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Ok, c'est bon pour toi ? C'est bon. Super. Aurélien. Bonjour. Aurélien Garros, tu t'es présenté. Je t'ai dit, c'est quoi ton nom de famille ? Tu m'as dit Garros comme Roland Garros. Ça permet juste de savoir l'écrire. J'adore. Je m'appelle Guillaume Bonnet et moi, je dis toujours comme un chapeau. Ça fait tilter les gens, mais direct, ils savent comment l'écrire. Exactement.
Aurélien, tu es proctologue spécialisé dans la santé sexuelle anale. On va inviter les auditeurs à découvrir tous les épisodes d'avant. On a parlé d'hémorroïdes, de sodomies et de fissures. Cet épisode-là, on va parler de HPV, du papillomavirus et des condylomes, qui est un des symptômes, si je ne dis pas de bêtises, du HPV.
Est-ce qu'il y a un autre contexte que tu penses que je devrais partager avant qu'on se lance ? Non, c'est bien. Tu pratiques à Lyon. À Lyon. Pour les gens qui aimeraient savoir ça. Et tu es gay. Oui. Alors, sur le HPV, on m'a dit « tout le monde l'a ».
Oui et non. En tout cas, les HPV, parce qu'il y en a plus de dizaines de types différents, c'est des virus qui accompagnent la sexualité chez tout le monde, les hommes, les femmes, les hétéros.
Donc, on dit que 90% de la population mondiale va rencontrer au moins une fois HPV dans sa vie. Et après, c'est vrai que dans la sexualité entre hommes, c'est plus fréquent parce que c'est une plus petite population avec plus de mélange des virus, un peu entre guillemets.
Donc, c'est bien facilement 75% à un instant T des gays qui ont une vie sexuelle qui sont porteurs de papillomavirus. Ok. Donc, c'est un virus. Oui. Comme le VIH, par exemple, ou comme n'importe quel virus. Oui. Ok. Et ça, par exemple, moi, je suis positif.
J'ai eu des condylomes. Ah oui. Donc j'ai forcément le HPV. Après, on peut ne pas le garder. Ah ouais ? Ouais, déjà. Alors oui, attends, ce que je voulais dire aussi... Pardon, ouais. Non, non, non, mais très bien. Mais parce que c'est quand même hyper intéressant, et là je suis sûr que je vais t'apprendre un truc. C'est que le... Donc on se contamine par la sexualité, mais il n'y a pas besoin, ça tu le sais sûrement, de rapports pénétrants. Ce qui fait d'ailleurs que la capote protège mal, hein.
Les caresses, tout ça, tout ce qu'on appelle à tort les préliminaires, ça suffit à se contaminer et on se contamine dans toute la région, sous le slip en gros et aussi dans la bouche et dans la gorge, quelles que soient les pratiques. Et l'anus est vraiment une sorte de niche, c'est une zone que le papillomavirus adore.
C'est-à-dire qu'on a tous, hommes, femmes, homos, hétéros, plus de papillomavirus dans l'anus qu'ailleurs. C'est intéressant de le savoir. Et effectivement, ce n'est pas tellement pour les personnes qui nous écoutent, mais des fois, un homme hétéro qui a des condylomes à l'anus, c'est plus rare, mais ça arrive et il va tout de suite se sentir remis en question et il n'y a pas lieu.
Pourquoi ? Il se remettrait en question ? Il va croire qu'on pense qu'il a une sexualité anale, qu'il est homo. On peut avoir des condylomes à un endroit où il n'y a pas de sexualité ? Oui, c'est ce que j'essaye de dire avec l'histoire de l'anus. J'avais mal compris. Le papillomavirus s'installe dans l'anus, pas chez tout le monde, mais il s'installe particulièrement dans l'anus. Le virus a été transmis par quelqu'un en s'embrassant ou en le soufflant ? Oui, il faut quand même baisser le slip pour qu'il y en ait en bas.
Ok, et après ça a migré ? Juste en caressant, en faisant un petit frotti-frotta, ça peut suffire quoi. Mais donc on lui a touché l'anus à ce monsieur ? L'anus, le sexe est à côté, c'est à deux pas quoi. Non, non, il n'y a pas forcément besoin d'être allé derrière vraiment jouer quoi. Ok.
Mais le virus n'a pas pris ses petites papattes et n'est pas lui-même allé à l'anus. Il y a eu un contact, même fugace, entre la personne porteuse et l'anus sur lequel il décompte. Il y a eu un contact sur la sphère génitale, ça suffit. Mais juste s'il est sucé ?
Et on ne lui touche pas du tout l'anus. Il peut développer des condylomes. C'était ma question. Merci. Est-ce que c'est grave ? Non. Je voulais dire un autre truc d'avant. On s'est coupé. Et après, je vais dire si c'est grave. Bien sûr.
effectivement donc après le papillomavirus le plus souvent on l'élimine en moyenne en deux ans ça peut être plus rapide ça peut être plus long mais après on peut le garder toute sa vie aussi et ça le plus souvent on n'a pas cette information ce qui fait aussi qu'on peut développer le papillomavirus peut d'un coup développer des lésions
bien plus tard alors qu'on a même plus de sexualité depuis 15 ans c'est possible aussi c'est pas le plus fréquent mais c'est possible développer des lésions comme des condylomes qui sont des petits boutons ou un cancer on va en parler après on va essayer de bien faire le distinguo mais donc du coup quand je suis porteur du virus si je l'ai pas auto-éjecté il peut pouf réapparaître il peut être soit dormant ou pouf faire s'activer et fabriquer des choses effectivement dans la grande majorité des cas on porte le ou les virus
sans que rien ne se passe. Aucun symptôme, c'est ni vu ni connu. C'est bien pour ça que tout le monde se contamine tout le temps. Ça, on ne peut pas lutter contre. C'est comme ça, ça existe. Et donc, on est aussi souvent plus... On a plus de conséquences du papillomavirus, c'est-à-dire les condylomes, etc. Souvent, quand on est jeune, parce que c'est là où on est exposé les premières fois au papillomavirus, c'est plus souvent là où on a plus de rapports, même si ce n'est pas obligé, mais les deux phénomènes font que c'est plus fréquent
avant 30 enfin je sais pas quelle est la fin de l'âge jeune mais bon quand on est jeune je vais pas donner d'âge tu veux dire quel âge t'as ? j'ai 37 ans t'es jeune parce que j'ai 37 ans
Est-ce qu'on a dit toutes les infos contextuelles sur le HPV ? Oui, sur comment on se contamine. Oui, je pense. On est bon. Est-ce que c'est grave ? Docteur. Est-ce que c'est grave, docteur ? En fait, la plupart du temps, ce n'est pas grave. C'est d'ailleurs tellement fréquent que si c'était grave, ce serait un problème majeur. Le plus souvent, ça ne fait rien.
régulièrement ce qu'on peut voir c'est des condylomes donc c'est des sortes de verrues qui peuvent être aussi sur les organes génitaux mais qui peuvent être autour ou dans l'anus c'est un peu ça dont on parle et après il y a aussi certaines souches de papillomavirus surtout le papillomavirus 16 qui sont responsables du cancer de l'anus mais généralement c'est pas les mêmes souches qui donnent les condylomes et celles qui donnent le cancer donc en gros c'est un peu différent quoi
Et donc le cancer, ça évidemment c'est grave, c'est un cancer hyper rare de base et on sait maintenant dire qui c'est qui a un vrai sur-risque, c'est-à-dire le fait d'avoir plus de papillomavirus c'est peut-être un très léger sur-risque de cancer mais qui fait que c'est encore très rare et qu'il n'y a rien à faire de spécial ?
Et puis, c'est plus à risque. Parmi les HSH, parmi les hommes gays, c'est principalement et quasiment exclusivement les hommes qui sont infectés par le VIH qui ont vraiment un risque. Parce que eux, ça entraîne une espèce d'infection prolongée du papillomavirus. Avec le temps, mais plutôt plus tard dans la vie, ils ont plus de risque de développer un cancer de l'anus. Donc, je fais comment si je suis séropositif ? Donc, si tu es séropositif et HSH...
On recommande maintenant, c'est bien écrit depuis un an, une surveillance à partir de 30 ans. Si on n'est pas 30 ans pile, ce n'est pas grave parce qu'en vrai, c'est un peu jeune. Avec un frottis, comme font les femmes chez le gynéco depuis un paquet de temps, parce que ça donne aussi le cancer du col de l'utérus qui est plus fréquent. Et donc, on fait ce frottis. Sur ce frottis, on regarde s'il y a le papillomavirus 16.
Et s'il n'y est pas, ce qui est recommandé, c'est parce qu'on faisait... Jusqu'à présent, on ne faisait pas ça. Donc je le dis parce que potentiellement pas mal d'auditeurs, peut-être qu'ils ont des suivis qui sont plus fréquents. Donc il faut qu'on s'habitue à faire des suivis un peu différemment avec les nouvelles recommandations. Mais donc normalement, s'il n'y a pas d'HPV 16, on fait tous les 5 ans.
à partir de 30 ans. Et si elle a HPV 16, on va un petit peu plus loin. Et donc là, ça peut être plus fréquent ou on peut aller jusqu'à un examen un peu plus poussé. Donc on sait, si je suis séropositif, je vais voir le proctologue. C'est le protologue qui saura me dire tout ça. Oui, oui, exactement. Et il y a en gros 10% des audiences de ce podcast qui sont des auditrices. Je crois quand même qu'il faut qu'on note sans creuse, peut-être qu'on ne peut pas creuser, mais que le HPV pour les femmes est beaucoup plus...
à beaucoup plus de risques. Oui, alors c'est-à-dire que il y a le cancer du col de l'utérus qui est plus fréquent, donc là c'est recommandé chez toutes les femmes. Ou les porteurs de vagins, de vulves. Oui, tout à fait. Parce qu'en fait... C'est les personnes qui portent un col de l'utérus en fait. Parce que j'ai des hommes trans qui écoutent et qui peuvent être concernés. Donc toutes les personnes qui portent un col de l'utérus sont à risque du cancer du col de l'utérus.
Et donc là, c'est recommandé des jeunes, je ne sais plus combien de temps, je crois, de faire des frottis. Et après, sinon, et au niveau de l'anus, la première population qui fait des cancers de l'anus, ça reste plutôt les femmes porteuses d'un... Les personnes à vulves, on dit. Les personnes à vulves, plutôt d'âge mûr. Ça marche ?
Et après, les recommandations avec le frottis, tout ça, c'est chez les HSH infectés par le VIH. Et sinon, chez les femmes qui ont eu des cancers ou des lésions de la vulve, justement. Parce qu'elle peut avoir sur le col. Oui, elle peut avoir sur le col. Mais c'est surtout quand c'est sur la vulve que ça augmente le risque pour l'anus, parce que c'est vraiment proche. Et enfin, c'est elles qui sont transplantées ou qui ont une immunodépression depuis un moment.
Olivier nous dit, comment se débarrasser des condylomes ? Mon chéri en a depuis trois ans malgré un suivi. Il est suivi trois ans à l'Institut Proctologique de Paris, opéré deux fois, bientôt trois. Le virus est encore en lui et on ne peut rien y faire. Est-ce qu'avec le temps, on peut espérer que le virus parte et l'arrêt du développement des condylomes sur l'anus ? Oui, on peut espérer ça. Effectivement, sur le virus, on a...
Presque pas de moyens d'action. On peut juste dire que a priori, ça agit plus chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Mais bon, ça ne va pas être redoutablement efficace, mais c'est l'occasion d'un petit arrêt de la clope.
Et il y a une crème qui peut faire fondre les virus et qui peut avoir les condylomes qui s'appellent Imikimod ou Aldara, qu'on utilise parfois, qui peut aussi avoir une petite action sur le virus. Mais globalement, il faut quand même retenir qu'on ne peut pas faire grand chose sur le virus, on ne peut que traiter des condylomes.
Qui sont les symptômes. Voilà, ça n'empêche pas qu'ils reviennent du coup, parce que si le virus a décidé d'en fabriquer des nouveaux, il en refabriquera des nouveaux. Et après, il faut persévérer jusqu'à ce que ça parte, en sachant que les condylomes, donc c'est pas grave, mais on les traite déjà souvent parce que c'est disgracieux. On les traite aussi parce que si jamais il va y en avoir plus, il vaut mieux les traiter un peu au fur et à mesure que d'attendre qu'il y en ait beaucoup, et après ça va faire des soins plus douloureux.
Et puis, ça transmet encore... On est plus contagieux du papillomavirus quand on en a que quand on n'en a pas. Et si j'ai un rapport sexuel non protégé, je prends la PrEP, mais je ne mets pas de capote et que je pénètre quelqu'un ou que quelqu'un me pénètre et qu'il a des condylomes sur le pénis ou dans l'anus, est-ce qu'en termes de transmission des IST, des infections sexuellement transmissibles... Non, ça va juste changer sur le... Ça va seulement augmenter la transmission du HPV, mais qui, de toute façon, est quand même très fréquente.
Donc, de toute façon, c'est bien dur de s'en prémunir. Après, c'est bien peut-être si on sait qu'il y a des HPV, des condylomes, pardon. C'est peut-être logique d'essayer de mettre de préservatifs, d'éviter les anulingus. Enfin, si on a des condylomes dans l'anus, un peu comme ça, par bon sens, mais...
Yves, bonjour Guillaume. Smiley qui se rit, Smiley de la main qui se secoue. En fait, je n'avais pas divulgué ton identité, c'est pour ça que personne ne se salue. Mais les gens sont très contents que tu sois là. Mais ils s'adressent à moi parce que j'ai fait une vidéo sur l'Instagram.
Bonjour Guillaume, voici ma question. J'ai eu des condylomes il y a 5 ou 6 ans qui ont été enlevés par opération chirurgicale. Est-ce définitif ? Ou est-ce que cela peut-il... Ou est-ce que ça peut revenir ? Si oui, quelles précautions dois-je prendre ? Je crois savoir que c'est une conséquence du paillom... Papi... Il y a un virus. Merci. Donc... Attends ! Ah pardon ! Une dernière phrase. Essentiel. Essentiel. Merci pour tes podcasts que je dévore dès que j'en ai l'occasion.
Il se fait mousser. Alors, le plus souvent, les récidives, c'est précoce. Là, à 5 ans, c'était les premiers mois. On a quand même bon espoir qu'il soit tranquille, c'est-à-dire probablement qu'il a éliminé ce papillomavirus-là.
Après, c'est jamais sûr à 100%, comme on l'a dit. Donc, c'est quand même possible que ça revienne. Et puis après, il peut aussi se rencontrer de nouveaux papillomavirus en rencontrant de nouveaux partenaires. Je suis immunisé. Parce qu'en fait, moi, c'est mon cas. Je suis Yves. Je ne suis pas Yves. Je ne m'auto-envoie pas des compliments sur mon podcast. J'ai eu des condylomes. J'ai eu une chirurgie. Oui.
Cette souche du HPV, j'en suis immunisé. C'est si je rencontre d'autres formes de HPV que je peux redévelopper des condylomes. C'est le plus probable. Ou il a pu rester endormi et se réactiver. C'est peut-être possible aussi, mais ce n'est pas le plus probable. Tu disais juste avant qu'en moyenne, en deux ans, on peut espérer éjecter le HPV. Ma question, c'est que parmi toutes les souches du HPV, est-ce qu'il y en a plusieurs qui forment des condylomes ?
Oui, il y en a plusieurs. Ah putain. Franchement, ils font chier les virus. Bon. On passe à comment s'en protéger ? Oui. Olivier, où en sont les recherches sur le traitement ?
quand on n'a pas pu être vacciné, est cuide de la vaccination. On en est où des traitements face au HPV ? Les traitements face au HPV, peut-être qu'il y a de la recherche fondamentale en cours, j'avoue, je ne sais pas, mais en tout cas, il n'y a pas de...
Je n'ai pas entendu parler d'essais, de traitements en ce moment contre le HPV, en dehors de la vaccination. Donc effectivement, mais parce que par contre, il y a beaucoup d'efforts, beaucoup d'énergie en ce moment sur le sujet vaccination, parce que c'est sûr que ce qui marche le mieux, c'est d'être vacciné, parce que pour le coup, dans le vaccin, il y a neuf types de HPV qui sont dedans, dont on veut se protéger grâce au vaccin, et dont ceux qui donnent le cancer avant tout, et aussi ceux qui donnent les condylomes.
Et donc, mais c'est vrai que ce qui est le plus efficace de loin, c'est d'être vacciné quand on est jeune ado, c'est-à-dire plutôt entre 12 et 14 ans. D'où la campagne de Macron récemment lancée. On est très, très loin du compte.
La vaccination est élargie aux garçons depuis pas très longtemps, depuis 2020 je crois. Avant c'était que les filles. On parle de la France là, on est d'accord. Oui, les pionniers c'est les Australiens.
Maït ? Déjà, chez les filles, la couverture vaccinale n'est pas très bonne. Mais chez les garçons, c'est encore pire. Et donc moi, Guillaume, 37 ans, je ne peux pas me faire vacciner ? En tout cas, tu n'as pas accès au vaccin remboursé. Ça, c'est la première chose. Il y a une extension pour les hommes gays jusqu'à 26 ans. Ah, très... Information importante. Oui.
on a accès au remboursement pour le vaccin du papillomavirus pour les hommes gays et je crois que ça va être étendu à tout le monde parce que c'est pas très cohérent sinon jusqu'à 26 ans un peu en rattrapage
Après, il y a des fois, il y a des centres de dépistage qui en ont et qui vaccinent des gens plus âgés. Chacun sa gestion. Le choix du ministère de la Santé, c'est économique ? C'est que ça coûte trop cher de vacciner tout le monde ? Ou bien il y a un impact négatif sur ma santé au-delà de 26 ans de me faire vacciner ?
Non, je dirais ni l'un ni l'autre. Je ne crois pas que ce soit pour des raisons économiques. Il n'y a pas d'impact négatif, mais c'est qu'il n'y a a priori pas d'impact positif. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs études qui montrent que ça ne sert à rien de se faire vacciner au-delà de 26 ans. Alors, probablement que s'ils avaient fait des tests à 25 ou à 27, il faut toujours définir un seuil, mais...
À la fois parce que c'est vrai qu'une fois qu'on a déjà été beaucoup exposé sexuellement au virus, ça sert moins ou ça sert presque plus. Mais aussi parce qu'on pourrait se dire quelqu'un qui a viré sa cutie à 30 ans, qui n'a jamais été exposé avant. Qui a viré sa cutie ? Sa cutie. C'est une expression lyonnaise ?
c'est quoi virer sa cutie ? c'est une expression que je connaissais pour dire un peu faire son coming out tardif ah ouais c'est génial c-u-t-i c'est quoi une cutie ? c'est une référence d'ailleurs c'est une réaction cutanée ça veut dire que t'es positif par exemple on faisait ça pour la tuberculose on faisait un test avant maintenant on fait plus trop comme ça mais ça devient positif si on dit qu'on vire sa cutie
Donc qu'est-ce que je disais du coup ? Qui peut se faire vacciner ? À quoi ça sert de se faire vacciner au-delà de 26 ans ? Il y a aussi une histoire de maturité du système immunitaire qui fait que, quelle que soit l'exposition qu'on a eue au papillomavirus avant, ça marche moins bien. Toi, tu es vacciné en tant qu'homme gay ?
Moi, je me suis vacciné au-delà de 26 ans en le payant, mais en dehors de recommandations. Mais je ne peux pas vraiment dire que c'est bien de le recommander. Parce que je ne pense pas qu'on se soigne bien soi-même. Donc, je ne trouve pas la question intéressante. Mais du coup, si j'étais ton meilleur ami...
On est tous les deux gays. Tu me dirais, et que j'ai un centre de dépistage qui me dit « Ah oui, j'ai un vaccin supplémentaire, je vous le fais. » Parce que si je le paye, c'est très cher. C'est trois injections qui coûtent 120 euros. Chacune ? Oui. C'est difficile de dire. Oui, il n'y a pas tellement de risque non plus. Donc peut-être si ça protège un tout petit peu. Moi, des fois, je me dis ça, mais en vrai, il n'y a pas tellement de données scientifiques pour le penser.
Après, par contre, il y a aussi des études en cours parce qu'il y a des petites données, mais c'est un peu discordant, donc on ne peut pas répondre. Mais il y a des questionnements sur le fait de se vacciner après avoir eu un épisode de condylôme.
pour ne pas en récidiver. Les études sont en cours, on n'a pas encore les résultats. C'est tout bon et on va finir, mais j'ai juste oublié une question. On vient de parler de soigner le HPV ou s'en protéger avec le vaccin. On n'a pas encore parlé des condylomes. Hop, ça pointe. D'abord, je le découvre parce que peut-être je me doite
Ou peut-être ça saigne, je mets mon doigt et là je sens, et c'était mon propos du chou-fleur, je sens une espèce de petit bouton. C'est quand même compliqué de dire que c'est un chou-fleur, mais c'est ça. Au doigt, c'est comme ça que j'ai chez le proctologue d'abord. Oui, oui. Ou ça peut être le compagnon, le partenaire qui le voit ou qui le sent. Parce que ça peut être à l'extérieur de l'anus. Ça peut se voir, on peut le voir soi-même ou le partenaire peut le voir. Et après, dans l'anus, c'est plus effectivement ça se sent.
mais il y a plein de petits reliefs qui peuvent être normaux dans l'anus donc des fois il y a des patients ils en ont eu beaucoup des condylomes ils sont hyper attentifs ils ressentent un truc et puis en fait ça n'en est pas ils paniquent pas mais ils reconsultent mais c'est légitime c'est ce qu'il faut faire quoi
Pour consulter le proctologue, en France, il faut que je passe par un médecin généraliste ou je peux te contacter direct ? Pour avoir le meilleur remboursement, normalement, il faut passer par le généraliste. Sinon, il y a un reste à charge. Donc voilà, les condylomes apparaissent. Il faut que j'aille vite chez le proctologue. Je vois sur l'app, parce que je n'ai pas le droit de dire Doctolib apparemment. Tu veux que je dise un autre nom ?
Ben non, mais il y a pas que Doctolib, des fois c'est juste appeler le secrétariat. Ok, donc j'appelle le secrétariat. C'est un monopole, quoi. Ben tu as raison, mais vas-y, vas-y. Donc j'appelle la personne, ma proctologue, qui me dit, oui, bien sûr, rendez-vous dans six mois. Est-ce que les condylomes, c'est urgent, il faut que vite j'aille chez le procto ? C'est pas urgent, ça c'est sûr.
Après, c'est vrai qu'il peut y en avoir des nouveaux qui apparaissent. C'est-à-dire que si on en a deux et que... On attend. Si on en a deux, deux mois après, il y en a quatre. Si on avait traité les deux, les deux autres seraient quand même apparus deux mois après. Quand même ? Oui. Ah bon, ouais. Mais c'est vrai qu'après, il y a l'idée que quand il y en a beaucoup, ça fait des soins qui sont plus douloureux, des plaies. Ça peut faire qu'on arrive à le traiter en consultation ou qu'il faut aller au bloc. Donc, c'est comme logique de ne pas non plus laisser traîner éperdument.
non mais vite je peux pas vraiment dire vite parce que en pratique c'est pas mais ça peut être quelques semaines tranquilles un mois ou deux et puis des fois ça bouge pas du tout des fois aussi ça on en a un qui apparaît et puis jamais plus des fois ça régresse tout seul ça existe dépend de la quantité tout ça c'est pas une urgence mais c'est bien d'y aller ouais
Je prends rendez-vous. Et alors, c'est quoi les outils qu'on a pour arrêter les condylomes, les soigner ? Le plus souvent, on peut faire une destruction physique, soit par le chaud, avec ce qu'on appelle un bistou électrique, ça brûle, ou avec un laser, ou avec un autre truc qui s'appelle infrarouge, c'est un peu la même chose, on le brûle.
Comme une verrue. Exactement. Soit par le froid, donc c'est même plus souvent par le froid les verrues, c'est-à-dire avec l'azote, l'effet est le même. Après, on peut... Attends, mais ça, l'impact sur ma sexualité... Après, j'ai comme une cicatrice, il faut que ça cicatrise, ça m'aide des mois à cicatriser. Non, non, non. Effectivement, il va y avoir une petite plaie au niveau de chaque condylôme.
une petite plaie en soit juste un petit condylome que tu traites ça cicatrise en une semaine c'est très rapide après donc tout va dépendre de la quantité parce qu'il y a des gens qui ont des condylomatoses confluentes des forêts de condylomes c'est à dire ils peuvent en avoir à l'intérieur de l'anus et c'est continu sur la moitié voire toute la circonférence donc là
Là, effectivement, ça se fait au bloc opératoire, on détruit puis on coupe aussi, enfin en surface, mais ça laisse des plaies très larges qui vont être douloureuses pendant longtemps et qui vont aussi faire un phénomène un peu d'étroitesse après. S'il y en a vraiment beaucoup, beaucoup... Ok, mais c'est intéressant parce que tu m'apprends pourquoi moi j'ai été opéré alors, parce que je devais en avoir trop ou ils étaient trop loin, parce qu'ils étaient à l'intérieur ?
Oui, et alors après, il y a aussi des habitudes de pratique. Moi, par exemple, déjà, parce que je ne fais pas la chirurgie, la chirurgie des démons et tout ça, moi, par exemple, je ne la pratique pas, mais les proctologues de Paris, généralement, c'est eux qui font ça. Donc, je ne fais pas trop le bloc opératoire, donc j'ai tendance, moi, plus volontiers à proposer en consultation.
Il y a des habitudes. Il y a des gens qui n'aiment pas trop faire en consultation, ils n'ont pas le matériel, ils proposent facilement de faire au bloc. Il n'y a pas d'erreur. Après, je peux envoyer à quelqu'un qui fait au bloc, mais souvent, on discute avec les patients.
Il y en a, ils préfèrent passer à un mauvais moment. Ça va être comme des soins de carie, un peu. On fait des piqûres d'anesthésie, on brûle. C'est un peu pénible, mais ça peut être supportable. Mais plus il y en a, plus c'est difficile. Mais il y en a, ils vont avoir une tolérance plus importante plutôt que d'aller au bloc. Et il y en a, à l'inverse, deux condylomes, ils veulent aller au bloc, ils ne supportent pas l'idée qu'on leur fasse une piqûre. Donc, il faut s'adapter à ça. Il y a une rumeur douce et gazeuse qui a émergé...
Tu te demandes ce que je veux dire là. Qui a émergé au fur et à mesure des messages que j'ai reçus et que j'ai moi-même vécu et qui est le préjugé que le chirurgien proctologue conseille facilement d'aller faire des chirurgies coûteuses si tu n'as pas de mutuelle, mais plus rentables.
Pour lui ou elle, la proctologue. Et je pense que c'est des préjugés et qu'en fait, chaque professionnel est différent. Mais j'ai plusieurs auditeurs qui en ont parlé, qui se sont sentis pas très bien conseillés. Et moi, en tout cas, dans mon expérience, on m'a jamais laissé le choix. On m'a jamais dit qu'il y avait plusieurs façons. Et en effet, je me suis retrouvé en chirurgie sans trop comprendre pourquoi.
Ce que tu soulignes, c'est que l'acte chirurgical n'est pas forcément une obligation. Et pareil, j'ai eu une thrombose hémorroïde, donc retour à l'épisode 1, hémorroïde vénère, où j'ai consulté plusieurs personnes, dont une qui m'a dit « s'il faut opérer ».
Et une autre qui m'a dit non, j'ai choisi le conseil du non et en fait le truc s'est résorbé tout seul et j'ai eu aucun problème. Alors que la première proctologue était véhémente en mode c'est une obligation de vous faire opérer. Donc en tout cas, juste pour informer que l'acte chirurgical n'est pas toujours obligatoire.
notamment autour des condylomes. Il peut l'être, mais pas toujours. En fait, c'est le même traitement qu'on fait en anesthésie locale ou en anesthésie générale. Quand il y en a beaucoup, on fait un peu différemment, mais
Donc, ce n'est pas tellement l'acte chirurgical, c'est aussi de la chirurgie en anesthésie locale. Oui, tu as raison. C'est la façon de l'organisation autour et le type d'anesthésie. Le coup, oui, mais ça, ce n'est même pas une histoire de public, dépassement d'honoraires. Oui, c'est ça. Mais pour moi, qui n'ai pas de mutuel et qui suis entrepreneur du podcast, c'est une grosse différence quand on ne me propose pas différentes options. En consultation, c'est moins valorisé, ça, c'est sûr. Oui.
Après, mais en même temps, je ne pourrais pas dire que ça me choque, qu'il y a sûrement des proctologues qui ne proposent qu'aux blocs opératoires, parce qu'ils ne sont pas organisés comme ça. Il y a des histoires de lobbystour électrique, ça peut avoir... On aime bien... Enfin, ça devient un peu technique. C'est l'environnement, quoi. Et qu'il a le droit de choisir, ou elle a le droit de choisir. Après, par contre, ton commentaire, ce qu'il me fait dire, c'est que par contre...
Ce qui se doit de faire dans tous les cas, c'est de bien expliquer, de bien comprendre. Tu vois, si tu dis je me suis retrouvé au bloc sans trop comprendre pourquoi, peut-être qu'il y a eu un défaut un peu d'information et de discussion. Ou un défaut d'écoute que moi, je n'ai pas. Comment on se débarrasse de condylomes hors chirurgie ? Est-ce que c'est possible ? Tu entendais tout à l'heure, tu parlais d'une crème.
Voilà, après l'alternative, c'est une crème qui s'appelle Imiquimod ou Aldara, ça c'est le nom commercial, et il y a un autre, mais bon, retenons ça, c'est ça qu'on fait en pratique, qui peut être irritante, mais pas toujours, et qu'il faut mettre un jour sur deux, enfin trois fois par semaine, pendant au moins deux mois, deux à trois mois. Donc ça a des avantages et des inconvénients. Ça peut être un peu long, surtout si ça irrite, mais il y a des gens qui le supportent bien, d'autres moins bien.
Toi, comment tu fais pour choisir entre la chirurgie et la crème ? Des personnes à qui j'ai brûlé à chaque fois, ils en ont un peu marre d'avoir une piqûre d'anesthésie. Ils peuvent avoir envie de choisir à l'inverse. Ou à l'inverse, des gens qui ont eu les micromodes...
Et ça les a saoulés, ils préfèrent s'en débarrasser. J'ai pas compris le mot. La pommade. Pardon. Les gens qui ont eu la pommade et puis ça les a saoulés, ça n'a pas marché. Parce que la pommade, ça marche un peu moins bien. Parce que la destruction, sur le coup, ça marche 100% des cas. La pommade, c'est peut-être plutôt... Ça marche dans deux tiers, trois quarts des cas. Mais par contre, quand ça marche, intéressant quand même, ça récidive un petit peu moins. Parce qu'il y a peut-être un tout petit effet sur le virus, ce que je te disais au début.
moi en pratique ce que je fais c'est que donc normalement la pommade c'est plutôt quand c'est à l'extérieur même si on peut la mettre un peu dedans
Et donc, moi, par exemple, quand il y a plein de petites lésions à l'extérieur, je trouve que la pommade est vraiment adaptée parce que sinon, je vais devoir faire plein de piqûres d'anesthésie autant que de condylomes. Donc, ça va être plus douloureux. Et si, par contre, il y a un seul condylome un peu plus charnu, un peu plus épais, je vais avoir peur qu'il ne fonde pas complètement avec la pommade parce qu'il est plus épais. Et là, ça va être une bonne alternative plutôt pour la piqûre et la brûlure. Super, merci. Voilà.
J'ai quelqu'un qui me suit sur Instagram qui m'a fait un message
Je crois qu'il y a 25 questions sur l'HPV. Et donc, j'ai décidé que ce serait notre conclusion pour voir si on a tout couvert. Bonne idée. Salut ! Pour le podcast avec le proctologue, un sujet qui couche quasiment tout le monde. Alors ça, c'est un lapsus délicieux. Oui, c'est vrai. J'adore. Un sujet qui couche quasiment tout le monde, les infections anales par le papillomavirus HPV. Comment reconnaître une infection anale ? Ça, on l'a dit ? Oui. Comment la prendre en charge ?
On l'a dit. Quid de la sexualité après une intervention chirurgicale ? Là, il y a le temps de cicatrisation qui peut être plus ou moins long. Puis si c'est des grosses chirurgies, ça peut être plus difficile pendant un moment. Moi, c'était assez rapide.
Tu as dit une semaine et moi... Oui, c'est ça. Ça dépend vraiment de la vitesse de cicatrisation de chacun, mais surtout de la quantité de condylomes. Mais est-ce que je peux ressentir un effet de resserrement ? Est-ce que ça peut modifier ? Oui, si c'est deux dents et qu'il y en a beaucoup, ça arrive. Même des fois, si c'est confluent circonférentiel, c'est-à-dire qu'à l'intérieur, il n'y a plus que ça, même généralement, le chirurgien va faire en deux temps. Il va faire la moitié pour que ça cicatrise un peu, puis l'autre moitié pour pas que ça...
Ça sert trop. Et ça, c'est des gens qui vivent avec des condylomes. Ils n'ont jamais été chez un procto ou ils ont laissé puruler... Forcément, des fois, c'est vraiment un peu la loterie, ces condylomes. Il y a des gens qui ont vraiment une sorte de flambée et très vite, ils en ont énormément. Donc là, on est un peu désarmé.
De toute façon, dans ces cas-là, t'as beau avoir plus vite ou moins vite le rendez-vous, ça change pas grand-chose. Ah, les pauvres. Galère. Perspective à long terme. Alors, je crois qu'il voulait dire... La question, c'est quitte de la sexualité après une intervention chirurgicale. Perspective à long terme. Je sais pas ce qu'il a voulu dire.
Ce qu'on peut dire, c'est que la perspective à long terme la meilleure, ce serait que tous les jeunes soient vaccinés. C'est ça qui va... Je ne sais pas si c'est sur des solutions de traitement ou... Incidence du... Je ne rigole pas, il a posé toutes ces questions le un après les autres. Incidence du cancer du canal anal chez les HSH ? Mais c'est un médecin, ça. C'est possible. Qui dit HSH ? Hommes ayant des... Oui, et incidence.
Hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes. Incidence du cancer du canal anal. Oui, donc là, c'est technique, mais en tout cas, elle est très rare. Je n'ai plus le chiffre en tête, je ne veux pas dire de bêtises, mais le seuil qui a été utilisé pour définir les groupes les plus à risque dont on a parlé, infectés par le VIH, c'est au-dessus de... C'est une unité qu'il comprendra peut-être. Au-dessus de 35 000 pour 100 000 personnes années.
Et donc en gros, c'est équivalent, on a considéré équivalent aux cancers les plus fréquents, colon, poumon, prostate, sein. Quand ça a dépassé à peu près ce seuil, il a été dit que c'était justifié de faire un dépistage. La pénétration aggrave-t-elle les choses ou c'est un mythe, aggraver les choses pour le HPV ?
Du coup, non, c'est un peu un mythe. Enfin, si, sûrement, il y a plus de HPV dans l'anus des gays, donc il doit y avoir un lien, mais on peut en avoir même sans pénétration. Place du vaccin HPV chez les sujets ayant déjà une vie sexuelle, a priori déjà contaminée par le virus. On a fait.
il termine j'espère que ça te donne quelques pistes de réflexion et merci pour cette initiative ça va être vachement intéressant c'est moi qui vais te dire que j'ai trouvé que c'était très intéressant franchement trop cool tous ces épisodes merci t'avais une dernière bafouille sur le HPV non sur le HPV non après je repense qu'au tout début tu voulais qu'on fasse la question que faire quand j'ai un rendez-vous dans longtemps chez le proctologue on l'a pas traité dans aucun des épisodes
Eh bien, ça sera dans un épisode futur qu'on fera en distanciel ou je ne sais pas comment. Il écoute, nous avons bien travaillé. Il est 13h, nous allons manger. Ça se termine. Tu as un déjeuner avec quelqu'un que tu aimes. Nous allons respecter ça. Non, franchement, merci pour ton temps.
au nom de toutes les personnes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes, au nom de toutes les personnes qui ont une sexualité anale je te remercie de faire de ton métier d'aller étudier d'aller démystifier d'en faire une priorité c'est vachement important et soit j'ai fait une vidéo Instagram appelant des questions qui a été poussée par l'algorithme et je crois que c'est un hasard, l'algorithme parfois choisit
La vidéo a fait 40 000 vues, donc j'ai eu beaucoup de questions. Mais je me demande, parce que je trouve qu'énormément de gens ont posé des questions. Est-ce que c'est juste l'algorithme ou est-ce que ce n'est pas aussi...
Un sujet tellement tabou, un peu où on n'est pas à l'aise. Parce que bien sûr que quand t'habites dans une ville, que t'as à dispo 5 proctologues, que t'as des gens avec qui en parler, c'est une chose. Mais moi je pense à tous les gens qui nous écoutent qui n'ont pas accès à un proctologue pour des raisons financières ou logistiques et tout. Génial ce qu'on vient de faire. Même ceux qui ont accès à un proctologue, de parler de la sexualité anal, ça reste hyper tabou. Grave.
Oui, et moi, je ne suis pas étonné du tout qu'il y ait beaucoup de questions et du contenu des questions, ça m'a semblé... Enfin, pas étonnant. Alors, je te remercie. Merci beaucoup. Et je te dis à bientôt, j'espère. À bientôt.