Addict aux escorts : je veux les sauver – Antoine 2/2

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Partie 2 – Antoine raconte comment il est tombé dans l’addiction aux escorts et aux drogues après être parti vivre à la campagne.

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Antoine, partie 2 de notre échange. Dans la première partie, on a creusé l'avant-addiction, l'avant-descente. On a parlé de toi à la campagne. Ça veut dire quoi ? De faire face à tous ces hétéros et les différentes stratégies que l'on, dont toi et moi, on a discuté. Oui. Et de ce terrain, de ce terreau où, justement, l'addiction au sexe tarifé et aux drogues a poussé. Tu te souviens d'un déclic où c'était diffus ? Non, je me souviens du déclic, oui. Ouais ? Il y en a eu un ? Ouais. T'es seul. Isolé. T'oses pas appeler des amis. Ils sont loin. T'as pas envie de les embêter avec tes histoires. Parce qu'ils considèrent que tu vis une vie chouette. T'as une belle maison, t'as la campagne. Ton mari est en voyage d'affaires. Tu t'embêtes. Tu vas au sport, t'es tout seul. Tu parles à personne. Tu parles à ton chien, à ton chat. Et puis tu cherches ce grinder et puis t'as des refus. ou des non-réponses. Vous savez, Zappli, ce qui m'énerve, c'est quand je vois le truc, c'est… Non, réponse, c'est une réponse. Bah non, si je vais rencontrer quelqu'un dans la rue qui me dit bonjour, je lui réponds. Tu vois ? Donc, redécouverte des réseaux sociaux, quand même, pour moi, était violente. Parce que tu… J'ai pas les codes, j'ai plus les codes, en fait. Vous êtes en relation ouverte à ce moment-là ? Non, on n'est pas en relation ouverte. On n'a plus de sexualité parce que je suis en dépression. Je suis un peu perdu, je veux savoir si je séduis toujours. Sur Grindr ça marche pas. T'as envie de quelqu'un qui te prenne dans les bras, t'as envie de sexe, c'est bizarre, le sentiment est un peu diffus. Et là tu vas sur un site, dont je tairai le nom, volontairement, parce que j'ai pas envie de refaire la promotion. et là tu vois des pages de garçons qui sont magnifiques en fait sur le papier tu vois qui répondent à ton attente rapidement pour l'argent et ça c'est fait en 5 minutes le prix, la durée et l'endroit Donc, tu y vas. Toi, quand tu vas sur ce site d'escorte, tu te rappelles comment tu as eu l'idée ? Tu es sur ce site, tu as deux parties sur ce site. Je crois savoir de quoi tu parles. Mais ça, c'est important parce que c'est vrai qu'il y a une partie rencontre entre personnes et une partie où tu peux rencontrer des escortes. Ça m'est déjà arrivé en effet de voir que ces deux parties sont poreuses. Et des fois, même sur d'autres applis, ils te contactent. Tu vois ? Où t'as des profils, qu'on va citer Grindr, t'as des fois des mecs qui te contactent. Ou tu contactes un mec, c'est joli, il te répond. Et en fait, il va te dire, je suis en langage codé, escorte. Ou il va mettre un truc, tu vois ? C'est ce qui t'est arrivé ? Moi, ça, ça m'est arrivé après. Après, ouais. Mais ma question, c'est là, on est dans le déclic. Le déclic, c'était la première fois, c'était vraiment sur ce site. Où c'est un peu pour eux, ouais, bien sûr. En tout cas, ça te donne l'idée, ça rend accessible la chose, c'est sûr. Alors qu'on sait qu'en France… Sinon, on sollicite un escort, c'est punissable. Là, c'est sur Suisse, en fait. Ça se passe en Suisse. Bah, t'y vas. Tu vois, et en fait… Je me rappelle un de tes podcasts sur la taille du sexe ou sur comment… C'était quoi ? La boussole, je me rappelle. Et là, tu te retrouves avec un garçon qui a quelque chose d'assez… pas commun on va dire donc poppers et puis on propose du GHB donc t'en prends ça se passe bien au bout d'une heure parce que ça fait mal au début quand même tu vois donc ça va te soulager donc tu prends ce truc là pour désinhiber un petit peu À ce moment-là, c'est quoi ta… et je fais une petite parenthèse, en fait, il y a des travaux, et je pense que les auditeurs, auditeuristes doivent l'entendre, j'aurais dû le dire dans la partie 1. Nous sommes en travaux, effectivement. Nous sommes en travaux. Non, mais il y a des travaux qui font vibrer l'intégralité de l'immeuble. À ce moment-là, c'est quoi des drogues ? Parce que là, il y a quand même un déclic, le glissement où on dit, je fais du sexe tarifé, il a une grosse bite, il me propose de la drogue, j'en prends. Je ne sais pas si c'est arrivé. Donc lui, l'escorte que tu payes, t'offre de la drogue. Pourquoi pas ? C'était quoi tes préjugés ? Aucun préjugé, surtout que mon premier extra j'ai pris à 35 ans, première expérience c'était à 35 ans, la drogue dure, et puis après j'ai arrêté, mais là j'ai repris en fait, c'est pas quelque chose que j'ai connu jeune. On est en quelle année ? On est en 2022, t'as dit. Donc le chemsex, on en parle déjà en 2022 ? On commence en 2022. Mais toi, c'est… Avant, non. Donc t'as plutôt des préjugés positifs sur les drogues dures ? J'ai pas de jugement, en fait. Parce que j'étais addict à la cocaïne à un moment, entre 2007-2009. J'ai pas… Et je m'en suis sorti. Mais je n'ai pas de préjugés. Je n'ai pas jugé les gens qui prennent de la drogue. Je suis plutôt nature curieuse. Donc pourquoi pas ? Je me dis que ça peut être cool. Je suis avec un mec qui est joli, qui a une grosse bite. Je n'ai pas envie de me bloquer sur le truc et de profiter au truc pleinement. Enfin, je suis avec quelqu'un et je vais baiser correctement. J'ai grandi dans une famille où il y a beaucoup d'alcoolisme et donc j'ai grandi avec l'idée qu'alcoolique un jour, alcoolique toujours. C'était une personne alcoolique qui m'a dit ça. C'est notre adage que je dirais tout à l'heure. Toi, tu veux le dire maintenant ? Escorte un jour, escorte toujours. Ok, je préfère qu'on parle en nos noms, parce que tu n'es pas escorte. Non, je ne suis pas escorte du tout. Donc on ne va pas parler en leurs noms. En revanche, moi je grandis avec cette idée-là. Toi, tu dis « je suis addict à la cocaïne pendant plusieurs années, je m'en sors ». Et à ce moment-là, tu ne te dis pas « les drogues dures, ça devient interdit pour moi ». Non, parce qu'à l'époque, il n'y avait pas les drogues de synthèse. En 2007-2009, tu n'avais pas tout ce qu'on connaît maintenant, tu vois ? Donc, tu n'avais pas non plus la même facilité. Maintenant, c'est super marché. C'est assez hallucinant. En fait, pour moi, dans un parcours d'addiction à la cocaïne, est-ce que tu te rétablis avec des professionnels de santé ? Alors oui, mais surtout avec une stratégie de remplacement. Et ils te disent pas, la drogue dure c'est fini monsieur ? Non. J'ai une stratégie de remplacement à l'époque. Et là je fais la même chose. Ma stratégie de remplacement c'était, à l'époque c'était 90 euros, 100 euros le gramme de coke, je me prenais des places à l'opéra, aux concerts, je faisais des voyages. Le même tarif pour pas avoir les sous. Mais je m'en suis sorti, je suis sorti de cette relation toxique que j'avais à l'époque avec le garçon qui m'a entré dans la cocaïne. Donc t'as vu deux choses en même temps. Mais t'es d'accord qu'il y a une répétition là ? Il y a une répétition. Mais que sur le moment, avec l'escorte, tu ne vois pas que la répétition se répète ? Non, parce que j'ai… C'est un truc, je sais que c'est dangereux si tu prends de l'alcool, tu peux en mourir, etc. la dose est minime, pourquoi pas tu vois et tu sais que c'est pas une drogue addictive tu penses que c'est pas une drogue c'est mortel comme drogue parce qu'il y a beaucoup de morts quand même donc je prends un risque mais là à ce moment là j'avais envie de profiter du moment Vraiment ? Je te demande, est-ce que tu as des préjugés, c'est-à-dire des opinions autour de la drogue ? Tu me dis non. Et là, tu me dis, je sais qu'on meurt de l'AG. Du coup, c'est oui. Tu es informé, tu sais ce que c'est les drogues. Informé que si tu mélanges l'alcool et du GHB, tu as un risque mortel. Ok. Moi, je ne sais pas ça. Donc, il ne faut pas ? par contre il faut sauver la consommation et voilà après tu as des préventions dans différents sites à Paris où tu expliques et même des sites internet qui sont ouverts au public tu peux voir ils font des mélanges de drogue ce qu'il ne faut pas faire tu rentres dans ça sans avoir l'impression de glisser et donc tu dis oui à cette drogue j'ai passé un bon moment c'est bizarre ça doit être coûteux moi si mon métier c'est travailleur du sexe je donne pas de la drogue à quelqu'un il y en a qui sont dealers ouais et tout à l'heure tu disais escorte un jour escorte toujours j'étais un peu repris sèchement parce que je me suis agressé mais je trouve que c'est un peu gratuit mais c'est parce qu'en fait toi ce que tu exprimes c'est que t'as une dent contre ce métier J'ai pas une dent contre ce métier, mais t'as des attitudes, je trouve ça dommage. En fait, dans mon sentiment, un moment, j'ai rencontré beaucoup d'escortes, j'ai dépensé excessivement beaucoup d'argent, mais j'avais un moment un syndrome de réparation, c'est-à-dire que je voyais des garçons, la plupart latino-américains, qui racontent des histoires qui te frontent le cœur des fois, tu vois. Et en fait, tu t'aperçois que c'est toujours une histoire. Et donc, tu… T'as envie de les sauver. J'ai envie de les sauver, de les aider. De sortir de la drogue. Parce que j'ai vu des garçons… Hein ? Très jolis garçons. Magnifiques. Ils sont tombés dans la Tina, la méthamphétamine, en fait. Et en un an, il a maigri. Et son sourire a disparu, en fait. Son regard est devenu noir. Comme toi. Ouais, à l'époque. Et là, j'ai voulu l'aider. Et un garçon magnifique, en fait. Physiquement, intelligent, etc. Et je l'ai vu… fondre. Ça, c'est douloureux. Comme la personne trans du tram. T'as souvent envie de sauver les gens ? Ouais, c'est le syndrome de la réparation, je sais pas pourquoi. Il faut que je pense aussi à moi, d'abord. Mais j'aime pas voir les gens souffrir. Moi, j'adore… Ouais, mais j'aime pas avoir à en souffrir, en fait. Parce que je sais que la douleur que c'est, en fait, en moi, c'est insupportable pour moi. Moi, c'est un endroit très problématique dans ma vie, parce que je crois bien faire et souvent, ce que j'offre à l'autre… Comme je veux le sauver, c'est pas l'écoute dont la personne a besoin, c'est pas la présence dont la personne a besoin. Et je crois que je le fais parce que c'est un endroit de pouvoir où en fait, face à ma détresse, moi j'y arrive pas et ça m'inonde. Mais face à la détresse de quelqu'un d'autre, j'arrive à mieux croire que je peux en faire quelque chose, je peux faire quelque chose pour aider, et ça m'apaise. Donc au final, c'est moi que j'essaye de sauver. Toi, ça te parle, ce que je viens de dire ? Ça me parle tout à fait, parce qu'en fait, en échangeant avec beaucoup d'escortes… On va parler de la première rencontre, tu vois, la drogue, mais après, ça a glissé sur… Je ne restais pas une heure, mais plusieurs heures. Et puis après, une nuit, ce qu'on appelle « overnight », et puis après, un escort, tu ne faisais pas après… J'en appelais plusieurs, tu vois, parce que tu as un chemin où, en fait, plus tu prends la drogue, plus tu as envie de sexe, plus tu dures longtemps, tu vois. Je me suis retrouvé à ne pas dormir pendant 60 heures, tu vois, c'est ma rivée, tout en travaillant la journée. T'as envie de les aider, en même temps tu échanges, tu vois, avec ces personnes. Des fois elles sont sincères, des fois elles sont dans un système de manipulation pour te soutirer le maximum de temps, donc d'argent de toi, tu vois. Mais… Ça m'a aidé parce qu'en fait, parler avec des personnes qui sont dans la difficulté comme moi, qui ont peut-être des problèmes ou un hétérofertile, je ne sais pas quelle pathologie. J'ai entendu hétérofertile. Non. La plupart sont hétéro ou bisexuels en fait. Ah oui ? Les latino-américains, oui. Certains sont homos. Mais… Tu vois une grande détresse, ils sont loin de leur pays, très loin, on parle d'un centre de réparation, mais en fait ça m'a aidé de leur parler avec eux, la drogue m'a aussi ouvert l'esprit, j'avais des flashs qui venaient depuis longtemps dans ma vie en fait. c'est avéré que j'étais abusé sexuellement à 6 ans qui était confirmé par un travail que j'ai fait dessus donc ça m'a ouvert donc l'addiction que j'ai eu m'a ouvert sur d'autres choses tu vois quand tu aides les autres t'as un échange mais ça t'aide toi même donc je suis d'accord avec toi parce que les questions que tu poses c'est des questions que tu devrais te poser à toi même et les réponses qu'on te donne c'est peut-être des réponses que toi tu peux donner donc en fait tu te déculpabilises tu vois tu te dis j'ai pas à travailler sur moi en fait si tu travailles sur toi et en fait moi ça m'a ouvert plusieurs choses et j'ai réussi à comprendre plusieurs choses donc pourquoi maintenant c'est je choisis mes batailles je reste silencieux je vais diriger mon énergie sur les personnes qui en ont vraiment besoin tu vois comme un jeune homo ou un jeune trans ou homme ou femme ou une jeune fille qui est un peu qui se sent mal à l'aise tu penses qu'il en a vraiment besoin Mais je serai attentif. Je vais le revoir. Je ne vais pas me mettre loin, mais je serai attentif. Je ne vais pas non plus être intrusif. Au final, ça me parle parce que certainement, je dois prendre la responsabilité, je fais parler les gens sur ce podcast parce que moi, je n'arrive pas à parler. Je suis à peu près sûr. Certainement. Je te comprends bien. Ramène-moi dans le… On a eu le déclic, on a fait la première fois avec l'escorte, tandis que le mari n'est pas là. Et après, là, tu parles de plein d'escorte et de nombreuses heures. Là, à ce moment-là, le mari est toujours en voyage ? Une fois, j'avais rencontré un mec… Vous vous êtes séparés au milieu ? Non, non, non, on n'est pas encore là, tu vois ? Comme je te disais en début, en première partie, c'est que le couple Covid, après l'isolement, etc., pas de travail pour moi, travail pour lui, expérience professionnelle un peu, machin, enfin, voilà. Un isolement de plus en plus dur, tu vois, une solitude de plus en plus dure, donc plus d'attirance sexuelle pour mon partenaire, plus de désir, plus de sexe avec lui. Donc, Roger, sur Grindr, tu n'as plus envie de perdre de temps, tu as essayé un escort, tu vois que ça va vite, tu as un peu des ressources financières, donc tu y vas. Et en fait, je me rappelle d'une fois… Où je suis allé chez un mec, c'était pour prendre… Ouais, pour acheter du G. C'était ça. Chez un escorte. Et le mec dit, achète-en avant, y'a pas de problème. Et en fait, là, il me dit, tiens, fume. Il y avait une pipe, donc il me fait fumer. Ouais, pourquoi pas ? Je fume, et on commence à discuter, tu te désinimes un petit peu et tout. Et là, je sors de la salle de bain, un mec que j'ai pas vu, et un mec qui était joli, tu vois. Et là, c'était vraiment le déclic, là où j'ai vraiment glissé dans le… dans le chemsex, l'addiction. Ça a commencé à ce moment-là. Parce qu'on a commencé à 3 et puis après ça a duré avec… Puis après on était à 2. on a fini tous les deux avec ce garçon qui était vraiment très beau bête de sexe donc le sexe était là donc là c'est deux escortes ? ouais deux escortes au début, celui qui m'a fait fumer et puis après t'as l'autre qui est arrivé que t'as aussi payé après je suis parti avec le second on est resté presque un week-end ensemble le sexe était extraordinaire on était sous drogue, on dormait pas il y avait une espèce de truc mais c'était complètement superficiel en fait Ce garçon-là, l'escorte, je l'ai revu plusieurs fois, mais des nuits, des jours entiers, et on prenait beaucoup de drogue, beaucoup, beaucoup, beaucoup de drogue. De plus en plus, tu vois. Mais le sexe, tu baisses pendant des heures et des heures, quoi. Et c'est juste… Je sais pas, t'es dans un autre monde. T'es complètement… T'as envie d'encore plus, tu te sens bien avec lui, tu le trouves beau, tu le trouves magnifique, le sexe est génial, etc. T'es… Ça trompe de partout. Ouais, ouais, là, je… C'était… Ouais, tu te dis, je compte aux yeux de quelqu'un, tu vois ? Sexuellement… Enfin, je sais pas, il y a une sorte de connexion, mais avec le recul, c'est une connexion complètement superficielle, en fait, hein ? Altéré par la drogue ? Complètement, oui. Et par le fait que c'est payé ? Non, parce que tu oublies en fait, tu t'en fous. L'argent là… tu t'en fous, les heures passent, tu es là dans le moment. Tu vois ce qu'on appelle les heures passent et passent et passent, et tu oublies le truc. Tu es sur une autre planète. Recitues-moi chronologiquement, vous vous séparez en 2022, tu commences l'escorte et la drogue. Je sépare en 2023. Et un an plus tard ? Ouais, un an plus tard, ouais. Avec une séparation, ouais. Qu'est-ce qui déclenche la séparation ? Bah en fait, déjà mon départ dans une autre ville. Le fait que financièrement, il s'aperçoit qu'il y a des gros, grosses dépenses. Qui ne comprend pas. Parce que tu utilisais l'argent commun ? Ouais, et puis surtout mon argent. Que je participais pas aux frais communs en fait. des questions, j'évite les questions, je parle plus comme je commence mon boulot dans une nouvelle vie t'es tout seul tu recommences le truc en fait et tu tombes dans un cercle où tu travailles tu rentres, t'es fatigué t'as envie d'échapper au truc t'as plus de relation avec ton ton mari. Alors tu m'as perdu, vous vous séparez parce qu'il se rend compte qu'il y a des trous ? Parce qu'il se rend compte que je lui mens, il se rend compte que je ne lui dis pas la vérité, que lui aussi il souffre, il s'inquiète, que même s'il y a un certain rejet de sa part… Et donc, ça se creuse. Donc, il te confronte. Il me confronte à chaque fois. C'est lui qui te dit, je veux arrêter cette relation. Et c'est ça qui fait que tu pars ? Non, non, non, je suis parti avant. Je suis parti en avril dernier, en avril 2023. Tu pars parce que tu dis… Non, j'ai un nouveau boulot. J'ai un nouveau boulot, hop, je vais partir. Non, je me dis, je vis dans une ville, dans la campagne, donc ça peut bien se passer, mais en fait… C'est à ce moment-là, donc il y a à la fois les escortes, la drogue… Le boulot. Le boulot, ton mari. Ouais. Et en fait, tu fais tout ça sans que lui sache. je dois assurer mon nouveau travail je cours entre les trains le soir je me défonce la tête je vais au boulot quand même lui il est où ton mari ? il est à la maison à 300 kilomètres Ah oui, l'escorte et le chemsex, c'est venu, vous habitez encore ensemble, mais après, tandis que tu déménages, là, tu as encore plus de liberté chaque soir et de solitude dans une nouvelle ville. Exact, on est toujours ensemble, légalement, on est toujours ensemble. Et puis je reviens dans le domicile conjugal. Enfin, voilà. Je lui mens. Des fois, j'arrive à… Je suis complètement… J'ai pas dormi pendant des jours et des jours, 60 heures. Je t'ai dit, 48 heures. Complètement défoncé. J'ai passé mes nuits à baiser. Et voilà, quoi. Et donc… Enfin, je sais pas, c'était bizarre comme sentiment. Destruction, ça c'est certainement. Destruction du couple, oui, tout en voulant le protéger. Ne pas lui dire ce qui était réellement passé, parce que les escorts te manipulent. Certains, pas tous, attention. Certains vont me droguer, vont me donner des trucs, j'en rappelle j'étais avec deux escortes, ils m'ont donné plein de trucs, j'ai pas trop compris donc j'ai paniqué, et je suis parti. D'autres qui vont te voler, enfin des trucs… Ils t'ont volé quoi ? De l'argent, des petites choses chez moi, des trucs ridicules. D'autres, non, qui sont très correctes. Je ne fais pas une généralité sur les escortes. D'autres qui m'ont vraiment marqué, parce que par leur gentillesse et leur douleur aussi, j'en ai parlé d'un. D'autres qui m'ont fait peur, très peur. D'autres… Ouais. C'est un mix de sentiments. Tu as des douleurs qui se confrontent en fait. Et tu as un besoin financier de l'autre, tu as un besoin d'infection d'un autre côté. Mais tu sais que l'escort, lui, il est tout seul. Il a besoin d'argent pour vivre. Toi, tu as besoin d'infection, d'un corps, de sexe. Donc tu te rejoins sur ça. Mais sachant pour l'un que c'est un travail, tu vois, c'est 9h, 17h grosso modo. Et pour toi, tu cherches autre chose, peut-être l'homme de ta vie ou quelqu'un que tu pourras sauver. Mais non, ça ne marchera pas parce que c'est un boulot pour eux. Il y avait une part de toi qui, quand tu trouvais un escorte et que tu le payais, tu tombais amoureux, tu avais envie que ce soit l'homme de ta vie. Oui, il y en avait un. Deux, trois, comme ça. Tu t'es dit, je vais pouvoir les sauver. Je vais pouvoir les sauver, dont un, je m'en rappelle, on m'appelait, on m'a surnommé El Cayuda, en espagnol, c'est-à-dire celui qui aide. C'est qui, on ? Certains, c'est les escortes. Ils se parlent entre eux, c'est une communauté ? Ils se connaissent, oui. Surtout les latino-américains se connaissent très bien. Ok. Il y a des mecs très très gentils. Comment t'as su que t'étais surnommé ? Parce qu'il y en a un qui me l'a dit. Parce qu'ils parlent entre eux. Puis après, voilà, ils parlent entre eux. Donc je trouvais ça sympa sur le moment, tu vois. Mais en fait, c'était plus… Moi, c'est moi qui me perdais, en fait. Il y en a un qui m'appelle en larmes. J'étais au travail et je sais qu'est-ce qui se passe. Et il me dit, ouais, mon père a une crise cardiaque. Je sais pas comment faire, etc. Faut que j'en parte en Colombie. Je sais pas à qui m'adresser, tu vois. Donc il était vraiment en larmes. T'es pas bien, ce garçon. Donc je l'ai aidé pour payer son billet d'avion pour retourner en Colombie, mais après j'ai plus de nouvelles, il m'a dit je te rembourse, il a disparu quoi. Donc quand t'as un terreau de dépressif, quand t'as un terreau de fragilité, quand t'as un syndrome de réparation, quand tu vois des personnes en face de toi qui sont dans le besoin et qui comprennent qui tu es… Bâter une proie, en fait. Et ça, tu t'en es rendu compte ? Est-ce que pendant, tu avais des intuitions ? Pendant toutes ces rencontres, tu avais des intuitions quand même ? J'avais des trucs, mais je me laissais faire, en fait. Parce que j'avais pas envie de choisir la bataille. Ma bataille, c'était pas de ce moment-là de… C'était plutôt me détruire. Parce que mon couple n'allait plus. Donc je me disais à quoi bon en fait. Donc t'es une descente au fur et à mesure. T'as pas envie de lutter. Tu te laisses aller, tu te laisses faire. Tu t'en fous. Tu vaux moins que rien, tu réussis pas à sauver ton couple. À quoi bon quoi ? Donc c'est vraiment une descente. Toi, tu disais que tu gérais tout en parallèle et qu'en fait, les gens n'ont jamais su. Non. Mais que t'as maigri, c'est ça ? J'ai maigri, j'ai perdu 10 kilos. Celles et ceux qui t'ont fait des remarques, c'est autour de ton poids. Au travail. Mais ils ont compris qu'il y avait une détresse ou ils ont dit, ah tiens, t'as maigri ? T'as maigri. Ils n'ont pas compris. Certains m'ont dit, mes amis proches, mais on ne savait pas que c'était aussi catastrophique, en fait. Ils auraient pu ? Pardon, tu te rappelles ? une copine qui était en larmes si je les avais su tu aurais dû m'appeler j'ai fait non j'avais pas envie d'appeler quoi que ce soit quoi mes amis proches ne savaient pas et certains m'ont dit ah je comprends maintenant je regrette quand tu m'as dit est-ce que tu veux venir me voir à Bâle j'aurais dû comprendre que j'avais besoin d'aide à ce moment là et en fait j'ai fait non t'as rien à te reprocher c'est moi qui aurais dit le plus clair en fait en disant j'ai besoin d'aide mais j'osais pas le dire hum hum hum hum J'ai appelé trois personnes. Tu les as appelées en disant, coucou, comment ça va ? Comment ça va ? Normal, enfin voilà. Oui, c'est ça. Tu ne peux pas venir à bas, elle me voit, etc. Ben non, je ne peux pas. Et puis une autre, j'avais dit, on m'appelle, le message commençait par once in a lifetime, j'étais vraiment au fond du trou, j'aimerais bien que tu viennes ce week-end. Elle m'a répondu, je t'appelle demain. Je me suis dit, ok. Pour une fois, j'ai dit besoin de quelqu'un, elle m'a répondu, non, je ne peux pas venir. j'ai pas compris pardon ton texto c'est quoi once in a lifetime pour une fois dans la vie je te demande de l'aide j'ai vraiment envie que tu viennes là me voir j'ai besoin de toi ton texto était là pour le coup très direct je t'appelle demain bon tu te trouves tout seul donc tu recommences t'appelles un escorte et tu continues à l'espèce de solitude et tu retombes tu prends différentes drogues de synthèse depuis le début, et j'ai bien pris soin de ne pas le dire, je comprends que ton discours, tu l'incarnes comme tu veux, comme tu peux. Est-ce que tu voudrais essayer de dire « je » ? Parce que tout ton discours, c'est « tu ». Tu mets à distance et c'est peut-être une bonne façon pour toi de raconter sans avoir trop mal. Comme je disais tout à l'heure, les mauvais moments, je les oublie. le tu est un autre le tu est un autre, le tu est le passé c'est une expérience que j'ai eue j'assume ce que j'ai fait entièrement je juge mais c'est vraiment la personne qui a passé ce chemin en fait seule C'est pas moi en fait. Je… Je peux pas me… Je prends tellement attention aux autres que je peux pas me détruire, tu vois. Et là, j'étais en sentiment de destruction. Donc oui, je dis, je le tue, c'est aussi une state… Mais c'est toi. C'est moi. Et en fait, notre problème, c'est que c'était toi avec la cocaïne dans les années 2000. C'est toi avec… Et je te le dis de façon aussi directe parce que je me dis, c'est une question de vie ou de mort. Parce que si c'est pas toi, ça peut se reproduire. Parce que du coup, t'es… C'est pas vraiment… Tu vois ce que j'ai… Elle vient peut-être de là ma surprise, quand en fait t'as un passé addict et que tu retombes dedans… Et peut-être que, ouais, j'étais assez surpris. Bien sûr qu'on peut retomber dedans. J'ai pas de jugement, mais je me dis juste, t'as tellement mis à distance et oublié que les choses peuvent se répéter, non ? Et maintenant, vu que je travaille vraiment profondément sur moi-même, j'admets et j'accepte ce que j'ai fait. Je sais qui je suis, grosso modo. Je sais que l'abus sexuel a été là, je l'ai accepté. Donc je commence vraiment à trouver la racine de l'addiction, la racine du mal-être. Donc j'insiste sur ce que je te dis, je choisis mes combats maintenant, ce combat il est là. Donc ça c'est, avec la drogue, des flashs te reviennent ? Est-ce que tu souviens ? Est-ce que tu souhaites en parler ? T'es pas du tout obligé ? Oui, les flashs, j'avais des images qui me restaient en tête, c'était un spray au poivre, en forêt, après ça a été une cuisine, une lumière au-dessus d'une table, quelque chose d'un peu… voilà j'ai ces deux images alors un spray au poivre c'est à dire la petite fiole qui est par terre dans une forêt non voilà dans les yeux tandis que tu es dans une forêt voilà j'ai ces images et j'ai travaillé dessus et en l'autre c'est tu es dans une cuisine c'est une lumière blanche au dessus de moi et je suis sur une table en fait sur le ventre hum Donc je travaille dessus, donc je commence à trouver la racine de tout ça, tu vois. Tu amènes donc ces flashs chez un thérapeute ? Ouais, et qui m'en parlent, on travaille dessus en ce moment, et voilà. Et… Là, je trouve la racine. Le déclencheur de tout ce mal-être, cette addiction, ce manque de confiance en soi, ce besoin d'aider les autres, ce besoin de toujours plaire aux autres, tout ça, je vois la racine. ça m'aide vraiment le fait les escortes étaient une addiction j'ai perdu mon couple j'ai perdu notre maison j'ai perdu beaucoup d'argent j'ai pas perdu mon temps parce que j'ai appris beaucoup de choses sur moi j'ai un intérêt fertile à la dépression et à l'addiction mais par contre maintenant je pense être un peu plus armé pour pouvoir dire aux autres j'ai besoin de toi j'ai besoin d'aide et pour mettre plus en avant T'en es où justement aujourd'hui ? Est-ce que t'as arrêté ou tu continues les escorts ? Je suis totalement sobre, tant sur la drogue que sur les escorts depuis quelques mois. J'ai repris une sociabilité, c'est-à-dire que j'intégrais des groupes de sport, ce qui me sauve. et puis je suis complètement ouvert on me pose des questions je réponds comme je dis c'est un chemin de sincérité encore hier soir une copine m'a dit je peux te poser des questions sur ta sécurité oui vas-y j'ai rien à cacher en fait c'est à toi après si tu veux l'entendre et l'accepter tu vois tu sors un peu du silence dont tu parlais dans l'épisode précédent et donc non maintenant sincérité je réponds aux questions et je pense plus à moi maintenant je suis accepté la solitude Je peux rester un week-end tout seul. Il faut que tu m'expliques comment tu fais. Donc j'ai réussi maintenant à me dire, et justement, ce que je reprochais avant, écouter l'air pousser, maintenant j'arrive à passer des moments comme ça, je ne sais pas, en méditation ? Voilà, j'accepte ma solitude. Ce qui est bien… C'est venu comment ? C'est venu par la force des choses, en fait. Soit j'appelais un discours sur la drogue, soit je restais sur mon lit ou j'allais me balader. En fait, je voulais comprendre. Aujourd'hui, tu dis dans le chemin, j'arrive à mieux gérer ma solitude. C'est grâce au travail thérapeutique, tu dis, on travaille sur la source ? D'où viennent mes réactions émotionnelles, etc. Le fait que je sais d'où vient mon mal-être, etc. Ça me soulage. Je vois la racine. Donc j'y suis, tu vois. Je sens qu'on est au max aujourd'hui de ce que tu as envie ou de ce que tu peux raconter. Tu es d'accord ou pas ? Ouais. Ok. Ça, c'est un oui. Je disais ça, je voulais le verbaliser parce que je sentais que mes questions étaient autour, justement, de la racine du travail que tu fais. Là, je suis là, en fait. Je suis devant. Et puis, c'est nouveau. Tu dis que c'est quelques mois, donc tu es… T'es en plein chemin, quoi. Donc il y a aussi des mots qui n'ont pas besoin d'être posés tant qu'ils n'ont pas germé, quoi. Exact. Mais je suis plutôt dans une démarche positive. Et j'ai l'impression… C'est mon expérience, c'est mon chemin de vie. mais j'ai l'impression des fois j'ai besoin d'aller au fond du du dark pour pouvoir ressortir tu vois peut-être la métaphore du phénix me brûler entièrement pour pouvoir renaître je sais pas autre chose parce que là 14 ans de vie qui se finissent passage escorte la drogue nouvelle vie dans une nouvelle ville peut-être que j'ai besoin de me brûler entièrement pour pouvoir aller sur un autre chemin maintenant Je pense que c'est ça. Mais là, sachant où sont les racines du mal. Je ne suis pas fan. Je ne sais pas si… Est-ce que j'ai le droit de le dire ? Tout à fait. J'ai pas la réponse, mais je t'offre moi… Moi, je continue à projeter sur toi. Moi, le Guillaume enfant, il est vachement présent pour moi. Donc, je pense que la raison pour laquelle je suis moins fan de ce que tu viens de dire, c'est que moi, j'ai besoin. Et c'est vraiment le jeu. Attention, ce qui est vivant pour toi, c'est super. Et si je me mets dans tes chaussures, je comprends. Là, je suis dans mes chaussures de Guillaume comme… Je trouve que c'est tout un chemin de reconnecter avec le Guillaume enfant, le Guillaume adolescent qui s'est mutilé, écrasé, déformé. Le moment où je lui dis « Phénix, je vais tout brûler pour repartir à zéro », il y a une panique en moi, c'est ça que j'avais envie de te partager. J'ai plutôt envie qu'il laisse dans mon temple, dans mon château, Avec tant de pièces. Il y en a plusieurs où il est là, il est chez lui. Parfois, je me rebalade. C'est lui, c'est cet enfant-là. À 8 ans, je faisais un journal. J'avais écrit mon propre journal. sur l'ordinateur familial que j'avais imprimé c'était 10 pages recto verso que j'avais imprimé puis agrafé et je passais de porte à porte pour le vendre je ne sais plus le journal s'appelait le petit figaro jeunesse de droite c'est faux mon père lisait le monde mes parents, ma mère et mon père lisaient les échos et le monde les échos c'est un peu de droite peut-être Bon, on s'en fout, mais c'est bizarre d'avoir nommé mon journal Le Petit Figaro. Le Petit Figaro ? Peut-être en référence à une pièce de théâtre ou à un opéra, je ne sais pas. Non, j'avais 8 ans, je n'y connaissais rien. Bon, on s'en fout, c'était une parenthèse, mais c'est cet enfant adolescent-là qui est en train de faire ce podcast ? Tu vois ce que j'essaie de dire ? T'as raison. Et il y a un truc où souvent, cet enfant adolescent-là, il a plein d'idées pour moi. Quand je reviens à cet endroit et que je me reconnais avec cette créativité première, le Guillaume d'aujourd'hui, de 2024, peut apprendre beaucoup de cet enfant que je ne souhaite pas brûler. Alors, je ne te parle pas de l'enfant brûlé. Je te parle de… Antoine ? T'inquiète. Je te parle d'Antoine qui se brûle. Là, l'enfant de 6 ans qui a été abusé, je suis en train de prendre soin de lui. C'est là les racines, en fait. C'est pour ça qu'on ne va pas aller plus loin sur ce sujet, parce que c'est là. Et il y a un bouquin que je lis de Thich Nhat Hanh, un moine bouddhiste vietnamien, qui a écrit un bouquin, c'est « Prendre soin de l'enfant intérieur ». Voilà, j'en suis à ce niveau-là. Je n'ai pas abri l'enfant, parce qu'il est toujours là. Lui, il est vraiment… Il est là. Toi, tu écrivais. Moi, à l'époque, j'offrais des bouquets de fleurs aux voisins. Je créais des pièces de théâtre. Je faisais des spectacles pour la rue. J'ai reproduit. C'était quoi, le truc ? Un costume d'époque. L'assassinat d'Ile-de-Guise, le château de Blois, par exemple. Je faisais tout ça, cette création. Je faisais plein de choses. Et ça te parle, toi, aujourd'hui ? Moi, les enfants, ils m'adorent. Avec moi, quand je suis avec des enfants, on crée. On fait des trucs, des machins, des cabanes, des déguisements, des maquillages et tout. Et on a tué ça, quelque part. Parce qu'après, je suis enfermé, tu vois. On a tué cet esprit de créativité, mais je suis toujours au fond de moi, j'adore créer, j'adore faire des fêtes, j'adore ce genre de choses, tu vois. Mais j'en suis là. Tu vois, donc je suis d'accord avec toi. Mon petit, on a chacun un petit enfant, mais moi, il a été stoppé. Voilà. Là, le *** qui ne me plaît pas a été brûlé. Donc, il est là sur un autre chemin. Il a envie, envie, envie que le petit *** ressorte. Mais pour moi, c'est un signifiant pas du tout étonnant. Parce que c'est rare que les gens se… Tu as décidé d'avoir un pseudo et tu réfutes cette décision en te mentionnant. Est-ce que ça te va qu'on termine là-dessus ? Ou est-ce que tu as une conclusion de dernière bafouille ? Non, du tout. podcast m'aident beaucoup. J'en ai écouté beaucoup. Dont un, je trouve la maturité des garçons vraiment extraordinaire. Plusieurs podcasts m'ont vraiment plu. Dont un qui parlait d'une relation de 14 ans et comment tu pouvais aborder les discussions. Par contre, il y a un sujet que j'ai du mal encore. C'est la notion de couple ouvert. Ça, j'ai du mal. J'ai vu dans un de tes récents sondages que ceux qui étaient célibataires et ceux qui étaient en couple ouvert, c'était à peu près égal, égal. J'ai encore du mal avec les notions de couple ouvert, en fait. C'est-à-dire, pour toi, tu as du mal à t'imaginer être en couple ouvert ? Alors, couple ouvert où chacun va voir de son côté, je trouve ça un peu ridicule. Couple ouvert où tu fais venir quelqu'un, où tu vas voir des mecs, oui. Mais où chacun… Non, je trouve ça un peu… Voilà. C'est mon avis. Peut-être une autre génération qui parle à ce moment-là. Je ne sais pas. Merci Antoine. Oui, Guillaume. Du coup, je flippe de dire le mauvais prénom. Merci pour ton témoignage. Merci de m'avoir accueilli, malgré les travaux. Ça a vibré, c'était bien. Ah ouais. C'est top. C'est peut-être une image autour de la réparation des fondations. Exact. J'ai l'impression que c'était les fondations de l'immeuble qui étaient en train de… Ou nous, nos fondations, en fait. Peut-être. Nos fondations. C'est ça qui est bien. Il faut que ça vibre. Parfait. Ça va ? En fait, je peux m'y pourregistrer, là ? Alors, attends.