Consultation médicale qui dérape avec ce pompier (et la fin de mes pannes d’érection) – Charly 1/3

Partie 1 sur 3
« Et je bandais à 50%, mais tu sais quand tu bandes à 50%, tu essaies de pénétrer quelqu’un, et au final, après t’as la petite voix dans ta tête qui tourne et qui te dit « Regarde, tu bandes pas ». » Charly

Charly, 27 ans, soignant qui vit en van : ses pannes d’érection ne sont pas mécaniques, elles arrivent chaque fois qu’il n’ose pas dire qu’il n’a pas envie.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Un pompier rencontré sur Grindr vient le consulter pour un vrai motif médical : ils couchent ensemble après la consultation
  • Ses premières sodomies : aucun lubrifiant, aucune préparation, et mal à chaque fois
  • Sur Grindr, trois quarts des mecs lui demandent s'il est actif ou passif, et il refuse la case
  • Sa dernière panne date d'un mois : fatigué, il bandait à moitié et n'a pas su dire que ce n'était pas le moment

On en parle dans cet épisode
La série citée par Guillaume (le podcasteur) : se préparer au gode quand on a mal ne marche pas
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La série que Charly n'a pas encore écoutée, sur le plaisir anal quand on n'en ressent aucun
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Charlie, on se lance ? Allez, c'est parfait. Coucou Charlie. Coucou. Et bienvenue chez moi à Paris. Ensemble, on va parler de panne d'érection, de sexe sans sodomie. Toi d'ailleurs, le nouveau nom du podcast, actif ou passif, tu m'as dit « je m'y reconnais pas du tout, j'adore ». On va parler de tes fantasmes pervers et enfin d'amour. Tu as enchaîné les histoires d'amour sans en arriver à en garder une. Or, depuis quelques mois, tu as un nouveau copain avec qui tu tentes d'écrire autre chose. Sur la petite table basse bleue qui est à ta droite, tu as un tas de cartes avec des questions intimes dessus. Et je vais t'inviter à les mélanger et en tirer une au hasard. Ça va nous lancer. Et pendant que tu fais ça... Je voulais en profiter pour dire un énorme merci aux auditeurices. Figure-toi qu'avant-hier, le 10 juin, c'était mon anniversaire. Bon anniversaire, Guillaume. Merci. Et le podcast, ce jour-là, bizarrement, a enregistré le plus grand nombre d'écoutes depuis le tout début, il y a quatre ans. Du coup, c'était un petit pic. Non, pas un petit, un grand pic, mais ça m'a donné envie de... Je ne sais pas, c'est des moments où tu fais des points. 3696 écoutes en un jour. Je suis super fier. Il y a six mois, en gros, on était 20 000 auditeurs uniques. Et là, le mois dernier, on est monté à 33 000. Moi, je célèbre pas toujours. Tu vois, je dis pas toujours que le podcast, c'est une réussite et j'ai envie de le faire. alors bravo moi parce que je bosse comme un fou mais en fait je suis pas seul et ça je trouve j'en parle pas assez et j'ai envie de dire un énorme merci aux auditeurs tu sais quand les gens ils gagnent des prix ils disent merci à mes équipes et tout mais en vrai c'est tellement vrai que tu peux pas y arriver tout seul moi je pense aux 237 auditeurs qui contribuent avec des sous chaque mois parce qu'en vrai sans eux pas de podcast il y a encore des gens qui pensent que j'ai de l'argent à côté qui vient d'une autre activité c'est mon boulot à temps plein Mais merci aussi aux auditeurs qui partagent le podcast ou qui ont mis 5 étoiles. Il y a plein de magnifiques témoignages qui viennent justement de partage ou de ces 5 étoiles sur les applications de podcast. Parce que du coup, ça fait qu'elle recommande à plus de gens sur ces plateformes. Mais les auditeurs aussi qui m'aident et qui m'offrent le logis parce que j'essaye d'un maximum sortir de Paris pour faire entendre et raisonner plein de voix gays ou queers partout dans le monde. Je pars notamment au Québec. Je cherche de l'aide. N'hésitez pas, activeoupassive.com slash québec pour trouver des super témoignages de Québécois. Un énorme merci à Benoît. Benoît, auditeur webmaster. Je sais, on dit plus comme ça, mais en vrai, depuis plusieurs mois, il bosse presque tous les jours. On s'envoie des WhatsApp tous les jours sur le nouveau site du podcast, activeoupassive.com, notamment pour mettre en lumière les 341 épisodes qui existent déjà. Benoît, il accepte toutes mes questions et tous mes messages qu'il lui demande de peaufiner ici et là. Et en plus, on est en train de classer les épisodes par catégorie. C'est trop bien, il faut aller jeter un coup d'œil. Avec Benoît, mais aussi Cédric, c'est l'annuaire des recommandations psy et soignants. D'ailleurs, soignants dont tu fais partie, Charlie ! Mais trop cool, on a 250 contacts. En gros, l'idée, c'est que les auditeuristes peuvent, eux qui sont queers, les auditeuristes queers ou gays qui ont eu un bon contact avec un soignant ou un psy, peuvent le recommander parce que parfois, c'est pas facile de trouver quelqu'un à qui on peut tout dire. Bon, c'est presque fini, mais énorme merci à Maxence, auditeur graphiste, qui est derrière la nouvelle identité visuelle. On a beaucoup bossé ensemble. James aussi, sur des visuels Instagram. Et puis mes auditeurs chéris qui animent le Discord, le WhatsApp. Je ne cite personne parce que les gens changent au fur et à mesure et je sais pas, j'ai peur d'oublier. Et les auditeurs qui animent des rencontres à Paris, Marseille, Lille, Toulouse et Rennes presque tous les mois. Tout ça, c'est bénévole. Et voilà, j'avais envie de célébrer et de partager ma reconnaissance qui est vraie parce que j'ai vachement de doutes. En vrai, j'ai un énorme syndrome de l'imposteur. Je me disais là, justement, le 10 juin, je me disais putain, 4 ans, ça fait beaucoup. En vrai, j'ai toujours l'impression de ne pas être assez. Et j'ai toujours ce même sentiment depuis le premier épisode de me dire, en fait, peut-être c'est pas assez bien et tout. Donc ça, c'est je vais avoir 40 ans. Donc là, je viens d'avoir 39. C'est mon objectif de seconde partie de vie. Charlie, je veux ça. Je veux m'aimer suffisamment et me dire que je suis assez. Oui, mais félicitations pour tout ce que tu as fait depuis quatre ans. Ça a bien progressé. J'ai écouté des premiers épisodes, j'ai écouté ton premier live, là, il n'y a pas longtemps, et ça a bien progressé, je trouve. Et c'était déjà très bien à l'époque. T'es chaud, mais donc tout ça, c'est des gens qui, à un moment donné, ont levé la main, des petits auditeurs trop chauds. Eh bien, s'il y a des gens qui m'entendent, n'hésitez pas. On peut me contacter si vous avez envie de proposer de l'aide et tout. Tous ces gens-là, on est contents d'être plus, à faire plus de choses ensemble. Et pas besoin d'avoir énormément de dispos. Faut m'envoyer un email guillaumefaitdepodcast.com ou aller sur le site du podcast. Dernière chose et après, tu as ta question ? Oui, mystère. Tu peux la tirer. Dernière chose, j'ai un petit souci, Charlie. Les audiences augmentent, mais pas le nombre de donateurs qui a plutôt tendance à baisser parce que j'en perds plus par mois que je n'en gagne. Du coup, une énième demande de sous, actifsoupassifs.com slash don, D-O-N, es-tu ? content de cette question. Je suis content de ma question. Est-ce qu'elle a un sens ? Oui, elle a un sens. J'avais peur que ça n'ait aucun sens, la question, et au final, ça va. Moi aussi, parce que là-dedans, dans ce tas, il y a des questions que je n'aime pas du tout. Mais je crois à cette magie du question au hasard qui a un sens. On la change ou on ne la change pas ? On ne la change pas, elle me plaît. J'ai lu la première question et ça me plaît. Vas-y. Et la deuxième est peut-être encore... encore mieux allez on lit les deux on lit les deux alors la première chose c'est raconte un truc qui marche bien dans ta vie en ce moment ok Et écoute, les amours, ça fonctionne bien dans ma vie en ce moment. Je suis grave épanoui en amour. Ça, j'ai hâte que tu racontes parce qu'il y a plein d'auditeurs qui disent aussi ça. J'arrive pas à être en relation, je cherche l'amour et ça capote. Et toi, tu as dit un truc trop beau dans ton pré-entretien. Tu as dit « je me suis demandé s'il n'y avait pas un truc qui clochait avec moi ». Et puis après, tu as raconté comment, petit à petit, tu as enquêté ou déplié des clés. Mais on va en parler juste après. C'est quoi la question plus osée que tu as eue ? La pénétration et toi. Grande histoire d'amour ou plan B ? Ah mais attends, mais c'est pas... On pouvait pas faire mieux, je pense. On pouvait pas faire mieux ? On pouvait pas faire mieux. Ah, j'adore ça. T'es un peu ésotérique en mode, je crois, à la magie, à l'invisible ? Non, bien au contraire. Super. Très terre à terre et... Voilà. Tu trouves pas ça comme... On est d'accord que rien n'était pipé ? Tu as vraiment... Oui, j'ai tout mélangé. Plusieurs fois. Mais c'est très bien tombé, je trouve. C'est marrant, non ? Quel hasard. Eh ben, on commence par ça ? Allez, par cette deuxième question ? Bah ouais. Du coup, toi, tu... T'as pas aimé le nouveau titre du podcast Active ou Passif ? Non, pas du tout. mais j'ai compris qu'il servait à choquer à bousculer un peu du coup et à chambouler cette question est-ce que t'es actif ou est-ce que t'es passif où je m'y retrouve pas du tout tu peux me raconter précédemment donc en fait dès le début de ta sexualité tu te dis putain il faut que je rentre dans une de ces deux cases comment elles apparaissent, comment elles vivent ces cases avant que tu acceptes un peu plus une sexualité sans sodomie Au début, lors de mes premières années de vie sexuelle, il n'y avait pas de pénétration et ça ne posait pas de soucis. On ne se posait même pas la question. Pour moi, c'était quelque chose qui allait venir plus tard. Et au final, quand c'est venu, bah... Je ne prenais pas de plaisir. C'était avec un copain avec qui j'étais resté deux ans à l'époque, avec qui j'ai fait ma première fois en pénétration. Et jamais de lubrifiant, pas de préparation, rien du tout. Ça me faisait mal à chaque fois, je ne prenais pas de plaisir, rien du tout. Et ouais, c'était toujours comme ça, pas moi qui le pénétrais, je... Voilà, je suivais un peu la vague sur ça. Pas de bons moments au début, même après. Même après, c'est ça. Est-ce qu'ensuite, tu as... Parce que là, du coup, tu me décris... C'est un peu comme si tu me disais, on a essayé de faire un gâteau au chocolat, on a ni mis chocolat... ni les oeufs, ni la farine et on n'a pas passé un bon moment au final c'était pas bon c'est plutôt entre guillemets normal mais est-ce que t'as réessayé de la sodomie avec justement de la préparation du lubrifiant toujours pas de plaisir Et très rarement. Ça peut arriver, mais j'ai vraiment du mal à réussir à prendre plaisir en étant pénétré. Et toi, t'as l'impression, parce que tu vois, on peut prendre le sujet de deux façons différentes. On peut se dire, personne n'a de l'éducation sexuelle. Et donc, en fait, on est tous à tâtonner. et en fait le corps se souvient quand il a mal donc si moi j'ai eu plusieurs sodomies où j'ai eu mal où j'ai eu peur en fait mon corps enregistre et après ensuite c'est cercle vicieux donc première façon de prendre ce que tu dis on a besoin de s'éduquer pour en fait le plaisir dans la sodomie n'est pas automatique comme on le voit contrairement à ce qu'on voit dans les films option 2 c'est juste pas pour toi ça veut dire et on s'en fout Parce que là, tu me décris plutôt la situation 1, où en fait, tu as été mis dans des situations où tu as eu mal. J'ai l'impression, oui. Est-ce que toi, tu as l'intuition que c'est juste pas pour toi, l'anal point final ? Ou est-ce que tu penses que tu as encore des choses à découvrir autour de ça ? Non, je pense que j'ai encore des choses à découvrir. Et surtout, je veux réussir à prendre plaisir avec mon cul. Je suis limite jaloux des mecs qui arrivent à prendre plaisir avec leur cul et limite on rentre une bite dans leur cul et ça y est c'est l'extase pour eux. Génial. C'est qui eux ? Tu peux citer une personne qui te vient en tête ? Des ex, une dernière personne que j'ai vue où c'était juste un truc qui le faisait grave kiffer, comme si c'était hyper érogène, alors que chez moi j'ai pas l'impression que ça soit autant... Érogène. J'ai l'intuition que nos narratifs nous bloquent. Et là, tu as un narratif du « le mec, dès qu'il prend une bite, il est en état de jouissance totale ». Et ça, tu l'as vu de tes propres yeux. C'est-à-dire, tu as mis ta bite dans quelqu'un et là, bam, sans préparation, il était aux anges. Il était aux anges, il était détendu, il était propre, il prenait plaisir. C'était le pied. Il te l'a dit ? Ça se voyait. Ça se voyait ? Ouais. Tu lui as demandé comment il faisait ? Oui, plusieurs fois je demandais au mec et c'était naturel, il me disait. Juste, je suis détendu et c'est le bon moment et voilà. Super, donc c'est pas un narratif. C'est pas une histoire que tu te racontes, c'est une réalité que tu as expérimentée ? Oui, c'est plus qu'il y a des expériences. Je pense qu'il y a un narratif de porno aussi dedans. C'est un peu entremêlé aussi, mais pas que. Il y a aussi des expériences là-dedans. En tout cas, je trouve que ton expérience, elle me chiffonne, elle me blesse un peu au fond de moi. Dans le sens où... Elle ne correspond pas à mon expérience à moi et elle me fout la pression. C'est ça que je ressens là dans mon corps. Moi, le plaisir anal, si tu me pénètres, j'ai mis vachement de temps à le conquérir. Et c'est vrai que quand je me disais... Justement, je me disais la même chose que toi. J'avais plein d'injonctions. Moi, ça ne marche pas. Je devrais ceci, cela. Ça devrait être différemment. Mais tant que j'étais dans ces injonctions, j'étais en résistance de comprendre mon propre corps. J'étais pas disponible à me dire, bon, il est vrai que pour cette personne, ça a l'air d'être le paradis sans préparation, direct, en moins de 10 secondes. Ça n'est pas le cas pour moi. Qu'est-ce qui est en train de se raconter ? Qu'est-ce qui se passe ? Mon petit Guillaume, assis-toi. Et en vrai, c'est un peu, je le dis avec le sourire, mais c'est une très bonne idée de faire ça. Et du coup, de s'écouter, ça a été pour moi très puissant de m'écouter avec compassion, avec douceur, de dire... Et alors, j'ai commencé à dire, excuse-moi, j'ai peur. T'as peur de quoi ? Je suis pas confortable. Ah bon, ça veut dire quoi, pas confortable ? T'as froid, t'as chaud ? T'es mal assis. Toutes tes petites voix intérieures. Le mec va te pénétrer. Exactement. Et ça, ça m'a vachement aidé. Et en fait, le podcast m'aide vachement à ça petit à petit parce que j'entends les gens justement partager le fait que la sodomie n'est pas forcément automatique pour eux. Et l'autre chose, j'ai été interrompu par une pensée intrusive. Là, je suis en train d'imaginer un auditeur qui fait « Ouais, Guillaume, il est en train de forcer la sodomie sur Charlie. Il est en train de contribuer à cette idée qu'il faut la sodomie. » Pas du tout. Moi, je rebondis sur toi qui as dit « J'ai envie d'aller à la rencontre de ce plaisir. » Mais à 2000%, tu peux avoir une sexualité de ouf épanouie Sans gâteau au chocolat. Et c'est vachement le cas en ce moment. Ouais, c'est ça. Donc je fais une petite parenthèse parce qu'à aucun moment donné... moi j'ai des rapports sans sodomie qui me procurent plein de trucs à des moments donnés que des rapports avec sodomie me procurent pas mais du coup je vais au bout l'autre chose que j'ai découvert donc je suis allé à la rencontre de mes petites voix et après je leur ai répondu donc en fait j'ai aussi découvert et accepté que il y a des choses qui peuvent pas fonctionner pour moi même si ça fonctionne pour d'autres et j'ai tâtonné et découvert ah tiens ça ça marche Donc, le seul truc qui me vient en tête, c'est la lenteur. Il y en a plein, mais la lenteur. Moi, les mecs qui veulent aller à toute vitesse, je passe un peu mon temps à dire juste le bout, juste le bout. Oui, pareil, je suis un peu pareil. Il y a besoin de prendre le temps que ça se dilate, parce que ça ne se dilate pas aussi rapidement que d'autres mecs. Il y a besoin de prendre le temps, il y a besoin de préparer aussi. Qu'est-ce que ça fait du bien de... de se faire bouffer le cul avant moi ça me détend bien ça marche bien l'autre chose que j'ai découvert c'est que bon je suis en train de petit à petit conquérir ça et ça change mais en fait ce qu'il y a dans les films porno c'est à dire si tu tapes au fond de moi Et super vite, moi, je ressens pas. Ça me fait pas kiffer. Super vite, comme dans les pornos. Donc ça, j'ai mis du temps à... Et puis j'étais là, ça saoule parce que tout le monde a l'air de le faire. Et puis les gars qui ont envie de me pénétrer, ils ont l'air d'avoir envie de faire ça et d'avoir leur plaisir ainsi. Bon, moi, ce n'est pas trop le cas. Je suis à la conquête un peu de ça, parce qu'il y a un peu d'orgasme prostatique là-dedans et de plaisir prostatique. Ça veut dire que ça tape aussi un peu ma prostate, donc c'est un peu inconfortable. Épisode actif ou passif.com slash... Orgasme prostatique. Orgasme prostatique. En vrai, je crois que le lien va marcher vers le tuto. Autre sujet, mais tu vois, j'ai un peu déplié tout ça et osé dire pendant le rapport, en fait, attends, stop, non, tu vois. C'est-à-dire, moi, mon plaisir... En tant que passif, mon plaisir de pénétrer, il y a eu toute la phase d'écouter mes petites voix, voir ce qui fonctionne pour moi, tâtonner, échouer et ne pas m'auto-détester que ça marche pas. Ah, notez que ça a marché un petit peu, mais du coup, reconstruire mon imaginaire de sodomie en sortant des films. et après le communiquer et alors ça c'est dernière étape chaud bouillant et la dernière chose et après je veux te faire parler toi mais la dernière chose c'est que parfois ça ne fonctionne pas malgré tout ça parfois je ne sais pas te dire pourquoi alors si souvent je suis fatigué souvent je suis fatigué ça marche pas j'ai mal ou j'ai pas envie Alors même que j'aimerais bien avoir envie. Bon. C'est quoi les derniers trucs en ce moment ? T'en es où par rapport à ce chemin ? Avec la sodomie, tu dis j'aimerais bien que ça fonctionne. Est-ce que tu essayes des petits trucs ou pour le moment tu en poses ? Oui. Avec mon copain, on a commencé à le faire parce qu'on n'était pas branchés au début tous les deux sur ça. Et il a commencé à me demander plus en plus à le pénétrer. Et... Et oui, il avait un désir de ça et je le sentais détendu et épanoui sur ça. Donc ça s'est bien passé avec lui. Ça te fait kiffer de pénétrer ? Oui. C'est pas du tout un acte que je trouve obligatoire ou mieux que les autres. C'est pour ça que j'en désire pas plus que les autres choses. Et avec un autre garçon aussi, où je l'ai pénétré il n'y a pas longtemps. Et c'était cool. Vous êtes en couple ouvert ? On est en couple ouvert avec mon copain, oui. Et dans ces expériences, tu es plus toi pénétrant, actif ? Sur ces dernières années, j'ai plus été pénétrant, en effet. Bien qu'en perso, de mon côté, je joue avec des godes pour me préparer, pour ressentir tout seul, pour voir ce que je fais. Et alors ? C'est pas fou, je pense que je préférerais le faire avec quelqu'un que le faire avec du plastique. Qu'est-ce qui n'est pas fou ? Qu'est-ce qui se passe quand tu es de gode ? Ben, j'ai peu de plaisir physique à faire ça. Genre, j'ai peu de plaisir anal, peu de plaisir prostatique. Je me suis acheté un dernier jouet qui vibre sur commande par le téléphone. Et ça, ça fait plutôt du bien. Je trouve ça cool. Et en plus, il n'est pas très gros. Il ne fait pas mal. C'est top. Voilà. et ton sourire s'illumine, ton visage s'illumine et mon sourire s'illumine parce que oui j'ai ressenti du plaisir avec ça donc c'est pas une zone non plus amorphe et dénervée chez moi c'était ta crainte ? Ouais, que ça soit pas une zone érogène chez moi. Comme les tétons, c'est des zones érogènes chez des gens et pas forcément chez moi. Ouais, je me suis dit, c'est pas une zone érogène chez moi. Le cul, l'anus, la prostate. J'entends particulièrement là, ce matin, la comparaison. Tu te compares énormément. On est d'accord ? Pourquoi ? Comparaison is poison. Je suis tout à fait d'accord. Non, non, mais je te taquine. Pardon. Oui, mais tu touches un point important. Je suis à fond là-dedans. Moi, mon syndrome de l'imposteur, j'ai de cesse de me comparer aux autres qui sont tellement mieux que moi. Donc excuse-moi, le pourquoi est idiot. Ça fait chier, non ? Ça fait grave chier. T'es d'accord ? Oui, ça me tue là. Mais c'est pas que d'un point de vue sexuel. C'est surtout... Alors après, c'est un point que j'ai relevé, que j'essaye de travailler. Mais ouais, je me suis tout le temps comparé aux autres. Et c'est pour ça que le actif ou passif est blessant, c'est parce qu'il vient alimenter. Depuis toujours, tu te compares à ce que tu vois dans ce milieu gay, c'est ça ? Comment ça ? Qu'est-ce qui se passe dans ton cerveau face à l'injonction de la sodomie ? Ouais, comme s'il faut le faire. Comme s'il fallait obligatoirement le faire. Après, j'ai réussi à sortir de ça, mais même en sortant de ça, des fois, ça me fait chier. Juste quand on me pose la question, comme s'il fallait être forcément pénétrant ou pénétré, que la personne cherche un rapport pénétratif. Quand est-ce qu'on te pose la question ? Quand je peux draguer sur les réseaux, sur Grindr, sur... Et en proportion, on te la pose sur 10 personnes, 10 échanges ou 100 ? C'est quoi la proportion, l'automatisme de cette question actif ou passif ? Ça revient souvent quand même. J'ai bien trois quarts. Ouais, j'ai bien trois quarts des mecs. Ok. Ouais. Et dans ces cas-là, quand tu réponds « c'est pas trop mon truc », tu réponds « c'est pas trop mon truc » ? Ouais, je réponds de plus en plus, je suis de plus en plus honnête avec ça, en mode « c'est pas mon truc » ou en tout cas pas au début, où j'ai besoin d'avoir confiance pour faire confiance, de connaître le mec, de connaître la personne pour ça. Ok, ce qui n'est pas tout à fait vrai, t'es d'accord ? Ce qui est beaucoup plus facile quand je connais la personne. C'est intéressant, facile, mais pas plaisant. En fait, j'ai tellement eu peu de plaisir en étant passif que... Je sais que je pourrais avoir du plaisir en étant passif parce que je l'ai déjà ressenti deux, trois fois. Et d'ailleurs, j'aimerais bien essayer un truc dans pas longtemps. C'est de trouver un mec compétent et juste de lui dire, écoute, ton but, ça va être de me faire plaisir et de... jouer avec mon cul comme tu veux mais juste voilà je veux travailler sur enfin travailler je veux prendre du plaisir anal et je veux que ton kiff ça soit de faire plaisir analement à l'autre ok est-ce que tu veux que tu n'es pas obligé de me répondre maintenant mais je peux mettre soit ton instagram soit ton email dans le descriptif de l'épisode si quelqu'un entend ton appel pourquoi pas je te dirai après Je vais réfléchir. Tu pourrais réfléchir. Les gens qui allaient voir, ils verront si tu l'as fait ou pas. Est-ce que je peux préciser aussi ton mode de vie ? Oui, bien sûr. Dire que tu es nomade. Oui. Tu vis dans un van. Donc, en fait, les gens un peu... En France métropolitaine ? En France, oui. En France. Ok. Hexagonal, pour dire que voilà, tu... Je bouge un peu partout. C'est pas mal. Surtout là où il y a du soleil. Ok, d'accord. Les Lillois sont contents. Je ne suis jamais allé dans le nord. Ok, d'accord. Tu as grandi dans quelle région ? J'ai beaucoup grandi à l'étranger. Je suis né en région parisienne. J'ai fait mes premières années en région parisienne. Puis j'ai beaucoup vécu à l'étranger. Et je suis revenu faire mes études en région parisienne. Et depuis, ça fait cinq ans que je suis avec mon van. Ok. c'est intéressant parce qu'en fait on parle de pénétration depuis le début et on oscille entre en fait ce que je comprends c'est que toi dans la réalité tu es plus celui qui pénètre tu es actif parce que pour faire plaisir à l'autre avec un plaisir moyen pour toi forcément parce que j'ai du plaisir physique quand je vais pénétrer quand je vais pénétrer l'autre donc ça marche bien quoi le côté actif marche bien ouais il y a peut-être plus la tête des fois qui peut me perturber un peu Quand je suis actif, quand je ne connais pas l'autre personne ? Ton mental qui te bloque. On va en parler juste après. Et sinon, en fait, toi, tu te sens plus passif, tu aimerais être plus pénétré. Et c'est ça qui bloque, c'est ça ? J'ai bien compris ? Je ne me sens pas forcément plus passif. Et tu vois, ça me perturbe un peu quand tu essaies de me définir comme ça. Donc non, je ne pense pas. Euh... Non, je sais pas. J'ai même pas envie de me définir. Je fais ce que je veux quand je veux. Et ça dépend beaucoup du mec aussi avec qui je suis en face. Je pense que juste les dernières relations que j'ai eues, les personnes étaient plus branchées... pénétré, était plus passif. Et voilà, ça s'est fait tout seul, comme ça. Tu me dis, ça te perturbe, les cases te perturbent. Qu'est-ce qui se passe dans ta tête ou dans ton cœur quand j'essaye de te mettre dans des cases et que ça te perturbe? en fait quand tu m'as dit t'es plus passif j'étais en mode bah non attends je prends du plaisir en étant actif aussi et je prends du plaisir juste pas en étant anal donc me range pas dans la case passif oui t'as l'impression qu'une fois qu'on dit j'aime un côté passif on est catalogué on est passif ça devient une identité c'est ça ? et d'ailleurs c'est un truc qui me perturbe beaucoup parce que j'ai l'impression que pareil ça va être de la comparaison que les gens ont des étiquettes genre ce mec il kiffe ça, ce mec il est comme ça ce mec il est ça, ce mec il fait ça et moi je suis en mode j'aime plein de trucs et ça dépend beaucoup du mec et j'ai l'impression de m'adapter beaucoup aux gens de ah toi tu kiffes ça bah tiens j'ai envie de faire ça, d'essayer et avec l'autre totalement l'inverse et ouais faire des choses totalement différentes suivant les gars ouais ma question est venue réveiller quelque chose chez toi T'as l'impression que moi je voulais te cataloguer avec ma question ? Non, non, non. C'était quoi le sous-entendu de ma question ? Qu'est-ce que j'ai essayé de comprendre à ton avis ? Que de savoir si je voulais approfondir ce côté passif. Ouais, mais je trouve que c'est vachement intéressant ce que tu dis et je te rejoins complètement. Avec ce podcast et mes questions et moi, mon opinion personnelle, c'est que cartographier les régions de nos désirs et de nos plaisirs et savoir les nommer, savoir y mettre des frontières ou bien des points d'interrogation, je trouve que c'est le cœur de ce podcast et ça me passionne et ça m'intéresse. Et donc le moment où je dis... Et peut-être ma langue a fourché, je ne voulais pas dire tu es passif en mode identitaire, tu as bien raison. Je voulais dire raconte tes pratiques. Et je veux comprendre tes pratiques. Mais je pense qu'à la fois, mes mots ont été mal choisis, mais surtout, on est dans un univers où on est sans cesse, on est heurté, toi et moi, on est heurté par cette mise en case, pour ne pas dire mise en cage. où en fait cette cartographie elle semble quand même prendre le dessus dans tous les échanges notamment sur Grindr et tout on a l'impression que c'est tellement plus simple de simplifier les choses et de ranger dans des cases je vais reconnaître que moi je suis un peu comme ça aussi parce que j'ai peur sinon tu vois si toi et moi on se connecte sur Grindr et que tu me dis je m'adapte si je te dis la vérité là ce qui se passe sur ce canapé sur lequel on est assis là donc je reçois ton message moi dans ma tête ce qui se passe c'est il sait pas ce qu'il veut non Je me dis, il y a tellement de possibles, ça m'angoisse. J'ai comme... Cartographier et limiter, ça me rassure comme une façon de danser ensemble dans l'échange. Et je dis pas que c'est bien, je valorise pas. Et je crois même que je trouve ça un peu négatif. J'aimerais bien être autre. J'aimerais bien arriver à plus dire, viens, on va prendre un café, on verra bien ce que l'énergie raconte. En plus, je suis vachement comme ça. L'énergie fait beaucoup le rapport sexuel. Et les pratiques dont j'ai envie, je te rejoins. Mais pour autant, alors que je suis dans mon cœur comme ça, si je reçois ton message, je me dis, je ne vais pas être à la hauteur. Oui, je comprends. Mais pourtant, je ne le formule jamais comme ça. Oui. Je ne le formule pas en mode, je suis ouvert à tout, parce que... Je me rends compte que l'un des trucs que je n'aime pas et qui me met dans des mauvaises situations, c'est d'être trop ouvert et de pas mettre de cadre et de pas affirmer ce que je souhaite et ce que je souhaite pas aujourd'hui. Donc, par exemple, sur ma description Grindr, je me rappelle que je suis ouvert à tout. Tu mets quoi ? J'ai dit, j'ai réouvert Gander il n'y a pas longtemps, il y a deux semaines, j'ai dit que j'étais nouveau dans le coin, vu que je venais d'arriver dans une nouvelle région, et que je cherchais à me faire des potes et j'ai mis des petits emojis nature, montagne et tout ça. donc pas du tout orienté cul et tu en penses quoi de ce profil ? moi j'adore parce que je me fous vachement la pression quand j'oriente le côté sexuel comme si je me forçais à devoir faire du cul ou voir l'autre personne pour du cul et donc de m'affranchir de ça ça me détend vachement donc c'est pour ça de prendre un café avant ou de faire autre chose ou de sortir c'est top et ça donne quoi ? Eh ben ça fonctionne super bien. C'est vrai ? Ouais. J'ai fait trois expériences là dernièrement en dehors de mon copain et ça s'est super bien passé. Et les trois fois en fait on se voyait pas pour du cul. Ok. Et donc il disait bah ouais moi je veux bien être ton pote. On est d'accord qu'il y a des photos de toi sur ton profil ? Ouais je monte mon corps, ma tête. Oui donc j'ai envie d'être ton pote mais j'ai aussi bien vu que t'étais beau. Oui je... Enfin je sais pas ça mais... Non, je te taquine un peu, mais t'es d'accord que montrer son corps alors que ton profil indique qu'on veut être amis, il y a une petite dissonance ? Parce que la photo sous-entend quelque chose que le profil et le profil disent au contraire. Oui, je comprends. Après, c'est une photo... Oui, c'est une photo torse nu dans le miroir. C'est pas une photo... Oui, c'est pas une photo centrée sur la bite ou... Mais c'est une photo plutôt sensuelle, voire sexuelle. Oui, oui. On est d'accord. La lumière était très jolie. Mais ça marche en fait, ça désacralise, en tout cas ça sort le stress. Et donc ces gens-là, ils t'ont fait un coucou, on va faire une rando ? Ouais, alors on n'a pas fait de rando, mais oui. On a fait quoi ? On s'est vus à mon boulot, pour mon boulot. La première fois. Pardon ? Ouais. Raconte. Du coup, je ne sais pas si on l'a dit, mais je travaille dans le médical du coup et je reçois des gens en consulte et le mec avait besoin... Donc voilà, on s'est vus pour ça, d'abord. Et ça permet de détendre un peu, de parler, de voir comment se comporte l'autre, d'avoir juste quelqu'un en face de soi et pas juste son téléphone. Sur ton Grindr, il y avait marqué ton métier ? Non. Comment c'est arrivé dans la conversation ? Parce qu'on en a parlé et que j'ai besoin de parler un minimum avant et de connaître la personne. Ok. Là, on est de plein pied dans un énorme fantasme que partagent plein de gens. Je pense. On est d'accord ? J'avais jamais fait et j'avoue que c'est après coup que je me suis dit mais en fait c'était ultra excitant comme truc. c'est à dire que pendant la consultation il ne s'est rien passé de sexuel ? si après on a fait la consulte ouais puis voilà il m'a dit ça serait peut-être mieux sans caleçon tout ça donc je lui ai dit bah ouais vas-y retire ton caleçon et voilà et après ça on a continué c'était cool et voilà mais il avait un vrai besoin de consulte ou pas ? ou c'était faux ? au début je me posais la question mais non il avait un vrai besoin de consulte ok Et pourquoi ça te fait marrer ? Parce que c'est cool, ça sort du cadre, juste viens on se retrouve chez moi, on suce, on baise et voilà. Et moi je prends beaucoup plus mon pied à réaliser des fantasmes comme ça qu'à se faire sucer ou à se faire pénétrer. Oui. Il s'est passé quoi, alors ? Donc, on est dans ton cabinet ? Oui. Enfin, pas dans mon cabinet, du coup, vu que je remplace mes collègues sur toute la France. Oui, c'est ça. Quand ils sont pas là. Et du coup, je lui ai retiré son caleçon. Il avait un cul magnifique, vraiment. J'ai rarement vu un cul aussi beau. Et je lui ai massé le cul, je lui ai bouffé le cul aussi. Puis après, on s'est branlés, on s'est sucés. Et je me suis frotté à lui aussi. Puis après, j'ai joui sur son visage et il a joui dans la foulée. Comment vous avez communiqué pour que tu lui jouisses sur le visage ? C'est une vraie question que je me suis posée. Oui, je comprends. Il m'a fait part plusieurs fois qu'il aimait bien être soumis et une fois en consultation, il m'a dit « de toute façon, j'ai rien à dire parce que je suis sur la table à poil et c'est toi qui décide ». Donc il m'a bien fait comprendre que je faisais ce que je voulais. Et tu sais, avant de jouir, pour montrer à l'autre que tu es prêt à jouir, tu fais un peu plus de bruit, tu montes par ton corps et par tes bruits que tu vas jouir. Et je l'ai vu au contraire beaucoup plus s'exciter, ouvrir la bouche, tout ça. Je l'ai... Vous avez communiqué, ouais. Pas avec des phrases, mais je l'ai senti totalement ouvert pour ça. Et c'était le cas. Voilà. C'était cool. Tu m'as dit... Longtemps, j'ai eu des pannes d'érection, même avec des mecs magnifiques. Tu peux me ramener... Ça a été quand sur ton chemin de... D'intime, c'était de quel âge à quel âge ? Ou encore aujourd'hui peut-être ? Alors ça faisait très longtemps et j'en ai eu une il n'y a pas très longtemps avec mon copain. La première fois, c'était une fois avec un mec à 18-19 ans. Puis après, ça me l'a fait vers 23 ans, quand j'avais repris une vie un peu active, sexuelle, quand j'allais voir quelques mecs. Et là, ça me l'a fait une dernière fois avec mon copain, il n'y a pas longtemps, il y a un mois. Et aujourd'hui, tu as quel âge ? J'ai 27 ans. Tu m'as dit que tu avais compris un truc sur ces pannes d'érection ? c'est que le mec il me plaît pas ou que la situation elle est pas bonne pour moi parce que j'ai l'impression bah oui c'est pas que le mec me plaise pas parce que mon copain il me plaît énormément c'est que la situation était pas du tout ok pour moi Et là, tu veux raconter ? Ouais, bien sûr. J'étais juste fatigué, et après manger, c'était pas le moment. Il était grave excité, et ça me faisait plaisir de le voir excité. Donc on s'échauffait un peu, on est allé dans le lit, et juste c'était pas le moment pour moi. Et je bandais à 50%, mais tu sais quand tu bandes à 50%, tu essaies de pénétrer quelqu'un, et au final, après t'as la petite voix dans ta tête qui tourne et qui te dit « Regarde, tu bandes pas ». Fais gaffe, il ne faudrait pas que tu rebondes moins. Qu'est-ce qu'il va penser l'autre ? Allez, il faut que tu bondes, dépêche-toi. Bien sûr. Et une fois que c'est lancé, ça c'est... C'est mort, mais j'étais fatigué, c'était pas le moment pour moi et j'ai pas su dire ça à mon copain. Tu sais pourquoi ? Ouais, parce que j'ai jamais appris à bien dire les choses et à m'affirmer sur les choses que je voulais ou que je voulais pas. Après, là, ça fait une petite année où je me rends compte de ça, donc je le travaille de plus en plus, mais je me fais encore avoir comme ça. Je le vois excité, j'ai envie de lui faire plaisir aussi. T'as l'impression que ne pas dire prend soin de quoi ? Prend soin de l'autre. J'allais dire comme si... Non, c'est horrible. Comme si m'effacer, ça prenait soin de l'autre. Alors que pas du tout. Mais oui, comme si ne pas prendre en compte mes besoins, mes désirs. C'est pas toujours le cas. Mais... Mais oui. Ouais, moi, ça me parle vachement. Je trouve que je ne sais pas si m'effacer, c'est vraiment ça, mais c'est effacer le conflit. En fait, si je ne dis pas « attends, stop, ça ne marche pas », enfin dire « stop, ça ne marche pas », c'est créer un conflit. Alors, attention, par conflit, j'entends en tout cas un frottement. Une confrontation. Oui, c'est ça. Un désir et une absence de désir. Du coup, il y a un désalignement. Donc, effacer ce désalignement, c'est espérer que l'alignement reste. Oui. Alors que plusieurs fois, je lui ai dit non et ça n'a pas posé de souci, rien du tout. Ça s'est fait naturellement. C'était juste un souci avec moi-même dans ma tête. Ce n'était pas du tout avec lui, cette fois-ci. Tes autres pannes d'érection avec des mecs magnifiques, c'était aussi lié à la fatigue ? Je pense avec le stress, parce que je peux être un grand stressé quand je vois quelqu'un. Donc, stress plus sélection, souvent, ça va pas ensemble. Donc, c'est pour ça que j'ai besoin d'être en confiance et d'être rassuré et de connaître la personne. Voilà. Pas être une boule de stress tout de suite. Genre, on vient, on se connaît pas, je vais être tout stressé, je vais jamais bander si... Et... Et ouais, c'était ça. Et puis juste, bah, des mecs qui me plaisaient pas forcément, mentalement, physiquement. C'était pas des contre-indications non plus, c'était pas des connards ou quoi que ce soit, mais... Tu me disais, je me rends compte que je suis très mental. J'ai besoin de me connecter. Ma sexualité passe par un côté sapio, comme on dit. C'est ça ? Tu as besoin de connaître, d'avoir du lien ? Il y a un côté mental. Je prends mon plaisir avec ma tête aussi. Pas que, mais je prends... ouais tout ce qui se passe dans ma tête ça va me faire plaisir aussi ok mais est-ce que du coup en fait on est d'accord qu'il y a aucun problème avec toi ce sont pas des pannes alors Si, il y a un, si on peut appeler ça un souci, d'affirmation et de dire ce que je veux et ce que je ne veux pas sur le moment. Mais oui, il n'y a pas de problème physique. Et puis même, j'irai plus loin, c'est que tu as juste découvert un peu ta règle d'or pour ce créatoire qui est, ben voilà, moi... J'ai besoin et envie de ces conditions-là autour du sexe. Donc oui, si elles ne sont pas remplies, ça ne marche pas. Mais ce n'est pas un problème que ça ne marche pas. Au contraire, c'est peut-être même une petite messagère. Comme si tu avais une fée en toi qui disait Charlie, on avait dit non. Tu vois, je n'ai pas les bons trucs pour pousser. Là, je suis une petite plante. Ce n'est plus une fée, c'est une plante. C'est le bordel. Non, mais tu vois ce que je veux dire ? Comme si on pouvait du coup célébrer ces moments où ça ne fonctionne pas. Et pas se dire « ça n'a pas marché », genre « j'ai des pannes ». Non. Ouais, c'est horrible comme définition de se dire ça, au final. Ouais. En tout cas, on est redans le « je devrais pas avoir de panne ». Je devrais être en capacité de baiser avec un mec magnifique sur Grindr à qui je n'ai jamais parlé. Et toi, c'est ça que tu me racontais. Tu me disais « en fait, si je fais un plan cul où le gars, je lui ai jamais parlé... » impossible il a beau être magnifique il se passe quoi dans ta tête quand t'as un mec magnifique devant toi qui t'a jamais parlé dont tu connais pas le prénom je sais pas en fait je pense qu'il y a Il y a énormément de peurs qui ressurgissent, de putain, je le connais pas, qu'est-ce qu'il me veut, puis tu vas être stressé parce que tu le connais pas. Et ouais, il y a beaucoup de peurs de l'autre et de moi, de ma réaction aussi, de me dire je vais pas réussir à me détendre, je vais pas réussir à... À lâcher prise. Je peux avoir beaucoup de mal à lâcher prise. Surtout ces derniers mois. J'ai une petite boule de nerfs ces derniers mois, j'ai du mal à lâcher prise. Moi ça me parle vachement parce que je me souviens très bien qu'on a commencé cet épisode en disant... « Sodomie, je peux avoir mal si je suis pénétré, j'ai pas toujours de plaisir. » Et ton visage s'est illuminé quand tu as parlé de ce petit jouet commandé vibreur-là. Et moi, ce que j'ai entendu, mais c'est une projection, tu vas me dire ce que tu en penses, c'est qu'en fait, il y avait la couche psychologique dont tu as besoin, qui est un ingrédient essentiel à ton plaisir sexuel. C'est que le plaisir anal, ton plaisir anal, il est mécanique, mais il vient si jamais il y a cette poudre d'or de psychologiquement, tu te sens connecté, excité, parce que tu as dit que c'était quelqu'un d'autre sur un téléphone qui commençait c'est ce Wama qui gère tout ça ben voilà oui oui oui oui donc peut-être que c'est pour ça que j'aime pas quand je me gode tout seul c'est que c'est moi qui gère tout ouais et qu'un gode en plastique dur ça fait mal je pense peu importe le nombre de lubrifiant que tu mets ouais Ouais, grave. On s'arrête là pour notre partie 1. J'arrive pas à arrêter la partie 1 qui est trop longue, donc je vais juste rajouter un truc parce que je pense que c'est important. Un proctologue, notre proctologue du podcast, chéri d'amour, je devrais pas dire ça, il va m'engueuler, mais docteur Aurélien Garros, qui est spécialisé sur le sujet, il nous dit bien... Si tu as mal, se préparer avec un gode, ça ne fonctionne pas si tu as mal. C'est-à-dire, tant qu'il y a de la douleur, peut-être que psychologiquement tu veux forcer, mais ton corps n'acceptera jamais si tu as mal et que tu ne veux pas avoir mal. Croire que s'élargir le trou tout en ayant mal, ça va aider. Non, en fait, tu vois ce que je veux dire ? On ne peut pas traverser la douleur le corps se comprime et se souvient tu vois ce que je veux dire j'ai pas mal d'auditeurs qui me disent bon bah moi j'ai mal mais du coup je me gode avant bon j'ai encore un peu mal mais je me dis que ça sera plus ouvert et alors j'aurai pas mal en fait ça marche pas parce que t'as activé la petite roue de la douleur que tu ne souhaites pas, douleur que tu ne souhaites pas je parle pas de douleur que tu pourrais souhaiter et donc non en fait faut prendre une autre route pour ça il faut aller écouter les épisodes sur la sodomie actifoupassive.com slash sodomie En vrai, grâce à Benoît, notamment. Maintenant, j'ai plein de liens courts où je peux rediriger vers différents épisodes. Parfait. Moi, je suis trop content. Merci, Charlie. Rendez-vous à la partie 2 de ton témoignage. A tout de suite.

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