Pardon, j'aurais dû le faire en question. Tu as dit, moi, je suis assez passif à défaut d'un meilleur mot. J'attends qu'on me contacte. Est-ce que toi, tu as l'impression que ta dernière barrière, c'est un, ne plus m'engager avec des gens qui ne sont pas dispo ou avec des gens qui me proposent des trucs qui ne me correspondent pas ? Est-ce que tu as l'impression que la dernière barrière, c'est être plus proactif pour aller vers L'amour. Aimer. On continue ? Tu connais, t'as les références ou pas ? Aimer, c'est ce qu'il y a de plus beau. C'est une comédie musicale. Juste après cette interview, des années 2000, tout à fait cheesy. Je t'enverrai. Alors là, il me semble que c'est évident. Si un jour, les rencontres entre auditeurs deviennent des karaokés, cette chanson aimer c'est ce qu'il y a de plus beau c'est sûr qu'on la chantera donc je vais te l'envoyer ça marche du coup tu te souviens de ma question est-ce que ma dernière barrière c'est d'être d'apprendre à être proactif, d'aller vers l'amour ou pas, c'est pas obligé t'en penses quoi ? hum Ouais, je pense que j'ai vraiment envie de construire quelque chose de durable avec quelqu'un. Et je fais mes efforts de faire des dates, d'aller en soirée, tout ça. En ce moment, mon mood, c'est de toujours avoir envie de rencontrer des gens. Mais Par d'autres moyens. Peut-être pas sur les applications. C'est-à-dire plutôt par des contacts réels directement. Maintenant, j'utilise beaucoup moins les applis parce que j'ai d'autres activités. Je chante dans une chorale. Je vais dans les soirées pour danser. Bonne idée, ouais. Et je vais à des apéros. Entre auditeurs. Ouais, ouais. de quoi t'aurais besoin est-ce que par exemple un apéro entre auditeurs il y avait un mec mignon et t'es pas osé aller lui parler et je vais pas te demander de le nommer et puis de te faire un faux coup c'est à dire un apéro entre auditeurs vu un mec mignon on a le petit processus pour se connecter les uns aux autres on se met en petit groupe et où tu te dis putain il est mignon et t'as pas osé être proactif pour aller lui parler En fait, on a parlé. Avec le mec mignon ? Oui. Donc, il y a eu un mec mignon ? Oui, il y en a même plusieurs. C'est juste qu'après, les deux mecs que j'ai trouvés mignons, en fait, ils sont en couple. En fait, c'est... J'ai trouvé que dans, par exemple, les deux séances auxquelles j'ai participé, les gens sont majoritairement en couple. Ah ouais ? Ok. En fait, ma question, c'était... Non, non, t'inquiète. Ma question, c'était, à ton avis, de quoi tu as besoin pour rencontrer l'amour ? Est-ce que tu fais tout bien ? C'est ce que j'entends. Toi, tu dis moins d'app, plus de rencontres. Oui. Donc, ça va se faire. Oui, et aussi, juste passer cette période de peur d'être rejeté, d'aborder, de franchir le premier pas. Oui. psychologie de comptoir mais en vrai c'est vrai notre peur d'être rejeté c'est qu'en fait il y a une part de nous qui ne nous aime pas et l'autre ne fait s'il nous rejette ne fait qu'activer cette part qui du coup relance sa petite musique haineuse parce que quelqu'un qui te dit je te trouve trop bleu pour moi comme toi tu sais que t'es pas bleu le rejet n'a pas d'impact pour toi et limite c'est l'autre tu te dis je sais pas ce qu'il a dans la tête alors que si l'autre te rejette sans rien dire ou en disant un truc qui a une part de toi une toute petite part de toi qui pense que c'est vrai c'est donc bien l'estime de soi qui manquante qui se réactive et bam bam ça relance le petit narratif c'est pour ça qu'on a peur du rejet T'es d'accord ? Donc on est re dans notre histoire d'estime de soi. Parce qu'en plus, la plupart du temps, les gens ils nous rejettent simplement parce qu'eux ils sont pas disponibles, inquiets, mal dans leur peau, tu vois. Pas toujours parce qu'on est trop ceci ou trop cela, c'est possible mais... Et aussi, est-ce que je peux juste revenir sur le sujet du conditionnement ? Oui. En fait, je crois que de mes expériences précédentes, beaucoup de personnes avec qui j'ai eu des histoires, avec qui j'ai couché, Quand tu regardes, souvent, c'est des gens qui sont... beaucoup attirés par les personnes asiatiques. OK. Peut-être qu'il y a aussi ce côté que... Parce que moi, je suis encore conditionné par ça. C'est-à-dire, si je vois un mec qui est beau, qui m'attire, il y a une voix dans ma tête qui va dire, OK, est-ce que... Est-ce que les personnages statiques lui plaisent ? En fait, ça me saoule tellement de penser de cette façon-là, mais je pense que je vais dire si... Ils ne calculent même pas les gens comme moi. Ce n'est même pas la peine que je l'aborde. Moi, je me connais complètement à ce que tu dis. Je souffre de ce conditionnement et alors je reproduis quand même un peu ce comportement. En quoi tu le reproduis ? J'ai l'impression, dans ma tête, de... Tu t'auto-exclus ? Oui. C'est quoi les signifiants ? C'est quoi les indices ? que tu peux avoir pour savoir que la personne en face de toi kiffe les Asiatiques en particulier ? Est-ce que, par exemple, c'est des daddies blancs plus âgés que, du coup, ton cerveau a le préjugé ? Ben, un daddy blanc... Un daddy blanc... Ouais, en fait, les... J'ai un préjugé à te partager. Dis-moi. Moi, mon préjugé... J'ai déjà entendu mon cerveau et c'est une grosse bêtise. Attention, grosse connerie à venir qui doit mêler du racisme, de la fétichisation et des trucs, c'est pas cool. Mais j'ai déjà entendu mon cerveau. Un homme blanc musclé, je me dis j'ai zéro chance. Moi j'ai pas de muscles, il manque des cheveux. Moi mon préjugé c'est qu'un homme qui fait de la musculation veut forcément un corps... Parfait comme lui, entre gros guillemets. Et moi, c'est pas mon délire et tout. Mon mec actuel fait de la musculation. Ça ne marche pas du tout. Et moi, quand je lui dis ça, genre, il est là, non mais vas-y, vas-y, va-t'en. Mais mon cerveau a cette petite ritournelle-là. En revanche, un homme noir, un homme de couleur, noir à toutes couleurs confondues, musclé, je me dis... Ça m'est déjà arrivé que ces mecs-là aiment les blancs, caucasiens, un peu roux sur les bords. Donc, vas-y, je peux l'approcher parce que j'ai moins de chances d'être rejeté. Dans la réalité, ce n'est pas forcément vrai, mais mon cerveau est plus apaisé, a moins peur du rejet. Est-ce que toi, tu as des choses similaires ? Peut-être, comme... En fait, même dans l'introduction, tu as dit que j'ai un truc pour les daddies. Je pense que c'était vrai avant. Mais aujourd'hui, j'ai évolué. Je pense que je suis attiré vraiment par plusieurs types de personnes. Mais c'est vrai que sur les applications de rencontre, la majorité qui me contactent, c'est des hommes blancs. Plus âgés. Daddy. Ah ouais ! Et souvent, assez régulièrement, ils disent dans leur profil qu'ils cherchent des hommes asiatiques, minés, imberbes, des fois efféminés ou pas. Et passifs. Et passifs. Ça peut être actif aussi. Ok, oui. Actif, je veux dire, asiatique, actif, waouh, c'est... C'est rare, c'est une perle, c'est... Je sais pas, c'est... Ouais, mais t'es quand même... C'est catalogue, quoi. Ouais. Et je crois que ce que je t'entends dire, c'est qu'il y a ton estime de toi. Ouais, vas-y. Et donc, ce que je veux dire par ça, c'est que je me crois... désiré seulement par ce genre de personnes du coup quand je vois en soirée où tout le monde danse c'est des personnes je sais pas un peu de mon âge du coup j'ai l'impression que ouais peut-être je suis pas à leur tasse de thé et tu te bloques pour aller à leur rencontre discuter faire le premier pas c'est ça – Sous-titrage FR 2021 bien d'autres rentes tu pourras décider si tu veux mettre ton email un email que tu crées fake fais attention à ton identité si jamais il y a des gens qui ont un bon feeling avec toi ils écoutent ils sont encore là on est à la fin du troisième épisode sachant que niveau timing on a fait des épisodes longs toi et moi donc là il y a des oreilles il y en a peut-être qui se disent il me plaît T'aurais envie qu'ils t'envoient un email ? Ouais, ou bien sur Discord. Je suis sur le serveur de... Le Discord des auditeurs ? C'est ça. Je suis dessus. Je suis pas très actif, mais je suis dessus. Super. On pourra mettre mon pseudo. On pourra mettre ton pseudo Discord. Ok, super. En tout cas... tu es très beau merci à l'intérieur et à l'extérieur et moi j'ai trouvé ça non mais c'est chouette enfin c'est je suis touché inspiré par ton histoire et trop curieux de la suite non mais il va se passer plein de choses pour toi oh il va se passer des choses je le sens cette beauté ne peut pas cette puissance ne peut pas rester comme ça évanescente dans le monde elle va être ressentie je sais pas comment on dit j'ai l'image un peu d'une nuée non franchement je le pense vraiment t'es en chemin quoi et je pense que c'est aussi pour ça que t'es là ça fait partie de mon cheminement bah ouais éliminons les cons Et j'ai pas le droit de donner des conseils, c'est débile. Mais moi, ça m'a aidé d'apprendre à me faire rejeter. Je suis là, vas-y Guillaume, sors-toi, allez, on y va. Va rencontrer le truc qui t'empêche et va voir si tu meurs. Et en fait, du coup, je contacte, je contacte. Et donc, plus tu contactes les gens, plus tu fais les premiers pas, plus t'es rejeté. Mais sauf qu'aussi, plus t'es pris, plus t'es sélectionné, plus t'es rencontré. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. Plus t'essayes. Et donc, je te dis pas que c'est un fleuve tranquille. Tu vois, il y a des moments où je suis rejeté, où je suis là, putain, vas-y, ça active tous mes boutons et tout. Mais ça m'a fait quand même du bien de voir, allez Guillaume, allez, tout va bien se passer, mon petit chat. C'est OK. C'est très courageux de ta part. En fait, c'est ce qui m'a touché chez toi aussi. Même en écoutant des épisodes, j'ai capté ce point chez toi. Ah ouais ? Ouais, c'est ce que... En fait, c'est pour ça que j'ai intervenu au premier enregistrement live en disant que ton épisode avec, je crois qu'il s'appelle Hugo, à Barcelone. Oui, oui, oui. Que... Est-ce que je rentre dans les détails ? Ah oui, avec Hugo à Barcelone. Non, non, on peut ne pas éviter. Avec Hugo à Barcelone. On invite les auditeurs à aller écouter. Est-ce qu'on crée un petit teaser ? En gros, j'ai un petit crush sur Hugo à Barcelone. Je lui dis avant qu'on enregistre pour en fait parce que sinon moi je peux pas faire mon travail parce que je me mets à draguer la personne à mon corps défendant. Il me dit non c'est pas réciproque et on fait l'enregistrement et je lui en parle et on laissera les gens aller retrouver l'épisode et tout. Je ne sais pas si c'est du courage. En tout cas, moi, ce que je veux visibiliser, c'est que j'ai encore le souvenir. Ça me marque, ça me fait mal, ça me fait peur. C'est pas genre, ouais, c'est trop cool, je me fais rejeter et tout. Moi, j'ai encore le souvenir d'un mec qui m'a dit, parce que sur mes photos, je montre ma calvitie. En gros, moi, je considère que je montre tout qui je suis. Comme ça, les gens qui viennent à moi et qui me disent, putain, t'es mignon. En fait, ils ont le vrai deal. Et souvent, quand ils me rencontrent, ils me disent, putain, t'es beau. T'es plus beau que sur tes photos. C'est un peu ma stratégie en ligne de rencontre. Et il y a un mec qui m'a dit... Non, mais chacun ses trucs. Mais en tout cas, moi, ça marche. Et je me rappelle encore un mec qui me dit... Donc déjà, il me répond. Donc on a un échange. Ça, j'ai jamais compris. Les gens qui vont te rejeter, ils savent déjà qu'ils veulent pas de toi. mais ils te répondent quand même, ils engagent la conversation ça ça me... bon donc le mec je lui dis ça va, il me dit ouais ça va je dis bah je sais pas ce qu'on discute mais 2-3 banalités il me fait ouais là je suis au taf et je sais pas quelle question je lui pose mais il me dit ah non non c'est mort je te trouve vraiment moche et puis cette calvitie c'est pas possible faut que tu fasses quelque chose c'est ultra violent mais en plus moi tu viens m'appuyer à un endroit à l'époque la calvitie est moins une vulnérabilité je dirais que c'est genre 1 sur 10 c'est assez faible ou 2 sur 10 échelle à la con j'ai pas d'échelle de vulnérabilité mais à cette époque là c'était vachement plus élevé et genre ils mettaient les pieds dans un truc où j'étais et je m'en souviens encore et d'ailleurs je le vois parfois sur Grindr et si je le vois un jour en vrai je vais le voir et je dis dis-le moi en face parce que je trouve que les gens cachés derrière leur clavier ils sont vraiment genre et moi inclus j'imagine on est vraiment désinhibé quoi on dit des trucs je pense c'est quoi le besoin de dire ce genre de trucs ça c'est tout un autre délire quoi je pense que je pourrais aller me battre avec lui Non, mais pas de violence, c'est pas bien et tout. Je pense que je pourrais aller le voir. Je pense même que tu le confrontes. Le confronter, bien sûr. Je pense qu'il n'ose pas te dire. Ou peut-être, ce que j'aimerais faire, c'est le voir et aller le confronter, mais avec une douceur. Parce qu'en fait, on est juste les uns et les autres blessés. On s'est juste pris des énormes tartes. Et peut-être j'aimerais avoir la compassion pour me connecter à l'endroit où lui a été violenté, sur son physique, sur à quoi il ressemble. Et qu'en fait, c'est ça qui s'est exprimé. Et de lui dire, mon petit chat, pourquoi tu dis des choses comme ça ? Qu'est-ce qui... Moi, tu m'as rendu triste. Et je pense que c'est des... Souvent, tu peux toucher à des endroits où du coup, l'autre fait... Ah ouais, j'avoue. Bon, peut-être que je vis dans un monde de bisounours, mais souvent, quand tu vas dire un peu le truc en disant, mais tu sais, ça m'a rendu super triste. C'était vraiment ton objectif ? C'est rare que les gens disent, ça m'a nourri de ouf. je pense j'ai fantasmé là un petit instant une petite scène mais je crois que c'est important pour moi de visibiliser que essayer et échouer ça crée des cicatrices quoi j'ai pas envie de sous-entendre que ouais c'est génial un peu en mode il y a un avant après une sorte de coaching bullshit voilà mais je crois que je préfère être blessé que d'être enfermé dans ma prison dorée sans jamais essayer. Et puis, en fait, cette capacité à être rejeté, cette blessure, elle est venue avec plein de bites, de caresses, d'éjaculations. Parce que comme j'ai fait plus de premiers pas, j'ai aussi été rétribué, c'est un peu... J'ai rencontré plus, tu vois ? Bon. Ah ben non, là, l'épisode est ultra long, mais moi, je ne peux finir sans les 40 jours en Chine. Putain, j'aurais dû me taire. J'aurais dû tellement réduire ça. C'est vrai, on n'a pas du tout parlé de ça. Ça s'est passé comment ? Ah... Hum... Du coup, j'ai d'abord passé trois semaines chez mes parents. Et pendant cette période, j'ai déjà commencé à chercher les gens sur les applis. Parce que, comme je disais avant en Chine, j'avais... coucher avec personne du coup ce sera une découverte oui et aussi une redécouverte moi même en Chine parce que ça faisait hyper longtemps que j'étais pas retourné et du coup en fait le truc c'est que tout ce qui est Grindr, Tinder tout ça tu peux pas les utiliser sans VPN en Chine du coup ça élimine déjà beaucoup de personnes VPN c'est un truc que je mets entre moi et la connexion pour faire genre je suis à l'étranger c'est ça ? ça modifie un peu ton adresse pour faire croire que tu es ailleurs en fait Parce que sinon, c'est interdit par... C'est censuré. C'est censuré. Et moi, je ne pouvais pas utiliser les applications chinoises parce que je n'avais plus mon numéro chinois. Parce qu'il faut absolument utiliser son numéro pour t'inscrire. Et je voulais pas le faire parce qu'il faut, maintenant, pour avoir un numéro aussi, il faut ton ID, scanner ton visage. Wow. Ah ouais? J'ai pas voulu le faire. Du coup, je reste sur Tinder. Et j'ai payé un... Non, ça c'est plus tard. Et du coup, sur Tinder ou Grindr, il y a genre... C'était le désert. OK. J'ai mes parents. Genre, la personne la plus proche de moi, peut-être... Elle était à 50 kilomètres de chez mes parents. Du coup, j'ai choisi de payer un abonnement Tinder pour pouvoir changer de géolocalisation. Ouais. Et j'ai mis... Je me suis mis à Shanghai parce que j'allais à Shanghai pour revoir des amis. Ok. Je planifiais un peu mes dates et tout. Mais à... Ça a dépassé mes attentes, parce que... Enfin, pas dans le bon sens, parce que... Je voulais vraiment rencontrer les garçons chinois de Shanghai. Mais après, tout ce que j'ai vu, c'est vraiment des images stéréotypées de mecs hyper barraqués. Tout le monde est un peu pareil, cheveux courts devant son miroir dans la salle de sport. OK. Et... Et je pense que j'ai swipé vers la droite pour pas mal de personnes. Attends, swiper vers la droite, c'est que tu les veux. C'est ce que je les veux. Mais j'ai eu très peu de matchs. Et souvent, les gens qui ont matché avec moi ne tombent pas dans ce stéréotype. Et ça, c'est plutôt pas mal. Mais je voulais dire ça parce que j'ai cette densité de... mec comme ça à Shanghai c'était hallucinant que je ne vois pas même pas à Paris je ne sais pas si c'est la réalité ou bien c'est juste l'algorithme mais je ne sais pas mais avec quelques personnes que j'ai matché la conversation se développait à peine c'était pénible je ne sais pas j'ai fait mon effort de poser des questions hum hum Proactif ? Ouais, j'étais proactif. Ok, cool. Et moi, non. Non, pas de... C'est pas réciproque. Pire qu'à Paris. C'est ça. Je sais pas ce que c'est. Mais finalement, j'ai eu des conversations davantage avec deux personnes, mais aucune est chinoise. C'était des expats. C'était des expats. Un américain et un barbadien. De barbade. De barbade, ok. Bar, boîte ? Ah ça, j'ai pas eu le temps de... En fait, je voulais aller dans une boîte avec le pote gay de mon lycée, parce qu'il habite à Shanghai, on s'est revus. Mais à cette époque, on n'avait vraiment pas la chance. Le club qu'il aimait bien, c'était fermé à cette époque-là. Pas de sexe ? Si, j'ai eu des rapports sexuels avec l'expat américain. Qui parle super bien chinois. Du coup, t'as eu ton premier rapport en chinois ? Vous avez échangé en chinois ? Ouais. Sympa. En fait, il parle aussi très bien français. On a parlé en chinois et en français. Pas vraiment en anglais. T'as une langue où tu préfères avoir du sexe ? En fait, ça, c'est un point intéressant parce que je pense que je ne sais même pas avoir du sexe en chinois parce que je ne l'avais jamais fait. Et du coup, cette expérience, c'était intéressant. Vraiment très intéressant. Avec un Américain, mais on parle chinois. Et lui, il m'a appris des termes, des argots gays. En Chine, tu vois, que je ne connaissais pas. Par exemple, des fois, on dit qu'on est soit vache ou soit paysan. Ou bien tu peux juste mettre un emoji de vache ou un paysan. Tu sais ce que ça veut dire ? Non, j'adore. Dis-moi. Est-ce que tu as une petite idée ? Travaille ton imagination. Vache ou paysan ? Le paysan est actif, il pénètre et la vache est pénétrée ? Pourquoi ? Du coup, pourquoi paysan et... Pourquoi paysan et vache, du coup ? En gros, le paysan, c'est le chef de la vache, quoi. Du coup, tu penses que c'est par rapport à la domination ? Ou en tout cas... Non, mais j'avoue, c'est débile. Non, j'ai pas d'idée. C'est quoi les... En fait, ça fait référence à la pratique de hedging. Ok, vas-y, continue. Parce que la vache, elle a du lait et puis c'est le paysan qui traie la vache. Enfin, mais importons ça. Comment ? Importons ça. Lançons un mouvement. Vaches et paysans. OK, parce que la pratique du hedging, elle est très répandue. T'as eu l'impression qu'il y a un argot spécial parce que c'est une pratique très répandue ? Ça, peut-être. J'ai l'impression que j'ai vu, parce que j'ai vu plusieurs fois... Des trucs comme ça sur le profit des gens là-bas à Shanghai. Beaucoup plus qu'à Paris où les gens disent « Ah, je suis vraiment intéressé par le hedging ». Ici, je... Non, je vois pas beaucoup de gens... Vachement intéressant. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé avec cet Américain ? Il t'a hedgé ? Non. Tu l'as hedgé ? Lui, on a juste parlé de ça, c'était... T'étais vache ou paysan ? Je sais pas, j'ai jamais essayé, mais j'aimerais bien être paysan. Je crois que c'est pour ça que je découvre aussi petit à petit. Je crois qu'il y a un petit côté proactif et dominant chez moi que j'aimerais bien avoir le contrôle sur le plaisir de l'autre. Mais il y a tout le monde... De toute façon, là, on est tellement loin dans l'épisode qu'on est entre nous, là. Je sais qu'il ne faut pas généraliser, je sais qu'en plus je le dis et je le crois et tout, mais on a tous envie d'être connectés profondément à l'autre, que ce soit recevoir ou donner. Je le crois profondément, tu vois. Ouais. Donc... Je sais pas, tu le disais un peu comme si c'était étonnant et tout, mais je crois qu'on a tous en nous la joie de faire à manger pour l'autre versus la joie qu'on nous fasse à manger et aussi parfois la joie de faire à manger ensemble. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. T'as des plaisirs différents, c'est des... Donc ouais, bien sûr. Ouais, je pense que ça... C'est toujours lié avec tout ce qui est conditionnement, tout ça. Bah ouais, je te comprends. Avec cet Américain, qu'est-ce qui s'est passé ? Tu ne partiras pas de ce micro. En vrai, si tu n'as pas envie de raconter, tu ne racontes pas. Si, si, je peux raconter rapidement. En fait, on a fait deux rencontres. Et du coup... Parce qu'on se parlait déjà quand j'étais chez mes parents et tout. On n'a pas mal parlé. On a échangé sur le sexe. Du coup, tout de suite, à Shanghai, le premier soir, je suis resté chez lui, en fait. Wow. Et on a mangé ensemble dans un restaurant assez chic. Et après... C'est Rohan Dadi ? Hein ? C'est Rohan Dadi ? Il a 45 ans. Dadi. Tu peux continuer. Il y a 45 ans. Et... Et après, le premier soir, on a couché ensemble, mais c'était un peu... C'était pas ouf. J'ai l'impression que... En termes de rôle et de petites cases, il t'a mis dans... On n'a pas fait la pénétration. C'est plutôt l'affiliation, le caress, tout ça, parce qu'on était... C'était versatile. Il a fait, t'as fait. Oui, bien sûr. C'était dans les deux sens. Et dans les échanges, il n'a pas parlé de pénétration, lui ? Si, il aime bien être pénétré. Je pense qu'il est pénétré vers ça. Si on veut coller une étiquette. Et toi, à ce moment-là, tu n'avais pas envie de le pénétrer ? Tu disais que la première fois n'était pas ouf ? La première fois, ouais, aussi, on était tous les deux très fatigués. Non, mais moi, si tu m'emmènes dans un bon resto, en fin de journée... Moi, j'ai de l'admiration pour les gens qui ont des rapports sexuels après avoir bien mangé un soir de semaine, quoi. Voilà. C'était mon petit moment. Il me semble que j'ai proposé de faire de... La pénétration, et puis elle a dit... Non, peut-être pas ce soir. OK. Et après, la deuxième soirée, on a boit un verre, on est allé chez lui, puis on a fait la totale. Et on a même essayé de... En fait, je l'ai pénétré deux fois. La première fois, c'était plutôt cool. Et cette fois, il communique plus parce que la première fois, il n'a rien dit. Il était en mode de silence. C'est pour ça que je n'ai pas trop aimé parce que j'aime bien que l'autre soit... verbale, d'exprimer son désir par un soin, des gémissements. Bien sûr. Des mots, quoi. Bien sûr. Donc c'était bien, la totale ? Cette totale ? Ouais, c'était plutôt cool. En français, le « plutôt » vient « déprécier ». Pourquoi, dans ta phrase, tu « déprécies » ? Plutôt cool. Parce que... Et bof, quoi. Ah, pas dans le sens de bof. Du coup, je peux dire que c'est cool. Mais je n'étais pas 100% à l'aise non plus. Je pensais aussi que c'était assez rapide dans une période courte. Du coup, pour moi, même si on a pas mal parlé sur les applis, et je sais qu'il est gentil, je sais qu'il est... qui connaît bien la Chine, il côtoie les Chinois au quotidien et tout, il n'y aura pas de problème, mais c'est quand même quelqu'un que je connais à peine. Et cet aspect-là, c'est vraiment ancré dans ma tête, ce que je dis, pour que ça se passe bien pour moi, pour que je sois à l'aise, il faut vraiment que je prenne le temps. Oui, toujours avec, et je trouve ça chouette de conclure là-dessus, cette dichotomie, ce conflit plutôt, entre le toi qui a besoin de temps et le toi qui désire, comme si les deux ne se rencontraient pas toujours. C'est-à-dire que le toi qui désire, il est là, bah ouais, moi je veux sexer avec l'Américain qui me parle chinois. Et il y a un autre toi qui dit, non, en fait, non. Il y a encore cette... On retrouve cette confrontation. Oui, parce que je suis en Shanghai pendant genre 5 jours. Si c'est 50 jours, ouais, je prends le temps de... En fait, tu pourrais aussi choisir de ne pas avoir de rapport sexuel quand ce n'est pas les bonnes conditions pour toi ? Ouais, je peux. Mais j'avais envie. Ouais. Ouais. Et ce que j'arrive pas à comprendre c'est, est-ce que t'arrives pas à t'accompagner jusqu'au bout de ton désir ? T'avais vraiment envie et du coup le moment où t'arrives pas à te sentir confortable, tu vas pouvoir petit à petit acquérir ce confort ? ou est-ce que ton chemin c'est plus oui t'as du désir mais en fait sans les bonnes conditions tu n'agis pas sur ce désir c'est une bonne question on termine là-dessus ? tu veux rajouter quelque chose ? j'allais répondre à cette question je pense que ça pourrait être les deux ouais C'est-à-dire, je me mets... Peut-être qu'il y a... Ou bien par défaut, je... Je dis que j'aime prendre le temps pour me trouver dans une bonne condition. Ou bien si ça arrive rapidement, comme ça, le fait de travailler sur moi-même, d'avoir plus de confiance, je pourrais être plus relâche s'il s'agit d'un acte sexuel avec quelqu'un que je ne connais pas forcément. Ça pourrait être chouette aussi, ça pourrait être... Je pourrais un jour rejeter cette peur que ça se passe mal. Il y a aussi cette peur que ça se passe mal. Que ça se passe mal, que tu sois violenté ou juste que ça se passe décevant ? Non, que ça se passe mal et puis je vais être stressé. C'est-à-dire, je vais être stressé, je vais être... moins performant. Et du coup... Et après, je suis stressé. Souvent, je suis... Voilà. Je sais pas, aligné quoi. Bien sûr. Moi je trouve ça vachement universel et... Enfin moi ça me parle en tout cas. Ce que tu dis. Ça m'a aidé d'identifier les conditions minimums pour un rapport intime pour moi. Et de faire la paix avec, il y aura des ratés. Et s'il y a des ratés, comment j'exprime que je veux que ça s'arrête ? Enfin, pas raté, attention, gros guillemets, en fait. Pas en danger, quoi. Pas raté, c'est juste déception, on n'est pas au rendez-vous. S'il n'y a pas rendez-vous, qu'est-ce qui se passe ? Ça fait aussi partie de la vie, tu vois. Si on joue au tennis, il y a des parties... Plus ou moins. Je sais pas, même, je joue à la console. Moi, il y a des parties de console où je suis là, franchement... Ouais, j'ai vu ta PlayStation. Cool. Non mais tiens, ce que je veux dire, et le sexe, c'est aussi ça. Mais moi, j'ai vraiment identifié les points. Et là, il y a vraiment un accord avec moi-même. Et je crois que c'est une question de mon estime, de moi. Dire, attends, Guillaume, quoi qu'il arrive, c'est quoi les points minimums Ou en fait, si on ne les a pas, il n'y aura pas de lâcher prise. Et s'ils y sont, le lâcher prise, alors je veux que pendant, je sois en capacité de dire non et stop. Ce qui fait que du coup, si c'est un peu décevant, mais c'est OK, on chemine, on essaye d'autres trucs et tout. Si c'est décevant, slash, alors je dois pouvoir m'exprimer ? Et ça encore, moi, je n'y suis pas tout à fait. Récemment, j'ai eu un rapport sexuel où le mec m'a giflé. Et moi, j'étais là, ben non, j'aime pas du tout. En fait, j'aime pas cette violence. Et c'est intéressant, ce qui se passait dans mon cerveau, c'est que comme lui avait dit qu'il était plus dominant, Moi, je lui avais dit « Ah, j'aime bien, mais ça dépend vraiment du feeling ». Donc, j'avais créé comme une zone grise. Mon cerveau, très rapidement, a dit « C'est toi qui as créé une zone grise, c'est horrible ». Alors qu'en fait, le consentement, je devrais pouvoir l'enlever à tout moment. Mais en fait, j'ai eu un peu honte d'être au milieu d'un rapport sexuel. Enfin, honte, inconfortable de casser, de briser quelque chose. Ouais. En plus, le mec, il est dans son délire. Donc, ça vient. Voilà. Mais non, en fait, non. Moi, j'ai envie... J'ai besoin de me sentir en sécurité avec moi-même, que je vais pouvoir dire stop. Parce que c'est ça qui me permet d'explorer. C'est que j'ai non seulement mes bases validées, et là c'était le cas avec ce gars, et mes limites. Et j'y arrive pas toujours très bien à exprimer. Mais pareil, j'ai déjà dit sur le podcast, parfois demander à ce qu'on... Si moi je suis pénétré, demander à ce qu'on remette du lubrifiant, parfois j'ai du mal. Je me vois dans ma tête dire, vas-y, demande Guillaume. Et je le fais pas. Parce que... Juste parce qu'il est en action ? Parce que je me dis, putain, ça saoule, ça fait un peu le mec qui a trop de besoins, qui est un peu relou à demander des trucs. Ça casse un peu, tu vois. Là, récemment, je l'ai demandé et j'ai dit, ah, tu peux remettre du lubrifiant ? Et j'étais là, ouais, putain, ça casse un peu le délire et tout. Mais non, mais non, non. Petit cerveau de Guillaume. Non. Genre, non. et c'est marrant parce que juste après tandis que je ne demande pas du lubrifiant dans ma tête je me dis mais putain mais gars à quel moment donné t'as cru que sans lubrifiant c'était agréable quoi donc je me mets à être en colère contre la personne alors qu'en fait en vrai j'ai envie de pouvoir moi demander mon petit lubrifiant quoi si on pouvait se concentrer un peu plus sur nos besoins et de le prononcer c'est un apprentissage c'est un chemin quoi C'était un plaisir. Je suis tout à fait d'accord. Je te dis à très bientôt. Oui. Ça te va ? Oui. Tu viens au prochain apéro à Paris ? Le podcast, quand il sortira, je sais pas quand est-ce qu'il sortira, ça sera déjà passé, mais il y a un apéro le 22 mai. T'es sur le groupe WhatsApp qui les annonce ? Ouais, j'ai vu, mais je pense que... Tu seras pas là ? Ouais, mais il y a une répétition chorale ce soir-là. Et un enregistrement live le 1er juin ? Merci. C'est cool. Ça va ? Je suis très content. Yes. On a fait combien de temps pour ce dernier épisode ? Plus d'une heure. Plus d'une heure. Wow. Plus d'une heure.

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