D’escort à la sexualité débridée au blocage total – Robin 3/3

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Partie 3/3 du témoignage de Robin

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Vous écoutez la troisième et dernière partie de ce témoignage. Regardez les épisodes précédents pour la première et la deuxième partie. Tu arrêtes l'escorting et je disais en fin d'épisode précédent que j'ai utilisé le terme rebondir et t'as dit ouais c'est un bien grand mot. Qu'est-ce qui s'est passé après 25 ans ? Arrête l'escorting, tu t'en sors. Ça y est, je me suis concentré sur mes concours pour en réussir un. Ce qui était loin de ce que j'aurais voulu faire. J'ai vraiment revu mes ambitions à la baisse. Mais il me fallait de la sécurité et puis m'assumer seul. Parce qu'à 25 ans, mes parents n'allaient pas suivre longtemps. Une fois que j'ai sécurisé ça, après… Après, c'est là où le chemin a vraiment commencé. Je pouvais enfin payer un psy pour voir ce qu'elle n'est pas. Une psy d'ailleurs qui a mis les mots sur les abus ou les choses que j'avais pu vivre. Que j'avais complètement nié ou pour lesquels je pensais que c'était moi le coupable. Ça m'a aidé à entamer ça. Tu parles là d'abus ? Sexuels, oui, bien sûr. Pendant l'escorting ? Non, même avant, dès le début. C'était… La construction était un peu fuckée, entre guillemets, dès le départ. Je pense que ma première fois était un peu catastrophique aussi. Et non, reparler tout ça, ça a permis de voir que j'étais parti sur des mauvaises bases. Après, ça, c'est limite quand même. La thérapie ne m'a pas permis de tout régler non plus, mais au moins de voir où était le problème. Ouais. Et tu te stabilises quand tu disais je revois mes ambitions à la baisse et je me stabilise. Tu parles financièrement à 25 ans. Puisque tu n'as plus le revenu de l'escorting, il te faut l'argent pour vivre. Exactement. Et puis rien de mieux que la fonction publique pour être en sécurité. Ouais. Donc voilà, je suis parti un peu là-dedans. Aujourd'hui, ce n'est pas le plus épanouissant. Au bout de 5 ans, 6 ans, maintenant 7 ans même, c'est là où je suis à un moment un peu transitoire où je commence à me dire qu'il va falloir que je trouve ce qui me correspond vraiment. Maintenant, ça y est, j'ai eu la sécurité. Il faut que je fasse vraiment ce qui me plaît. Ça, c'est le plus dur. C'est intéressant parce qu'en psychanalyse, il y a plein de conneries qui se disent. Moi, je pioche des trucs que je trouverais intéressants. Ils connectent le concept de libido. Nous, dans notre langage français de France, en tout cas, est souvent utilisé façon libido sexuel. Ma libido, c'est mon désir et mon élan sexuel. Dans les concepts de psychanalyse, la libido, c'est l'élan de vie en général. C'est le désir en général. qui s'incarnent sexuellement, mais qui peuvent aussi s'incarner dans les projets de vie, ce que tu fais comme travail. Et c'est intéressant, je connecte le désir de ce qui est au travail et sexuel. Parce qu'après, comment tes relations intimes se sont nouées après l'escorting ? T'en es où sexuellement ? Après l'escorting, je continuais. Pendant l'escorting, j'avais toujours aussi des relations sexuelles annexes. Toujours dans ce milieu un peu de la fête et de l'alcool et le chemsex. Je suis un peu tombé dedans à la fin. Ça a continué un peu. Après l'escorting aussi. Mentalement, j'étais un peu au fond du trou quand même. J'avais toujours ces grosses… phobie sociale notamment et choses comme ça où j'arrivais pas donc puisque tu parlais d'une dépression tu avais parlé de phobie sociale donc c'est le fait d'être dehors le fait de le small talk comment dire, bavarder avec les gens, parler de tout et de rien ça me terrorisait, j'arrivais pas à faire ça ouais Mais d'une manière générale, en sortant de l'escorting, j'étais un peu coincé quand même là-dedans. Et ça a mis un peu de temps pour remonter la pente. Et puis j'ai fait la rencontre de mon mari aussi à ce moment-là, ce qui était assez compliqué à gérer. Puisque j'étais en pleine construction au moment où je l'ai rencontré aussi. et ça a été très compliqué heureusement c'est quelqu'un de très patient et qui m'a laissé le temps aussi moi de me construire et de voir où je voulais aller et voilà me soutenir mais c'était pas facile pour lui aussi enfin voilà après je suis aujourd'hui par exemple on est en couple libre et on arrive à trouver un équilibre mais ça a mis du temps ouais tu dis moi je viens à ce micro et contrairement à ce que j'entends sur le podcast moi j'ai plein de blocages sexuels je me sens pas épanoui la première mini intro que je voulais te dire c'est que y'a personne c'est pas vrai mais rares sont les gens qui ont témoigné sur le podcast qui se considèrent épanouis sexuellement ah chouette c'est dommage je pense que c'est il faut que je sois plus vigilant parce que Tout le monde, enfin moi ce que j'entends principalement c'est des cheminements avec des hauts et des bas et c'est marrant parce que là récemment je me disais putain moi en ce moment sexuellement j'ai un down, physiquement je suis malade, j'ai des hémorroïdes, j'ai tous depuis deux semaines. Deux semaines ça va, ça fait deux semaines que ça va pas ? Non, non, un peu plus, mais j'ai vraiment un sentiment de haut et de bas. Bon, toi, tu dis les blocages récemment se sont accumulés. Donc, t'es marié depuis six ans. T'es avec ton amoureux depuis six ans. Vous êtes en relation ouverte. C'est quoi les couches de blocage que tu vois s'apparaître ou là que tu vois apparaître ? Pardon, on commence. Les couches de blocage, c'est d'être… En fait, je pense que j'ai voulu tout faire d'un coup. Il faut que je fasse attention parce que je ne vais pas en plus me… Mettre mon conjoint en difficulté sur ça. Vous en avez parlé, non, de ton témoignage ? Pas énormément, mais il me soutient, il est OK. Enfin, si on en parle, il n'y a aucun problème pour qu'on parle de notre vie sexuelle. Je ne vais pas donner son prénom, évidemment. Mais tu veux délimiter le consentement que tu penses OK par rapport à ton mari. Donc, on ne dit pas son prénom ? lui a dit qu'il était ok que tu parles en ton nom de votre sexualité et c'est quoi les zones où tu veux être vigilant ? Non c'est moi parce qu'on arrive à la fin je vais être un peu plus fatigué je veux pas faire de raccourcis qui vont être mal compris derrière c'est plus moi c'est là dessus quoi mais non non ce que je pense qu'il s'est passé au moment où je l'ai rencontré aussi et ça n'a rien à voir enfin je ressens une attirance avec lui qui est affective intellectuelle et qui était là dès le début mais ce besoin de sécurité que j'ai trouvé en passant les concours et des choses comme ça par exemple sur le plan professionnel je l'ai aussi trouvé à ce moment là avec lui quand même et voilà après il m'a j'ai continué mon chemin aussi mais ce que je veux dire c'est que Tu veux que je t'aide ? Pourquoi est-ce que tu réponds pas à ma question ? Qu'est-ce qui te bloque ? Ma question c'était, dans ton email tu parles de blocages qui apparaissent ces dernières années et je te disais est-ce que tu veux les mentionner et même juste les lister ? Tu réponds pas à cette question parce qu'elle te gêne ou parce que… non parce que oui t'as raison parce que je voulais faire le lien sur le fait que je passais d'une sexualité vraiment très très débridée trop peut-être à quelque chose de vraiment beaucoup plus classique même si on était pas en couple libre tout de suite c'était vraiment on lui voulait se marier d'un extrême à l'autre un peu quoi Débridé ça veut dire quoi en quelques mots ? L'escorting et puis le chemsex, c'est quand même assez extrême d'une certaine manière. Non je comprends pas, en fait tu peux faire l'escorting et juste te faire sucer et du coup c'est pas une sexualité très débridée ? T'as raison. Toi, tu dis que dans l'escorting, tu avais une sexualité débridée. Et le débridé étant un concept social et situé, c'est toi qui définis ce qui est débridé. Peut-être pour moi, ça ne l'est pas du tout. Est-ce que tu veux dire quelques mots sur ton débridé ? D'accord. Ça allait avec ta raison en plus sur le fait que quand j'ai débuté l'escorting, en tout cas, j'avais une sexualité plus standard. Félation, pénétration, être pénétré, pénétrant, félation, embrasser, caresser. Il y avait du poppers parfois et c'était foufou, mais c'était assez sage, entre guillemets. Et pourtant, j'avais des goûts aussi que je réalisais un peu ailleurs, sur quelque chose de plus sale, entre guillemets, qui me plaisait aussi. le domisoumis dont on parlait à l'épisode 1 ouais aussi ouais ouais ouais donc c'est dur d'en parler quand je te disais un peu en pré-entretien ce qui est compliqué à rentrer dans ces sujets de parler de sexe complètement c'est que là ça fait j'ai une période où c'est devenu tellement rare que j'ai du mal à mettre les mots aujourd'hui sur les fantasmes que j'avais ou tout ça ouais Et moi, j'ai une autre intuition. Aujourd'hui, c'est le jour des premières fois. J'ai l'intuition, j'ai le ressenti que tu as donné tout ce que tu avais à donner dans ton entretien là. Et que là, on passe dans la phase où Guillaume va tirer les verres du nez. Ouais, il y a peut-être un peu de ça. Ouais, j'ai l'impression que tu es allé au bout de… Ouais. Je vais pas m'arrêter sur une trop… Bon, sur trop de confusion aussi, quoi. Mais c'est vrai qu'on a assez peu parlé de sexe, finalement, depuis le début. Et je sens que t'as envie qu'on en parle. C'est peut-être ça qui me bloque, ouais. Et comme je suis bloqué sexuellement… et du coup si tu sens des choses de moi tu as raison c'est que moi je me dis bon bah on est sur un podcast sur la sexualité il faut que mais ça c'est une connerie donc en fait j'enlève ça je trouve que ce que tu as partagé ce qu'on a échangé c'était ultra puissant on peut s'arrêter là si t'as envie donc j'ai pas de est-ce que tu veux conclure sur là où tu en es aujourd'hui Ou est-ce qu'on s'arrête là, là, là ? Parce que là, tu disais, tu veux que je parle de sexe, mais là, je suis bloqué. Est-ce que tu veux mettre quelques mots sur là où tu en es aujourd'hui pour qu'on finisse ton chemin ? Est-ce que tu es à l'aise de ça ? Carrément, on peut conclure là-dessus. Là où j'en suis aujourd'hui, c'est que ces deux extrêmes entre une sexualité débridée, comme j'essaie de l'exprimer, est plus classique que je peux avoir dans mon couple aujourd'hui. C'est de ça dont j'essaie de sortir aujourd'hui. C'est pour ça que je recherche d'autres voies. Je te parlais du tantra. Je suis en pleine exploration. Ça m'intéressait l'épisode que tu as fait en public avec un sexologue parce que je me dis que ce serait pas mal que j'aille en voir un pour entamer aussi cette évolution. Tu veux venir au prochain live ? Sur Paris, c'est un peu… Ah oui, toi, tu es à… Excuse-moi, pardon. C'est vrai que tu es de passage à Paris. Je l'écouterai avec plaisir, oui. Si les gens veulent rejoindre les épisodes qu'on enregistre en live, en gros, il faut aller sur le site du podcast bit.ly slash comment devenir. Et là-dessus, j'ai fait des groupes WhatsApp par ville. Donc, si je viens dans ta ville et où il y a un enregistrement live, la plupart sont à Paris parce que j'habite Paris, mais si je me déplace… Je mettrais un petit message dans le groupe WhatsApp où je suis le seul à pouvoir publier. Pas de spam. Tu es à Nantes, toi ? Je crois qu'il y a un groupe à Nantes. Il n'y a pas encore eu de rencontre, je pense. Soit tu sens des blocages, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu es à l'aise que je te demande c'est quoi ton blocage ? Je crois que je comprends dans ton email que la petite énergie, le petit moteur de « ah, j'ai envie de sexe », il ne répond plus aujourd'hui, il ne tourne plus, c'est ça ? C'est vrai, oui. Oui, tu as raison. Quand on a eu le prêt-entretien, je pense que ça faisait bien 2-3 mois que je n'avais pas eu de rapport. Et c'est un peu cette entre-deux où à la fois c'est inquiétant et à la fois il va falloir que je comprenne ce qui se passe et que je finisse par l'accepter parce que je ne peux pas rester entre les deux. C'est pour ça le sexologue et tout ça aussi. Pourquoi c'est inquiétant ? C'est inquiétant de ne pas connaître l'origine des raisons. Je ne sais pas si c'est médical ou psychologique ou juste la sexualité, ce qui est complètement ok. Mais le pas savoir, c'est ça qui est un peu perturbant. C'était arrivé du jour au lendemain ? Genre il y avait le petit moteur, il y avait de l'énergie sexuelle et pouf d'un jour ça s'est arrêté ? Non, non, c'était sur la durée où les rapports que je pouvais avoir étaient de moins en moins, avec mon partenaire de moins en moins fréquent et en dehors de moins en moins qualitatif. C'était bourré en fin de soirée où je prenais aucun plaisir et je me disais pourquoi je m'inflige ça ? Et pourquoi tu infliges ça ? parce qu'il me manque je pense l'insouciance que j'avais au tout début où sexuellement j'ai l'impression d'explorer, d'apprendre, de kiffer j'ai envie de retrouver ça mais je le retrouve plus vraiment donc voilà je regarde de loin des choses un peu nouvelles et puis un jour peut-être que je passerai la pratique mais c'est encore compliqué ouais Et c'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu ressens une souffrance ? Pardon, ma question, c'est… Donc là, ça fait plusieurs semaines où je n'ai pas d'élan sexuel. Et je ne me sens pas en souffrance. C'est-à-dire, je kiffe ma journée. J'ai la chance d'avoir… Je suis en relation ouverte. Et j'ai la chance, du coup, d'avoir de l'affection et du toucher. Du coup, je ne ressens pas de manque. Et ma seule inquiétude, elle peut être psychologique, de me dire, ce n'est pas normal, je ne suis pas normal, j'ai un problème, par rapport à des injonctions que j'ai créées dans ma tête qui dit que je devrais avoir une sexualité régulière et bedommadaire. Et après, quand je questionne, et alors toi, c'est comment toi ? Tu ressens de la souffrance, en ce moment, de cet arrêt ? Il y a une forme de pression, pas forcément sociale, mais oui, qui est… Et puis ce décalage qui est incompréhensible pour moi de comment j'ai pu avoir autant de sexe, comment ça a pu être aussi central et aujourd'hui aussi absent. C'est quand même un truc bizarre que j'ai envie de creuser aussi, que c'est intéressant. C'est pas non plus complètement sombre, c'est une période intéressante aussi. Mais ouais… C'est le flou. Et c'est assez inconfortable, j'imagine. Moi, je n'aime pas le flou, parce que toi, tu es… C'est inconfortable, oui, mais d'un côté, non, ça me permet d'apprendre plein de trucs. Je suis… la sexualité je commence à m'enseigner sur ce que c'est et je m'aperçois que c'est pas si c'est pas un gros mot entre guillemets parce qu'il y a plusieurs formes c'est un spectre finalement peut-être que je me suis tué quelque part sur ce spectre et d'autres personnes aussi un peu comme l'échelle de Kinsley pour l'homosexualité peut-être que tout le monde se situe quelque part l'échelle de Kinsley Mais moi qui suis normalement… Ah ouais ? Je fais un podcast sur ça, je devrais savoir, non ? J'ai un peu honte. Tu m'expliques ? Non, c'est… Tu connais peut-être pas le nom, mais je pense que tu connais le principe. Tout le monde se situe sur cette échelle entre l'hétérosexualité pure, entre guillemets, et l'homosexualité. Il y a différents degrés. Je l'explique très mal, mais… C'était un chercheur qui a demandé à plusieurs, sur un échantillon, de se situer sur l'échelle et qu'on a déduit qu'il y avait tant de personnes homos, vraiment, tant de personnes hétéros, des personnes entre les deux. Donc c'est juste une échelle, ça inspecte finalement, et c'est pareil pour la sexualité. C'est là où… T'es en train de te resituer. Ouais, c'est ça. T'es en train de te poser la question avant sur la sexualité et les pratiques sexuelles. J'étais là et là et là. Ouais. Et il y a une pause là où tu dis je fais des recherches sur la sexualité, tu découvres que tu pourrais te situer ailleurs. Ouais. Tu te questionnes sur du coup je suis qui aujourd'hui sexuellement. C'est ça. Donc c'est vraiment, ouais, j'aime bien travailler un peu d'introspection et de voir où est-ce que je suis. Bon après j'en suis au début, c'est pour ça que je vais pas trop me lancer sur ce qu'est la sexualité parce que c'est, comment dire, faut pas que je dise de bêtises là. Excuse-moi, pourquoi ? Moi, c'est ma vie de dire des bêtises. Tu me tires le tapis de sous les pieds. Pourquoi t'as peur de dire des bêtises ? Je sais pas encore si je le suis, donc je veux pas en plus m'approprier quelque chose et en parler comme si… et dire des bêtises. T'es au début du chemin, quoi. Tu peux pas parler du chemin que t'as encore parcouru. Ouais, je comprends. Mais pour moi, c'est Moi, tu m'inspires vachement. En fait, je trouve ça… En fait, t'es comme une petite terre agricole. J'achère. Les sols se régénèrent. Il n'y a plus de petites graines. Plus de semences. Pas mal cette image qui correspond. Ça y est, on parle de sexe. On parle de sexe. Plus de semences, plus de petites graines. Il y a une pause. Alors, c'est inquiétant parce qu'on ne fait jamais de jachère et la jachère est inquiétante. Et puis aussi, dans une jachère, il y a n'importe quoi qui pousse. Il y a tout ce qu'il veut qui pousse. Et tu es en train de sélectionner les petites semences et les petites graines que tu veux mettre. Et il y a un moment, il y a un vide, il y a un stop. il y a un point d'arrêt qui est violent et difficile quoi il y a un changement en cours et ça nous l'humain on déteste ça ouais mais c'est vrai que j'essaie des trucs et puis parfois ça marche des fois pas mais en fait pour écrire une suite plus heureuse ou joyeuse t'es obligé d'arrêter le chapitre et d'en écrire un nouveau t'es obligé d'arrêter des anciennes pratiques pour te poser la question créer du vide pour pouvoir le re-remplir bah oui c'est ça ouais Mais après, il y a la vraie vie, quoi. Donc c'est… Mais en vrai, si tu n'avais pas peur… Je peux pas recommencer à zéro à chaque fois, parce que c'est trop… Ah non, la terre qui va recevoir tes nouvelles semences, elle est forte de toute l'intelligence des précédentes récoltes. Pas d'inquiétude. Mais en vrai, si tu n'avais pas peur, c'est quoi le problème ? Wow, bah… Je peux pas te répondre, ouais. C'est que la peur qui me retient, c'est plus ça. Ouais, t'es d'accord ? Si je te dis, j'ai le pouvoir de voir le futur, et dans un an et demi, tu es super aligné et heureux. Ouais, je pourrais pas décrire à quoi ça ressemble. Très bien, mais t'aurais plus peur. Non. Parce que tu sais que dans un an et demi, ça advient. Ouais, ouais. En vrai, quand j'écoute tes podcasts, j'aimerais bien arriver en termes d'alignement. Il y en a quand même certains qui sont vraiment épanouis. Mytho, mytho, c'est génial que tu dis ça. Mytho, gros, gros mytho. À un temps T ? dans un discours public, il y a des gens qui racontent une histoire, premier petit point, ils racontent une partie de leur histoire, et ils mentent pas, et moi, tu m'aurais chopé il y a deux mois, je t'aurais dit, tiens, en ce moment, c'est génial, en ce moment, à un tenté, mais l'épanouissement, en tout cas, je te partage vraiment avec vigueur ce truc, parce que c'est marrant, j'ai couru hier, c'est vachement marrant ce qui arrive c'est que hier en courant je me disais tiens je trouve qu'il y a du sens à ce que je dise qu'en ce moment sexuellement j'y suis pas j'ai pas autant de plaisir qu'avant et je suis un peu c'est flou que tu vois et je me disais bah on s'en fout aussi mais j'ai hésité mais je crois qu'en fait je veux que ce podcast il transmette ça c'est que l'épanouissement n'est pas un état final ça n'adviendra jamais sauf à certains moments où tu récoltes. Attends, c'est cool, c'est cool, c'est cool, jusqu'au moment où tu te reposes une autre question, le contexte change, les saisons changent, les gens changent, tu changes, et pouf, tu rechopes une carte… c'est comme des petits paliers des petits escaliers, ça monte, ça descend donc ça saoule si le podcast ça transmet l'idée qu'il y a des élus qui une fois qu'ils atteignent l'Olympe non mais tu reçois des gens à l'aise dans leur vie et c'est génial et puis c'est hyper inspirant en réalité pour nous non je me doute bien qu'il y a des choses derrière qui vont pas aussi de leur côté et voilà quoi mais Je ne sais pas ce que… Je te rejoins sur le fait qu'il n'y a pas d'idéal à atteindre et que tu prends ce que tu récoltes. Pour moi, c'est vachement important parce que le moment où je fais un podcast là-dessus et que je crée un personnage public qui, du coup, se tout le temps épanoui excellent parfait tout moi ça j'arrête le podcast ça m'étouffe en fait tu n'es pas un gros Guillaume non plus et puis en fait je galère j'ai des hauts et des bas et en fait je suis pas j'ai pas envie de t'en faire en sachant quoi non c'est clair non mais c'est cool si on s'arrêtait là ouais est-ce qu'il y a des choses où tu te dis bah merde j'en ai pas parlé non un détail je sais pas comment j'allais le caser mais je me suis dit tiens je vais lui en parler en arrivant quand t'avais fait l'émission en public là tu te sens t'avais parlé de vous avez parlé de phimosis qui est un souci médical qui est le resserrement du prépuce autour de et t'avais dit que ça n'existait pas à l'âge adulte que c'est un truc qu'on a quand on est petit et tout ça Alors attends, donc c'est mon prépuce qui est formé d'une certaine façon à la naissance, qui m'empêche de bien me décaloter, me recaloter. Ça peut arriver plus tard en réalité. Et tu veux réagir à ça, ouais. J'ai dit une connerie, c'est très bien. Et quelle connerie j'ai dit ? Que c'était quelque chose qu'on avait effectivement uniquement plutôt à l'enfance et tout ça. Et moi, c'est arrivé un peu plus tard. C'est-à-dire que tu as découvert à quel âge que dans ta façon de te décaloter, il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas ? Je pense que dès l'adolescence, effectivement, c'était… Je le faisais pas assez régulièrement tout ça, mais tout fonctionnait quand même très bien sexuellement de ce point de vue là. Mais c'est depuis assez récemment, depuis que j'ai moins de rapports en fait que… Bon c'est pas psychosomatique, je veux pas non plus dire de bêtises mais… que en tout cas j'ai des gros soucis effectivement de ce point de vue que le phimosis m'a été diagnostiqué ah ok super enfin non pas super mais tant mieux que c'est diagnostiqué parce qu'on peut réparer ouais alors oui juste genre là ton pénis tu ne peux pas le décaloter jusqu'au bout ? Est-ce que tu peux me décrire ? Parce qu'il y a peut-être d'autres gens… Moi, mon envie, c'est pas de… Mon envie, qu'on en parle spécifiquement, c'est qu'il y a des gens qui ont peut-être le même truc, ils n'ont pas mis les mots dessus, comme toi, et ils vont pouvoir le mettre des mots dessus grâce à toi. Est-ce que tu veux me décrire ? Avant le diagnostic, il se passait quoi ? C'était quoi tes symptômes ? Avant le diagnostic, j'ai fini par aller voir un neurologue là-dessus. Ça arrivait quand j'étais en érection et que je me décalotais, que ce soit douloureux le passage du gland, on va dire, et que ça serre un peu, ce qui peut occasionner d'ailleurs des… des éjaculations précoces, parce que le gland était très sensible, ce resserrement. Mais surtout, depuis quelques mois, ça a enclenché derrière aussi des espèces de gonflements au niveau du prépuce, pas très joli à voir, pendant un ou deux jours, et puis une inflammation du gland en fait, qui se traite de démangeaisons, donc pas très sexy. Et pourtant, je n'avais aucune MST, j'avais fait mes tests, tout ça, mais… Après les rapports, j'avais un ou deux jours de jachère. Je ne pouvais plus utiliser mon pénis. De douleur aussi. C'est ouf. J'ai fini par aller voir quelqu'un qui m'a dit tout de suite que c'était ça. Aujourd'hui, tu as 32 ans. Et ça, c'était à 32 ans. Il y a quelques mois. Ces douleurs, après… Tu ne les as jamais ressenties ? Non. C'est impressionnant. Impressionnant, tu n'as jamais… J'avais du mal à décaloter en érection, mais je n'avais jamais eu de douleur un ou deux jours après lié à mes rapports. Et quand tu avais du mal à décaloter, tu ne te posais pas la question ? Tu ne te posais pas la question. Et ça ne te faisait pas si mal que ça ? On sait que ça faisait ça à tout le monde. Et tu étais plutôt pénétré que pénétrant ? Ah non, les deux, oui. Et en pénétrant, ça ne te faisait pas une douleur ? Pénétration peut-tu jouer sur… Ouais, je me disais que c'était une douleur normale de… Parfois, j'avais pas de douleur. Et par exemple, c'est marrant parce que l'alcool ou la drogue, je ressentais plus de douleur par rapport à ça. Ouais, bien sûr. Donc, je durais plus longtemps que… Ouais, sinon, la majorité des cas, j'avais quand même un peu mal parfois et je jouissais très vite. C'est génial. Merci de ce partage-là. En plus, c'est cool, j'ai reçu un WhatsApp d'un urologue gay spécialisé là-dedans qui fait « Ouais, trop cool ton podcast. Il y a peut-être des gens qui se posent des questions. » J'ai entendu que t'en as un et donc je vais l'inviter sur le podcast. Il est urologue et andrologue, je crois que c'est ça ? C'est quoi Andrologue ? Je sais pas, j'ai pas encore préparé l'entretien, donc on verra. Merci de partager ça. Moi, j'ai vraiment envie de conclure sur… J'ai envie de t'envoyer plein de bonnes ondes, parce que pour moi, c'est pas du tout… Alors là, on est vraiment dans du Guillaume, c'est de l'opinion personnelle, et là, c'est même un peu marabout et tout, de délire. Mais pour moi, c'est pas du tout un hasard que ton corps s'exprime en jachère. Non, mais c'est ouf, quoi. Tout d'un coup… Andrologue, il va dire… C'est pas le cerveau la cause, mais… moi ce que je pense c'est que en ce moment si t'as des doutes et t'as des inquiétudes sur la suite plein de choses sont en train de se passer physiques et même ce témoignage là était dans un putain de chemin et j'ai trop hâte que tu reviennes j'aimerais trop que dans quelques années tu reviennes et que je te dise alors comment t'as cheminé et franchement si le podcast peut aussi participer dans ton chemin je suis tellement content merci parce que c'est trop cool et je suis aussi impatient que toi de voir la suite on va voir merci à toi t'as une dernière bafouille ou pas ? non pas de dernière bafouille c'est cool t'es un peu rincé à la fin c'est chouette tu m'étonnes j'ai vraiment apprécié que c'était un échange vraiment des deux côtés ça facilite vachement je trouve Que de parler que de soi tout le temps, tout le temps, je pense que j'aurais pas tenu très longtemps. Donc c'était bien que tu… Oui, je sentais que ça te fatigue physiquement. C'est ça ? Tu te sens… Ouais, ouais, c'est sûr. De parler de tous ces sujets d'un coup en condensé comme ça. Ça me faisait des pauses aussi quand tu parlais aussi de ton expérience. Ça me permettait de me poser. Ouais, c'était cool. Ouais. Trop bien. T'as l'air aussi… Ben non, mais à l'intuition, j'ai fait complètement différemment de d'habitude. Ah ouais, ouais. Et c'est soit… Et la plupart du temps, c'est une très bonne nouvelle. En fait, j'ai juste l'inquiétude, comme c'est pas comme d'habitude, d'avoir fait des erreurs. Ouais. J'aurais pas dû ceci, j'aurais pas dû cela. T'as pas l'impression ? Non, j'ai peur pour toi. J'ai peur d'avoir pris une place qui fait que t'as pas honoré ce que t'étais venu faire au micro. Non, t'inquiète pas pour ça, ouais. ah non c'était important que je le fasse non j'en ai aucun regret oui t'as eu l'espace de dire tout ce que t'avais envie de dire comme t'avais envie de le dire complètement super bon bah et merci pour les pâtisseries de rien c'est des cognettes