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Charlie, coucou. Coucou. Partie 2 de ton témoignage. Dans la partie 1, on a parlé d'actifs ou passifs, de sodomie, de comment toi, tu ne te sens pas à l'aise dans ces rôles, s'ils sont des identités où tu as l'impression que tu ne peux pas évoluer, être complexe. Tu dis, moi, j'aime plein de trucs. On a aussi parlé d'avoir mal en étant pénétré. On a parlé de l'importance de l'aspect psychologique.
d'avoir envie d'avoir un lien, d'avoir cette poudre magique mentale. Moi, je suis 100% avec toi. Impossible de faire un plan cul direct sans discuter. Impossible. Impossible pour mon corps de s'ouvrir et ou de bander et ou de se connecter, même si le corps en face est magnifique, mais s'il n'y a pas eu d'échange, de discussion, de mental. S'il n'y a pas ce lien, c'est mort.
Enfin, ça ne m'intéresse pas du tout. Mais du coup, quand je fais des expériences, je vais dans des barracus. Là, j'essaye petit à petit. J'ai fait des épisodes récemment là-dessus. Moi, en fait, comme je n'ai pas pu dire bonjour à la personne, je vais juste mettre ma bite dans un trou non identifié. Même parfois, il y a un endroit à Berlin, je racontais, où il fait noir. Donc là, ce n'est même plus que le trou est non identifié. C'est qu'il est même... Tu le vois dans la pénombre. Et moi, je suis là.
Bonjour, Monsieur Le Trou. Racontez-moi un petit peu. Je rigole, on n'a pas besoin de... Mais on a besoin de se regarder dans les yeux. J'ai envie de sourire ou pas de sourire, mais j'ai envie d'un truc, quoi. Pas forcément par les mots.
Mais une connexion mentale aussi. Ouais. Et en parlant de connexion mentale, j'avais envie qu'on parle de deux choses. Dis-moi. Et c'est toi qui vas choisir. Très bien. Soit on parle de nos fantasmes pervers et de tout ce chemin que tu t'autorises à faire depuis récemment.
soit on parle d'amour de ces relations amoureuses que t'as enchaînées en tout cas t'en as eu plusieurs à chaque fois ça fonctionnait pas ce stress un peu de cet entourage qui dit encore un nouveau copain toi tu te dis merde est-ce qu'il y a un truc cassé en moi et ce que t'as découvert sur ce chemin on parle de quoi d'abord ? on va garder le meilleur pour la fin on va garder les petits fantasmes pervers pour la fin donc on va parler d'amour
Il n'y a pas de fantasme pervers en amour ? Si. Dans ton amour ? Dans tes amours ? Si. Mais c'est deux choses différentes, qui sont complémentaires, mais... Enfin, c'est pas... Ouais, il y a l'amour d'un côté, il y a mes fantasmes, mon plaisir sexuel. Raconte, c'est quoi la différence ? Mets des mots sur ces différences. J'ai tout ton corps qui recule. Ouais, en fait, je sais pas, ça me...
En fait, ça ne me parle pas comme question. Ok. En fait, pour moi, juste l'amour, c'est un lien hyper puissant et fusionnel que tu vas avoir avec quelqu'un. Mental. Alors que l'amour, ça... Ça, j'ai l'impression que c'était la définition du fantasme pervers. C'est marrant. Excuse-moi, je t'ai coupé. Oui, parce que le... En fait, oui, le fantâche parle plus de ses réalisations de fantasme, donc plus le côté passage à l'action, expérience...
et on est d'accord que c'est un lien super fusionnel et mental
mais ce fantasme je peux en tout cas moi le réaliser avec des personnes avec qui j'ai un lien mais pas forcément un lien amoureux voire même ça peut bloquer d'avoir un lien amoureux pour réaliser certains fantasmes exactement j'allais te poser cette question en quoi le lien amoureux et moi j'ai la même chose que toi du coup je joue un peu l'avocat du diable moi je dirais mais Guillaume quelqu'un avec qui tu as de l'amour avec qui tu as donc une confiance
Tu peux te lâcher et au contraire t'autoriser à ces fantasmes dits pervers, c'est-à-dire non conventionnels. Mais moi, je réponds non, désolé. Toi, tu réponds quoi ? Je pense qu'il y a plusieurs choses. Déjà, je pense qu'on se respecte dans un couple mutuellement et que quand je lui demande de ne pas me respecter, ça peut être compliqué.
Et puis je pense que suivant juste les personnes, on est tous différents et on se comporte tous différemment suivant les personnes avec qui on interagit.
Les personnes, moi, qui vont m'attirer d'un point de vue amour, vont être des personnes qui vont me respecter, qui vont prendre soin de moi. Et moi, pareil pour eux. Donc c'est pas pour faire un rôle où on va venir m'insulter et faire quoi que ce soit après. Voilà, donc c'est peut-être juste moi, mon comportement, qui fait que les personnes avec qui je suis en amour ne vont pas être...
ne vont pas pouvoir réaliser ces fantasmes plus... J'allais dire violents, non, c'est pas violent, mais... Ouais, plus forts, plus...
Est-ce que tu veux décrire ces fantasmes pervers ? Du coup, on parle des fantasmes ? Ouais. Ah non, on a parlé d'amour. Mais on peut parler d'amour, comme tu veux. Non, non, non, non. Gros lapsus révélateur. Non, non, les deux sujets m'intéressent. Non, non, excuse-moi, j'ai... Non, non, on reste sur ton choix. Euh...
Qu'est-ce que tu t'es autorisé de plus pervers ? En gros, tu décrivais que dans l'amour, il y a des frontières qui font que tu ne peux pas forcément demander ou vivre des choses un peu pervers. Oui. Est-ce que c'est parce que vous avez essayé ? Oui. Parce que tu as essayé ? Oui, je me suis demandé. Il s'est passé quoi ?
C'était compliqué à jongler. Alors, il a fait des trucs que j'ai adorés, qui est de m'attacher, de me forcer, enfin, de me forcer, en étant consenti, mais de me forcer. Enfin, c'est plus moi qui contrôlais, qui dirigeais. Et... Mais... Et qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête ? T'arrivais, comme c'était ton amoureux, il se passait quoi de différent ?
De différent ? C'était toujours mon amoureux, mais vu que j'avais plus mon mot à dire, souvent on parle moins dans ces moments-là. Et... Et juste, bah... Je suis en attente de tout. Ok. Voilà. Juste là pour... Pour faire ce qu'il veut. Ok, donc ça marche, en fait. Tu peux vivre du pervers dans l'amour ? Oui, oui, oui. Et on le fait avec mon mec. Mais...
Je trouve qu'il en manque. Et surtout avec mon mec, j'ai aussi beaucoup besoin de romantisme et de douceur. Ouais, de romantisme et de douceur. Ok. Surtout. Mais pourquoi c'est censé s'exclure ? Pourquoi tu peux pas vivre différents moments ?
Moi, je continue à creuser. Tu as dit, amour et perversité ne font pas forcément bon ménage. Et donc, je creuse ça. Et là, quand on creuse, tu me dis, parfois, je suis soumis à mon mec que j'aime et je kiffe de ouf et c'est génial. Et parfois, c'est l'inverse. Et parfois, c'est romantique. Et parfois, juste, on se branle tous les deux. Mais c'est toi qui as dit mais. Tu vois, tu disais...
Tu disais que toi, tu n'arrivais pas à connecter amour et perversité. C'est ça que j'ai du mal à comprendre. C'est qu'à côté de lui, je vais avoir beaucoup de fantasmes, beaucoup plus fort d'être complètement restreint avec des menottes, des cordes et des trucs où je ne peux plus bouger, où on va limite m'étouffer, où...
Ou on va m'accrocher au sol, ou on va pas me respecter. Et c'est parce qu'on va pas aussi loin avec le mec. Et il ne se sent pas d'aller aussi loin. En tout cas sur ça. Sur ton rapport à l'amour, est-ce que tu peux me raconter avant le moment où tu t'es dit il y a peut-être quelque chose de cassé en moi ?
C'était quoi, si tu vas dans cette petite voie, c'était quoi l'autocritique que tu te faisais ? C'était quoi le problème à l'époque ? Je pense que je...
Je suis très solitaire. Déjà, à vivre en van tout seul, à aimer être seul. Je ne vois pas mes potes tous les jours. Mais j'aime ça aussi. Et du coup, j'ai une grosse part de moi...
qui juste aime être seul et faire ce que je veux quand je veux donc des fois être en couple ça peut être compliqué mais surtout de prendre en compte l'autre et de vivre ensemble ça peut être compliqué alors j'ai jamais vécu en couple en van c'était toujours des relations plus ou moins des relations à distance où j'allais chez lui où on se retrouvait chez lui ok
Et du coup, ce que tu disais, donc en fait, tu m'as dit j'avais plusieurs relations longues les unes après les autres et à chaque fois, je ne les gardais pas. Tu m'as dit je tombe facilement amoureux, mais je ne garde pas ces amours. Ça veut dire quoi ?
Et en fait, je me rendais compte que la plupart des... Enfin, certains mecs, juste, c'était pas au final des bonnes personnes, ou juste ça collait pas. Je peux vite tomber amoureux, facilement. Rien que croiser quelqu'un dans la rue, je me dis « Ah, je m'imagine tout de suite des trucs dans la tête. » Tout ça. Et...
Et oui, je peux vite tomber amoureux. Et je pouvais avoir du mal avant à me raisonner un peu ou prendre du recul sur la compatibilité avec le mec. Dans ton évolution, justement, par rapport à la relation amoureuse que tu essayes de construire, qu'est-ce qui a évolué selon toi ? Tu t'es rendu compte de quoi ?
qu'il faut plus que je pense qu'à moi et j'ai plus envie de penser que à moi j'ai envie de penser à nous deux et à construire quelque chose à deux donc je vais arrêter la vie en vanne enfin en tout cas la vie 100% en vanne parce que j'ai envie de construire un truc avec lui et de me réveiller tous les matins avec lui en tout cas la plupart des matins avec lui
Ok, donc ce qui collait pas, t'as l'impression que c'était, tu faisais pas assez de concessions, c'est ça que tu...
Non, pas des concessions. Parce que des concessions, ça donne un penchant négatif. Enfin, comme si une concession, c'était forcément mauvais. Mais je ne faisais pas passer ma vie amoureuse en priorité. Je faisais passer mon bonheur personnel, mon boulot, mes études. Ce qui n'est plus le cas maintenant ?
Mon bonheur global chez moi passe aussi par mon épanouissement amoureux et j'ai besoin de le mettre... Enfin, c'est devenu hyper important pour moi. Et t'as identifié que d'être géographiquement proche, parce que tu te déplaces en van, t'es plusieurs mois, on a dit dans l'épisode précédent, tu es soignant, dans le médical, pardon. Et donc tu te déplaces plusieurs mois ici, plusieurs mois là, tu fais des remplacements un peu partout en France hexagonale ?
Et ça veut dire que chaque week-end, tu rentres ? On peut se voir quand ? Avec ton amoureux, tu peux... On peut se voir une à deux fois par mois. D'accord. Oui, ça limite quand même la possibilité de créer le lien. C'est ça que tu te dis. Et puis, c'est chiant juste de ne pas être ensemble. Enfin, j'en ai marre des relations à distance. J'ai l'impression d'avoir fait ça toute ma vie. Ok. C'est...
Alors c'est rigolo parce que soit j'ai mal compris, mais pour moi dans le pré-entretien t'as dit exactement le contraire. Comment ça ? Et j'adore. Et y'a aucun problème. Moi j'ai noté, tu m'as dit, ce qui a évolué dans mon rapport à l'amour, c'est que j'ai compris que j'avais besoin d'être plus authentique et de prendre soin de mes besoins, de prendre soin de mes valeurs, pour que du coup je puisse les vivre et les communiquer et que du coup si l'autre c'est pas compatible, comme ça on le saura.
Mais oui. Alors il y a peut-être une chose qui a changé comparé au pré-entretien, c'est que j'ai pris la décision d'aller m'installer avec mon mec.
Mais parce que dans mes valeurs et mes besoins, comparé aux années précédentes, c'est que j'ai besoin de construire quelque chose d'amoureux avec quelqu'un. J'ai besoin de construire ma vie amoureuse avec mon copain. Et puis moi j'ajouterais, on est plein de complexité.
Et en tout cas, je trouve que ce que tu as dit n'exclut pas ce que tu avais dit en pré-entretien. C'est-à-dire, en fait, ouais, c'est ça. Mais je voulais te gratouiller. Il ne faut pas que j'oublie mon côté très solitaire. Et c'est pour ça que je n'abandonne pas mon van. Je ne vais pas vendre mon van et je continuerai à partir, bouger en van et faire des road trips.
Peut-être tout seul, peut-être avec lui, peut-être un peu des deux. Comment tu vas prendre soin de ton besoin de solitude tandis que tu habites avec ton copain ? Euh... Faut qu'on arrête !
un dimanche sur deux mais il faut que j'ai mes moments seuls et mes endroits seuls mes temps seuls et mes endroits donc j'ai le van et puis il bosse, je bosse aussi on va pas être H24 ensemble mais j'ai besoin d'être seul dans ma vie
J'ai besoin d'avoir des moments de solitude pour me calmer, être au calme et plus être dans l'agitation. Et tu te vois les demander ? Mais on en a déjà parlé et c'est au clair. Et en fait, c'est tellement important pour moi que j'ai pris cette décision sachant que j'allais avoir ces moments qui étaient OK pour moi. Oui.
Sur certains ex, quand je les retrouvais, je n'avais pas d'endroit à moi. Ça pouvait être compliqué. Je ne me reposais pas mentalement. C'est bien d'être avec quelqu'un, mais j'ai besoin de me reposer mentalement tout seul. Je trouve que c'est vraiment le défi du couple, comme je le vois. Moi, je pense que j'ai encore du mal...
Alors que je suis plus âgé que toi, que j'ai peut-être... Je sais pas, j'ai un peu l'attente d'avancer plus rapidement. Mais c'est pas bien. On a dit qu'il fallait pas se comparer, Guillaume. Donc, il ne le fait pas. Mais je me dis un peu... Arriver à dire mes besoins et créer un désalignement est encore très compliqué pour moi. Donc, arriver à dire... Ben non, là, j'ai envie d'être seul.
Et trouver les bons mots pour pas que l'autre se sente exclu. C'est bien compliqué. Je trouve ça vachement compliqué parce que même si l'autre, il vit ses émotions et qu'il se sent pas du tout exclu, moi dans ma tête je me dis, bah là il va forcément se sentir rejeté quoi. Donc je décide que l'autre va se sentir rejeté et donc j'en fais toute une difficulté mais très souvent les gens ils sont vachement inspirés.
Moi ça m'inspire vachement quelqu'un qui dit tu sais là j'ai besoin de temps pour me retrouver, ce soir là je vais me poser. Je pense qu'il faut en face quelqu'un qui sache écouter et comprendre nos besoins aussi. Si devant nous il y a quelqu'un qui juste n'est pas à l'écoute de nos valeurs, nos besoins, ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas, c'est pas...
c'est pas jouable oui mais ça reboucle aussi vachement avec c'est magnifique dans ton chemin de développement parce que dans l'épisode précédent t'as quand même dit t'as difficulté à oser dire non tu te sais tu te souviens tu racontais que souvent tu dis non à ton copain mais qu'il y a eu une fois où t'as perdu de l'érection parce qu'il était très excité il avait envie d'être pénétré et toi en fait c'était pas le bon moment et tu l'as dit t'as dit j'ai encore des fois où j'ai du mal à dire non
Et donc c'est rigolo comment, c'est pas rigolo mais j'ai trop hâte de te reparler dans 5 ans parce que le couple que tu vas former, ça va être un travail pour, ça t'invite à être encore plus toi, d'arriver à verbaliser. J'ai envie de ça, j'ai envie d'être encore plus authentique et encore plus dire les choses. Je sens que c'est vraiment en disant les choses que j'arrive à être épanoui. C'est pas un peu pour ça que t'es là sur ce podcast ?
Parce que depuis le début, tu te sens comment là, tout de suite ? De 0 à 100, tu te sens comment ? Là, plutôt bien, 80. Ok. Ton corps m'envoie plein de messages. Oui. T'es d'accord ? Oui. Ok. Il m'envoie quoi comme message ? Que je suis plus détendu qu'il y a une heure. Ok. Que je peux être toujours un peu tendu, mais non, je suis plus détendu là. Ok. Je suis plus ouvert...
Tu comprends quoi toi ? Ouais, mais non, c'est super. En fait, c'est un exercice pas simple du tout. Et c'est normal que ça soit un défi. Il n'y a aucun problème, mais plus d'une fois, je me dis, là, il est très stressé, il n'est pas bien. Ouais, t'es d'accord. Je me dis, ok, qu'est-ce que je fais pour que c'est ok ?
À la fois, je me dis, attends, peut-être qu'il n'a pas envie de faire cet entretien, donc il faut qu'on s'arrête. Ok, tu en as envie, tu en as très envie. J'ai envie de te dire, mais tout va bien. J'ai envie de te dire, mais c'est génial ce que tu dis. Parce que régulièrement, tes jambes et tes bras se serrent. Même parfois, tu recules ton corps, ta voix...
tu murmures et je sens qu'il y a peut-être je préjuge et dis-moi ce que tu en penses il y a comme un combat en toi entre l'envie et le besoin de s'autoriser à dire et une part de toi qui t'empêche, qui te referme qui te resserre et là depuis quelques mois c'est tout le temps comme ça et c'est ouais c'est pesant comment c'est pesant ?
Parce que c'est pas agréable psychologiquement d'être dans la contradiction de j'ai envie d'être détendu et dans le moment présent et au final de cogiter sur plein de choses et de pas être dans le moment présent. Au final, pas du tout. Au final, ça crée une contradiction et voilà, ça fait cogiter. Mais là, depuis 10-15 minutes, ça va...
Ouais. Beaucoup mieux. Et quand tu cogites, pendant cet entretien qu'on est en train d'enregistrer, cette part de toi qui cogite et qui t'éloigne du moment présent, elle te raconte quoi, par exemple ? Qu'est-ce que je vais dire ? Est-ce que c'est intéressant ? Tiens, j'ai l'impression que ce n'est pas très intéressant ce qu'on est en train de raconter. Mais au final, tiens, si, ça c'est intéressant, c'est cool, ça va mieux. Mais au final... C'est très intéressant. Ouais. Très très intéressant. Merci. Euh...
Et pour moi, c'est directement lié à ton intime. Clairement, oui. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui. Là, cette petite parenthèse autour de comment est-ce qu'on se sent là dans ce moment, le moment présent, cogité, etc. Et tout ce qu'on s'est raconté sur s'autoriser à lâcher prise...
à baiser, à être baisé ou à faire l'amour ou à faire du sexe à se connecter à l'autre, à l'autre étranger bah ouais c'est notre psyché c'est totalement ça et de quoi tu prends soin cette part de toi qui cogite qui t'éloigne du moment présent si tu devais être dans son équipe et défendre ce qu'elle essaye de faire tu dirais quoi ?
défendre le fait de m'éloigner du moment présent ouais tu me défends l'idée que non non il faut cogiter cette cogitation se cogit je sais pas peut-être me dire mais tu serais tellement plus en sécurité enfin tu te mettra pas dans des situations juste si tu fais rien si t'es pas là si tu restes dans ton coin ouais ouais je pense qu'il y a un côté où juste bah fais rien il t'arrivera rien ouais
Et ça, tu trouves que tu l'honores dans ta vie ? Elle a une place, ce besoin de repos, il a une place ou pas ? Je pense qu'il y a un côté positif à ça, où j'ai besoin de me reposer, mais il y a un côté aussi un peu...
Un peu négatif, où je vais rater des expériences, enfin pas faire des choses, par peur de passer à l'action. Ce qui change depuis deux semaines, parce que depuis deux semaines, je me rends compte que de passer à l'action, ça me fait quand même vachement bien. J'ai pris la décision d'aller habiter avec mon copain.
J'ai pris la décision de revoir des mecs à côté et de faire des rencontres et passer au-delà de cette peur. Je te disais, j'avais envie de voir un mec pour qui s'occupe correctement de mon cul à l'épisode précédent. J'ai...
Je me rends compte que ce passage à l'action, il va être important et il faut que je le fasse à ma manière et avec les choses que j'aime. Et au final, une fois que j'aurai fait tous ces petits passages à l'action et qu'au final, regarde, ça se passe bien, c'est cool et tu prends plaisir, ça ira tout seul. Je trouve que c'est comme ça que ça ira de mieux en mieux. Et là, juste depuis quelques mois, je...
Ouais, je pense que je m'enterre un peu tout seul et que je suis beaucoup dans ma tête ces derniers mois. Ok. Ok. Ouais, pour moi, il y a un... Je reboucle avec le tout début de l'épisode 1 où je racontais mon syndrome de l'imposteur. Enfin, je racontais pas, j'ai dit en deux secondes qu'alors que ça fonctionne, qu'alors que le podcast, les audiences augmentent, sauf le nombre de donateurs qui baissent. Non, mais je racontais...
Tout cet enjeu psychologique qui est en fait... J'ai perdu mon point. Qu'est-ce que t'étais en train de dire ? C'est marrant, j'étais complètement... Du fait que... Ah oui, c'est bon. Performance. Ok, excuse-moi. Ça me parle complètement d'être dans l'action. Et la raison pour laquelle on en parle là, c'est que c'est directement lié à nos intimes sexuelles et à cette exigence de performance sexuelle.
Et on a beaucoup parlé dans l'épisode précédent de se comparer. Donc moi, je me compare aux podcasteurs qui sont meilleurs, aux créateurs de contenu qui sont meilleurs. Je ne suis jamais assez, disais-je dans l'intro. Et dans ce je ne suis jamais assez, la société, en tout cas française, nous dit développement personnel, sois la meilleure version de toi-même. Mets-toi en action. Fais-le alors que tu as mal. Et pour moi, il y a une grosse limite
Notamment, on l'a dit dans l'épisode précédent, en termes sexuels, fais-le alors que t'as mal, ça ne fonctionne pas. Je l'ai dit à la fin de l'épisode. Mais plus généralement, philosophiquement, pour moi, j'ai un juste milieu à trouver mon rythme et à honorer plusieurs besoins complexes. Un, le besoin de lâcher la comparaison.
L'idée que mon rythme doit être celui des autres. Et donc, oui, me mettre en action, mais aussi de respecter mes besoins de repos. Et peut-être que moi, ma performance, elle sera différente. Tu vois ce que je veux dire ? De rien faire et de pas vouloir faire aujourd'hui. Ce qui ne met pas du tout en avant le développement personnel. C'est ça.
Et donc, du coup, tu as plutôt répondu l'autre part qui est de s'autoriser à essayer, de s'autoriser à avoir un peu peur, mais de le faire tout de même. Et je trouve, tu vois, c'est vraiment cet enjeu. Pour moi, je suis souvent enfermé dans le « fais-le malgré tout », « meilleure version de toi-même ». Et tu sais, l'ancien nom du podcast, c'était « Comment devenir sexuellement épanoui ».
Genre, cette question est une performance en soi, tu vois. Sous-entendu, putain, c'est quoi ton plan d'action pour être épanoui ? Et d'ailleurs, c'est un des trucs sur le Discord, il y avait des auditeurs qui se foutaient de ma gueule. J'adore, avec gentillesse, bien sûr. Mais qui disaient, je peux parler d'un truc, d'un enjeu d'épanouissement. Ils disaient, ah ouais, Guillaume va nous faire les cinq façons de s'épanouir.
Et c'est vrai que moi j'aime beaucoup ça, j'aime bien les plans d'action parce que je suis là, moi ça me saoule les trucs conceptuels et tout, genre j'ai envie de pénétrer et j'y arrive pas, donne-moi cinq clés quoi, enfin donne-moi des trucs sur lesquels je peux aller à la rencontre, tu vois. J'aime beaucoup ça, j'aime beaucoup la performance, j'aime beaucoup essayer, etc. Et à la fois ça me tue, ça m'étouffe, parce que ce n'est jamais assez. Et puis ça enferme, et c'est peut-être les cinq points pour toi, mais pas les cinq points pour la personne à côté de toi ?
Et du coup, complexité et zone grise. Est-ce que tu as l'impression... Moi, mon intuition, si je devais dire pour moi et pour toi, et je sais que ce n'est pas bien, mais tu en fais ce que tu veux, c'est qu'on a besoin de plus de gris.
Et je me demande dans quelle mesure t'es pas en train d'angoisser depuis quelques semaines parce que cette décision assez binaire et drastique, je vais m'installer avec mon copain, c'est waouh ! Et je suis pas en train de te dire que c'est une mauvaise décision, mais je suis en train de te dire, il y a une part de toi qui panique et je comprends bien. Et je me demande, est-ce que si on amenait du gris, si on disait, cet élan, je le souhaite, mais si on amenait du gris, un autre rythme ?
Est-ce qu'on ne peut pas découper en plein de petits morceaux et commencer par un plus petit morceau ? Au final, je te l'ai amené très blanc ou noir, mais au final, il y a de la nuance dans cette installation et on va y aller progressivement. Pourquoi tu ne m'as pas dit ça alors, à ton avis ?
Parce que j'allais vraiment pas bien de pas savoir quoi faire. Putain, j'ai envie de faire un truc, mais là, si je continue ma vie en vanne, je vais le perdre. Et c'est une personne magnifique. Enfin, il prend soin de moi. C'est un peu bête, mais c'est la première personne qui prend soin de moi comme ça et qui me tire vers le haut. Et qu'est-ce que ça arrive d'avoir quelqu'un qui...
tirent vers le haut. C'était plutôt moi qui tirais les autres personnes vers le haut avant. Et c'est hyper agréable. J'ai pas envie de le perdre et j'ai envie de construire un truc avec lui. Et ça sert à rien d'attendre des années et des années pour être sûr que ce soit le bon avec des guillemets. Il faut passer à l'action. Progressivement, comment est-ce que ça va être progressif ?
Je t'ai coupé, excuse-moi, je sais pas pourquoi. Non, non, non. Tu te souviens, avant que je te coupe, ce que tu voulais dire, excuse-moi ? C'est que je ne vais pas pouvoir...
Et ouvrir un endroit pour travailler et vivre chez lui et bien gagner ma vie et tout ça. Donc, il va falloir que je continue à faire quelques remplats de temps en temps. Le temps que ça se lance. En repartant en van sur les routes de France. En repartant en van, voilà. Mais là, j'ai pris la décision en août ou cet été, je vais un mois avec lui et je pose mes affaires avec lui et on vit ensemble pendant un mois. Et on voit comment ça se passe déjà. C'est pas mal ça. Et on se voit de plus en plus et on crée des trucs...
C'est pareil pour mes blocages sexuels et les tiens et ceux des auditorices. Moi, là, je suis chaud bouillant sur les liens qu'on fait entre... En fait, tout ça, c'est de l'intime, mais en fait, l'intime sexuelle, il n'est pas différent de ce que je découvre.
Un, j'arrête de me comparer et de dire « Oui, mais les autres, ils s'installent avec leurs copains à toute vitesse. Oui, mais les autres, je te mets une bite dans le cul et directement, il est au septième ciel. » Mais c'est très compliqué. Moi, je n'y arrive pas. Autant te dire que là, ces trucs-là, moi, je n'y arrive pas. Non, mais concrètement, j'y arrive un peu. J'y arrive un peu.
Pas assez ! Ah, Guillaume, tu n'as plus le droit de le dire, tu es assez ! Ok, pardon, excusez-moi, je ferme la parenthèse, mais en vrai, j'y crois de ouf. J'arrête de me comparer, je reconnais que mon rythme est mon progressivement. Déjà, il change selon les temps, selon les saisons, et on peut l'adapter avec finesse, et il peut être différent des autres. Et ensuite, c'est exactement comme dans « J'ai envie de conquérir la pénétration » ou « La fellation », ou « J'ai ce blocage sexuel ».
C'est d'accueillir le fait que c'est inconfortable, mais aussi que j'ai besoin de découper en tout petits morceaux. Je trouve que souvent, dans le premier épisode, tu parlais de sodomie avec une binarité. Tu parlais de ces gens qui ont directement du plaisir d'un coup. C'était très tranchant et j'ai l'impression d'amener de la complexité. Ça nous rend peut-être plus à l'écoute. Donc, tu vois...
Bon, j'ai presque envie de te donner un conseil, mais je n'ai pas le droit. Moi, j'ai peur de l'engagement. J'aime pas l'engagement. Et à la fois, j'adore l'engagement.
donc j'adore l'engagement ça fait 4 ans que je fais ce podcast 3 épisodes par semaine depuis pas mal de temps je suis au rendez-vous je suis ultra résilient et je suis d'une tenacité à toute épreuve donc j'aime l'engagement mais le côté tranchant de l'engagement j'essaye de le complexifier de le diluer parce qu'il me heurte
Et donc, le moment où tu as dit « je m'installe avec mon copain », après avoir été itinérant, mobile, après adorer la solitude, « j'adore mon van », tu m'as dit « hors micro, je dors tellement bien dans mon van, tout seul ». Tu te souviens ? Je ne sais pas si j'avais le droit de le dire, parce que ce n'est pas bien d'utiliser des termes hors micro. C'est important, ça. Et le moment où on vient avec des énormes sabots, « ce soir, je me fais sodomiser »,
non peut-être juste ce soir je me fais souffler sur l'anus et il ne se passera rien d'autre pendant 6 mois j'avoue c'est vrai j'ai l'impression que j'imagine la sodomie en mode comme t'as dit il faut y aller à fond il faut que ça tape dans le fond mais peut-être que juste un peu tranquillement ça peut être cool comme avec mon petit jouet sexuel qui vibre à distance où j'ai pris plaisir mais il était plus petit il était confortable il était à la bonne forme il était plus mou
Et c'était pas moi qui commandais. Mais tu soulignes un truc très beau. Il y a un deuil à faire, à aller dans la complexité. Ce que tu soulignes, c'est que t'as quand même l'envie que ça aille fort et que ça tape au fond. Il y a une part de toi qui a cette envie-là. Et on doit en faire un peu le deuil quand on se rend compte que ça marche pas comme on espérait. Pareil, peut-être que t'as le fantasme de j'habite avec mon mec et...
Et que peut-être il y a un petit deuil à faire. Ben non, moi, Charlie, je suis une petite fleur un peu différente et donc ça va avoir l'air un peu différent. Il y a peut-être un petit deuil, une petite tristesse ?
Je trouve qu'il faut qu'on arrive à naviguer. Ouais, et de... Comme t'as dit, de la nuance à mettre dedans, parce que la... J'adore ma vie en van, mais c'est petit, c'est froid en hiver, quand il fait moche, je peux pas sortir. Puis je bosse pas dans des coins tout le temps magnifiques H24. Des fois, il y a des régions qui sont pas si belles que ça. Hum...
quand t'es solitaire non j'ai envie d'une autre question qui m'intéresse plus tu as dit qu'est-ce qu'il y a
J'écoute ton podcast à chaque fois sur la route, sur le van, et à chaque fois, j'entends les sirènes de pompiers. Et à chaque fois, je me dis, c'est un camion de pompiers derrière moi. Et donc, ça me faisait penser à ça, d'entendre les sirènes de pompiers. Ça me faisait stresser à chaque fois sur la route. Oui. Et il n'y a jamais de pompiers derrière moi. Oui. Voilà. Oui. Ça me faisait penser à ça. Mais vérifiez qu'il n'y a pas des pompiers derrière vous, s'il vous plaît. Parce qu'au final, si sur la route...
J'aide la sécurité en te rendant plus alerte et tu regardes tes rétros grâce à ce podcast. Ce podcast sauve donc des vies. Peut-être que ça a sauvé. Non, non, mais je vois tout à fait. Il y a plein de gens qui me le disent. Qui disent, ah, c'est sirène et tout. La question que je voulais te poser, c'est, tu as dit, là récemment, j'ai pris des décisions. Et notamment, une des décisions, c'est dépasser ma peur de faire des nouvelles rencontres. Oui.
Ah bon ? Raconte, t'avais peur de faire des nouvelles rencontres ? Mais grave. Ah ouais ? Ouais. Toi, cette si jolie petite fleur, grande fleur. Grande fleur. Tu es grand. Oui. Non mais raconte, qu'est-ce qui se passait dans ta peur de rencontre ?
Il y a encore des pompiers derrière vous ? Ou une police ? En fait, ouais, quand je suis face à... Là, je peux rencontrer quelqu'un et c'est tout de suite du discours en mode, non mais tu vas stresser, puis ça va pas le faire, puis c'est peut-être pas un mec bien, et puis pourquoi tu fais ça ?
Comment t'as fait pour venir aujourd'hui alors ? Parce que je te comprends, j'ai aussi ça dans ma tête parfois. Mais tu devais être ultra stressé avant aujourd'hui. C'est à moi que j'angoisse sur ça. Oh non ! Petit chat ! Mais ça m'aide tellement de parler de tout ça aussi. Et je sais que ça va m'apporter. J'arrive à me raisonner et à me dire ça va m'apporter, ça va me faire du bien. Et qu'est-ce que ça me fait du bien quand je parle de tout ça ? Donc non, je...
ouais je sais que ça me fait du bien ça et la manière dont c'est fait c'est cool et puis au final c'était peut-être pas que ça qui me stressait c'était le fait de faire le trajet jusqu'en région parisienne, conduire en région parisienne où c'est juste horrible de conduire avec un gros véhicule en région parisienne enfin bref voilà
là je vais partir au Québec en août et septembre et j'ai plein d'angoisse j'ai plein d'angoisse et pourtant tu sais que tu vas en tirer de bonnes expériences sauf si je meurs ou que je perds un membre mais je pense pas vraiment à ça mais t'as raison
que de toute façon, normalement, je vais revenir à ma vie parisienne. Et en fait, même si tout se passe mal, bon, je reviendrai à ma vie. J'ai la chance d'avoir un toit. Donc, relativiser, j'y arrive bien. Et je sais que, bon, j'espère que je ne vais pas avoir d'accident. Mais si je n'ai pas d'accident, bon, ben... Mais je suis bordé d'angoisse. Donc, tu vois, mon angoisse concrète, c'est... Et ça, je pensais qu'en vieillissant, ça allait changer. Je suis un peu vénère.
mais là c'était mon anniversaire il y a quelques jours donc je suis vachement dans le tu vas avoir 40 ans, moitié de ta vie crise de la quarantaine, tout ça donc je suis là en mode ah elle va être comment ma crise de la quarantaine et ouais je m'attendais à avoir compris plus de trucs et là moi j'ai toujours peur, en fait moi j'ai peur
On est mardi, il est 10h du matin, je suis à Montréal. Je suis réveillé depuis de nombreuses heures et je suis bloqué sur mon téléphone. Je zappe Grindr ou Instagram et j'ai une petite voix qui me dit « Mais Guillaume, t'es à Montréal, là. » Enfin genre, sors, fais des trucs. Et moi, dans ma tête, je me dis « Il y a tellement de choses que je pourrais faire. Je connais tellement pas. Je sais pas par quel bout commencer. Je sais pas ce dont j'ai envie. »
Et après, ce qui m'angoisse, c'est du coup, je cherche des témoignages divers, variés, tu vois ?
et j'angoisse de pas trouver des témoignages et puis après une fois que je vais en trouver j'angoisse parce que mon agenda je vais devoir enchaîner les entretiens et je vais m'angoisser en me disant putain mais j'ai aussi envie de bouffer du sirop d'érable et des poutines désolé pour les énormes clichés non mais j'ai envie de rencontrer le Québec tu vois et c'est pas en étant dans un agenda ultra minuté c'est en passant à l'action
Ben oui, mais je pars dans deux mois. Donc, un peu comme toi, une fois que toi et moi, on avait bloqué, parce que toi et moi, on a bloqué l'entretien longtemps. Il y a longtemps, justement, pour te permettre de venir, quoi. Et ça, mes désirs de domination-soumission, je les comprends à cet endroit-là. Je sais que là, les gens sont là, what ? De quoi qu'il a dit ? Il y a même des gens qui étaient en train de s'endormir, qui sont revenus plus tôt pour dire, quoi ? C'est quoi le rapport ?
je me connecte vachement à toi et ton envie de lâcher prise t'as dit un fantasme
que tu cherches. Tu as d'ailleurs passé une annonce dans le podcast épisode précédent. Tu as dit s'il vous plaît, envoyez-moi des emails. L'email est dans le descriptif de l'épisode. Je te taquine de ouf. Mais tu as dit je kifferais trop un mec qui dit moi, mon kiff, c'est de te faire du plaisir anal. On va prendre le temps, on va se connecter avant et j'irai jusque là où tu veux. Mais je suis à ton service du plaisir anal. Là, ton visage s'illumine.
charlie.blabla arrobas non je rigole non et ça me parle vachement parce que la domination soumission c'est comme un cadre et un contrat où l'angoisse disparaît t'es d'accord ou pas ? cogité tu disais
Une fois qu'il y a un cadre et des règles du jeu, des règles de consentement, des règles de pratique... Il n'y a plus à cogiter. Et dans la soumission et juste le fait d'obéir et rien à faire, de juste suivre le plaisir de l'autre pour son plaisir, c'est top. Ça va être le sujet de notre troisième et dernière partie de ton témoignage. Oui.
Avant qu'on s'arrête là, est-ce que tu as une dernière chose que tu avais envie de partager à propos de l'amour, de ton tissu amoureux, de comment tu es passé de « j'ai plein de relations amoureuses et je n'arrive pas à les garder » à « attends, je comprends deux, trois trucs ». Est-ce que tu as l'impression d'avoir tout dit ? Non, c'est plutôt assumant. C'est là où j'en suis aujourd'hui. J'ai l'impression d'avoir compris un truc que...
je ne faisais pas passer l'autre en priorité parce que j'avais d'autres priorités, d'autres importances à ces moments-là de vie. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Moi, j'ai envie de conclure. Oui.
J'aime pas ce que tu dis, je te taquine. J'aime pas, avant je faisais pas passer l'autre en priorité, maintenant c'est oui. J'aime pas cette binarité parce que je pense que chaque jour, chaque demi-heure, il y a différentes priorités, qu'en fait tout ça c'est bien plus complexe et que...
justement la vie c'est de parvenir à jongler entre ces priorités qui semblent être contradictoires qui nous foutent la pression mais moi j'entends complètement que tu dis bah voilà je fais un tournant dans ma vie dans l'importance de ces priorités pas juste est-ce que c'est là ou est-ce que c'est pas là mais juste dans l'importance bah aujourd'hui je suis stable dans mon boulot aujourd'hui je suis stable dans mon logement ouais
Oui, dans ta hiérarchie, tu remontes l'amour et le couple un peu plus au-dessus dans ta prise de décision. Tout à fait. Ça devient plus important que c'est le truc que tu fais à côté de ta vie. Ouais. Mais là, j'ai parlé de liste des priorités, de hiérarchie, d'ordre. Franchement, j'ai une érection en termes de développement personnel. Je rigole. Le dernier truc que j'avais envie de te dire, c'est...
On n'a pas du tout parlé de l'autre et de comment tu pourrais avoir l'attente que l'autre te mette en priorité et ton besoin de solitude en priorité. Et comment tu pourrais aussi attendre que l'autre soit ton meilleur allié pour nourrir et entendre tes besoins. C'est vrai qu'on n'a pas parlé de ça et que je ne voyais pas les choses comme ça. Tu ne les vois pas comme ça ? Je ne...
Je ne voyais pas l'autre comme un allié de ma solitude. Du fait de vouloir être seul, à certains moments. Toi et moi, on sort ensemble ? Oui. Je te pose la question, tiens, dimanche, pourquoi tu partirais pas avec ton van, sachant que moi, je vais faire cet autre truc que t'aimes pas ? Pour être top, et j'adore. Tu vois, pour moi, je ne suis pas en couple, et aujourd'hui, moi, j'ai un peu l'impression...
d'ailleurs j'ai envie de faire un épisode là dessus je suis passé moi de sans relation amoureuse je ne suis rien mon objectif c'est l'amour comme dans les films je ne saurais vraiment commencer à me développer que grâce à la présence de quelqu'un au quotidien j'ai peur d'être seul le soir venu je déprime tout seul après 19h et c'était vrai genre j'étais vraiment et puis en plus j'avais l'impression de ne pas avoir de place dans la société et dans ma famille si je n'amenais pas quelqu'un j'étais un peu toujours le cassé célibataire tu vois
Chose que ma nièce m'a sous-entendue le week-end dernier. De façon espiègle, elle n'était pas du tout... Mais sans s'en rendre compte, elle était un peu... Vu que toi, t'es seule. Et j'étais là, ma biche, je ne suis pas seule. Et je galère un peu, notamment avec mes enfants. Mes neveux et nièces sont comme mes enfants. J'ai envie d'avoir un rôle d'oncle. Je galère un peu à mettre des mots sur mes choix intimes, ma vie intime. Oui, je ne ramène pas quelqu'un. Mais non, je ne suis pas...
tu vois ce que je veux dire ? de la complexité dans ce que tu dis galère et je crois que genre et puis tu sais elle a deux secondes d'attention je sais pas si elle écoute ça dans 20 ans mais bon aujourd'hui elle a 13 ans
Et je lui ai dit, non mais attends, Bichette, attends, j'ai envie de t'expliquer deux secondes. Et donc là, j'avais une phrase et j'étais, ah, quel mot j'utilise pour pas être trop adulte et tout. Et j'ai dit amant. Je pense que c'est pas bon. Enfin, peut-être que c'est trop adulte comme mot. Mais j'ai dit, j'ai beaucoup d'amour, beaucoup d'intime avec des gens différents, avec plusieurs amants. Après, je me suis dit, merde, est-ce que amant, je devrais dire ça ? Blablabla. Mais je suis vachement passé de ça à une joie du célibat.
mais je me sens pas célibataire mais une joie d'être je me projette plus trop dans une histoire d'amour mais ça arrivera par surprise ça arrivera parce qu'en fait au fil de l'eau on se sera dit et on se revoit et vendredi ça colle bien et c'est top et c'est comme ça que ça s'est passé avec mon copain ok
Trop bien, parce qu'on n'avait pas prévu de se mettre en couple. Et l'une des choses qu'on s'était dites au début, tous les deux, c'était vraiment, on est bien célibataires tous les deux, on est bien...
Et du coup, c'était un bon terrain pour que ça pousse ? Oui. Du coup, je suis allé chez lui deux semaines à un moment et on ne s'est pas quitté depuis. Trop bien. Et justement, moi, si un jour je devais me remettre en couple, pour moi, une des valeurs super importantes pour moi, c'est la liberté. Et j'aurais besoin, et je crois que c'est OK d'être en attente que l'autre nous apporte certaines choses aussi.
même si c'est peut-être un peu illusoire, mais en effet, que l'autre puisse m'aider à prendre soin de mon besoin. Je suis d'accord que je suis responsable de mes besoins et que c'est à toi de demander des journées où tu pars tout seul. Enfin, tu ne les demandes pas, mais de les annoncer.
Mais tu ne trouves pas que ton amoureux peut t'aider aussi ? Si, clairement. Et il a cette écoute et cette capacité à faire ce genre de choses. Donc c'est top. Et ça me rassure ce que tu dis. Ça me donne juste une envie, c'est de lui proposer ça et il va être grave chaud pour ça.
Je t'avais posé la question sur... T'as osé re-rencontrer des gens malgré ta peur. Et je trouve qu'on n'a pas bouclé, on va finir là-dessus. Tu as rencontré ? J'ai rencontré deux personnes. Et comment ça s'est passé par rapport... Tu disais, j'avais des angoisses et tout. Comment ça s'est passé, ces deux personnes ? Ce qui m'a permis de beaucoup déstresser, c'est de ne pas se voir pour du cul. Dans un temps. C'est ce que tu disais, ouais. Et...
Et en fait, une fois qu'on se rapproche, qu'on discute, que ça colle, c'est bon, je suis détendu, ça se passe bien. Je reboucle sur l'épisode précédent avec le profil Grindr. Moi, quand je tombe sur un profil comme le tien qui dit je veux juste être ami, ça me saoule.
J'exagère un peu, mais dans ma tête, dans mon intime, je ne sais pas quoi faire. Je ne contacte pas ces personnes parce que justement, je te taquinais en disant « Ah oui, tu me dis, je veux des amis, mais tu mets une photo torse nu de ton beau corps. » Et du coup, cette complexité-là m'agace parce qu'elle m'angoisse. Je me dis « Putain, mais du coup, je le contacte, qu'est-ce qui va se passer ? »
Je ne te dis pas que j'ai raison de penser ça. Je te partage avec vulnérabilité la réalité, mais je ne trouve pas ça cool de penser ça. Je pense que si tu m'écrivais exactement ce que tu viens de dire, je te contacterais direct. Si tu m'écrivais, je suis ouvert à la rencontre. Et en tout cas, ce que je sais, c'est qu'il peut se passer plein de choses. Mais ce que je sais, c'est que ça me fout trop la pression de directement commencer par du sexe. Donc venez, on commence par...
faire des trucs amicaux ou être amis, tu vois. Si tu m'écris ça, je te contacte. Alors que je cherche des amis avec une photo à moitié nue, je me dis, mais gars, en fait, c'est pas bon signe
Cette contradiction, je préjuge que tu vas être galère, parce que tu sais pas ce que tu veux. Et que moi, j'ai un niveau d'intolérance aux gens qui savent pas ce qu'ils veulent, niveau 800 000, donc le problème, c'est moi. Alors que pourtant, dans les messages, il y a un message que j'adore poser, c'est genre, c'est quoi tes fantasmes du moment ? Et je réponds avec mes fantasmes du moment. Et il y en a, en fait, ils savent pas à quoi répondre à cette question. Genre, c'est un mode, mais qu'est-ce que tu me demandes ? Pourquoi tu me demandes mes fantasmes ? Ce que je veux, c'est juste...
Baiser, pénétrer, point. Alors qu'il y en a qui sont plus ouverts, qui vont me parler « Ah, moi je kiffe l'edging » ou « J'ai envie de ça en ce moment » ou tout ça. Et du coup, cette deuxième personne que j'ai vue, c'est comme ça qu'on s'est vu. Je lui dis « Écoute, j'ai un truc qui me traîne dans la tête depuis 2-3 jours, j'ai trop envie de le faire. J'ai envie qu'on se retrouve, alors on papote un peu avant et on se rase tous les deux la bite ensemble. »
et sans sexe juste tu te fous à poil et je te rase et après je me fous à poil et tu me rases et on s'occupe de soi comme ça et au final c'était grave bien ok comment on est passé de c'est lui qui t'a fait coucou sur Grindr ou le contraire ? c'est lui qui m'a fait coucou il fait coucou à je veux être ami ou il fait peut-être coucou à la photo je sais pas mais comment on passe de je veux être ami à viens on se rase les couilles ou la bite ?
Parce que l'autre pourrait te dire, attends, je comprends pas, on était censé être amis et là, en fait, ça dérive en sexe. C'est que personne n'est dupe, en fait. Je pense que personne... Et oui, et moi non plus dans ma manière de discuter par message, du coup. En fait, je veux faire comprendre que je veux pas... Je veux pas de plan cul sans discuter, je veux pas de...
bah écris ça plutôt j'ai envie d'être pote et qu'on baise ensemble ok bah écris moi ça non je te taquine note pour Guillaume plus d'indulgence si les gens écrivent je cherche des amis tu peux comprendre moi je pense qu'on peut je pense qu'il y a vraiment des gens qui cherchent que des amis mais je pense qu'il y a quand même aussi des gens qui trouvent que c'est trop violent le plan cul direct et que c'est ça qu'ils essayent d'exprimer et que je peux peut-être être un peu plus gracieux
Oui, je suis d'accord. Et puis, ce que j'ai envie de faire, c'est de changer cette description avec mes envies du moment et qu'elle change tous les jours, cette description. Enfin, tous les jours. Mais, ouais, j'ai envie de... Par exemple, je ne l'ai jamais mis sur Gator, mais je cherche un mec qui s'occupe de mon cul comptablement. Voilà. Tu vas nous créer une fausse email pour que les auditeurs de France Hexagonale...
Mais de Suisse aussi, parce que... Et d'Italie, Espagne... Je suis juste à côté de la Suisse en ce moment. T'es juste à côté de la Suisse. Bon, il y a juste un peu les gens du Nord, les Allemands, les Belges, peut-être qu'ils ont le droit de t'écrire ? Ils ont le droit de m'écrire aussi. Parce que t'as dit, ouais, je me déplace que au soleil et tout. Il y a du soleil, hein ? Il y a du soleil de ouf dans le Nord. C'est quoi ces préjugés à la con ? Prochain épisode, on va parler de tes fantasmes, de nos fantasmes pervers. Je te laisserai pas tout seul.
de tes envies du moment que tu vas décrire et de ces non c'est une jolie excursion de s'autoriser lâcher et s'autoriser c'est magnifique mais c'est le coeur du podcast l'intime le sexe moi ça m'inspire trop j'ai trop envie de m'autoriser ça te va ? ça me va c'est parfait pipi ? ça va ça va bien besoin d'une pause ? non parfait