Je ne sais pas quel couple je veux (et comment j’ai f*sté 👊 quelqu’un par hasard) – Antoine

« J’ai cassé mon couple, où il y avait des choses qui me manquaient mais où il y avait énormément de choses qui étaient là, pour essayer de reconstruire quelque chose sur lequel je n’ai pas encore mis le doigt. » Antoine

Antoine, 36 ans, vient de quitter son copain de douze ans : il sait précisément ce qu’il veut au lit, mais plus du tout ce qu’est un couple pour lui.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Six ans de couple libre, avec deux règles : ne jamais découcher et tout se raconter au retour
  • À 24 ans, il quitte la femme qui lui a appris à jouir pour vivre son homosexualité
  • Tombé amoureux d'un homme rencontré sur Grindr, il quitte son copain, mais l'autre reste avec le sien
  • Venu pour un plan à deux, il se retrouve dans un tuto de fist à quatre et repart sidéré

On en parle dans cet épisode
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Il cherche des personnes pour monter une communauté d'habitat partagé en région parisienne
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Lire la transcription de cet épisode
Comment t'appelles-tu ? Antoine. Ah oui, c'est vrai. Donc, ce qui n'est pas ton vrai prénom. Non, ce n'est pas mon vrai prénom. Pourquoi tu as eu envie de venir à ce micro ? Pourquoi témoigner ? Parce que je suis dans une phase de ma vie qui est elle-même aussi en changement. Et en fait, quand je regarde derrière moi, je me rends compte que j'aurais bien voulu avoir quelqu'un dans mon entourage qui me dise « C'est OK, Antoine, vas-y. » Juste, j'ai manqué plus jeune de modèles ou d'accès à l'information, d'accès à des modèles qui soient autres qu'hétéronormés. Du coup, je me dis « Tiens, je peux faire... » Apporter ma brique à ça. Qu'est-ce qui se passe dans ta vie en ce moment ? Je me sépare d'une très longue relation. Enfin, je quitte mon copain de 12 ans. Mon premier copain, en vrai, via ma première vraie relation gay, d'ailleurs. Tu as quel âge ? J'ai 36 ans. Et donc, gros, gros, gros changement. Et voilà. Et est-ce que la séparation a un lien avec votre sexualité ou pas du tout ? Si, complètement. Effectivement, en fait, c'est-à-dire que au tout début... En fait, je ne suis pas sur les mêmes besoins que mon ex-compagnon, ça y est, je peux le dire. Et en fait, que ce soit en termes de rythme ou en termes de pratique, je suis beaucoup plus demandeur, je pense, que lui. Et donc du coup, ça a été source de frustration et de questionnements quasiment très rapidement dans notre couple. qu'on a essayé de résoudre. Au bout de... Même, en fait, on s'est même séparés une première fois, en fait, dans ces 12 ans, on s'est séparés au bout de, je crois, la sixième année ou la cinquième année, je sais plus. On a eu une séparation de six mois. Et je me rappelle être allé voir ma meilleure amie et pleurer dans ses bras en lui disant « Mais est-ce qu'on a le droit de quitter quelqu'un quand tout va bien, sauf le sexe ? » Tout allait bien, c'est-à-dire que tout allait bien sur les sentiments, la complicité, l'amitié, la confiance. Enfin, vraiment, on coche toutes les cases, quoi. Sauf que le sexe, ça ne va pas. Qu'est-ce qui se passait ? Et t'es pas obligé peut-être de raconter votre relation sexuelle, mais pourquoi n'y trouvais-tu pas ton compte ? Parce que... Sans trop rentrer dans les détails, parce que je sais pas... trop envie de l'exposer lui, même si on ne parle pas de lui vraiment. Mais en termes de fréquence ou en termes de pratique... Mais vas-y, raconte. Bon bah d'accord. Toi, une sexualité épanouie, c'est une sexualité tous les combien ? Est-ce que tu sais à peu près ? Euh... Là, en ce moment, j'aimerais bien avoir une sexualité... Je me dis, une sexualité... Si je suis en couple et que j'ai l'occasion, une fois par jour ou une fois tous les deux jours. Et ce n'était pas le cas. Et en plus, moi, j'aime bien... En fait, j'aime bien... Tout faire. C'est-à-dire, j'aime bien... Oui, on peut rentrer dans les détails. Enfin, on peut rentrer dans le cru, mais la pénétration, la fellation, les caresses, tout. Je suis extrêmement ouvert là-dessus. Et en fait, je suis très à l'aise avec mon corps. Et en fait, en face, j'avais quelqu'un qui n'était pas forcément à l'aise avec son corps. J'ai même essayé plein de moyens de... de débloquer ça, mais ça ne marchait pas. Peut-être qu'il y avait une question de ne pas être à l'aise, mais peut-être que ce n'était tout simplement pas ses besoins. Et c'est ça que j'ai mis du temps à comprendre. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'au bout de cinq ans, je me suis séparé de lui. que je suis allé pleurer dans les bras de ma meilleure amie, qu'elle a eu la sagesse de me dire « Ah bah ça, Antoine, c'est pas moi qui vais t'apporter la réponse ! » Et finalement, six mois plus tard, après, en plus, dans les six mois de séparation, moi j'avais rencontré un autre garçon, où là aussi, sexuellement, ça se passait super bien. Par contre, sexuellement, ça se passait super bien. Et il y avait même... Lui aussi, il était très bien. D'ailleurs, je suis encore en contact avec ce garçon. Parce qu'en règle générale, quand on entre dans ma vie, on en sort difficilement, j'ai envie de dire. Donc j'ai dû... En fait, voilà, cette première relation, même si sexuellement ça n'allait pas, j'y suis retourné, en toute connaissance de cause. Pourquoi tu y es retourné ? Parce qu'en fait, à l'époque, ma réponse a été... si tout va bien sauf le sexe, il y a peut-être des solutions pour compenser. Parce que vous aviez une sexualité pas aussi fréquente que toi, tu l'espérais. Et lorsque vous aviez du sexe, Toi, tu sous-entendais que tu aimes tout. Tu disais, pardon, que tu aimes plein de pratiques. Et donc, tu sous-entendais que lui, pas. Non, c'est ça. Toi, tu étais frustré parce qu'il appréciait que certaines pratiques. C'est ça. Et donc, toi, tu te sentais quoi ? Limité ? C'était quoi le problème ? Oui, c'est ça, limité. Et puis même quand je voulais l'amener sur des pratiques qui m'intéressaient, par exemple la bénédiction, etc. Là, ça ne marchait pas, en fait. Et en fait, ce n'est pas intéressant de forcer quelqu'un... c'est à dire lui ne voulait pas que tu le pénètre non c'est ça et ni actif ni passif pas de pénétration anale du tout ok il expliquait pourquoi dans votre communication de couple t'avais accès à à des mots enfin il te disait pourquoi ouais enfin oui on en a parlé c'était juste pas son kiff quoi Et c'est là où j'ai compris que, bon, voilà, en fait, on est différents des choses. On a vécu des choses différentes. Lui, c'est pas son truc. Et donc, il fallait le respecter, ça. Et du coup, sexuellement, vous pouviez faire quoi ? Tout sauf la pénétration. Ouais, c'est ça. Et puis, en fait, du coup, très vite... En fait, ce qui s'est passé, c'est que sur la deuxième partie de notre relation, quand on s'est remis ensemble, je lui ai dit « Moi, j'ai envie d'être avec toi. Très clairement, il y a quelque chose entre toi et moi. Je veux garder ça, mais il faut qu'on trouve une autre solution sur la partie sexuelle. » Et en fait... C'est pour ça que tu reviens vers lui. Tu fais une pause. Voilà, exactement. Je fais une pause. Enfin, c'est plus qu'une pause, en fait. Vraiment, c'est pareil. On avait même commencé à avoir... Moi, j'avais rencontré un autre garçon où j'avais eu beaucoup de sentiments pour ce garçon. D'ailleurs, j'étais très gêné de casser cette relation pour revenir avec le premier. Et lui-même avait démarré une autre relation qui, je crois, était sympa. Et toi, tu te sentais amoureux ? Oui, tout à fait. Et donc, vous vous reconnectez. On reconnecte. Autour du deal du couple ouvert. C'est ça, exactement. Moi, je lui propose, je lui dis, écoute... j'ai vraiment envie d'être avec toi, mais par contre, très clairement, le sexe, ça va pas. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? Et c'est là où, alors que dans la première partie de notre relation, où nous, on était très sur le modèle hétéro-normé, c'est-à-dire où il y a une exclusivité, etc., on se dit, dans la deuxième partie de notre relation, essayons, dans ce cas-là, de compenser. Je pense que le terme est clé, c'est-à-dire compenser. C'est-à-dire que... C'est bien, mais je pense qu'on s'est mis dans une relation ouverte pour presque de mauvaises raisons. Aujourd'hui, je l'interprète comme ça. À l'époque, ce n'était pas de mauvaises raisons, puisque ça nous permettait de naître ensemble. Et il s'est passé quoi, du coup ? Toi, tu as pu avoir plus de rapports sexuels ? C'est ça. Comment ça s'est passé ? En fait, progressivement. C'est-à-dire que quand on te dit « Ok, on peut être en couple libre », Moi, je ne suis pas forcément allé tout de suite. Déjà, c'était reconnecté parce qu'on s'était quand même séparés pendant six mois. Donc, il fallait quand même, je pense, recréer une bulle d'intimité, une sphère d'intimité. Et ça, je pense que c'est hyper important dans... Enfin, on peut être d'accord ou pas d'accord avec la notion de couple libre, on y reviendra. Mais en fait, je pense qu'avant toute chose, il faut absolument privilégier la relation principale. Et donc du coup, il nous a fallu bien un an ou deux ans alors même qu'on était en couple libre, de s'autoriser à aller voir hier. Et je dis « on », mais en fait, c'était moi. Ça a développé ton épanouissement ? T'étais plus épanoui, t'étais plus heureux ? J'ai eu ce besoin d'expérimenter ma sexualité beaucoup plus que ce que je pouvais faire dans mon couple principal. Et donc, je me suis mis à rencontrer d'autres garçons. Et en fait, je ne suis pas du tout quelqu'un qui va dans les plans directs. Je trouve que c'est souvent très, très décevant. Je ne comprends pas. Enfin, si, je comprends parfaitement le concept. Et je peux comprendre que certains, de nombreux mecs d'ailleurs, y trouvent leur compte, mais moi, j'y trouve pas du tout mon compte. J'ai besoin de rencontrer la personne, j'ai besoin de connecter, j'ai besoin d'entrer en empathie avec elle. Et après, là, c'est le feu, quoi. Et on peut à peu près tout faire. Donc, du coup, ces couples libres, j'étais dans un mode de couple libre où j'aimais bien quand même rencontrer les garçons et en fait, finalement, avoir des réguliers. Et ça génère quoi ? Ça génère que je vais avoir une relation de trois à six mois avec quelqu'un en plus. Et après, cette relation redescend et en fait, à la fin, ça devient un ami. Donc... De très nombreux amis que j'ai aujourd'hui ont été des anciens amants. Ça dure combien de temps, du coup, votre couple libre ? Ça a duré du coup le temps de six ans, je crois. Quelque chose comme ça. Ah ok, d'accord. Je n'avais pas compris ça. Donc pendant six ans, toi tu rencontres des gens, tu as des sexualités en dehors de ton couple. Est-ce que vous continuez à avoir de la sexualité ensemble tous les deux ? Non, justement. C'est-à-dire que ça s'éteint. Et je reste dans une relation de confiance, d'intimité, où d'ailleurs, en fait, je partage énormément de choses. J'explique, je dis à mon ex « je vais aller voir telle personne, il risque de se passer ça ». Et quand je reviens, je lui dis qu'on allait prendre un verre et puis après, on est allé chez lui et on s'est amusé. Ça, c'est le but à meucler, c'est on s'est amusé. Est-ce que dans votre deal, vous étiez dit que vous vous racontiez tout, c'est ça ? Oui, en fait, tout, mais disons qu'il sait forcément avec qui je suis, où je suis, combien de temps. Le deal, c'est bien entendu jamais découché. Enfin, je dis bien entendu, c'est pas du tout bien entendu, mais c'était une des règles du jeu de notre couple libre. Et... Et aucun problème pour revoir les mêmes personnes, en fait. Et en fait... Pourquoi vous vous séparez ? Pendant six ans, toi, t'as trouvé ton équilibre ou pas ? Oui, et en fait, non. C'est-à-dire que c'est ça, le truc. C'est-à-dire que je pense que peut-être que Pour ceux qui sont déjà en couple libre et qui m'entendent, peut-être diront « Ah, mais là, il a fait l'erreur. » C'est-à-dire d'être avec des mecs réguliers, des gens avec qui, finalement, je crée des connexions, des liens, des relations fortes. Et du coup, ça n'a pas loupé. C'est-à-dire qu'à force de rencontrer des gens hyper intéressants, hyper passionnants, ben... Jusqu'ici, j'ai toujours réussi à débrancher la prise au bon moment, c'est-à-dire de ne pas tomber amoureux. Je pense que... Alors, il peut y avoir les coups de foudre, je suis d'accord, ça existe. Je pense que... On tombe amoureux aussi, tu vois. On décide à un moment donné de se dire « Ok, vas-y, j'y vais, quoi. Je laisse le truc. » Toi, t'es tombé amoureux ? Ouais, malheureusement. Non, je comprends pas. Pourquoi t'as dit « malheureusement » ? Parce que ça a fait exploser mon couple. Et d'ailleurs, ça a aussi fait que l'autre garçon... En fait, du coup, ma dernière relation de régulier... que j'ai eue et qui a été vraiment extraordinaire, vraiment intense, lui aussi, j'ai entre guillemets perdu. Je dis entre guillemets perdu parce que ce n'est pas si perdu que ça. Parce que toi, du coup, que je comprenne, tu avais envie de rester dans l'équilibre trouvé, c'est ça ? Oui, mais... En vrai, c'est toi qui as décidé ? En vrai, c'est moi qui ai effectivement tout décidé de, un, déjà tomber amoureux de ce deuxième garçon. Et de tout faire imploser. Et de tout faire imploser, oui, exactement. Mais du coup, ça fait que maintenant, je suis dans une période extrêmement trouble, etc. Qu'est-ce qui te manquait ? Première chose, j'ai cru comprendre que tu n'es pas polyamoureux. Parce que ce que je t'entendais dire, j'ai fait l'erreur de tomber amoureux. Donc pour toi, ce n'est pas possible d'être amoureux de plusieurs personnes. Si, complètement. En fait, cette notion de polyamour... Je la questionne depuis longtemps. C'est-à-dire, justement, ça m'amène... Du coup, pour parler du polyamour, il faut que je te parle d'une autre relation que j'ai eue avec un garçon avec qui je suis encore en contact. Mais maintenant, c'est plus devenu un ami où il se bénéficie de temps en temps. Mais quand j'ai rencontré ce garçon... à Paris, très mignon, extrêmement intelligent, il cochait toutes les cases. Et justement, je me suis dit « Ah, c'est dingue, si j'avais été célibataire, je pense que j'aurais pu être avec ce garçon. » Mais en fait, je me suis à peu près dit la même chose pour tous mes réguliers qui ont compté et avec qui aujourd'hui je suis encore en contact. Mais lui, vraiment, plus que d'autres. Et du coup, je lui ai dit « Ben, Moi, j'aimerais peut-être développer quelque chose de plus avec toi sur une forme de polyamour. Sachant que j'avais mon copain. Je lui dis ça et j'en parle aussi à mon copain. Je lui dis « tiens, j'ai rencontré ce garçon, ça fait maintenant six mois qu'on se voit, il est intéressant ». « J'ai envie de plus avec lui, mais j'ai envie de te garder toi aussi. En fait, j'ai envie de vous avoir tous les deux. En gros, j'ai envie que vous vous rencontriez. Je ne veux pas leur demander d'être en couple avec moi, de faire un trouble, mais j'ai envie que mon mec principal rencontre ce garçon. » Et toi, tu avais l'espoir de pouvoir avoir une relation polyamoureuse. Oui, tout à fait. On est à quel moment donné de... Oh, c'était il y a trois ans, deux ans. On est après. Ben oui, je suis bête. C'était il y a... Vous devenez un couple libre. Voilà, exactement. Dans la deuxième partie de la... Qu'est-ce qui s'est passé alors ? Ils se sont rencontrés ? Ils se sont rencontrés, mais le deuxième garçon, lui, qui est quand même beaucoup plus dans un mode classique, je dirais, de relation, je pense. Peut-être que ça a évolué depuis. En tout cas, à l'époque, lui me dit Antoine, merci beaucoup, mais en fait, non. J'aime bien ce qu'on a, mais je ne vais pas aller plus loin, c'est très étrange. Et d'ailleurs, même la première fois que je lui ai parlé, « Tiens, tu ne veux pas rencontrer mon mec principal ? » La première réponse a été non. Je lui ai reposé la question peut-être quelques semaines plus tard, et c'était… Laisse-moi y réfléchir. Il a fallu que je lui pose une troisième fois la question encore quelques semaines plus tard pour qu'il me dise « Ok, deal, on y va, je vais le rencontrer ». Mais donc, à ce moment-là, malgré tout, malgré le fait que je les fasse se rencontrer, etc., je n'ai pas réussi à créer cette relation de polyamour. Quand bien même, j'aurais bien aimé, mais voilà. Mais du coup je suis assez curieux, donc là aujourd'hui tu es re-célibataire, dans cette période difficile, pourquoi elle est difficile pour toi émotionnellement par rapport à cette relation qui s'arrête ? C'est ça, c'est-à-dire que c'est une relation de 12 ans qui s'arrête, que j'arrête en fait, ça c'est quelque chose de fort. Et du coup, pourquoi t'as arrêté ? Parce que, en fait, autant avec ce garçon dont j'ai tenté justement le truc de polyamour... quand j'ai vu qu'il m'a dit quand j'ai vu qu'il me répondait bah en fait Antoine c'est mort je vais pas aller dans ce schéma là j'ai débranché la prise au bon moment encore j'avais la possibilité de ah oui t'es tombé amoureux de quelqu'un d'autre et voilà et donc du coup février mars avec qui tu es maintenant ? non justement parce que lui alors bah justement donc février en février 2022 je rencontre ce garçon sur Grindr pas très loin de mon boulot en couple libre aussi enfin c'est son profil mignon comme tout et on se voit et en fait vraiment tout de suite je me dis ah ouais d'accord c'est vraiment quelqu'un de hyper intéressant et je pense que lui doit se dire la même chose j'imagine, j'ai pas à débriefer là dessus mais Et en tout cas, vraiment, il me tape dans l'œil. Et vraiment... Et en fait, on coche toutes les cases. C'est-à-dire qu'on est tous les deux dans une relation établie, de longue date, en couple libre, etc. Donc je me dis, c'est parfait. C'est-à-dire que vraiment, ça va matcher. Il correspond à toutes mes petites cases que j'ai faites depuis des années. Et donc du coup, je me dis, nickel. Bon, on démarre cette relation avec... Je démarre cette relation avec lui. Et... Et en fait, il va se passer qu'il aura l'occasion de venir deux fois chez moi. À ce moment-là, je n'étais plus en France, j'étais à l'étranger, etc. Parce qu'au mois de mars, je pars à l'étranger pendant trois mois. Et donc lui vient, il va venir, alors qu'il est en couple libre, il vient pendant deux week-ends me voir. Et là, on se rend compte qu'il y a quelque chose, vraiment, que c'est hyper intense. On passe finalement deux week-ends hyper intenses. Et vraiment, le deuxième week-end, notamment, sexuellement, c'est juste fou. Mais du coup, amène-moi à la fin. Et la fin, ce qui se passe, c'est que quand je rentre en France, en juin, juillet, je me rends compte que ce garçon est en train de me montrer... Lui, il le sait pas, mais il est en train de nous montrer à quel point ma relation principale, en fait, elle est complètement endormie, tu vois, elle est dans une forme de schéma ultra classique de... Enfin, classique, je sais pas si c'est classique, mais en fait... Voilà, on est dans la routine absolue. Et donc, tu n'étais pas heureux ? Et voilà. Et en fait, je me rends compte que, merde, en fait, je ne suis plus amoureux de mon copain principal. Il n'y a plus la flamme, il y a juste l'habitude, il y a juste le confort d'être avec quelqu'un et avec cette personne qui est très bien, tu vois. Mais je me dis, mais ce n'est pas ça être en couple, en fait. Et c'est là où je me dis, mais si ce n'est pas ça être en couple... qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu prends le choix ? Est-ce que tu as le courage d'arrêter ta relation pour essayer de retrouver un nouveau couple ? Ça va être ma question, en fait. Est-ce que tu sais ce que tu cherches ? Parce que là, tu dis, c'est pas ça d'être en couple. Alors, j'ai envie de te demander... Tu parlais de polyamour, de couple, tu parles d'une activité sexuelle où, en fait, t'aimes avoir... Mais c'est la question, en fait. Elle est là. C'est quoi, être en couple ? T'as envie d'être en couple ? Alors, j'écoute... Oui ou non ? Allez, oui. En fait, j'ai envie d'être en relation vraie avec quelqu'un ou avec plusieurs personnes. C'est surtout ça, c'est la relation vraie et... Dans laquelle il y a à la fois une connexion intellectuelle et une connexion sexuelle, c'est ça ? Voilà. Dans la connexion sexuelle, aujourd'hui, alors que du coup, maintenant, tu es célibataire, tu as... peut-être plus d'opportunités d'avoir des rapports sexuels. Enfin, quand t'étais en couple, t'étais en couple libre, mais aujourd'hui, tu dirais que t'es sexuellement épanoui à combien de 0 à 100 ? Sexuellement épanoui aujourd'hui, c'est impossible de te répondre. C'est-à-dire que... Non, mais c'est-à-dire que... Ah non, non, mais tu vas pas t'échapper. Je suis en train de construire ce truc, en fait. Là, si tu prends une photo de la situation tout de suite... 70%. Donc, tu es plutôt bien épanoui. Tu es en construction, en développement. Oui, parce que je ne suis pas dans un schéma de misère sexuelle où je n'ai pas de sexe. Donc où on pourrait aller en dessous des 50 ou moins des 30%. J'ai des partenaires qui sont dontains, parce que là, du coup, j'ai une relation suivie avec un garçon qui est extraordinaire. Enfin bref, ce garçon est vraiment extrêmement intelligent et en plus, sexuellement, ça se passe super bien. Donc bref. Attends, mais du coup, explique-moi, qu'est-ce qui est en construction ? C'est l'interrogation. Aujourd'hui, je vais essayer de reprendre morceau par morceau parce qu'il y a beaucoup de choses. Quand tu me poses la question, est-ce que je veux être en couple ? Ma réponse, allez, je dirais oui. Mais la vraie question derrière, c'est quoi un couple ? C'est quoi être en couple ? c'est ça que tu es en train de construire et c'est ça en fait que j'essaye c'est la réponse c'est ma réponse que j'essaye de trouver à ma question en fait et du coup si je comprends bien tu ne te projettes pas ton épanouissement sexuel nécessite une relation intime en couple ou avec plusieurs personnes mais à chaque fois ce sont des couples c'est une forme d'engagement je te pose la question de l'épanouissement sexuel et tu me réponds pas mal sur la question du couple Tu sembles lier les deux. Oui, parce qu'en fait, je t'ai dit que moi, les plans directs ou les plans d'un soir, c'est souvent déceptif. Oui, mais tu pourrais rencontrer des gens, ne pas être en couple, mais avoir des plans sexuels avec des gens avec qui tu fais des dates. C'est vrai. Alors, qu'est-ce que ça veut dire d'être en couple pour toi ? C'est quoi la différence entre je rencontre quelqu'un avec qui j'ai tous les sentiments chouettes et on n'est pas en couple, mais on se voit régulièrement, c'est quelque chose au-delà de la sexualité. Quelle est la différence pour toi entre ça et un couple ? Je pense que c'est l'engagement. Je pense que la notion de couple, mais encore une fois, c'est très difficile pour moi de te répondre parce que J'ai détruit, c'est hyper violent comme terme, j'ai cassé mon couple, justement, où il y avait des choses qui me manquaient, mais où il y avait énormément de choses qui étaient là, pour essayer de reconstruire quelque chose sur lequel, pour le moment, je n'ai pas encore mis le doigt dessus, c'est vrai. C'est difficile pour moi de définir aujourd'hui Qu'est-ce qui définit un couple ? Sexuellement, est-ce que tu peux me décrire un rapport sexuel épanoui ? J'ai entendu que c'est avec quelqu'un avec qui tu as des sentiments, quel que soit ton niveau de connaissance de cette personne. Il y a un fit, il parle souvent de quelqu'un qui est très malin, très intelligent. Il y a une connexion cérébrale un peu sapiosexuelle. Oui, complètement. Moi, je me définis comme ça. Et c'est quoi pour toi la définition de sapiosexuel ? Ah bah c'est... Il faut... Avant... Avant de passer... Enfin, le désir passe par la reconnaissance de l'intérêt de l'autre. Ok. C'est-à-dire... C'est-à-dire... Ah, le mec, il est hyper... Enfin, cette personne... Je dis le mec ou cette personne, parce que bon... Je pourrais... Oui. Parce que du coup, c'est pas forcément directement lié au sexe. Au genre ? C'est-à-dire que toi, tu te sens pansexuel ou bisexuel ? Bah en fait... J'ai eu une relation... Oui ou non ? Aujourd'hui, je me considère gay, mais j'ai aucun problème à avoir des relations sexuelles avec des filles. Et c'est aujourd'hui pas quelque chose que tu cherches, c'est ça ? Si ça vient, s'il y a une belle rencontre, t'as de la joie d'avoir un rapport sexuel avec une femme, c'est ça ? Pourquoi c'est pas de la bisexualité pour toi ? Parce que ça, c'est la différence entre orientation sexuelle et comportement sexuel. C'est-à-dire que mon orientation sexuelle, elle est gay, mais mon comportement sexuel peut varier. J'ai vraiment envie d'aller à la rencontre de tes définitions, moi j'ai pas les mêmes. Ton orientation sexuelle, ça veut dire que toi, tu te projettes sur le long terme avec un ou des hommes, c'est ça ? Mais ton comportement sexuel, c'est que t'es ouvert à avoir des rapports sexuels avec différents genres ? Oui. Et tu ne te projettes pas en couple avec une femme, c'est ça ? Non. En fait, depuis mes 23-24 ans. En fait, depuis 2010, j'ai été en couple avec une fille avec qui ça se passait super bien sexuellement. D'ailleurs, c'est même elle qui m'a débloqué, qui m'a montré comment jouir avec mon corps. et vraiment c'était juste dingue on baisait tout le temps partout c'était n'importe quoi et en fait Malgré tout, malgré ça, malgré cette relation, je savais que j'avais ce penchant pour les mecs. Et d'ailleurs, cette relation que j'avais eue avec cette fille, elle m'était un peu tombée dessus. Et à l'origine, moi, je me rappelle que l'année où je l'avais rencontrée ou re-rencontrée, parce que c'était une fille que je connaissais depuis de longues dates. Je m'étais dit, il va falloir, ça va être choquant comme terme, mais il va falloir que je gère ce problème. En fait, parce que moi, à l'époque, quand plus jeune, je considérais que mon orientation sexuelle gay était un problème. Il fallait le gérer. Et j'en reviens justement au début de la raison pourquoi je suis là. C'est parce qu'à l'époque, moi, j'allais pas. de internet pour me dire être gay, c'est ok. Il n'y avait pas de sérité avec des personnages gays, ouvertement gays, etc. Et s'il l'était, c'était toujours problématique. Si on se reprojette un peu dans les années 2000-2010, jusqu'à 2010, 80 même, 90, c'était L'homosexualité, ce n'était pas quelque chose qui était représenté dans les médias. Bref. Du coup, si je comprends, toi, face au corps d'une femme avec qui tu as un lien particulier avec cette intelligence que tu recherches, tu n'as pas vraiment de désir sexuel. Tu peux avoir un rapport sexuel avec cette personne, mais c'est ça que je comprends ? Oui, en fait, je peux passer un très bon moment avec elle, mais malgré tout, chimiquement, je ne sais pas comment te dire les choses, dans les hormones, finalement, je vais être attiré de manière plus primaire par un homme. Ok. Et donc, du coup, d'ailleurs, en 2010, je crois, je le sais parce qu'en fait, 2010, c'est l'année du film Les petits mouchoirs. Je ne sais pas si tu l'as vu. Oui, je l'ai vu. Donc, tu te souviens, Magimel tombe amoureux de son meilleur ami. Oui. Il a 40 ans, il a deux enfants, il a une femme magnifique. Et en fait, il ne baisse plus du tout. Ça fait des années, il ne la touche plus. Et donc, du coup, Magimel tombait amoureux de Cluzet. Et du coup, il avoue son amour à Cluzet et Cluzet le rejette, le jette complètement. Et en fait, je me suis vu. Je me suis vu, moi, dans 10 ans ou dans 15 ans. Je me suis dit... mais en fait ça pourrait être moi avec cette fille et je peux pas déclic voilà je peux pas vivre enfin je peux pas vivre ça et lui infliger ça lui faire vivre ça à cette fille et donc je quitte je la quitte je lui dis en fait je suis désolé mais je crois que je suis gay elle me dit c'est pas possible Antoine vu ce qu'on fait machin et je dis bah si si et elle me dit bah teste et donc du coup j'ai testé et c'est là où j'ai rencontré mon premier enfin ce garçon Avec qui tu t'es mis pendant 12 ans. Ramène-moi, c'est génial, cette femme qui, tu dis, t'apprends à jouir ou te montre comment jouir. Qu'est-ce qu'elle a fait ? C'est génial. C'est quoi ses tuyaux ? Comment elle t'a aidé ? Comment elle t'a appris ? Tu te souviens ? Non, elle m'a juste mis en confiance, en fait, je pense. Comment ? Tu sais, tu posais la question, c'est quoi être en cool ? C'est beaucoup aussi la confiance, le partage, le fait de ne pas être en jugement, et aussi le fait de... C'était une fille qui, toujours je pense, même si maintenant on est plus distants, mais on se parle encore. Aujourd'hui, tu vois, elle a un mari, elle a deux enfants, elle est ultra épanouie. Mais donc du coup... C'est quelqu'un qui m'a amené sur le chemin de la sexualité, qui m'a dit « vas-y Antoine, tu vas voir, je vais te faire découvrir ça ». Et donne-moi un exemple concret. Un exemple concret, allez. Un truc que je raconte de temps en temps à mes meilleurs amis, à mes plus proches, mais c'est drôle. C'est elle qui va, la première fois, m'amener au bondage, ou en tout cas à se faire attacher, etc., et au plaisir que ça peut représenter. Du coup, on s'est retrouvés comme ça dans la maison de son père. On était dans sa chambre à elle et on s'amuse, etc. Donc, tu as compris le mot clé, s'amuser pour moi, c'est-à-dire baiser. Et à un moment donné, elle me dit, mais vas-y Antoine, j'ai envie de t'attacher. Je fais, ouais, si tu veux. Et elle m'attache un peu à ce genre de radiateur, les radiateurs... Tu es en train de monter un de mes radiateurs. Oui, un de tes radiateurs où il y a de l'eau en fer, lourd, machin. Elle me met au sol, elle m'attache les mains au radiateur. Et tu es assis ? Je suis nu, allongé sur le dos et elle m'attache à ce radiateur. Avec les mains, les pieds ? Avec les mains. Les deux mains sont attachées en haut, au-dessus de ma tête, etc. Et elle me monte, voilà, et puis elle me baise, c'est elle qui me baise, clairement, tu vois. Et d'ailleurs, c'est drôle parce que je t'ai déjà entendu poser la question, mais finalement, être actif, qu'est-ce que ça veut dire ? Parce qu'en fait, actif, ben non, tu peux être pénétrant et être complètement passif, quoi. Et ben là, moi, j'ai clairement compris ça à ce moment-là. Du coup, en fait, cette femme, si quelqu'un avait envie d'aider quelqu'un d'autre à se découvrir sexuellement, en tout cas, cette femme, elle t'a mis en confiance avec des mots. Elle t'a dit, viens, on essaye ces pratiques. Et elle a su le faire d'une façon intelligente et avec ton consentement. Et du coup, t'as kiffé, quoi. Et c'est ça, exactement. Et après, tu te sentais peut-être libre ? d'expérimenter et donc du coup en fait c'est d'ailleurs faut se rendre compte, je te l'ai dit rapidement rends-toi compte qu'au moment où je dis je crois que je suis gay elle me dit alors vas-y teste, elle est open à ce point là, c'est à dire qu'elle me dit elle me dit pas genre non mais Antoine c'est pas possible on arrête, elle me dit bah écoute je suis assez surprise de t'entendre dire ça mais vas-y vas-y essaye et on en reparle après J'essaye de revenir du coup sur... Dis-moi. En fait, du coup, tu comprends que quand j'ai eu cette relation hyper intense avec une fille où sexuellement c'était le feu, que je me mets avec un autre garçon parce que je sais que c'est mon orientation sexuelle et où en fait finalement c'est beaucoup moins ça... Alors ça me pose question, et en fait je me dis mais qu'est-ce que je fais ? Est-ce que j'arrête ? Est-ce que j'arrête pas ? Donc du coup une première fois j'arrête, parce qu'on était en couple exclusif, et je me dis c'est pas possible, j'ai pas quitté une nana qui est aussi extraordinaire pour me retrouver avec un mec, même s'il est extraordinaire, sexuellement ça se passe pas. Et donc du coup, séparation, et ils vont se mettre ensemble. Tu parlais de mon homosexualité, je le voyais comme un problème à gérer. À l'époque, oui. Est-ce que ta difficulté à connecter sexuellement lorsque tu es avec un homme, est-ce que ça peut être lié justement à cette homophobie internalisée peut-être ? Non, non, parce que peut-être que je n'ai pas compris la question, mais aujourd'hui, je n'ai aucun problème à connecter avec un mec. Et pendant 12 ans ? Au début, en fait, quand tu quittes cette femme et tu rencontres cet homme et que la sexualité est difficile, option 1, vous n'avez juste pas les mêmes désirs, pas le même espace et vous ne vous rencontrez pas à cet endroit-là. Option 1 et 2 ou 2 ? C'est dans quelle mesure tu dis mon homosexualité, c'est un problème que je vais devoir gérer. Donc, tu as le courage de dire j'y vais. Mais je me demande dans quelle mesure cette difficulté à accepter que l'on a des désirs homosexuels peut impacter notre sexualité. Est-ce que ça a été ton cas ou pas ? Non, ça n'a pas été mon cas. En quoi tu as dû gérer ce problème de l'homosexualité ? Parce que... Non, mais justement, à partir du moment où... En fait, j'ai fait le choix d'arrêter une relation hétéro pour aller dans une relation homo. À ce moment-là, j'ai fait... Du coup, j'ai passé le cap, en fait. C'était avant, en fait. Parce qu'en gros, il a fallu attendre mes 24 ou 25 ans pour aller vers une relation homo, etc. Alors que depuis tout petit, t'avais des ressentis homos ou t'avais des désirs homos ? C'est difficile à dire parce que j'ai tué ça pendant longtemps, je pense. Dans ta masturbation ? Oui, très clairement. À 17-18 ans, je pensais beaucoup à des mecs, plus à des mecs qu'à des nanas, d'ailleurs. Mais c'était marrant. En fait, aujourd'hui, avec du recul, ça montre bien qu'aujourd'hui, je suis passé à autre chose, que j'ai dépassé ce problème-là, entre guillemets. Parce que, par exemple, à mes 14 ans, mes parents m'avaient emmené, moi et ma sœur, au Maroc, dans un resort où tout est inclusif, machin, où tu peux rester autour de ta piscine sans rien voir du Maroc. C'est terrible. Et donc, du coup, les parents, eux, partaient de l'hôtel et se promenaient comme ça dans le désert. Aujourd'hui, je regrette, j'aurais dû les suivre, mais bon. Et en fait, ils laissaient les enfants au bord de la piscine. Et j'avais rencontré un garçon, lui aussi de 14 ans. Alors moi, je n'habitais pas à Paris à ce moment-là, lui, il habitait à Paris. Et très vite, je commence à comprendre qu'en fait, il est gay. Et d'ailleurs, très vite, au bout de 2-3 jours, parce qu'on est ensemble toujours autour de la piscine et tout, il finit par me dire « Ouais, moi, je suis gay, j'ai un copain et tout, mes parents le savent ». Mais pour moi, c'était lunaire. C'était juste pas possible. J'avais pas de copains gays dans mon entourage. J'avais pas de membres homosexuels dans ma famille. C'était lunaire. Il s'est passé quelque chose avec lui ? Justement, une relation complètement homo-érotique, mais alors à 200%, sauf que je ne suis à ce moment précis... de ma vie, je suis incapable de mettre les mots dessus. C'est-à-dire que clairement, quand on jouait dans la piscine à chat, c'était pas du chat. Aujourd'hui, avec du recul, je dis que c'était pas du chat du tout. Mais en fait, à l'époque, si, c'était ça pour moi. Et ça a toujours été là. Ça a toujours été là, effectivement. Et c'est pour ça que je te dis qu'à mes 24 ans, je me dis, il faut que je gère le problème. Et ça, c'est la société homophobe qui fait que c'est compliqué pour toi, dès 14 ans, par rapport à cet autre petit garçon qui, lui, se sent gay et arrive à te le dire. Quel blocage ? Est-ce que tu grandis dans une famille ou un environnement particulièrement homophobe ? Manque complet, absence complète de modèle. Toujours ce que tu as dit plusieurs fois. Et c'est ça qui fait... J'en ai déjà parlé dans un des épisodes. Moi, le seul modèle dont je me souviens, c'est le gars dans « Le miel et les abeilles ». T'as regardé ça ? Non, je connais pas. Peut-être qu'on n'a pas le même âge, j'ai oublié quel âge tu m'as dit que tu avais. 36. Ah bah si, on a le même âge. Tu sais, c'est AB Productions, Hélène et les garçons, ce genre de séries. Et dans le miel et les abeilles, t'as un mec bodybuildé, je crois que c'est le prof de sport dans la gym. Ouais. Gérard c'est possible très efféminé peut-être que je me trompe de série très efféminé c'est pas les garçons d'à côté ou les filles d'à côté je sais plus tu as peut-être raison effectivement c'est un personnage très féminin très efféminé très musclé assez con Exactement. Et vie amoureuse désertique. Mais voilà, c'est pas dit dans la série. Aujourd'hui, avec du recul, tu peux dire « Ah ouais, il est complètement gay ». Mais en fait, moi, à mon âge, quand je vois cette série, quand je vois ce personnage, je me dis pas « Il est gay », en fait. Parce que c'est jamais dit. Aujourd'hui, clairement, je dirais « Bah ouais ». Moi, je me dis complètement qu'il est gay. Sauf que je suis moi harcelé ou en tout cas attaqué parce que trop efféminé. Et du coup, ce personnage me fait flipper. J'ai l'impression que même quand t'es adulte, tu vas continuer à être la risée. Parce qu'il était la risée. En tout cas, dans mon souvenir. Peut-être que c'est injuste, mais je crois vraiment que je... Non, non, non, mais t'as raison. Moi aussi, c'est un peu ça. Et donc, j'avais pas du tout de modèle... soit de personnes qui vivent une masculinité ou une féminité différente, mais qui sont... Je sais pas, ça se passe bien pour eux, leur aventure fonctionne bien, quoi. Soit des personnes qui ont une masculinité... En tout cas, je n'avais pas tout un tas d'êtres dans lesquels je pouvais me projeter. Peut-être qu'au fond de moi, j'avais envie d'être super efféminé, mais je n'avais pas envie de mourir socialement ou d'être le mec qui n'a pas de vie ou qui est la risée tout le temps. Et j'ai vraiment ce souvenir très fort. Donc, tu me répondais rôle modèle. Moi, j'avais envie de continuer le tableau de ta sexualité épanouie Tu disais une connexion sapiosexuelle, on a dit ça. Tu disais aussi moi j'aime tout faire. J'avais envie de savoir du coup pour toi une sexualité épanouie. J'ai compris que là t'es en développement, que tu te poses des questions et donc tu peux aussi répondre je sais pas encore mais... Je crois comprendre que toi, t'es heureux sexuellement quand, avec ton partenaire, tu peux tout faire, c'est ça ? T'as envie d'une diversité ? Complètement. Ou d'aventure, c'est-à-dire t'as envie d'essayer sans cesse des nouvelles choses ? Ou c'est juste pour dire, j'ai envie d'être actif, passif, pénétré, pénétrant ? Ouais, alors en fait, si je devais qualifier ma sexualité, je pense que je suis pas dans les sexualités extrêmes, pas du tout. Petit bondage au radiateur, tout de même ? Mais ça, est-ce que... Ouais, alors d'accord. Non, en tout cas, c'est pas extrême pour toi. C'est pas extrême. Pour moi, ce qui serait extrême, c'est typiquement... Le fist, c'est extrême. Je trouve que... Mais d'ailleurs, j'ai été... Je peux raconter cette histoire, elle est marrante, mais justement, j'ai été témoin de fist où je l'ai fait même et clairement, c'est pas mon truc. C'est-à-dire que je l'ai fait un peu par hasard. Ça m'est tombé un peu... C'est drôle de dire ça m'est tombé dessus. Et en fait, clairement, je me suis rendu compte que c'est pas mon truc. Qu'est-ce qui n'est pas ton truc dans le fist ? T'as eu l'impression que la personne avait mal ? Ah non, pas du tout. Clairement, le gars, il a kiffé à fond. Bon, alors je vais raconter cette histoire parce que vraiment, c'est marrant. Mais justement, au début, parce que là, aujourd'hui, je suis capable de te dire... Les plans directs, ça ne m'intéresse pas, etc. Mais en fait, il faut le savoir que ça ne t'intéresse pas. Donc du coup, j'ai fait un peu tester, etc. Et donc du coup, je parle à un mec sur Grindr, il me dit « Ouais, viens chez moi. » On va affister quelqu'un. Non, mais même pas. C'est ça le truc. C'est ça le trick. C'est que s'il m'avait dit ça, je pense que je n'y serais pas allé. Il me dit « Le gars est mignon, il écrit bien, le feat passe bien. » Donc, je me dis « Ok, j'y vais. » Le feat passe bien. Et le feat va arriver à ce moment-là. Je suis sur le point de prendre ma voiture et de partir. En plus, il était relativement loin. Relativement loin pour moi, c'est 40 minutes de voiture. Et il me dit « J'ai envie d'inviter un troisième mec. » Je lui dis « Bah non, déjà, on va se rencontrer tous les deux, c'est bien, quoi. Et puis, on verra après. Si ça marche bien, on se revoit une deuxième fois. Et si tu veux inviter un troisième mec, et tout. » Et il me dit « Non, mais non, mais si, j'ai envie quand même, et tout, machin, ça m'intéresse. » Et donc, finalement, je dis « Bon, ok, vas-y, fais. » Parce que j'étais parti, quoi. T'étais en voiture. Flemme de faire demi-tour. Voilà. Et donc... J'arrive, les deux gars sont déjà là, ils sont déjà en train de s'amuser, et le troisième gars qui arrive est clairement passif. D'ailleurs, c'était dans les fiches. Il y avait moi qui étais vers ça, l'autre qui était vers ça, et ce passif. Sauf que le gars chez qui on est allé et qui m'avait daté, en fait, nous demande, il nous dit, j'ai envie que vous me fassiez. Ben non, en fait, je ne sais pas trop comment on fait et tout. Et les deux, en fait, et moi et le passif qui sont invités, on dit, ben, on ne sait pas trop comment faire et tout. Il nous dit, ben si, je vais vous montrer. Donc là, j'ai passé le bébé au passif. Je lui ai dit, écoute, essaye. Fais-le. Et donc, du coup, ils s'y mettent et tout, machin. Et c'était drôle parce que, en fait, le gars qui nous recevait explique tout, quoi. Donc, du coup, c'était vraiment un tuto du fist. Du coup, tu mets le restitueux. Tu mets des gants. alors non voilà justement il y avait pas de gants mais justement il nous explique on pourrait mettre des gants mais on peut le faire avec les mains tant qu'elles sont nettoyées et d'ailleurs c'était drôle parce que la première question qu'il m'a posée quand je suis arrivé je l'avais pas compris il me dit tu t'es lavé les mains ? je dis bah non pas encore mais je vais le faire de toute façon on était pas en temps Covid Ah non, c'était largement avant. Donc pas de gants, et après comment est-ce que... Donc du coup le gars il nous dit, il explique au passif qu'il se met devant lui, le gars est sur le dos, il écarte les jambes, il dit tu passes un doigt, tu passes deux doigts. Et après justement il faut passer du coup, l'enjeu c'est de passer en fait les, je sais pas comment on appelle ça, la ligne entre les... Le point. Le point quoi, voilà. Et donc, il le fait, il y va et il y arrive. Mais le fist, c'est juste du lubrifiant et de petit à petit, petit à petit, à grandir, augmentant le nombre de doigts jusqu'à parvenir à mettre la main. Voilà, mettre la main. Et donc, du coup, là, le gars qui se fistait. Ça dure combien de temps ? En combien de temps le mec parvient à s'ouvrir ? Alors, ça date, mais pour moi, j'ai eu l'impression que c'était comme ça. En cinq minutes, c'était fait. Mais en fait, non. Il avait peut-être très envie. Il avait peut-être très envie, mais c'est vrai que moi, j'étais tellement sidéré de la situation que pour moi, tout se passe très vite. Et sidérer, allait-ce curieux ou sidérer, bof, pas bien ? Ah non, curieux, en fait. Moi, je savais que je n'étais pas en danger, tu vois. J'étais juste là en train de me dire, tiens, je suis en train de voir un truc que je n'aurais jamais fait. Tu avais zéro excitation à ce moment-là ? Non, zéro excitation, mais curieux, quoi. Et puis, en fait... Mais la chose clé, c'est qu'il y a de l'échange, en fait. On parle tout le temps. On est tout le temps, tous les trois, en communication. Ce n'est pas genre, fais ce que je fais, fais ce que je dis. Ce n'est pas extrêmement violent. Le gars a sa main dans l'anus et du coup, fait des allers-retours. C'est ça. Jusqu'à ce que monsieur éjacule. Jusqu'à ce que le mec fisté me demande, à ton tour, de me fister. Donc, je dis, ah ouais, bon, ok, on y va. Là, j'ai accepté, en fait. Donc, je me retrouve avec la main dedans, quoi. Et puis, il m'explique, il me dit « Oui, tourne un peu à gauche, tourne un peu à droite. » Pour aller toucher la prostate, peut-être. Voilà, etc. Ouais, exactement. Il m'explique, il me dit « Oui, va, fais ça, fais ci. » Bon, arrivé à un moment donné, le problème, c'est que je ne touche pas que la prostate et en fait, il y a des selles qui viennent, etc. Donc là, je sors la main, je fais « Ah, désolé, mais là, j'ai la main pleine de... » En forme d'expérience. Voilà. Mais enfin, je suis à l'aise là-dessus. C'est OK ? Ouais, c'est OK. Je veux dire, tu sais, quand tu prends quelqu'un par derrière, à un moment donné, il faut aussi accepter que tu sois en contact de... Donc du coup, je vais me laver les mains, tout le monde, machin, et l'histoire n'est pas terminée, parce que c'est là où ça devient lunaire. Déjà, c'est lunaire, mais là, on va jusqu'à Mars. Parce que le gars nous dit, c'est pas terminé, je veux qu'on me fiste, et en fait, il demande à un quatrième gars de venir. Et cette fois-ci, il faut comprendre que moi, à ce moment-là, je devais avoir, je sais pas... Je ne sais pas, je devais avoir 30 ans ou 31 ans. On est une bande de mecs de la trentaine ? Ouais, c'est ça, à peu près, peut-être 32 du coup, forcément. Et il invite un mec de 24 ans de venir le fister. Et moi, je me dis, mais c'est pas possible. Où est-ce qu'on est parti ? Et donc, le gars arrive et il nous explique que ce mec de 24 ans, enfin, c'est le gars de 24 ans qui nous dit, moi, j'ai l'habitude de fister des mecs. Je dis, mais qui t'a appris à fister ? T'as 24 ans, tu fistes... « Ah bah ouais, j'ai rencontré un policier qui m'a demandé de le fister et tout, donc tu fistes des policiers, toi. » Il me dit « Bah ouais. » Et « T'aimes ça ? » Il fait « Bah ouais, carrément. » Et donc là, ils se remettent en position, tous les deux, et ils passent une main, ils passent le poing, ils passent la deuxième main, Parce que là, lui, machin. Et les deux parlent. Et là, et nous, à côté, le passif et moi, le versa, qui regardons ça, comme si on était en train de regarder un documentaire. Et t'es parti, finalement ? Alors, bah oui, parce qu'en fait, il commençait à se faire tard. Mais donc, du coup, le gars, je crois qu'à ce moment-là, il jouit. Franchement, j'ai aucun souvenir de s'il a jouit ou pas, machin. Mais l'affaire se termine, quoi. Et tout ce beau monde décide de rester à la maison. Mais moi, je dis, bah non, je dois rentrer chez moi, c'est le deal. Et donc, du coup, je rentre. Parce que t'étais avec ton... Oui, t'étais avec ton... Et puis en plus, c'était loin, etc. Avec ton copain. Donc du coup, je leur dis, bah écoutez les gars, merci beaucoup, mais c'était très sympa. Dans le deal avec ton copain, t'avais pas le droit de découcher. Exactement, exactement. Et donc, du coup, je rentre, je les laisse... Passer la nuit ensemble et vraiment, je suis revenu en me disant mais j'ai vécu un truc complètement lunaire. Bref, j'ai envie que tu n'as pas vraiment répondu à ma question et je pense que c'est peut-être lié à la construction dans lequel tu es en ce moment. Je reviens à ma question. C'est quoi pour toi une sexualité épanouie quand tu dis je fais de tout ? Quand il n'y a pas de tabou, en fait. Quand il n'y a pas de tabou, quand c'est OK, quand tu peux à peu près... Tu disais pas extrême, donc pas d'expérience extrême. Mais quand tu dis faire tout, c'est... Donc toi, tu as envie de faire l'amour une fois tous les jours ou une fois tous les deux jours. Bon, après, j'essaie juste de tirer un portrait. C'est vrai que tu es assez évasif. Pardon, alors on y va. Non, non, pas du tout. Mais du coup, j'essaie de bien comprendre une sexualité régulière, sapiosexuelle, ok, et avec cette personne-là, t'as envie de pouvoir avoir des rapports anneaux et de se caresser, de se toucher. En fait, ça veut dire quoi, faire tout ? Ben, ça veut dire... Ben... Moi, je me considère comme versa parce que je me dis, tu vois, quand t'es avec un mec, autant prendre et être pris. Tu vois, ça, c'est mon proverbe. Prendre et être pris. Et donc, du coup, c'est très dommage, je trouve, les gens qui sont que actifs ou que passifs. Mais bon, enfin, c'est... Tu réponds plus à ma question. En gros, moi, j'arrive pas à comprendre. Actif, passif, fellation. Enfin, j'aime bien parcourir le corps de mon partenaire. J'aime bien quand lui-même, il parcourt mon corps. Tu veux dire avec les mains ? Ouais, c'est ça. Ça peut être hyper intéressant de... Effectivement, de découvrir... Par exemple, caresser jusqu'à griffer, jusqu'à potentiellement attacher, rendre inattendue la chose, mais toujours dans le consentement, toujours dans le respect de l'autre. Du coup, je n'arrive pas à comprendre ce qui est en construction. Parce que j'ai l'impression que là, tu as dit... C'est assez clair ce que tu cherches comme rapport sexuel, comme type de rapport sexuel. Qu'est-ce qui est en construction ? Ce qui est en construction, c'est retrouver quelqu'un ou des personnes avec qui c'est possible, avec qui on est... Je suis en phase... Avec tout ça. Mais il y a eu des personnes avec qui t'étais en phase sexuellement et intellectuellement. Et avec qui ça s'est pourtant arrêté aussi. Ben ouais, parce que finalement, il y avait beaucoup d'amitié. Des sentiments, mais finalement, le truc en plus, la flamme de l'amour, j'ai pas envie de dire la passion, mais même si j'ai été passionné, justement, je suis tombé amoureux passionnément de ce garçon en février-mars, que j'avais rencontré. Parce que lui, du coup, cet homme dont tu tombes amoureux, avec qui sexuellement et intellectuellement tu trouves ton compte, pour qui tu ronds avec ton mec de 12 ans, qu'est-ce qui s'est passé ? Bah en fait, je me rends compte que ma relation avec mon mec de 12 ans, ça va pas, parce qu'il y a plus ça. Mais avec lui, avec... Bah ouais, mais donc du coup, en fait, le truc, c'est que je savais, au moment où je me rends compte que ça met en évidence le fait que ça ne va pas avec mon copain, je sais aussi très bien que ce garçon a toutes les chances de ne pas quitter son copain. Toutes les chances ! Il a quitté son copain ou pas ? Non. Je lui ai laissé la porte ouverte. Je lui ai dit, écoute, il l'a pas fait. Il a dit, c'est mort. De toute façon, le deal, Antoine, tu le savais. J'ai dit, c'est vrai, c'est vrai. On a mis les billes sur la table. On savait à quel jeu on jouait. Je change un peu les règles du jeu. Je te propose de changer les règles du jeu. Tu peux les retirer. Il a dit, bah ouais, moi, je veux rester sur les anciennes règles du jeu. Et toi, t'es pas OK de continuer une relation ? Non, en fait, le truc, c'est qu'à ce moment-là précis du game... je suis vraiment à fond je suis passionnément amoureux de ce garçon et je me dis c'est pas possible je ne pouvais pas vivre cette relation juste d'être en extra j'étais pas capable de me dire je vais être pas la relation primaire première du coup le polyamour ça pose question du coup je sors, je déconnecte tu dis polyamour peut-être ou couple ouvert peut-être dans la mesure où t'es la relation première ça c'est vraiment la question le truc c'est que dans ce cas là c'est ça c'est à dire que ouais je pouvais pas le truc c'est que je me voyais pas c'est une bonne question en fait tu l'as dit t'es en construction justement on arrive à la fin de notre échange imagine on se retrouve dans 5 ans tu aimerais me dire qu'il était advenu quoi Que j'ai ma réponse à « qu'est-ce que c'est un couple pour moi ? » Parce que je pense que c'est vrai qu'on aurait pu commencer par là, c'est-à-dire que chacun trouvera sa définition de couple. Donc, dans cinq ans, je veux avoir une relation principale, épanouie, où effectivement, sexuellement, ça se passe super bien, où on peut tout faire. potentiellement je reviendrai à une relation aussi de couple ouvert parce que même si tu as compris que quand je démarre une relation en tout cas primaire je pense qu'il faut pas ouvrir tout de suite le couple c'est pas possible mais 5 ans c'est peut-être un peu tôt si enfin je verrai mais en tout cas avoir une relation un socle de base avec qui ça y est j'ai réussi à reconstruire quelque chose avec quelqu'un Garder relation avec tous ces garçons et aussi bien mon ex que ce garçon dont j'étais tombé amoureux et dont on a essayé, ça commence à redescendre enfin. Tu veux garder un lien amical avec eux ? C'est des gens qui, finalement, ont compté pour moi. Donc j'ai envie de garder le contact. Je t'avais dit, d'ailleurs, quand on rentre dans ma vie, en règle générale, on en ressort difficilement. C'est un peu ça. Donc j'ai envie de garder ça. Et j'ai envie aussi de lancer un truc. Dans cinq ans, j'aimerais bien... Moi, je rêve d'avoir une... Monter une espèce de communauté où on est des mecs qui achetons ensemble. Là, je n'ai aucun schéma précis en tête, mais un immeuble. On achète tous un immeuble et on a tous nos appartements. Et du coup, en fait, on peut aller dîner, déjeuner. Une communauté co-living. Que pour des hommes gays ? Pas forcément. D'ailleurs, je m'étais dit, tiens, il faudrait que j'ouvre aussi à des filles hyper intéressantes. Oui. mais ouais une communauté un truc ouais et ça je suis en train de en fait j'en parle beaucoup autour de moi en ce moment et alors il y a des gens qui disent ah c'est canon machin tout ça si tu veux tu peux mettre un email ou un contact dans le descriptif de cet épisode pourquoi pas on peut faire ça tu pourras décider tu m'enverras si tu veux que les gens te contactent ça serait en région parisienne ou ailleurs en France oui plutôt région parisienne région parisienne parce que c'est là où il y a mon baril centre de vie c'est là où il y a mon boulot tout ça Mais ouais, l'idée, ce serait... En fait, à terme, moi, j'aimerais bien que, tu vois, on puisse vivre et vieillir ensemble avec des gens qui t'ont confiance, etc. Parce que souvent, les gays, on peut finir... Enfin, finir, qu'est-ce que ça veut dire, finir ? Mais on peut vieillir seul, quoi. Et donc, du coup... T'as des exemples dans ton entourage ? Ouais, et puis même aussi des hétéros, tu vois, qui, aujourd'hui, dans ce monde où, tu vois, un couple sur deux, un marié sur deux, enfin, un mariage sur deux, divorce, etc. Ton idée, là, de co-living, de communauté, c'est en lien avec tes désirs sexuels, c'est-à-dire ton espoir sexuel ? T'aurais envie... Non, ça va au-delà. Mais de la question de l'appartenance et de vieillir seul. Et ça aussi en termes de rôle modèle, en termes d'exemple de personnes même célibataires vivant seules et heureux. Je ne sais pas si tu en as beaucoup autour de toi, mais tout est très centré sur le couple, qu'il soit hétéro ou homo. Merci Antoine. Est-ce que tu as une dernière bafouille que tu souhaites bafouiller ? Une dernière bafouille. Ayez le courage de vos décisions. Il faut regarder la situation en face. Soyez en harmonie avec vous-même et allez-y. Dès que vous avez identifié qu'il y a un problème, adressez le problème et il faut résoudre le problème. Tu parles notamment, toi, c'est un conseil qui t'a été utile au moment où, avec ta copine, tu sens que tu peux faire autre chose, ou avec ton copain de 12 ans ? Tout le temps, tout le temps, en fait. Ce courage-là. Voilà, il faut avoir le courage, parce qu'en fait, finalement, ma gmail m'a montré qu'il ne faut surtout pas se réveiller à 45 ans ou 50 ans et se dire « Merde, je suis passé à côté de ma vie, quoi ». Il faut vraiment se dire, ok, si on est conscient qu'il y a un problème, alors il faut vraiment le gérer. Il ne faut pas se dire, je le mets de côté. Ce serait ça mon message. Merci Antoine. Merci.

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