Trouple, polyamour, BDSM et consentement – Alex

« Si je fouette les fesses de quelqu’un, la réaction me donne plein d’informations : à quel point c’était bon pour lui, à quel point c’était douloureux pour lui. » Alex

Alex, 36 ans, vit depuis quatre ans avec ses deux amoureux, tous deux soumis : dans la domination, dit-il, c’est celui qui reçoit les coups qui dicte la suite.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Il vit sous le même toit et dans le même lit que ses deux amoureux depuis quatre ans
  • Enfant, attaché à un poteau en jouant au cow-boy, il ressent un plaisir qu'il ne comprend pas
  • On lui demande souvent de garder la clé d'une cage de chasteté : il accepte rarement
  • Le contrôle de la respiration tue une dizaine de personnes par an : il pense y avoir perdu un ami

On en parle dans cet épisode
Le blog qu'Alex a lancé pour poser les bases du BDSM et rappeler qu'aucun rôle n'est prédéfini
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Salut et bienvenue sur le podcast « Comment devenir sexuellement épanoui ». Dans ce podcast, des hommes gays, bi, queer, enfin pas hétéros quoi, me racontent leur chemin de sexualité et comment ils tentent de s'épanouir face aux normes. Vous vous apprêtez à entendre un témoignage brut, sans montage, une parole sans filtre qui peut choquer, à laisser dans des oreilles majeures et consentantes. Moi c'est Guillaume, je suis gay et en pleine recherche sur ma propre sexualité. Je fais ce podcast seul, en autodidacte, alors je suis vraiment preneur de vos retours et de votre aide. Partagez les épisodes qui vous inspirent et mettez 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute ou un j'aime sur YouTube. L'algorithme se met alors à partager le podcast et ça m'aide à trouver les prochains témoignages. Je vous mets dans le descriptif de cet épisode mes réseaux sociaux pour suivre les coulisses de mon aventure de podcasteur et un lien pour découvrir mes autres podcasts sur l'intime. Allez, bonne écoute et à très bientôt dans vos oreilles. Je suis qui ? J'ai 36 ans. Qu'est-ce que je peux dire ? Physiquement, plutôt ordinaire. Pas le grand sportif. Je ne saurais quoi dire. Tu veux quel aspect en fait ? En gros l'idée c'est, imagine des gens nous écoutent et on va parler de ta sexualité. Qui es-tu hors de la sexualité ? Pour un peu donner à voir, à entendre. Très humain. J'ai un métier où je transmets beaucoup, où j'accompagne beaucoup les gens sur plein d'aspects, sur plein de choses. Très curieux, donc très ouvert, jamais dans le jugement, et j'ai quand même eu beaucoup de chance. Et puis, très critique, très exigeant aussi, même si je ne suis pas dans le jugement, il y a des moments où je vais quand même être très exigeant. Il faut équilibrer à un moment donné. Je pense qu'on peut globalement avoir à peu près... Le genre d'humain que je peux être. T'es à l'aise de dire où tu habites ? Ou à peu près vers où tu habites ? Ah, dans le Pays de la Loire. Ouais, mais je trouvais ça important parce que j'ai pas envie d'avoir que des Parisiens. Donc du coup, je trouve ça cool. Tu as dit, t'as eu de la chance. Ça veut dire quoi ? Ah, j'ai eu de la chance dans la vie sur certains aspects. J'ai eu de la chance sur... la manière dont j'ai pu vivre mon homosexualité j'ai eu de la chance sur la manière dont ça a été accepté par mes proches j'ai eu de la chance juste d'être moi à quelque part d'avoir cette résilience naturelle d'avoir cette curiosité d'avoir une grande autonomie, assez tôt, et à ne pas chercher à compter sur les autres. Et je le remarque, si je dois me comparer à certains, ce que j'évite de faire, Je le remarque quand même qu'il y en a certains qui vivent mal ou qui ont mal vécu certains moments de leur vie et pour qui ça semble être encore une montagne à gravir et quelque chose de difficile. J'ai forcément pas eu toujours toute la vie facile. J'ai aussi pris des risques. J'ai aussi connu la merde. Mais ouais, globalement, je trouve que j'ai quand même eu de la chance. de pouvoir aujourd'hui, à seulement 36 ans, pouvoir me dire « j'ai vécu tout ça et je suis serein avec tout ça, je sais où je vais, je suis capable d'analyser quand même les situations, de juger correctement, de juger mes relations avec les autres, qu'est-ce que j'attends des autres, que ce soit dans mes relations amoureuses ou juste sexuelles, ou les amis, ou les collègues, ou voilà, tous les types de relations ». Tu dis, j'ai plutôt été bien accueilli, bien accepté par mes proches dès le début. Tu as grandi où ? J'ai grandi où ? En fait, tu as clairement un accent, donc j'ai envie de savoir... Oui, mais il n'y a pas de lien direct, je pense, parce que j'ai grandi en campagne. Au Québec, bien sûr. Je n'étais pas dans un milieu très tolérant non plus, même si ça l'était un peu, plus qu'ici quand même, mais pas très tolérant. Ça n'a pas changé grand-chose, je pense. Non, j'ai eu de la chance parce que mes parents l'ont accepté assez facilement, parce que j'arrivais à la génération où pour les amis, c'était rien. Même si tu étais dans un milieu assez rural, c'est ça que je comprends au Québec, les amis de tes parents et l'entourage, ils étaient OK ? Les amis de mes parents, je n'en sais rien. Tu parlais de quels amis alors ? Mes amis à moi. Un coming out, ce n'est pas juste sa famille, c'est aussi les gens qu'on fréquente tout le temps, à qui on ne l'a jamais dit, tout d'un coup on le dit. Tu l'as fait à quel âge ton coming out ? Bonne question. 17 ans. Et tu es arrivé en France depuis combien de temps ? Depuis 22 ans. Merde, il faut que je calcule. Du coup, t'es parti, t'es arrivé en France à quel âge ? J'avais quasiment 14. 14 ans ? Oui. Est-ce que tu peux prendre ton téléphone ? Ou tiens, je vais te donner le mien. Pour que tu regardes... Pour que tu regardes la couverture du podcast. Ah, tu veux que je choisisse les émojis ? Et j'aimerais en effet que tu me racontes, que tu me dises toutes les émojis. Attends. Je te montre la couverture du podcast et j'aimerais que tu commences déjà par me dire chacune des émojis qui représentent ta sexualité, qui racontent ta sexualité actuelle. Et après, je te demanderai de me les expliquer. Mais déjà, liste-moi toutes les émojis qui te correspondent. il y en a plusieurs énormément plusieurs alors j'ai aucune idée pourquoi il y a une feuille d'érable là mais ça n'a aucun rapport 420 420 cannabis ah ok ouais bah non mais en vrai t'es pas le premier tout le monde me dit c'est quoi cette faille à mon avis je me suis planté à mon avis moi ça dit quelque chose pour moi mais ça dit pas pour les autres donc c'est quoi les émojis qui correspondent pour toi bah déjà il y a les deux mecs ensemble alors je me doute bien que de base pour tout le monde ça représente le couple moi ça représente mes couples J'ai deux chéries dans ma vie et je pourrais les mettre là. Comment se faire les lister ? Juste les lister, d'accord. Forcément, à quelque part, l'aubergine, le nounours, le petit devil, le smiling imp, comment on dit en français ? Diable ? Merci. Et les chaînes ? Peut-être le cadenas. Et je pense que c'est pas mal. Ouais, j'aurais pu dire le feu, ça a l'air facile, mais non. J'aurais pu dire l'arc-en-ciel, mais non. Pourquoi pas ? Pourquoi pas le feu et l'arc-en-ciel ? Et puis la flèche du haut pour top, parce que ça me correspond à moi. Pourquoi pas le feu et l'arc-en-ciel ? Parce que quand les gens me disent « Ah ouais, c'est chaud », à chaque fois, j'ai l'impression que c'est normal, que les choses sont comme normales pour moi, que tout est naturel et je ne vois pas quelque chose de... plus chaud en fait, tu vois, je mets pas ça au-dessus, je mets pas ça de... Tu vois ce que je veux dire ? Qu'est-ce que tu racontes aux gens qui leur font dire, ah là là c'est chaud ? Peu importe, je raconte ce que je fais, je raconte mes pratiques, je raconte des pratiques art, des pratiques BDSM, des trucs... Vas-y, raconte. Je raconte ça à des gens qui ont envie de le vivre. J'aurais cru que tu voudrais en parler plus tard, mais... On est là pour quoi ? On est là pour quoi, Alex ? Non, non, mais plus tard, je veux dire juste après, quoi. Là, maintenant, raconte-moi les émojis. Donc top, tu ne fais que pénétrer, t'es jamais pénétré ? Ouais, dans ma vie ça a été très très rare que je sois passif et ça pourrait encore arriver, juste parce que c'est pas mon truc, il faut que je sois très bien, il faut que j'ai envie, il faut que... Et puis avec le temps il s'est développé quelque chose où c'est un peu spécial et que je donne pas ça à n'importe qui et que... Tu le donnes à qui aujourd'hui ? Ah non, ça je ne le dirai pas. Là, c'est hyper personnel. Parce que du coup, c'est vraiment une sélection de personnes. Je peux encore les compter sans utiliser tous les doigts de ma main aujourd'hui sur les dix dernières années, le nombre de personnes. Et sans du coup dévoiler quelque chose que tu ne voudrais pas dévoiler, mais c'est quoi les critères ? nécessaire pour que tu offres à l'autre cette pénétration, que tu sois passif ? Il faut être très proche. Très très proche. Avoir cette relation qui n'est pas une domination où l'autre atteint forcément de moi que je fasse quelque chose de lui. Il faut... Ouais, je pense que ça peut se résumer à ça. C'est déjà deux gros critères très difficiles à atteindre, en fait. Tu viens de mentionner la domination. C'est quoi la... Quelle est la place de la domination dans ta sexualité ? On revient à la question de Jeux Savants, sur le BDSM, où là, c'est un sujet hyper large, c'est hyper vaste. Il y a toujours une espèce de... Mais raconte-moi, moi, tes pratiques, donc, dans la domination, sur les émojis, c'est les chaînes ? En fait, j'essaie de placer un peu l'image globale Pour montrer que je suis un peu partout là, d'un ou presque, il y a énormément de choses qui m'intéressent. Donc BDSM déjà, Bondage Domination, pardon, Bondage Discipline, Domination Soumission, et puis Sadomasochisme. Et donc, le SM, tout le monde connaît à peu près. Il y en a plein qui me posent des questions. Ah bon, c'est quoi ce truc ? C'est avoir du plaisir soit en provoquant, soit en recevant de la douleur. Et toi, du coup ? Moi, du coup, je suis plutôt celui qui provoque la douleur chez l'autre. Alors, provoquer, ça va être... Ça peut être une douleur psychologique, une violence psychologique, une bonne baffe qui laisse aucune marque, qui fait pas mal plus de 10 secondes ou 5, mais qui, sur le coup, va secouer. Et donc, ça peut être ça. Ça peut être une fessée. Après, ça peut aller plus loin. Ça peut aller sur des coups de ceinture. Ça peut être sur des choses... Ça, aujourd'hui, c'est des choses que tu pratiques régulièrement. Régulièrement, pas assez à mon goût. Il faut trouver quelqu'un qui est suffisamment masochiste et qui a envie de faire ce chemin-là avec moi, de faire un peu des expériences pour plusieurs et puis pour certains qui sont vraiment à fond, il y en a qui me demandent aussi d'aller très vite dans trop loin et ça ne m'intéresse pas. J'aime bien qu'il y ait une espèce de progression, qu'on prenne le temps de se connaître, que je teste les limites, que malgré qu'on ait l'impression que dans le terme il y a une domination donc il y en a un qui décide et l'autre qui se laisse faire c'est faux en fait c'est une interaction si je fouette les fesses de quelqu'un la réaction me donne plein d'informations à quel point c'était bon pour lui ou pas à quel point c'était douloureux pour lui ou pas parce que les deux sont forcément compatibles dans ces jeux là Est-ce que je suis allé trop loin ? Est-ce que je ne suis pas allé assez loin ? Est-ce que je dois rajouter autre chose ? Est-ce que juste ce geste-là était suffisant ? Ou est-ce que je dois rajouter une forme de contrôle, une forme d'humiliation, des insultes, quelque chose ? C'est quand même un jeu de rôle. C'est un jeu de rôle pour quasiment tout le monde. Il y en a qui le vivent comme si c'était leur identité, mais... Mais on ne va pas se voiler la face, c'est quand même un jeu de rôle. On a tous nos vies civiles, on est tous des êtres libres et à un moment donné, il y en a qui choisissent de se laisser dominer par d'autres. Là, tu es en train de parler pour les autres, c'est-à-dire pour toi, c'est un jeu de rôle. Pour moi, c'est un jeu de rôle. Je t'invite vraiment dans cet échange à parler pour toi. Il faut que je me mette forcément dans un état d'esprit exprès. Tu ne fais pas ça comme ça. Tu discutes normalement avec quelqu'un que tu vois pour la première fois et après, il est à quatre pattes devant toi, nu ou en sous-vêtements ou peu importe, ou même habillé. Il y a des positions, des choses qui ne sont pas naturelles, pas habituelles en tout cas, et on ne fait pas ça en claquant des doigts. Donc, il faut se mettre dans un état d'esprit, ce qu'on appelle le headspace, à la fois pour le soumis, pour qui se laisse faire, qui l'exprime aussi, son désir et une autre partie de... de sa personnalité, et à la fois forcément pour le dominant, pour qu'il prenne en position, qu'il prenne en main vraiment son rôle, son attitude, les gestes, les bons réflexes, il faut être attentif parce qu'il faut jouer safe, donc on ne fait pas ce qu'on veut n'importe comment, parce qu'on a parfois l'avis de quelqu'un entre les mains qui demande des choses un peu fortes, Et puis, il faut également rester dans le rôle parce qu'il faut avoir l'air vrai. Il faut pour soi sentir que c'est vrai. Il faut pour l'autre sentir que c'est vrai. Il faut que ça a l'air sérieux. Ça a l'air d'être quand même très exigeant, technique. C'est technique, on est d'accord. Il est où le plaisir pour toi là-dedans ? Je pense qu'il y a un kiff sur le technique, justement. Je pense qu'il y a un gros plaisir aussi sur le fait de pouvoir prendre possession de l'autre, même temporairement. C'est à plusieurs échelles, en fait. Et c'est là que c'est plaisant, parce que dans mon esprit HPI, qui est à plein de niveaux tout le temps, qui pense à toutes sortes de choses... HPI ? HPI, au potentiel intellectuel. Et donc, un des gros symptômes, si on peut appeler ça un symptôme, on va dire caractéristique, une des grosses caractéristiques, c'est une pensée en arborescence. Donc, tu me dis un truc et je pense à plein de choses à la fois. Ça part dans tous les sens. C'est un peu comme... Un peu comme un éclair, tu vois. Et en un instant, je vais penser à tellement de choses que je peux vite m'éparpiller. Sur un moment comme ça, où je dois penser à plusieurs choses dans un même objectif, je garde plus le focus. Donc, il y a aussi un intérêt là de me recentrer, de me mettre dans une bulle, d'oublier tout le reste parce que c'est là, ça se passe là, il se passe ça, c'est maintenant. Et je dois être attentif à 18 choses en même temps au minimum. Mais ça, tu pourrais l'avoir avec un rapport sexuel d'une autre nature. Bien sûr, bien sûr. Du coup, c'est quoi la différence ? Pourquoi ton plaisir, il est plus accru ? Déjà, c'est plutôt une question. Quel est le pourcentage de tes rapports sexuels où tu es dominant ? Je dirais 80-90. Est-ce que tu trouves que ton plaisir est plus aigu dans un rapport domination-soumission que dans un rapport d'une autre nature ? Oui. Pourquoi ? La complexité de la chose rend le moment plus unique. C'est super complexe d'être l'égal d'un autre ou d'une autre et d'avoir pour objectif de lui faire plaisir, de se faire plaisir. C'est super complexe, non ? C'est déjà complexe de base, juste sur du sexe normal. Les gens ont déjà du mal à comprendre l'autre et ça reste complexe aussi en BDSM, mais la complexité est différente. Je peux te challenger parce que je trouve qu'au contraire, les rôles sont tellement bien définis que c'est super simple en fait. Chacun a son rôle. Je ne dis pas que ce n'est pas technique. Je ne dis pas qu'il n'y a pas un art. Mais la complexité, au final, chacun a son rôle. Et même s'il y a une écoute et l'importance du consentement, etc. C'est beaucoup plus simple que si on est d'égal à égal. Tu trouves pas ? J'irais pas dire qu'il y a un art, et non, non, c'est pas simple, parce qu'il y a une multitude de pratiques. On réalise pas entre le bandage, mais pas toutes les façons de faire du bandage, avec pas toutes les... Pas toutes les habitudes, il y en a qui veulent juste se faire attacher au lit pour avoir l'impression de ne pas avoir le choix, mais quand même avoir l'impression de pouvoir se défaire quand même au cas où, parce qu'il faut qu'ils se sentent bien. Il y en a qui veulent vraiment avoir le sentiment qu'il ne faut surtout pas qu'ils puissent sortir du truc, ils veulent se sentir ficelés comme un saucisson. Non, mais c'est ça. Il y en a qui s'imaginent tout plein de scotch, enrobés de scotch, momifiés de scotch, ça sera ça le terme, des pieds à la tête, et qui vont rester là deux ou trois heures, mais à un moment donné, il faut les sortir, il faut décider de les sortir, il faut avoir un moyen de communication. Voilà, tu vois, juste ça, le côté bondage, restriction, contrôle des mouvements du corps, Juste ça, c'est énorme tout ce qu'on peut faire. T'as pas l'impression... Chacun va avoir ses fantasmes, chacun va avoir ses envies. Et puis après, là je t'ai parlé de ça, mais il y a plein d'autres champs de pratiques et types de soumissions. J'entends complètement qu'il y a plein de champs, mais une fois que tu as échangé avec un partenaire et que vous avez un champ commun, moi, ce sur quoi j'aimerais que tu réagisses, c'est que j'ai l'impression qu'il y a des codes très très clairs qui simplifient beaucoup... le rapport sexuel, même s'il reste complexe car humain. Ne trouves-tu pas que dans le BDSM, dans chacune de ces pratiques, les codes sont tellement bien définis que du coup ça simplifie ? Ta réponse est non. Ma réponse est toujours non. Il y a trop de gens qui s'imaginent que justement c'est carré, c'est comme ci, c'est comme ça et c'est tout. Qui se disent « non mais moi je suis soumis, j'ai pas mon mot à dire, bah non c'est pas comme ça que ça se passe ». Peut-être que tu as eu affaire à des dominants qui ne te laissent jamais le choix, qui veulent que ça se passe comme ça et pas autrement. C'est leur façon de faire et rien d'autre. C'est au moment où ils veulent, quand ça les arrange. Et pourtant, ce n'est pas comme ça. Et moi, j'ai aussi besoin d'un échange commun. donc j'ai besoin d'une participation de l'autre et là juste là de dire on va faire telle pratique de telle façon le code n'est pas le même pour tout le monde et même au delà des apparences d'une communauté à l'autre d'un couple à l'autre d'un groupe d'amis à l'autre qui irait jusque là mais les codes sont pas les mêmes les habitudes sont pas les mêmes c'est en fonction de chacun et en fait on se crée un ensemble de codes dans la relation Et si éventuellement on est peut-être dans une association ou dans un groupe qui se voit régulièrement, à un moment donné on connaît tel individu, tout le monde sait que lui, ses codes, c'est ça. Et finalement, on finit par se les définir soi-même et être capable un jour de les exprimer. Et justement, la rencontre est difficile parce qu'il faut que chacun puisse exprimer un peu, pas seulement ce qu'il veut, mais ses codes à lui aussi, et ses fantasmes du moment qui évoluent dans le temps, qui changent tout le temps. Donc la clé, c'est la communication. Ah bien, toujours, toujours. D'ailleurs, il y a des études qui montrent que les couples hétéros ou homos qui pratiquent le BDSM tiennent plus longtemps et mieux que les autres parce qu'ils ont plus de facilité dans la communication. Tu me disais tout à l'heure que tu faisais 85% du temps de la domination. Qu'est-ce qui se passe pendant les 15% restants ? Ça dépend. En fait, avec mes amoureux, ce n'est pas forcément toujours de la domination tout le temps. Ça peut être autre chose. Ça peut être très tendre. Ça peut être très doux. Donc, c'est ça, en fait. C'est plus vanilla. Vanilla ? Vanilla, le classique, le vanilla sex. Tu sais, le vanille, c'est la saveur sur laquelle on n'aura jamais de débat. Il y a forcément quelqu'un qui n'aime pas la vanille, mais c'est assez rare en fait. C'est le truc que tout le monde aime d'habitude. C'est pour ça qu'on appelle le sexe conventionnel le sexe vanille. Voilà. Je crois que c'est anglo-saxon comme terme, mais... Si on revient du coup sur les émojis, je ne laisse pas ta magnifique pensée en arborescence, j'en ai où tu as envie. On a parlé, je crois, du aubergine, parce que... Tu m'as demandé pourquoi Paul Lefeu, j'ai répondu, et pourquoi Paul Arc-en-Ciel, parce que je me sens plus homosexuel que je me sentirais gay. Tu vois, le cliché gay qui existe peut-être moins aujourd'hui, c'est peut-être une bonne chose à quelque part ? Mais je vais souhaiter défendre, je vais souhaiter voir les mentalités évoluer, mais je ne vais pas revendiquer ça comme étant toute ma vie, parce que c'est mon unique cercle social, mes uniques activités, contrairement à une époque où il y avait peut-être une séparation un peu plus flagrante entre des communautés gays et des communautés... on va dire hétéro conservatrice ordinaire on imagine le truc sinon l'aubergine parce que j'ai des commentaires réguliers sur mon gros ex tout simplement En vrai, c'est quoi un gros sexe ? Qui est le chef des sexes qui a dit, les gars, au-dessus de ça, c'est gros ? L'habitude des gens, je pense. Ça, c'est un sujet général sur ce que les gens vont penser de ce que c'est que la norme. Quelqu'un qui a eu trois partenaires dans sa vie qui n'avaient que des sexes entre 18 et 21 se dit « c'est ça la taille » et se dit « tous les autres ils sont petits ». Donc ça m'est arrivé de croiser des gens qui le trouvaient assez ordinaire et ça m'est plutôt largement arrivé. de me faire dire, quand même, tu es bien membre. Et pourtant, je suis habitué, donc je ne me rends pas compte. Et il y a d'autres mecs à qui j'ai dit, oh wow, qu'est-ce que tu es large. Et qui m'ont regardé, genre, tu peux parler, toi ? et on n'a pas le même rapport avec le sien que par rapport à quand on le regarde en face je pourrais jamais regarder le mien en face de près tu peux faire une vidéo oui mais c'est pas pareil ça change quelque chose pour toi d'avoir un gros sexe ? je sais pas t'es fier ? j'en rigole tout le temps Les gens ne peuvent pas voir, mais dès que tu as dit ça, tu t'es éliminé. Parce que ça m'amuse, en fait. Je sais qu'à quelque part, physiquement, j'ai de la chance là-dessus. Je n'ai pas un corps de Dieu, mais j'ai un peu une chance là-dessus. Et je ne le revendique pas parce que je ne le mets pas sur mon profil. Je n'envoie pas ma bite aux gens pour leur donner envie. Ce n'est pas mon argument de vente. du moment où je m'entends avec quelqu'un qu'on est sur le point de se voir et que par curiosité ils sont mettons 4 sur 5 et curieux quand même ils vont me dire fais quelle taille t'as que je leur dis les dimensions et ils font que tu veux pas dire là sur le podcast je sais pas je suis pas habitué d'avoir ce genre de propos mais sinon 19 par 4 et demi Je sais pas ce que ça... C'est quoi 4,5 ? C'est la largeur ? Ouais, c'est ça. Et tu l'as mesurée comment, ta largeur ? Euh... Avec un double décimètre. Bah, qu'est-ce que tu crois ? Mais c'est très imprécis, alors, ta mesure. C'est imprécis jusqu'au jour où j'ai eu un pied à coulisses et que j'ai fait « Ah ouais, c'est ça ! » Super. Toi, ça te donne confiance d'avoir un gros sexe ? Ça aide ta vie sexuelle ou pas ? je ne saurais pas te dire est-ce que ça m'aide vraiment ? non je ne crois pas comme je te dis je ne m'en faire pas pour m'en vanter ou pour attirer les autres donc je ne pense pas ça pourrait aider si je pense parce que je suis bien conscient que ça en attire plusieurs ça pourrait aider si je faisais des plans sexes plus classiques et que je voulais faire de la quantité et que je me foutais pas mal de la qualité et que je voulais baiser tout le monde et ça serait peut-être facile dans ces cas-là Enfin, facile. Plus facile. Mais de toute façon, ce n'est pas mon délire. Et j'ai besoin d'avoir une proximité avec les gens pour un plein. J'ai besoin que ça se construise un peu en avance. J'ai besoin que les choses soient un peu poussées. C'est pour ça que j'aime le BDSM aussi, parce que ça se construit. C'est un trip qu'on se crée à deux. C'est un fantasme qu'on se nourrit à deux. Pourquoi tu as dit peut-être le Canada ? Le Canada, excuse-moi. Peut-être le cadenas ? Pourquoi peut-être ? C'est un lapsus pas très étonnant. Oui, d'accord. Pourquoi le cadenas ? Tu as dit peut-être. Oui, parce qu'il y a beaucoup de mecs qui me demandent si je ne veux pas être leur keyholder, quelqu'un qui tient leur clé pour être en chasteté pendant des périodes prolongées. Donc c'est une petite boîte, genre une petite cage que tu mets sur ton sexe. Qui se mettent eux sur leur sexe. C'est pas moi qui... Mais ils demandent quelqu'un pour garder les clés. Donc on me le demande souvent. On dirait que c'est une mode depuis 3 ans qui est très... Je dis 3 ans parce que ça date d'avant, mais je trouve que c'est très répandu, c'est très courant. En tout cas dans les pays de la Loire. non c'est national même international c'est assez impressionnant le nombre de fabricants de ces cages là qui se sont multipliés et de contrefaçons qui existent sur Aliexpress et autres il y avait eu une histoire comme ça d'une cage j'avais lu ça quelque part d'une cage connectée et en fait d'une contrefaçon et en tout cas il y avait eu un problème technique qui a fait que tu pouvais donner ton code à quelqu'un Et là, en fait, tu as plein d'hommes qui sont restés coincés, la cage ne fonctionnant plus, le code ne déverrouillant pas. Tu as entendu parler de ça? Il y avait eu un hack, oui, sur leur serveur, je crois. Ah oui? Oui, parce que c'était une cage connectée qui pouvait se contrôler à distance. Donc, quelqu'un qui a un partenaire à distance qui devient son keyholder, mais c'est une clé qui devient virtuelle à quelque part. Donc, on a une appli et vas-y, je te l'ouvre. Et puis, il faut l'entretenir quand même parce que c'est contre la peau tout ça. Donc, il faut laver, il faut nettoyer, il faut… Et il faut entretenir. Et puis, au bout d'un certain temps, vas-y, je refixe le truc. Et donc, les hackers ont fait quoi ? Alors, je n'ai plus les détails en tête. Ils sont allés parler. Ils ont trouvé les gens. Ils lui ont demandé une rançon. Pour libérer leur sexe ? Non, c'était juste un truc qui était sur les serveurs qui empêchait que ça fonctionne. Mais il me semble que c'était un hack, oui. Toi, ça t'excite ou pas ? On te le demande beaucoup, tu le fais ? On me le demande beaucoup, je le fais peu. C'est hyper complexe. Si on veut parler de chasteté, c'est un sujet hyper complexe. Toi, t'aimes la complexité, je comprends pas. Ouais, mais là, ça devient trop difficile. Le fantasme, il est hyper simple. Là, on est vraiment sur un fantasme simple par rapport à d'autres choses où les mecs voudraient être en cage d'une manière prolongée, point. Et le fantasme, c'est je n'ai pas le contrôle sur mon érection ? Oui, par exemple. Je n'ai pas le contrôle sur ma masturbation, par exemple. Pas de contrôle sur son plaisir, obligé d'aller chercher le plaisir autrement. Il y en a qui pensent qu'ils sont... plus soumis ou plus excités parce qu'ils ne peuvent pas se branler une, deux, trois fois par jour selon les gens. Et là où c'est complexe techniquement, c'est que c'est une partie qui est très fragile, avec de la peau très fine, que ce soit sur le sexe ou sur les couilles, que ça bouge tout le temps. C'est-à-dire que les dimensions changent tout le temps en fonction de la température, de la météo, de la santé, de... Et il y en a qui ont des petits sexes qui ne vont jamais trouver de cage. Il y en a qui ont des gros sexes qui ne vont jamais trouver de cage. Il y en a qui arrivent quand même à trouver du plaisir, même s'ils sont dents. Je pense qu'en la secouant un peu, ça fait des vibrations, ça frotte un peu et ça leur suffit. Il y en a qui ont vraiment besoin de pouvoir tirer la peau et de pouvoir lever le prépuce et de faire un mouvement pour de vrai. Mais du coup, toi, c'est non parce que quoi ? Moi, c'est pas que c'est non, parce que c'est juste, il y en a plein qui me le proposent, et je sens qu'ils n'ont pas calculé, en fait. Ils aimeraient bien acheter une cage, ils ne savent pas encore laquelle, ils n'ont pas encore trouvé une cage qui leur va, il va peut-être falloir qu'ils fassent 12 essais, ils vont abandonner au bout du deuxième, ils me demandent ce que j'en pense, ils me demandent si je peux être le keyholder... Je leur dis « On va voir déjà. T'en es où là-dedans ? C'est quoi vraiment ton délire ? » « J'aimerais bien et je ne suis pas équipé. » « D'accord, mais là, même si j'en ai une à te filer, je ne suis même pas sûr qu'elle te fasse. » Ça coupe court aux tripes et ça demande tellement d'essais-erreurs. Il faut quand même donner un peu de dévouement à son délire pour réussir à trouver le bon équilibre, le moyen de ne pas en sortir. t'as perdu ce que tu voulais dire attends sérieux tu me montrais les deux hommes tu parlais de tes amoureux aujourd'hui tu vis ta sexualité dans tes couples et hors de tes couples tout à fait Est-ce que tu veux nous... Je sais pas. Je suis en couple depuis 11 ans et depuis, je réfléchis, 5 ans. Donc c'est pas un trouble, parce que c'est pas quelque chose à 3, c'est quelque chose... c'est ce qu'on appelle dans le polyamour c'est ce qu'on appelle un polycule un polycule c'est quand des relations polyamoureuses font que tu peux tracer une sorte de graphe qui va forcément se finir à un moment donné avec peut-être que celui-là il est qu'avec une personne mais cette personne-là elle est avec une autre ou peut-être deux autres personnes et chacun comme ça on finit par avoir un graphe On ne va pas confondre avec la fécule. Je ne vois pas le rapport. En gros, les deux sont amoureux de toi et entre eux, ils ne sont pas amoureux. Exactement. Donc, on forme un polycule de trois personnes. Après, des fois, je dis polycule, des fois, je dis troupe, des fois, je n'ai pas envie que ce soit chien. À quelque part, il y a plein de relations polyamoureuses qui se vivent un peu chacun chez soi, mais on se voit quand on... Quand on veut bien, des fois on vit ensemble, des fois pas. C'est quoi ton cas, toi ? Il y a des équilibres différents. Et nous, on vit tous les trois sous le même toit depuis quatre ans. Et c'est génial. Et on dort dans le même lit. Et on s'imagine que ça va durer très longtemps comme ça. C'est pas une période. C'est quatre ans quand même à vivre ensemble. Ouais, c'est quelque chose. Et... Pourquoi c'est important pour toi, et ma question est chargée de normes volontairement, pourquoi c'est important pour toi d'avoir de la sexualité hors de tes couples ? Et peut-être que dit de façon un peu plus provocateur, bon bah t'as déjà deux personnes avec qui faire du sexe à la maison, pourquoi tu vas chercher ailleurs ? D'abord parce que j'aime la diversité et que je ne pourrais pas me limiter à seulement ce que je peux avoir là sur l'instant avec l'un ou l'autre. Il y a forcément quelque chose, il y a forcément des choses que j'ai envie d'explorer que je ne peux pas explorer. parce que ça ne les intéresse pas, je ne vais quand même pas leur demander de se forcer pour moi, parce que, vas-y, fais-moi plaisir, ce n'est pas le délire. Parce que toi, tu es dominant, mais pour toi, être dominant, c'est avoir le plein consentement éclairé. Donc, si la personne n'a pas envie de faire quelque chose, elle ne le fait pas. Ah ben, évidemment. Sinon, c'est un peu un viol ou de la manipulation ou quelque chose, en tout cas, c'est malsain. Mais est-ce qu'un soumis n'a pas du plaisir à donner du plaisir à l'autre ? Et donc, si ce n'est pas exactement son plaisir, il fait kiffer son dominant. Il n'y a pas du tout cette trame qui peut se faire. Ça existe. J'ai rarement croisé des mecs qui disent « Non, mais fais-moi tout ce que tu veux. Moi, ce que je veux, c'est te faire plaisir. » Et pour moi, c'est très compliqué parce que j'ai besoin de me projeter à deux. J'ai besoin d'avoir un départ. Il y a tellement de possibilités que je vais partir dans tous les sens. Donc, soit j'ai suffisamment d'informations pour décider quelque chose tout seul en me disant « Ok, ça, je pense que ça va le faire. » Une fois qu'on se connaît bien, ça part sur autre chose, il n'y a pas de problème. Ou alors, je vais quand même gratter, je vais essayer d'avoir des trucs. Puis si franchement, je vois qu'il veut une communication qui ne va que dans un sens, genre je décide, il va faire. j'abandonne, même s'il me plaît, même si je ne peux rien faire, parce que j'ai besoin de cet échange, j'ai besoin d'une forme d'équilibre, j'ai besoin de créer le moment. il y avait ton autre question aussi pour y revenir c'est pas parce que j'en ai deux que je vais forcément avoir envie en même temps que et inversement ça m'est arrivé certains soirs d'avoir très envie de me dire bah tiens je vais aller vers l'un à tel moment ça devrait lui faire plaisir tout ça j'essaie de créer l'envie un peu d'avance il va se coucher je le rejoins et bah en fait il n'a pas envie bon bah d'accord écoute c'est pas grave Et je me dis, tant qu'à faire, est-ce que je pourrais pas, parce que j'ai envie, j'en parle à l'autre, qu'est-ce qu'il veut, ah ben il a pas envie non plus. Bon, en même temps, là, ce coup-là, j'ai pas préparé d'avance avec le deuxième, et donc je comprends que lui, il était en train de faire autre chose, là, il est dans sa bulle, sur son ordi à faire des trucs, puis moi, je débarque à le tripoter, et ben, oh, t'as pas envie, bon, d'accord, je force personne. Bon ben, je me l'avais sous le bras. Comme ça pourrait arriver en couple, c'est pas parce qu'il y en a un deuxième que c'est forcément un plan de secours. Ils sont tous les deux, ils se définissent tous les deux dans leur sexualité soumis ? Oui. Pas seulement, mais oui. Ça veut dire quoi, pas seulement ? Qu'il y en a un des deux qui pourrait dominer un peu. Par contre, il est que passif, il prend du plaisir que passif. Il a déjà été actif avec un mec. J'étais là, et c'est tout. On finit sur les émojis. Est-ce que t'as l'impression, c'est ok qu'on les fasse pas toutes, est-ce qu'il y en a une dont t'as pas parlé et qui manque vraiment au tableau pour qu'on comprenne ta sexualité d'aujourd'hui ? J'aimerais bien parler des nounours. J'ai toujours aimé les nounours. Les bonbons ? Ah non, non, non, les mecs ? Excuse-moi, j'ai oublié le thème de mon propre podcast. Non, je sais pas, j'avais l'impression qu'on parlait d'autre chose. C'est quoi un nounours pour toi ? C'est quoi un nounours ? Je pense pas que j'ai besoin de donner de définition. C'est des mecs qui vont être un peu ronds, parfois barbus, parfois non. Parfois pollus, parfois non. Mais... C'est toi, quoi, non ? Moi, je me définis pas comme nounours. Je peux te décrire physiquement ? Si tu veux, bien sûr. T'as une barbe ? Oui. T'es un peu rond, mais pas trop ? Ouais. J'ai un petit ventre, on est d'accord. Ok. Le nounours, d'habitude, très souvent, il va avoir du ventre, mais il ne va pas nécessairement chercher à s'en débarrasser. Genre, ça a peut-être toujours fait partie de son corps. Moi, ça n'a pas toujours fait partie de mon corps. C'est un truc qui, il y a quelques années, et dont je me débarrasse tranquillement. Ça baisse tranquillement. Mon poids normal, il n'est pas à ce que je fais actuellement. Et ce n'est pas un objectif pour moi de devenir plus rond. Et en fait, il y a deux choses. À la fois l'occasion, là, avec ma voix, de défendre un physique qui n'est peut-être pas populaire, mais de... En fait, il y a des jugements qui traînent et ça me gave. Alors, il y en a qui vont dire grossophobie s'ils veulent, mais juste le jugement de dire ça me dégoûte ou ça me... Attends, explique. Toi, dans les personnes que tu côtoies, tu as beaucoup de gens qui sont contre, qui disent je trouve ça pas beau un nounours, c'est ça ? qui vont dire « moi, un mec gros, ça me dégoûte » ou qui vont dire « non, il n'est pas mon genre, il est trop gros ». Et tu vois, il y a deux phrases là. La première, « moi, elle me dégoûte », c'est une forme d'intolérance qui crache ta haine et ça m'énerve. La deuxième, c'est juste « ça ne t'intéresse pas, tu ne dois pas te forcer ». De la même manière que quand j'étais plus jeune, il y avait plein de mecs beaucoup plus vieux qui venaient me voir. Et j'ai toujours préféré les gens qui étaient plutôt de mon âge, un poil plus jeunes. Et ceux qui sont... Donc quand j'avais 22, ceux qui avaient 30 ans, ça ne m'intéressait pas. Même quand j'avais 28, ceux qui avaient 30, 32, ça ne m'intéressait pas. Pourtant, ce n'est pas si loin, mais bon. Et là, j'en ai 36, ceux qui en ont 40, ça ne me dit rien. Voilà, c'est comme ça et donc toujours être celle que je ne choisis pas en fait mon attirance, je suis attiré par des gens parce qu'ils m'attirent, c'est tout. Sur toutes les personnes, tu as combien de partenaires par mois par exemple ? Oh, par mois ? En complet ? Mettons qu'on dit presque trois. Si tu veux faire une moyenne. J'en ai pas nécessairement... Parce qu'en août, tu fermes boutique ? Non, en août, c'est la période la plus facile pour rencontrer. En décembre, c'est vraiment compliqué. Les gens ont froid, ils sont chez eux ? Non, justement, les gens, ils ont envie, ils ont froid. Quand il commence à avoir froid et j'en reçois plus de demandes, genre vers octobre, quand il commence à faire froid, j'en reçois plus de demandes. Bon, il y a aussi l'approche des vacances. Il y a des choses qui coïncident, qui font que, hé, t'as envie d'un plan ce soir ? Ben non, je fais pas de plan à l'arrache. Et d'autres qui me connaissent un peu, qui disent, ah tiens, dans deux semaines, c'est les vacances, je suis dispo, t'es le jour. Et là, on discute un peu. Sur les trois par mois, il y en a combien qui sont en nounours ? Oh, ça dépend. Non, ça, je calcule pas. Tu kiffes bien, mais ce n'est pas ton seul... Oui, c'est ça. Ce n'est pas mon seul... Ce n'est pas mes seules rencontres. Est-ce que c'est important pour toi d'avoir de la nouveauté ? Parce que là, j'imagine qu'à force de rencontrer des gens, tu pourrais avoir des amants, des personnes régulières. Est-ce que tu pratiques ça ou tu aimes bien le sexe de la nouveauté ? En plus, tu dis, j'aime bien avoir eu le temps d'établir un lien. Pourquoi tu n'as pas une série d'amants ? C'est un peu le cas. En fait, je préfère la qualité à la quantité. Donc, étant donné que je vais avoir des pratiques pour lesquelles les partenaires ne sont pas faciles à trouver, ils sont un peu partout. Quelle pratique ? Toi, ce que tu aimes, c'est donner de la douleur ? Non, pas seulement le SM, mais juste la domination. Ça peut être certains fétiches aussi, autour du cuir ou du latex ou... Il peut y avoir ce genre de choses. Mais il me manque une émoji alors ? Peut-être, mais en même temps, si tu voulais faire toutes les pratiques possibles, il te manque au moins 14 émojis. Lesquels il manque pour vraiment parler de ta sexualité ? Toi, les points clés, c'est que tu aimes être dominant, tu aimes le cuir et le latex ? Je ne sais pas si j'aime le QR et le latex. Si j'aime bien sur les autres, j'aime moins en porter, mais j'apprends à en porter. C'est récent, ça, dans ma vie sexuelle. C'est un peu nouveau. Il y a des choses que j'aime bien, il y a des choses que j'ai envie d'essayer, mais il faut se donner l'occasion. C'est un peu cher. Et puis, ce n'est pas nécessairement une envie hyper présente. Ce n'est pas nécessairement un truc genre, je connais des fétichistes pour qui, quand ils ont découvert le latex, c'était toute leur vie. c'est pas ton cas tu nous as décrit là tu nous as décrit ta sexualité aujourd'hui si tu regardes le chemin parcouru Est-ce que tu vois des moments clés ou des raisons clés ou des événements clés qui expliquent là où tu en es aujourd'hui ? Que ça soit des moments difficiles, des souffrances, du rejet ou au contraire des grandes joies, des rencontres. Comment t'es devenu Monsieur Domination ? Monsieur Domination, on pourrait peut-être m'appeler comme ça. Par hasard, tu marchais, t'es tombé dedans quand t'étais petit, comment ça s'est passé ? Ouais, c'était un peu ça. Par hasard, tout petit, j'avais déjà une attirance pour le bandage, sur moi, sur les autres, je comprenais pas, mais bon, j'étais enfin, j'avais des érections avec ça, quoi. J'avais du plaisir, mais je comprenais pas ce qui m'arrivait. Non, attends, explique-moi. T'es enfant, c'est-à-dire t'as quel âge ? Oh, je sais pas, 8-10 ans. Et à 8-10 ans, comment tu découvres le bandage ? Comment tu te donnes ces érections ? Tu prends ton drap et tu te mets dedans ? Non, non, non, non, c'est des scènes, c'est des images, c'est jouer au cow-boy avec d'autres enfants et se retrouver attaché au poteau et se dire, oula, il y a un truc là. Qu'est-ce qui fait que ça m'attire, comment ça se fait que ça crée une forme de plaisir, mais je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas l'exprimer, je ne sais pas à quoi ça correspond. Et donc, forcément, en grandissant, il y a des explorations, il y a des choses qui apparaissent, mais il n'y a pas de moment clé. Ça a toujours été pour moi une recherche très intime, très personnelle, très discrète, étape par étape. Et puis, ah tiens, un porno un peu différent, ah tiens, c'est lui qui m'intéresse plus. Ou là, ça va loin, on arrête. Ah tiens, des histoires en ligne, il y a des choses que je ne connais pas, ça veut dire quoi ça ? Une exploration au fur et à mesure sur les pratiques, sur ce qui pourrait m'intéresser et comment je me positionne. Ensuite, il y a eu forcément le passage au concret un jour où je commence à expliquer à un ex que ça... ça m'intéresse, que j'ai envie d'aller plus loin avec ça, que je veux essayer des choses, mais que je ne sais pas quoi faire. Et puis qu'il me dit, ok, allons-y. On a exploré un peu ensemble, on a eu des bases ensemble. Ensuite, je me retrouve célibataire. Alors qu'avec lui, j'avais exploré un côté dominant et soumis. Une fois que j'ai eu un peu de recul, J'ai fini par dire, ouais, mais en fait, quand on me propose d'être soumis, ça ne m'intéresse pas. Donc, ce n'est pas mon truc, en fait. J'aime bien avoir le contrôle. Je ne veux pas me laisser faire par n'importe qui. C'est moins mon truc. Comment tu as fait dans ton chemin pour ne pas te laisser influencer par la norme ? Tu es d'accord que les fétiches et les pratiques sexuelles que tu as décrites, même si elles sont de plus en plus socialement acceptées et de moins en moins... non conventionnelles. Elles restent quand même non conventionnelles. Est-ce que, pour toi, le rapport à la normalité, comment tu as fait pour gérer ça, en fait ? C'est la partie où j'ai dit que j'ai eu de la chance. J'ai eu de la chance qu'on me dise, tu sais, dans la vie, il y a des gens, ils sont différents et c'est normal. J'ai eu la chance... C'est tes parents à qui tu as parlé de BDSM qui t'ont répondu ça ? Mais c'est sûr que non. Qui t'a dit ? Je parle d'un aspect de ma personnalité tout à fait générique, tout à fait civil, si on veut, où j'ai baigné dans un environnement où, en fait, la différence des autres devait être normale. Donc, ma différence à moi, quelle qu'elle soit, c'était à moi de la trouver, de la définir et qu'il n'y avait pas de limite. Euh... Voilà, donc je n'avais pas ni à me sentir mal, ni à m'excuser de quoi que ce soit, ou à me dire, OK, comment ça se fait ? Je suis hors normes. Je n'avais pas envie d'être dans les normes, déjà. Et tu vois, si moi, j'avais envie de reproduire ça autour de moi, concrètement, c'est ton entourage, tes parents jeunes qui ont mis des mots en disant, c'est OK, la différence, c'est par des mots, ou bien est-ce qu'eux-mêmes sont une incarnation ? de la différence et donc ils racontaient leur histoire leur anormalité entre guillemets et ça t'a inspiré ? Non non non c'était juste dans les années 90 on nous on essayait de dire aux jeunes sois toi même tout le temps donc à force de sois toi même je suis j'ai décidé d'être moi même tout simplement Il y en a qui voulaient absolument coller dans le moule social pour être dans certains groupes, pour garder certains amis, mais moi, je n'avais pas envie de ça. Alors après, qu'est-ce qu'il y avait vraiment autour de moi ? Je ne saurais pas dire, mais il y a forcément une répétition de la part des parents, mais une répétition aussi de la part du... de ce qu'il y a autour de moi. Et puis après, avec les amis à qui on s'identifie quand on est enfant, ado, jeune adulte, même là, je me disais juste « Non, moi, je ne suis pas comme ça. Je ne sais peut-être pas ce que je suis, mais en tout cas, je ne suis pas comme ça. » Et je savais que je n'étais pas conventionnel et que je voulais autre chose. Pourquoi c'était important pour toi de participer à ce podcast ? Tu as dit là tout à l'heure, c'est un cheminement très intime, avec toi-même, seul. Pourquoi avoir participé au podcast ? Pourquoi pas ? Parce que tu me l'as proposé, parce qu'on avait une occasion. Parce que je sais que j'ai un certain recul que tout le monde n'arrive pas nécessairement à avoir et si j'ai l'occasion d'en parler à des gens curieux, intéressés, bonjour à vous. Et tu leur dis quoi d'autre ? Je leur dis quoi d'autre ? Aujourd'hui ? Ah non mais je... Est-ce que tu as un recul que peut-être d'autres n'ont pas ? Ce serait quoi le ou les messages clés ? que tu aimerais partager ? La communication, c'est la clé dans tout, absolument tout, peu importe qui vous êtes, qui vous aimez, ce que vous souhaitez. Il faut trouver les mots. Vous avez le droit de ne pas trouver les mots tout de suite. Laissez-vous le temps. Entourez-vous de gens qui vous soutiennent quoi qu'il arrive. Et n'allez pas vous en vouloir d'être différent, d'aimer certaines choses. N'allez pas essayer de rentrer dans un moule qui n'est pas le vôtre. Et je sais que pour certains, c'est plus difficile que pour d'autres. Je sais qu'il y en a qui se sentent entourés dans des univers, dans des bulles. tellement normés, tellement cadrés. Ils ne s'imaginent pas vivre autrement, alors qu'en fait, c'est leur désir. La route sera difficile pour vous, mais franchement, c'est votre cheminement, vous y arriverez. Soyez juste vous-même, c'est hyper important. En fait, c'est hyper important d'être épanoui, peu importe ce qu'on fait. Et ça vaut aussi bien être épanoui dans le reste de sa vie que dans sa vie sexuelle, comme d'être épanoui dans sa vie sexuelle, j'ai envie de dire absente, pour ceux qui n'aiment vraiment pas ça, parce qu'il y en a, il y a des asexuels, et qui le vivent très bien, tant qu'on ne les fait pas chier avec ça. Et il y en a qui préfèrent avoir des relations sexuelles une fois tous les trois ans. Et si c'est ça qui vous plaît, allez-y. Est-ce que je peux souligner une contradiction ? Est-ce que je peux te gratouiller avec une contradiction ? Tu as un discours vraiment d'alignement, d'inspiration. Pourquoi pourtant avoir décidé d'être anonyme sur ce podcast ? parce que je suis un poil trop unique dans ma vie, un peu trop facile à trouver, et que c'était plutôt ça qui m'embêtait en fait. Mais si tu conseilles à d'autres, allez-y, et que toi-même t'y vas pas ? Parce que c'est un cheminement et que je ne suis pas arrivé au bout. Il y a deux jours, j'ai rencontré quelqu'un de super dont je n'ai pas l'accord pour donner son nom et qui est plutôt queer, qui fait toutes sortes d'activités plutôt artistiques pour reprendre ses mots autour du sexe et du porno, mais pas que, qui revendique complètement son identité, sa vie, ses activités professionnelles. Et moi je l'écoutais me parler de tout ça et j'étais un peu admiratif de me dire c'est génial de pouvoir se montrer comme ça. Il y a plein de choses où je n'ai pas envie de devoir assumer ma vie sexuelle face à tout le monde. Moi, ça ne me définit pas. Ce n'est pas mon travail. Ce n'est pas ce que je fais au quotidien, même si ça fait partie de moi au quotidien. Ça fait partie de moi, mais dans des cercles de gens initiés. Et c'est très facile de discuter avec des gens initiés et des gens non initiés qui ne comprendraient pas. Je n'ai pas envie d'être obligé de les éduquer, de leur expliquer des choses, alors que de toute façon... Il y a tellement d'informations, il y a tellement de choses à comprendre, il y a tellement de choses à remettre en question dans ce qui s'imagine de la réalité et du monde. Trop de travail. Voilà, j'ai pas envie de ça. Je fais mon malin et je vais juste remettre l'église au milieu du village. Je crois que c'est ça l'expression. Moi non plus, je n'ai pas fait un épisode qui raconte mon chemin de sexualité. Tu pourrais me renvoyer la même chose, tu vois. Oui, c'est vrai. D'accord, oui. Et donc, du coup, c'était juste parce que je t'ai gratouillé. Du coup, je me renvoie à ma propre question. Si tu te gratouilles toi-même, je t'en prie. Je me gratouille quand même. J'ai une dernière question pour toi. Oui. Imagine, on se retrouve dans cinq ans. Alex ? Tu aimerais me raconter quoi ? Tu aimerais qu'il soit devenu quoi sur ton chemin de sexualité dans les cinq prochaines années ? C'est précis et imprécis. Alors, il y a quelques pratiques que j'aimerais peut-être faire, mais en fait, j'ai pas envie de tout citer. Pourquoi ? Parce que je suis pas prêt, parce que je l'ai pas encore fait, parce que c'est un peu récent. Si tu es anonyme, je ne comprends pas. C'est tout, je ne suis pas prêt. Cependant, il y a quand même des pratiques que j'aimerais perfectionner. Par exemple, en bondage, il y a plein de choses que je ne fais pas encore et que je veux apprendre à faire. Je commençais à maîtriser quand même certains nœuds, certaines choses, certaines positions. J'ai adopté quelques techniques. ben là je veux changer de type de corde je vais pouvoir faire des suspensions j'aimerais bien faire des choses plus jolies donc ça veut dire un poil plus parfait plus proche du shibari que du bondage en fait C'est quoi joli ? Joli ? Cherche Shibari, qui est plus l'art du bondage que juste attacher quelqu'un pour le plaisir. Alex, ce qui m'intéresse, c'est ta définition de joli. C'est quoi ta définition d'un homme que tu as attaché et que ça fait joli ? Il faut que tu vois les cordes. C'est ce que je te dis, c'est ce que je suis en train de faire. Cherche Shibari, tu vas déjà avoir la réponse tout de suite en voyant les images. Et en fait, ça se voit sur la manière dont ça peut mettre en valeur le corps de l'hôte, la manière dont on peut avoir certains nœuds qui vont donner des formes qui vont finalement quasiment être un tissage et qui changent finalement l'aspect. Parce qu'un nœud tout seul, c'est rien, mais quand tu commences à en faire 16 les uns derrière les autres, d'une certaine façon, tu arrives à un motif, tu arrives à quelque chose. Donc si tu arrives à répéter le motif, à le faire dans certains sens... Il y a quelque chose de beau, en fait, qui peut ressortir de là. Et c'est pour ça qu'il y en a qui maîtrisent cet art-là. Là, moi, je m'y intéresse. Je faisais plus du bondage. J'aimerais bien aller vers le shibari. C'est une exploration. C'est ton chemin pour les cinq prochaines années ? C'est un de mes chemins pour les cinq prochaines années. Je n'ai pas envie de faire que ça. Est-ce que tu dirais que tu es épanoui sexuellement aujourd'hui ? Oh, carrément. Oui, oui, oui. C'est sûr que comme plein de gens, j'aimerais bien en faire plus. De sexe ? Oui, plus de rencontres, plus de sexe, plus d'occasions. J'aimerais bien m'investir plus dans la communauté BDSM en France, BDSM slash fétichiste. J'ai des opportunités qui commencent à se créer, mais il faut du réseau, il faut rencontrer des gens, il faut avoir quelque chose à apporter et savoir ce qu'on peut apporter. Et il y a encore plein de chantiers là-dessus, c'est un sujet infini. Sur la communauté BDSM fétiche, est-ce que je dis vrai si je dis que c'est un regroupement de gens pour aider à vivre une sexualité épanouie, de consentement, à accepter d'être un peu hors norme, à se retrouver entre soi ? Et est-ce qu'il y a peut-être aussi des aspects militants, c'est-à-dire d'être reconnu par l'autre comme pas si anormal que ça ? Il y a un peu de ça. Mais l'aspect militant principal que je semble voir, c'est éliminer les... pas éliminer, réduire les pratiques à risque. Ou réduire les risques, en tout cas. Quels qu'ils soient. C'est des gens, en fait, qui disent, OK, je suis dominant. Mais il y a pas mal de trucs comme ça. Des gens qui se disent BDSM sur les réseaux de rencontres, qui disent je suis dominant. Et en fait, qui ne gèrent pas du tout le consentement, qui... qui font un peu de l'abattage, je ne sais pas, du truc de viande. C'est ça les pratiques à risque ? Alors, pratiques à risque, si tu veux voir essentiellement le risque sur la santé, la santé sexuelle si tu veux, donc tout ce qui va être IST et tout ça. mais il n'y a pas que ça il y a aussi les pratiques vraiment à risque du style tout ce qui va être le contrôle de la respiration les jeux autour du contrôle de la respiration ça c'est des trucs hyper dangereux il y a une dizaine de morts par un c'est méga grave en fait Et tout récemment, on n'a pas encore le fin mot de l'histoire, mais on pense qu'on a perdu un ami à cause de ça. Et on ne sait pas exactement ce qui s'est passé, mais tout porte à croire selon la police que ça serait ça. Et c'est un de plus parmi d'autres en fait. Comment on fait pour réduire ces risques-là ? C'est quoi ? C'est de l'information pour que le dominant qui fait du contrôle de respiration le fasse bien ? Comme tout, il faut éduquer. Il faut que tous les soumis soient alertes sur leurs vrais droits. C'est-à-dire que personne ne se mettra au-dessus de la loi, même si le dominant veut vous forcer à faire un truc... ça reste du viol, ça reste une violence. Si vous voulez pas la subir, c'est pas légal, c'est tout. Que le dominant, malgré sa position de pouvoir et malgré que c'est lui qui tient les rênes et tout, s'il en abuse, c'est punissable ou au moins répressible. Et... Et puis, déjà, les soumis qui puissent être capables de reconnaître leurs limites pour être capables d'identifier les potentiels agresseurs, les potentiels mauvais. Mais il n'y a pas juste ces histoires de consentement. Il y a aussi juste connaître les risques de manière large sur la prise de certaines drogues ou sur, justement, le blood control. Et parfois, les deux mélangés, puisque ça va ensemble. Et ça, connaître ça, ça permettrait déjà de... d'être plus à même, d'éviter les erreurs, d'éviter de mourir, tout simplement. Il y a quatre ans, quand j'ai emménagé avec quelqu'un pas très loin de chez moi, un jeune que je comptais rencontrer, Finalement, on ne se donne pas de nouvelles et j'apprends deux mois plus tard qu'il y avait une enquête, qu'il était mort seul chez lui parce qu'il a essayé de jouer avec les petits siphons à chantilly. Ça fait un effet ce truc-là. C'est quoi ? Alors, je n'ai pas tous les mots techniques. Ce n'est pas un truc que je maîtrise et donc un truc que je n'ai pas l'intention de pratiquer non plus. Mais les siphons à chantilly, il y a un truc sous pression, une espèce de petite bonbonne. Et donc, il y a des pratiques où tu peux respirer ça. Et en fait, il y a des risques quand même de faire un arrêt cardiaque. Donc, il aurait joué à ça seul chez lui. Et on le retrouvait chez lui, fermé de l'intérieur, tout ça. Et ce n'est pas quelqu'un qui l'a abandonné là. Oui. S'il y a des gens qui nous écoutent et qui ont envie d'investiguer ces pratiques, de les faire dans la joie, dans le plaisir, est-ce que tu peux me conseiller un livre ou un site internet, juste une ressource que tu trouves stylée et qui, pour toi, est inspirante et donne envie d'avoir du plaisir dans le consentement et tout ? Malheureusement, non. Pas assez à mon goût. J'écris mon propre blog, mais je trouve que c'est mal placé de venir... mais non pas du tout mais non pas du tout au contraire masterzoreg.club donc master z-o-r-e-g.club et donc c'est un blog que j'ai commencé il y a un an je voulais faire un article par mois je suis pas trop à jour mais mon but c'était ça créer un blog pour poser les bases pour justement donner des références des définitions venir expliquer que vous vivez bien les choses comme vous voulez, qu'il n'y a pas de rôle prédéfini. Tout le discours que je t'ai fait, c'est des trucs que j'essaie déjà de transmettre là-dessus. Je le mettrai dans le descriptif de l'épisode. Est-ce que tu veux le mot de la fin ? Est-ce que tu veux conclure sur quelque chose ? Je ne suis pas préparé. Et je vais dire ça, je ne suis pas préparé. Non, mais c'est vrai. Si tu veux un mot de la fin, de toute façon, n'attendez pas d'être prêt avant de faire un truc, mais préparez-vous un minimum quand même, parce que sinon, on est un peu pris au dépourvu comme ça, comme quand c'est le temps de donner un mot de la fin. Et c'est super important parce que ça joue sur votre confiance en vous et essayez de jauger. À un moment donné, peut-être que vous avez trop confiance en vous et que vous êtes en train de partir sur un délire peut-être dangereux ou peut-être juste que vous n'êtes pas prêt et que vous allez le regretter. Il y a toutes sortes de choses. Et puis, n'essayez pas d'être trop prêt. Vous n'avez pas besoin d'être un pro des cordes pour commencer à faire des trucs avec des cordes. Mais renseignez-vous un minimum pour éviter les risques, pour éviter que quelqu'un soit strangulé devant vous, mais que ce n'était pas volontaire. Tout est une question de mesure. Merci. Avec plaisir. Trop bien. Trop cool. Et voilà, c'est la fin de cet épisode. Si vous aimez les témoignages intimes comme celui que vous venez d'écouter, je vous propose de découvrir mes autres podcasts sur l'intime. A vous de cliquer sur le lien que je vous mets dans le descriptif de cet épisode. A très bientôt !

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