Découvrir le sexe au séminaire pour devenir prêtre – Daniel 3/4

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Partie 3/4 du témoignage de Daniel qui raconte sa vie de gay au Cameroun

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Franchement, merci pour tous ces partages. On a posé là un petit peu du contexte dans lequel toi, tu te développes, tu t'es développé. Là, j'ai envie maintenant qu'on parle de ton intime. J'ai envie de savoir comment on fait, comment toi tu fais ? pour développer ton rapport à ton intime, à ta sexualité dans un tel contexte ? Est-ce que tu arrives à… Donc là, par exemple, pendant tout un temps, tu parlais de ton copain. Ouais. De ce fameux copain camerouno-italien, je ne sais pas comment on dit, excuse-moi, qui t'attendait avec sa mère dans la rue, etc., qui a rencontré ton père et une partie de ta famille. Est-ce que vous êtes toujours ensemble ? En contact, oui. Je t'ai dit que lorsqu'il quitte le Cameroun avec sa mère, il me propose de le faire. De partir. Il me dit, tu n'as rien ici. Tu n'as rien ici. On s'en va. On va vivre notre amour et tout. Et aujourd'hui, avec du recul, je me dis, j'ai été con, putain. Tu as décidé de ne pas aller avec lui, c'est ça ? Ouais, je décide de ne pas partir avec lui parce que je pèse le pour et le contre. Papa n'a pas encore décidé à ce moment-là qu'il faut que je parte, qu'il faut quitter absolument le Cameroun. Donc du coup, je me dis, bah non, mon père, il m'a laissé au Cameroun, je vis normalement. C'est comme je t'ai dit tout à l'heure, pour nous, il n'a jamais été question de s'en aller. Mais toi, dans ton quotidien, je reviens un peu à ma toute première question, tu peux être gay ? Ta première façon de répondre, ça a été de dire « moi je cherche plutôt des relations, je me développe plus dans des relations et ça fait deux ans donc je ne suis pas allé à des rendez-vous ». Je crois comprendre que sous-entendu, si aujourd'hui tu fréquentes d'autres hommes à Yaoundé, c'est forcément pour des plans cul qui ne te correspondent pas, c'est ça ? Ouais. Ok. Et toi, le sexe pour le sexe, ça ne t'intéresse pas ? Euh… Si. Si, mais… Il y a deux ans, j'ai pris la ferme décision du… De partir et de me mettre en relation avec une personne ailleurs qu'ici. Du coup, je suis plus dans cette optique-là. Je suis plus dans l'optique de m'en aller. Donc, du coup, je n'ai pas envie d'avoir une attache ici. Et le sexe pour le sexe, je ne peux pas dire que ça ne m'intéresse pas, ça ne me dit rien. Non. Mais… J'ai pris la décision de me remettre en quittant. Pourquoi t'en fais pas un peu du coup ? Pourquoi j'en fais pas quoi ? Pourquoi t'en fais pas un peu ? Du sexe pour le sexe ? Peut-être par manque de chance et par manque de temps aussi. Beaucoup plus de temps. Beaucoup plus de temps parce que Ici, si tu dis à une personne, ben voilà, j'ai envie d'un PC, d'un plan cul. La première question… Tu appelles ça un PC ? Ouais, un PC, un plan cul. Ah ouais ? Ok. Donc, la première question qu'ils te demandent, c'est est-ce que tu reçois ou pas ? Donc, est-ce que je peux venir chez toi ou pas du tout ? Ouais. Et lorsque tu dis oui… sont rechignés, ils se retractent. Enfin, il n'est plus très d'accord. Pourquoi ? Parce que, comme je t'ai dit, il y a quelque temps, il y a eu une sorte de chasse au sorcier. Du coup, les gens sont beaucoup plus réfractaires sur le « je m'en vais faire une rencontre », « je m'en vais chez telle personne ». Ils préfèrent que tu ailles chez eux. Voilà. Moi aussi, de mon côté, je me dis « pourquoi ? » Oui, bien sûr. Pour du sexe, ça va prendre plus de temps parce qu'il va falloir vous asseoir dans un bar, prendre une bière ou manger un bout. Cette procédure-là, je ne l'ai pas. Quand je dis manque de temps, c'est parce que je pars dans le petit job que j'ai réussi à avoir. dans le petit job que j'ai réussi à avoir je sors du boulot à 19h je sors du boulot à 19h et voilà le temps de quitter là où je bosse pour la maison ça me prend pratiquement 1h à 2h De transport. Si tu devais me décrire là, aujourd'hui, un sexe qui te fait kiffer ? Déjà, ma première question, c'est est-ce que dans toutes les relations que tu as eues, tu as aimé le sexe ? Oui. Déjà, il faut savoir que mon premier amour, je le dis toujours, il m'a tout appris, c'était mon aîné de deux ans. Il m'a tout appris. Tu avais quel âge ? Quand on se rencontre, j'ai quoi, 15 ans ? Et c'est à l'école des prêtres. Ouais. Les Harry Potter, les Harry Potter, les prêtres. Ouais, en fait. En fait, donc, c'est mon aîné de deux ans. Et il m'a tout appris. Parce que lui, c'est un versaille. Il a appris à connaître. Versa dans le sens, il se fait pénétrer et il pénètre. Voilà. Il a appris tout seul tout ce qu'il sait. Et il me retransmettait en fait le peu de savoir qu'il faisait. Alors avec lui, on a tout découvert. On a tout fait. Sauf peut-être le SM ou le BDSM ou je ne sais pas trop quoi. En fait, on n'est pas allé dans les extrêmes. On a tout fait. C'est-à-dire plan A3, échangiste… Attends, attends, attends. Est-ce que là, on a 15-16 ans dans une école de prêtres au Cameroun ? On est en ville ou on est hors ville ? On est hors ville ? Parce qu'on est dans un endroit enfermé. On est dans un endroit clos. Genre, où est-ce que tu fais ton plan A3 ? Vous arrivez dans un milieu ultra répressif, comme tu l'as décrit. Alors, tu vas rigoler. Tu l'as trouvé où, ton troisième ? Alors, tu vas rigoler. Ah ben, attention. Ici, je ne sais pas comment je peux le décrire, mais ici, on regarde les prêtres avec des yeux soupçonnés. Parce qu'ils n'ont pas le droit de se marier. Ils sont entre eux, les mecs. Et du coup, on les regarde avec… C'est un repère à homosexuels refoulés. Voilà. Du coup, on dit… Tu confirmes. Voilà, ceux-là, ce ne sont pas vraiment des hommes, quoi. Rires. Mais comment est-ce qu'à 15 ans, tu envoies un petit signaux à un troisième ? Tu lui fais comprendre qu'il va être un troisième. Tu te souviens ? Comment vous l'avez trouvé ? Alors, mon copain, il avait déjà sa petite bande. Il avait sa petite bande au séminaire. Donc, c'était avec ses amis. C'était avec ses amis. Et un soir… pendant que nous sommes là, après le repas, on était à une petite pause, je vais dire ça comme ça, avant le coucher, il me dit, tiens, ça te dirait, pardon, qu'on essaye de voir ce que ça fait si on le fait à trois, si on va toujours s'aimer, et moi je lui dis, moi je lui dis un nom sec, je lui dis, ben t'es malade, Donc déjà que ce qu'on fait est assez démoniaque, tu vois encore qu'on rajoute la saleté dans ça. Mais avec du recul, deux jours plus tard, je lui dis « Ok, de toute façon, si on est dedans, pourquoi pas ? » Mais justement, tu as l'impression que cette partie de ton cerveau… Est-ce que c'est vrai si je dis qu'il y a une part de ton cerveau qui trouve que c'est démoniaque d'avoir du plaisir avec un autre homme et qu'il y a une autre partie de ton cerveau qui aime et qui prend du plaisir ? Vous vous y êtes du bien ? Vous vous aimiez, non ? J'ai l'impression que j'entends… C'était doux ? C'était joli ? Oui, oui. Enfin, le premier rapport, je ne l'ai pas à 15 ans. Mon premier rapport avec lui, je l'ai à 16 ans et autres. Et c'est au cours de ces 16 ans qu'on a essayé les changes. Parce que toujours là, dans le truc… Ses amis, voilà, ses amis avaient aussi des couples. En fait, et c'est là où je découvre que, ben voilà, il y a toute une communauté, là. Les mecs, ben, ils sont en couple et tout. Tout peinard. Dans la… Enfin, je vais le dire comme ça, dans la maison de Dieu… Et c'est souvent eux qu'on retrouve dans les sermons, avec des propos anti-gays et d'une violence. Et c'est aussi, je ne sais pas si tu oses de la tête, c'est aussi, tu es d'accord, ces représentants de la religion qui poussent à la chasse anti-gay. Oui. Et il faut savoir que lorsque… Il y a eu un scandale, mais ce n'était pas Chine, ce n'était pas dans notre séminaire, mais dans une autre campagne. Il y a eu un scandale parce qu'on avait attrapé deux séminaristes en plein débat dans un champ. D'ailleurs, on les faisait toujours dans les champs et aussi peut-être dans les salles de classe pour nous. Là, dans cet autre séminaire-là, on les attrape et ça fait vraiment un scandale. Et… La société, les Camerounais décident que si les prêtres ne leur prouvent pas qu'ils sont des hommes, c'est-à-dire qu'ils aient au moins des enfants cachés. Voilà. Alors, voilà, ça veut dire que tous les prêtres, ils sont homos. Et du coup, on s'est retrouvé avec des prêtres, beaucoup de prêtres qui se sont mis à faire des enfants. D'autres se sont mariés en secret et autres. Donc, du coup, ici, maintenant, c'est bon. Quand tu es prêtre… Et que tu as une femme ou une fille qui te suit beaucoup, on te dit « ah non, c'est sa copine, ça va ». Là, on t'accepte rapidement en tant qu'entreprise. Oui, il faut une couverture hétéro. Voilà. Et après, on te laisse faire le reste. Voilà. Donc, c'est un peu ça. J'ai une question, dans cette partie, dans ce combat, moi je me connecte beaucoup à ce que tu dis, une part de mon cerveau trouvait ça démoniaque, mal, et une autre part en avait envie de ces rapports homosexuels, de ce sexe. Toi, est-ce que tu as vu un impact ? T'es au séminaire, t'as un amoureux, vous avez des rapports sexuels. Est-ce que ce côté « je fais quelque chose de démoniaque » venait s'immiscer dans ton rapport sexuel, venait t'empêcher peut-être d'avoir des érections, peut-être d'éjaculer ? Est-ce que ça créait des blocages ? Est-ce que ça avait un impact ? À tout bien penser, ouais. Oui, j'ai eu des fois où on le faisait. Et puis là, j'avais un déclic. Je me disais, mais putain, qu'est-ce qu'on est en train de faire ? Et là, je le repoussais vraiment. Ça dépendait si c'était moi qui étais l'actif ou lui. En fait, peu importe, mais je le repoussais. Je me disais, non, on n'est pas en train de le faire. Et c'est d'ailleurs ce qui a fait en sorte qu'après mon bac, j'annonce que je ne retourne plus. En fait, que je ne pars pas au grand séminaire. Pourquoi ? Parce que tu disais, ça y est, j'ai trouvé la communauté, en fait. Pourquoi pas y rester ? Non, je me suis dit, oui, c'était une volonté personnelle de vouloir devenir prêtre, mais après ça, je me suis vraiment assis et je me suis dit, pourquoi ? Si, vraiment, c'est un péché, c'est un côté démoniaque, Autant mieux ne pas être prêtre, autant mieux ne pas continuer, tout simplement parce que ce serait une malhonnêteté. Que de venir se placer devant des gens, une communauté en soutenant les autres, et de lire des passages… Alors que je le suis. Alors que peut-être, après mon serment, j'aurais peut-être parti retrouver un copain et on allait faire la chose et tout. Donc, j'ai fait une sorte de… de remise en question, et je me suis dit, non, moi, je ne retourne pas au séminaire. Enfin, je n'entre pas au grand séminaire. C'est vrai que cette partie-là aussi fait un grand boom, parce que, ben voilà, ma mamie, mon papy, les gens, ils se disent, ah ben voilà, on a un prêtre et autre, mais quand je dis, non, je ne pars pas au grand séminaire, ils disent, mais pourquoi, putain ? Donc, voilà, je refuse. J'ai refusé et on a failli me faire faire une année sabbatique en mode « si tu ne pars pas au grand séminaire, tu ne pars plus à l'école, tu ne continues pas à l'université ». Mais bon, ça s'est passé, on me faisait un petit chantage, mais on ne m'a jamais fait rester à la maison, j'ai continué à partir à l'école et tout. T'avais besoin de t'aligner, quoi. Si on continue à creuser ta réalité sexuelle, aujourd'hui, si tu nous amènes dans ton aujourd'hui, c'est quoi un rapport sexuel chouette pour toi ? Alors, j'entends que ça fait deux ans que tu n'as pas eu de rapport sexuel. Ouais, pour moi, si faut que je me dise, ouais, j'ai pris mon pied, je devrais me retrouver… Putain, je devrais me retrouver, je sais pas, avec 3, 4, dans une bonne touche, là, en mode ouais. Genre ouais, prendre un plaisir à fond, étant donné que je suis un versa, mais qui, j'ai l'impression… très récemment, depuis que je me suis dit non, je sais que c'est plus autre, qui tend à devenir seulement actif. Tu sais pourquoi il y a ce mouvement ? Je ne sais pas, peut-être parce que ça fait longtemps que ce n'est plus arrivé. Et que les fois où j'ai voulu me faire plaisir moi-même, j'ai eu quelques petites fissures. Et je me suis dit, peut-être parce que ça fait longtemps. Du coup, maintenant, si je le fais avec une personne, est-ce que je ne vais pas me fissurer vraiment ? du genre ici tu peux pas arriver à l'hôpital et tu te dis bah voilà je me suis fait une fissure on va te regarder une fissure anal on te regardera en mode comment il fait lui ouais bien sûr oui donc j'entends que t'as utilisé des jouets et que tu t'es fait un peu mal ouais et encore aujourd'hui t'as encore des douleurs ouais du coup je me dis je sais pas ouais ça te donne pas envie de te faire pénétrer du coup Voilà, parce que je ne veux pas ressentir une douleur. Je vais éprouver un plaisir, en fait. Bien sûr. Donc, si je ressens une douleur, pourquoi le faire ? Est-ce que tu as plus de facilité à être pénétrant que pénétré ? Plus de facilité à être actif que passif ? Et je vais te dévoiler le sous-entendu de ma question. Moi, je considère qu'ici, dans la culture française, mon point de vue, et il y a plein d'auditeurs qui ne sont pas d'accord, mais mon point de vue, c'est qu'on met la honte. C'est plus honteux d'être un homme pénétré que d'être un homme qui pénètre en termes d'échelle de la honte. Et chez toi, là, au Cameroun, tu me parlais de cette fake news de les homosexuels portent des couches parce qu'à force d'avoir des rapports anneaux, ils sont incontinents. Ça me fait un peu résonner la petite musique du la honte, c'est d'être pénétré ou c'est de jouer avec son anus. Est-ce que ça t'impacte, toi ? Est-ce que tu as plus de facilité à être actif que passif en rapport avec cette possible honte sociétale ? Alors, on te bat, non, j'ai jamais éprouvé ça, je prends mon pied, que ce soit en tant que passif, que ce soit en tant qu'actif, et moi je me suis souvent fait, ça je l'avoue, j'ai été un peu machiavélique à certains moments, à pénétrer vraiment des mecs, Du genre, ouais, tu vois, le mec, d'ailleurs, il est vraiment… Parce qu'en fait, ici, dans cette communauté-là, un mec acte, c'est celui-là qui a des pectoraux, des abdos. En fait, c'est le mec, quoi. Acte, c'est actif ? Oui. Ah ouais, donc en fait, même combat en France et au Cameroun, quoi ? Donc, l'actif, c'est le vrai mec, avec des gros guillemets. Un vrai mec, c'est certains critères de virilité hétéronormés. Et est-ce que tu veux me décrire ces critères ? Tu commençais, tu me disais des pectoraux. Ouais. Je ne suis pas un vrai mec. T'es un vrai mec, du coup ? Moi, j'ai zéro pectoraux. T'en as, toi ? Alors, je crois que je suis entre les deux. T'es mi-mec. Je… Voilà. Je suis entre les deux. Il y a d'autres cases, donc pectoraux, peut-être un air masculin, donc une voix un petit peu grave, n'est-ce pas ? Effectivement, une voix grave. Celui-là, qu'il est dehors, on ne peut pas dire non. Alors, je t'ai dit tout à l'heure que je me suis fait un vilain plaisir ça j'en souris du coin de la bouche parce qu'après le mec il ne me regardait plus vraiment dans les yeux après parce que c'est on les appelle ici des videurs alors tu vois là-bas dans des boîtes t'as ces mecs là à l'entrée tout baraqué voilà voilà qui font la sécu ouais voilà donc le mec moi je partais j'étais dans ce snack bar et pendant j'étais avec des amis hétéros il faut le préciser et j'ai constaté que le mec il faisait que me relooker je me dis qu'est-ce que j'ai encore fait au mec et là je me dis ah non c'est mon côté féminin qui a dû prendre le dessus après les verres de vodka que je me suis pris très certainement j'ai fait quelque chose qu'il y a François qui me regardait comme ça Et après, je l'oublie. Et là, j'ai envie d'aller uriner. Mais je me rends compte qu'il y a un fil d'attente parce qu'il faut le dire, il y avait un mec qui était en train de sauter sa meuf dans les toilettes. Et là, je me dis, je vais aller le faire dans la rue. Et là, je sors. Il m'interpelle, il m'appelle Boss. En fait, Boss, ici, c'est du genre patron et autres. Il me dit « Boss, t'as un problème ? » Je lui dis « Non, j'ai pas de problème, j'ai juste envie de me mettre à l'aise et les toilettes sont occupées par un couple. » Et il me dit « Ah, ok, la rue, elle est assez dangereuse, je peux t'accompagner si tu veux. » Je dis, OK, il n'y a pas de souci. Et là, on marche à pratiquement 100 mètres du snack. Et je me mets dans un coin obscur. Et je sors mon engin et je me mets à uriner. Et après, quand je reviens, il me fait genre, wow, tu en as… Et je fais genre, quoi ? Il me dit, bah ouais, t'as un très bel engin et autre et autre. Je dis, ah, merci. Ah, tu l'as regardé ? Il me dit « Ouais, je n'ai pas pu m'empêcher parce que je voulais voir en fait ce que tu avais dans le pantalon depuis tout à l'heure et j'ai vu et ça me plaît bien. J'aimerais bien le toucher. » Et là, je fais un mot de « Wow, je suis en train de me faire draguer par un videur. » Et je lui dis « Ok ». Et la même soirée, on est partis chez lui. Moi, en partant, je me dis « Ok, je vais vraiment me faire laminer le derrière parce que je vais m'imaginer le mec vraiment barraqué. Je vais me dire « Putain, je vais passer un très sale temps. Je crois que je vais être dessoulé. » Je crois que je vais dessouler pendant l'acte. Oui, parce que le mec acte, comme tu l'appelles, viril, pectoraux, etc. Il a aussi une façon de te pénétrer, en général, très bourrin, qui fait mal. C'est ça ? Parce qu'il performe un peu un truc porno, c'est ça ? Tu t'es dit, je vais me faire laminer. Parce que moi, perso, je lui dirais, gars, en fait, tu me fais mal, tu peux arrêter. Mais toi, tu ne te comptais pas ? En fait, quand je me dis ça, c'est dans le sens où il va m'être long. L'acte va m'être long. Ce sera vraiment des coups pas forcément violents, mais vraiment… Intense, voilà, que le rapport sera très intense et autre que ça va aller vraiment dans tous les sens. Encore que j'ai de l'alcool dans mon organisme et lui, il a de la huit dans le sang. Et autre, donc du coup, je me dis, ça va partir en couille. Donc du coup, pendant tout le trajet, j'essaye de me mettre en condition. Je me dis, et là, je me pose la question, est-ce que j'ai fait un lavage en sortant ? Est-ce que j'ai prévu ça ? En fait, je me pose beaucoup de questions. Et au final, quand on arrive chez lui, le mec que j'ai vu dehors est devenu une femme. Parce que là, une fois qu'on a traversé son appart, j'ai vu une transformation directe. Le mec avec les manières, la démarche qui change, la façon d'agir. J'ai dit, oh ! Est-ce que je me suis trompé d'une personne et autre ? Et c'est là qu'il me dit, j'espère que ça ne te dérange pas mon petit côté féminin parce que tu vois, d'ailleurs, je ne peux pas le faire avec le boulot que j'ai. Si vraiment je me sens femme. Et là, j'ai un ouf de soulagement parce que je me dis, oh là là, putain. Je m'imaginais déjà vraiment passé une soirée très intense. Mais on a passé une soirée très intense, sauf que j'étais l'actif et lui, il était le passif. Et vraiment, c'était très intense parce qu'il était assez gourmand. Ça veut dire quoi, ça ? Parce qu'à peine on finissait de le faire, il se levait, il se faisait un petit joint qu'il tirait et il me donnait à boire, on papotait un peu et il en redemandait. On l'a fait quatre fois. Putain ! Quand on l'a fait quatre fois, le mec, il m'a épuisé, quoi !

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