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Je suis tendu comme un string.
Ça va bien se passer.
C'est normal.
On est là.
Bon, je suis avec Baptiste, Victor et Adrien, trois amis cœur-cœur.
Je peux dire que vous êtes gays, queers.
Oui, d'accord.
Des auditeurs assez fidèles du podcast et qu'on est super proches.
Et je vous ai invité à manger des gaufres la semaine dernière pour goûter à mon sirop d'érable.
C'est une vraie histoire vraie, hein ?
il n'y a pas de message sous-entendu c'était vraiment du sirop d'érable et je partage je galère à comment je conclue le podcast comment je fais je tournais autour de ça et là vous m'avez dit nous on va te poser des questions nous on va t'aider et là je me suis dit mais bien sûr trop bonne idée
Tu passes de l'autre côté.
Je passe de l'autre côté.
D'ailleurs, donc, on est chez moi, là, à Paris.
Et normalement, les invités, ça soit ici, dans ce fauteuil.
Ouais, oui.
Wow, t'as vraiment échangé les rôles, quoi.
Ouais.
J'adore.
Et moi, je suis dans le canapé, dans votre canapé, là.
Au programme, j'ai envie de raconter pourquoi j'arrête le podcast et rapidement le processus.
Mais ce qu'on a trouvé intéressant à partager, c'est... Moi, ce podcast, en 4 ans et près de 400 épisodes, m'a transformé.
À chaque début d'épisode, je dis je suis gay et j'ai des blocages.
En fait, aujourd'hui, je me suis vachement débloqué grâce au podcast.
Ouais, ouais.
Et donc, j'ai pris du temps pour me dire OK, comment le podcast a impacté concrètement ?
J'ai envie, un je pense que c'est intéressant pour les gens, qui sont pour les hommes, gays, queers, mais toutes les personnes qui nous écoutent et qui sont dans un chemin d'épanouissement.
En gros là moi je donne tout, je dis voilà les trucs que j'aurais aimé avoir et que j'aurais aimé savoir, qui ont fonctionné pour moi, peut-être pour d'autres personnes.
J'ai aussi demandé à des auditeurs de nous poser des questions.
On en aura quelques-unes aussi.
Et voilà.
Et après, je vais aussi indiquer c'est quoi la suite.
Avant qu'on se lance, j'ai quand même envie de dire plusieurs choses parce qu'il y a des questions qui reviennent tout le temps, qui sont très importantes.
La première, c'est bien sûr, tous les épisodes resteront disponibles.
Sur YouTube, il y a plein de censures, mais à part ça, sur les autres plateformes, c'est oui.
Deuxièmement, les rencontres entre auditeurs qui ont essaimé un peu partout en Europe restent.
Elles sont autogérées, elles continuent.
Donc, c'est des auditeurs risques comme toi et moi qui lèvent la main dans leur ville et hop, qui organisent des rencontres.
On a développé un petit jeu de questions-réponses qui est en libre accès, que les gens peuvent télécharger ou imprimer.
Et ça, ça continue.
Et ça, il faut aller sur activeoupassive.com slash rencontre.
En gros, sur le site, il y a la page rencontre.
Et c'est des groupes WhatsApp que les gens peuvent rejoindre par ville.
Ici, dans votre ville, il n'y a rien.
Tu peux lever la main, tu peux me contacter en disant « moi, je vais organiser des trucs ».
Donc ça, la communauté va continuer.
Pareil pour le Discord qui est autogéré.
C'est bien sympathique.
Et enfin, il y a des gens qui me disent, moi, j'ai toujours eu envie de contribuer, mais je n'ai jamais pris le temps ou je ne pouvais pas avant.
Et oui, la page ne va pas fermer et je laisse chaque donateur, donateurice libre de continuer à m'aider.
Je n'ai pas le chômage ou d'arrêter à sa guise.
Mais j'ai des gens qui ont dit, je viens de commencer, je n'ai donné que 5 euros, je suis prêt à donner plus.
Ils peuvent.
Voilà.
Et il faut... Ah oui, dernière chose, il faut s'abonner à ce podcast et activer les notifications.
Parce que the question, c'est c'est quoi la suite ?
On va en parler.
Mais pour être tenu au courant, en fait, je ferai un épisode.
Et je ne sais pas quand.
Et donc, pouf, un jour, il y aura un épisode et il y aura des nouvelles.
Je suis... On commence par quoi ?
le processus allez-y moi j'ai envie de poser une question est-ce que tu te souviens quand t'as commencé il y a 4 ans dans quel état d'esprit t'étais précisément et qu'est-ce qui t'a poussé à faire le podcast
ah direct je suis super ému c'est que la question est bonne du coup c'est que la question est bonne bah franchement j'étais tellement en galère quoi j'étais vraiment en galère et je me souviens j'ai fait 10 ans de thérapie
Et ça marche, je conseille à tout le monde de faire de la thérapie.
Ça m'a vachement aidé, mais j'étais là, franchement, j'ai 35 ans et j'ai plein de blocages sexuels, je ne vais pas crever tout bloqué comme ça.
J'avais peur de mille et un trucs dont on va parler certainement.
Le gros truc, c'était l'hypocondrie.
J'avais une peur maladive des IST.
Et c'était vraiment un geste de... Franchement, je ne vois pas...
Je vais essayer ça.
En fait, ce que je dis en intro, je l'ai toujours pensé.
Je me suis dit non, mais il y a plein de gays et de queers.
Je pense que je ne suis pas le seul.
Ils vont me raconter leur vie et je suis sûr qu'il y aura des astuces, des trucs qui vont m'inspirer là dedans.
Je me dis ça va m'inspirer et hop, j'ai lancé ça.
Il faut dire que juste avant, j'avais fait un podcast sur la psychanalyse qui s'appelle « Ma dernière séance de psychanalyse » où j'avais utilisé le même procédé.
J'avais fait dix ans de psychanalyse et j'avais arrêté.
Je m'étais dit « Bon, qu'est-ce que je pense de cette affaire ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
» Et donc, j'ai tendu le micro à des gens qui me racontent leur dernière séance de psychanalyse.
Donc, l'idée m'est venue de là aussi.
Ouais !
Donc, j'étais dans cet état d'esprit, ouais.
Ouais, j'avais peur, hein.
Mais tu l'as fait ?
Bah je l'ai fait, ouais.
Et tu t'attendais à autant d'épisodes ou pas ?
Non.
Non parce qu'au début j'ai plusieurs fois essayé d'arrêter.
Non mais plusieurs fois je me suis dit c'est trop dangereux, je suis en train de raconter, enfin c'est trop sexuel, c'est trop intime.
J'avais peur quoi, je me suis dit je vais jamais retrouver un boulot.
Il y avait mon prénom, mon nom tu vois, j'étais là putain mais c'est vraiment genre sur la place publique, je parle de mon anus quoi.
Et je me suis vraiment dit, c'est dangereux, quoi.
Mais c'est un peu dangereux, dans le sens, tu payes le prix aussi.
Puis je me suis dit, mais si ma famille tombe là-dessus... En fait, je l'ai aussi fait pour ma famille, pour de vrai, pour en parler après, mais...
Moi, il y a un truc que là, tu as évoqué, que j'ai envie de souligner, c'est, si je demande à d'autres hommes gays, queers, comment ils font, en fait, je trouve qu'une des forces de ton podcast, et je pense pourquoi il a aussi bien marché, c'est que tu sors de la honte pour créer une culture, c'est-à-dire une transmission de savoir, d'histoire, de mythe, de vécu,
Et pour que, en fait, tout le monde en bénéficie et que tout le monde se transmette du savoir de « Ok, comment on fait ?
Et toi, tu fais comment ?
Et toi, tu fais comment ?
» On est tous un peu différents, mais il y a quand même cette transmission-là.
Et typiquement, sur l'orgasme prostatique, les gays, on devrait être les pros de l'orgasme prostatique puisqu'on est les premiers à utiliser la prostate.
Et pourtant, jusqu'à maintenant, il n'y avait pas grand-chose.
Et donc, je trouve que c'est une des forces de ton podcast.
Ça a été...
vraiment de créer une culture de la sexualité gay et ça je trouve ça fort est-ce que c'était une intention pour toi ou est-ce que ça s'est fait et puis tant mieux est-ce que c'était déjà une intention à l'origine ?
mais non mais c'était pas dit mais j'avais pas du tout c'est cet espoir là je suis pas peut-être je suis peut-être je suis un non mais j'avais par humilité pas du tout l'impression que ça pouvait se passer non le truc auquel je me raccrocher pas mal c'est le pouvoir du dire en fait je suis sûr que dire les choses ça libère tu vois mais non je pensais pas
Non, et en fait, encore aujourd'hui, ce que je trouve vachement émouvant, c'est que j'ai toujours eu besoin des retours positifs des gens, parce que je trouvais que c'était génial, mais je vous l'ai plusieurs fois dit, ça fait plusieurs années qu'on se connaît, souvent mon cerveau se déconnectait de ces feedbacks positifs, tu vois ce que tu viens de dire et tout, j'ai...
Toujours peur de manquer d'humilité, de trop m'y croire, de trop croire en moi.
Moi je trouve que quand même, s'il y a un truc qui n'a pas bougé pendant les quatre ans du podcast, c'est mon syndrome de l'imposteur.
J'ai l'impression qu'il est intact lui.
Non, et petit à petit, les gens me l'ont dit.
Les gens qui participaient au podcast m'ont dit, ça m'a vachement libéré.
Et les gens, dans les messages, sur Instagram, dans les emails et tout, les donateurs m'ont dit ça.
Et je m'en suis petit à petit rendu compte.
Ouais.
Mais je pense que...
Non, mais n'hésitez pas à m'interrompre.
Je pense qu'en fait, comme c'est pas très savant, genre, tu vois, c'est pas genre...
C'est un peu tout bête, quoi.
En gros, tu tends le micro à quelqu'un et je fais pas de montage.
Et donc, quelque part, je me suis toujours un peu dit, bon, bah...
Parce que c'est si magique que ça, alors que ça l'est, je pense.
Ça l'est, et je crois que beaucoup de gens te font refléter.
C'est quelle question tu poses et comment tu réagis.
Et comment tu arrives à instaurer un climat de sécurité, de soutien, pour que les gens accouchent de leur récit et de leur vécu.
Merci, merci.
C'est l'horreur, on ne va pas passer un épisode à me faire des compliments.
ah non mais tu vas pas y couper quand même moi ce que je trouve intéressant je sais pas si c'est intéressant le terme mais c'est le côté où mettre des mots sur des choses où même si c'est simple je trouve que en général c'est pas facile d'avoir accès à d'autres réalités, d'autres vécus à la première personne par rapport à la sexualité
Et moi, je pense notamment à... Enfin, moi, j'aime beaucoup parler de sexualité.
Pas mal de mes amis ont des gens qui sont proches de moi.
Et j'ai constaté qu'il y a une personne de mon entourage, par exemple, qui parlait de sexualité que avec moi.
Ou qui était, du coup, qui... À part... S'il n'y a pas de ce genre de ressources... Donc, je considère que...
tu vois la ressource que t'as créé et que t'as contribué à créer bah je trouve que ça peut se substituer à des liens qui existent pas forcément ou des fois on sait pas forcément faire parce que c'est quand même encore super tabou et donc je trouve que ça vient nourrir, moi j'imagine là où ça vient nourrir les gens, là où moi j'ai beaucoup besoin de parler de cul ou de relations à mes proches, bah ceux qui y arrivent pas je me dis que
du coup ça déploie vachement et je trouve ça super puissant ah ouais grave l'intention n'était pas de faire un compliment déguisé mais je le pense vraiment non mais grave franchement moi j'étais super touché j'ai vraiment je suis le plus touché par les personnes isolées qui m'envoient des messages en fait j'ai souvent des messages donc là je reviens d'un voyage au Québec donc les gens qui ont suivi le podcast ont su que je suis parti au Québec il y a quelques épisodes au Québec
Et franchement, j'étais pas loin de la Gaspésie, dans un endroit reculé, c'est juste loin d'une grande ville, c'est pas si reculé que ça, mais quelqu'un m'a reconnu.
Et après, moi, j'ai l'impression d'être à l'autre bout du monde quand je suis au Québec.
Mais bon, pour les gens qui habitent au Québec et qui écoutent, ce n'est pas l'autre bout du monde.
Et qui a dit ça, qui a dit, moi, en fait, il n'y a pas d'assaut.
Je ne connais personne.
Et puis, je ne suis pas forcément out, etc.
Il y a plein de... Ouais, et là, j'ai annoncé que j'arrêtais.
Donc, j'ai une pluie de compliments et des trucs, des messages trop beaux.
Et il y a plein de gens, justement, qui disent ça, qui disent...
Ben moi, c'était pendant que je réfléchissais à faire mon coming out.
Personne ne le savait, donc le podcast, c'était un endroit safe avec une parole entre nous.
Franchement, c'est trop beau.
Franchement, je suis trop ému que ça...
c'est magnifique quoi et c'est vrai qu'il y a d'autres gens qui me disaient moi ça m'intéresse pas trop parce que j'ai plein de potes je parle de cul facilement j'ai mon médecin enfin tu vois et je trouve ça cool et en effet c'est la ressource comme tu dis merci ouais trop chouette
J'ai une proposition, parce que là, on a commencé à partir un peu de... Oh, c'est le bordel !
Du bilan et tout, mais je crois qu'il y a un truc, le public veut savoir, c'est en fait, qu'est-ce qui s'est passé ces derniers mois, et comment t'es venu à cette décision d'arrêter, en fait, donc là... Oui, c'est vrai, on aurait pu commencer par ça.
On aurait pu commencer par ça.
Si ça vous va. Ouais.
En juin...
Je déjeune avec Adrien, toi, et je te parle de... J'ai un peu du mal à continuer, j'ai un peu une panne.
Et je me rappelle avoir utilisé le mot de jachère, qui est un mot que j'affectionne particulièrement.
Pour les gens qui ne savent pas ce que c'est, je ne suis absolument pas un grand connaisseur, mais en gros, c'est apparemment quand tu laisses un chant.
Faire bien ce qu'il veut.
Donc tu ne le touches pas et pousse ce qui pousse ou rien ne pousse.
Pour régénérer la terre.
Parce que si la terre sans cesse alimente des petites graines et des cultures et toujours les mêmes... Il n'y a plus rien qui pousse.
À un moment donné, les nutriments de la terre... Peut-être qu'il y a des agriculteurs qui écoutent et qui sont là « Mais c'est pas du tout ça une jachère !
»
Bon, c'est comme ça que moi, je l'ai compris.
Et je me souviens d'en parler.
Et je me souviens revenir comme ça, genre de notre déjeuner, rentrer chez moi et me dire, mais bien sûr, quelle excellente idée.
Je vais avoir le courage de faire une jachère.
C'est maintenant.
Et là, j'ouvre mon ordinateur et il y a mon agenda qui pop et qui me fait Québec dans deux mois.
Et j'étais là, ah mais oui, merde, je pars au Québec.
C'est pas maintenant que je peux m'arrêter parce que le Québec exigeait énormément de travail pour trouver des témoignages là-bas, des contacts et tout.
Donc j'ai pour autant interrompu pendant deux mois les enregistrements.
Donc je les ai publiés, puis j'ai fait des rediffusions.
Puis je suis parti un mois en vacances totalement déconnectés, notamment chez les faits radicals, dont on pourra reparler.
Où là, il n'y avait pas de téléphone, etc.
En me disant, ben voilà, comme ça, je reviendrai rechargé.
Et en fait, je suis arrivé au Québec, j'étais censé être rechargé.
Et puis en fait, la batterie était vide.
J'avais pas la flamme et en fait pas mal de déni et de peur parce que genre moi ce podcast c'était un peu toute ma vie.
Et puis je me suis tellement battu pour que ça fonctionne, je me suis tellement battu pour trouver un modèle économique et tout, j'étais là c'est pas possible, vas-y.
Mais en vrai j'ai déjà eu des hauts et des bas.
Et là, je sentais que j'étais arrivé au bout du chemin.
Éditorialement, j'avais des idées de sujets.
Mais mon cœur n'y était plus.
Moi, j'adore les gens, j'adore poser des questions, j'adore les témoignages, j'adore ce podcast vraiment.
Et éditorialement, il y a plein de sujets que je n'ai pas soit assez bien couverts, soit que j'aurais pu couvrir plus.
Mais moi, ma flamme intérieure, le truc de « Salut, moi, c'est Guillaume » et je suis bloqué dans ma sexualité et là, je suis déterminé à comprendre, à trouver des idées et tout, je ne l'ai plus.
Parce que Victoire, Joie, après 380 et plus épisodes et 4 ans, je me sens épanoui.
Et petit à petit, j'entends dans les réponses des gens de la redite aussi.
Donc, c'est pour ça que j'ai arrêté.
Mais après, je l'ai annoncé sur WhatsApp d'abord pour faire vivre un peu la décision et voir un peu ce que je suis pas.
J'avais un peu peur et tout.
Du coup, je l'ai annoncé sur les groupes WhatsApp des apéroditeurs.
Et puis non, mais là, j'ai senti que la décision, elle est ultra alignée pour moi.
Donc, il y a pas mal de gens qui me demandent comment ça va ?
et parce que j'ai pas tout communiqué sur les réseaux sociaux et ça va super bien et je me sens super aligné et puis je me sens super privilégié tu vois de pouvoir de pouvoir être courageux tu vois et j'ai vachement peur j'ai peur du vide
Donc, j'ai des idées de projets dont on va parler.
Mais en fait, j'ai des idées de choses qui m'inspirent.
Mais en fait, je n'ai pas de chemin très clair.
Je pense que c'est une autre des grosses questions.
Non, je n'ai pas de chemin clair.
C'est la jachère.
Ça y est, c'est la jachère.
C'est la jachère qui commence.
Ouais.
Et ouais.
Mon niveau en jeux vidéo de console augmente énormément.
Mon classement augmente de ouf.
Voilà.
Attends, tu nous as dit... Platinium.
Niveau Platinium.
Platinium, c'est ça ?
Alors... Pas parmi 12 millions de joueurs, quelque chose comme ça.
Soyons précis.
1% mondial, c'est ça ?
Non.
Les auditeurs veulent savoir, Guillaume.
La PlayStation m'a dit, dans ce jeu, vous êtes meilleur que 78% des autres joueurs, joueuses.
Et il y a 12 millions de joueurs.
Non, là, je me suis emballée.
Ah, pardon.
Je ne suis pas sûre du chiffre.
C'est ça.
donc là on peut à ce moment là aborder mon rapport à la performance et mes problèmes d'angoisse de performance ça se fait pas mal non mais pour tenir notre fil rouge c'est quand même un peu si je pouvais parler à Guillaume il y a 4 ans ou si je pouvais dire à tous les auditeuristes moi ça fait 4 ans que j'étudie ce sujet de la sexualité, de l'intime amoureux, sexuel
C'est quoi les clés ?
Moi, la première, c'est se dire publiquement qu'on a bien discuté déjà, tu vois.
C'est pour ça que je le redis.
Moi, franchement, oser publiquement dire...
C'est un peu le même concept qu'en thérapie, même si c'est un peu différent.
Dire mon blocage à mes amis, à mes amants, ça transforme.
Même si j'ai zéro solution, dire, j'ai l'impression que c'est un gros bout du chemin et que la suite vient plus facilement une fois que j'ai dit, parce que mon cerveau, je crois, arrête d'être dans le déni.
Bon, je suis désolé, c'est peut-être un peu genre des portes ouvertes des idiots.
On ouvre toutes les portes.
Qui sont peut-être déjà ouvertes pour plein de gens.
L'autre truc que j'ai envie de dire, et peut-être vous en tant qu'auditeur, vous l'avez vécu, dites-moi vous si vous avez envie d'ajouter des trucs, mais entendre, c'est ce que tu as dit un peu Baptiste, entendre chez l'autre.
Que c'est un chemin singulier, que ça va à gauche puis à droite, qu'il y a des hauts et des bas, entendre les blocages, les spécificités, bah en fait moi ça me libère de ouf, je me sens plus tout seul.
De ouf ?
Parce qu'en fait j'ai l'impression que si on entend le blocage de quelqu'un d'autre, même si on n'a pas tout à fait le même ou même si on a une autre expérience...
En fait déjà, j'ai l'impression qu'en tant que queer, gay, homo, je sais pas comment on pourrait le définir, on a quand même une forme d'empathie parce qu'on a quand même traversé, je pense, chacun dans nos sexualités, des moments un peu difficiles, donc on a forcément une espèce de truc un peu « ah oui, ça, je vois ce que tu veux dire ».
Et je trouve qu'il y a quelque chose de la communauté, il y a un truc qui a fait que le podcast il y a quelque chose de transversal qui s'est passé entre tous les gens qui l'écoutaient.
Et même si on n'était pas dans les mêmes problématiques, il y avait une sorte de soutien, j'ai l'impression.
Moi, c'est ce que ça m'a aidé.
Et c'est ce que peut-être te racontait le gars qui est perdu au fin fond du Canada.
Il a dit en fait, je suis moins seul.
Et entendre effectivement le blocage de l'autre, même si ce n'est pas le même, du coup, ça nous rapproche d'une certaine façon.
Ouais.
Et puis la diversité des vécus aussi, je trouve que ça m'a vachement nourri, autant que ce soit des personnes qui te parlent de fistes ou de polyamour, ça m'a fait du bien de découvrir de nouvelles planètes sur lesquelles je ne suis pas.
Ouais, ça, ça sera le point suivant.
Donc, on ne peut pas en parler.
Moi, j'ai une question pour toi, Guillaume, parce que du coup, il y a quand même une différence entre faire le podcast qui est un peu dans un endroit, effectivement, un peu intime avec quelqu'un ou en face à face.
Et après il y a l'autre partie qui est plus la partie réseaux sociaux et comme tu l'as dit en fait quelqu'un t'a reconnu parce qu'il t'a reconnu sans doute parce qu'il avait vu une vidéo d'insta.
Ça du coup c'est un peu ces deux trucs là à la fois le podcast et le travail des réseaux sociaux c'est quand même deux choses qui sont différentes.
est-ce que si t'avais eu à choisir un seul des deux par exemple parce que les deux sont complémentaires t'aurais choisi lequel ?
je pense que sans les réseaux sociaux que je vais pourrir dans la phrase d'après sans les réseaux sociaux j'aurais arrêté plus tôt
Pour être honnête, les réseaux sociaux m'ont vachement motivé, m'ont connecté à des gens super.
Parce que tu as eu des retours positifs et que les gens t'ont soutenu par les réseaux sociaux.
À la base, moi, ce que je trouvais rigolo, c'était un peu le défi de « bon, je vais essayer de trouver un modèle économique ».
Et donc, c'est pour ça qu'il y a trois épisodes par semaine et qu'il y a un rythme assez effréné.
C'est que plus tu publies et plus tu es visible dans l'application des gens.
Parce que quand tu te connectes à ton application, le podcast qui a publié le dernier épisode apparaît en haut.
Donc, c'est un peu bête comme ça.
Et après, je me suis dit, les réseaux sociaux, je vais pouvoir faire des petites vidéos pour attirer des auditeurices sur le podcast.
Et puis, il y avait le dernier truc qui est dans notre point « dire ».
En fait, mettre mon visage et dire publiquement des choses que je n'entends pas et qui sont censées être honteuses.
Moi, j'avais l'impression d'être un gangster, un pirate, un saltimbanque.
J'adore.
J'adore parce qu'en fait, je suis inarrêtable au moment où je dis « Ah ouais, moi, je ne sais pas ce que j'ai dit comme truc vrai, mais je ne sais pas faire de lavement ou j'aime bien me faire sodomiser ou j'ai peur… » « J'aime bien la double.
» « Non.
»
J'ai pas dit ça parce que c'est pas vrai.
Mais en revanche, toi, peut-être que tu veux en dire deux mots.
C'est pas faux.
D'accord.
Non, mais tu vois, en fait, je me sentais vraiment puissant.
Je me sentais vulnérable et inarrêtable dans le sens, bon, je vois pas pourquoi je devrais en avoir honte.
Et moi, je pense que j'ai raison de pas en avoir honte et de le dire.
Donc voilà, les réseaux sociaux, alors grâce à ça, m'ont
connecté à plein de gens.
Aujourd'hui, j'ai 35 000 followers.
Ça a fait que quand j'avais des questions sur nos sujets, il y avait plein de gens qui me répondaient.
Quand je cherchais des témoignages, il y avait plein de gens.
Il y avait des vrais gens qui me faisaient des réactions rapides.
Le podcast, c'est un média où tu es très isolé.
Je suis tout seul avec mon micro, je publie, je peux regarder des chiffres qui bougent.
Autant vous dire que je les ai souvent regardés.
Mais voilà, tu vois, alors que sur Instagram, t'as autant directement la violence et la haine homophobe que j'ai eu l'impression aussi de pouvoir combattre différemment, tu vois, que quand j'étais au lycée.
Ça t'a gêné la haine ?
Il y a des moments où les haters, ça t'a vraiment atteint ?
Ça m'a peiné.
ça m'a peiné ouais franchement après moi franchement je savais à quel jeu je jouais c'est d'ailleurs pour ça que là j'ai pas publié pendant 4 mois c'est que moi une fois que le jeu j'ai pas envie d'y jouer j'y joue pas quoi donc en fait je suis une marionnette où faut être à la fois authentique parce que moi je vais pas mentir et à la fois faut être à la fois poreux
écouter les gens parce que sinon tu fais pas un réseau social et à la fois être solide comme un rock Nadia vous l'avez ou pas la référence ?
Non, pas du tout attendez on est tous des années 80 solide comme un rock bon on passe faut être aussi solide comme un rock pour se faire insulter oui et je pense que ce qui m'a beaucoup aidé c'est de me dire non mais moi j'ai un objectif je fais des vues
pour que des gens me disent
Mais moi, en fait, grâce à cette vidéo, j'ai découvert comment je me faisais mal en faisant un lavement.
J'ai trouvé via l'annuaire, il y a un annuaire des médecins et des psys recommandés par les auditeurs.
Il y a plein de gens qui ont trouvé leur médecin comme ça.
Il y a plein de gens qui m'ont envoyé un message en disant j'étais découvert sur Instagram et ça m'a transformé.
Donc moi, j'avais ça en tête et j'étais là, j'étais déter.
Et puis je faisais aussi un peu ma psychanalyse, je pense.
Il y avait un peu un truc de moi...
osé dire tout ça publiquement et quelques barres gagnées sur les homophobes alors que quand j'ai grandi au collège au lycée j'ai jamais gagné face aux homophobes je me suis écrasé je me suis excusé j'ai enlevé tout ce qui avait déféminé de moi et j'ai certainement jamais parlé de sodomie
et aujourd'hui genre répondre à un commentaire d'homophobe en faisant 200 000 vues grâce à lui et après dans les apéroditeurs rencontrer quelqu'un qui m'a dit je t'ai vu t'étais insulté dans une vidéo j'ai découvert le podcast j'ai écouté 150 épisodes et aujourd'hui ça m'a transformé moi je suis là mais ça c'est une victoire de ouf quoi ouais c'est peut-être un peu mesquin mais bon
c'est une revanche sur ton histoire je trouve ça super beau une revanche dans le sens de je comprends que t'as vécu pas mal d'homophobie quand t'étais enfant, ado je sais pas si après t'as envie de nous en dire plus ou pas mais je trouve ça beau que t'aies pu peut-être transformer cette colère ouais
Oui, en fait, pour moi, la grosse limite, c'est que tant que je reste dans une binarité, l'homophobe est un gros connard.
Et moi, je suis vraiment une belle personne sodomisée.
Ce qui peut être vrai dans un tenté, tu vois.
Mais moi aussi, parfois, je suis le gros connard, certainement.
En fait, moi, là où je me retrouve juste pas assez dans...
la règle du jeu de la binarité des réseaux sociaux où en fait il faut se taper dessus et c'est un peu il n'y a qu'une seule vérité et tout quoi, il n'y a pas la place à la nuance mais ouais c'est beau, moi je suis très content c'était un peu un défouloir aussi c'est très violent comme espace mais c'est un peu un défouloir mais c'est vrai que du coup ça a créé moi je pense que genre au quotidien
ça a créé à la fois une addiction chez moi où j'étais là comme un ouf à regarder sans cesse à faire plein de trucs et tout qui est ma personnalité addictive mais ça m'a donné quand même du pulse par rapport au podcast et l'homophobie que j'ai vécu ouais mais on pourra en parler au moment où on parle de stress minoritaire
non mais parce que sinon on déroule pas alors déroulons déroulons déroulons non mais tu vois je me dis que c'est une très bonne idée en gros on a fini le premier point le dire publiquement on l'a bien couvert notre deuxième point c'est moi le podcast m'a appris des techniques sexuelles de ouf donc en fait à petit Guillaume qui galérait il y a 4 ans bah en fait je lui dis mais en fait on t'a jamais appris et en fait ça marche pas bien toujours parfois
parfois ça marche, parfois ça marche pas, mais parce qu'en fait, techniquement, genre en fait, c'est une compétence le sexe aussi.
T'as envie de dire un peu ce qui marchait ou ce qui marchait pas à l'époque ?
Ah ouais, non mais il y a plein de trucs qui marchaient pas.
Après...
ah non mais il y a tellement de trucs pour situer d'où tu viens en fait on commence par ce que tu as évoqué tout à l'heure sur l'hypocondrie même si c'est pas une technique mais c'est des choses concrètes que tu as pu mettre en place de ouf pour sortir de ça bah c'est en plus notre premier sous petit point je suis le programme
une subtile transition ouais t'es trop fort non mais t'as raison en fait je pense que j'ai travaillé pour Médecins Sans Frontières notamment sur les questions de VIH
Moi, je viens de là.
Et bien, malgré ça, mon cerveau n'avait pas imprimé les bonnes informations.
J'étais incompétent sur les MST.
C'est fou.
Franchement, je le dis sans honte et tout.
Bon, il ne faudra pas que je recherche un boulot chez MSF parce qu'ils pourraient se demander.
Mais non, mais bon, après, ce n'était pas exactement les mêmes sujets.
Ce n'était pas la sexualité entre hommes et tout, mais...
Franchement, je n'avais rien compris aux IST, aux infections sexuellement transmissibles.
Donc, je me paniquais de trucs où en fait, il n'y avait pas de sujet et je ne savais pas bien mettre le curseur sur les risques.
J'avais plein de préjugés sur la PrEP.
Lesquels, par exemple ?
Non, mais je n'avais rien compris à la PrEP.
Non, mais c'était la cata !
indétectable égale intransmissible le fait que quelqu'un autant qu'une personne séronégative quelqu'un qui est séropositif sous traitement les deux pareils ne peuvent pas transmettre le virus qui est indétectable là tu parles des gens qui sont séropositifs sous traitement c'est complètement autre chose je te remercie mais j'avais rien compris à ça et j'avais pas compris donc
comment l'après fonctionnait mais en effet peut-être t'as raison je mélange plusieurs sujets t'as raison j'avais plein de sérophobie en moi j'avais une peur panique génération années 80 moi je suis né en 86 donc ma sexualité j'ai grandi dans les posters attention tu vas mourir
Ouais et puis même plus que les posters, moi je suis un tout petit peu plus âgé mais moi j'ai le souvenir d'images de couloirs de gens atteints du VIH à l'époque, on nous les montrait au JT, c'était des fantômes, c'était des corps squelettiques...
Avec le regard dans le vide, c'était quand même terrorisant.
J'en ai parlé à ma psy à plusieurs reprises.
C'est ça qui m'a le plus marqué du VIH.
C'est le truc des années 80-90 qui a été vraiment ultra traumatisant.
À l'époque, tant qu'il n'y avait pas les bons traitements, c'était la mort ?
Moi aussi, j'avoue que par rapport au VIH, SIDA, je me suis rendu compte quand j'ai commencé ma vie sexuelle que ça m'avait complètement traumatisé.
Moi je suis né en 87, donc pareil, je n'ai que fin des années 80.
Et le sujet, pour moi, c'était tellement associé... Enfin, pour moi, les malades du sida, c'était l'une des seules visibilités médiatiques qu'avait l'homosexualité dans les médias à l'époque.
Et en fait, moi, je me souviens que ça m'a traumatisé au point où j'ai eu des contacts sexuels quand j'étais enfant avec d'autres enfants de mon âge.
entre mes 6 et mes 8 ans et je me souviens après avoir eu peur d'avoir chopé le sida et évidemment je pouvais en parler à personne et vraiment aujourd'hui pour moi la PrEP c'est vraiment un médicament qui m'a libéré de ça même si je sais que au final j'ai pas tant de partenaires que ça donc ce serait pas complètement je suis pas sûr d'être complètement le public cible médicalement parlant mais en tout cas
Je pense qu'il y a des pratiques que je ferais juste pas si j'avais... En tout cas, moi je me sentais vachement bloqué, genre avoir du spam dans la bouche, pour moi c'était juste pas possible.
Et ça m'a débloqué par rapport à ça, même si moi j'ai conscience que chez moi, pour moi en tout cas la PrEP c'est plus quelque chose de psychologique.
Ouais.
Mais ouais, moi, je te rejoins complètement.
C'est psychologique pour moi et qu'en fait, on grandit... Enfin, pour moi, j'ai été traumatisé, c'est-à-dire, mon cerveau a tout mélangé.
Parce qu'en fait, on est d'accord que les IST et le VIH, il y a plusieurs IST, le VIH, c'est différent.
Et qu'aujourd'hui, on n'est plus du tout dans les années 80.
Mais c'est comme si mon cerveau...
à ce moment-là, au début du podcast et tout, n'avait pas bien enregistré et agissait dans une irrationalité totale.
C'était complètement, ça avait ni queue ni tête, c'était nimp.
Donc vraiment, tous les épisodes avec les experts, autour de la PrEP, où j'ai pu poser toutes les questions, et quelque part, le podcast est devenu un prétexte pour faire des recherches et trouver des scientifiques, des médecins, et
J'ai trouvé des médecins et ça j'adorais.
Moi je voulais des hommes gays, bi ou en tout cas des premiers concernés tu vois.
Parce que je trouve que j'avais accès à des trucs un peu des hommes en blouse blanche.
Chaque fois je me disais mais toi tu t'es jamais fait pénétrer, c'est pas possible que tu parles comme ça.
Tu vois, j'avais envie de gens où je comprenne vraiment... Ok, toi, tu prends la PrEP.
Toi, tu as plusieurs partenaires et tes médecins.
Ok, moi, j'ai des questions à te poser.
Je peux ajouter, parce que je vous en ai parlé cet été, là, au Québec, quand j'étais dans mes galères de... Je sens qu'il faut que j'arrête le podcast, tournant de vie, putain de merde, dans le déni et tout.
J'ai reçu des angoisses.
Et en fait, j'ai eu des angoisses.
J'avais peur des IST.
Et je trouve que c'est important de le dire parce que je me suis dit, ah ouais, cette irrationalité-là, malgré le chemin parcouru, elle revient.
Et après, je suis re-rentré à Paris.
Et hop, elles sont parties.
Et sur ce canapé que vous voyez, j'ai eu un rapport sexuel avant-hier, tu vois.
Et il n'y a plus.
Félicitations.
Non mais tu vois, j'ai envie de faire un câlin à ce Guillaume du passé et à ce Guillaume du présent.
Quand je suis en insécurité de ouf, j'ai des vieilles angoisses qui remontent, trop bizarrement, pour des gens qui se disent « c'est les années 80, c'est bon ».
Mais ça c'est la définition d'un trauma.
Un choc qu'on n'a pas métabolisé et donc on a une réaction irrationnelle et qui date d'un passé qui n'a plus lieu d'être.
Ça c'est un trauma dans le bouquin.
Et en fait le truc c'est que c'est un trauma qui nous dépasse au-delà de nous quatre.
au-delà du chemin qu'on fait nous, c'est un trauma collectif, sociétal.
Peut-être pour les vieux comme nous, non ?
Peut-être aujourd'hui, non ?
Je pense que ça se transmet en plus le trauma.
On va pas faire tout un... Ah ouais, peut-être que ça se transmet.
En tout cas, malgré tout le travail collectif et sociétal et culturel qu'il y a à faire, toi t'as évolué entre 4 ans, entre il y a 4 ans et aujourd'hui ton rapport au VIH et aux IST en général.
Ah des oufs.
ah oui j'ai pas dit c'est dommage je le dirai à la prochaine intro mais il y a Benoît un auditeur qui est en train de catégoriser de thématiser tous les épisodes donc sur le site du podcast on pourra en choisissant n'importe quelle plein de thématiques hop avoir tous les épisodes qui en parlent et du coup il y a une thématique sur justement les interviews d'experts et les trucs médicaux donc gros pub là dessus sinon actifoupassif.com slash prep
Petit aparté, tu trouveras les liens des épisodes qu'on mentionne là dans le descriptif, le descriptif de cet épisode.
Comme ça, tu peux les retrouver facilement et les écouter.
Mais non, mais sur le podcast m'a donné de la technique sexuelle parce que le point d'après, c'est sur les mécanismes psychologiques.
Mais on finit ce point des techniques sexuelles, le lavement.
le lavement le lavement est-ce que c'est pas ton plus gros épisode ?
je suis une star du lavement je pense qu'on peut y aller l'humilité c'était pour le début de l'épisode ça suffit cette affaire là restat de lavement c'est écrit incroyable ouais et parce que je pense que là on touche vraiment au tabou et à la honte le caca je pense qu'on peut pas parler de caca avec ton visage
c'est mot contre triple et du coup raconte nous il y a 4 ans ton rapport à ça j'imagine la peur du coup que ce soit sale que le sexe qui t'est pénétré ou le doigt soit sale et tes découvertes sur le lavement sans aller forcément dans les détails les auditeurs écoutent des épisodes slash lavement
Il faut mettre ça sur le site internet.
Non, non, ouais, les épisodes sont vraiment top, notamment grâce au docteur Aurélien Garros, qui est vraiment, genre, quelqu'un comme toi et moi.
S'il nous écoute, il va dire, mais de quoi tu parles ?
Non, mais tu vois, en gros, il a notre âge, il est génial, il
Je comprends tout ce qu'il dit et il est passionné, passionnant et c'est un expert pointu et c'est un des rares qui a dit j'ai envie de me spécialiser là-dessus aussi parce que c'est un premier concerné.
Et donc notamment, en fait, il y a sur Internet plein de gens qui disent n'importe quoi.
sur c'est dangereux pour la santé comment c'est dangereux pour la santé ça peut l'être dangereux pour la santé mais en écoutant les épisodes on comprend de quoi il en retourne mais en fait ce qui se passe, ce que le docteur Garos dit c'est qu'il n'y a pas d'études de fait et que c'est un sujet qui est complètement c'est la sodomie et le caca et c'est un sujet où on n'a pas d'études donc lui il dit je peux partager du savoir mais je peux pas dire à 100% parce que moi je suis médecin et scientifique et il me faut des études pour dire à 100%
Et toi, ton rapport à ça, justement, t'arriverais à savoir comment il a évolué ?
Je me suis fait pénétrer il y a cinq jours.
Toute une félicitation.
Il y a eu un accident.
Ça m'a saoulé.
Genre, j'étais pas...
Non, j'ai rien dit.
Mais j'étais là, putain, ça saoule.
Je suis pas à l'aise et tout.
Et comment... On est allé sous la douche.
Ok.
Comment il a réagi déjà ?
Non, très bien.
Non, mais oui.
Ah non, mais franchement, les gens qui ne sont pas gentils, ils ne sont pas dans ma vie, quoi.
Et est-ce que tu avais appréhendé ?
Est-ce que tu avais l'appréhension ?
C'était nul, ce que je viens de dire.
Personne n'a... C'est un peu neuneu, mais vas-y, pardon.
Non, mais tu vois, quelqu'un qui me shame... Voilà, pardon, c'est ça que je voulais dire.
Quelqu'un qui me shame à n'importe quel moment de l'intime, je dis, non, mais gars, t'es mignon, mais...
enfin genre next ah ouais non mais moi la honte je peux plus quoi bien sûr en revanche il a le droit d'être mal à l'aise et tout et là il était très chou et il a caché son il a dit viens on va à la douche et est-ce que pendant le rapport toi t'avais une appréhension ah il est en train de me pénétrer ah j'espère que je vais pas être sale
Alors plus maintenant parce que je suis un expert du lavement.
Je suis une star du lavement.
J'ai pas bien compris, est-ce que t'es un expert du lavement ?
Un petit peu, on peut le dire.
Ah non mais tu sais qu'un de mes ex, lui me disait, putain je sais pas comment tu fais, donc même un de mes ex, tu vois, il avait accès à toutes mes informations et il me disait, moi je mets 1000 ans, alors que moi j'arrive vraiment en 10-15 minutes...
1000 ans ?
Ah ouais ?
Moi je te pense 5 minutes c'est bon quoi Ouais mais je suis d'accord, en fait c'est très psychologique et je peux te dire sur ce dernier lavement que en fait mon amant avait une réunion à 14h30 et on s'est dit non vas-y il y a le temps et tout donc je vais chez lui mais du coup j'ai fait mon lavement à toute vitesse en me disant plus vite Guillaume, plus vite, plus vite et en fait je pense que je l'ai mal fait parce que j'étais stressé et c'est vrai que stressé je pense qu'il y a des trucs qui se compriment
Et donc, en moi, je ne dois pas expulser toute notre affaire, s'il y a une affaire expulsée.
Et puis, ça se peut donner envie de faire quelqu'un aussi, malgré le lavement, après.
Et tu penses qu'il y a quatre ans, si ça s'était produit, comment tu aurais réagi ?
Parce que là, du coup, tu as l'air de dire, bon, OK, on va sous la douche.
Il y a un petit moment, un peu de flottement, un peu gênant.
Et il y a quatre ans, tu aurais réagi comment face à cette situation ?
Comme une future star du lavement !
Non, je rigole.
Franchement, j'ai pas de souvenirs parce qu'il ne faut pas non plus mentir.
Avant 35 ans, avant il y a 4 ans, j'avais des rapports intimes et j'ai déjà été sodomisé et tout, mais c'est un peu opaque.
C'est un peu le brouillard, quoi.
Est-ce que c'est pas le petit...
Comment on dit ?
Voile de la honte ?
Ouais, je pense.
Qui a un peu oublié tout ça ?
Ouais, complètement, ouais.
Ouais, ouais, je pense.
Ouais, ouais, je pense et... Ouais...
mais franchement je suis trop fier quand je reçois des messages qui disent avant j'avais mal ou je me faisais mal ou il y a franchement plein de gens qui m'ont dit moi je faisais pas de sodomus j'avais peur d'être sale et là ça y est je le fais et tout il y a des gens qui me disaient qu'ils prenaient des médicaments alors que franchement en tout cas sur le long terme je veux pas donner la leçon mais tu peux vraiment te faire mal à l'intérieur il y a des gens qui mettaient 10 fois trop d'eau ou qui allaient trop en profondeur et qui se blessaient quoi
et je suis trop fier d'apporter mon petit grain de sable à ça ta contribution à tant de plaisir et il y a des gens, il faut vraiment le répéter les gens qui disent j'ai jamais fait de lavement et je m'en tape moi je fais pas de lavement et mon mec fait pas de lavement enfin si il en fait parfois mais pas systématiquement et je suis très content dans ma sexualité donc le lavement n'est pas obligatoire c'est bien de le dire de ouf pour moi c'est
Et en effet, ça m'arrive d'avoir des accidents, ça arrive à mes partenaires d'avoir des accidents.
Et en effet, parfois, ça coupe un peu l'envie quand il y a un accident.
Ça peut arriver.
Parfois, non.
Et puis, parfois, ça va couper.
Parfois, ça ne revient pas.
Voilà, c'est la vie.
C'est un peu comme la pause publicitaire.
t'es un peu coupé dans ton élan, t'es un peu saoulé, tu mets sur mute, tu coupes le son.
T'en profites pour aller faire pipi.
Tu vas faire autre chose et puis tu t'y remets, quoi.
Je sais pas si vous avez aimé cette image.
Moi, j'ai envie de dire un truc, c'est parce que
Parce que c'est en lien avec le podcast, et c'est en lien avec nous aussi, notre lien, et c'est sur les pratiques aussi.
Moi je sais que pour la sodomie, de parler en termes concrets, comme toi tu le fais dans le podcast et comme nous on le fait dans nos discussions, ça m'a vachement aidé.
Selon les partenaires, j'ai toujours une aise très différenciée à être sodomisé, donc il y a des partenaires avec qui c'est hyper facile, c'est tout seul, puis il y a des partenaires avec qui c'est beaucoup plus compliqué.
Et je trouve que le fait d'en parler, et typiquement dans ton podcast, tu parles de la technique de la boussole ou de l'horloge ou je sais plus quoi, et ce genre de trucs très concrets, de concrètement comment ça se passe dans ta sexualité et comment ça se passe dans la mienne et de le partager, je trouve ça hyper stylé et hyper libérateur aussi.
Voilà, j'ai envie de partager ça.
Ouais, je suis d'accord.
De ouf.
— Ça, on va en parler dans les points ultérieurement.
Mais bien sûr que notre lien...
Et c'est pour ça que je suis trop content que vous soyez là et que je suis super touché, quoi.
Mais quelque part, le podcast, il s'en va aussi grâce à vous aussi, tu vois.
Parce que... — Blâmez-nous, auditeurs.
Blâmez-nous.
— Ouais, c'est ça.
Non, mais il y a aussi, tu vois...
À tout moment, je peux vous envoyer un WhatsApp.
À tout moment, je sais qu'on partage un chemin similaire.
Peut-être que c'est ça un truc aussi pour les auditeurs.
Sans honte.
Je ne veux pas être prescriptif, mais le podcast donne accès à des conversations intimes qu'on pourrait avoir avec des proches.
et moi j'ai envie de dire trouver ces proches là et créer ces communautés là ayez ces conversations parce que ça libère de ouf on arrête là pour le premier épisode allez allons manger des gaufres pour une question de temps merci rendez-vous au prochain épisode.