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Est-ce que t'es ok qu'on se lance ? Oui. Je me rappelle plus, prénom, anonyme ? Oui, non, moi je veux bien dire mon nom. T'appelles quoi ? Louis. Enchanté. Mon prénom c'est Louis. Qu'est-ce qui t'a donné envie de participer ? Comment t'as découvert le podcast et pourquoi tu t'es dit vas-y je vais témoigner ?
j'ai découvert le podcast avec ton autre podcast ma dernière séance de psychanalyse et du coup j'ai découvert comment devenir sexuellement épanoui par tes publications et je me reconnaissais pas toujours, en tout cas ma sexualité je la retrouvais pas forcément dans ce que racontaient les autres intervenants alors un peu plus dans les derniers épisodes mais je me disais que c'était quand même un point de vue intéressant à donner où est-ce que tu te retrouvais pas ? où est-ce que t'as l'impression d'être différent ?
Moi, j'ai une sexualité un peu plan-plan, en tout cas, active, régulière, etc., et plutôt heureuse, mais justement, plutôt, tu vois, ce qu'on pourrait qualifier de vanille ou conventionnelle, et avec une longue relation, tu vois, où en fait, c'est exclusif sans qu'on se le dise, parce que, tu sais pas, d'ailleurs, parfois, on en discute, et tu vois, c'est pas nécessairement exclusif en tant que tel, et on se dit qu'on… tout peut arriver, quoi, tu vois, et on est assez ouvert à ça, mais il n'empêche que c'est jamais arrivé, ni de son côté, ni du mien, depuis dix ans…
Et du coup en entendant les autres épisodes tu te disais j'entends que des épisodes d'une sexualité très extrême ? Ouais c'est ça ou plutôt extrême ou des trucs tu vois une manière aussi d'appréhender la sexualité que moi j'ai pas en tout cas tu vois un truc très je sais pas si c'est aussi l'effet tu vois Grindr moi ça fait du coup des dix ans que j'utilise plus Grindr tu vois et Tinder existait pas etc et je…
Ça entraîne, en tout cas dans le discours des gens, quelque chose dans lequel moi, je ne me reconnais pas. Je n'ai jamais pratiqué ça, y compris avant cette relation longue. Ça entraîne quoi ? C'est intéressant parce que tu es un peu comme quelqu'un qui vit sur une autre planète et qui arrive et qui voit la différence. C'est quoi la différence ?
Je ne sais pas, tu vois, c'est difficile de dire, est-ce que ça parle dans quelque chose de l'ordre de la compétition ou d'un genre de pratique que tu dois annoncer, chercher un partenaire qui correspond à tes pratiques ou à des pratiques que tu veux essayer de mettre en place, mettre un cadre qui corresponde à ça ?
tu vois sur les trucs je sais pas BDSM par exemple ou tu vois des questions de domination tu vois mais c'est des trucs que je m'étais jamais posé avant dans ma sexualité que là on s'est pas mal posé aussi nous deux en tout cas on en a beaucoup parlé nous deux avec ton avec mon compagnon ouais tu vois ou j'ai cru qu'on en avait parlé toi et moi je me disais ah bon je n'étais pas au courant non pas toi et moi euh non tu vois ou justement moi j'essaye enfin ce qui me fait plaisir moi dans ma sexualité c'est un rapport plutôt égal tu vois euh
Et c'est vachement revenu dans les émissions, tu vois, ces enjeux de domination et de dire, tu vois, déjà, je suis top ou bonhomme, ou versa, et…
et je suis plutôt domi, soumis et c'est des jeux relationnels qui rentrent et dans lesquels je me suis jamais posé ces questions là dans ma pratique et là tu dis que récemment c'est ça que j'entends avec ton compagnon ces dernières années c'est des trucs dont on parle mais qu'on a jamais on s'est jamais dit pas dans les mêmes termes c'est difficile à décrire mais pas dans ces termes là précis de je suis domi ou je veux les tripes puppy etc c'est des trucs où on s'est jamais retrouvé là dedans
Et en fait, tu vois, généralement, concrètement, tu vois, quand on a un rapport sexuel, tu vois, on commence, on se dit, parfois on se dit, on se dit pas, c'est naturel, ou juste on commence à s'embrasser, ou sinon, tu vois, on se dit, allez, on ferait pas l'amour, tu vois, puis tac, on commence, et puis on fait un peu ce qu'on veut, et puis, tu vois, on se parle un peu, on tente des trucs, tu vois, c'est parfois on verbalise, parfois pas du tout, et…
Par exemple, je le suce, et puis après, on se fait des câlins, et puis il me suce, et puis on arrête, et puis on reprend. Et je me dis, cette manière d'avoir une relation sexuelle, c'est des trucs que j'ai pas… C'est difficile à décrire pourquoi, mais c'est des trucs que j'ai pas trop entendus dans les discours des autres, où je ressens que c'était important, en tout cas, peut-être… Moi, je pense que c'est aussi l'utilisation d'applications qui a…
créer une mise en relation assez particulière, parce que du coup, tu commences par une application, par discuter, ou envoyer des photos, ou peu importe, mais tu commences par une mise en relation qui est spécifique, et qui, du coup, pour avoir un rapport sexuel qui est satisfaisant, tu dois dire ce qui te plaît, ce qui ne te plaît pas, les pratiques que tu as envie d'avoir, pour ne pas être frustré justement, et ne pas commencer un rapport…
oui ce qui t'oblige en fait ce monde d'appli t'oblige à t'identifier exactement quelle pratique comment etc parce que c'est direct quoi tu vois avant moi je sortais du coup c'est plutôt des mecs que j'encontrais en boîte tu vois ou sur des applis aussi tu vois mais
mais du coup en fait il y a un temps qui s'installe et qui tu vois permet d'offrir autre chose mais qui nécessitait pas c'est paradoxal parce qu'en même temps ça nécessitait pas d'avoir une terminologie spécifique tu vois de le dire de s'identifier etc et en même temps j'ai aussi du coup plein de relations frustrantes tu vois avant et même là tu vois avec mon mec on a
appris aussi. Il a fallu du temps vraiment long, tu vois, pour aussi avoir des relations sexuelles qui sont quasiment systématiquement satisfaisantes, quoi. Du coup, tu vas me raconter ce chemin d'épanouissement. Avant qu'on se lance, est-ce que tu veux me donner ton âge ? Ouais, j'ai 31 ans. Où est-ce que t'habites ? J'habite dans le nord de la France. Et, je sais pas, est-ce qu'il y a autre chose qu'on pourrait dire à ton propos qui n'a aucun rapport avec la sexualité mais qui pose un peu…
Qui tu es ? Je suis curieux de tout. Je suis quelqu'un de plutôt créatif. J'ai beaucoup bossé dans les milieux artistiques, théâtraux, etc. Et je suis très curieux de plein de trucs. Je suis assez ouvert à tout type d'expériences dans la vie. Parfois, il y a des trucs auxquels je n'ai pas envie d'aller, mais…
Mais je suis plutôt curieux et j'aime bien bouger, tu vois, passer d'un truc à l'autre de temps en temps et puis me laisser porter parfois par le flot de la vie, quoi, tu vois, de me dire, allez, on va vivre un an en Espagne, on y va, quoi, et puis on sait pas trop ce qu'on va faire, mais on y va, puis on revient, tu vois, c'est plutôt, moi, je suis plutôt un mec comme ça, quoi. Tu sens cette même fluidité, créativité dans ta sexualité ? Ouais, carrément.
C'est même plutôt plaisant, tu vois, d'ouvrir, puis tu vois, je regarde de temps en temps du porno aussi, des trucs comme ça, et ça nourrit, tu vois, alors j'ai eu des phases où ça m'a plutôt restreint à des pratiques, tu vois, notamment ma survatoire, etc., parce que du coup…
tu finis par rechercher aussi que ce que tu veux etc et là je suis plutôt tu vois ces 2-3 dernières années dans un truc ouvert où je me laisse porter tu vois quand j'ai envie de regarder du porno par exemple tu vois je me mets dans des conditions où je suis bien où j'ai envie de regarder ça etc et puis du coup je me laisse voguer quoi tu vois je vais sur des applis des sites internet tu vois et je me laisse voguer par ce que je trouve et tu vois je me dis ah bah tiens c'est marrant puis parfois ça me nourrit dans ma sexualité aussi tu vois ça donne des idées ou des trucs tu peux me donner un exemple ?
ouais c'est une bonne question tu me dis tu essaies de faire attention de pas être un peu dans les mêmes tripes genre j'adore la sodomie dans un certain contexte et tu tapes ça dans le recherche porno et tu regardes que ça t'éjacules que sur ça tu jouis que sur ça j'ai bien entendu toi t'essaies quand même d'aller voguer vers
C'est aussi, tu vois, ce qui est marrant, et ton podcast résonnait aussi pas mal par rapport à ça, sur le tantra, tu vois, où je suis tombé par hasard sur un podcast anglais de tantra gay, même si c'est quelque chose que je n'ai jamais pratiqué, tu vois, personnellement. Et le mec expliquait, il donnait un peu des tutos aussi, ma survatoire, etc. Et tu faisais aussi de se reconnecter à son corps, à sa sensation et à sortir du geste mécanique, quoi, tu vois ?
et ça m'a vraiment je me suis dit c'est vachement plus agréable l'auto-érotisme aussi est beaucoup plus agréable depuis où je me masturbe dans des positions différentes, je tente des trucs des trucs parfois qui sont bien, des trucs qui sont moins bien mais en tout cas c'est ouvert, c'est libre c'est pas mécanique, c'est pas toujours la même chose un truc qui dure 5 minutes, 10 minutes et puis c'est toujours la même chose dans le même contexte c'est de varier les contextes et du coup le porno j'essaye aussi de faire ça et de me dire je vais pas
me restreindre, mais plutôt ouvrir, quoi, tu vois. Pourquoi c'est important pour toi de faire cet effort ? Parce que ça me… J'ai une sexualité plus épanouie, en fait, en tant que ça. Moi, je trouve, en tout cas, ça me… Ça m'a décoincé, tu vois, j'étais aussi assez coincé par rapport à mon corps, où j'étais longtemps mal à l'aise, ça m'a rendu plus à l'aise avec mon propre corps, et…
Et du coup, dans la relation aussi avec l'autre, c'est plus simple quand c'est moins problématique pour toi. Mais attends, je suis chaud. Est-ce que tu as des tutos concrets, des astuces ? Comment tu as fait, par exemple là, concrètement, cette découverte autour de ton travail d'une masturbation plus connectée a eu un impact sur ta sexualité ? C'était même marrant parce que ça me rappelait des souvenirs masturbatoires plutôt ados, avant l'époque, justement, porno, etc. Moi, je ne regarde pas trop de porno quand j'étais ado.
c'est venu plutôt à la fin de l'adolescence et au début c'était vraiment un peu aussi de découverte du corps où tu tentes des trucs et t'es dans ton bain je me souviens à 13 ans où t'es dans ton bain et tu tentes des trucs t'as jamais fait ça ? si je me masturbe mais
Mais tu vois, où je passe, c'est agréable. Et tu te dis, avec du savon, ça glisse plus, ça glisse mieux. Et puis, si tu mets deux mains, qu'est-ce qui se passe ? Et si tu touches le corps en même temps, etc. Et de me reconcentrer sur ça en me disant, quand je me masturbe, qu'est-ce qui me fait kiffer ? Quelle partie de mon corps j'ai envie de toucher ? Et puis, les cuisses, je n'en sais rien. Tu as les cuisses, les tétons, d'autres endroits du corps où tu te dis, c'est agréable, ça crée quelque chose. Et puis, le rythme, il évolue. Tu es en…
Ça m'a sorti un peu de ce truc où vraiment j'avais plutôt l'impression d'avoir un… C'était mécanique, en tout cas quand je me masturbais par exemple, tu vois.
Et en couple, du coup, ça m'a ouvert à d'autres trucs aussi, à d'autres formes de plaisir, d'autres formes de caresses. Moi, je me mettais du coup à le toucher aussi, tu vois ? Je me mettais à le toucher à d'autres endroits, tu vois ? Les cuisses, les tétons, puis prendre le temps, tu vois ? De faire, je sais pas, des longues caresses, bisous, tu vois, sur les cuisses, puis de remonter doucement, et puis de jouer aussi avec approcher le sexe, puis finalement pas trop y aller, puis à un moment, d'y aller franchement, tu vois, dans les trucs plus doux, au contraire, plus brutaux, tu vois ?
où c'était plus ça m'a permis ça tu vois de rentrer là-dedans et puis parfois d'assumer aussi le fait d'avoir pas envie d'éjaculer à chaque rapport ou de le continuer après tu vois aussi ou de s'arrêter de se dire en fait là on a envie de faire des câlins tu vois c'est arrivé des moments où on commence et puis en fait tu vois lui il a plus envie par exemple tu vois c'est déjà arrivé tu vois où il bande pas et puis en fait c'est pas grave tu vois et puis on continue on se transforme puis on passe quand même un moment à deux
tu vois ailleurs et puis on se déplace pas dans le lit tu vois parce qu'on était pas dans le lit puis en fait on se caline et puis on s'endort enfin tu vois mais ça ouvre ça décloisonne un peu la sexualité de l'endroit uniquement tu vois du pénis du cul tu vois de la bouche ça amène à d'autres trucs quoi
Est-ce que tu sais expliquer pourquoi tu avais cette sexualité un peu mécanique, un peu peut-être, je l'entends, déshumanisée ou désensibilisée, et qu'il t'a fallu du coup un peu rééduquer, si j'ai bien entendu ? Tu sais d'où ça vient ? Moi j'adore le cul, tu vois, vraiment c'est un truc, j'adore le sexe en soi, et depuis longtemps, et je pense depuis, tu vois, même enfance, adolescence, peut-être pas enfance-enfance, tu vois, mais…
début de l'adolescence, le moment où tu te découvres un peu aussi et tout ça. Et le fait de comprendre que je suis gay, tu vois, je suis gay, gay, quoi, j'ai pas trop de désirs bi, etc. Un petit peu parfois, mais je suis plutôt gay, tu vois, vraiment. Et le fait de vivre ça tout seul, tu vois, ma famille n'était pas très…
voire pas très aidante par rapport à ça. Ou il y avait plutôt une famille un peu bourgeoise de province. Du coup, c'est un peu bien sous tout rapport. Et socialement, correct, il faut montrer une bonne image. Et en même temps, c'est quelque chose dont on ne parle jamais. Même encore aujourd'hui, c'est un truc dont on ne parle jamais de sexualité. Oui.
Mais du coup, il y avait en fait un fond assez homophobe. Dans tout ça, il y avait une blague, par exemple, dans la famille, qui ne fait rire personne, à part mes parents. Je ne sais pas si elle fait rire encore maintenant, mais ils se disaient… J'ai trois frères, donc on est quatre garçons dans la famille. Et je pue, un copain a dit à mes parents « Ah, vous aurez plein de petits-enfants ! » Et ma mère, ça a fait mourir de rire de dire « Non, on peut y en avoir un PD, un curé, un qui ne veut pas et un qui ne peut pas. » Et c'est un truc que j'ai entendu, mais longtemps, toute mon enfance, adolescence,
et d'ailleurs quand moi j'ai fait mon coming out vers 17 ans à 17 ans et tu vois la réception était pas sympa c'était pas non plus un truc frontalement opposé mais c'était pas sympa et c'est quelque chose on t'en a pas pu parler ou j'avais parfois des remarques justement sur les petits enfants ou des trucs un peu étranges et je pense que du coup me découvrir gay dans ce genre de contexte tu vois seul ça
Avec en plus des violences sexuelles au début de mon adolescence, des relations avec des copains qui étaient assez violentes, où je me suis retrouvé un peu forcé à faire des trucs que je ne voulais pas faire, etc. Et vu qu'en même temps j'adore le sexe, je pense que ça m'a créé cette sexualité un peu mécanique, où du coup c'était facile de dire j'ai une relation sexuelle avec d'autres gens ou tout seul, et puis…
Et puis tu vois j'arrive à l'éjaculation puis ça se termine quoi tu vois. Tu peux m'amener, je trouve ça vachement intéressant ce dont tu parles parce qu'on en a parlé en pré-entretien et du coup moi j'y réfléchissais, tu parles de cette homophobie indirecte.
Donc tu parlais, il n'y a pas d'opposition frontale, il n'y a pas d'homophobie où on t'a insulté, mais il y a quand même un gaz invisible qui entoure ton coming out et qui crée un impact sur toi. Est-ce que tu te souviens, donc tu as donné l'exemple de cette blague, est-ce que tu sais décrire ce climat diffus qui a son importance ?
Je pense que c'est… Ce qui est compliqué, justement, c'est que c'est un peu invisible ou diffus, tu vois, et c'est assez sourd, en fait, comme homophobie. Mais tu vois, c'est, je sais pas, à la télévision, par exemple, tu as des émissions, j'en sais rien, tu as Caméra Café ou des trucs comme ça, tu as des trucs de ma génération, mais… Ou tu as des personnages gays stéréotypés, tu vois, par exemple, ou d'autres sexualités, c'est toujours des personnages stéréotypés.
Et à chaque fois, c'est des petites blingues, mais des trucs qui sont… Aujourd'hui, on qualifie ça d'homophobie ordinaire. C'est-à-dire que vous regardez la télé. La télé, tu as un personnage gay stéréotypé. Comment décrire ça ? J'essaie de retrouver un souvenir précis de ça, mais…
C'est ok si t'en as pas. Ouais, ouais, ouais. On vous en parlait pas, il y avait du silence. Ouais, et où tu sens que aussi tu peux pas en parler, que c'est pas possible de… Je sais pas, mais je sentais très vite que c'était pas un modèle de vie. Quand je fais mon coming out, déjà mes parents ont fait une tronche un peu bizarre, où c'était manifestement pas la joie. Et le seul truc qu'ils m'ont dit, c'est tu vas pas vivre une vie facile. Et je me dis, c'est quand même un peu bizarre. Ils ont même pas parlé de ce que eux…
Même de ce qu'ils refaisaient. En fait, ils en ont jamais parlé, tu vois. Ou quand, avec mon mec, justement, on va se marier, ou quand on a annoncé mon mariage, enfin notre mariage, on…
tu vois, c'était pas joyeux, quoi, tu vois ? Sans être triste non plus, c'était, tu vois, neutre, un truc qui existe, tu vois, comme si ça existait pas, quoi. J'ai dit, c'est super. En fait, ma mère a dit exactement la même chose. Et j'ai vécu vraiment des choses très similaires que je pourrais raconter après. Juste pour que je me figure, est-ce que t'as l'impression, est-ce que tes frères se sont mariés ? Pas du tout. Non. Moi, je vais être le seul marié, a priori, en tout cas…
Donc t'as pas de référentiel. Et si c'était cette génération, ou en tout cas, et si c'était des personnes, tes parents, déconnectés de leurs émotions, je fais un peu du boulgi-boulga, mais et si ça n'avait aucun rapport avec ton orientation sexuelle et plus dans leur incapacité à partager la joie ou les émotions ?
Peut-être que ça… Je pense que ça relève aussi de ça. Mais pas que, tu vois. Je pense que c'est aussi quelque chose de l'ordre de l'homophobie, quand même, derrière ça. Tu vois, la transidentité. Aujourd'hui, mes parents, c'est un truc, tu vois, ils arrivent pas à tout ce qui est question de transidentité, etc. Ils comprennent pas, tu vois. Et moi, normalement, j'ai plus envie de leur expliquer. Tu vois, on a eu des longues conversations, parce que du coup, je suis un peu leur référentiel aussi par rapport à ça, qui commencent toujours, d'ailleurs, par des remarques désagréables de leur part. Tu vois, moi, je mets mes pronoms dans ma signature de mail depuis…
au moins 6-7 ans, tu vois, et récemment, et j'envoie des mails à mes parents de temps en temps, et récemment, tu vois, et mon père, récemment, me dit « Tiens, ça veut dire quoi ces trucs, tu vois ? » Et bon, il le remarque maintenant, tu vois, mais pourquoi pas ? Moi, c'est un peu, tu vois, je pensais que je creuse, donc ils entendent parler un peu.
Et ça commence toujours par un truc un peu brutal, sans être violent pour autant, mais c'est une curiosité, mais qui a été dans quelque chose où ils n'ont pas envie de comprendre. On en a parlé plusieurs fois et c'est à chaque fois la même question qui revient. En plus, à part le fait que je sois gay, je n'ai pas de lien personnel avec la transidentité, moi, dans mon histoire.
Je ne suis pas non plus expert en la question, à part ma curiosité personnelle. C'est quelque chose qui revient toujours comme ça. C'est une manière aussi qui relève aussi de la transphobie, de ne pas vouloir se poser la question, etc. Je trouve que c'est vachement intéressant ce que tu dis parce que j'ai vécu la même chose
Donc ton histoire, elle me parle. Moi, ma famille n'a jamais été ouvertement homophobe. Et je dirais même plus, même entre les lignes. C'est-à-dire que profondément, il n'y a jamais eu un inconfort au cinéma. Je ne sais pas à quels endroits je pouvais. On allait souvent au cinéma avec mes parents. Jamais il n'y a eu de réflexion. Mais même en général, sur des choses intimes, j'ai toujours trouvé mes parents très pudiques.
et très respectueux et puis plutôt donc moi je dirais que je les juge plutôt positivement et pour autant le silence et l'interdit autour de la question de l'orientation sexuelle moi m'a profondément heurté du coup là j'ai essayé de faire le lien c'est quoi le lien entre grandir dans une famille où on n'est pas mis à la porte, on n'est pas insulté on n'exige pas de nous d'être un hétéro
Et pour autant, ça vient impacter notre rapport à la sexualité. Au-delà de la société homophobe dans laquelle moi j'ai grandi, j'ai l'impression qu'en fait…
Ça met un énorme poids d'anormalité, c'est-à-dire ce silence-là, moi, je le remplis en me disant « il y a un problème », parce qu'en fait, ce qu'on dit, c'est quand même « il y a un inconfort », et ce que je suis, je le vois bien, ne correspond pas à ce que la société me demande d'être.
Et en fait, ça a un impact énorme pour moi de ne pas être soutenu dans mon individualité. C'est-à-dire dans… C'est un peu rude, mes parents n'écoutent pas ce podcast normalement, et je trouve ça un peu facile. Si un jour j'ai des enfants, je suis sûr qu'ils pourront…
Peut-être que s'ils avaient été plus entreprenants, moins impudiques, j'aurais dit le contraire, j'aurais dit ils se sont immiscés, mais bon, c'est un peu le rôle du parent, tu prends ton tarif. Mais quand même, le fait de ne pas être soutenu, donc…
Moi, la seule chose que mes parents ont dit, que ma mère a dit, c'est… Mes parents m'ont dit on t'aime. Moi, j'étais en larmes. J'avais 18 ans. Et c'était vraiment un cri du cœur en mode, il faut que ça sorte. Et une fois que ça sera sorti, je vais être libéré. Tout va bien se passer, tu vois. Enfin, il faut vraiment que ça sorte. Et une fois que c'est sorti, c'est fait. Bon, un, j'ai découvert que c'était le début du chemin. Quelle horreur, ce délire. C'est-à-dire, ça y est, tu l'as dit. Et je trouve qu'après, il y a tout le taf qui a pris 10-15 ans. Yeah !
Mais mes parents étaient très émus. Ils ont dit mais ça change rien. Il y avait vraiment quand même un discours d'accueil. Et ma mère qui dit je suis inquiète, un peu ce qu'elle t'a dit, je suis inquiète que ta vie va être plus difficile.
Point. On n'en a plus jamais reparlé. On n'en a plus jamais reparlé. C'est-à-dire, mon parcours d'homosexuel à Versailles, dans un milieu quand même assez tradit, une possible homophobie que je pouvais vivre au quotidien, puisque ma mère apparemment avait l'air d'être au courant, j'étais tout seul avec. Mais c'est presque, du coup, le coming out, c'est presque une faute dans ce cadre-là. Parce que justement, tu sors de…
De l'intime, tu vois, quelque chose qui est censé rester dans l'intime, tu vois, le faire sortir par un coming out, mais qui est nécessaire. Enfin, tu vois, moi, effectivement, c'est un peu comme toi aussi, je sentais comme ça, je me dis, il faut le dire, quoi, tu vois. C'était important pour moi et en fait, c'est presque, je sais pas, perçu comme une faute, quoi, tu vois, de…
de dire ça, de verbaliser ça, de dévoiler, de le sortir de l'intime. Et d'ailleurs, je suis longtemps en thérapie analytique, ça fait quelques années maintenant, et cette question de l'intime, elle a été centrale. C'est une thématique un peu moins centrale aujourd'hui, mais qui a été longtemps centrale, justement, de…
De comprendre pourquoi le fait de ne pas dire, de ne pas verbaliser, de ne pas pouvoir verbaliser, c'est compliqué et c'est empêchant. De ouf. Et c'est pour ça que moi, je fais quatre podcasts sur l'intime. C'est sûr, c'est obligé. Cet espace de l'intime et de dire l'indicible.
qui a lieu en psychanalyse mais qui a lieu aussi sur mes podcasts je tente en tout cas c'est sûr que c'est lié à ça tu vois toi moi je dirais que personnellement à partir de ce silence auquel j'ajoute le rejet de la société c'est à dire à l'école j'étais trop efféminé on m'insultait j'ai jamais vécu de harcèlement je sais pas ce que c'est le harcèlement pour de vrai en revanche la blague à répétition
Et l'humiliation à répétition, même si elle était très nuancée, c'est-à-dire j'ai quand même tout fait pour devenir un cool du lycée. Donc c'est bizarre, tu vois, on pouvait quand même… Moi, j'avais à ce moment-là pas fait mon coming out, mais comme j'étais efféminé, on m'insultait et on se doutait. Et en parallèle, j'essayais d'être un cool et d'être pote avec les cools et tout. Du coup, j'étais pas non plus humilié et mis au banc totalement.
Trop bizarre, le truc. Du coup, il y avait comme un… Et limite, j'ai rigolé aux blagues ou à cette forme d'harcèlement un peu gazeux. Le silence de ma famille, frères, sœurs, parents et la société a fait que moi, du coup, à chaque fois que je me branlais, j'ai me senti ultra coupable et tous mes désirs homosexuels, ultra coupables. Je consommais du porno ultra coupable. En gros, ma sexualité s'est remplie à ras-bord et par tous les bords.
de culpabilité et c'est ça que après a bloqué mon épanouissement sexuel et mon cheminement et toi comment on est en train de parler de ton chemin de sexualité et tu dis on parlait d'une masturbation mécanique de ton travail pour te reconnecter et après tu nous as amené dans le passé en disant il y a ça qui a joué toi comment t'as fait du coup à partir de ce coming out refroidi ou en tout cas comment t'as fait sur la suite du chemin
Ce que tu m'évoquais aussi, quand tu parlais d'être avec les cools, d'essayer de rentrer dans le cadre du cool, ça s'est un peu transformé chez moi dans une obsession de performer la masculinité ?
tu vois, et d'une certaine forme de masculinité, tu vois, donc genre, je sais pas, de boire plein de bière, de tenir l'alcool, de faire beaucoup de soirées, de faire des blagues un peu grasses, etc., de prendre de la place aussi, tu vois, physiquement, dans les groupes, etc., c'est d'avoir une posture un peu de leader, tu vois, un truc comme ça, et…
Et du coup, d'avoir aussi plein, plein de rapports sexuels. Tu vois, il y avait une question de performance aussi par rapport à ça. Là, t'as quel âge autour ? Là, c'est genre 18-20 ans, quoi. Donc toi, t'arrives à avoir des rapports sexuels à 18-20 ans ? Ah ouais, plein. Tu grandis dans une… Tu m'as dit nord de la France, grande ville. Ouais, ça, grande ville, grande ville. Tu vois, à Lille, je fais toutes mes études à Lille, etc., qui est une grosse ville, qui a un milieu gay, qui est un peu construit, qui se reconstruit là aujourd'hui, mais qui était un peu construit avec des boîtes gays, etc. Ça existe quand même, quoi, tu vois ?
Et c'était hyper simple. Je sortais en boîte et je rentrais quasiment systématiquement avec quelqu'un. Moi, j'étais complètement bloqué. C'était pas possible de faire ça. C'est marrant parce que d'ailleurs, j'ai jamais eu peur aussi de maladies, etc. Je suis toujours protégé, toujours du sexe protégé. Mais c'est un truc qui m'a jamais fait peur. Et c'est toujours facile, un truc de…
de faire quoi. Mais aussi, parce que justement, je pense que je me mettais dans ce rôle-là, tu vois, de performer une forme de masculinité, d'être un peu…
pas forcément agressif dans la recherche de partenaires, quoi, tu vois, pas forcément avec les partenaires, mais en disant, il faut que je trouve quelqu'un, tu vois, donc je vais mettre des conditions, je vais être sympa, être truc, ouvert, aller vers plein de gens différents, et puis m'engouffrer dans un truc, tu vois, où là, c'est possible, et puis hop, et puis on va repartir à deux, et puis adieu à deux, à trois, et puis on va baiser, et puis ça va être bien, tu vois. T'as des bons souvenirs de ces rapports ? Ouais, j'ai des très bons souvenirs, et aussi de très mauvais souvenirs, mais tu vois, il y a eu des trucs aussi où du coup, je me suis retrouvé dans des trucs que j'avais pas du tout envie de faire, ou…
Ou des gens, en fait, j'ai pas envie de baiser avec eux, tu vois, mais je le faisais quand même, quoi. Et j'ai aussi des très bons souvenirs, quoi. Et de gens aussi assez tendres, où du coup, parfois, tu peux prendre le temps aussi, tu vois. Des gens que j'en revoyais, sans pour autant que ce soit vraiment des plans cul, tu vois. Mais on s'est vus 3-4 fois, et puis c'était bien, et puis tu vois. Mais ouais, j'ai quand même des bons souvenirs de ça. Du coup, là, tu notes un enjeu de performance, mais en fait, t'étais un adolescent, peut-être que…
ça m'a pas mal questionné aussi sur après et récemment où justement j'essaie un peu de vivre une masculinité aussi épanouie et ça c'est plus compliqué pour moi d'accéder à ça et d'accepter que les masculinités c'est multiple et qu'il n'y a pas un modèle t'as pas une masculinité spécifique je me suis retrouvé par exemple à faire une course dans la boue un truc où tu cours pendant 12 kilomètres un peu ce genre là et
Et en fait, c'est marrant, mais tu montres que tu es un bonhomme. C'est à ça que ça sert, en vrai. Et pour autant, je le fais. Ça coûte 50 balles. J'adore.
Ah, moi, je le fais de ouf aussi. Et j'ai envie de tous les gagner. Il y a un truc de compétition. Mais la première fois que je l'ai fait, ce n'était pas tout à fait clair quand même. J'avais un truc où j'avais besoin aussi de me prouver que je pouvais le faire. Et je l'ai refait récemment où c'était beaucoup plus fun. Mais j'étais aussi plus détendu par rapport à ça. Un truc moins compétitif aussi. Assumer de me casser la gueule, de me faire mal. Il y a un truc où j'étais plus serein. Mais il m'a fallu un peu de temps de sortir de ça. Même dans l'expression des émotions. C'est un truc que j'ai mis…
J'ai appris ça et c'est encore un cours d'apprentissage parce que c'est loin d'être fait. J'apprends à parler de mes émotions avec un truc où c'est compliqué. J'ai des potes, par exemple, qui m'identifient comme le mec où on ne sait pas s'il va bien ou pas. Tu ne peux pas le savoir. C'est marrant. J'ai une copine qui m'a redit ça récemment. Je me dis que c'est quand même ce truc-là qui est assez bloquant.
Et c'est quoi le lien que tu fais entre orientation sexuelle et genre ? Parce que là, t'as glissé de sujets, on pourrait croire, mais tu fais un lien, c'est lequel ? Exprimer son genre dans la sexualité. T'as pas les mêmes sexualités, je pense, en fonction de la manière dont t'exprimes ton genre ou en fonction de la…
de la manière dont tu te sens dans ton genre, si tu te sens à l'aise ou pas, tu vois, par exemple. Moi, j'ai une autre interprétation. Ok, vas-y. Parce que pour moi, il y a un pont évident, je te le propose, et au pire, on le détruit ensemble. À partir du moment où tu fais un coming out homosexuel, ta masculinité t'est retirée. En tout cas, on te dit, putain, un moins 20 points…
et puis tu vas devoir te prouver mon coco parce que quoi t'aimes prendre des bites ou les sucer machin donc en fait on part dans la vie parce qu'au moment où t'es adolescent tu te crées une identité dans la société et la société elle te dit mais là dessus prouve toi et aussi bah t'es pas un homme du coup
Et j'ai peut-être l'impression qu'il y a deux chemins, du coup. Alors qu'on parle juste d'orientation sexuelle. Non, mais en fait, je partage tout à fait ton avis. Et je pense que c'est assez vrai. Et moi, je passe beaucoup de temps à combattre, tu vois, aussi des insultes comme « enculé » ou « pédé », évidemment. Mais même, tu vois, j'ai plein de gens autour de moi, tu vois, famille, etc. Tu vois, des cousins, des potes, etc. qui disent « enculé ». Et je me bats contre ça. Je dis « alors, c'est un problème, tu vois, d'être enculé ». Mais parce que ça renvoie effectivement à toujours un truc…
en dessous quoi tu vois et tu passes près du coup effectivement de toute façon il y a un camp qui est bien d'un point de vue social c'est quand même le camp des hommes et tout ce qui est autres femmes et pédés en fait tu rentres dans ce truc là tu sors du camp des hommes effectivement et comme tu dis il faut que tu te reprouves et moi je pense qu'il y avait un peu de ça aussi
Mais d'où l'intérêt justement, tu vois, de montrer que j'étais encore plus masculin que les autres, parce que ça me permettait aussi de pouvoir dire que je suis débite, tu vois. De toute manière, ça comporte ce truc-là, quoi, tu vois. Complètement d'accord. Ouais, ouais, complètement d'accord. Parce que t'es une grosse barbe, parce que, tu vois, tu as de la bélière et je sais pas quoi. Tu vois, j'ai commencé à porter une barbe plus courte récemment, quoi, tu vois. Avant, j'avais toujours une barbe plus grosse et ce terrain, parce que c'était une manière de montrer, quoi, tu vois.
que t'es un bonhomme quoi ouais si tu re-regardes si tu continues à regarder donc moi ton chemin d'épanouissement moi j'entends que au niveau de la sexualité t'as plutôt pu avoir des rapports sexuels beaucoup axé sur la performance puis un jour t'as rencontré ton mec ça fait combien de temps que t'es avec lui ? ça fait 10 ans là ouais donc du coup assez rapidement tu t'es mis en couple ouais
Et ton chemin de reconstruction, ça a été pas mal, toi avec toi-même, de cérébraliser. Ouais, c'est quand même, c'est beaucoup passé par ça. Et un peu, imagine, il y a des gens qui s'identifient vachement à toi et qui se disent, attends, il a fait comment ? Toi, t'as fait comment ? Donc, t'as dit, je suis allé sur Internet et je suis tombé sur un podcast de tantra en anglais. Est-ce qu'il y a d'autres choses qui ont été un peu des déclics, justement, pour essayer ?
d'être plus dans ton corps ou d'avoir une sexualité plus épanouie, de développer ? Excuse-moi, je refais le pont avec le début. Toi, tu dis, je ne veux pas me cantonner à une émoji, à une pratique, une fluidité. Justement, de passer du temps avec soi-même aussi. Je trouve que c'est compliqué de prendre du temps pour soi et d'être aussi tout seul avec soi-même, y compris dans la sexualité. Et de repasser du temps…
Tu vois, à se toucher, quoi. Tu vois, c'est vachement bien aussi de me retoucher, tu vois, et de réapprendre à me retoucher, à voir des trucs, tu vois. Non, mais explique-moi, je comprends pas. Bah, tu vois, je sais pas, tu vois, tu te masturbes, tu commences, tu vois, tu te dis, bah tiens, je vais prendre deux heures, quoi, tu vois. J'ai le temps, je me lave.
Et puis entre l'avant, tu te caresses, tu te touches, tu regardes ce qui est bien. Tu touches la bite, les couilles, l'anus, et puis tu vois ce qui est bien, les tétons. Les cuisses. À l'intérieur, j'ai quand même découvert, j'avais un ex qui adorait ça, et c'est vrai que j'essaye d'imager ton invitation. Et c'est vrai que quand tu touches tout ton corps, il y a des endroits où tu sens quand même une puissance érogène. Érogène vachement forte, et qui en plus varie avec le temps. Et ça, je trouvais ça aussi agréable de découvrir ça, tu vois ?
Parfois, ça va être, tu vois, les tétons, j'ai des phases où j'adore, tu vois, me toucher les tétons, etc. Et d'autres où c'est assez neutre, quoi, tu vois, comme zone. Et justement, de prendre le temps, tu vois, de comprendre ça, découvrir ça et petit à petit de retourner. Et en plus, moi, j'ai quand même un avantage par rapport à ça, c'est que je suis curieux. Donc, tu vois, ça ne me dérange pas, tu vois. La nuit, c'est un truc que j'ai vite découvert comme un endroit de plaisir, tu vois. Et…
du coup chez moi et comprendre aussi que chez l'autre c'est un endroit de plaisir et qu'on peut jouer et faire des trucs vraiment super fun avec et
Et du coup, assez facilement, je me laisse tenter par des trucs, tu vois, où je me dis, tu vois, je sais pas, je vais me foutre des doigts, je vais m'acheter un gode, tu vois. Récemment, du coup, j'ai acheté un gode pour tester d'autres trucs, tu vois. Et voir ce que ça veut dire aussi d'avoir un objet, tu vois, dans ton corps, etc. Autre que, je le dis, je sais pas si tu le garderas, enfin, on te dit que tu vas tout garder, mais tu vois, une brosse à dents, quand t'es ado, tu vois, j'ai testé avec une brosse à dents. En fait, c'est super désagréable, c'est pas conçu pour, quoi. Tu l'as rentrée par quel côté ? Pas par le manche, tu vois. Non, pas par la brosse.
Mais même par le manche, tu vois, c'est rugueux, c'est pas fait pour ça, quoi. J'ai essayé un gode en plastique, et en fait c'est trop désagréable, je déconseille vivement des achats compulsifs sur Amazon et tout. En fait, un gode de mauvaise qualité, notamment tu as du plastique, c'est pas un mauvais plastique, mais en fait, le toucher du plastique sur une muqueuse, c'est pas agréable en fait.
Voilà, petite astuce God. C'est très bien, mais je suis silicone, team silicone, moi je trouve que c'est bien le silicone. Tu vois, ça prend vite, en plus ça chaleure du corps, etc. Toi, là, si tu devais chiffrer ton épanouissement sexuel, de 0 à 100, aujourd'hui, t'en es où ? Là, tout de suite. Ouais, je mettrais 80, quoi, tu vois. 80, 85, quoi. Donc, les blocages…
dont on parlait autour de la masculinité, ou en tout cas le développement dans lequel tu es, ne t'empêche pas un épanouissement. T'es arrivé à un moment où t'es fluide, t'as plein de pratiques diverses et t'es pas empêché. Et je suis content, j'ai une sexualité contente. Je me sens rarement frustré par des trucs que je peux pas faire, etc. Est-ce qu'un peu un préjugé, 10 ans de couple, relou ?
Au contraire. Je parlais d'avoir le temps de ta l'heure, c'est le temps long. Et aussi le temps d'évoluer. C'est aussi quelque chose qu'on insère dans notre couple et notre relation à deux, pas que sexuelle. C'est justement la fluidité, d'être prêt, de se dire, de changer, de bouger, d'admettre aussi que nos goûts évoluent dans la vie, de ce qu'on veut faire, de où on veut vivre, etc.
T'as des éléments de recette ? Qu'est-ce qui marche avec vous ? Est-ce que vous communiquez ? Est-ce que tous les premiers vendredis du mois ? Non, je pense que le principe le plus fort, c'est l'honnêteté. L'honnêteté envers soi-même. J'ai passé beaucoup de temps à essayer de comprendre qu'est-ce que moi j'ai envie de faire. Tout le temps, dans la vie, dans les trucs. À quels endroits mes désirs, c'est ça qui m'emmène quelque part ou pas. Faire plaisir aux autres aussi. Ça peut être un désir tourné vers les autres, mais
Je passais beaucoup de temps à ça et à essayer de verbaliser ça et d'exiger aussi que ce soit pareil pour lui. Donc un, se connaître soi, c'est-à-dire même si tu es en couple, même pendant dix ans, c'est d'abord à toi d'aller à la rencontre de ton plaisir.
Deux, tu le communiques. Mais en vrai, tu vois, je faisais la blague de tous les premiers vendredis. Moi, vous faites un sushi Q, c'est-à-dire vous mangez des sushis et vous parlez de votre vie sexuelle. Mais en vrai, toi, c'est un peu à n'importe quel moment. T'arrivais à lancer le sujet. C'est un sujet facile pour toi de l'aborder quand on a le désir ?
Pour le cul ouais ça a mis du temps aussi tu vois mais parce que c'est plutôt mon chemin à moi tu vois d'apprendre à parler de ça mais Lui c'était plus simple pour lui C'était plus simple ouais C'était compliqué pour toi de dire tiens j'ai bien aimé ça j'aime moins ça Ouais carrément Alors même que c'est quelqu'un avec qui t'es très intime Ouais ouais Tu sais ce qui te bloquait ?
C'est ma relation avec moi-même, tu vois. C'est le fait d'admettre que j'ai des désirs qui sont propres et qui sont aussi déliés uniquement des désirs à deux, tu vois. Je peux aussi construire mes propres désirs dans la relation, tu vois, et pas juste vivre mes désirs dans la relation. Mais je peux avoir les miens, seules les relations, les siens, et qu'on peut créer un truc à trois, tu vois, par rapport à ça, quoi. Des désirs propres ou des désirs sales ?
Non, des désirs, je sais pas, ça veut dire quoi un désir propre ? C'est toi qui as dit des désirs propres, mais tu le disais en sens « mes propres désirs », et moi j'ai entendu « la propreté, tes désirs ». Mais justement, ça me permet de faire un pont avec le tout début de notre échange, où tu pointais du doigt les limites.
de cette catégorisation de cette émogisation un peu des catégories et des cases dans lesquelles ça me fait trop marrer, je te remercie de mettre ça sur la pochette du poté parce que je découvre des trucs et même la manière dont les gens envisagent des trucs sur la feuille par exemple tu as des rables là, en plus ça fait toujours rire tout le monde parce que personne ne comprend jamais ce que ça veut dire
Pour ce truc de cannabis, mais tu vois, c'est marrant parce que je découvre aussi des trucs ou des manières dont les gens interprètent. Est-ce qu'ils y mettent derrière ? Je trouve ça assez riche aussi ça. Alors maintenant, sache que la feuille d'érable a disparu. Je l'ai transformée par une pilule qui incarne autant la PrEP que la drogue ou autre, ou le Doliprane, parce que t'as mal à la tête. Non, la feuille d'érable, c'était une erreur. Ça n'a…
soit c'était une erreur, soit moi je l'ai déjà vu au Canada, c'est ça que je raconte et les gens utilisaient ça pour dire cannabis tu pointais du doigt ça en disant moi je suis plus heureux dans la fluidité mais je reviens à désir propre, désir sale en fait euh
Ouais, ces noms de catégories, c'est des façons de kiffer. Toi, dans ta sexualité, dans ta fluidité, tu as peut-être des facettes. Et du coup, des moments, tu as envie de dire, tiens, j'ai envie d'être dominant. Tiens, j'ai envie de te mettre une feuille d'érable derrière l'oreille. Qu'est-ce que pourraient t'apporter ces catégories ?
Qu'est-ce que pourrait t'apporter ? C'est une invitation, t'as le droit de dire rien, je suis contre et tout. Franchement, au contraire, je suis pas contre parce que ça offre quand même beaucoup d'outils aussi, tu vois, beaucoup de mots, de terminologies, d'outils pour dire et pour rentrer en communication avec l'autre et c'est vraiment important parce que, tu vois, on en parlait tout à l'heure de la pudeur et du silence et c'est mortifère, tu vois, si tu peux pas dire, il peut rien se passer, tu vois, il faut passer à un moment donné par la verbalisation et…
les emojis, les pratiques, tu vois, et même la manière dont Grindr s'utilise, tu vois. Mais j'ai des copains, du coup, on se fait parfois des sessions Grindr où ils montrent, tu vois, au Tinder et on regarde un peu les mecs et tout ça. Et ça offre aussi beaucoup de richesse, quoi, tu vois. Je trouve de mots, tu vois, en termes de pratiques, moi, tu vois, je me dis, ça me questionne aussi, tu vois, en écoutant ton podcast où je trouve ça super parce que pour le coup, ça sort de l'intime, ce que les gens racontent, quoi, tu vois, ouvertement, leurs pratiques.
Il y a des choses qui t'attirent là-dedans, dans certaines pratiques ?
Ouais en tout cas ça me stimule tu vois parfois je sais pas si j'ai forcément envie d'avoir ces pratiques là mais ça me stimule tu vois et c'est un peu c'est excitant tu vois parfois aussi de m'imaginer tu vois je sais pas des trucs tu vois très dominateurs j'ai écouté récemment je retiens pas du tout les noms des gens mais tu sauras de me dire un mec qui est en trouble et qui est très dominant avec tous ses partenaires extérieurs tu vois et…
En fait, je connais son vrai prénom, mais plus son pseudo. Du coup, je ne veux pas dire d'éviter. Québécois ? Oui, tout à fait, absolument. C'est un des premiers épisodes. Ah, c'est un des premiers ? Je crois, ouais. Je l'ai écouté récemment, mais c'est peut-être pour ça. Ça t'a inspiré comment ?
Mais tu vois, je me dis, c'est intellectuellement stimulant pour moi de me dire un truc où vraiment, c'est ce qu'il veut. Il y a un truc, il fonce et ce qui l'excite, c'est d'avoir des mecs soumis et en même temps, il veut vachement rentrer en relation avec eux.
tu vois ce que les mecs lui disent tu vois il passe pas mal de temps à expliquer ça que les mecs il veut que les mecs soumis lui expliquent de quelle manière ils veulent être soumis tu vois et lui il teste des trucs et il est vachement attentif à leur réaction tu vois pour voir est-ce qu'il va au bon endroit ou pas dans leur trip de soumission à eux et dans son trip dominant à lui c'est aussi d'une certaine manière remplir leur trip de soumis quoi tu vois de soumission et et justement ça me donne envie de désolé tu veux finir ? non vas-y vas-y en fait ça me donne envie de rebondir est-ce que
Toi, dans ton rapport à l'épanouissement sexuel, je sens une sorte d'ultra-fluidité que j'aurais envie de gratouiller en disant est-ce que c'est de peur d'aller dans la profondeur de ton désir spécifique ? Peut-être que ça relève de ça. Je ne sais pas te dire aujourd'hui, tu vois, vraiment de quoi il en retourne. C'est une invitation. Parce qu'en fait, sur les limites de la grinderisation et tout, moi je suis chaud et je ne suis pas du tout en train de dire…
mais j'entends comme un papillon qui va gauche à droite et qui se pose jamais est-ce que tu t'autorises à dire tiens en fait j'aime plein de choses j'aime la diversité, la variété moi je suis comme toi donc je te comprends mais j'adore cette pratique un peu anormale ou ce truc là et en vrai moi par exemple c'est le téton gauche alors là moi matin, midi, soir c'est un bouton y'a pas de sujet après ça c'est pas tellement une pratique très…
Mais en fait, le moment où on s'autorise à aller en profondeur dans un rôle, dans une pratique, dans quelque chose, et qu'on dise « ça c'est mon truc, c'est mon espace ». Peut-être aussi qu'effectivement, cette super fluidité que j'essaye d'avoir, c'est aussi une manière, comme tu dis, de m'empêcher de me poser, d'aller creuser à un endroit, et de rester en surface. Du coup, c'est que les trucs relativement conventionnels, on suce, on sodomise, on se caresse.
Bon, on se touche le corps, quoi, tu vois. Et ça s'arrête là, tu vois. Pas de truc uro. Mais on s'en fout, ça. 80 sur 100. Ouais, ouais, bien sûr. Pas besoin de le remettre en question. Mais…
Mais je pense que c'est aussi une manière de rester à cet endroit-là. Je vais peut-être casser ton appartement. Tu as juste tapé dans un très joli éventail qui vient de Hong Kong, du temps de la colonisation. Car ma grand-mère habitait là-bas, dans la concession. Il est beau, non ? Il est très beau. Et tu as tapé dedans, il n'y a aucun problème ?
T'as envie de le casser, du coup, si en plus il y a une charge historique familiale ? Et n'est-ce pas ? Si je t'ai interrompu, pardon. Non, mais tu vois, c'est peut-être aussi une manière, effectivement…
de ne pas aller creuser dans quelque chose. D'assumer aussi une pratique sur… Mais c'est vrai ou pas ? Parce que c'est ma proposition et tu la répètes. Elle vient en contradiction de je suis épanoui à 80 sur 100 et je suis heureux dans ma section. Ça reste aussi les 20%. Je ne me qualifie pas non plus de 100% épanoui en me disant…
Je suis tout le temps au bout de mon désir. Je ne suis pas sûr d'aller au bout de mon désir, mais je ne sais pas si j'en suis encore à ce moment-là, de ton capacité d'aller tout de suite au bout de mon désir, parce que je suis déjà en train de monter des niveaux internes de comment j'accède à mon désir et qu'est-ce qui me fait kiffer.
Moi, je trouve qu'il y a peut-être que ma proposition d'interprétation, elle parle de moi avant tout, comme d'habitude. Et moi, je me sens vachement papillon et dans une ultra curiosité versatile. Et je crois que j'observe en effet que de dire ben moi, mon truc.
c'est Emoji et Aubergine avec en tout cas moi mon truc c'est un truc en particulier j'aime plein de trucs, je fais plein de trucs mais moi en fait j'adore les grosses bites je vais à la rencontre de ça et je l'assume et ça ne m'identifie pas je suis plein d'autres choses mais du coup je vais à la rencontre de ses désirs et puis il a sa place et
Eh ben, moi, je ne suis pas encore là. Et j'entends, tu vois, dans un épisode qui, quand toi, tu seras publié, aura été publié, et le mec s'appelle Jules, il raconte en fait comment il a appris à assumer d'être passif et soumis.
Et un peu ce chemin-là, justement, dans un désir qui ne l'enferme pas et qui fait une des facettes de sa vie et de qui il est, mais dans lequel il investit, dans lequel il va en profondeur. Et c'est ça que j'ai ressenti en écoutant ce témoignage. Je me dis, tiens, c'est intéressant. Il en faut du courage quand même pour dire, tiens, moi, ça sera ça. Quitte après à rebattre les cartes et à dire, bon, en fait, il y a six mois et pour lui, ça fait douze ans. Mais…
Mais du coup, il faut effectivement être en capacité d'y aller. Et moi, je ne suis pas sûr. Et là-dessus, je suis quand même assez aidé par le fait que j'adore le cul. Du coup, il y a plein de trucs qui me satisfont. Je ne suis pas frustré parce qu'il y a aussi plein d'endroits empapillonnants où je suis à 80% épanoui sexuellement. Tu disais au début de cet échange qu'il y avait un peu une fluidité aussi dans l'appellation de votre couple. Oui.
En fait, c'est que régulièrement, on le requestionne, tu vois ? C'est-à-dire que… Mais en même temps, sans qu'on ait jamais eu besoin ou que ça soit jamais exprimé pour de vrai, quoi, tu vois ? Parce que dans ton jeu, tu dis, moi, j'adore le sexe, c'est pour ça que je rebondissais là-dessus. Si t'adores le sexe, est-ce que tout en aimant ton mec et en construisant un projet avec lui, tu aurais envie d'aller à la rencontre de cette aventure du couple libre ? Et parfois, d'ailleurs, tu vois, moi, je me dis… T'as dit du coup… Non, t'as dit quoi ? J'ai entendu polyamoureux. Ah, j'ai compris polyamoureux !
c'est marrant tu te sens polyamoureux ? pas du tout en tout cas c'est quelque chose qui m'a je me suis jamais été amoureux de plusieurs personnes en même temps ou à ce moment là de tout le monde j'ai du mal à qualifier de frontière vraiment entre l'amitié et l'amour parce que c'est une forme d'amour aussi du coup je sais pas trop si je couchais avec des potes peut-être que ça se mettrait en place j'en sais rien mais
Je vais reprendre le film à penser sur cette question justement du couple libre. En fait, on ne se dit pas forcément exclusif. Et régulièrement, on se répète que c'est possible. Et qu'on a déjà eu des désirs, mais c'est des trucs où ça aurait pu se faire. Ça ne s'est pas fait. Parfois, il y a eu des trucs à la con, où ce n'était pas le bon moment. C'est des trucs où…
Tu vois, des mecs que j'ai croisés, et je me dis après coup, bah tiens, tu vois, en fait, j'aurais eu vachement envie, puis en fait, ça s'est pas fait, parce qu'à ce moment-là, tu vois, j'ai pas pensé où je pars, mais… Mais justement, j'allais te demander, et ça va être la fin de notre entretien, on se revoit dans 5 ans, qu'est-ce que t'aimerais qu'il advienne dans la suite de ton chemin d'épanouissement ? Moi, j'aimerais monter vers le 100%, tu vois, et peut-être, effectivement…
creuser ce truc sortir du papillonnage mais pour ça j'aimerais bien être encore plus au clair et plus honnête avec moi même sur ce qui me fait kiffer et du coup de l'assumer aussi pour moi j'ai la croyance que tu sais déjà où est ton manque d'honnêteté et j'ai envie que tu me le dises à quel endroit tu penses que tu devrais aller creuser sur ton désir sexuel
Vraiment, franchement, je ne sais pas trop. Mais comment tu peux savoir alors qu'il y a une part un peu malhonnête ? Parce que c'est un sentiment, tu vois ?
fondamentalement, je pense que je le sais, mais ça ne me l'accède pas. Je n'y ai pas forcément accès. C'est plutôt ça, je pense. La puissance de nos blocages. Moi, je te comprends complètement. Mais moi, je pense que c'est quelque chose comme ça. Le coût est énorme. Le coût social, le coût familial.
à la rencontre de nos vrais désirs sexuels et de les assumer on est obligé de les partager en famille j'ai bien entendu mais il y a quand même un truc où à partir du moment où t'assumes tu vas payer un prix et notre cerveau est là gars je te mets trois barrières avant ça parce que moi mon taf c'est que tu restes vivant c'est dangereux bah oui c'est ça mais ne serait-ce que pour toi-même de comment tu te perçois tu te définis etc on est sur des chemins très similaires mais c'est intéressant c'est ce qu'on vient de se dire pendant une heure là tu vois mais
Justement, ce truc de comment tu accèdes à l'épanouissement. Moi, je le perçois vraiment. Une question d'honnêteté, d'être honnête avec soi-même. C'est compliqué. Bah ouais. Surtout quand, je trouve, il y a plein de couches qui se sont mises en grandissant, d'interdits, etc. En fait, je pense qu'elles fossilisent.
Et après, tu vois, il faut faire le taf d'aller les retrouver. Et sinon, c'est des automatismes, en fait. C'est interdit de… Parce qu'on t'a jamais validé dans ta sexualité. On t'a jamais dit, mais vas-y, c'est cool. Et du coup, tu peux pas… C'est vachement dur d'accéder à nos désirs. Mais je pense que c'est… Moi, je ferais même une généralisation, même en termes de désirs de taf. Ouais.
il y a tellement de couches d'interdits de bon bah faut gagner sa thune et puis bah non tu vas pas gagner ta thune comme ci bah non pas comme ça et tu te retrouves dans des chemins où après le moment où tu t'arrêtes professionnellement et tu te dis bon en fait j'ai envie de quoi vraiment bah t'as pas accès à l'info tout à fait mais tu vois dans le taf moi ça a été moins compliqué de me dire tu vois je vais aller à un endroit et je vais l'exploiter quoi tu vois et je sais que j'irai tu vois je ferai pas ça tu vois 10 ans quoi tu vois j'en ai vraiment l'intime conviction mais pour autant
j'y vais quand même jusqu'au moment où j'aurais plus envie de le faire et je trouve ça assez cool mais dans le boulot c'est possible dans les sujets c'est encore un peu compliqué est-ce que t'as une dernière bafouille qui te vient ? où on se quitte en se faisant un check ? on peut se quitter en se faisant un check j'ai rien qui vient spontanément merci à toi je suis très content de participer à ce podcast merci c'est cool