*Live* Trouver sexe ou amour quand on est gay : défis et conseils 1/2

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Avec une trentaine d’auditeurs réunis à Paris, on discute de comment trouver amour, sexe ou amitié dans la communauté gay — entre solitude, fétichisation et codes qui excluent, avec Denis Trauchessec, sexothérapeute :

  • Joël évite Grindr — en tant qu’homme métis, il ne veut pas être fétichisé — et sa franchise dans les rencontres est souvent mal interprétée.
  • Loïc n’a jamais été en couple : avant de trouver un amoureux, il veut d’abord une famille de cœur — des amis qui restent quand ça va mal.
  • Faire des plans cul pour combler la solitude : la mauvaise réponse au bon besoin — et ce que ça dit du stress minoritaire dans la communauté gay.

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Les conseils du sexothérapeute

Denis Trauchessec est sexothérapeute — dans ce live, il aide les auditeurs à démêler solitude gaie, stress minoritaire et désirabilité dans la communauté gay.

  1. Identifier son vrai besoin avant d’ouvrir Grindr. Denis Trauchessec souligne que beaucoup utilisent les plans cul pour pallier une solitude sociale — or c’est, selon lui, répondre à la soif en mangeant. Distinguer si on cherche du sexe, de la connexion ou de la communauté change tout à la façon dont on vit l’app et ses silences.
  2. Construire un cercle amical avant de chercher un couple. Pour Denis Trauchessec, entrer en relation amoureuse sans réseau amical préexistant fragilise la relation : si la rupture arrive, on se retrouve seul sans filet. Le cercle social est un prérequis, pas un bonus accessoire.
  3. Comprendre l’origine historique des sous-communautés gays. Denis Trauchessec rappelle que les catégories physiques (twinks, bears, daddies) sont des constructions liées à l’histoire du sida et aux mécanismes de défense de la minorité — pas des vérités naturelles. Reconnaître ça aide à ne pas internaliser le rejet corporel comme un jugement personnel.
  4. Consulter un professionnel si la solitude devient un blocage récurrent. Pour Denis Trauchessec, quand les schémas de solitude se répètent malgré les tentatives, un accompagnement permet de distinguer ce qui relève du contexte communautaire de ce qui est plus personnel. Annuaire des soignant·e·s LGBT+ friendly →

Questions fréquentes

Pourquoi se faire des amis dans la communauté gay est-il si difficile ?

Selon Denis Trauchessec, rejoindre une communauté minoritaire est censé apporter un sanctuaire, mais les sous-groupes qui s’y forment (twinks, bears, daddies) reproduisent des rejections basées sur le physique. On pénètre dans un espace qu’on croyait protecteur pour y trouver de nouveaux critères d’exclusion — jusqu’à trouver sa bonne place.

Est-ce qu’un plan cul peut se transformer en vraie rencontre ?

Pour Denis Trauchessec, ça arrive, mais c’est rarement une stratégie efficace : 80 % du temps, le plan cul reste un plan cul. Si ce qu’on cherche c’est de la connexion ou de l’amitié, l’utiliser pour combler une solitude sociale revient à répondre à la soif en mangeant — ça soulage momentanément sans résoudre le vrai besoin.

Pourquoi Grindr me semble plus cruelle certains soirs que d’autres ?

Denis Trauchessec note que l’app fonctionne souvent comme un miroir de l’état intérieur : quand on cherche de la validation après une mauvaise journée, l’indifférence des autres semble plus brutale. Ce n’est pas l’app qui change — c’est la lecture qu’on en fait qui varie avec l’état émotionnel du moment.

C’est quoi le stress minoritaire et comment ça affecte les rencontres ?

Selon Denis Trauchessec, le stress minoritaire est le poids psychologique lié au fait d’appartenir à une minorité discriminée. Il pousse à chercher une communauté similaire pour se protéger — mais cette communauté peut elle-même reproduire des rejections, créant une double pression sur la désirabilité et l’appartenance qui complique les rencontres.


On en parle dans l’épisode

  • 🎙️ Ce blocage qui m’empêche de trouver l’amour — Benjamin 🇷🇪 1/3 — Même difficulté à trouver l’amour en étant gay : Benjamin identifie précisément ce qui le bloque, entre stress minoritaire et peur de la vulnérabilité. Écouter
  • 🎙️ Domi d’un hétéro et galères pour trouver l’amour — Floræ 2/2 — Même thème de la galère amoureuse dans la communauté queer : Floræ raconte comment trouver sa place entre désirs et codes qui s’imposent. Écouter

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Allez, c'est parti. Bienvenue tout le monde. Nous sommes au Merci Marcha. On fait un cercle de paroles et j'avais une idée. Vous allez à trois tous crier votre prénom pour vous introduire. Un, deux, trois. Bienvenue, super, ça rend génial. Nous sommes avec Denis Trochesec. Et bonjour à tous. Qui est notre sexothérapeute. Et dans le bar, il y a des vieux bruits, non ? Ce sont des machines de bar, effectivement. Donc je ne sais pas s'il y aura des interférences. Et nous avons chaud, nous avons éteint tous les… Tous les ventilos. Bon, c'est trop cool. Cette fois-ci, exceptionnellement, on n'avait pas, avec Denis, préparé la thématique. Et c'est nous, là, on est une trentaine, 25, qui avons fait émerger le sujet suivant. Vais-je arriver à le dire ? Relationner, trouver l'amour, le cul ou l'amitié. Comment faire quand on est un homme queer aujourd'hui ? Sujet large. En fait, chacun, on s'est mis en petit groupe. Chacun a noté des petits trucs sur des post-it et il y en a quand même pas mal qui ont tourné autour de comment je fais pour relationner quand je ne suis pas super masculin. C'est quoi mon rapport aux apps de rencontre ? On peut prendre le sujet de plein de façons différentes. Je me pose des questions sur le couple que j'ai envie d'avoir, etc. Et dans ce cercle de paroles, l'idée c'est qu'on va se partager là où on en est sur ce sujet de la relation, là maintenant. En tout cas, les volontaires qui le souhaiteraient. Est-ce que ça vous va ? Pour les auditeurs qui veulent venir, qui écoutent, il faut aller sur le site et il y a tout comment faire pour être tenu au courant des prochaines rencontres ou live à Paris et ailleurs quand je me balade. Et j'ai oublié de faire un truc essentiel, donc on va galérer sur le lancement. Je m'étais noté de demander s'il y avait une personne qui était OK pour lancer autour de notre sujet, relationner, trouver l'amour, le sexe. dans notre communauté est-ce qu'il y a un volontaire ? Joël alors l'autre règle du jeu dans un podcast c'est que si on n'a pas le micro c'est notre bâton de parole Jérémy, peut-tu le passer ? Eh bien, on ne peut pas être entendu. Joël, tu disais quoi ? Je disais, moi, je veux bien, mais je ne sais pas. Voilà, s'il n'y a personne d'autre. Mais tu es très bien, Joël. Oui, oui. Tu avais marqué un petit truc sur un post-it ? Oui. Comment relationner quand on a une personnalité atypique ? Parce que ça me concerne. Bon, je ne dois pas être le seul, mais bon, voilà, c'est… Tu veux dire, ça veut dire quoi atypique pour toi en tout cas ? Alors, bon, par pudeur, je ne vais pas rentrer dans les détails de l'atypicité, mais on va dire, moi, j'ai ce qu'on appelle, je suis un overthinker, voilà. Et j'ai une pensée en arborescence, c'est-à-dire que mon cerveau ne s'arrête jamais, je ne suis jamais en train de penser à rien. Une pensée en emmène dix autres et c'est croissant tout le temps. Donc je ne m'arrête pas de réfléchir ou quoi que ce soit. Et donc ça, en plus, le vécu, l'inné, l'acquis. J'ai une personnalité très… Tu peux nous raconter, dans un date, pour relationner, en ce moment, tu cherches amour, sexe, les deux ? Je ne cherche pas, mais ce n'est pas fermé. Ce n'est pas fermé à toutes ces options-là. Lorsque tu tentes de conquérir une de ces options, ton atypisme… Même sans ça, dans tous mes rapports, toutes mes interactions sociales. Et donc, tu as mis l'idée dans la tête. Comment ça impacte ton lien quand tu veux séduire quelqu'un ou quand tu abordes quelqu'un sur Grindr ou je ne sais pas quoi ? Comment ça impacte ? Alors déjà, je ne fais pas Grindr parce que c'est le paradis de la fétichisation. Et tu es un homme de couleur pour les gens. Voilà, exactement. On ne te voit pas. Non, on ne me voit pas. Je suis métisse. Donc, en fait, disons que j'ai appris à me connaître de la franchise. Ça peut être mal interprété. Et par exemple, si je vais dire je ne veux pas ou je n'aime pas, je vais… La personne, enfin, je ne sais pas. J'ai l'impression que j'ai un peu une franchise qui peut paraître agressive. Dans ta façon de naviguer le rapport social. Voilà. Et du coup, les gens réagissent mal. Oui, ou interprètent mal. Ils voient comme des attaques personnelles. Ou pour moi, des façons de penser qui ne sont que des pensées parmi d'autres. Par exemple, d'avoir réfléchi sur ça, je peux être assez cash, mais pas… Enfin, comme les personnes un peu atypiques, c'est-à-dire, je vais dire, je n'aime pas facilement. Je ne sais pas, moi, si on m'a fait, par exemple, quelque chose à manger, on dit, ça te plaît ? Je vais dire non. On va dire, ah ! Est-ce qu'il y en a d'autres qui veulent rebondir, Sam ? Moi, je vous propose, j'avoue, j'ai fait tout éteindre pour le podcast et tout, pour le bruit, mais en fait, on va mourir. C'est un sauna. Moi, je vous propose qu'on réouvre l'intégralité des fenêtres et les auditeurs auront du bruit et puis n'écouteront pas le podcast si c'est vraiment l'horreur. Voilà. En fait, je voulais rebondir et répondre aussi à toi. C'est sur le côté parce que Joël ne passe pas par Grindr et parce que sur Grindr, oui, on peut être parfois assez cash et assez direct et dire non, oui, bloqué et tout ça. Mais même pour relationner, je le rejoins un peu dans le côté, d'une part, où je réfléchis beaucoup, beaucoup et ça n'arrête pas. Et deuxièmement, sur le côté transparent et franc, qui est parfois difficile à… à vivre parce que quand on démarre une rencontre avec quelqu'un est-ce qu'on est obligé est-ce qu'il faut être aussi franc que ça en fait est-ce qu'il faut être complètement transparent et est-ce qu'il faut dire direct les choses qui quand ça va pas c'est pas que quand ça va pas mais par exemple tu lui as dit non ça par exemple il t'a servi un repas non ça ne m'a pas plu c'est vrai que C'est de la franchise, c'est de l'honnêteté, mais il y a aussi le côté, est-ce qu'on réfléchit autant à l'autre quand on répond de cette façon-là ? On veut être soi-même, on ne veut pas mentir, mais en même temps, on veut peut-être se présenter au meilleur jour ? En fait, je pense qu'il y a deux sujets différents. C'est que la neuroatypie, c'est une façon de naviguer le lien social qui est différente. Et on parle de plus en plus du spectre de l'autisme, etc. Et ce n'est pas les gens qui sont sur le spectre de l'autisme, ils ne sont pas en train de choisir d'être franc et de te heurter. C'est juste une réalité pour eux. Et donc, ils tentent autant que faire se peut de naviguer ça et que c'est assez galère d'être compris. Toi, personnellement, tu es neuroatypique ? Non, non, non, pas… T'en es où ? Je connais très bien le domaine, je travaille dedans. T'en es où de tes rencontres ? Je suis célibataire. Je suis célibataire, voilà. En recherche d'une personne à aimer et qui m'aimerait comme je suis et que j'aimerais comme il est. C'est un peu ça la difficulté. Je pense que c'est de… De trouver la personne déjà où il y a une belle connexion et en plus, les plus. Donc là, tu partages des défis que plein de gens ont et même des hétéros. Est-ce que tu as l'impression que toi, dans ce chemin d'essayer de rencontrer, il y a des obstacles particuliers ? Oui, en fait, je me rends compte qu'il ne suffit pas de plaire et que la personne de l'autre côté sente la même chose. Parfois, on sent une réciprocité qui est sympa. Et puis, en fait, dès qu'il y a la vie, les contraintes de la vie, le quotidien qui pointent son bout de nez. Donc, je ne parle pas de… J'ai démarré des rencontres… où au début, on est dans une bulle très sympathique et dès qu'il y a la petite contrainte qui arrive, la personne se braque. Ou bien moi aussi, peut-être que j'ai du mal à accepter certaines contraintes. Toi, comme contrainte, par exemple ? Par exemple, les contraintes parfois de mode de vie, par exemple un rapport à la religion. J'ai eu une relation où la personne était très proche d'une religion qui pose pas mal de contraintes sur la vie quotidienne, sur le plan alimentaire, sur le plan de certains coutumes, etc. Et moi, même si j'appartenais à la même religion, j'ai du recul par rapport à ça et Voilà, donc ça me bloquait un peu sur certaines choses. Là, par exemple, la dernière relation, c'était que j'ai un animal de compagnie auquel je suis très attaché. Et donc, la personne, autant on en avait bien discuté. Et puis, quand la rencontre s'est faite, il s'est rendu compte qu'il ne connaissait pas ce que c'était avoir un animal de compagnie. C'est quoi ? Un chien, un chat ? Une petite chienne, oui. OK. Et du coup, vous n'avez pas continué la relation à cause du chien ? Pas à cause de ça seulement, mais j'ai senti que lui, c'était un blocage sur ça. Et surtout un blocage du style où, moi, comme s'il passait après la chienne, déjà. Il m'a dit, genre, ton cœur, ton attention est focalisée sur cet animal. Et en fait, tu n'as pas la place pour un amoureux, ce qu'il a. Mais je trouve ça intéressant parce que là, j'ai l'impression que tu parles de l'enjeu de la compatibilité quand tu rencontres quelqu'un qui est assez, que tout le monde partage, le mode de vie, ce que tu as envie de faire, etc. Moi, j'ai entendu, là, quand on faisait nos petits post-it et qu'on préparait ce cercle de paroles, il y a plusieurs personnes qui ont mentionné une solitude. lié à la communauté gay. Donc j'avais l'impression que là, il y avait une spécificité gay. Est-ce qu'il y a des gens qui l'ont déjà ressenti, qui l'ont déjà vécu et qui veulent partager un petit bout de ça ? Ou est-ce que vous êtes d'accord ? Loïc, qui est à l'autre bout de la pièce. Et tandis que le micro chemine, et attention en effet au fil. Ah là là, nous sommes une grande famille qui tient le fil. Le fil passe au-dessus de toutes les têtes. Vas-y Loïc ! Donc oui, pour le sujet de moi, j'avais noté sur le post-it les seulement, pas que la solitude, mais aussi le fait de se sentir seul, mais aussi de se sentir un peu genre esselé par les autres, d'être rejeté. Et moi, je l'ai beaucoup. Je le remarque beaucoup. Je le constate beaucoup au quotidien, que ce soit dans la communauté LGBT ou même hors LGBT. Moi, j'avais marqué aussi la fausse bienveillance sur le post-it aussi, qu'on est dans une société d'hypocrisie générale où on essaie de faire tout semblant d'aller bien. Et si quelqu'un va mal, elle doit être seule parce qu'on ne veut pas que ses problèmes nous affectent. Est-ce que tu peux raconter, si tu es à l'aise, dans un moment de dating, toi tu cherches quoi en ce moment ? Alors, je n'ai jamais eu de relation de couple, alors que je suis un fervent croyant de l'amour inconditionnel. Moi après, ma stabilité du fait d'être un peu en précarité, d'avoir bougé beaucoup à droite à gauche dans la France, n'était pas évident pour pouvoir construire une relation de couple. Et avant de pouvoir trouver aussi nos relations de couple, j'aimerais aussi avoir un peu une famille de cœur avec des amis. Parce qu'en dehors du couple, on a aussi besoin d'avoir ces relations aussi avec les uns et les autres. Parce que si jamais je me mets en couple alors que je n'ai pas d'amis, si je me retrouve à me séparer, je me retrouve de nouveau seul, sans amis et sans rien. Moi, il y a une spécificité, et Denis, n'hésite pas à me faire des signes, mais pas des petits signes sur le genou parce que je ne vois rien. Fais-moi des grands signes si tu veux intervenir. Moi, il y a une spécificité que je vois dans ma vie, sur laquelle j'aimerais bien votre avis. Quand je suis sur Grindr, pour moi, la spécificité gay que j'observe, c'est la consommation sexuelle. Donc, je vis dans une ville et sur Grindr, j'ai l'impression qu'il y a un tel niveau de choix, pardon, il y a tellement de choix, qu'en gros, je suis un bout de viande comme les autres sur le marché, et que du coup, moi, l'isolement ou le sentiment de solitude, c'est quand, en fait, tu vois, les gens qui disent, moi, je réponds pas à tout le monde sur Grindr parce que j'ai pas le temps, les gens qui te bloquent, qui te dégagent, parce qu'en fait, ils ont plein, qui te relancent pas, et qui te… J'ai un peu cette impression-là. Et puis de participer. Moi aussi, j'imagine que les autres peuvent se sentir bout de viande dans les interactions. Mais en gros, je suis partagé entre… Moi, j'ai envie de faire du sexe et j'ai envie de rencontrer des personnes et de les rencontrer aussi sexuellement. Et je n'ai pas envie de consommer les gens en… en les respectant pas et à la fois il y a quand même un truc d'une grande solitude que plein de gens partagent est-ce que vous vous ressentez ça aussi après on est à Paris il y a pas mal de parisiens est-ce que quelqu'un veut parler là-dessus moi je vais continuer un peu sur ton sujet je sais pas si tu as le droit en fait comme on est pas mal nombreux je vais essayer que plusieurs personnes participent mais c'est vrai que personne n'a levé la main qui utilise Grindr levé la main Là, on a 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11. Sur tous les gens greeners, je suis le seul à… Louis, tu n'as pas envie de parler ? Alors, passons le micro à Louis qui s'est fait attraper par ma question et qui m'a répondu non avec le visage. Toi, tu cherches… Des choses en ce moment, quand tu es sur Grindr ? Non, je ne cherche rien de très particulier. Je dirais que je suis dans une période où j'essaie de retrouver un peu de la confiance dans ma capacité à générer du désir chez les autres, à y croire en tout cas, quand ça arrive. Du coup, quand tu ouvres ton Grindr, c'est avec quelle attente ? En fait, c'est très dépendant de mon état. quand j'ouvre Grindr c'est à dire que par exemple si ma journée elle a été pourrie que j'ai je sais pas traversé des trucs relous au travail etc que aucun de mes potes n'est dispo pour qu'on se voit par exemple je vais ouvrir Grindr avec une espèce de je sais pas de besoin de validation ou quelque chose de pas très positif et mon expérience sur Grindr va probablement à ce moment là être super négative je vais avoir l'impression d'être je sais pas moi que personne veut me voir d'être moche que personne répond que de toute façon ils sont tous hyper relous parce qu'ils sont jamais dispo et que c'est trop chiant et si le lendemain je me connecte, j'ai passé une bonne journée j'ai l'esprit occupé par un projet qui m'enthousiasme, je vais voir un pote le soir, je vais me connecter et puis là je vais avoir l'impression qu'il y a 4 personnes qui ont envie de me voir et que c'est super et que je me sens bien donc en fait je dirais que mon usage de Grindr il est Et ce que je cherche et la façon dont je vais me sentir plus ou moins seul sur l'application est plutôt le reflet de comment je me sens. C'est comme une sorte de prolongation de mon état du moment. Et sur ma question autour de se sentir dans l'isolement ou un peu genre morceau de viande, tu le vis ça ou pas ? Pas trop. Je crois pas trop. Enfin, je crois que ça va. À part peut-être ces moments où je me connecte en ayant besoin de trouver quelque chose. Même pas du sexe, mais vraiment juste remplir un moment, une soirée nulle. Là, je peux me sentir seul. Mais j'ai pas l'impression que ça vienne directement de Grindr. Denis ? Il y a plein de choses à dire, surtout ce qui vient d'être partagé. Et ce qui est intéressant, c'est que les notions vont se nourrir les unes les autres. Il y a plusieurs mécanismes qui ont été soulignés par les partages. D'abord, c'est l'importance d'avoir une communauté. Pourquoi est-ce qu'on a besoin d'avoir une communauté ? Ce qu'on attend d'une communauté, c'est d'être entouré de gens qui partagent en tout cas des points de similarité. Et surtout, ça répond à ce qu'on appelle le stress minoritaire. C'est qu'à partir du moment où on appartient à une minorité qui subit des discriminations de la part de la majorité, on va chercher à se renforcer en tant que minorité, à construire un cercle uniquement composé de personnes comme nous, pour faire face à tout ce qui est stigmatisation, discrimination. Et… Et là où ça devient un peu pernicieux, c'est que lorsqu'une communauté devient trop grande, il va y avoir des sous-communautés qui vont se créer. Ça, c'est un mécanisme inévitable. Et la communauté, en tout cas gay, dans la mesure où on a un rapport au corps qui est quand même pas mal rempli d'injonctions, a construit ces sous-communautés très souvent en fonction du physique. Les twinks, les bears, les daddies. Et ce qui fait qu'on est sur une communauté qui est quand même malgré tout ultra discriminante sur le physique et la désirabilité. Et ce qui est assez complexe, c'est qu'on pense trouver une place dans une communauté. Alors qu'en fait, on pénètre dans une communauté dans laquelle on va se faire potentiellement rejeter. Jusqu'à ce qu'on trouve sa bonne place. C'est-à-dire que là où on devait trouver un petit sanctuaire où on se sent bien, on se retrouve à nouveau dans un bourbier où il faut qu'on arrive à retrouver une place dans cette communauté. Et justement, sur le partage que tu nous as fait, Louis, sur ta recherche sur Grindr, qui dépend de ton mood, c'est finalement… Je doute potentiellement ou je vais être rassuré sur ma désirabilité. Donc, je vais me mettre au milieu de ce pool sur Grindr où il y a tout le monde, voir si j'ai des likes, voir si j'ai des gens avec qui je peux potentiellement trouver une place. Et je trouve que c'est un phénomène qui est assez complexe, d'autant plus que, et là on va revenir après sur les rencontres, il y a un dernier niveau de trouble qui se crée à ce niveau-là, c'est ce qu'on appelle la solitude gaie. qui est un vrai phénomène psychologique qui est induit par notre communauté. On pense qu'il faut forcément faire des plans cul. On pense qu'à partir du moment où on est gay, on baisse tous facilement les uns avec les autres. Et l'idée, c'est de se dire, je me sens seul. Qu'est-ce que j'ai comme vecteur pour faire des rencontres ? Eh bien, je vais faire des plans cul. Parce que peut-être qu'à travers les plans cul que je vais faire, je vais potentiellement faire une rencontre avec qui il y aura soit une amitié, soit une relation. Et là, c'est malheureusement rarement la bonne réponse. C'est-à-dire que si on devait prendre une métaphore, c'est « Ah ben tiens, j'ai soif, donc je vais manger ». Ce n'est pas la bonne réponse au bon besoin. Là, le besoin, c'est que j'ai besoin de me construire un cercle, d'avoir des relations sociales. Faire des plans cul, en général, c'est on fait un plan cul. Si ça se passe bien, peut-être qu'il y aura un peu d'échange au milieu. Après, ça peut durer. 80% du temps, c'est fini, je m'en rabille et puis ciao. Donc, finalement, ça reste déceptif. Simplement, vu qu'on a cette injonction, même si ça a été déceptif une fois, on va recommencer, on va recommencer, on va recommencer, toujours avec l'espoir que potentiellement un plan cul pourrait devenir autre chose. Sachant qu'il y a plein d'endroits dans le monde où c'est ultra compliqué d'avoir une asso LGBT, trouver des personnes queer est ultra compliqué, et donc la porte de Grindr… c'est ce à quoi je pensais et James je sais pas s'il veut bien participer on va lui passer le micro passons le micro à James parce qu'il rebondit sur ce que tu dis Denis sur ton petit post-it que je tiens dans ma main Tu parlais de la superficialité des espaces et du monde gay, ce dont tu parlais là, Denis. Est-ce que tu peux, si tu es à l'aise, nous partager, toi, comment tu le vis, cette superficialité ? Pourquoi tu as mis ça ? Alors moi, pour faire un résumé rapide, moi, j'ai passé ma vie entouré de femmes. Je me suis construit toutes mes amitiés depuis… le primaire avec des femmes, enfin avec des filles qui sont devenues des femmes. Excuse-moi, est-ce que tout le monde entend James de l'autre côté du… Ah, n'hésitez pas. Est-ce que tu veux bien parler plus fort ? Désolé. Parce qu'en fait, avec les fenêtres ouvertes, ce n'est plus un sauna là, c'est mieux. Mais on entend moins bien. Donc je disais, moi j'ai construit ma vie amicale autour des femmes, quand j'étais plus petit autour des filles, parce que j'ai toujours été rejeté par les garçons et par les quelques hommes dans ma famille. Bref, donc je me suis approprié en fait ce milieu-là et peut-être la psyché féminine, je ne sais pas. Et avec l'âge, notamment rencontrant mon conjoint, donc moi je n'ai jamais traîné dans le milieu gay, je n'ai jamais eu d'amis gays. J'ai mis beaucoup de temps déjà à comprendre que moi, j'étais gay. Et donc, ça s'est fait sur le tard, entre guillemets, chacun sa vitesse. Et ce que je trouve intéressant, c'est que… Alors, autant c'est agréable et c'est très, très important et très agréable et très sécuritaire de se sentir… faisant partie d'un groupe d'autres hommes qui ont pu vivre les mêmes choses, qui connaissent le rejet, la même sexualité, même si elle est diverse et variée, autant, et je ne le dis pas méchamment, c'est juste qu'il y a une superficialité dans les rapports humains, Donc je rentre même pas dans le sexe, c'est vraiment le côté platonique des rencontres gays, qui est pas désagréable en soi, mais c'est vrai que je mets beaucoup de temps à développer des vraies conversations profondes, intimes, Pas forcément des choses graves de la vie, mais ça peut arriver. Merci. Est-ce que tu peux ancrer ton propos ? Parce que tu parles d'un monde gay. C'est donc de ton monde gay. Est-ce que tu peux en mettre deux mots ? Lorsque tu vas dans un bar dit gay, tu as du mal à connecter ? Où est-ce que c'est ce qui se passe pour toi ? Où est-ce que ça se déroule ? C'est les bars, c'est les différents espaces, différents lieux. Ça peut être des groupes. À Paris ? Tu habites à Paris ? Différents groupes, par exemple, des assos, c'est quoi ces lieux où tu rencontres des hommes gays ? Ça peut plutôt être des bars ou des groupes d'amis. Et il y a d'autres amis ou des soirées. Et donc il y a d'autres amis d'amis qui s'ajoutent. Donc par exemple, quand tu rencontres un ami d'ami qui lui aussi est gay, tu sens… Elle ressemble à quoi cette superficialité ? C'est-à-dire que je pense que… Encore une fois, c'est mon interprétation, mais je pense qu'il y a de la réserve. Il y a aussi un désir de… Et je ne suis pas différent de ça. De se montrer sous son meilleur angle, d'être drôle, d'être cynique. Le cynisme gay est très… Ce qui est logique. Pour tout un tas de raisons, parce qu'on fait partie d'une minorité, donc il faut avoir beaucoup d'humour pour continuer à vivre dans ce monde. Donc il y a un rôle qui est normal dans toute interaction sociale. On a un masque social. Et c'est normal, mais je trouve que j'ai du mal à passer outre ce masque. Et je peux, des fois, les hommes à qui je parle vont partager des choses très intimes, très vraies, très humaines, au-delà même d'être gay, et ça disparaît. Ça rebascule dans des conversations très fun sur le drague, le cul, le machin. Mais du coup, et ça, je ne l'ai pas avec les femmes hétéros, ou même les femmes lesbiennes, d'ailleurs. Mais voilà, bon… Denis m'a fait un geste. Je pense que le côté superficiel est aussi très ancré dans l'histoire de la communauté. Tu as dit quelque chose de très juste par rapport au fait que tu t'étais approprié peut-être un aspect un peu féminin dans ton enfance. En réalité, ce qui s'est passé dans l'histoire, on ne va pas refaire toute l'histoire de la communauté parce que ça serait trop long, mais au début, être gay, c'était être une femme ? ou un sous-homme. Il y a eu un mécanisme dans lequel une partie des personnes se sont appropriées l'insulte en disant, puisque tu me traites de femme, je vais te montrer ce que c'est qu'un homme qui fait la femme. Et là, on a eu tout le côté très féminin qui s'est développé, etc. Ils se sont appropriés l'insulte de la tafiole, grosso modo. Par rapport à ça, il y a eu le mouvement opposé qui s'est créé, qui était les berfs. Maintenant, on va aussi montrer qu'on peut être gay en étant masculin. Les ours. Les ours. Avec les années sida, pour cacher les signes de la maladie, il y a eu aussi tout un courant de musculation. Il fallait être en forme pour ne pas montrer des signes potentiels. Donc, en fait, tout ce qui est superficialité et corporalité, en tout cas, qui a créé aussi des sous-communautés aujourd'hui, sont quand même des fruits de notre histoire et de notre culture. Donc, est-ce que ce que James peut ressentir, c'est que puisque je suis un homme queer qui a été possiblement… qui a grandi dans un monde hétéro, donc qui a été bien secoué, voire meurtri, voire insulté, voire frappé, dans mon rapport à l'autre, je garde une distance, un côté un peu froid pour me protéger. Je ne sais pas trop ce que j'ai compris, en tout cas, mais moi, ce que j'entends… Tu parles de cynisme, James ? Oui, c'est… Tu me parles d'une distance, non ? Il y a une distance et je pense que c'est dans le… Et aussi ce qui est particulier dans le monde homosexuel masculin, c'est que… Dans ton monde homosexuel masculin de Parisien ? par plein de façons différentes. On veut être comme l'autre, on veut coucher avec l'autre potentiellement. On veut être ami avec l'autre, on veut être meilleur ami avec l'autre. Il y a une confusion parfois qui peut s'installer. Et donc, je ne sais pas. Qui expliquerait selon toi cette superficialité ? C'est ça. Et puis, c'est un show. C'est un show. Parce qu'après, il y a plein de vécus différents, etc. Alors juste, ça va être hyper intéressant, mais par rapport à la question que tu as posée Guillaume, tu as effectivement présenté James comme un homme queer. Et qu'est-ce que c'est le queer ? C'est celui qui ne rentre pas dans une case. Justement, le fait d'être queer, c'est le fait d'être bizarre. Et une personne qui est queer, c'est qu'elle ne s'identifie pas forcément comme un twink, comme un bear, comme un homme, comme une femme. Donc, c'est aussi un effet très générationnel. Puisque, justement, quand on a vécu des discriminations, lorsqu'on a franchi les années sida, on avait besoin d'une communauté soudée. Donc, on avait besoin de prendre une étiquette pour parler au nom d'eux, pour s'opposer au nom d'eux. Donc, toutes les personnes qui ont vraiment connu ce phénomène-là ont ce besoin d'étiquette, ce besoin d'identité, alors que les générations qui ont suivi, et aujourd'hui, ce sont les nouveaux adultes d'aujourd'hui, pour eux, il y a moins ce besoin d'avoir l'étiquette. Au contraire, c'est « je suis comme je suis dans une société qui est comme elle est ». Et c'est pour ça que le phénomène queer aujourd'hui s'étale davantage. Et c'est aussi, si on devait faire un point justement par rapport aux lieux de sortie, au monde et aux espaces LGBT, puisque tu en parlais dans ta question de James, c'est aussi pour ça qu'aujourd'hui, dans des bars LGBT à Paris, on ne retrouve pas beaucoup de jeunes. Si on regarde bien, les 18-24 ans, ils ne sont pas beaucoup représentés dans le marais, par exemple. Parce que ce sont des personnes qui, aujourd'hui, veulent s'inscrire dans une société au sens large et qui ont moins ce besoin d'avoir un entre-soi comme les générations passées. Et trouver sa place aujourd'hui, effectivement, par une personne queer… va poser des questions concernant l'aspect physique, concernant le masque à porter. Parce qu'une personne qui porte un masque, c'est une personne qui veut rentrer dans une case et adopter toutes les caractéristiques de cette case. Donc, les moments de sincérité dont tu parlais qui peuvent sembler un peu fugaces, c'est effectivement quand le masque tombe. Mais après, finalement, si mon masque tombe, quelle est ma place ? Moi, je trouve ça quand même vachement intéressant parce que dans tous les témoignages qu'il y a eu, j'ai l'impression que je peux différencier. Moi, en tant qu'être humain, j'ai une timidité où je suis gauche socialement, ce qui impacte ma façon de relationner et d'y arriver. Mais il y a aussi une spécificité gay, queer, en tout cas, le fait d'être différent. Et mon chemin de vie, j'ai bien aimé comment tu as rappelé quand même tous les usages de ces étiquettes au travers du temps. qui, en fait, impactent ma capacité à relationner. Le stress minoritaire qui, à mon avis, un peu ce que Louis disait, quand je ne vais pas bien et que je cherche à être validé, il y a quand même un truc. Je ne te dis pas que les hétéros ne cherchent pas à être validés, mais il y a quand même quelque chose… qui a été prouvé d'ailleurs par des études que le stress minoritaire LGBT existe réellement. Donc avoir plus besoin d'être rassuré parce que plus blessé, en plus impacté par un monde hétéro. Sachant qu'en plus Grindr est loin d'être un havre de bienveillance et de reconnaissance. Donc je ne suis pas certain que ce soit la meilleure réponse. Franchement, mes B.A. parfois, c'est juste, quand je le pense, de dire aux gens qu'ils sont beaux. Franchement j'ai l'impression de moi je fais ma journée quoi je me dis ah bah c'est sympa. Enfin tu as de le dire aux gens et tout après les gens sont trop contents. Je vous invite à faire ça si vous avez envie comme moi de répandre des petites fleurs. Parce que justement là où c'est aussi compliqué sur les applications c'est la franchise et le côté cash. Parce que vous êtes sur un catalogue. Donc ça qui est encore plus dur, c'est que la personne n'est pas en face de vous. Il y a un avatar. Il y a une identité. Donc la liberté de parole, elle est encore plus cruelle. Non, ça ne va pas le faire. Même s'il y a une réponse, des fois, il n'y a pas de réponse. Le blocage direct. En fait, l'application est loin d'être le côté le plus safe pour aller créer une sensation de reconnaissance ou d'appartenance. Et finalement, on revient du coup un tout petit peu au début de notre enregistrement. lorsque Joël exprimait sa faculté de dire non de façon des fois peut-être un peu mal perçue par la personne en face ou Sam qui dit bah oui mais là il y a des éléments de vie qui ne me correspondent pas c'est vrai que dans la séduction en tout cas ou dans les approches le non si possible est à proscrire même dans la communication de tous les jours le non est un mot bloquant c'est toujours mieux de dire je préfère quand plutôt que de dire non j'aime pas ça Moi, je ne suis pas trop d'accord avec toi. Je ne te dis pas qu'il faut qu'on s'agresse, mais je pense que quand je suis en train de séduire quelqu'un, être en capacité avec douceur de dire en fait, ça ne me correspond pas, je ne me projette pas. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas pour moi. Je trouve que ça a de la place, non ? Ça peut avoir de la place au début, surtout pour poser des limites. par exemple un rythme de vie ne me convient pas comme l'exposantait Sam tout à l'heure je suis désolé mais non c'est pas ce que j'attends de ma vie et de ma relation là c'est important de le marquer le non est un mot bloquant donc le non en tant que limite est important mais dans une relation de tous les jours dans une discussion déjà il faut savoir que le cerveau n'est pas capable de comprendre le non l'inconscient ne comprend pas le non si je dis n'imaginez pas un éléphant rose tout le monde a eu un éléphant rose Donc l'inconscient n'est pas capable de gérer le non. Et donc une phrase, lorsqu'on dit surtout ne stressez pas, ça veut dire pourquoi est-ce que j'ai stressé ? Est-ce qu'il faut que je stresse ? Rassurez-vous. Donc tout ce qui est formulation positive est hyper importante, surtout au début. Et lorsque quelque chose est vraiment bloquant, si on veut vraiment poser une limite, là, le non prend sa place comme le temps. Stop, là, ça c'est non. C'est pas possible. Moi, j'ai l'impression que relationner, ça sera ma conclusion et on passera à la partie 2, surtout à la pause. À ce moment-là, il y a un énorme scooter qui passe. Pour moi, en fait, ce que je ressens, c'est que relationner, c'est rencontrer le rejet. En fait, que ce soit pour du sexe, de l'amitié ou de l'amour, en me dévoilant, je te dis un peu qui je suis. En te posant des questions tu me dis un peu qui tu es et en fait on va rencontrer de la compatibilité ou de l'incompatibilité. Donc j'ai pas d'autre choix lorsque j'essaye de dater plusieurs personnes ou lorsque je rencontre et que je dis ah moi j'aime ça. Dans le jeu je trouve qu'il y a 70% moi dans mon jeu de recherche sexuelle sur Grindr. J'ai 70 à 80% de rejet, mais pas du tout, c'est pas négatif, mais c'est juste, on n'a pas le même envie, on n'est pas dans le même moment. Et il y a 20% de compatibilité délicieuse et une vie sexuelle très chouette. Mais il faut quand même que je sois dans un moment de ma vie où je suis prêt à prendre les risques de me montrer vulnérable et d'être, je trouve, à 80% rejeté. Pas toujours de manière très… Sympa. Diplomatique. Mais comme moi je dis souvent à mes patients, c'est est-ce qu'il vaut mieux être apprécié ou aimé pour ce qu'on est vraiment ou pour le masque qu'on porte ? Mot de la fin. Mot de la fin pour qu'on aille manger les cookies. Merci. Rendez-vous pour les auditeurs dans quelques jours pour la partie 2. Pour nous, dans quelques instants. On peut cliqueter, bien sûr. Levez la main. Qui a fait les cookies ? Allez, pour que vous soyez félicités, on ne va pas vous manger. Les cookies et les gâteaux. Allez, Claude, Julien. Merci, c'est chouette. Et merci Yélem ou Julien pour les gobelets que j'avais oubliés.