Grandir en Chine : coming out, célibat (et photos osées) – Paul 1/3

Partie 1 sur 3
« Ça fait 28 ans que je reste célibataire, donc je pense que je me suis construit autour de moi cette idéologie. Ah oui, c’est bien d’être célibataire, j’ai l’habitude, j’ai pas besoin de l’autre. » Paul

Paul, 28 ans, chinois vivant en France, n’a fait son coming out qu’à deux amis : sur les applis, il montre son corps nu, jamais son visage.

🎧 Écoute cet épisode

Spotify
Apple Podcasts
Deezer
Podcast Addict
Amazon Music
YouTube

Dans cet épisode du podcast :

  • Enfant, son seul référent gay est un chanteur adoré, outé par des journalistes avec des photos en lingerie
  • Au collège, il trouve chez son oncle un kamasutra illustré hétéro et sent la chaleur monter
  • Quand il envoie enfin une photo de son visage, l'homme qui le draguait annule le match
  • Il a commencé actif avant de devenir passif : il jouissait en deux minutes et s'excusait auprès des mecs

On en parle dans cet épisode
Le premier épisode de la Hotline du podcast, que Paul avait écouté et aimé avant de témoigner
Écouter l’épisode

💜 Tu pourrais aussi aimer

Montrer son visage plutôt que le cacher : Elias poste le sien sur Twitter et y découvre qu'il plaît
Même jeu de la vitrine sur Grindr : six auditeurs lisent leur profil et se demandent ce qu'il fait fuir
Même enfance chinoise sans mots : Yang ne comprend que bien plus tard ce qu'il ressentait pour un garçon

🏷 Plus d’épisodes sur les mêmes thèmes :


Lire la transcription de cet épisode
Est-ce que c'est bon pour toi qu'on commence à enregistrer ? Oui, oui, bien sûr. Ça te va ? Oui. Tu as décidé d'être anonyme ou pas ? Oui, je pense que tu peux m'appeler Paul. Je peux t'appeler Paul ? Oui, c'est mon vrai prénom français. Et la raison pour laquelle je ne t'ai pas donné mon prénom chinois, c'est parce que je trouve qu'on n'a pas le même niveau d'anonymat avec tes autres invités parce que... Si j'étais quelqu'un qui s'appelle François ou Vincent... Là, ton prénom chinois, il n'y en a qu'un seul. Oui. Si tu tapes sur Google ou LinkedIn mon prénom, tu vas me retrouver. Ah ouais ? À peu près. C'est pour ça que je me suis dit, bon, je vais quand même... Parce que ce n'est pas la même chose. Si je tape Vincent, François, il y a des millions, des milliers. Les gens n'arrivent pas à identifier cette personne. D'accord. Alors que si je reste... Enfin, si je donne mon vrai prénom, les gens vont me trouver. Bien sûr. Et on est d'accord que tu as bien réfléchi au fait de témoigner. Si jamais ta voix a été reconnue, tu as réfléchi et tu prends, dans un consentement joyeux et éclairé, la responsabilité d'être reconnu. Oui, bien sûr. Comme on avait dit, tu vois. À ceux ou celles qui me connaissent, si vous reconnaissez ma voix, c'est mon camion. Un peu comme ça. Tu n'as pas fait ton coming out ? Pas publiquement. J'ai parlé avec deux amis qui sont très proches. Mais c'est tout. Sinon, le reste, je pense que c'est plutôt une question de situation ou de circonstance. Parce que c'est un peu quand même étrange si ce n'est pas autour d'une table ou pendant un repas. Tu te dis, ah oui, en fait, je suis gay. Je suis homosexuel. C'est un peu hors de contexte ça. D'accord. Si jamais quelqu'un me posait la question en privé, je pense que je leur ai dit la vérité. T'es en process ? Oui. Et au sein de ton travail, tu souhaites faire ton coming out ? Si jamais quelqu'un au sein du travail te pose des questions ? On m'a déjà posé la question, oui. C'est une réponse un peu ambiguë parce que je l'ai dit, je ne sais pas. Ça peut être un homme, ça peut être une femme. Parce que c'est vrai, je n'ai jamais rencontré un homme avec qui je tombe amoureux ou une femme. Aujourd'hui, tu te sens attiré par différents genres ? Oui, là, on pourrait en discuter plus tard parce que je suis chinois, donc j'ai grandi dans un pays où la norme, je pense que c'est un peu partout dans le monde, la norme, c'était hétérosexuel. Donc, j'ai grandi en croyant que tout le monde, tous les mecs sont censés aimer les femmes. T'as grandi où en Chine ? Ça me semble être... Je n'y suis jamais allé. Ça me semble être un pays gigantesque. Oui, c'est au milieu. C'est une région assez peu connue. C'est... Au sud de la Mongolie intérieure. C'est très peu connu. Il n'y a pas beaucoup de Chinois venant de ma région ici en France. Que j'imagine, tu vis dans une ville, une grande ville, un petit village. Oui, une petite ville. Une petite ville ? C'est une petite ville au niveau Chine. Je crois que c'est 30 000 habitants. D'accord. Et c'est quoi tes références sur l'homosexualité tandis que tu grandis au sud de la Mongolie intérieure ? Tu grandis avec quelle idée de l'homosexualité ? Tu disais, moi je grandis, c'est obligé, un homme va avec une femme. Il n'y avait aucune référence ou référent homosexuel ? on avait un chanteur qui est très très connu très très aimé un chanteur en conquêt je crois que c'était dans les années 90 à l'époque où j'étais encore très petit tu as quel âge ? maintenant j'ai 28 ans donc j'ai jamais vraiment fait la recherche mais il s'est suscité dans les années 90 je crois parce qu'il s'est fait choper par les journalistes en portant des lingeries femmes. Donc ça, c'est le premier référent que je dirais que je connais, que tout le monde connaît un peu, qui est connu, qui est un homme qui est très aimé, mais qui est homosexuel. Sachant, si je comprends bien, il était très aimé pour sa musique, il ne disait rien de sa vie intime. Et un jour, des journalistes ont dévoilé des photos de lui. Dans son hôtel, oui. D'accord, oui. Mais je pense qu'il ne cache pas. Il a joué des rôles assez efféminés dans les films où il a joué aussi un film homosexuel. D'accord. Donc toi, quand tu grandis, tu le voyais, lui, comme un référent homosexuel ou non ? C'est la personne que je connais qui est homosexuelle. Mais tu savais qu'il était homosexuel avant qu'il se suicide ? Le moment où je le connais, il est déjà décédé. D'accord. Oui, donc je les connais parce que... D'accord, tu connais toute son histoire de son art et de son intime. Donc ça, c'est le référent. Et puis il y a... Donc un référent qui te fait peur ? Non, c'est juste... à l'époque je m'identifiais pas comme homosexuel donc je le voyais pas vraiment comme un référent c'est juste une personne que je connais comme tout le monde à quel âge tu dirais que t'as commencé à ressentir un désir homosexuel ? au collège je sais pas si c'est assez commun ou pas je pense qu'on a tous au collège chinois après l'école primaire D'accord, donc tu as à peu près quel âge ? De 12... Ah non, est-ce que c'est au collège ? Non, je crois que c'est plutôt au lycée. De 15 à 18 ans. D'accord, donc jusqu'à 15-18 ans, la sexualité, tu ne te masturbes pas, il n'y a pas un espace de sexualité dans ton intime ? Si, je crois que c'est au collège, donc quand j'avais, je devais avoir 12 à 15 ans à l'époque. C'était la découverte, comment ça s'est dit, normalisée ? dans un environnement hétérosexuel j'ai découvert un bouquin de chez mon oncle qui parle un peu où on a des dessins avec des positions sexuelles mais c'est hétérosexuel je me rappelle cette chaleur qui montait quand je lisais ce livre c'est le moment où j'ai découvert la sexualité. Un désir sexuel, ouais. C'était un kamasutra imagé, c'est ça ? Oui. C'était une série de positions sexuelles entre un homme et une femme. Oui. Et il y a des écrits aussi. Quand je lisais, cette chaleur qui monte, je pense que j'ai jamais ressenti ça depuis. C'était vraiment le début. Et puis après, j'ai commencé à regarder des pornos, toujours hétérosexuels. D'accord. Tu as un téléphone portable ? Non, mais j'avais accès au PC, enfin à un ordinateur. Quand je peux, j'aimerais bien regarder des pornos. Hétéro ? Oui. Et du coup, ce désir plus homosexuel ? Parce que tout à l'heure tu disais, ça peut être un homme ou une femme, aujourd'hui tu t'identifies bisexuel ? Je pense que j'ai grandi en croyant que j'étais hétérosexuel. Et puis après, au lycée, quand j'ai vu des photos nues des hommes, ça m'a vraiment plu. Donc j'ai commencé à me poser la question, et puis j'ai commencé, je pense qu'à partir du lycée, quand j'étais à la fac, j'ai commencé à regarder uniquement les pornos homos. Donc ça fait des années que je n'ai pas regardé des pornos hétérosexuels. La raison pour laquelle je ne t'ai pas dit « oui, je suis pur homo » en ce moment, parce que je me rappelle à l'époque... J'ai été excité par des pornos hétéros. Le vagin, ça ne me dégoûte pas. Je ne t'aurais pas dit que ça ne m'adresse pas, mais c'est vrai que ça fait déjà des années que je ne regarde que les pornos homosexuels. Et tu as des rapports sexuels avec des hommes et des femmes ? Des hommes, oui, mais des femmes, non. Non, j'ai jamais eu l'occasion. J'ai envie de faire un petit saut périlleux en arrière. Il y a une question avec laquelle j'ai envie de commencer et qui m'est importante de savoir maintenant. Avant-hier, on s'est envoyé des messages parce que tu ne te sentais pas très bien, tu étais un peu malade, donc on se demandait si on reportait. et tu m'as dit c'est bon je me sens mieux et j'ai hâte j'ai pas envie de reporter parce que j'ai hâte de ce moment que j'ai je me rappelle plus de tes termes exacts mais ce moment que j'ai réfléchi ou de ce moment bon t'es d'accord j'ai bien compris ton message pourquoi cette hâte pourquoi c'était important pour toi d'être là et de témoigner ? Ah oui, parce que tu m'avais dit pendant notre pré-entretien que notre épisode sortira le lendemain. Donc je croyais que tu n'avais pas trop d'épisodes en stock. C'est pour ça que je ne voulais pas que tu changes trop de planning pour aller chercher... En urgence, tes témoins ? Tu sais ce qui se serait passé, il n'y aurait pas eu d'épisode et personne n'aurait été impacté négativement. Je te remercie, mais ça c'est ta projection sur moi. Pour toi, dans ton intime à toi, pourquoi tu as voulu prendre de ton temps pour témoigner ? J'aurais dit, si tu ne m'avais pas proposé, je ne t'aurais pas proposé de témoigner. Parce que l'occasion où on s'est parlé, c'est pour poser une question sur le lavement. À l'époque, je ne pensais pas que j'avais des histoires à te raconter, hein. Oui, donc tu m'as envoyé un email sur mon email générique podcast, puisque j'ai lancé une hotline où en fait, je me saisis de cette opportunité pour faire une petite pub. Le premier épisode est sorti sur les morpions. Et l'idée, c'est faire une hotline avec un médecin où en fait, on part des questions des auditeurs et on y répond en reconnectant santé et épanouissement parce que moi en fait quand je vais sur internet et que je cherche des infos sur la sexualité j'ai que l'aspect médical froid et donc on me dit suce avec une capote mais à aucun moment donné on ne parle de mon épanouissement de mon plaisir sexuel donc l'idée de cette hotline c'est ça pourquoi j'ai commencé par les morpions je sais pas si c'était très stratégique de ma part J'ai bien aimé. Tu as bien aimé, je te remercie. Et du coup, j'invite les gens à m'envoyer leurs questions. Et c'est sur guillaumefedepodcast.com. Tu l'as fait. Et tu me posais des questions sur le lavement. Et moi, j'ai agi par intuition. Oui. Dans ton message, je me suis dit... Je crois qu'il a quelque chose d'autre à dire. C'est vraiment ma projection. Et donc, je t'ai fait cette invitation. J'entends que si je ne te l'avais pas faite, cette invitation, tu ne l'aurais pas faite. Pourquoi tu as dit oui ? Il est où ton élan de témoigner ? Une fois que je t'ai proposé et que tu as dit oui, que tu as préparé, que tu as pris ta responsabilité de témoigner, pourquoi ? J'aurais dit, c'est par intuition aussi, j'avais pensé à l'idée de témoigner. Mais pas pour maintenant, parce que je me suis dit « je n'ai pas autant découvert, je ne saurais pas trop dire, je ne savais pas si j'aurais suffisamment de contenu pour alimenter deux épisodes qui durent une heure chacune ». c'est pour ça que je t'avais pas fait par intuition tu te sens prêt là aujourd'hui à dire quelque chose un peu plus on a commencé au début en disant si il y a des gens qui entendent, qui me reconnaissent c'est mon coming out il y a une forme de coming out dans ce témoignage c'était pas le but je pense que comment dire j'ai dit oui par intuition et Parce que j'aime bien ton podcast, je pense que tu poses vraiment très bien les questions, parfois tu challenges ton témoin, je pense qu'en faisant ce process, ça fait partie aussi de ma découverte. à moi t'es en découverte aujourd'hui ? oui je pense toujours c'est pour ça que je t'ai dit je pensais pas que j'allais autant de choses à te dire je me suis dit si je te laisse poser des questions sur moi peut-être j'aurais découvert des trucs sur moi en live Moi, ce que j'entends, c'est aujourd'hui, tu as des rapports sexuels avec des hommes. Donc, tu as une sexualité. Oui. T'en es où ? Je te pose la fameuse question de zéro à cent. Le podcast s'appelle Comment devenir sexuellement épanoui ? Et la question, elle t'est posée à toi. Et du coup, pour qu'on démarre là, aujourd'hui. Tu dirais que tu en es où de 0 à 100 de ton niveau d'épanouissement ? Je dirais 40-50. Je pense que je t'avais dit 50 pendant le pré-entretien. J'aurais dit 40. Ça se réduit. Qu'est-ce qui se passe pour toi en ce moment ? En grand plus. C'est toujours des vécus avec des gens sur les applis. Oui, j'ai pensé immédiatement. Je ne sais pas si ça peut répondre à ta question. J'ai pensé immédiatement à une conversation que j'ai eue sur Tinder avec un mec. Au début, on a tous matché. Je n'ai pas parlé parce que je sais que je ne suis pas dispo. De toute façon, même si on s'est parlé, ça n'apportera pas grand-chose. Donc, il est venu me parler et il m'a dit « J'ai de très jolies photos, etc. » Donc, il m'a dit, est-ce que je peux lui envoyer ma photo de tête ? Je lui ai dit, oui, si tu veux, je peux te donner mon numéro WhatsApp. Il a dit, non, est-ce que tu as Snap, etc. Je n'ai pas de Snap. C'est juste pour montrer sa tête. Ce n'est pas pour me montrer d'habit. Donc, tu n'as pas vraiment besoin de Snap. Donc, je dis, bon, je vais lui mettre ma photo de ma tête sur Grindr directement. il a vu il a annulé le match donc je me suis dit pourquoi c'est pas moi qui suis le plus intéressé par l'autre parce que c'est pas moi qui ai appris le premier pas à parler avec l'autre et c'est pas moi qui suis disponible alors que c'est moi qui se montre en amont et c'est moi qui se fait jouer encore une fois par les mecs donc quand tu dis c'est 40 sur 100 c'est qu'aujourd'hui dans ce que tu considères être ton épanouissement sexuel la place de l'autre c'est à dire celui avec qui tu peux avoir du sexe l'autre est violent c'est un espace violent où tu es rejeté Oui, sur une base, ou dès le début même, c'est pas moi qui suis le plus intéressé entre nous deux. C'est toi qui viens me parler, c'est toi qui me fais des compliments, c'est toi qui voulais qu'on se montre. Donc je me suis montré, alors tu m'as annulé. Pourquoi faire un achat ? Quand j'avais envie, je suis peut-être déçu parfois, mais j'ai quand même eu des rapports sexuels. Mais maintenant, je suis en mode un peu zen, et je me suis fait encore jouer par les mecs. C'est là où je me suis dit, ah oui, quand même. Même si quand t'as pas envie, tu subis ce genre de trucs, toujours. Quand tu dis jouer par les mecs, c'est dès lors que je montre mes photos de visage, je suis bloqué ou le match est annulé. Toi, aujourd'hui, tu cherches quoi ? Tu vois, dans ta vie sexuelle, tu cherches l'amour, tu cherches des plans cul, tu cherches une personne, plusieurs personnes. Des plans cul, c'est classique. Sinon, si l'amour peut arriver, pourquoi pas ? C'est un truc plusieurs. Pourquoi moi non plus ? Mais à la base, je ne cherche rien de sérieux. Pourquoi ? Parce que, comme je t'avais dit, je pense que je ne suis jamais tombé amoureux d'une personne. Donc, je pense qu'au bout des années, ça fait déjà 28 ans que je me considère comme c'est le patin, même si j'avais une relation avec une fille. Donc ça fait 28 ans que je reste célibataire, donc je pense que je me suis construit autour de moi cette idéologie. Ah oui, c'est bien d'être célibat, j'ai l'habitude, j'ai pas besoin de l'autre. Cette idéologie qui sert à la fois à me défendre, à me protéger et à me... À me faire éloigner des autres. Donc il y a ce double tranchant de cette idéologie. Et en gardant cette habitude pendant si longtemps, je pense que j'ai... Je sais pas, j'ai... J'arrive pas à me... Je pense que c'est pas volontaire, c'est juste que cette personne ne vient pas dans ma vie. Je pense que si il y a quelqu'un dans ma vie avec qui je suis tombé amoureux, je pense que je le serais et je m'aurais pas retenu. C'est pour ça que je me suis dit... C'est marrant parce que j'ai une intuition comme ça que je te partage. Je me dis si ton objectif, c'est de rencontrer des gens qui t'apprécient, ce qui me semble pour le moment une bonne idée, en mettant des photos de toi ? tu pourrais, et de ton visage, tu pourrais du coup attirer à toi des gens qui ont vu par l'écrit et par les photos un peu de qui tu es et qui souhaitent te rencontrer un peu plus. Ce qui est violent, c'est que comme tu ne montres pas ton visage, dès lors que tu le montres, tu peux être rejeté. Donc j'imagine que ces gens-là, quand ils tomberont sur ton profil, ils auront les images de ton visage, ils ne te likeront pas. Oui. Mais en revanche, t'en as plein d'autres qui te likeront. Qui aujourd'hui ne peuvent pas te liker puisqu'ils ne te voient pas. C'est ce que je fais quand je voyage. Quand je voyage, je mets mes photos de tête. Pas en France ? Pas en France. Pour les raisons ? J'ai peur de tomber sur quelqu'un qui me connaît. Parce que je mets des photos assez osées. C'est pas des photos comme... Tu pourrais ne pas mettre des photos osées ? J'aimerais bien, c'est dur, sexuellement, sur les applis. au lieu de par mon visage au lieu de par ma tête donc toi t'es heureux de mettre des photos osées donc c'est toi à poil quoi ou dans des positions moi à poil et ça t'es heureux de ça t'as envie si si je dois choisir entre les deux moi je choisis des photos osées Je n'aurais pas mis une photo bien habillée pour dire que je suis à la recherche de mon homme. Du coup, la situation te va, c'est-à-dire le prix que tu payes à ne pas montrer ton visage, puis à le dévoiler et à être violenté. Oui, j'ai l'habitude. je pense que le début de mon parcours de mon démarche sur les applis ça a été un peu décevant et violent mais maintenant j'ai l'habitude ce qui est un peu triste parce que j'aurais jamais fait ça à quelqu'un d'autre mais maintenant je me suis fait ça et je fais ça aux autres aussi donc c'est un peu triste et cette violence que tu décris c'est une fois qu'on a montré son visage d'annuler le match ou de bloquer la personne c'est de cette violence dont tu parles ? Oui, oui. Parmi tout ça, tu as des rapports sexuels avec des hommes, que tu disais. Parfois ça marche, c'est ça que je comprends. Ou peut-être que tu les rencontres dans des bars ou dans d'autres... Non, je les rencontre uniquement sur les applis. Pourquoi ? J'ai jamais essayé d'aller dans le bar parce que je suis célibataire, donc j'ai pas trop d'amis homos dans ma vie. Enfin, j'ai pas trop d'amis en France, en général. Excuse-moi, je comprends pas le lien entre être célibataire et pas avoir beaucoup d'amis en France. Oui, il n'y a pas de lien, je suis d'accord. non je vis tout seul pendant assez longtemps que j'ai pas trop d'amis avec moi qui restent c'est pour ça que souvent je voyage seul je bouge seul donc l'idée d'aller dans un bar tout seul ça me rend un peu mal à l'aise surtout je sais que sur le virtuel c'est déjà violent au réel ça va être encore plus quand tu dois te confronter au regard des gens qui te jugent j'admire les gens qui vont j'en rencontre parfois des gens qui me disent moi je vais au bar tout seul moi je trouve ça en effet très intimidant tu décris aujourd'hui tu vis dans une bulle je sais pas si tu l'as dit là ou si c'était dans notre pré-entretien quand t'as ces rapports sexuels qu'est-ce que t'aimes dans le sexe t'en es où de ton sexe donc tu disais ma sexualité mon épanouissement je suis à 40 sur 100 Parce que je trouve l'endroit de Grindr et de Tinder très violent. Si on va dans le rapport sexuel, tu es nu. Oui. Alors non, pardon, je te raconte une histoire. Imagine, tu es nu, tu es en train d'avoir un rapport sexuel. Tu mettrais de 0 à 100 ou le curseur de ton épanouissement sexuel dans le rapport sexuel ? Là-dessus, j'aurais mis 60 ou 70. Encore une fois, je pense que la raison pour laquelle je n'ai pas mis 100%, c'est plutôt côté protection. Vu que ce sont des rencontres avec des inconnus, donc je fais beaucoup attention là-dessus. Je pense que ça m'a empêché quand même un peu. Je pense que tu avais dit dans des épisodes aussi ? Cette peur d'IST, de maladie. Tu te sens un peu hypochondriaque, tu as des angoisses fortes. Oui, c'est pour ça que j'insiste sur la protection, ce qui est un peu un tabou sur les applis. D'accord. Donc quand tu dis les cabotes, les cabotes, les mecs ne sont pas contents. D'accord. Euh... C'est pour ça que j'ai pas trop osé au lit. J'aimerais bien, je sais pas, j'ai jamais avalé du sperme ou laissé les mecs jouir dans mon cul. Ouais. Ils peuvent, mais avec une capote. Oui, oui. Ce côté-là m'empêche un peu de se lâcher complètement. Oui, c'est ça que tu veux dire. Parce que tu as une crainte qui reste présente. Et du coup, tu aimes quoi sexuellement ? C'est classique. Sodomie, fellation, des embrasses. Des embrasses, c'est-à-dire des câlins, des hugs ? Ou des embrasses, c'est-à-dire ? Rouler des pelles. Très spécifique ? Tu parles super bien français, ça fait combien de temps que t'es en France ? Je suis arrivé depuis 2017, donc ça fait 6 ans. Mais il y a un an où je ne suis pas en France, j'étais en Angleterre. Et t'as appris le français... Quand j'étais en Chine. Quand t'étais en Chine déjà, d'accord, à la fac. Bon après, en vrai, rouler des pelles, si t'évolues dans l'univers Grindr, c'est un propos que t'as déjà entendu. Oui. Toi, du coup, à part cette inquiétude sur les possibles MST, t'es bien dans ta sexualité. Oui. Et du coup, t'as des réguliers, t'as des hommes avec qui tu fais du sexe régulièrement ? Là-dessus aussi, c'est où j'aurais tiré des points de ce pourcentage parce que j'avais eu des réguliers, mais je me suis rendu compte... après que je m'ennuyais assez rapidement même si ce sont des mecs qui me plaisaient vraiment beaucoup le premier coup c'était super et puis quand c'était le deuxième coup c'était à peu près la même chose Même si c'était bien passé, mais après je me suis dit, c'est assez répétitif. C'est un peu la même chose à chaque fois. C'est intéressant ça. C'est intéressant parce que je crois que je l'ai déjà ressenti. Toi, t'es pénétré, pénétrant, caressé, caressant ? Caressant et pénétré. C'est intéressant. Caressant, ça veut dire que toi, tu aimes aller caresser la personne et tu préfères être pénétré plutôt que de pénétrer ? tu me disais pendant le pré-entretien que en tant que toi pénétrant il y a un poids de la performance de la question de performance qui t'a fait devenir passif j'essaie de changer je trouve ces termes vraiment nuls mais en vrai je me prends les pieds j'arrive pas à bien les utiliser mais J'aime pas le côté passif qui sous-entend tout un tas de trucs. Mais on s'en fout parce que j'arrive pas à utiliser les autres termes. Je m'aligne avec toi. Du coup, c'est vrai ça ? Tu te souviens de m'avoir dit ça en premier entretien ? Parce que j'ai commencé ma sexualité en tant qu'actif. Elle a débuté quand, du coup, ta sexualité ? Je crois que c'était la... c'était en été 2021 ok donc il y a un an deux ans à peu près un an ou deux en tant qu'actif et pourquoi ? parce que ça t'excitait plus ? parce que l'occasion il y a moins de risques De Yasté. Mais j'ai eu quelques accidents. Je me suis rendu compte que les mecs, parfois, ils ne se lavent pas. Et puis, j'ai joué assez vite. Donc, je me suis dit « Bon, je vais essayer de ce côté un peu pénétré ». C'est quoi le problème de jouer ? Ça veut dire quoi jouir assez vite pour toi ? J'ai eu un mec qui m'excitait beaucoup. Je pense que j'ai joué une ou deux minutes. Et c'est un problème ? Oui, parce que je me suis dit qu'il a passé du temps à se laver, alors que c'est fini au bout de deux minutes. C'est un peu dommage. Et c'est quelque chose qu'il t'a dit ? Non, c'est moi. Parce qu'on est là pour faire plaisir à l'autre. J'ai toujours cette idée, il faut quand même durer un certain... moment donc 2 minutes ou au moins de 5 c'est un peu trop rapide surtout je sais qu'il faut l'autre qui fasse le lavement qui prend plus de temps donc je me sens un peu désolé à chaque fois quand j'ai joué trop vite et tu lui en as parlé ? à chaque fois que j'ai dit je suis désolé les autres m'ont dit t'inquiète c'est pas grave j'ai pas de gêne sur place mais c'est souvent ressenti au fond Il t'excitait beaucoup, tu as continué à le voir ? Tu le vois encore aujourd'hui ? Non, malheureusement, parce que c'est un mec qui cherche des trucs spontanés, et je n'y arrive pas. C'est là-dessus aussi, c'est ce qui m'empêche de m'ébadouiller pleinement, sexuellement, parce que je ne comprends pas pourquoi les gens cherchent tout de suite, tout le temps. « Spontanéité », ça veut dire « il est 14h et il fait coucou, on baise, rendez-vous à 14h15 ». À peu près comme ça, oui. Donc à chaque fois, il me dit ça. Donc souvent, j'étais prêt à aller me coucher. Il m'a dit « je dois prendre une douche ». Et parfois, il dort. Donc il ne me répond plus. Ça m'est arrivé deux ou trois fois. Donc c'était bon. J'ai arrêté, je l'ai bloqué. Malheureusement.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Tu vois une erreur ? Contacte-nous