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Ok, Ă©pisode 2. Je m'Ă©tais notĂ© de dire un petit truc Ă l'Ă©pisode 1, j'ai oubliĂ©. Qu'est-ce que tu voulais dire ? Tu sais, on a parlĂ© des apĂ©ros entre auditeurs, les rencontres et tout, et j'avais aussi envie de cĂ©lĂ©brer le fait qu'on vient de dĂ©passer 1000 euros, c'est-Ă -dire il y a 160… Merde, j'ai oubliĂ© le chiffre exact !
Il y a 160 auditeurs, auditrices, qui donnent chaque mois. Tout l'enjeu, c'est que… Ouais, c'est trop cool. En fait, la barre que je trouve trop cool, c'est 1000 euros par mois. Le podcast gĂ©nère 1000 euros brut par mois. Bon, après, quand t'enlèves les impĂ´ts, les machins…
Mais je trouve que c'est petit Ă petit, l'oiseau fait son nid et je suis trop content. Et du coup, j'avais vraiment envie de remercier celles et ceux qui… C'est principalement des hommes quand mĂŞme, les gens qui Ă©coutent. C'est des hommes gays et queers. Mais je sais qu'ils Ă©coutent et je pense souvent Ă eux.
Ouais, je me dis, putain, c'est trop cool. Et puis, c'est un vrai engagement. Tu peux donner en one shot. Il y a des gens qui donnent en one shot. Il y a des gens qui donnent chaque mois. Pas de problème. Puis, tu interromps quand tu veux. Donc, ce n'est pas un vrai engagement. Mais je trouve que je me sens tellement soutenu parce que le podcast, je veux qu'il reste gratuit. Je veux qu'il soit accessible à un max de gens. Donc, en fait, tu pourrais dire, je ne veux pas payer pour un truc gratuit. Puis, c'est des gens qui me disent, moi, je crois dans ton projet. Allez, en avant. Franchement, j'avais envie de faire une petite dédicace.
Et après, il y a plein de gens qui me disent j'ai pas de sous, mais voilĂ comment je veux t'aider. Il y a plein de bĂ©nĂ©voles qui organisent des rencontres, qui partagent le podcast autour d'eux, qui mettent cinq Ă©toiles. Enfin chacun, des gens qui… Et je pense aussi Ă eux. Et enfin, le mec complètement bullshit. Non, non, en vrai, je pensais juste aux gens qui me donnent de la thune.
C'est important. Tu veux continuer ? En fait, non. J'aime aussi parce qu'il y a des gens qui m'écrivent, donc il n'y a pas de thune, il n'y a pas de service, mais qui me disent « ça fait un an et demi que je t'écoute, toutes les semaines ». Et en fait, je trouve ça impressionnant, ils ont développé une relation avec le podcast et avec ma voix. Donc,
Bon, c'est vraiment une petite parenthèse ultra égocentrée, mais mon travail existe. Les gens ont des relations avec partout dans le monde et moi, je ne suis pas au courant. Donc souvent, les gens, ils viennent et ils me contactent et ils ont toute une relation déjà avec moi. Et moi, je suis là , putain, je ne sais pas t'es qui en fait. Ouais.
Je trouve ça vachement chouette. Ouais, je trouve ça vachement chouette. Ouais, les gens me disent, ah, j'ai écouté avec mon copain dans la voiture. Du coup, ça a déclenché cette conversation. Ah, j'ai envoyé cet épisode à ma mère. Ah, bon, pas toujours, parce qu'il y a des épisodes qu'il ne faut pas envoyer à sa maman. Mais je ne sais pas, comment le podcast voyage ?
ça me motive autant que les gens qui me soutiennent financièrement. Je me dis, putain, mais en fait, il y a un truc qui se passe, ça a un intĂ©rĂŞt quelque part, tu vois. Et moi, je trouve que c'est trop motivant. Super. Parenthèse terminĂ©e. Et puis quelque part, toi, tu vois, ce que je disais dans l'Ă©pisode prĂ©cĂ©dent, on fait ce tĂ©moignage aujourd'hui parce que t'es venu Ă un apĂ©ro enregistrement, parce qu'on s'est rencontrĂ©s…
Je suis content, tu vois. Je crois vraiment qu'on est plein à souffrir de rencontres entre hommes gays ou queers très diluées dans du Grindr ou dans des apps de rencontres supermarché du fion.
Et que le podcast est une super opportunité pour se connecter entre auditeurs en disant, je suis sûr que tous les auditeurs, on n'est pas tous des matchs.
Mais que c'est quand même des gens qui réfléchissent à l'heure intime, qui se posent des questions. Et j'ai foi que, du coup, les rencontres peuvent se faire. Et tu vois, on a envie d'investir du temps pour aller se rencontrer hors ligne, quoi. Et que c'est bienveillant. Ouais, moi, je trouve que, tu vois, les rencontres, je sais pas ce que t'en as pensé, mais c'est plutôt des gens choux.
ils sont prêts à échanger à communiquer ouvertement c'est les gens qui partagent le même état d'esprit en fait c'est sympa je trouve ça sympa et c'est le fruit de ce podcast mais après de plein d'auditeurs bénévoles qui organisent les rencontres et tout parce que moi je peux pas et puis parce qu'en fait j'ai envie que ça s'essaime c'est un joli mot
tu le connais ou pas ? le français n'étant pas ta première langue je me permets de te demander si tu connais le mot essaimer essaimer
C'est un mot magnifique. En plus, il est trop en double. J'adore apprendre des nouveaux trucs. Et s'aimer, c'est un synonyme de semer. C'est quelque chose qui se propage. Oui, et s'aimer. Je vois l'image, c'est très imagĂ©. Mais en vrai, je m'embarque et tout, mais je ne suis pas sĂ»r de sa dĂ©finition exacte. D'ailleurs, petite parenthèse juste sur ça, en fait…
Ce qui m'a accroché dans ton podcast, c'est aussi des fois des tournures de phrases que tu utilises. Je trouve ça très beau. Des fois, il y a des trucs qui me marquent, que je me dis « waouh, ce qu'elle a dit, je ne connaissais pas cette expression ».
Et genre, je prends note parce que c'est un peu mon habitude d'apprentissage du français au quotidien quand j'entends un truc. C'est cool. Par exemple, je peux te donner un exemple comme ça. Dans un épisode, tu as dit « Je suis pondu à tes lèvres ». Je trouve ça très beau et je ne connaissais pas maintenant…
Je sais l'utiliser. Grave. C'est une expression que tu peux utiliser, qui n'est pas dĂ©suète. Je suis pendu Ă tes lèvres. C'est joli, mais ça doit faire mal. Et s'aimer, c'est joli. Moi, je trouve que c'est très joli. Et tu vois, je me demande si c'est liĂ© au terme de… Ă l'essaim. Tu sais, l'essaim d'abeille. Je ne suis pas sĂ»r. Clairement, je ne suis pas prof de français. Ian, j'ai envie qu'on continue. Tu dĂ©barques en France…
Et là , ta sexualité s'ouvre. Tu arrives d'abord dans le sud de la France, puis après tu arrives à Paris, tu montes à Paris. C'est vraiment à Paris que tu explores ta sexualité. C'est ça. Donc je comprends qu'avant l'âge de 24 ans, 25 ? 24-25, oui. À la louche. Tu as de la masturbation. Oui.
Branlette and Company. Pas de rencontre intime avec un homme. Non. Et est-ce que c'est une souffrance ? Est-ce que lĂ , on pourrait tout de suite se dire…
C'est tard. Moi, je pense que ton cerveau m'a dit, tu m'as dit pendant le prĂ©-entretien, c'est tard. Et moi, tout de suite, j'ai envie de dire non, non, non, viens, on s'en tape. Il n'y a pas d'Ă©chelle. Donc, si tu enlèves le poids social oĂą tu te dis putain, si je dis que ma première fois, c'est après 25 ans, c'est tard. Si tu enlèves ce prĂ©jugĂ©, toi, dans ton petit cĹ“ur, est-ce que…
Ça te manquait des rapports sexuels ? Est-ce que tu y pensais ? Est-ce que c'Ă©tait un sujet pour toi ? Ouais, en fait, je pense quand mĂŞme que c'Ă©tait un sujet pour moi. J'avais envie d'intimitĂ©. Mais c'est juste qu'Ă l'Ă©poque…
J'assumais pas, j'avais peur d'ĂŞtre vu. C'est surtout ça qui me bloquait, je crois. Pardon. Et mĂŞme si j'avais fait zĂ©ro rencontre dans le Sud, mais le Sud de la France, pour moi, c'est un Ă©pisode très important dans ma vie parce que c'est Ă ce moment-lĂ que je…
J'assumais petit Ă petit, vraiment, d'ĂŞtre entourĂ© des personnes ouvertement, qui elles-mĂŞmes, je les voyais si belles, Ă©panouies comme ça. Et que, en fait, petit Ă petit, ça…
J'ai rĂ©ussi Ă me dire que c'est pas grave. Moi, je suis moi-mĂŞme et c'est pas un problème d'ĂŞtre gay. Et je peux me permettre de poursuivre le bonheur dans l'amour, tout ça, dans le sexe. Ouais. Et après, c'est Paris. C'est vraiment le tout dĂ©but de…
de ma dĂ©couverte, de mon exploration. De ta sexualitĂ©. Ton cerveau, en Chine, il te disait quoi si jamais on savait que t'Ă©tais gay ? Tu disais, voilĂ , il fallait pas qu'on me voit, qu'on sache que je suis gay. Parce que ton cerveau, il te dĂ©fendait contre quoi ? Le narratif dans ta tĂŞte, c'est si les gens savent que je suis gay…
à l'université par exemple alors quoi ? alors que je pourrais perdre mes amis je pourrais être isolé peut-être aussi m'insulter d'être insulté mais ça c'est moins je pense que pour moi c'est moins grave que d'être isolé t'étais efféminé à l'époque ?
Oui, j'ai toujours mon cĂ´tĂ© fĂ©minin, je crois, depuis petit. Ok, c'Ă©tait ma question. Du coup, les gens, ils disaient quoi ? Ah, ils pourraient des fois me faire une petite rĂ©flexion. Ah, c'est…
Juste le mot fĂ©minin, il y a un mot en chinois qui a un sens un petit peu pĂ©joratif, je dirais. Surtout quand tu dis ça Ă un garçon. Un homme. Tu veux le dire, ce mot ? Niang. C'est l'Ă©quivalent de tapette ? C'est l'Ă©quivalent de…
De effĂ©minĂ©, oui. On peut dire que c'est effĂ©minĂ©. Parce qu'en français, il n'y a pas de… Pas fĂ©minin parce qu'on ne dit pas le mot Ă une femme. C'est juste surtout Ă un homme. OK, oui. Et vous dire… Fille manquĂ©e ?
Je suis manquĂ©. Peut-ĂŞtre, c'est ça l'Ă©quivalent. En tout cas, parce que tapette, c'est une insulte, c'est quand mĂŞme très pĂ©joratif, mais c'est pas ça le mot, toi, que tu partages. Qu'est-ce qu'il faut ĂŞtre fort, en fait ? Je sais pas, j'ai… Tu trouves pas que t'as Ă©tĂ© obligĂ© de dĂ©velopper une puissance ?
un super pouvoir en fait pour ne pas être appelé comme ça peut-être pour garder ton côté féminin malgré le danger social que ça a incarné ça demande du courage t'es d'accord ? t'aurais pu effacer pardon, moi j'ai effacé j'ai tout effacé j'ai tout supprimé ça veut dire quoi ? j'ai supprimé l'effet miné comment tu l'as fait ? j'ai tué une partie de moi
Tu fais attention aux tĂ©moins de refaits et gestes. Tu fais attention Ă comment tu parles, comment tu tiens ton corps. Non-stop. Tu es en hyper-vigilance. Ouais. Avec… Du coup, tu vois, ceux qui m'insultaient, du coup, je les… J'ai essayĂ© d'en faire des potes. Hum…
J'ai vraiment eu l'impression de vendre mon âme au diable. C'est-Ă -dire que tu te comportes comme eux pour qu'ils t'acceptent ? En tout cas, si moi, j'ai insultĂ© d'autres personnes, j'ai effacĂ© ça de ma mĂ©moire, c'est peut-ĂŞtre possible. En tout cas, je ne serais pas Ă©tonnĂ©. Moi, je n'ai pas du tout ce souvenir-lĂ . Euh…
Je n'ai pas ce souvenir-lĂ . LĂ , je pense Ă d'autres gens qui Ă©taient exclus pour d'autres raisons. Je ne crois pas. Mais j'ai essayĂ© d'en faire des potes et d'ĂŞtre dans leur jeu. Jamais je ne… Je suis un peu dur avec moi. En fait, j'ai fait ce que j'ai pu.
Et c'est bien mon petit Guillaume, t'as survĂ©cu, tu n'es pas mort. Et en fait, mon cerveau, il a juste essayĂ© de me protĂ©ger. Mon enjeu, c'est pas de m'anigancer, quoi que ce soit. Mais c'est vrai que moi, quand j'observe des gens qui ont eu cet alignement, ce courage, cette cĂ´ne vertĂ©brale pour ĂŞtre…
eux-mêmes, elles-mêmes et dire à ces célébrités de la cour de récré mais va bouffer tes morts en fait qu'est-ce que j'en ai à faire de ton avis moi je suis là mais genre waouh et quelque part tu vois c'est ce que j'entends quand toi tu me dis j'ai pas effacé cette partie-là de moi
non je pense pas l'avoir effacé mais aussi à l'époque je me faisais pas insulter genre le mot que j'ai dit tout à l'heure c'était plutôt entre amis en mode ils me taquinaient presque je dirais mais c'était pas pour m'insulter et je me suis pas vraiment fait insulter euh
Par rapport à mon homosexualité à l'époque, que ce soit au collège ou au lycée. Mais j'avais quand même cette peur d'être vu. Une peur qui s'évanouit quand t'arrives en France ?
pas tout de suite, petit à petit et ça ça me parle vachement parce que moi je suis parti au Canada en échange aussi pour oser vivre quelque chose moi je te propose qu'on aille se déplacer parce que là il y a des travaux dehors dans la rue qui ont clairement repris en intensité du coup on va bouger d'endroit et aller dans un endroit plus calme pour continuer ça marche, à tout à l'heure
Ok. Nous y revoilà . T'as vu, le setup est très différent. Ah ouais ? On a un seul micro. Et on est très proches l'un de l'autre. Ouais, tout à fait. Et je te partage une journaliste super réputée. Est-ce que t'es bien assis ? Ouais.
Ouais, ça va. Une journaliste super réputée m'a dit, ah non, faut que tu fasses ces interviews comme ça, en face à face, ultra proche du visage des gens. Et moi j'étais là , mais non, c'est l'horreur. Bon, j'essaye avec toi.
Ouais, c'est… Je trouve ça plus sympa. MĂŞme tout Ă l'heure, j'allais dire, quoi, on Ă©tait assez Ă©loignĂ©s que ce que j'imaginais. Je pensais que… Parce que je voyais ça vraiment comme un chat, quoi, entre amis. Oui, c'est vrai que, du coup, le setup, c'est… On a chacun une chaise avec un pied de micro. Et donc, on est assez Ă©loignĂ©s l'un de l'autre. Et lĂ , c'est pas du tout le mĂŞme. Bon, Ă©coute, on essaye. Moi, j'avais donc…
Tu découvres ta sexualité. En tout cas, il y a un vrai truc qui change quand tu arrives en France. Tu dis que c'est petit à petit. C'est quoi ? Je découvre Grindr que je n'avais jamais ouvert avant et je me mets à faire plein de plans. Ou non, je vais dans des assos. Ou non, je vais dans des soirées. Ou non, je vais en ligne et je tombe amoureux. C'est quoi ton comportement à Paris tandis que tu explores ta sexualité ?
Alors, les applications, ce n'était pas nouveau pour moi parce que j'en utilisais quand j'étais en Chine aussi. Mais je m'en servais seulement pour discuter. Et peut-être, j'ai aussi fait quelques rencontres, mais ça n'a jamais été sexuel. Ça n'a jamais fini au lit, de toute façon. En Chine ? En Chine, c'est ça. Grindr existe en Chine ?
Un équivalent. Un équivalent, oui. Tout à fait. Mais en France, du coup, quand j'étais dans le sud, je pense qu'à un moment donné, j'ouvre un peu ces applications aussi, mais je n'ai pas vraiment fait de rencontres.
mais à Paris du coup c'est là où on va peut-être parler de mon premier amant parce qu'avec lui on s'est rencontré dans un événement c'était pas une application dans un événement ça s'appelait la semaine LGBT chinoise à Paris t'imagines ça existait à l'époque
Avant le Covid. Et en fait, je suis venu Ă Paris exprès pour cet Ă©vĂ©nement. Et j'ai dĂ» sĂ©cher des cours. Et du coup, pendant une confĂ©rence, j'ai… Enfin…
La confĂ©rence parlait de la situation des personnes LGBT un peu en Chine, tout ça. Et après, on a fait un apĂ©ro chez un mec. Et après, il y a cet homme qui m'a abordĂ©. On a commencĂ© Ă …
Ă parler, et après on s'est rajoutĂ© sur Facebook. Et puis on continuait Ă Ă©changer. C'Ă©tait très court. Je pense que c'Ă©tait le lendemain qu'il me propose d'aller boire un cafĂ©. Et après… Parce qu'on doit aller Ă un autre Ă©vĂ©nement ensemble le soir. Mais entre-temps, il…
Il a passé un entretien avant. Du coup, il était en mode costume, cravate. Et il m'a dit, je dois passer chez moi pour m'échanger. Est-ce que tu veux venir ? Du coup, j'ai dit, oui. À ce moment-là , tu savais ce qui pouvait se passer ? J'avais une idée, oui. Je n'étais pas assez innocent que ça non plus. Tu peux le décrire ?
Le mec ? Du coup, c'est un Français. Il est un peu plus petit que moi, mais plus costaud. Du coup, il a, je dirais, 14 ou 15 ans plus que moi. Et oui, il est mignon. Et…
Qu'est-ce que je pourrais dire ? Il est mignon, ça veut dire… Ouais, cool. Enfin, t'as fait une petite moue. Il te faisait pas super envie, quoi. C'Ă©tait pas un Ă©norme kiff.
C'est-Ă -dire qu'il ne m'a pas attirĂ© tout de suite. Je dirais non, ce n'Ă©tait pas mon… Je trouve ce mec tellement beau. Mais il est mignon. Tu arrives chez lui. Il n'est plus en costard-cravate ou il est encore en costard-cravate ? Il est encore parce que chez lui, je crois…
Je me souviens que c'était une espèce de mezzanine. Du coup, on était en bas. Et après, on continuait à parler un peu. Et à un moment donné, peut-être qu'il voit que les choses n'avancent pas. Du coup, il dit que maintenant, je vais monter, je vais m'échanger. Du coup, il monte.
Moi, je reste sur le canapĂ©. Je suis lĂ , je suis bien, quoi. Ă€ ce moment-lĂ , peut-ĂŞtre que je rĂ©alise pas encore ce qu'il veut, vraiment. Et du coup, peut-ĂŞtre cinq minutes après, il descend, genre… Est-ce que tu peux pas monter ? Du coup, je monte, et après, je vois un lit. Après, lui, il se pose lĂ , et puis…
Il dit, viens, moi je me pose à côté de lui. Mais à ce moment-là , je suis hyper stressé. Parce que je n'avais jamais fait ça. C'était intimidant. Et j'ai fait tout de suite une confession en mode, OK, je ne sais pas quoi faire, c'est ma première expérience. Et lui, il ne me croit pas. Il me dit, comment c'est possible que ce soit ta première expérience et tout.
Du coup, finalement, on n'a pas couché ensemble à ce moment-là . C'est juste qu'on parlait et après, on est descendus, on a mangé un petit truc, on s'est embrassés. Et puis, on est allés à la conférence du soir. C'était la première fois que tu embrassais un garçon ? Oui.
ouais c'était ma première fois lui te croyait pas que c'était ta première fois pourquoi ? hum
Je sais plus ce qu'il a dit. C'est juste peut-ĂŞtre… C'est mon âge ou bien c'est parce qu'il me trouvait beau. Il me dit, comment c'est possible que tu… T'as jamais rien fait. Ça doit ĂŞtre ça. Et toi, t'Ă©tais stressĂ©, donc t'as pas eu envie de le toucher ? T'as pas eu envie d'explorer son corps ou toi d'ĂŞtre touchĂ© ? T'avais peur ?
Je pense que j'avais peur de ne pas bien faire les choses. Je ne savais même pas quoi faire. Même si j'avais vu des pornos, ok, d'accord, j'avais des idées, mais c'est juste que j'avais peur de prendre l'initiative. Finalement, vous avez couché ensemble ?
Ouais, parce qu'après, on sortait assez régulièrement. On se voyait une ou deux fois par semaine, c'était régulier, pendant six mois.
Et alors, comme c'était mon premier amant, à un moment donné, je pense que j'ai développé des sentiments pour lui. Et je le voyais, du coup, j'avais des projections dans ma tête. En fait, au bout d'un mois, je lui ai déjà posé la question. Je me souviens qu'on était sur un bateau mouche. C'est la scène.
Du coup, je lui ai posĂ© la question en me disant, si on rencontre mes amis, comment je te prĂ©sente ? Comment je te leur prĂ©sente ? Du coup…
C'est pour lui demander c'est quoi entre nous, en fait. Lui, il a un discours du genre « En fait, moi, je suis plus âgé que toi. Je sais très bien ce que je veux. Et toi, tu es jeune, tu découvres. Du coup, je ne vais pas te demander de rester avec moi pour toujours. »
Mais à ce moment-là , je pense que je n'ai pas vraiment capté ce que tu voulais dire. C'est pour ça que je pense que je me laissais aller à fond et de me sentir, je ne sais pas, blessé.
mais à la fin c'est quand même moi qui ai coupé le pont parce que je me sentais plus à l'aise avec lui aussi il avait un caractère assez fort qui m'allait plus trop du coup je l'ai quitté
Tu parlais de… En tant qu'asiatique, je suis mis dans une boĂ®te de forcĂ©ment le passif pĂ©nĂ©trĂ©. Dès le dĂ©but, c'Ă©tait le cas avec cette première relation ? Ouais. En tout cas, je pense que c'Ă©tait sa projection sur moi, avec le recul. Parce que, dĂ©jĂ , pour nous, le sexe,
En regardant en arrière comme ça, c'Ă©tait pas ouf ce qui se passait entre nous au plan sexuel. En fait, du coup, je dĂ©couvre le sexe avec lui et je fais des trucs que je connais, des pornos sur lui. C'est plutĂ´t des affĂ©lations, tout ça. Mais lui, comme il a dit…
Il sait très bien ce qu'il veut. En fait, il n'aime pas la fellation. Enfin, il est très centré sur la pénétration. Alors moi, je n'ai pas eu d'expérience. J'ai peur de ça. Et du coup, je crois que la chose qu'on a fait le plus, c'était vraiment juste des branlettes.
Et on s'embrassait, on se touchait et on se branlait. Et lui, il m'a laissé essayer genre le sucer, peut-être une fois, mais avec une capote. Ah. Oui. Pourquoi, à ton avis ? Je sais pas. Pour les questions d'IST ? C'est peut-être ça. Il m'a juste dit qu'il aimait pas la fellation. Ni recevoir, ni donner.
Et il se considĂ©rait actif seulement, pĂ©nĂ©trant ? PĂ©nĂ©trant, oui. Donc, forcĂ©ment, il essaie la pĂ©nĂ©tration, de me pĂ©nĂ©trer. Et on n'a pas rĂ©ussi. On a peut-ĂŞtre rĂ©ussi une seule fois, quand on Ă©tait bourrĂ©s, tous les deux. Du coup…
mais je me sentais pas trop de plaisir c'était bizarre ça te fait mal ? j'ai l'impression qu'avec l'alcool ça m'a pas fait trop de mal mais à la fin je sens que peut-être j'ai saigné un chouillard ouais
Si tu regardes la suite de ton chemin, parce que du coup tu as passĂ© pas mal d'annĂ©es Ă Paris, tu peux me mettre des mots sur cet automatisme asiatique Ă©gal passif ? Est-ce que tu peux mettre des mots sur ton expĂ©rience, ton vĂ©cu, que je me rende compte ? Je pense que le…
Au plus simple c'est des messages random que je reçois sur Grindr.
Même aujourd'hui, par exemple, je dis que je suis actif vers, c'est ce que j'ai mis sur mon profil. Ce qui veut dire, je peux pénétrer et je suis aussi versatile. Pénétrer, pénétrant. De temps en temps, c'est ça. Je peux être pénétré de temps en temps aussi. Mais j'ai l'impression que les gens ne regardent pas.
Ou bien c'est pas visible, ou bien il choisit de ne pas voir ça. C'est juste tout de suite, « Salut, je suis actif. Est-ce que tu veux que je te prenne ? » Enfin, ce genre de dĂ©lire directement. Et…
Et du coup, j'essaye vraiment de parler, de filtrer les gens par des conversations. Si je vois que la conversation ne se dĂ©veloppe mĂŞme pas, du coup, ce n'est pas la peine. Mais alors, ce n'Ă©tait pas toujours comme ça parce que maintenant, je sais que si je fais un plan direct, ça va probablement mal se passer parce que je suis…
pas Ă l'aise d'avoir un rapport sexuel avec une personne que je ne connais pas du tout. Donc j'essaie de ne pas faire ça maintenant. Mais des fois, si le mec est trop stylĂ©…
Je me laisse un peu emporter par ce dĂ©sir. J'ai eu ce genre d'expĂ©rience. Genre, le mec, il est trop beau, très stylĂ©, très intelligent. Il parle bien. Et après, on couche ensemble. Et mĂŞme s'il a dĂ©jĂ mis sur son profil qu'il est genre dumb top, que je sais que ça va peut-ĂŞtre…
pas me convenir, mais je le fais quand même parce qu'il est beau. Moi, ce que je comprends, est-ce que j'ai bien compris qu'il y a un double mouvement ? Il y a clairement un automatisme dans les rapports, en tout cas en ligne, où puisque tu es asiatique, cheveux longs, corps fins, on te dit « t'es passif » et toi t'es là « ben non ».
Ouais, c'est ça. Et il y a un deuxième mouvement où, en fait, toi-même, tu cherches la merde. Ouais, ça arrive. Oui, là , du coup, non, mais t'es d'accord qu'il y a ces deux mouvements ? C'est parce qu'au fond de toi, t'es un peu excité par le côté dom-top, dominant, actif, que l'autre peut être sur toi ?
Je pense que ça vient quand mĂŞme de ce conditionnement que j'ai mentionnĂ©. C'est-Ă -dire qu'on projette sur moi une image et je l'ai intĂ©grĂ©e. Je suis asiatique, je suis forcĂ©ment passif. Du coup, mĂŞme si aujourd'hui j'ai l'impression que pour moi c'est plus…
pratique ou bien pour moi c'est plus facile d'être pénétrant mais il y a une petite voix qui me dit je dois essayer d'être pénétré et si je ne le fais pas je passe à côté d'un truc
Simple faux mot, peut-être. Est-ce que j'ai bien compris que toi, tu identifies ta nature profonde dans ton petit cœur, tu te sens versatile, c'est-à -dire la pénétration, que toi, ta sexualité, c'est des sentiments, c'est un lien et que tu aimes plein de choses ?
Notamment la pĂ©nĂ©tration et que la pĂ©nĂ©tration, tu te sens pĂ©nĂ©trĂ©, pĂ©nĂ©trant, mais qu'aujourd'hui, tu as plutĂ´t un blocage Ă ĂŞtre pĂ©nĂ©trĂ©. Est-ce que j'ai bien compris ? Oui, j'aimerais dĂ©couvrir plein de choses. Je suis ouvert Ă …
à découvrir. Mais j'ai un blocage sur la pénétration en tant que pénétré aujourd'hui, je crois. Parce que je n'ai pas encore réussi. Pourquoi ? C'est la réponse que je cherche aussi. Entre toi et moi ? Comment je peux te poser cette question ?
Moi, je pense que tu sais déjà la réponse. Je sais que c'est un peu bizarre, mais est-ce que tu peux jouer le jeu que tu es une personne brillante et que l'intuition que tu as quand je te demande pourquoi il y a un blocal à la pénétration, si tu disais ce qui te venait en considérant que c'est très intelligent et que c'est la bonne réponse, tu dirais quoi ?
Je pense la première chose Ă laquelle je pense quand on parle de ça, je pense que c'est vraiment la peur d'avoir mal. Et je vais penser Ă mon premier mec et que ça s'est mal passĂ© et que…
Et que c'est juste aussi, je le refais, je veux que ce soit vraiment dans un cadre hyper bienveillant avec quelqu'un de confiance et qu'on prenne le temps de faire les choses. Et dans toutes ces années, tu sais pourquoi tu n'as pas rencontré ce cadre bienveillant, que tu n'as pas créé ce cadre bienveillant ?
Je pense que je l'ai créé à un moment et après je l'ai perdu et c'est pas facile de reconstruire. Ça veut dire que t'es tombé amoureux de quelqu'un ?
Je n'étais pas amoureux, mais j'aimais bien quelqu'un. Et c'est aussi un régulier que j'ai. Et le sexe est vraiment très bien avec lui. On est assez alignés à cet aspect. C'est toujours très sensuel, très excitant avec lui.
Et aussi, c'est quelqu'un qui est plus pénétrant que pénétré. Du coup, on découvre un peu ensemble, en fait. Mais lui, il avance plus vite que moi, j'ai l'impression. Attends, il est plus pénétrant, c'est-à -dire que lui, il a plus de joie à te pénétrer ?
Non, c'est-Ă -dire, en gĂ©nĂ©ral, proportionnellement parlant, il est plutĂ´t pĂ©nĂ©trant dans les rapports sexuels. Et il ne m'a jamais pĂ©nĂ©trĂ© parce que je ne pouvais pas. On a essayĂ© avec les doigts et tout. Mais aussi, il a aussi une…
Je ne sais pas si je peux dire une grosse pénis, mais assez grosse pour moi. Pour moi, donc un peu trop grosse pour moi. À ce moment. Donc, c'est une personne avec qui tu te sens en confiance et avec qui tu es bien. C'est un régulier, tu disais. Et quand il te caresse doucement avec le doigt et rentre à peine une phalange, ça te fait mal immédiatement ?
Pas immĂ©diatement. Je pense que je peux aller jusqu'Ă deux doigts. Mais après, il y a une sensation de chaleur ou un truc que je pense que c'Ă©tait pas très confortable, je trouve. Du coup, on a arrĂŞtĂ© et…
Et après, on ne s'est pas vus depuis plusieurs mois. Et lĂ , on recommence Ă se voir un peu. Mais c'est peut-ĂŞtre une fois par mois ou je ne sais quoi. Parce que c'est un peu chiant, le transport. Enfin, la vie… Il habite loin. Il habite loin, c'est ça. Tu sais pourquoi votre lien s'est dĂ©litĂ© ?
C'est moi qui ai choisi d'arrêter parce que c'était un peu aussi la même histoire. Je voulais plus. Et puis lui, il n'a pas tourné la page avec son ex. Et je sens que ça va me faire mal si je continue. Du coup, je coupe. Je suis en mode « Ok, on s'arrête ».
Mais pendant la période où on ne se couche pas, j'y pense parce que c'était très bien. Et finalement, je pense que j'ai pu gérer mes émotions et tout en me disant « Ok, ce serait dommage de passer comme ça. » À côté. À côté. Je vais coucher avec lui parce que je l'aime bien, parce qu'il est sexy, parce que le sexe est bien. Mais on reste « sex friends ».
Donc moi, si j'ai compris, depuis que tu es à Paris, tu chemines et tu as eu différentes expériences de rapports sexuels où petit à petit, tu découvres ton côté pénétrant ou le côté pénétré. Pour le moment, il n'y a pas les conditions réunies. Et puis quand tu essayes avec les conditions réunies, il y a des sensations que tu ne reconnais pas et qui sont inconfortables.
Entre parenthèses, je crois que tu as écouté les épisodes Denis, le sexologue, on disait le live sur l'orgasme prostatique. Tu l'as écouté ou pas ? Tu étais là même ? Au moins j'étais là , oui. Tu te rappelles, il y a quelqu'un qui a dit « ça chauffe ». Il y a plusieurs personnes dans l'épisode qui témoignent de réactions. L'orgasme prostatique étant différent de l'orgasme pénien, je ne sais pas comment on dit ?
Mais tu vois, j'ai pensĂ© à ça. Donc, tu pourras aller réécouter l'Ă©pisode. Aussi, on a parlĂ© de cette technique de l'horloge ou de la boussole, si on veut. Ouais. J'ai pas encore essayĂ©, mais… Je pense qu'un jour. J'ai aussi…
En fait, j'ai aussi essayĂ©, genre, seul, chez moi, avec mes doigts et tout. MĂŞme avec… Moi, genre, j'ai vraiment la difficultĂ© de me relâcher, de me dĂ©tendre. Genre, c'est toujours tendu et j'arrive pas… Ouais. Et petite anecdote, j'ai mĂŞme gagnĂ© un sex-story, genre, sur Grindr.
t'as trop de la chance ouais je sais normalement je suis pas chanceux mais j'ai gagné à ma soeur prostatique mais attends mais toutes les pubs de merde là qui m'interrompent toutes les deux minutes je suis censé cliquer ça peut vraiment marcher ? non non c'était pas les pubs c'était c'était je crois c'était une espèce de partenariat entre Grindr et une autre marque de jouets et ils ont dit ah si tu laisses ton email il y aura un tirage au sort et après
C'était l'année dernière. Après mon voyage en Italie, j'ai reçu le truc. En fait, j'ai vu que ça coûte cher le truc. Tu l'as essayé ? Non, parce que c'est comme ça. Donc là , tu fais un signe d'un diamètre de 6 centimètres.
Peut-ĂŞtre, je ne sais pas. C'est comme le shape, comme ça, il y a… La forme. La forme. En tout cas, tu la trouves trop grosse et ça t'inquiète. Parce que j'ai du mal avec mon doigt, alors je ne vais pas essayer ça tout de suite. Moi, je suis super inspirĂ©. Ouais ?
J'ai la croyance que nos blocages sexuels sont des super portes
de développement de nous-mêmes au-delà même de la sexualité. Donc en gros là je suis censé, là ce week-end je vais à Zurich, j'ai sur Grindr couché avec un mec qui s'avère être l'organisateur de fêtes queer et LGBT à Zurich, qui après avoir fait notre petite affaire me dit « Ah ouais c'est cool ton podcast et tout, le gars parle allemand ».
Donc, ils ne connaissaient pas et puis ils ne parlent pas français. Le podcast est français, francophone. Et il me dit, trop cool et tout, tu devrais venir Ă Zurich. Je dis, mais en fait, toi, tu ne parles pas français, tu ne peux pas Ă©couter le podcast. Puis Ă Zurich, oui, j'entends, c'est en Suisse. Et puis, il y a des gens qui parlent, mais je n'y croyais pas du tout. Et en fait, si, plusieurs semaines plus tard, il m'a recontactĂ©, il m'a dit, viens Ă Zurich, tu feras une mini-confĂ©rence sur qu'est-ce que tu as dĂ©couvert grâce au podcast. Donc, je rĂ©flĂ©chis. Et un des points, c'est que…
Bon, t'arrives pas à te doiter ou à te détendre analement, bon, on pourrait passer à autre chose. Et en fait, c'est bien libre à toi de décider ce que tu veux. Et moi, j'ai vraiment à cœur que j'ai pas envie qu'on se foute la pression qu'il faudrait toujours faire plus ou faire comme les autres, etc. Il y a des gens qui auront jamais de pénétration anale et qui sont des merveilleuses personnes très heureuses. Rien à foutre. Donc, si t'as envie de te pencher sur des sujets, la sexualité te montre des directions.
Ou tu pourrais te dire, ça concerne juste moi, mon anus et mon doigt ?
Eh ben non. Je suis vachement inspiré parce que je crois que si tu te demandais qu'est-ce qui se passe dans mon corps, qu'il y a un signe et un symptôme qui, si tu trouves la clé ou l'indice magique ou la bonne approche ou le rapport à toi, la réparation nécessaire pour que la porte s'ouvre, c'est l'intégralité de ton rapport à toi et de ta vie intime au-delà de la sexualité qui pourrait se transformer.
Ça va ĂŞtre le feu si tu dis ça Ă la confĂ©rence. Sam, t'as dit quoi ? Non, je veux dire… Ah, ça va ĂŞtre le feu ? Oui, le feu si tu dis le… Ă€ la confĂ©rence. Ce sera en anglais, donc j'aurais bien du mal Ă dire ça avec la mĂŞme verve.
Pour ne pas dire verge. Mais non, mais franchement, moi, quand je t'entends, j'ai envie de te partager un message d'espoir, de dire ton corps va très bien. Va avoir un procto.
Si jamais tu te dis, parce que pour le coup, c'est ce que disaient les médecins sur le podcast que j'ai interviewé, il faut éliminer la voie médicale. Voilà , si jamais tu as des énormes hémorroïdes et tu ne sais pas ce que c'est, que c'est pour ça que ça brûle. Moi, je sais que parfois, je me doite ou on me pénètre et ça me brûle et c'est signe d'une chlamydia.
Et c'est vrai qu'à un moment donné, je me suis dit, tiens, ça me fait mal, je dois être fatigué ou je dois être trop serré. Non, non, mec, tu as une chlamydia. Donc, ça peut être une IST. Je ne te dis pas que c'est ton cas, mais en tout cas, une fois qu'on a enlevé les possibilités médicales, le reste, ce sont des réactions normales. On pourrait même le lier à , tu as grandi dans une hypervigilance.
Et en fait, ça peut s'intégrer dans ton corps qui, du coup, est en mode protection défensive. Tu as dit que tu avais vécu un moment un peu traumatique ou assez traumatique ou traumatique avec un ex. En fait, quand on a eu mal, le corps dit non, on n'y retourne pas. Il y a tout un tas de choses et si tu avais envie de creuser, tu pourrais. Donc, si j'ai bien restitué ton cheminement,
toi on va le voir au prochain épisode j'ai envie que tu racontes du coup comment t'es passé de inconsciemment je suis asiatique donc forcément le passif vachement la puissance en fait de la pression sociale qui nous met dans une petite boîte et on se dit bah j'ai pas le choix donc comment t'as réussi à sortir de cette petite boîte qui est toute une réussite en soi ?
ça te fait marrer et j'avais une autre question les 40 jours en Chine tu es retourné en Chine et là ouais traversé du désert ou orgie chinoise ouais on verra ça dans un prochain épisode ça marche