Gay au Cameroun : mon espoir pour la suite – Daniel 4/4

Partie 4 sur 4
« Si je veux vivre ma vie, si je veux vivre avec un mec, avoir nos enfants, vivre une vie normale, je me suis dit, voilà, si je veux vraiment vivre ça, c’était pas ici. » Daniel

Daniel a décidé de quitter le Cameroun il y a deux ans : sa famille a les moyens de l’y aider, mais aucune procédure ne lui garantit qu’il pourra rester.

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⚠️ Sujet sensible : suicide

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Dans cet épisode du podcast :

  • Ses shorts et ses chemises ouvertes le désignent : ici, un homme trop apprêté est soupçonné
  • Il a fait plusieurs tentatives de suicide, du temps où il était dans le déni de sa sexualité
  • Il refuse de partir avec un visa étudiant : le diplôme obtenu, il faudrait repartir
  • La loi immigration votée en France lui fait un choc : sa famille suit l'actualité européenne de près

On en parle dans cet épisode
L'adresse qu'il demande à publier : il veut savoir ce que son témoignage aura produit chez les autres
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Allô ? Ouais, là, tu m'entends très bien. Ouais, là, je t'entends. Écoute, on va finir comme ça. Je t'enregistre via WhatsApp. La qualité sonore est un peu moins bonne, mais ça va le faire pour finir notre entretien. Ça te va, toi ? Tu m'entends bien ? Ouais, je t'entends bien. Super. Pour terminer, j'avais envie de te demander où est-ce que t'en étais, toi. Alors, tout à l'heure, tu disais « Il y a deux ans, j'ai décidé de partir du Cameroun ». Pourquoi tu as pris cette décision et où est-ce que tu en es ? Alors, j'ai pris cette décision tout simplement parce que je me suis dit, si je veux vivre ma vie, si je veux vivre avec un mec, avoir nos enfants, vivre une vie normale, je me suis dit voilà si je veux vraiment vivre ça c'était pas ici parce que comme je te disais j'ai eu la chance d'avoir mon premier mon second et mon troisième avec qui j'ai eu vraiment des relations particulières parce que vraiment c'était très spécial avec eux parce que je me sentais normal je vais le dire comme ça mais À la longue, après réflexion, j'ai réfléchi et je me suis dit, mais est-ce que ce sera pareil tout le temps ? Parce que dans ce que j'ai cru être normal, Il y avait quand même un petit côté de peur, un petit côté de cachotterie. Tu veux dire que même si tu vas dans un autre pays où l'homosexualité te semble plus acceptée, tu te rends compte que même dans ces autres pays, comme la France par exemple, il y a encore de la cachotterie et de la difficulté à assumer au plein jour pour la majorité des homosexuels, c'est ça ? Ouais. Donc, je me suis dit, voilà, ici, quitte à se faire tuer, ou je ne sais pas, quelle sorte est-ce qu'on peut me réserver ? Il est préférable que je vive ma normalité ailleurs. Oui, que tu sois en sécurité. Pourquoi ça fait deux ans ? Pourquoi ça met beaucoup de temps ? J'aurais un peu le préjugé que comme tu as la chance d'être dans une famille riche de l'élite, j'aurais imaginé que ça aurait été plus facile. Tu as les moyens pour rapidement quitter le Cameroun, non ? Alors justement, ce n'est pas si facile qu'on le pense. Ce n'est pas si facile qu'on le pense tout simplement parce que... Voilà. J'ai déjà été là-bas. En vacances. Là-bas, c'est en France ? En France. Mais maintenant, le côté s'installer, c'est autre chose. C'est autre chose parce que voilà... me dire que par exemple, je vais venir en tant qu'étudiant, il rencontre toute une longue procédure pour pouvoir s'installer, pour pouvoir rester. Parce qu'étudiant, c'est le genre, je viens, j'ai mon diplôme et je m'en vais. Je rentre d'où je viens. Or, je suis dans l'optique de m'établir ailleurs. Donc, pour le moment, t'es bloqué pour une question de visa, c'est ça ? C'est qu'en fait, t'as pas envie de venir... T'aimerais venir en France, c'est ça ? Ouais. Après, avec la loi d'immigration qui a été votée très récemment, c'est pas... C'est plus trop encourageant, en fait. Et je me demande... Et si je fais vraiment la procédure, est-ce qu'elle va aboutir ? Parce que, ben voilà, si je viens, je ne vais pas aller monter un dossier et puis je vais me dire, ben voilà, j'ai envie de venir m'établir là-bas tout simplement parce que... En fait, il y a tout ça. Depuis deux ans, je réfléchis dessus et je me dis, c'est quoi la meilleure formule ? C'est quoi la meilleure formule ? Parce que... C'est plus possible, en fait. C'est plus possible ici. Là, on n'est plus en vidéo. Je crois que tu aurais remarqué que ma mine, elle a changé parce que là, je me rends compte de beaucoup de choses. C'est plus possible ici. C'est vraiment plus possible de toutes les façons. Tu me parlais de difficultés même pour avoir du travail. C'est-à-dire que les gens te disent que tu as l'air différent. Est-ce que tu ne serais pas homosexuel ? Voilà. Ça... Ça te regarde, ça te regarde, ça te... Ça, tu juges, en fait, avec ton apparence. J'ai du mal. Est-ce que tu peux m'aider à comprendre ? Parce que moi, tout à l'heure, quand je te voyais en vidéo, je ne vois pas de trait particulier qui pourrait sous-entendre quoi que ce soit. Tu vois, tu as une tête tout à fait normale, excuse-moi. C'est un compliment, tu es très beau, il n'y a pas de problème. Mais tu vois, tu as une petite barbe. Si tu devais te décrire physiquement, tu as la peau noire, tu as des cheveux courts, tu as des yeux noirs ou marrons. qu'est-ce qui et pareil tu vois ce videur là qui te fait des regards et tu te dis avec la vodka j'ai dû avoir mon côté efféminé qui ressort c'est que en société là comme ça dans la rue tu as l'impression que tu as une démarche ou une gestuelle particulière bon après ouais il faut savoir je suis super narcissique dis-je parce que je me sais beau Je me sais mignon, je me sais tout ce que tu veux. Et des fois, je m'attire les regards. Donc, j'aime bien me mettre, j'aime m'habiller en mode, je suis sûr que quand je vais sortir là, je vais faire tourner des têtes. Et j'en fais tourner des têtes. Donc, du coup, voilà. En fait, c'est des habits un peu apprêtés. Donc, c'est quoi ? C'est des jeans moulants ? C'est des vêtements qui sous-entendent peut-être quelque chose à ton insu, c'est ça ? Voilà, parce qu'on s'est dit, pourquoi lui s'habille comme ça ? C'est quoi son truc, en fait ? En fait, il ne s'habille pas normalement. Dans le « normalement », je me dis qu'il ne s'habille pas comme un garçon normal. Tu peux me décrire ces vêtements qui, au Cameroun, te mettent dans la case « anormal » ? C'est quoi les vêtements ? Alors, un mec qui te porte des culottes tout le temps, qui est assez velu comme moi, qui a la cuisse dehors, on le regarde en mode « ce garçon ». Ah, d'accord. Aide-moi à comprendre parce qu'en français de Paris, une culotte, c'est un sous-vêtement plutôt féminin. Ah, d'accord. En tout cas, tu sais, c'est un slip. Toi, tu as voulu dire quoi ? C'est un short ? Voilà, un short. Ah, d'accord. Compris. Un short et tu te tapes une chemisette où tu ouvres vraiment, où tu exposes un peu ta petite poitrine. Ou alors tu vas te mettre une petite boucle là et monter parce que moi, je n'ai pas les oreilles percées. Tu vas te mettre une petite boucle là. En fait, un mec un peu trop bien entretenu ici est soupçonnable. parce qu'on se dit le vrai mec il s'en fout de tout ça il peut sortir avec une chemise froide il peut te porter une chaussure toute sale lui c'est pas ça en fait son dada c'est pas ça Pourquoi prendre ce risque-là ? Parce qu'en fait, quand tu t'habilles comme ça et cela te démarque, en fait, ça met ta vie en danger. Parce que tu as dit tout au long de ton témoignage la chasse à l'homme et les violences. Tu m'as dit que tes parents, il y a trois ans, ont été témoins d'un passage à tabac d'un homosexuel qui a été tabassé à coup de pelle. Et ça les a beaucoup frappés. Et ça fait partie aussi de... de leur envie de te mettre en sécurité comment t'expliques le fait que tu décides de continuer à porter tes jolis shorts tes belles chemises échancrées alors parce que après c'est ce qui se fait déjà et j'aime me sentir libre c'est le mot que je cherche j'aime me sentir libre, j'aime pas me sentir vraiment enfermé. Une fois que je me sens enfermé, je vais me faire un petit... Parce que je suis un mec assez dépressif. Je vais me faire ma petite dépression. Et j'en en parle pas souvent tellement, mais j'ai fait plein de tentatives de suicide lorsque j'étais dans le déni de ma sexualité. Et j'ai arrêté parce que je me suis rendu compte que je faisais souffrir beaucoup mes parents, mon père et ma mère. Et J'ai décidé d'arrêter. Une fois que je me sens comprimé et déprimé, ça conduit à autre chose. Du coup, je me suis dit que je préfère m'habiller, me sentir libre. Et donc, c'est dans cet élan de liberté que, malheureusement, tu as des regards dans la rue. Mais je fais toujours tout pour ne pas me retrouver face à des situations dangereuses. Oui, je m'habille quand je m'habille, mais... c'est pas pour autant que je vais relooker les mecs dehors non tu dis là il est temps de partir parce que c'est plus faisable t'as du mal à trouver du travail et ta façon d'être te fait prendre des risques et puis à la fois si tu n'es plus toi et si tu t'étouffes totalement alors là tu pars dans un autre mal-être hum Tu comprends pourquoi tu n'es pas encore parti ? Tu dis qu'il y a un enjeu de visa, il y a un enjeu administratif. Tu as l'impression que c'est ça le principal blocage ? Tu dis que ça fait deux ans que j'ai réfléchi. Qu'est-ce qui t'inquiète à l'idée de partir ? C'est le seul blocage pour moi. D'accord. Parce que si j'étais sûr, si j'étais sûr, si mon père et ma mère étaient sûrs à 100%, que je peux me lever... Lundi, je pars à l'ambassade, je dépose mes dossiers, et on me dit que c'est un traitement de trois mois, et qu'après trois mois, je me rends encore à l'ambassade. On me dit, voilà ton visa, crois-moi, je le ferai, et que papa m'aurait payé un billet d'avion, même en first class s'il le faut ! Et le même jour où je sortirai de l'ambassade, je ne passerai plus nuit au Cameroun. Pour le moment, tu n'as pas encore trouvé la façon administrative de pouvoir quitter le Cameroun. Oui, en fait, c'est la principale raison. En fait, papa, mes parents, que ce soit en France, que ce soit en Belgique, que ce soit où, s'ils sont sûrs Avec moi, bien sûr, si j'entre dans telle ambassade, je ressors de là. On le fait immédiatement. On l'a dit tout à l'heure, ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais on veut être sûr de ce qu'on fait. Moi, perso, je veux être sûr de ce que je fais parce que pour mes parents, ils sont prêts à me dire « Entre dans toutes les ambassades où tu peux et dépose tes foutues demandes. » Mais le faire, c'est aussi gaspiller en énergie gaspiller en énergie et j'ai pas envie d'avoir de faux espoirs je comprends comme je t'ai dit tout à l'heure je suis en mode ouais un coup je suis super joyeux un coup après j'ai le mood à me ramasser avec une pelle donc du coup j'ai envie de me dire ouais sur 100% sur une échelle de 10 de réussite Je suis à deux de ne pas réussir. Je préfère être vraiment très sûr de ce que je fais en me disant si ça ne réussit pas. En fait, de savoir très exactement ce qui ne me ferait pas réussir. Si ça ne marche pas, je sais que non, je peux retenter. Pourquoi ? Parce que voilà ce qu'il m'a fait. Mais pas dans un sens où j'y vais en étant sûr qu'au final, ça ne marche pas sans trop savoir pourquoi est-ce que ça n'a pas réussi. Donc, comme je l'ai dit, la meilleure possibilité pour moi, c'était... C'était la France, tout simplement parce que ma famille y est. Elle y est installée. Mais là, maintenant, avec les rigueurs et tout ce qui va avec, je ne suis plus trop sûr. Parce que je vais t'avouer une chose. Je me suis dit, parce que j'ai vu maman, que je vais m'engager. Je vais m'engager dès son départ. Mais... Comme on appelle notre famille, on appelle notre famille les petits français. Nous, on suit plus l'actualité européenne que camerounaise. Bon, c'est vrai qu'on suit l'actualité africaine et camerounaise en particulier, mais on est plus, disons-le, porté vers l'actualité européenne parce qu'on est déjà, en ce qui est des Européens. Donc... Moi, ça m'a fait un coup, un petit choc. Je ne suis pas français, je ne sais pas si je le serai aujourd'hui, mais ça m'a fait un grand choc de savoir qu'on puisse voter ce genre de loi, vraiment, je vais le dire comme ça, très rude et très dur. Je vais le dire comme ça. Tu sais, il y a des gens qui, en s'expatriant, ont un petit espoir, un petit espoir d'éducation, un petit espoir de boulot, de pouvoir se dire « Je suis arrivé, même pas seulement en France, peut-être en Europe ou en Amérique, et de pouvoir soutenir ma famille au Cameroun. » Après, lorsque tu as un pays comme ça, dans un monde de mondialisation, où on se dit, désormais, il faudrait qu'on puisse se mouvoir... Vraiment, de se dire « Ouais, je peux travailler à tel endroit et déclarer mes impôts là-bas, mais tout de même subvenir aux besoins de ma famille, de mes proches dans un autre pays ou dans un autre continent. » On s'est dit, ben, wow. Cette fameuse mondialisation, est-ce que ça existe ? Et encore plus, encore nous autres, les homos, on s'est dit... Moi, personnellement, je me suis dit, wow, mais pourquoi crier aux... aux droits de l'homme lorsque, ben voilà, on ferme des portes. Parce qu'il y a beaucoup d'étudiants. Moi, je vais te le dire. Il y a beaucoup de personnes qui se camouflent derrière l'aspect « je suis un étudiant, qui veut venir poursuivre mes études à l'étranger » parce que, ben voilà, ils sont homos et ils préfèrent partir en se disant... Alors, toute la famille sait qu'il est parti parce qu'il est parti poursuivre ses études. Or, lui, il est parti pour se libérer. J'en connais un... son père est général ici. Il est parti et c'est l'année dernière qu'il a dit à sa mère qu'en fait, je ne reviens pas. Tout simplement parce que voilà, voilà, voilà. Et sa mère m'a appelé en me disant, c'est ton ami, est-ce que je suis au courant de ça ? Son père, il a fait vraiment un gros boucan ici en se disant qu'il va arriver là-bas en France, le ramener de force au Cameroun. En se disant, non, c'est la France qui a gâté mon fils et autres. Mais Non, il était déjà indiqué et il a trouvé une échappatoire en se disant « Papa, tu sais, je ne peux pas vraiment poursuivre mes études normalement ici, il faut que je m'en aille ». Son père a dit « Y'a les moyens, vas-y ». Et il s'en est allé. Et il a appelé sa mère pour le lui dire parce qu'il m'avait avoué qu'il a trouvé personne avec qui vivre. D'ailleurs, ils se sont déjà Ils sont installés désormais ensemble. Donc, tu vois, il y a tout ça. Lui, c'est peut-être malhonnête, mais ils n'ont pas le choix. Comme il veut, oui. J'ai une dernière question pour toi. Toi, tu te sens comment ? Tu te sens comment après ce témoignage ? Je me sens assez... Ça va, on va dire que ça va comme ça, ça va. Mais comme je t'ai dit, je crois que je te l'ai dit quand même depuis le début et tout, je me demande quel impact ça aura sur les autres. Est-ce que tu veux mettre une adresse e-mail ? Tu me la donneras et je la mettrai dans le descriptif de l'épisode pour que les gens puissent t'envoyer des e-mails s'ils avaient envie. Est-ce que tu aimerais être en contact ? Tu peux inventer un e-mail ? D'accord. Oui, pourquoi ? En fait, j'aimerais bien savoir ce que ça a fait aux autres moments. En fait, l'impact que ça a eu sur les autres. Est-ce que tu as des gens qui t'écoutent, qui ont été au Cameroun, des Camerounais qui ont été au Cameroun et qui, désormais, sont à l'étranger, qui t'écoutent et qui vivent bien leur sexualité ? Ou alors, est-ce que tu as des... Il y a des Européens qui se demandaient comment est-ce qu'ils font dans des pays où ce n'est pas autorisé. Ce que je te propose, c'est que tu me donnes une email que je mettrai dans le descriptif de cet épisode. Et si moi, je reçois des messages, parce que sur le Discord, tu sais, c'est un espace en ligne, une sorte de forum où les gens partagent des messages. Donc toi, tu peux t'y connecter ou je te passerai les messages. Et idem, si on m'envoie sur mon WhatsApp des retours, je te les partagerai. Mais en tout cas, un grand merci. Merci d'avoir pris ce temps. Je suis content que la technique ne nous ait pas éloigné, qu'on ait réussi à avoir un long échange. Et peut-être à bientôt. On reste en contact si tu le souhaites. Moi, je n'ai pas de souci. On peut rester en contact. Et je vais t'avouer que j'ai changé d'opérateur Wi-Fi tout simplement à cause de ça. Maman était en mode « Pourquoi tu dépenses de l'argent pour ça ? On a ce qu'on a, on fait avec. Tu es en Cameroun, c'est pas comme en France où le Wi-Fi, il est bien partout. Tu verras quand tu vas arriver là-bas. » C'est elle qui me disait. Après, moi, je lui ai dit « Non, il faut vraiment que le Wi-Fi soit… » Parfait, parce que moi, j'utilise beaucoup les réseaux sociaux. En fait, jusqu'à présent, elle ne sait pas trop pourquoi je l'ai fait. Parce que, ben voilà, je ne veux pas aussi... Pas que je ne veux pas qu'elle sache que j'ai fait ce démoniage, mais bon, je préfère les éloigner un peu de tout ça. Ils en ont déjà... Ils en ont déjà assez vu avec moi. On est un enfant carrément, donc Je t'envoie plein de bonnes énergies, en tout cas. Plein de force de mon petit endroit. Merci. ça me fait vraiment beaucoup plaisir d'avoir fait ça et du coup je me sens un peu en mode je suis un grand homme je viens de faire un témoignage dans un podcast mais non ça m'a fait plaisir de l'avoir fait et je ne sais pas si ça va aider des gens mais moi perso ça me fait plaisir ça m'a fait beaucoup plaisir beaucoup plaisir. Et t'es une belle personne. T'es une belle personne. J'avais des appréhensions la première fois que j'étais écrit. Je me suis dit, qui est-ce que je vais tomber, mon Dieu ? Mais t'es une belle personne. C'est gentil. Merci. Merci à toi. Voilà. Merci. Salut. À très vite. Bye bye. Salut.

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