Gay au Cameroun : mon espoir pour la suite – Daniel 4/4

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Partie 4/4 du témoignage de Daniel qui raconte sa vie de gay au Cameroun

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AllĂ´ ? Ouais, lĂ , tu m'entends très bien. Ouais, lĂ , je t'entends. Écoute, on va finir comme ça. Je t'enregistre via WhatsApp. La qualitĂ© sonore est un peu moins bonne, mais ça va le faire pour finir notre entretien. Ça te va, toi ? Tu m'entends bien ? Ouais, je t'entends bien. Super. Pour terminer, j'avais envie de te demander oĂą est-ce que t'en Ă©tais, toi. Alors, tout Ă  l'heure, tu disais « Il y a deux ans, j'ai dĂ©cidĂ© de partir du Cameroun ». Pourquoi tu as pris cette dĂ©cision et oĂą est-ce que tu en es ? Alors, j'ai pris cette dĂ©cision tout simplement parce que je me suis dit, si je veux vivre ma vie, si je veux vivre avec un mec, avoir nos enfants, vivre une vie normale, je me suis dit voilĂ  si je veux vraiment vivre ça c'Ă©tait pas ici parce que comme je te disais j'ai eu la chance d'avoir mon premier mon second et mon troisième avec qui j'ai eu vraiment des relations particulières parce que vraiment c'Ă©tait très spĂ©cial avec eux parce que je me sentais normal je vais le dire comme ça mais Ă€ la longue, après rĂ©flexion, j'ai rĂ©flĂ©chi et je me suis dit, mais est-ce que ce sera pareil tout le temps ? Parce que dans ce que j'ai cru ĂŞtre normal, Il y avait quand mĂŞme un petit cĂ´tĂ© de peur, un petit cĂ´tĂ© de cachotterie. Tu veux dire que mĂŞme si tu vas dans un autre pays oĂą l'homosexualitĂ© te semble plus acceptĂ©e, tu te rends compte que mĂŞme dans ces autres pays, comme la France par exemple, il y a encore de la cachotterie et de la difficultĂ© Ă  assumer au plein jour pour la majoritĂ© des homosexuels, c'est ça ? Ouais. Donc, je me suis dit, voilĂ , ici, quitte Ă  se faire tuer, ou je ne sais pas, quelle sorte est-ce qu'on peut me rĂ©server ? Il est prĂ©fĂ©rable que je vive ma normalitĂ© ailleurs. Oui, que tu sois en sĂ©curitĂ©. Pourquoi ça fait deux ans ? Pourquoi ça met beaucoup de temps ? J'aurais un peu le prĂ©jugĂ© que comme tu as la chance d'ĂŞtre dans une famille riche de l'Ă©lite, j'aurais imaginĂ© que ça aurait Ă©tĂ© plus facile. Tu as les moyens pour rapidement quitter le Cameroun, non ? Alors justement, ce n'est pas si facile qu'on le pense. Ce n'est pas si facile qu'on le pense tout simplement parce que… VoilĂ . J'ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© lĂ -bas. En vacances. LĂ -bas, c'est en France ? En France. Mais maintenant, le cĂ´tĂ© s'installer, c'est autre chose. C'est autre chose parce que voilĂ … me dire que par exemple, je vais venir en tant qu'Ă©tudiant, il rencontre toute une longue procĂ©dure pour pouvoir s'installer, pour pouvoir rester. Parce qu'Ă©tudiant, c'est le genre, je viens, j'ai mon diplĂ´me et je m'en vais. Je rentre d'oĂą je viens. Or, je suis dans l'optique de m'Ă©tablir ailleurs. Donc, pour le moment, t'es bloquĂ© pour une question de visa, c'est ça ? C'est qu'en fait, t'as pas envie de venir… T'aimerais venir en France, c'est ça ? Ouais. Après, avec la loi d'immigration qui a Ă©tĂ© votĂ©e très rĂ©cemment, c'est pas… C'est plus trop encourageant, en fait. Et je me demande… Et si je fais vraiment la procĂ©dure, est-ce qu'elle va aboutir ? Parce que, ben voilĂ , si je viens, je ne vais pas aller monter un dossier et puis je vais me dire, ben voilĂ , j'ai envie de venir m'Ă©tablir lĂ -bas tout simplement parce que… En fait, il y a tout ça. Depuis deux ans, je rĂ©flĂ©chis dessus et je me dis, c'est quoi la meilleure formule ? C'est quoi la meilleure formule ? Parce que… C'est plus possible, en fait. C'est plus possible ici. LĂ , on n'est plus en vidĂ©o. Je crois que tu aurais remarquĂ© que ma mine, elle a changĂ© parce que lĂ , je me rends compte de beaucoup de choses. C'est plus possible ici. C'est vraiment plus possible de toutes les façons. Tu me parlais de difficultĂ©s mĂŞme pour avoir du travail. C'est-Ă -dire que les gens te disent que tu as l'air diffĂ©rent. Est-ce que tu ne serais pas homosexuel ? VoilĂ . Ça… Ça te regarde, ça te regarde, ça te… Ça, tu juges, en fait, avec ton apparence. J'ai du mal. Est-ce que tu peux m'aider Ă  comprendre ? Parce que moi, tout Ă  l'heure, quand je te voyais en vidĂ©o, je ne vois pas de trait particulier qui pourrait sous-entendre quoi que ce soit. Tu vois, tu as une tĂŞte tout Ă  fait normale, excuse-moi. C'est un compliment, tu es très beau, il n'y a pas de problème. Mais tu vois, tu as une petite barbe. Si tu devais te dĂ©crire physiquement, tu as la peau noire, tu as des cheveux courts, tu as des yeux noirs ou marrons. qu'est-ce qui et pareil tu vois ce videur lĂ  qui te fait des regards et tu te dis avec la vodka j'ai dĂ» avoir mon cĂ´tĂ© effĂ©minĂ© qui ressort c'est que en sociĂ©tĂ© lĂ  comme ça dans la rue tu as l'impression que tu as une dĂ©marche ou une gestuelle particulière bon après ouais il faut savoir je suis super narcissique dis-je parce que je me sais beau Je me sais mignon, je me sais tout ce que tu veux. Et des fois, je m'attire les regards. Donc, j'aime bien me mettre, j'aime m'habiller en mode, je suis sĂ»r que quand je vais sortir lĂ , je vais faire tourner des tĂŞtes. Et j'en fais tourner des tĂŞtes. Donc, du coup, voilĂ . En fait, c'est des habits un peu apprĂŞtĂ©s. Donc, c'est quoi ? C'est des jeans moulants ? C'est des vĂŞtements qui sous-entendent peut-ĂŞtre quelque chose Ă  ton insu, c'est ça ? VoilĂ , parce qu'on s'est dit, pourquoi lui s'habille comme ça ? C'est quoi son truc, en fait ? En fait, il ne s'habille pas normalement. Dans le « normalement », je me dis qu'il ne s'habille pas comme un garçon normal. Tu peux me dĂ©crire ces vĂŞtements qui, au Cameroun, te mettent dans la case « anormal » ? C'est quoi les vĂŞtements ? Alors, un mec qui te porte des culottes tout le temps, qui est assez velu comme moi, qui a la cuisse dehors, on le regarde en mode « ce garçon ». Ah, d'accord. Aide-moi Ă  comprendre parce qu'en français de Paris, une culotte, c'est un sous-vĂŞtement plutĂ´t fĂ©minin. Ah, d'accord. En tout cas, tu sais, c'est un slip. Toi, tu as voulu dire quoi ? C'est un short ? VoilĂ , un short. Ah, d'accord. Compris. Un short et tu te tapes une chemisette oĂą tu ouvres vraiment, oĂą tu exposes un peu ta petite poitrine. Ou alors tu vas te mettre une petite boucle lĂ  et monter parce que moi, je n'ai pas les oreilles percĂ©es. Tu vas te mettre une petite boucle lĂ . En fait, un mec un peu trop bien entretenu ici est soupçonnable. parce qu'on se dit le vrai mec il s'en fout de tout ça il peut sortir avec une chemise froide il peut te porter une chaussure toute sale lui c'est pas ça en fait son dada c'est pas ça Pourquoi prendre ce risque-lĂ  ? Parce qu'en fait, quand tu t'habilles comme ça et cela te dĂ©marque, en fait, ça met ta vie en danger. Parce que tu as dit tout au long de ton tĂ©moignage la chasse Ă  l'homme et les violences. Tu m'as dit que tes parents, il y a trois ans, ont Ă©tĂ© tĂ©moins d'un passage Ă  tabac d'un homosexuel qui a Ă©tĂ© tabassĂ© Ă  coup de pelle. Et ça les a beaucoup frappĂ©s. Et ça fait partie aussi de… de leur envie de te mettre en sĂ©curitĂ© comment t'expliques le fait que tu dĂ©cides de continuer Ă  porter tes jolis shorts tes belles chemises Ă©chancrĂ©es alors parce que après c'est ce qui se fait dĂ©jĂ  et j'aime me sentir libre c'est le mot que je cherche j'aime me sentir libre, j'aime pas me sentir vraiment enfermĂ©. Une fois que je me sens enfermĂ©, je vais me faire un petit… Parce que je suis un mec assez dĂ©pressif. Je vais me faire ma petite dĂ©pression. Et j'en en parle pas souvent tellement, mais j'ai fait plein de tentatives de suicide lorsque j'Ă©tais dans le dĂ©ni de ma sexualitĂ©. Et j'ai arrĂŞtĂ© parce que je me suis rendu compte que je faisais souffrir beaucoup mes parents, mon père et ma mère. Et J'ai dĂ©cidĂ© d'arrĂŞter. Une fois que je me sens comprimĂ© et dĂ©primĂ©, ça conduit Ă  autre chose. Du coup, je me suis dit que je prĂ©fère m'habiller, me sentir libre. Et donc, c'est dans cet Ă©lan de libertĂ© que, malheureusement, tu as des regards dans la rue. Mais je fais toujours tout pour ne pas me retrouver face Ă  des situations dangereuses. Oui, je m'habille quand je m'habille, mais… c'est pas pour autant que je vais relooker les mecs dehors non tu dis lĂ  il est temps de partir parce que c'est plus faisable t'as du mal Ă  trouver du travail et ta façon d'ĂŞtre te fait prendre des risques et puis Ă  la fois si tu n'es plus toi et si tu t'Ă©touffes totalement alors lĂ  tu pars dans un autre mal-ĂŞtre hum Tu comprends pourquoi tu n'es pas encore parti ? Tu dis qu'il y a un enjeu de visa, il y a un enjeu administratif. Tu as l'impression que c'est ça le principal blocage ? Tu dis que ça fait deux ans que j'ai rĂ©flĂ©chi. Qu'est-ce qui t'inquiète Ă  l'idĂ©e de partir ? C'est le seul blocage pour moi. D'accord. Parce que si j'Ă©tais sĂ»r, si j'Ă©tais sĂ»r, si mon père et ma mère Ă©taient sĂ»rs Ă  100%, que je peux me lever… Lundi, je pars Ă  l'ambassade, je dĂ©pose mes dossiers, et on me dit que c'est un traitement de trois mois, et qu'après trois mois, je me rends encore Ă  l'ambassade. On me dit, voilĂ  ton visa, crois-moi, je le ferai, et que papa m'aurait payĂ© un billet d'avion, mĂŞme en first class s'il le faut ! Et le mĂŞme jour oĂą je sortirai de l'ambassade, je ne passerai plus nuit au Cameroun. Pour le moment, tu n'as pas encore trouvĂ© la façon administrative de pouvoir quitter le Cameroun. Oui, en fait, c'est la principale raison. En fait, papa, mes parents, que ce soit en France, que ce soit en Belgique, que ce soit oĂą, s'ils sont sĂ»rs Avec moi, bien sĂ»r, si j'entre dans telle ambassade, je ressors de lĂ . On le fait immĂ©diatement. On l'a dit tout Ă  l'heure, ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais on veut ĂŞtre sĂ»r de ce qu'on fait. Moi, perso, je veux ĂŞtre sĂ»r de ce que je fais parce que pour mes parents, ils sont prĂŞts Ă  me dire « Entre dans toutes les ambassades oĂą tu peux et dĂ©pose tes foutues demandes. » Mais le faire, c'est aussi gaspiller en Ă©nergie gaspiller en Ă©nergie et j'ai pas envie d'avoir de faux espoirs je comprends comme je t'ai dit tout Ă  l'heure je suis en mode ouais un coup je suis super joyeux un coup après j'ai le mood Ă  me ramasser avec une pelle donc du coup j'ai envie de me dire ouais sur 100% sur une Ă©chelle de 10 de rĂ©ussite Je suis Ă  deux de ne pas rĂ©ussir. Je prĂ©fère ĂŞtre vraiment très sĂ»r de ce que je fais en me disant si ça ne rĂ©ussit pas. En fait, de savoir très exactement ce qui ne me ferait pas rĂ©ussir. Si ça ne marche pas, je sais que non, je peux retenter. Pourquoi ? Parce que voilĂ  ce qu'il m'a fait. Mais pas dans un sens oĂą j'y vais en Ă©tant sĂ»r qu'au final, ça ne marche pas sans trop savoir pourquoi est-ce que ça n'a pas rĂ©ussi. Donc, comme je l'ai dit, la meilleure possibilitĂ© pour moi, c'Ă©tait… C'Ă©tait la France, tout simplement parce que ma famille y est. Elle y est installĂ©e. Mais lĂ , maintenant, avec les rigueurs et tout ce qui va avec, je ne suis plus trop sĂ»r. Parce que je vais t'avouer une chose. Je me suis dit, parce que j'ai vu maman, que je vais m'engager. Je vais m'engager dès son dĂ©part. Mais… Comme on appelle notre famille, on appelle notre famille les petits français. Nous, on suit plus l'actualitĂ© europĂ©enne que camerounaise. Bon, c'est vrai qu'on suit l'actualitĂ© africaine et camerounaise en particulier, mais on est plus, disons-le, portĂ© vers l'actualitĂ© europĂ©enne parce qu'on est dĂ©jĂ , en ce qui est des EuropĂ©ens. Donc… Moi, ça m'a fait un coup, un petit choc. Je ne suis pas français, je ne sais pas si je le serai aujourd'hui, mais ça m'a fait un grand choc de savoir qu'on puisse voter ce genre de loi, vraiment, je vais le dire comme ça, très rude et très dur. Je vais le dire comme ça. Tu sais, il y a des gens qui, en s'expatriant, ont un petit espoir, un petit espoir d'Ă©ducation, un petit espoir de boulot, de pouvoir se dire « Je suis arrivĂ©, mĂŞme pas seulement en France, peut-ĂŞtre en Europe ou en AmĂ©rique, et de pouvoir soutenir ma famille au Cameroun. » Après, lorsque tu as un pays comme ça, dans un monde de mondialisation, oĂą on se dit, dĂ©sormais, il faudrait qu'on puisse se mouvoir… Vraiment, de se dire « Ouais, je peux travailler Ă  tel endroit et dĂ©clarer mes impĂ´ts lĂ -bas, mais tout de mĂŞme subvenir aux besoins de ma famille, de mes proches dans un autre pays ou dans un autre continent. » On s'est dit, ben, wow. Cette fameuse mondialisation, est-ce que ça existe ? Et encore plus, encore nous autres, les homos, on s'est dit… Moi, personnellement, je me suis dit, wow, mais pourquoi crier aux… aux droits de l'homme lorsque, ben voilĂ , on ferme des portes. Parce qu'il y a beaucoup d'Ă©tudiants. Moi, je vais te le dire. Il y a beaucoup de personnes qui se camouflent derrière l'aspect « je suis un Ă©tudiant, qui veut venir poursuivre mes Ă©tudes Ă  l'Ă©tranger » parce que, ben voilĂ , ils sont homos et ils prĂ©fèrent partir en se disant… Alors, toute la famille sait qu'il est parti parce qu'il est parti poursuivre ses Ă©tudes. Or, lui, il est parti pour se libĂ©rer. J'en connais un… son père est gĂ©nĂ©ral ici. Il est parti et c'est l'annĂ©e dernière qu'il a dit Ă  sa mère qu'en fait, je ne reviens pas. Tout simplement parce que voilĂ , voilĂ , voilĂ . Et sa mère m'a appelĂ© en me disant, c'est ton ami, est-ce que je suis au courant de ça ? Son père, il a fait vraiment un gros boucan ici en se disant qu'il va arriver lĂ -bas en France, le ramener de force au Cameroun. En se disant, non, c'est la France qui a gâtĂ© mon fils et autres. Mais Non, il Ă©tait dĂ©jĂ  indiquĂ© et il a trouvĂ© une Ă©chappatoire en se disant « Papa, tu sais, je ne peux pas vraiment poursuivre mes Ă©tudes normalement ici, il faut que je m'en aille ». Son père a dit « Y'a les moyens, vas-y ». Et il s'en est allĂ©. Et il a appelĂ© sa mère pour le lui dire parce qu'il m'avait avouĂ© qu'il a trouvĂ© personne avec qui vivre. D'ailleurs, ils se sont dĂ©jĂ  Ils sont installĂ©s dĂ©sormais ensemble. Donc, tu vois, il y a tout ça. Lui, c'est peut-ĂŞtre malhonnĂŞte, mais ils n'ont pas le choix. Comme il veut, oui. J'ai une dernière question pour toi. Toi, tu te sens comment ? Tu te sens comment après ce tĂ©moignage ? Je me sens assez… Ça va, on va dire que ça va comme ça, ça va. Mais comme je t'ai dit, je crois que je te l'ai dit quand mĂŞme depuis le dĂ©but et tout, je me demande quel impact ça aura sur les autres. Est-ce que tu veux mettre une adresse e-mail ? Tu me la donneras et je la mettrai dans le descriptif de l'Ă©pisode pour que les gens puissent t'envoyer des e-mails s'ils avaient envie. Est-ce que tu aimerais ĂŞtre en contact ? Tu peux inventer un e-mail ? D'accord. Oui, pourquoi ? En fait, j'aimerais bien savoir ce que ça a fait aux autres moments. En fait, l'impact que ça a eu sur les autres. Est-ce que tu as des gens qui t'Ă©coutent, qui ont Ă©tĂ© au Cameroun, des Camerounais qui ont Ă©tĂ© au Cameroun et qui, dĂ©sormais, sont Ă  l'Ă©tranger, qui t'Ă©coutent et qui vivent bien leur sexualitĂ© ? Ou alors, est-ce que tu as des… Il y a des EuropĂ©ens qui se demandaient comment est-ce qu'ils font dans des pays oĂą ce n'est pas autorisĂ©. Ce que je te propose, c'est que tu me donnes une email que je mettrai dans le descriptif de cet Ă©pisode. Et si moi, je reçois des messages, parce que sur le Discord, tu sais, c'est un espace en ligne, une sorte de forum oĂą les gens partagent des messages. Donc toi, tu peux t'y connecter ou je te passerai les messages. Et idem, si on m'envoie sur mon WhatsApp des retours, je te les partagerai. Mais en tout cas, un grand merci. Merci d'avoir pris ce temps. Je suis content que la technique ne nous ait pas Ă©loignĂ©, qu'on ait rĂ©ussi Ă  avoir un long Ă©change. Et peut-ĂŞtre Ă  bientĂ´t. On reste en contact si tu le souhaites. Moi, je n'ai pas de souci. On peut rester en contact. Et je vais t'avouer que j'ai changĂ© d'opĂ©rateur Wi-Fi tout simplement Ă  cause de ça. Maman Ă©tait en mode « Pourquoi tu dĂ©penses de l'argent pour ça ? On a ce qu'on a, on fait avec. Tu es en Cameroun, c'est pas comme en France oĂą le Wi-Fi, il est bien partout. Tu verras quand tu vas arriver lĂ -bas. » C'est elle qui me disait. Après, moi, je lui ai dit « Non, il faut vraiment que le Wi-Fi soit… » Parfait, parce que moi, j'utilise beaucoup les rĂ©seaux sociaux. En fait, jusqu'Ă  prĂ©sent, elle ne sait pas trop pourquoi je l'ai fait. Parce que, ben voilĂ , je ne veux pas aussi… Pas que je ne veux pas qu'elle sache que j'ai fait ce dĂ©moniage, mais bon, je prĂ©fère les Ă©loigner un peu de tout ça. Ils en ont dĂ©jĂ … Ils en ont dĂ©jĂ  assez vu avec moi. On est un enfant carrĂ©ment, donc Je t'envoie plein de bonnes Ă©nergies, en tout cas. Plein de force de mon petit endroit. Merci. ça me fait vraiment beaucoup plaisir d'avoir fait ça et du coup je me sens un peu en mode je suis un grand homme je viens de faire un tĂ©moignage dans un podcast mais non ça m'a fait plaisir de l'avoir fait et je ne sais pas si ça va aider des gens mais moi perso ça me fait plaisir ça m'a fait beaucoup plaisir beaucoup plaisir. Et t'es une belle personne. T'es une belle personne. J'avais des apprĂ©hensions la première fois que j'Ă©tais Ă©crit. Je me suis dit, qui est-ce que je vais tomber, mon Dieu ? Mais t'es une belle personne. C'est gentil. Merci. Merci Ă  toi. VoilĂ . Merci. Salut. Ă€ très vite. Bye bye. Salut.