BDSM : 4 astuces pour mieux kiffer (ça marche hors BDSM !) – Zoreg 2/3

Partie 2 sur 3
« Je me suis rendu compte que je me masturbe énormément pendant mes rapports sexuels » Zoreg

Zoreg pratique le BDSM depuis presque vingt ans et en tire quatre astuces qui transforment la sexualité de n’importe quel couple, même très vanille.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Communiquer avant, pendant et après une session, un réflexe BDSM qui améliore aussi la sexualité la plus vanille
  • Choisir un seul désir excitant et le construire par petites étapes plutôt que reproduire un porno entier
  • Prévoir et célébrer le moment ensemble fait monter l'envie, même pour des pratiques sans domination
  • Zoreg raconte un partenaire chevronné qui se ferme et rougit en ouvrant sa valise de jouets

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Ça te va, on s'y remet ? Ouais. Tu as un petit verre d'eau à côté de toi ? N'hésite pas à boire. Épisode précédent, on a parlé de BDSM, tu t'es présenté, t'as raconté un peu ton rapport au BDSM, tes nombreuses années, puis après on est allé dans le détail de c'est quoi les pratiques derrière, et un truc simple pour venir cadrer le BDSM, simple à retenir, c'est les 4 C. On a commencé par, et j'aimerais bien qu'on les dise pas toutes, pour qu'il y ait un petit peu de... On a commencé par le consentement. On a un peu parlé de communication. Non, je crois qu'on a même complètement parlé de communication à l'épisode précédent. On a quand même parlé de communication. On n'a pas complètement parlé de communication. Il manquerait quand même les aspects où, étant donné qu'il s'agit de scènes qui sont un peu jouées, qu'il s'agit de fantasmes qui sont très intimes et qui vont très loin, ça demande forcément de communiquer à l'avance sur ce qu'on s'apprête à faire. Oui. qu'est-ce que tu aimes, qu'est-ce que tu n'aimes pas, est-ce qu'il y a des endroits où il ne faut vraiment pas te toucher, est-ce qu'il y a des choses qu'il ne faut vraiment pas te dire. Il y a des gens qui adorent se faire insulter, mais il y a trois mots qui ne prennent pas parce que ça vient les chercher, c'est très personnel. donc il faut communiquer d'avance pour définir les règles du jeu ensemble je vais finir ma petite intro pour les gens qui viennent de nous rejoindre du coup on va aller au bout des 4C et après on va raconter et après on va raconter ok j'ai bien pigé ce que c'était j'ai envie d'aller à la rencontre de touches de BDSM, j'ai envie d'en mettre dans mon lit et où on peut baiser hors du lit, dans ma sexualité comment faire, et toi et moi on a développé des petites clés qui sont très chouettes non mais c'est très bien, tu veux revenir du coup sur la communication, tu disais on communique avant, pendant et après avant c'est J'ai envie de quoi ? C'est quoi tes limites ? T'as besoin de quoi ? Des envies communes, définir les règles, définir ce qu'on accepte, ce qu'on n'accepte pas, ce qu'on est peut-être prêt à explorer. Mais de toute façon, on a toujours... Pas toujours... La plupart des gens qui pratiquent le BDSM, qu'ils soient débutants ou avancés, ont de nombreuses envies, ont de nombreuses possibilités devant eux. Donc, il faut en sélectionner quelques-unes. On sait qu'on aura une heure, deux heures, cinq heures. Qu'est-ce qu'on a envie de faire pendant ce temps-là ? Et c'est intéressant ce que tu dis parce que c'est une exploration perpétuelle. Tiens, j'ai envie d'essayer de me faire insulter, je me fais insulter et pendant la session, en fait, je me rends compte qu'il y en a plein qui m'excitent, sauf celle-là qui me ramène tout un tas de trucs, une insulte. C'est un apprentissage et une capacité de communication, puisque la prochaine fois que je fais un plan insulte, je ne sais pas si on appelle ça comme ça, je dis bah ouais je kiffe tout, en revanche ça c'est mort quoi. Donc il y a aussi un enjeu de communication pendant, je peux pendant... Si le mec insiste sur cette insulte-là, dire en fait, excuse-moi, mais ça, c'est pas possible. Ou en fait, je peux m'en souvenir et le dire après ou pour la prochaine fois. Et donc, la communication après, puisque le mieux, ça va être de faire un débrief. Alors, on peut faire deux débriefs ou un des deux. Un qui va être à chaud, tout de suite après. Comment c'était ? On n'est pas obligé de débriefer sur la totalité de... de comment ça s'est passé, mais au moins avoir un débrief sur là, là, ton état à la fin, il ressemble à quoi ? Au moins savoir est-ce que je suis allé trop loin ? Est-ce que tout va bien pour toi ? Dans quel état tu es ? Et puis se donner le temps de se reposer. C'est une partie aussi qu'on appelle l'aftercare. Je reparlerai après. Et le soin post-session. J'essaye de franciser ça. C'est bien, on évoque des mots peut-être, mais c'est peut-être les bons. Et donc l'autre débrief qui va être plus long, où dans les relations plus codifiées dans le milieu BDSM, on va demander aux soumis de faire un rapport. puisque le dominant contrôlait tout, il avait quand même beaucoup de pouvoir, et donc il veut avoir un rapport final pour essayer de voir si dans le récit du soumis, il y aurait des points où, ah, peut-être que là, je me suis trompé à tel endroit, peut-être que là, j'ai fait quelque chose qui te plaît moins, donc je vais le faire moins souvent, ou je vais peut-être... le faire uniquement dans le cadre de punition, essayer de comprendre un peu plus loin que ce que le brief, avant de se voir, avait pu amener comme information pour améliorer la fois d'après. Ça, c'est un truc du BDSM qui ferait le plus grand bien à plein de gens. Bon, c'est un jugement, je ne devrais pas dire ça. Moi, j'adore ça. Hors BDSM, la communication avant, pendant, après, c'est génial. Moi, j'ai des partenaires qui me disent « tu me saoules ». ils ont bien raison ils ont bien le droit mais tu vois il y a quand même des gens qui débriefaient ils se sont dit non mais t'es gentil en fait on va pas faire un meeting sur notre sexualité et moi je suis là bah si je suis dispo mardi à 14h Non, mais tu vois, et un débrief, ça peut être... En effet, là, t'as donné un exemple assez pointu de, dans le rapport domi-soumis, on va au point où le soumis fait des rapports, mais il y a plus légèrement un petit... Ouais, c'était comment ? Une petite discussion. Et même hors BDSM, c'est intéressant quand même. Il y a forcément des points clés qui sont arrivés pendant la session. Donc, à froid... quand on laisse quelques heures ou quelques jours passer on peut reposer des questions et dire est-ce qu'il y a quelque chose qui te plus plus qu'autre chose est-ce qu'il y a quelque chose qui te dit plus est-ce qu'il y a par exemple quelqu'un peut vraiment avoir aimé la cire mais genre vraiment sauf non mais là dans ce coin là sur mon corps là non genre les tétons là je suis trop sensible je ne suis vraiment pas aimé pas de cire sur mes tétons la prochaine fois s'il vous plaît j'entends des auditeurs penser ouais mais du coup en fait c'est tellement procédurier déjà ça fait chier puis deuxièmement ton truc Domi Soumi y'a rien de tout ça on voit vraiment que le roi est nu comme dans le conte on voit vraiment la supercherie de tout ça le moment où je dois débriefer et où le Soumi a autant de pouvoir que le Domi moi ça me fait débander Zoreg de toute façon c'est pas là pour bander le débrief Mais tu vois, il y a des gens qui disent, moi, ça me fait débander le moment où... J'ai vécu ma session. Toutes les sessions n'ont pas forcément de débrief, déjà. C'est que c'est une bonne pratique, mais comme toute bonne pratique dans tous les métiers, elles ne sont pas toujours appliquées. Et souvent, c'est qu'on a le feeling que ce n'est pas nécessaire parce que la communication était bonne tout le long, parce que la communication est toujours bonne avec son partenaire. Et des fois, c'est de la négligence. Donc, posez-vous des questions, c'est tout. Essayez au moins de vous dire... De vous essayer au moins d'aller plus loin que votre ressenti initial. Peut-être qu'il n'est pas exact, peut-être qu'il n'est pas ce que vous pensiez et ça ne coûte pas grand-chose de me dire est-ce que tu as quelque chose à me dire sur la session ? Ça peut être un échange de deux SMS. Ou verbales. Ou verbales, peu importe, mais le jeu s'est vraiment amené à la forme la plus simple possible. Je pense que si on devait ramener ça à un d'hommes qui dit, on s'est vu hier, j'aimerais bien avoir des retours de ta part. Est-ce que tu as quelque chose à redire? Est-ce qu'il y a quelque chose qui t'a beaucoup plu? Ça fait deux questions. Toi, tu arrives à... Je vais avoir une réponse rapidement avec ça. Tu arrives à garder ton excitation de Dom et cette excitation d'un rapport hiérarchique pendant que tu fais ce débrief ? Ah non, c'est pas là pour être excitant. La limite, on s'imagine la fois d'après, mais c'est pas forcément excitant. Mais ça te casse pas ton buzz, c'est ça mon truc ? Non, ça me casse pas mon buzz. Tu te dis pas, putain... Ce qui va me casser mon buzz, c'est éventuellement de m'être vraiment planté. D'avoir un partenaire avec qui je me suis dit ça s'est super bien passé et en fait non. Ou en fait il aurait voulu que je fasse un truc que moi j'ai pas envie et ça ça peut me péter mon bol un peu parce qu'on est plus sur la même longueur d'onde. Mais ça c'est autre chose tu vois. Mais ce n'est pas le fait d'en parler qui m'a pété mon bœuf. Moi, je pense que ce que je découvre avec toi et en ce moment, c'est que... Moi, j'avais toujours un truc de... Mais non, mais c'est faux. Il n'y a pas vraiment de domination-soumission, donc ça ne m'excite pas. Ce n'est pas vrai, donc ça ne m'excite pas. C'est un jeu, donc ça ne m'excite pas. Ça, c'est ma psyché. C'est mon rapport à... En fait, ce que je découvre, c'est que... autour de la session de BDSM, on est des égaux. Et on communique et il y a en fait une recherche du plaisir, du désir et de la joie de chacun. Et au sein de la bulle de BDSM, grâce à toutes les sécurités qu'on a créées, au consentement éclairé et kiffant, on va dans des profondeurs et dans des univers d'humiliation, de gratouille, de douleur, de chatouille, plus ou moins fort de BDSM, tout ce qu'on s'est dit dans le premier épisode, avec une confiance et un abandon qui est vrai. Et tu vois, le moment de la relation hiérarchique, dans cette bulle, à ce moment-là, le moment est très vrai, le moment est très vulnérable, très intime, et je pense que c'est pour ça que ça nous fait dans le cerveau des boosts de dopamine. Quand tu regardes un film, est-ce que tu crois à l'histoire ou est-ce que tu vois des acteurs jouer ? C'est ça, c'est un peu la même chose. T'es en train de vivre une scène, une session avec quelqu'un que tu partages, tu partages en intime ? Et oui, il y a un jeu de rôle, mais on y croit. On y croit parce qu'on s'est créé les conditions pour y croire. On s'est créé le moyen d'entrer dans un état d'esprit pour que l'un se sente dominant, que l'un se sente dominé. Et il y a des éléments qui permettent de rentrer dans cette bulle. Et ça dure un temps. Et à la fin, on garde quand même peut-être des petits réflexes. Il y a des choses qui sont naturelles chez les gens... pour s'abandonner, pour se soumettre ou quoi. Il y a des gens qui sont très bien comme ça au quotidien, mais il y a forcément beaucoup plus de liberté dans la vie civile et forcément beaucoup moins de contrôle dans la vie civile. C'est un autre sujet, mais c'est pour dire quand même qu'il y a ces deux vies. On est en train de toucher à l'intime, on est une autre personne et on se révèle différemment avec son partenaire. On a dit des 4 C, consentement, communication, c'est quoi le troisième ? Il y a la conscience, avoir pleinement conscience de ce qu'on fait, qui va bien avec le quatrième, je vais être obligé de le dire en même temps, mais la connaissance, savoir ce qu'on fait, savoir ce qui va nous être fait. Alors non, attends, j'arrête tout. Oui. On avait dit confiance. Confiance ? Tu me changes les 4 C. C'est vrai ? Je te change les 4 C ? On s'en fout. Tu veux... C'est connaissance ? Bah allez, ça, c'est ça. Ah, c'est conscience et confiance. Oui, oui, tout à fait, tout à fait. Non, c'est dans ma tête, ça, c'est mélangé. Mais attends, mais on invente un cinquième C, connaissance ? Bon, on peut l'inventer si tu veux, mais pour moi, il allait avec. Ok. Pour moi, il allait avec. Conscience et connaissance, c'est quoi ? Alors, en fait, les 4C qu'on a là viennent d'une communication qui avait été faite sur les 4C des cordes, parce que juste sur une scène où il n'y a que des cordes, qui n'est pas forcément du BDSM, il faudrait au moins respecter ces 4C-là, que chacun puisse comprendre que non, c'est un déformément dans la main. Ça ne va pas. Et pour le savoir, il faut avoir conscience de son corps. Donc, il ne faut pas être dans les vapes, il ne faut pas être sous l'effet d'alcool ou je ne sais pas. Et il faut avoir aussi quand même la connaissance du risque. Donc, dans la communication, dans la préparation. Il faut essayer d'avoir un maximum conscience de la situation et de ce qu'on s'apprête à faire. Il y a des pratiques à risque. Quand on s'est vu la dernière fois, j'étais en plein deuil en train de vivre le décès d'un ami qui avait fait un plan où il s'est retrouvé étouffé et qui en est mort. Donc, il avait probablement, le connaissant, très probablement conscience de ce qu'il faisait, du risque qu'il prenait. Et c'était quelqu'un qui aimait prendre du risque et qui avait un kiff à prendre du risque d'ailleurs. Mais bref, il le jouait avec le feu et voilà ce qui est arrivé. Donc, renseignez-vous. Je sais, ça n'a l'air pas évident parce que les points et les endroits pour se renseigner ne sont pas si évidents à trouver. Mais prenez quand même conscience que jouer avec des drogues, que jouer avec la respiration, ça a ses limites et que le corps, à un moment donné, il peut lâcher. Il y a aussi une responsabilité de s'il y a un partenaire, en tout cas, imaginons qu'il y a un partenaire, si mon partenaire n'est pas conscient, parce qu'il a tellement bu ou tellement... Tu vois, prix des substances et tout. Mais après, ça, je pense que c'est peut-être une évidence. Bon, ça se dit, quoi. C'est-à-dire conscience, moi, et connaissance, moi, avec moi-même et les pratiques. Mais aussi, est-ce que mon partenaire en face est suffisamment conscient et sachant ? tu vois ce que je veux dire si en posant 2-3 questions je sens que le mec il demande une pratique sur laquelle il connait pas du tout qui a des dangers et qui veut aller à fond tout de suite moi c'est un drapeau rouge sur certains potentiels partenaires où je dis bah non on va pas aller aussi loin c'est moi qui est responsable je me sens pas d'aller là donc Le dernier, c'est ses confiances. Oui, la confiance mutuelle. La confiance permet de s'abandonner parce que je sais que l'autre va être capable soit de subir ou soit de bien diriger la scène. Donc, il y a une confiance qui permet de dire... De pouvoir communiquer librement, les quatre vont tous ensemble, la confiance va permettre de communiquer librement, de ne pas avoir peur de dire stop, de ne pas avoir peur de dire non ou de dire juste je sais ce qu'on a dit mais pas aujourd'hui. Et donc la confiance fait qu'on n'a pas honte, fait qu'on est aussi à l'aise de dire « j'aimerais vraiment que tu me fasses ça, j'aimerais vraiment que tu fasses ça pour moi » et de construire un nouvel imaginaire pour une session future. Ou même sur le moment présent. Je sais tout ce qu'on me dit, mais est-ce que ça te dirait qu'on fasse comme ça ou comme ça ? Le fait d'être en confiance et de pouvoir montrer sa vulnérabilité, aussi bien en tant que d'homme qu'en tant que soumis, ça apporte énormément c'est hyper important dans un couple qui voudrait essayer le BDSM la confiance en principe elle est là on suppose qu'elle est là dans la plupart des couples et le consentement on suppose qu'il sera facile à communiquer qu'il sera facile à avoir parce que la scène va se construire au sein du couple mais la conscience la connaissance de ce qu'on fait là c'est un truc qui se construit un petit peu plus Je ne serais pas étonné que dans des couples, la dynamique du consentement ne soit pas aussi évidente. Ça nous amène à ce point que je trouve parfait sur les réseaux de rencontres gays. Tu as beaucoup d'homisoumis. Tu as beaucoup de personnes, je trouve... Pardon, je vais resituer mon discours. Lorsque je suis allé à Paris ou dans d'autres villes un peu en Europe, de mon expérience, je peux être alpagué ou communiqué avec des gens qui disent « je suis que dominant, actif, etc. » et qui disent « moi, je suis BDSM et du coup, en fait, tu viens, tu me baises. » Tu me suces, etc. Et je trouvais ça intéressant de dire que ce n'est pas ça du BDSM. C'est-à-dire l'absence de communication d'un mec qui impose ce qu'il veut sans prendre soin de toi. Ce n'est pas du BDSM. Après, les gens sont libres de faire les rapports qu'ils veulent. Mais il y a une confusion, je crois, à l'usage du terme dominant. Il y a beaucoup de confusion. On dit BDSM pour essayer de tout réunifier sous un seul terme. Il y a des pratiques qui sont des tripes, peu importe, qui sont liées au BDSM, mais sans être présents dans le sigle. Le fétiche, on fait partie, on met beaucoup de fétiche dans le BDSM parce qu'on mélange facilement les deux, mais on peut très bien être fétichiste du cuir et pas du tout apprécier les choses autour du BDSM. Par exemple, je dis cuir, latex, ce que vous voulez. Et donc déjà, il va y avoir beaucoup de... De préjugés et d'appréhensions parce que sous ce terme, on est venu l'associer à une seule idée et les donjons glauques et le fait qu'il y a un maître qui décide comment ça se passe et que c'est lui qui dit que ça ne se passera pas autrement. Et il y a... C'est une interprétation, je pense qu'il y a un biais cognitif à quelque part là-dedans, et c'est lié aussi à l'image qu'on peut se faire au cinéma, parce que c'est impressionnant, parce qu'il y a des pornos qui montrent des choses très poussées, très intenses, parce que ça impressionne, puis parce que c'est un peu le rôle du porno d'apporter des fantasmes qu'on ne pourrait pas vivre. Et le dernier point, je parlais de cinéma, il y a encore des trucs comme les 50 nuances de gré, C'est pas le BDSM des 59°C. Il y a des gens qui vont dire que oui, c'est ça, mais non, c'est qu'une petite partie. Dans cette histoire, il y a un couple qui a décidé de vivre les choses d'une façon. Et on parle de relation maître-esclave et c'est un champ précis dans la multitude de possibilités qu'offre le BDSM. Le BDSM, c'est très large et à la fois, ça fait peur et à la fois, on se dit j'ai envie de tout faire, mais en fait... prenez juste ce qui vous intéresse ça peut être pas grand chose et ça peut être beaucoup on va en venir sur justement comment s'y mettre si on a le désir, l'envie d'essayer moi ce que je trouvais vachement important à dire c'est que les 4 C mettent bien en lumière les 4 C dont on vient de parler mettent bien en lumière que tous les mecs sur Grindr qui disent moi je te baise je suis dominant en fait c'est du faux BDSM et du coup ça donne une image de la domination du coup ça fait peur à juste titre parce qu'on se sent peut-être pas en sécurité on a tout un tas d'idées et tout et en fait c'est pas ça le BDSM c'est ça que je voulais dire donc le moment où on titille le désir du BDSM et qu'on a ces expériences-là en tête, c'est pas ça. Parce que le voyage de la domination et de la soumission, elle n'est pas faite comme tu as pu le vivre sur Grindr, sans ton consentement, sans la confiance. Merde, il me manque deux C. Sans la conscience et sans le consentement. Et la communication. Moi, je les connais bien, les quatre C, c'est cool. J'ai l'impression qu'on en a plus six. Bon, t'es d'accord ou pas ? Tu peux en rajouter si tu veux, je crois quand même que l'essentiel tient vraiment sur les quatre émissions. Hop. Je t'ajoute juste sur le profil des dominants. C'est peut-être des faux dominants ou c'est que des dominants. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas nécessairement dans le BDSM. C'est des dominants. Ils veulent dominer sexuellement et c'est tout. On n'est pas forcément sur une domination humiliante. On est sur quelqu'un... qui veut une relation sexuelle basée sur la domination. Et non consentie, donc dangereuse. Non, pas forcément non consentie. Après, il y en a qui vont avoir ce rapport-là, il y en a qui vont avoir « bah non, je me suis déplacé, c'est bon, tu me suis mis à genoux, tu me suis mis à la vitre et c'est tout ». Et c'est très violent. Et non, en fait, t'as juste pas le droit de violer les gens, de toute façon. C'est ça que je voulais dire. Du coup, pour moi, c'est assez blanc et noir. Quelqu'un qui, sur Grindr, ne cherche pas le consentement, la communication avec l'autre personne, tu vois, pour moi, c'est très dangereux et faut pas y aller. Mais ça, c'est une opinion personnelle, tu vois. Le fait que... C'est une chose de dire... Moi, je trouve ça très bien. Il y en a qui vont aimer le risque. Il y en a qui s'intéressent de se faire dominer que comme ça. Ils ne veulent surtout pas entendre parler ni de cornes, ni de fétiches, de masques, d'accessoires, de ce que tu veux. Ils veulent juste être baisés fermement. Et malgré ce qui est dans les profils, il est possible de communiquer un peu avec. Je pense qu'on n'arrive pas à se comprendre. Moi, je ne suis pas en train de parler de la pratique. Je suis en train de dire qu'il y a des gens sur Grindr, moi, mon expérience, qui disent je ne veux pas qu'on parle, c'est moi qui décide et je ferai ce que je veux de toi. Et du coup, c'est de la domination. Et en effet, je suis libre d'y aller ou pas. Moi, je dis que ça donne une mauvaise image du BDSM et de la domination parce qu'en fait, il n'y a pas la plupart des C. Donc, en fait, pendant, je ne vais pas pouvoir... Je ne vais pas pouvoir mettre mes limites, je ne vais pas pouvoir dire non, je ne vais pas pouvoir communiquer. Il n'y a pas forcément la confiance, donc il y a peut-être beaucoup d'excitation, mais il y a tout un tas de C qui font que c'est des rapports très dangereux, selon moi, c'est mon opinion, et qui ne donnent pas à voir la réalité du rapport de domination-soumission. C'est ça que je voulais dire, moi. D'accord, je suis d'accord avec ça. On va sur le par quoi et comment on commence ? Allons-y. Je te les donne et puis tu m'en dis un peu plus. Le premier point qu'on avait identifié, toi et moi... Donc là on est, je suis une petite personne qui a peut-être vu... Pourquoi le petit ? Parce que je suis un petit chat, je suis un petit choupinou, je suis une belle personne avec tous mes défauts. Je suis un auditeur du podcast, donc là je suis quand même une très belle personne. J'ai un petit peu, ça me titille le BDSM tu vois. J'ai compris que c'était un univers très varié, j'ai compris les 4 Cs. Et dans ces univers, peut-être la dernière fois que mon nez s'est rapproché d'une aisselle, ça m'a excité de sentir un peu de transpiration. Tiens, j'ai un amant, bam, il m'a mis une fessée ou bam, j'ai mis une fessée pas trop forte. C'était vraiment kiffant. Je sens qu'il y a des petits trucs qui titillent ou quand tu me tires le téton, ce n'est pas mon cas. J'adore qu'on me titille le téton, mais si tu commences à me le tirer, c'est non. Mais il y a des gens, tu vois, ah tiens, quand tu me fais un peu mal, ou bien tiens, quand même, ce plan avec un mec assez dominant et tout, qui me crache dessus, ça m'excite. Bon, donc j'ai des petits titillages, titillements. Peut-être que je ne les ai jamais vécus, mais je les ai vus dans un film, où je me dis, putain, dans ce film, il y a des trucs qui m'excitent et tout. Je suis en couple ou pas ? Et j'aimerais bien essayer, j'ai un peu peur, je ne peux pas trop par quel bout le prendre. La première chose qu'on dit, c'est, notre premier conseil, c'est choix du ou des partenaires. En fait, c'est assez essentiel. Avec qui je le fais ? Vaste question, mais oui. C'est essentiel avec qui on le fait. Il faut trouver quelqu'un. C'est là que ça va sembler toujours très difficile. Déjà, juste trouver quelqu'un pour un plan vanille, ça semble difficile. Vanille, ça veut dire pas BDSM. Tout à fait. Et trouver quelqu'un qui est prêt, déjà avec qui l'attirance est mutuelle, qui est prêt à tenter de réaliser un fantasme qu'il partage certainement pour être prêt à le faire c'est pas si évident et après faut pas juste ça faut aussi avoir la possibilité de se rencontrer, faut avoir la possibilité de communiquer et quelqu'un qui est ok avec les 4 C ? impossible Ouais, tant que possible. Non, mais des fois, on peut se dire qu'il y a quelque chose qui manque, mais je vais quand même aller le chercher. Oui, on n'est pas des robots. Les gens n'ont pas besoin d'avoir fait une formation de BDSM et tout. Mais je pense qu'il y a un peu le minimum des 4 C où tu te sens en confiance, où tu sens que ton nom sera entendu. Pour moi, le plus important dans le choix du partenaire, c'est la capacité de l'autre à être contredit. Et ça, ça peut se sentir. Moi, on s'était aussi dit, on peut aussi commencer sans partenaire, seul, qui est une encore plus chouette, toute petite étape. Tu peux explorer ton corps. Explorer ton corps. Tu sais déjà qu'il y a des choses qui t'intéressent. Déjà, tu n'avais pas nécessairement remarqué, mais... Peut-être que quand je me touche là, pendant que je me masturbe, ça me fait quelque chose. Est-ce que je ne peux pas aller plus loin ? Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'intéressant là-dessus ? Et tu m'avais dit à juste titre, tandis qu'on préparait cette délicieuse émission, épisode, tu m'as dit oui, mais attention, ce que je ressens seul, si je m'auto-mets une gifle, Ce n'est pas pareil. Ce n'est pas la même chose que si mon partenaire avec qui il y a les 4 C et le Kiff. La gifle, c'est le meilleur exemple parce que quelqu'un qui se donne à lui-même une gifle va avoir tendance à la contrôler là où, justement, sur le principe de la gifle, le contrôle est entre les mains du dominant. Et la force qu'il va appliquer... peut être plus ou moins humiliante, peut être plus ou moins sonnante. Enfin, ça résonne, on peut en reprendre. Et donc, on peut se dire, ouais, je ne suis pas sûr d'aimer. Et finalement, le demi en face va donner une gifle plus forte que ce que le soumis pensait pouvoir accepter, pouvoir endurer. Et en fait, il y prend quand même beaucoup de plaisir. Parce qu'il est au milieu de la scène. Il est en train de vivre son trip. Il est dans cette bulle dont on parlait tout à l'heure. Et il vit complètement... Il y a un truc qui me taraude. Tu parles toujours de domi-soumis parce que tu parles de ton expérience, mais avec un partenaire où il n'y a pas de domination-soumission, je peux kiffer la douleur sans l'aspect domination-soumission. Tu vois ? Je peux complètement être fessé ou je peux fesser... quelqu'un sans le dominer ? Il y a des gens qui sont versatiles, pas seulement actifs-passifs, mais aussi, ils sont parfois demi, parfois soumis, parfois les deux en même temps, en fait. Sur la même scène, on peut avoir des inversions de rôle, ça dépend toujours avec qui on fait ça. C'est pas ce que je voulais dire. Mais si, c'est un peu ça quand même, parce que l'autre se parlait... Non, je rigole ! laisse-moi y aller j'aime bien essayer de te rendre un peu docile je sens que c'est pas facile tu peux rendre n'importe qui docile je te taquine vas-y finis ta phrase tu m'as fait perdre mon idée bravo ma question c'était de déconnecter je kiffe la douleur et la fessée de la domination soumission si t'es un partenaire avec qui il y a purement des envies SM ou purement fétichistes mais il y a forcément Il pourrait y avoir forcément une dimension dans ces tripes-là où, à un moment donné, il faut se laisser faire. Il faut être un peu plus vulnérable. Donc là, on retrouve une dynamique de Misumi. Mais elle n'est pas aussi forte que si la relation était basée là-dessus. Je suis en désaccord avec toi. On peut imaginer une scène où il y a du SM seulement entre deux personnes qui sont tous les deux masochistes. Et peut-être sadique ou pas, mais tous les deux masochistes et qui vont apprécier quand même de s'infliger l'un l'autre. En gros, c'est un long échange pour juste dire, en fait, c'est déconnecté. Moi, je peux être fessé sans qu'il n'y ait aucun enjeu de domination. En fait, je kiffe la douleur. C'est juste ça. T'es d'accord qu'il y a... La domination-soumission, c'est une chose. Être fessé, c'en est une autre. Le fait d'avoir de la douleur... C'est pour ça qu'on dit que c'est un spectre et que ça dépend de ce qui vous intéresse. Vous pouvez ne pas être dominé, pouvoir décider de tout et avoir des pratiques où vous subissez quelque chose. Donc, je regarde un peu avec mon corps, je peux jouer seul, je peux jouer avec des objets. Une cage de chasteté, par exemple ? Tu peux à nouveau déconnecter tout l'aspect domination, soumission qui me l'a fait porter, juste en acheter une et venir contraindre ton sexe. Donc, c'est en gros une sorte de boule. Non, ça peut être une forme de pénis, quoi. Il y a toutes sortes de modèles. Oui, tu as raison. En fait, je viens mettre mon pénis pas en érection, je mets cette boule, c'est vraiment pas une boule, mais je mets cet objet sur mon pénis pas en érection, ce qui fait qu'il ne peut plus être en érection. Oui. Tous les appareils de chasteté, je veux dire appareils super larges, ou objets si tu veux, ne vont pas forcément contraindre l'érection. Mais en effet, on peut tout à fait se dire, ah ben tiens, j'ai envie de ressentir ça, je vais passer la semaine avec. Ça ne veut pas dire que je vais m'interdire de me masturber pendant la semaine. Ça veut dire, j'ai envie de ressentir cette contrainte-là. On est dans le petit pas. On peut déjà faire une session d'une heure. On peut déjà faire juste une heure. Une semaine. Le plaisir d'eux. Quelle ambition. Ah bah oui. T'es un homme ambitieux. Peut-être. Mais c'est peut-être aussi parce que je joue sur... Une semaine, c'était lié à des suggestions que j'ai pu avoir de plein de gens qui voulaient essayer ça et qui se disent « Non, mais vas-y, je fais un mois. » Non, c'est pas un mois, c'est un peu beaucoup. Une semaine, c'est déjà bien. Si t'arrives à une semaine, c'est bien. Si tu lâches avant la semaine, c'est pas grave. Si au bout de six heures, t'en peux plus, tu l'enlèves et tu recommenceras. Tu découvres un peu c'est quoi ton plaisir avec ça. Donc, tu peux le faire seul. Ça peut aussi se faire en couple. Et puis pareil, le faire seul, comme on a le contrôle, ce n'est pas le même ressenti. Oui. Oui, mais là, tu te rappelles, on est dans « je débute, je fais des petits pas ». Mais j'entends ce que tu dis est pertinent, tout à fait. Il faut le garder en tête. J'ai fait le truc, ça m'a plu, mais de nombreux soumis vont me dire « je le fais moi-même, mais j'ai la clé, c'est pas cool, je préférerais la donner à quelqu'un ». J'aimerais bien pouvoir la laisser à quelqu'un d'autre. Il y a beaucoup de gens qui pratiquent la chasteté Sur quelques jours, quelques heures, quelques semaines ou qui ont fait l'October, qui est un concept où pendant tout le mois d'octobre, ils ont le sexe verrouillé et qui ne vont pas pouvoir se toucher. Et ça peut être seul, mais ça peut être aussi imposé par quelqu'un. Je trouve ça intéressant parce que pile ce matin, je parlais sur Instagram avec un auditeur qui me racontait que lui, la cage de chasteté, c'est uniquement pendant le rapport sexuel. Parce que... Je te donne un autre exemple. Pendant le rapport sexuel, je ne vais pas bander ou me masturber. Et donc, il me disait, moi, je me concentre alors sur... Il y a un aspect un peu soumission. Et aussi un aspect d'abandon et de reconnexion à l'anus, à la prostate. Parce que du coup, mon plaisir va venir de la stimulation de ma prostate. Et moi, ça me plaît bien, ça. Tout à fait. C'est pas obligé d'être pendant quelques heures juste comme ça. Ça peut être juste pendant une session. Mais du coup, où il n'y a pas d'enjeu de quelqu'un à les clés ? Et du coup, il y a le rapport avec la personne et combien de temps je tiens. Et c'est plus, je vais aller essayer de ne pas me toucher le pénis. Je pense que ça me parle énormément parce que moi, je me suis rendu compte que je me masturbe énormément pendant mes rapports sexuels et que je me suis dit, tiens, vas-y, j'essaye de me concentrer ailleurs et que par habitude... Et c'est vraiment une question d'habitude, pas de plaisir ou de difficulté ou autre. Et je trouve ça intéressant d'essayer de dire « Ok, je me fais un moment où je ne peux plus bander et me masturber et je vais à la rencontre d'un autre plaisir, prostatique notamment. » C'est un tout autre monde qui n'est pas forcément lié au BDSM, de découvrir son corps. On peut passer par le BDSM pour découvrir son corps, mais découvrir les autres plaisirs de son corps. Et notamment, j'en profite pour parler de ce point dans le BDSM où le dominant n'est pas forcément en érection tout le temps. À un moment donné, si je suis en train de faire quelque chose d'un peu technique, d'un peu long, je ne suis pas forcément excité. Mais j'ai quand même du plaisir à faire les choses. J'ai un plaisir mental à faire les choses. À la fin, je ne sais pas, mettons, ça me prend 45 minutes pour attacher quelqu'un. C'est quelque chose d'un peu complexe. 45 minutes, ce n'est pas si long non plus, mais admettons. À la fin des 45 minutes, pendant 45 minutes, je n'ai pas eu d'érection du tout. Et pourtant, j'ai essayé de rester dans l'état d'esprit, dans le headspace, de toucher à des endroits, de faire plein de stimuli, de faire vivre une expérience. Et moi, je ne suis pas stimulé entre mes jambes. Mais je suis quand même excité. Je ressens quand même l'excitation. Et c'est important. On n'est pas obligé d'avoir toujours... une érection bien raide pour se dire c'est bon ça fonctionne je pense que c'est difficile en fait tu cherches sans cesse chez ton partenaire une preuve que ça va bien que ça kiffe et du coup l'érection fait partie de ces évidences mais t'as raison en fait sans érection on peut avoir beaucoup de plaisir tu as bien raison deuxième point pour se lancer, s'essayer, c'est choisir une seule scène, un seul objet de désir. Donc, on a, là, dans les épisodes précédents, on a parlé de toute la panoplie, de tout ce qui peut être excitant. Et l'idée, c'est de se dire, OK, je commence par un petit bout et je le fais advenir. Alors, un petit bout, je ne sais pas si on a des exemples en particulier, mais si on a dit la cage de chasteté, on peut se dire, OK... Prenez quelque chose qui vous a émoustillé au moins une fois et que vous avez envie d'explorer. Ça serait ça le conseil. Donc l'idée, c'est de partir, avoir un point de départ et se dire qu'est-ce que je peux construire avec ça ? Qu'est-ce que je peux imaginer comme scène avec ça ? Donc, j'aimerais bien être attaché au lit et qu'on me fasse plein de choses. D'accord. On a un point de départ. Il y a quelque chose qui est excitant à voir sur un porno ou à en entendre parler ou on s'imagine dans cette scène et on se dit « Tiens, ça pourrait être bien. » Explorons un peu. Qu'est-ce que je peux faire pendant ce temps-là ? La personne qui est soumise me dit « J'aimerais bien être attaché au lit et qu'on me fasse des trucs. » C'est les trucs maintenant, on va en parler. Qu'est-ce que je peux faire ? Est-ce qu'on est plus sur du sexe vanilla mais t'es attaché au lit ? Est-ce que je peux te proposer de jouer avec toutes sortes de sensations ? On est plus sur du SM, on va avoir des roues crantées qui font des petites sensations, des petites chatouilles. Des roues crantées ? Ouais, c'est une espèce de petite roue, un peu comme tu peux avoir en pâtisserie. Mais j'allais dire, j'ai un truc en pâtisserie. Mais c'est des petites pointes dessus. Et puis tu la poses sans forcer dessus et ça frôle la peau et ça fait des sensations tout le long que tu la passes. Si tu veux être plus méchant, tu peux appuyer avec ton doigt légèrement. Comme ça, ça rentre un petit peu plus. Ça dépend toujours de la sensibilité de la peau de chacun. Mais ça peut être le genre de proposition. Et là, on décide quel genre de scène on fait. Je pense que ce qu'on essayait de dire aussi, c'est que ce qu'on voit dans les films pornos n'est pas la réalité. En fait, je le dis comme si on était des débiles, mais je pense que moi-même, je vois des trucs dans les films pornos. Oui. Je vois des trucs dans les films pornos et j'ai un peu des attentes trop ambitieuses. Et l'idée, c'est de dire si tu es trop ambitieux ou trop gourmand, attention à l'indigestion. Et en fait, commence par petites étapes, quitte à augmenter la vapeur de la pratique petit à petit. Les pornos sont des performances faites par des professionnels. Et ça m'a pris des années pour comprendre l'étendue complète de ce que je viens de prononcer. C'est des performances, c'est-à-dire quelque chose qui va être poussé, fait par des professionnels et des gens qui ont de l'expérience, qui savent dans quoi ils s'engagent et qui sont payés pour le faire. Qu'ils aiment ça ou non, ils sont prêts à le faire. Ça ne veut pas forcément dire qu'ils sont en plein kiff, mais ça, ce n'est pas le sujet parce qu'ils sont filmés. pour représenter une scène. Et puis, pour que le porno soit bien intense, qui stimule plein de gens et qui soit acheté sur toutes les plateformes, on essaie de mettre énormément de pratiques dans quelque chose de 10, 15, 30 minutes, une heure et demie. Et il se passe tellement de choses que c'est pas possible de se dire, tiens, je vais vivre ce film-là. Mais c'est des inspirations, c'est des choses qui sont là pour exciter les gens. Dans ce choix de ce petit moment, ça peut être fait de façon super léger et joueur. En mode, avec un ou une partenaire, avec qui j'ai de la confiance. avec qui il y a déjà quelque chose qui n'est pas du tout BDSM. Moi, les deux idées qui me viennent, c'est est-ce que tu es OK avec un foulard de m'accrocher une main pendant que tu me baises ? En fait, je crois que je n'ai pas besoin d'arriver avec des gros sabots de j'ai écouté un podcast sur le BDSM ou je veux... BDSM pouvant faire peur et juste dire tiens, j'aimerais bien avoir les mains accrochées. Oui, on n'est pas obligé de mettre l'acronyme. Tu vois ? Vous n'allez peut-être pas vous identifier du tout à ça. Exact. Donc, on peut essayer ça. L'autre truc que moi, j'ai commencé à faire, c'est de demander à mes partenaires, un, de ne pas mettre de parfum ou de déo, parce que je me suis rendu compte que je n'aimais pas du tout ça, s'ils étaient d'accord, et de ne pas forcément se doucher. Alors, attention, ce n'est pas genre ça fait huit semaines que je ne me suis pas douché, mais en fait, une petite odeur de corps, Je trouve ça assez chouette. Je ne parle pas de BDSM, mais si tu es à l'aise, moi je préfère, c'est plus sympa. Il y a plein de petits trucs comme ça. Il faut mieux parler des pratiques isolées que de venir parler de BDSM. Si quelqu'un qui fait énormément de choses... À un moment donné, il va dire « Oui, je fais du BDSM. » Comme moi, je le dis. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. De toute façon, quand j'échange avec un soumis, je préfère, soumis ou quiconque d'ailleurs, je préfère qu'on me dise clairement plutôt une liste de pratiques ou d'envie que de dire « J'aimerais bien découvrir le BDSM. » Ça, c'est un peu... C'est mou, c'est creux. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Autre idée à ramener dans une relation dite vanille, c'est-à-dire non BDSM, c'est de faire un petit jeu autour d'une fessée. De dire, tu vois, je sais pas, genre, tu viens de coucher avec quelqu'un ou tu vas coucher avec quelqu'un, puis vous discutez, puis vous rigolez. Et puis à un moment, tu te dis, vas-y, tu serais OK de me mettre une fessée en mode jeu, pas du tout en mode... Et en fait, tu te mets à quatre pattes. Et pouf, t'as pas l'air du tout convaincu. Là où je suis pas convaincu, c'est qu'en fait, je suis en train d'imaginer quelqu'un qui dit « vas-y, ça dit de mettre une fessée ». Et j'en connais plusieurs qui diraient juste « bah non, c'est cringe, je vais pas faire ça, je vais pas demander ça ». C'est cringe ? Ouais, ou « si on me demande ça, moi je fais pas ». Ok, non, mais bien entendu, avec le consentement et tout. Non, c'est pas une sorte de consentement, c'est une histoire de « je l'aurais bien fait, mais pas si on me le demande comme ça ». Ah ! En mode jeu. Non, t'as pas aimé comment je t'ai demandé de me mettre une fessée. Tu me l'as pas demandé à moi, mais j'imagine juste la scène où il peut y avoir une façon de l'amener. En tout cas, il faut trouver la sienne, t'as bien raison. Et j'essaie juste de proposer des idées. Après, si t'en as des meilleures, n'hésite pas. Mais je trouve juste ce que je voulais dire et je suis vraiment d'accord que ça peut ne pas marcher et être cringe en français, c'est quoi ? Je ne sais pas, je n'ai pas le traduire, j'essaie de le traduire depuis des mois. Ça me met mal à l'aise. Ce que je voulais dire, c'est en fait, ça peut être pas du tout besoin de prendre des énormes sabots, de faire des réunions et des meetings, etc. Et juste dans le moment, et non plus pas besoin de dire t'es mon domi, tu mets une gifle et il y a tout un jeu cérébral. Mais juste d'aller à la rencontre de tiens, ça fait comment quand quelqu'un me met une petite fessée ? Et c'est un peu une façon de créer un lien. Bon, t'aimes pas cette idée, on va passer à autre. Si, si, moi j'aime bien, j'aime bien, j'aime bien. C'est le cœur brisé. D'accord, bah écoute, tant pis pour toi. C'est peut-être une idée de merde. Non, c'est pas une idée de merde. C'est pas une idée de merde, c'est juste que tout le monde n'est pas forcément à l'aise pour parler de ses envies. Et que la manière dont tu l'as amené comme ça, j'imaginais quelque chose de peut-être un peu froid. Alors qu'il s'agit quand même de parler de l'intime. Il s'agit quand même de s'ouvrir et de venir proposer quelque chose. Et il y a plein de gens qui ne se sentront pas de dire « Tiens, est-ce que tu veux bien me faire ça ? » On n'est pas assez éduqué à parler de soi, à parler de ses envies. Et on garde toujours l'impression qu'on sera jugé pour la plupart des gens. Moi, ce n'est plus mon cas parce que j'ai travaillé là-dessus. Mais je sais que c'est le cas de très nombreuses personnes. Mais moi, je pense qu'il y a des gens qui ont des partenaires sexuels réguliers avec qui il y a une complicité et qui peuvent essayer d'aller vers eux en disant, vas-y, en mode rire, en mode entre nous, léger. J'aimerais bien sentir ce que ça fait d'être fessé. Une fois, tu veux bien, juste là, on le fait et tout. Avec un petit clin d'œil. Pour moi, ce que j'essayais de dire, c'est pas besoin d'amener des gros sabots. S'il y a la confiance, hop, on peut essayer. Et pas besoin, en fait, de faire une session. C'est ça que j'essayais de dire. Ah, c'est ça, c'est ça. En mode, c'est parti pour une heure et tout. Juste un petit moment, vas-y, ça fait comment ? Mais une fois que tu l'as ressenti, il faut que tu arrives à te projeter. Est-ce que tu voudrais quelque chose qui soit un peu plus long ? Est-ce que je peux te faire 15 fessées d'affilée ? Est-ce que tu vas en ressentir une excitation et qu'on peut jouer avec ça ? On continue avec... Justement, un peu le contraire de ce que je viens de dire, qui est ne pas avoir peur de prévoir et de s'organiser. L'idée étant qu'une fois qu'on est allé à la rencontre de son désir, on a eu la communication nécessaire avant, etc. Le fait... De pouvoir prévoir le moment peut faire partie du côté excitant. Prévoir, ça veut dire se mettre dans le bon état d'esprit, savoir qu'on ne va pas revenir en courant du bureau ou juste pas bien. Et de se dire, OK, c'est un moment de qualité, ça n'a pas besoin de durer trois heures, mais on le prévoit et on le célèbre ensemble. Moi, j'adore ça. Mais j'ai des partenaires qui disent, toi et ta planification, Guillaume, va-t'en, recule. Vas-y, recule encore un peu. Donc après, voilà, on est d'accord que les petites clés qu'on donne, ce n'est pas pour tout le monde. C'est drôle, je t'imagine, avec des notifications, ton agenda, des scénarios sur Notion, ce genre de choses. Un agenda avec différentes couleurs. Bien sûr. Quelle joie ! — Oui, il faut le prévoir. Mais on en a parlé. Le fait de devoir communiquer avant, c'est déjà un peu prévoir. Et il faut se mettre en tête qu'il n'y a pas le choix, en fait. On peut improviser quelque chose de très simple. Il n'y a pas de problème. On peut improviser genre « Écoute, ça fait plusieurs fois que tu me dis que t'aimerais... » Je ne sais pas moi, que je te pince les tétons, vas-y, je l'essaie là et je vais le faire, montre-moi, je vais le faire comme tu aimes, comme tu le fais quand tu es seul et on va voir ce qu'on fait avec ça. Ça c'est simple, je n'ai pas besoin de le planifier, je suis inspiré sur le moment, mais ça implique quand même d'en avoir parlé avant. Et si je veux faire quelque chose de plus long, si je veux faire quelque chose où chacun est vraiment dans un état d'esprit, chacun prend le temps, on sait qu'on en a pour une bonne petite heure, on ne veut pas être dérangé, il faut l'organiser. Puis il y a un petit peu de matériel éventuellement à avoir, à trouver, à choisir d'avance. Je ne peux pas improviser avec tout ce que j'ai sous la main. Il faut le prévoir. pour être capable d'aller un peu loin. Et ça aide dans la confiance, et ça aide d'avoir le consentement d'avance, parce que quand je vais le faire, je sais que ça, c'est bon, on en a parlé, je peux le faire. Oui, on revient à notre C de la communication en amont, qui fait qu'en fait, tu prévois toujours un peu ces affaires. Quand on fait un plein, c'est prévu ? Même si c'est pour dans 15 minutes ou dans une heure, on prévoit quand même, on se dit un peu ce qu'on va faire. Ça fait monter l'envie, ça fait monter l'excitation. Quand on est en couple... on ne prévoit plus. On le fait quand ça vient, puis des fois, on ne le fait plus parce qu'on a l'impression qu'il n'y a pas ce qu'il faut. Bref, il y a la routine, c'est un autre sujet. Mais n'empêche que, même pour des pratiques vanilles, prévoir, ça aide à construire l'envie, ça aide à se bâtir un imaginaire et se donner envie. Et on se dit, moi, je ne vais quand même pas prendre rendez-vous avec mon partenaire. Ben si, parce que ça aide vraiment à faire un moment de qualité. Je suis tout à fait d'accord avec toi. Notre dernier point auquel on a pensé et qui est une chouette clé pour aller à la rencontre du BDSM ou de ces univers parallèles, c'est l'idée que c'est une exploration qui ne s'arrête jamais. Donc en fait, c'est... c'est pas tellement un produit fini j'aime un truc je le réalise et c'est terminé en fait c'est une exploration en me mettant en mouvement en me disant tiens j'aime bien qu'on me fesse je vais me rendre compte qu'en fait oui mais dans cette durée là tiens faut que j'adapte et en fait à un moment donné pendant cette session quelqu'un a fait quelque chose d'autre Et en fait, j'ai trop kiffé. Et en fait, c'est jamais de fesser, mais dans ces conditions-là ou avec ce truc-là. En gros, l'idée, c'est une longue et lente exploration intime qui, en fait, t'invite à grandir à plein d'endroits. On a vachement parlé de communication, de capacité, de nommer ses désirs. C'est pour ça que je trouve que c'est génial sur ce podcast. Parce que c'est exactement notre enjeu, c'est d'être en capacité d'oser dire qu'on aime quelque chose, de mettre des mots dessus, d'agir dessus, de le dire à soi, à l'autre, etc. Et ça, cette exploration et cette maturité, ce développement personnel que permet le BDSM, c'est pas en une semaine qu'on le chope. Donc on se met pas la barre trop haut et on va aller rencontrer des contraintes. C'est pas forcément, je trouve, un chemin très aisé. Z-E-Z-E. Tu connais ce mot zézé ? Non. Non, ben c'était une blague. C'est pas un chemin très aisé, très facile. J'ai fait une liaison, ça faisait zézé. Puis on est en fin de journée, quoi. T'es d'accord avec ce dernier point ? Oui, je suis complètement d'accord avec ce dernier point. C'est pas si facile. et il faut accepter de faire des erreurs il faut accepter de ne pas être parfait de ne pas faire la super scène c'est sûr qu'on peut se dire qu'on a envie de faire une super performance d'offrir à son partenaire quelque chose d'absolument génial de mémorable mais si vraiment j'aime le BDSM je vais me donner les moyens de faire mieux la prochaine fois je vais forcément refaire une prochaine fois parce que j'adore ça Donc, il ne faut pas rester sur un échec. Et ça dépend de ce qu'on définit comme échec. Un échec, c'est juste genre, je pensais que j'aurais fait plaisir en faisant un truc et en fait non. Mais bon, je peux faire autre chose pendant une session. Je trouve que ça vient de chercher cette exploration à des endroits vachement puissants, très intimes et possiblement dérangeants. Et moi, quand je parle d'exploration BDSM, ça peut être simplement la découverte de la chatouille. Enfin, on n'est pas... C'est pas forcément... Et on a quand même bien décrit tout ce que le BDSM pouvait être. C'est pas forcément des choses très engageantes. C'est pas forcément... Ah ouais, c'est un chemin compliqué parce que... Il faut apprendre à avoir mal, parce que c'est ça mon kiff et tout. Moi, mon enjeu, c'est même à un plus petit niveau, ça peut être super confrontant d'essayer de communiquer quelque chose, son désir. Arriver à mettre des mots sur son désir, ça peut être très confrontant, alors que son désir, c'est « tiens, j'aimerais que tu me gratouilles ici ». Tu vois ce que je veux dire ? Et le BDSM met ça en lumière. Et j'ai envie de dire que moi, perso, ça me fait du bien d'entendre un discours qui dit « Attends, en fait, c'est un processus et ça ne va pas forcément être toujours parfait et que ça fait partie du chemin. Ces confrontations font partie du chemin. » Je donne un exemple. En janvier dernier, j'ai eu un nouveau régulier que je vois depuis, que j'apprécie beaucoup. Et il est venu avec une valise, avec tous ses jouets, toutes ses tenues, tout ce qu'il avait. Et... Et dans l'idée, on devait se voir, prendre le temps de discuter, faire connaissance, créer de la confiance. On en avait déjà créé en discutant, mais on ne s'était pas vu en réel. Donc, on a pris le temps déjà de créer une confiance physique. Et puis, quand est venu le temps d'explorer sa valise, d'explorer son univers, j'ai eu affaire à quelqu'un qui s'est complètement fermé. et qui était très très mal à l'aise et en fait j'ai passé beaucoup de temps à le calmer j'ai essayé de doser entre je le touche ou je le touche pas faudrait pas que ça le mette mal à l'aise non plus mais d'essayer de l'apaiser en fait genre pour lui expliquer que tout ce qui tout ce dont il me parle là c'est normal que ça le stresse c'est normal qu'il y ait un blocage à m'en partager parce que c'est très intime Et que peu importe ce que c'est, il n'y a zéro honte à avoir sur quoi que ce soit. Et donc qu'il ne me parle que de ce dont il a envie, qu'il ne me montre que ce qu'il a envie. Et que le reste, on aura d'autres occasions peut-être. C'est besoin de comprendre. Il l'ouvre, il arrive chez toi. Vous n'habitez pas dans la même ville. Vous discutez depuis un temps sur l'interweb. Oui. Internet. Oui. Il arrive chez toi et en fait, il vient avec une grosse valise avec plein d'objets. Et en l'ouvrant et en décrivant, en te montrant ces objets, il devient gêné parce qu'en fait, ça raconte tout un tas de pratiques qu'il ne t'avait pas dit avant. Non, il m'avait dit toutes ces pratiques. Sauf que là, ça devenait réel. Là, il était face à moi, en train de se livrer dans toute sa vulnérabilité, en train de me montrer... tout son intime. Parce qu'il était en train d'être transparent, mais en ayant quand même un blocage psychologique. et de se dire je ne sais pas si je suis prêt, qu'est-ce qui se passe et de ne pas nécessairement comprendre son ressenti et je l'ai senti ultra nerveux son visage est devenu rouge rouge rouge et puis son comportement il est venu avec le dos courbé il s'est fermé complètement et donc on arrive à lire le comportement des gens peut-être un peu plus facilement dans certains domaines, notamment quand on est d'homme et qu'il faut toujours lire quelqu'un pour savoir s'il est bien Donc là, j'ai dû prendre le temps de l'apaiser, de le calmer, qu'on en parle. C'était quoi les pratiques, si tu es à l'aise de partager, dont il avait honte ? Je ne serais pas à l'aise d'en parler parce que je me doute qu'il va écouter le podcast et juste par respect pour lui, je n'ai pas envie de... En te posant la question, j'allais te couper en me disant « Non, du coup, ce n'est pas lui qui peut raconter. » Peu importe ce que c'était, ça peut être n'importe quoi. Il m'a sorti plein d'accessoires. C'est vulnérable. En fait, c'est un voyage vulnérable. En fait, il prend les items comme ça dans la valise. Tu sais, ces grandes valises. J'ai encore dit un anglicisme, c'est ça ? D'accord. C'est une grande valise. Une fois qu'il a ouvert le couvercle, il est vide. Il prend les choses une après l'autre. Et il les lance vite, tu vois. Bon ben ça c'est ça, ça c'est ça, tu vois le genre de... Bref, je mets beaucoup de détails, mais tout ça pour décrire un moment où même quelqu'un qui a de l'expérience face à un nouveau partenaire se retrouve quand même en situation où il y a un blocage malgré tout. C'est vulnérable. Ben oui. C'est vulnérable aussi parce que, et tu nous amènes à notre prochain et dernier épisode parfaitement, on va parler de la honte parmi les principaux blocages qui fait qu'on se dit c'est mort le BDSM. Il y en a plusieurs qu'on va décrire et un de ceux-là, c'est la honte, c'est le fait d'avoir honte et la question de la norme sociale. Je me délecte de ce sujet. Je te dis... À la prochaine fois. En fait, comme on enregistre, on enregistre nous, toi et moi, tout en même temps. Mais les épisodes sont publiés sans doute. Et en fait, à chaque fois, je n'arrive pas à me dire comment je conclue déjà. Il ne faut pas dire à tout de suite. Bon, à la prochaine fois.

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