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C'est quoi le déclic pour venir en France et pourquoi la France ? En fait, je voulais changer un peu ma vie. Je voulais changer un peu ma vie et je voulais partir quelque part.
par quelques pays où ils ne me connaissent pas et je peux vivre ce que je veux vivre. C'est-à-dire, tu te dis j'en ai marre d'être dans le placard, je veux être dans un pays où je peux être gay ? Oui. C'est le sujet homosexuel qui t'a fait quitter les rangs ?
Il y avait plusieurs sujets. Ce sujet-là aussi, c'était important. Oui, principalement, c'était ce sujet-là. Pourquoi maintenant? Pourquoi à 27 ans?
Parce que j'ai fini mes études en Iran, j'ai travaillé et j'en avais marre d'être comme ça, d'être toujours caché. Et j'ai décidé de partir.
Et pourquoi France ? Bon, ma deuxième langue, c'est l'anglais. Depuis 10 ans, j'ai appris l'anglais, je pratique l'anglais, mais après, je...
J'ai décidé de venir en France. Attends Ali, il y a un truc qui bloque là, non ? Non, non. En fait, soudainement, ton discours, tu n'arrives plus à trouver tes mots comme s'il se passe quoi dans ta tête ? Non, non, non, c'est juste, je veux dire, pourquoi France ? Parce que c'est intéressant, parce que j'avais un collègue qui m'a partagé des chansons
Française. Et j'ai écouté et j'ai dit, c'est quoi cette chanson ?
Et j'ai dit « Ok, je vais apprendre la langue pour comprendre cette chanson. » Un collègue iranien en Iran. Oui, en Iran. C'était quelle chanson ? C'était la chanson de « Je suis malade » de Lara Fabian. Après, ce n'était pas le sujet de l'immigration. C'était juste qu'il m'a partagé des chansons.
Il a partagé avec moi les chansons et j'ai écouté. J'ai dit, c'est quoi cette chanson ? Je dois aller apprendre la langue pour comprendre cette chanson. Tu as fait des recherches sur l'homosexualité en France ? Non, je n'ai pas fait la recherche particulière. J'ai commencé à apprendre la langue et après, j'ai dit, OK, je dois aller en France maintenant. C'est intéressant parce que nous, on s'est tapé des gros homophobes en France. Un manif pour tous, tu as entendu parler ?
En fait, moi, quand j'ai vu un million de personnes qui défilaient au pied de la Tour Eiffel contre mes droits, contre le mariage gay, j'ai découvert une France homophobe. Toi, t'es arrivé à ce moment-là, en plus. Ouais, mais bon, en fait... Je t'ai pas dit, merde, que j'aurais dû faire une recherche...
Non, je n'ai jamais dit ça parce que d'abord, je savais qu'en fait, l'homosexualité, au moins, ce n'est pas interdit en France. Au moins, je suis un peu protégé par la loi. Bien sûr. Et le paradis...
N'existe pas, au moins pour les guillemets, peut-être n'existe pas. Je suis un peu réaliste dans ce sens. Moi, j'ai trouvé ça puissant quand on préparait cet entretien. Tu m'as dit, cette répression réelle iranienne pénètre le cerveau et il y a une forme d'auto-répression qui s'active, c'est-à-dire même en France, sur Grindr, tu avais encore peur que ce soit la police ?
Ou en tout cas, de façon diffuse. Oui, pas police, mais des connards. Et je me souviens, pendant les mois, je ne partageais pas mes photos sur les applications. Parce que j'avais peur, je ne voulais pas le faire. Que ça soit un danger, c'est-à-dire que tu sois... C'était quoi ta peur en France de ne pas partager tes photos ?
Je ne sais pas exactement. Mais en fait, ce que j'avais appris, c'était une habitude. Je n'avais pas cette habitude de partager les photos sur les applications. C'était juste ça.
On en est où aujourd'hui ? Ça fait dix ans, tu te sens où sur ton chemin d'intime, d'épanouissement, par rapport à tout ce qu'on vient de raconter ? Moi, pendant ces dix ans, j'ai beaucoup essayé de me lâcher dans ce sens qu'en fait, je...
je m'expose moi tout en toute transparence tu es toi et ce podcast c'est un exemple oui c'est pour ça en fait j'ai décidé de venir témoigner dans ce podcast parce que c'est ce qu'en fait je veux faire dans ma vie parce que je veux m'exposer
Est-ce que tu peux me donner des exemples pendant ces dix années de moments où tu t'es autorisé à te montrer, à te lâcher intimement ? Ça veut dire quoi ? Par exemple, tu as vu ta sexualité fleurir, se modifier ?
pas forcément ma sexualité parce que j'étais pas forcément bloqué au niveau de sexualité mais au niveau de vie en tant que gay dans ma vie quotidienne j'étais toujours bloqué par exemple ça veut dire quoi ? par exemple je me disais toujours est-ce que je dois dire à cette personne que je suis gay ou pas gay
Est-ce que, par exemple, parmi mes camarades, par exemple, première année, j'ai fait mes études en France aussi, et première année, je n'ai pas dit que je suis gay à mes camarades. Non, je n'ai pas dit que je suis gay. Tu travailles pour quoi ?
Par protection. Par protection. En fait, j'avais cette habitude de ne pas partager des infos. Dans l'épisode précédent, tu disais être vulnérable, c'est s'exposer à un risque, voire la mort. Oui. Ce qui est vrai en Iran. C'est vrai en Iran, oui. Et tu as l'impression que tu es plutôt content, tu arrives justement à te lâcher et en fait à faire ton coming out, à dire que tu es gay, à vivre que tu es gay ? Oui.
Oui, c'est beaucoup plus simple maintenant. Je n'ai jamais fait un coming out très officiel en France, au moins. Parce que je n'ai jamais dit que je suis gay maintenant. Je ne comprends pas. Ça veut dire que tu as des amis à qui tu n'as jamais dit que tu étais gay ?
Je n'ai pas dit officiellement que je suis gay, mais quand je parle, je dis mon copain, je ne dis pas ma copine. Parce que je suis très à l'aise d'être ce que je suis. Bien sûr. Oui, toi, tu ne ressens pas le besoin de dire le mot gay, mais tu le sous-entends ou tu le clarifies et ça te va ?
Je suis intéressé, donc toi, la sexualité. Moi, ce que j'ai compris, si je faisais là une photo de ta sexualité, et je me souviens la petite question qu'on a tirée au premier épisode. Si je prends là une photo de ta sexualité, une sexualité que tu kiffes, il y a quoi sur la photo ? Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans ta sexualité ?
Qu'est-ce qui te fait marrer ? Non, en fait, ce que j'aime bien, même sans impact au niveau sexualité, c'est que j'aime bien être connecté avec la personne, émotionnellement peut-être. Et ça m'a...
ça me booste un peu pour être performant performant la connexion te permet le plaisir sexuel et en termes de pratique il y a des choses en particulier que tu aimes ?
Non, je suis assez simple, assez basique au niveau de sexualité.
Tu suces, t'es sucé, t'es pénétré. C'est ça. Et après, j'ai essayé toujours d'aller plus loin, de découvrir les choses. Parfois, c'était intéressant. Parfois, j'ai dit non, c'est pas mon kiff. Pourquoi je... Pourquoi... Pour une fois, oui, mais pas plus. Ouais, tu te sens assez... Ouais.
J'aime des choses dans la simplicité. Ok. Tu as tout à l'heure parlé de la honte que tu pouvais ressentir après de la sexualité quand tu étais en Iran. Est-ce que cet arrière-goût est toujours un peu là, a été là pendant dix ans, n'est plus là ?
la honte elle est moins en fait ça dépend de avec qui maintenant en France non j'ai pas de honte non j'ai pas de honte mais quand je rentre en Iran pour voir mes amis ma famille tout ça le contexte s'impose sur moi tu vois
Parce que du coup, parfois, tu reviens en Iran régulièrement ? Pas régulièrement, mais ça m'arrive. Ça t'est arrivé ? Et t'as eu des rapports sexuels là-bas ? T'as essayé ? Ouais. Ouais, ouais.
Au niveau de la sexualité, ça passe comme en France. Ça veut dire que je ne suis pas bloqué non plus en Iran. Mais tu ressens la honte ? Un peu, oui. C'est ça que tu dis, c'est impressionnant. Je suis étonné que tu prennes un tel risque. En fait, ta vie est en France. Quand tu rentres en Iran, c'est sur quelques semaines, j'imagine ?
Oui, c'est deux semaines. C'est deux semaines, tu vois. Pourquoi prendre le risque d'être arrêté ? Les risques sont tellement... Après, pour te dire, j'ai rencontré un mec que je connaissais déjà, tu vois. Ça veut dire qu'en fait, il était, entre guillemets, régulier. Et quand je suis allé en Iran, l'autre fois, il m'a dit « Ah, tu es en Iran ? » J'ai dit « Ouais, je... »
Et vous avez couché où du coup ? Chez lui ? Parce qu'il n'est pas marié ? Oui, il était marié. Mais du coup sa femme et ses enfants n'étaient pas là ?
Et ils n'étaient pas là. Il y a un sens, non ? Il y a un sens, non ? Ça veut dire ? Pardon. Je répète ma question parce que je ne comprends pas. J'ai de l'affection et je comprends pourquoi quand tu rentres en Iran, tu vas baiser.
je vais te dire du coup mon opinion pour voir ce que t'en penses on essaye de on fait un doigt d'honneur à la répression parce qu'elle nous bouffe parce qu'on l'encule parce que en fait en vrai sinon j'arrive pas à justifier qu'on prenne autant de risques pour deux semaines bien entendu que tu peux te branler pendant deux semaines et aller baiser à ta guise quand t'es en France non c'était pas avec un connu je connaissais ah oui tu dis que du coup le risque il est nul avec quelqu'un de connu qui n'est pas la police
Ah oui, pardon, ok, je comprends. Au moins, c'était moins risqué. C'est moins risqué, il y en a un petit, mais c'est moins. Tu vois mon truc de tu fais un doigt d'honneur à la répression iranienne ? Tu vois ce que c'est un doigt d'honneur ? Oui, je sais, mais...
dans le sens que oui j'ai dépassé mes problèmes et défis dans ce sens oui mais dans le sens que la répression ça existe toujours en Iran et
Le gouvernement a toujours l'autorité de chasser les hommes, les gays. Non, je ne peux pas. Ça existe. Je n'ai rien fait. Tu parlais tout à l'heure d'hypervigilance. Pendant 27 ans, tu t'es construit dans une hypervigilance.
J'ai l'impression que cette hyper vigilance, on met du temps à s'en départir quand on a construit notre sexualité là-dedans. C'est ton cas aussi ? Elle ressemblait à quoi en France cette hyper vigilance qui datait de ton époque iranienne ?
En pré-entretien, tu m'as dit, c'est toi qui m'as dit, pendant tout un temps, j'arrêtais pas de penser pendant le rapport sexuel. J'étais en permanence à me dire qu'est-ce que je dois faire, comment je dois le faire. Et toi, tu liais ça. J'avais toujours ce stress de... Maintenant que je suis chez lui, par exemple, j'ai un mec...
Qu'est-ce qui va passer ? Est-ce que quelqu'un va entrer dans la chambre ? Parce qu'en Iran, quand on faisait des plans...
Soit c'était avec des mecs mariés, soit avec des mecs qui habitaient avec les autres. En colocation. En colocation, en famille. Il y avait toujours quelqu'un d'autre à la maison. Mais il était seul, tu vois. Il était seul pour une heure, deux heures. Mais il y avait toujours ce stress. Maintenant, si quelqu'un arrive, c'est drôle, mais...
c'était toujours et ma question c'est que cette hyper vigilance en France elle a disparu après 10 ans oui mais pas au début c'est ça j'avais toujours ce stress j'avais toujours ce sentiment de il faut cacher quelque chose il faut être vigilant en Iran t'as jamais vécu de relation amoureuse ? non
En France, t'en as vécu ? J'avais des relations, ouais. Et aujourd'hui ? Ouais, aujourd'hui aussi. Aujourd'hui, tu dirais que t'es amoureux ? Ouais.
C'est génial ! Pourquoi je n'avais pas noté ça ? Trop cool ! Ça fait combien de temps que tu es en couple ? Ça fait cinq, quatre mois. Ah, c'est nouveau ! C'est pour ça, en fait, pendant le pré-enregistrement, j'ai dit que c'était nouveau, je n'avais pas envie de parler. Ah, tu ne veux pas qu'on en parle ? Pendant le pré-enregistrement... Et là, aujourd'hui, tu es OK qu'on en parle ?
Encore, c'est nouveau. Donc, non. Et tu voudrais que je coupe cette partie-là ? Parce qu'en fait, c'est moi qui me suis trompé. Pour l'instant, c'est OK. C'est OK qu'on te dise que tu es en couple. OK, d'accord. Oui, en fait, je pense que j'avais dû noter qu'il ne fallait pas en parler.
Excuse-moi, mais c'est OK, je peux couper si tu préfères. Non, non, c'est OK. Mais je me souviens que dans le pré-entretien, justement, je t'avais un peu gratouillé à cet endroit où, en fait, soudainement, tu t'étais fermé. Oui. Et tu avais dit, ah, mais peut-être que je ne peux pas en parler et tout. Et je me disais, mais j'avais du mal à comprendre ce dont tu avais peur, tu vois. Non, je n'avais pas de peur parce que quand c'est quelque chose de nouveau, et moi aussi, j'ai besoin de...
De le comprendre, de le découvrir avant de s'exposer. Oui, bien sûr. Parce que pour toi, il y a un coût à s'exposer, c'est-à-dire de raconter les 4-5 premiers mois d'une histoire naissante. C'est coûteux. Ça peut être dangereux. Non, ce n'est pas la question de dangerosité. C'est qu'en fait, moi, j'ai besoin de temps de...
De le découvrir d'abord, découvrir tout, de le comprendre, de me mettre à l'aise avec. Parce que c'est un peu compliqué au début ?
pas compliqué parce que c'est pas c'est nouveau et c'est pas exactement l'expérience que j'ai déjà vécu la relation est nouvelle et le type de relation aussi c'est c'est nouvelle parce que
ce que j'aime de cette relation c'est qu'on est exactement ce que j'ai dit c'est qu'en fait je suis pas obligé de me cacher de cacher quelque chose de mon partenaire
Ok. Par exemple, qu'est-ce que tu... Et à tout moment, tu me dis que si tu veux plus qu'on en parle et tout, j'essaie de comprendre ce que tu veux dire et pas dire. C'est quoi les parts de toi que tu lui as montrées à lui et où tu te caches pas ? C'est par exemple ce que tu disais tout à l'heure, tu t'autorises à danser, à être plus efféminé ?
D'être moi-même, ouais. Non, c'est juste parler de moi-même et de mes sentiments, tu vois. Parce que dans mes relations passées, j'étais toujours obligé de cacher mes émotions.
Ce n'était pas qu'en fait les gestes physiques, c'était beaucoup plus que ça. Parce qu'en Iran aussi, virilité, ça veut dire qu'il ne faut pas montrer les émotions. Par exemple, une expression en Iran, on dit que les hommes ne pleurent jamais. Et...
Ouais, en fait, ça veut dire qu'en fait, en gros, il ne faut pas montrer les émotions. Et un mec viril en Iran, c'est un mec qui est très fermé au niveau émotionnel, tu vois. Et donc, tu es en train de détricoter ça, là ? Oui, c'est ça. OK.
Bravo. Merci. Ouais, sacré taf. Tu imagines, on est dans 5 ans, 10 ans, et il y a un Ali épanoui. Et je prends une photo. Tu peux me décrire qui il y a sur la photo, qu'est-ce qui se passe ? Toi, tu aspires à quoi ? Par exemple, est-ce que tu aspires à être en couple exclusif ou avec une seule personne ? Quand tu te projettes dans un demain heureux,
en termes intimes, amoureux et sexuels, qu'est-ce qu'il y a ? Euh...
On peut dire l'amour, une relation amoureuse. Une relation amoureuse, oui, je pense. Une relation amoureuse qui existe, oui. Pas forcément amoureuse avec quelqu'un. Une relation amoureuse avec quelqu'un d'autre et une relation amoureuse avec moi-même aussi. Maintenant, je m'aime. Oui.
Tu ne veux pas t'oublier là-dedans. Tu vas apprendre à t'aimer toutes les parts de toi, même celles que tu as dû un peu mettre de côté.
J'espère qu'on fera un autre apéroditeur à Marseille, comme en septembre dernier, dans cinq ans. Et qu'on trinquera à ce nouvel Ali et à ce nouveau Guillaume. Moi, dans cinq ans, je serai aussi, j'espère, aligné et connecté aux différentes parts de moi. Grave ?
C'est un bel objectif. Est-ce qu'on s'arrête là ou est-ce qu'il y a des choses que tu voudrais ajouter comme une dernière bafouille ?
non il n'y a pas d'autre chose à ajouter je pense ouais moi tu vois sur mes notes la toute dernière c'est sortir de ma zone de confort et ne pas être caché j'ai pas raconté cette histoire ah ouais très bien alors là Ali tu montrais la carte que t'as tirée au tout début l'intitulé c'était stratégie de santé sexuelle est-ce que ta stratégie de santé sexuelle te permet d'être épanouie
Oui, parce que je suis moins stressé au niveau de santé. En France, tu as vu un changement parce qu'en fait, dans l'épisode précédent, tu as répondu que tu n'avais jamais osé et tu avais peur de te faire tester. Oui, je voulais raconter cette histoire quand je suis venu en France.
J'ai dit « Ok, maintenant, personne ne me connaît. » Parce que j'avais toujours cette peur dans moi. Parce que comme j'ai déjà couché avec des personnes de façon non protégée, peut-être que j'ai une maladie dans moi.
J'avais toujours ce stress, cette peur dans moi. Tu sais pourquoi tu avais des rapports non protégés ? Tu ne savais pas ce que ça pouvait faire ? Parce qu'en fait, les préservatifs en Iran sont un peu chers et ne sont pas très accessibles. Ouais. Et les gens ne sont pas très éduqués non plus pour utiliser les...
Ouais, donc en fait, t'as peur. Tu te dis, je vais faire un dépistage, il va se passer... Ouais, il va se passer quelque chose. Il va y avoir des mauvaises nouvelles. Mauvaise nouvelle. Et la première chose que j'ai fait en France, je dis, pas la première chose, mais bon, en fait, pendant six mois, j'ai dit, ok, je dois aller dans le centre français.
Faire des tests. Faire des tests, oui. Et je suis allé là-bas. Il y avait une dame, une infirmière. Elle a commencé à me parler. J'étais très stressé. Je ne pouvais pas répondre, en fait. Elle a...
Elle a tout de suite compris que je suis très stressé et elle a commencé et j'ai raconté mon histoire, j'ai dit ouais j'ai déjà fait des rapports non protégés, j'ai peur qu'en fait
je suis je suis malade et ça fait plus qu'un an en fait plus d'un an en fait de mes rapports non protégés il a dit ouais ok il a fait un test rapide un test rapide ouais donc tu te piques le doigt et t'as les résultats qui te donnent ton statut VIH d'il y a 3 mois
Ouais. Et elle a fait ça et après cinq minutes, elle te donne le résultat. Et c'était pendant cinq minutes qu'elle m'a donné le résultat. J'étais tellement stressé, tellement... Des sentiments un peu bizarres, tu vois. Je ne sais pas comment l'expliquer.
Et après, elle m'a dit que c'était négatif. J'étais tellement soulagé. J'ai pleuré. J'ai dit, c'est fini. Après, je ne sais pas, 9 ans, 8 ans de vie sexuelle, maintenant, c'est négatif. C'était...
J'ai dit c'est fini, cette peur d'être malade, c'est fini. Et c'était cette histoire que je voulais raconter. Moi j'aime bien voir un peu de magie dans le choix du hasard de ces cartes.
Et alors là où au début je comprenais pas du tout pourquoi t'avais tiré cette carte, là je trouve qu'elle a plein de sens parce que c'est comme un tournant que tu fais dès que t'arrives en France, c'est comme si la France avait apporté aussi...
Tu as un putain de courage tout seul d'aller au centre de santé et de dire, il y a un moment donné, il faut que je sache. Là où je comprendrais aussi une stratégie de déni et de se dire, je ne regarde pas. C'est ça.
Wow. Après, c'est... Moi, j'ai une dernière question pour toi. Tu as dit dans l'épisode précédent, j'ai pas trouvé de communauté en Iran, j'étais seul, seul, seul. Est-ce que tu as l'impression que petit à petit, en France, là, tu as trouvé ton groupe, ta communauté, tu te sens connecté ou pas encore ? Pas encore. Ok. Ouais.
pas encore et même en France je pense la communauté qui est à part de Paris peut-être tu es à l'aise de dire dans quel coin tu habites ? j'habite dans la région sud sud de la France
Ouais, la région Pacquiao. Ouais. Même, à part de Paris, je pense dans les autres villes, au moins dans ma région. Toi, t'es plutôt dans une petite ville ? Ouais. Ouais. Ça n'existe pas. Ouais.
Et t'aimerais petit à petit développer ça ? Oui. Mais c'est le gros problème des petites villes ou des villages où il faut prendre la voiture pour espérer très loin à voir si t'as de la chance à embarquer quoi.
ou une asso sportive je parle pas forcément de plan sexuel c'est juste un endroit ou quelque part où tu peux y aller et rencontrer les gens parler avec les gens et aujourd'hui t'es en couple exclusif
Non, non, non. Vous êtes ouvert ? Oui. Est-ce que tu as envie... Pourquoi tu rigoles ? Non, je pense que c'est fini le podcast. Oui ? Pourquoi ?
je pensais que c'est fini oui bah en fait non on rajoute des petits trucs mais ce sera vraiment pour le coup ma dernière question mais t'as raison est-ce que t'as envie que les gens puissent t'envoyer des petits messages et si oui soit tu décides maintenant et tu dis là comment tu veux être contacté soit tu décides plus tard et je le mettrai dans le descriptif de l'épisode
Je déciderai plus tard. Très bien. Eh bien, il faut que les gens aillent dans le descriptif de l'épisode. Et s'ils voient un contact, c'est que t'as dit oui et il est là. Merci, merci Ali. Merci à toi, Guillaume. À bientôt. À bientôt. C'est cool. Tu te sens comment ? C'est fini ? Oui, c'est fini. Tu enregistres encore ? Ça va, franchement. Ça s'est bien passé ? Ben ouais. Oui, très bien passé.
Tu me regardes comme si tu n'étais pas sûr ? Non, parce qu'au début, je me suis dit, qu'est-ce que je dois raconter ? Je ne suis pas sûr. Qu'est-ce qu'il va poser ? Qu'est-ce qu'il pose ces questions ? Quelles sont les questions ? Tu n'arrivais pas à te connecter au pré-entretien ?
Si, mais... Je pensais que c'était beaucoup plus que ça, tu vois, les questions. C'est bon, c'est des questions nulles. Après, ça s'est bien passé, ouais. Ouais, bravo, ouais.