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Je te lis ma petite intro.
Bonjour Nathalie. Bonjour Guillaume. Et bienvenue chez moi dans mon salon, ici à Paris. Trop cool. Nathalie, tu es sexothérapeute depuis 15 ans. Et tu es déjà venue sur le podcast l'année dernière pour nous partager les 4 clés d'une sexualité plus épanouie. Les 4 clés qui aident le plus tes patients et tes patientes. Alors j'invite mes auditorices chéries à aller sauvegarder cet ancien épisode pour l'écouter plus tard. Il suffit de remonter au 4 janvier 2024, date de la publication.
Et aujourd'hui, c'est tuto orgasme prostatique. Nathalie, toi tu es experte de l'orgasme prostatique depuis 2004. Tu organises d'ailleurs des ateliers à Paris qui mêlent théorie et pratique. Tu vas nous partager tes conseils, ta technique en cinq étapes, avec deux étapes supplémentaires si on pratique avec son ou sa partenaire.
On va aussi parler des principaux empêcheurs ou blocages au plaisir prostatique. Alors petit moment confession. Moi, plaisir prostatique et moi, on n'est pas super potes. Déjà, j'ai un peu de mal à me détendre, c'est vrai. Et quand j'y arrive, me masser la prostate me donne souvent des sensations pas super agréables. Alors j'arrête.
Et pourtant, j'arrive parfois à goûter à quelques secondes d'un plaisir qui me vient bien de l'intérieur. Moi, je pense la prostate, mais tu me diras. C'est tellement kiffant, j'en redemande. Alors, je suis dans l'exploration. Un autre de mes soucis, j'ai du mal à prendre du plaisir sans me masturber, ce qui me déconnecte souvent d'ailleurs du plaisir prostatique. Bon, donc je suis super content de t'accueillir. Les auditeurs et moi, on a plein de questions. Et avant qu'on se lance...
Hier, je te disais, je parlais à un pote dans le métro parisien et je lui parle de l'enregistrement. Je lui dis que j'ai hâte. C'est vrai. En plus, il m'interrompt. Il me dit une femme. Mais qu'est ce qu'elle y connaît? Elle n'a pas de prostate. Elle n'a pas de prostate. Qu'est ce que tu veux répondre à cet auditeur?
Alors, et qu'il a raison sur un point, c'est que je n'ai pas une prostate aussi grande que la vôtre, puisque la mienne est toute petite. Et en revanche, depuis 2004, je m'intéresse au plaisir prostatique de très près. J'ai même amené les stimulateurs prostatiques en France, dans cette date. Et j'ai acquis une expérience, une richesse de témoignages qui me permet de
de partager ce qui m'a été transmis de façon différente, couple, pas couple, de position, de technique variée. Moi, je trouve... Très, très enrichie. Et je trouve que ça exige de toi de mener une enquête encore plus fine pour bien trouver les bons mots qui décrivent à la fois les sensations, à la fois les techniques, les pratiques. Tout à fait. Je suis très content de t'avoir. Et je te remercie de ton temps parce que tu n'habites pas à Paris. C'est vrai.
Et j'ai envie qu'on commence par mettre les termes. C'est quoi l'orgasme prostatique ? J'ai Bruno de Perpignan qui nous écrit, donc c'est un auditeur. Les auditeurs ont envoyé plein de messages à ma demande avec leur vécu, leurs questions, leurs doutes et aussi leurs astuces, certains auditeurs partagent comment ça fonctionne pour eux.
Bruno de Perpignan me dit, je pense n'avoir jamais eu un orgasme prostatique. J'aimerais savoir comment on s'en rend compte, comment d'autres hommes s'en sont rendus compte. J'ai déjà eu énormément de plaisir à être pénétré au point d'avoir envie que ça ne s'arrête pas, d'être un peu confus dans mes différents sens, mais je ne sais pas si c'est ça un orgasme.
Alors, ton auditeur, c'est Bruno, c'est ça ? De Perpignan. Bruno de Perpignan. Il parle de sensations qui viennent d'endroits différents. Et il y a des endroits qui sont plus connus que d'autres, donc qui ont des repères. Et lorsque le cerveau a un repère, il s'y dirige comme une autoroute où tu fermes les yeux pratiquement. Enfin, tu ne fermes pas les yeux, mais tu es en pilotage automatique.
Et lorsqu'il y a une connaissance précise de quelque chose auquel on s'attend, eh bien l'esprit, le cerveau, va vers le territoire connu. L'orgasme prostatique est interne. Donc ce sont des sensations qui n'ont pas l'habitude d'être rencontrées. Il n'y a pas de référent. Donc quand la personne...
rentre dans un champ inconnu, c'est bizarre, c'est étrange. Et il n'y a pas de... Jusqu'à ce que le cerveau, il y ait une malhabilité du cerveau, il y a un recâblage des sensations, c'est difficile de savoir ce qui se passe.
Et donc, c'est la répétition qui va amener à une meilleure connaissance et une concentration vers « Ah ouais, je connais cette route, donc je vais m'y engager en sécurité et je vais déployer toutes mes ressources de lâcher prise pour entrer sur une route dans laquelle il y a déjà des paramètres qui sont connus ».
Donc ce dont Bruno parle, c'est d'une sensation qui n'est pas connue, qui n'a pas de repère et dans ce sens, il amène de la confusion. Il est sur la bonne route.
Ok, super. C'est marrant parce que c'est exactement ce que moi je vis dans mon intime. J'ai tellement l'habitude de me masturber avec mon pénis depuis toujours, automatiquement et puis même pendant un rapport anal, où c'est moi qui ai pénétré. Je ressens exactement ça, je suis assez désorienté. On va du coup, après, là on commence par c'est quoi l'orgasme prostatique ? Après, on va partager ta technique en cinq points ?
Et après, on va partager ce qui marche pour les auditeurs. Donc, on va voir soit c'est complémentaire, soit c'est différent. Et après, on finira par les principaux blocages et les problèmes que les auditeurs rencontrent. On pourra y répondre. Lito de Paris demande « Mais à quoi il ressemble cet orgasme ? Je pense l'avoir déjà atteint une ou deux fois, mais j'aimerais qu'on me le décrive. Contraction globale du corps, éjaculation obligatoire sans stimulation de la zone génitale, etc. » Militaire, Lito !
Je vois que Lito a besoin d'informations pour être rassuré. L'orgasme prostatique est un orgasme qui est plutôt diffus, alors que l'orgasme pénien qui va vers le pénis est un orgasme qui monte en flèche.
Le plaisir monte en flèche et encore, peut-être, il peut y avoir éjaculation, souvent c'est associé à l'éjaculation. Mais ça peut aussi être décorrélé de l'éjaculation, comme l'éjaculation ça peut être comme un petit pétard mouillé ou au contraire une sorte de feu d'artifice rapide. C'est une montée en puissance via les contractions qui suivent l'éjaculation.
qui amène un plaisir plutôt aigu en pointe et puis qui redescend une fois que les contractions sont terminées et avec une période qui s'appelle réfractaire, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de possibilité de recommencer tout de suite puisqu'il faut que le système se réorganise pour avoir à nouveau tout le circuit, le mécanisme du sperme, etc. Donc là, on est sur l'éjaculation avec pénis ? Avec pénis. Quand tu dis éjaculation, c'est forcément pénis ? L'éjaculation, c'est forcément pénis. Ok, merci.
celle que j'appelle l'éjaculation, c'est forcément pénis. Après, tu as l'émission d'un liquide prostatique. Et là, qui est souvent associé à du plaisir diffus
et qui peut être décorrélée de l'orgasme prostatique. Par exemple, il y a du plaisir, tu te concentres sur ton partenaire ou sur autre, ou dans tes pensées, et puis il y a un petit filet qui coule d'un liquide un peu transparent, qui n'a rien à voir avec le liquide séminal. Ah ouais ? Rien à voir, oui. Et qui est transparent, qui est un peu... Plus épais ? Plus épais. Ah, j'ai ça, moi !
Voilà. Et ça, c'est du liquide prostatique. Il est émis directement de ta prostate sans passer par le réservoir au liquide séminal qui est dans les testicules. Rien à voir. Donc ce liquide-là qui s'écoule, c'est déjà ta prostate qui est en marche, mais tu ne le sais pas.
Donc, relier ce qui s'écoule de ta prostate à ta prostate, c'est déjà une première étape pour prendre conscience qu'il y a des choses qui se passent en toi qui n'ont rien à voir avec ton pénis. Et donc, si on essaye, tu as bien expliqué l'orgasme, l'éjaculation, qui n'est pas forcément un orgasme. Et si tu devais mettre des mots sur ce que je suis ?
sensé ressentir sur un orgasme prostatique ?
Donc d'abord tu vas ressentir quelque chose qui est en interne plutôt qu'en externe. Et puis c'est des sensations, après tu as des degrés de sensations, puisqu'on parle jusqu'au big O, jusqu'au grand O de l'orgasme prostatique. Le big O c'est vraiment ce qui est réservé à l'orgasme prostatique quand tu vas sur les forums, en particulier aux USA.
Et puis le multiple O, avec une série d'orgasmes qui en continuent, qui ne sont absolument pas associés à l'orgasme pénien, puisque c'est réfractaire, donc ça n'arrive qu'une fois. Donc pas de réfractaire avec l'orgasme prostatique. La machine n'a pas besoin d'une remise à jour. Pas du tout. Remise à zéro. Pas du tout, puisqu'elle peut continuer en étant multiple sans s'arrêter et pendant...
Le plus long, ça peut être sur un temps de 40 minutes où la personne est prise dans un état de tremblement de tout le corps, dans lequel le corps peut faire un peu la carpe, comme dirait mon ami Adam, avec qui je co-anime ces ateliers du plaisir prostatique, celui qui a le blog du Nouveau Plaisir. Et donc, une série de tremblements, c'est interne, ça peut être plus diffus. Il y a une énorme chaleur dans le bas du ventre.
et une forme de dilatation du corps, des sensations et de l'énergie qui va un peu partout dans le corps et qui est plus diffuse, moins concentrée que sur l'orgasme pénien. Donc en termes de courbe, 1 va dans une direction, l'orgasme pénien, un peu comme un pic, et l'orgasme prostatique, c'est en dessous de ce pic,
Donc, c'est moins d'intensité, mais sur une plus longue durée et donc avec une puissance renouvelée, comme si tu rechargeais des piles plutôt qu'une décharge qui descend. Là, tu vas recharger et tu vas recharger ton corps. Donc, ce sont des...
Ça vient différemment, ça te prend différemment, ça vient de l'intérieur et ça s'échappe à l'extérieur et ça recharge en toi. Associé à de la chaleur, décontraction aussi de ton périnée, qui peut être aussi associé à un orgasme pénien. Alors là, c'est... C'est la foire d'emploi. Non, c'est pas la foire d'emploi, c'est le Graal, tu vois ?
C'est le bouquet final au feu d'artifice du 14 juillet autour de la Torre Eiffel à Paris. C'est ça, c'est exactement ça. C'est comme ça aussi que beaucoup de personnes le décrivent, ce feu d'artifice qui se prolonge et qui est multiple en couleurs et qui est comme de l'électricité, mais de l'électricité qui allume ton corps comme un brasier. Non pas qui va te consumer, mais un brasier qui te réchauffe.
Bon, Nathalie, je vais devoir te mettre à la porte pour tout de suite m'atteler à la technique. Attends un peu. Oui, détends-toi, Guillaume. Détends-toi, Guillaume. Nicolas de Paris, qui est un auditeur médecin et qui m'a décrit par écrit sa technique imparable. Il m'a dit « à coup sûr, j'atteins l'orgasme prostatique ». Je la lirai plus tard ou dans l'épisode suivant. En tout cas, quand je lui ai demandé ce que ça faisait pour lui l'orgasme, il m'a répondu «
C'est difficilement explicable, une sorte de sensation très intense, interne, à la limite de la douleur. Ça me secoue de partout et j'éjecte un peu de pisse à chaque fois.
C'est possible, puisque de toute façon, cette glande de la prostate, elle est située sous la vessie. Et moi, j'aime beaucoup l'image du docteur Patrick Papazian qui décrit que c'est un peu comme un réacteur sous l'aile d'un avion. Et cette glande, elle a la taille un peu d'une châtaigne quand elle est... Ça dépend aussi de la morphologie des personnes, etc. Mais elle peut grossir, elle peut même atteindre...
Elle peut même être en hypertrophie, c'est-à-dire quand elle va appuyer sur la vessie et avoir la taille quasi d'une mandarine. C'est une châtaigne ou une mandarine gloups. Et comme une châtaigne, si tu observes un peu une châtaigne, au milieu, elle est traversée par l'urètre comme un petit canal. Ce qui fait qu'il y a deux parts...
très peu distincte, mais quand même un petit peu quand tu promènes ton doigt, quand tu poses ton doigt dessus, comme une partie qui est un peu plus renflée que l'autre, un peu comme si les deux couilles sont de tailles différentes. Et c'est en stimulant
Cette glande, comme c'est une glande, elle a la possibilité d'être contractée et d'être décontractée et d'expulter le liquide prostatique. Et hop, elle appuie sur la vessie ?
Et elle passe par l'urètre, en fait, c'est comme un petit clapet. Quoi tu vas aux toilettes, soit tu as le liquide prostatique, l'un ou l'autre. Et puis après, c'est le liquide qui passe par tout un canal et qui vient récupérer le liquide séminal, qu'il se transfère dans le liquide prostatique, qui va permettre après d'expulser, avec cette contraction, d'expulser le liquide qui est mélangé.
Et ce liquide permet aux spermatozoïdes d'être vivants plus longtemps, d'avoir une mobilité plus rapide, en particulier pour rester plus longtemps dans le vagin pour pouvoir procréer. Donc là, le pipi qui sort, c'est un bordel de clapet ? Voilà, c'est un clapet qui... Un raté de clapet ? Voilà, c'est ça. C'est un peu comme dans une piscine, comme tu as un clapet, ça laisse un petit peu échapper. Très bien. Voilà. Rien de grave avec ça, quoi.
Oui, merci de le dire. Et dans cette technique imparable, Nicolas de Paris, mon auditeur médecin, il essaye d'avoir la vessie un peu remplie pour atteindre son orgasme. On en parle après, je tease, je tease.
Ok, du coup, question suivante de Johan de Pantin en France. Quelle est la surface stimulée par la prostate ? Est-elle stimulée de la même manière sur toute sa surface ? Quelle forme a-t-elle du côté stimulable ? C'est-à-dire, est-elle présente en rectangle sur toute la longueur du rectum ou simplement une petite boule en un point précis ? Johan a des questions très... Mais on vient d'y répondre. On a dit petite glande.
Tu as dit petite blonde. On ne se répète pas. Non, une fois que... Parce qu'il y a tellement de questions, tu es d'accord que là, tu veux rajouter quelque chose ? Je pense que la question de Johan, je pense qu'il devrait regarder une planche anatomique pour être rassuré. Ah !
Parfait. Il y en a sur ton blog, comme ça on fait la pub de ton blog. Ah bah oui. Eh bien, on mettra un lien. Là, dans le descriptif de l'épisode, j'ajoute un lien pour Johan et nous autres. Amaury de Paris. Est-ce qu'un orgasme prostatique s'accompagne forcément d'une éjaculation ? J'ai personnellement déjà ressenti un plaisir intense rien qu'en stimulant ma prostate, mais sans éjaculation. Je n'ai donc pas associé cela à un orgasme. Mais si, il a eu un orgasme prostatique. Amaury, Amaury. Amaury. Quel chanceux. Tu es déjà sur le chemin.
Lui, il est un peu arrivé à la première étape. Voilà bien l'arrivée. Donc, si tu es arrivé, du coup, il n'y a plus rien à découvrir. L'orgasme prostatique, c'est vraiment un chemin renouvelé toutes les fois sur lesquelles la destination n'est pas forcément là où tu l'attends.
Et c'est ça aussi un peu le lâcher prise. C'est-à-dire que tu peux rentrer dans une méditation parce que tu vas aller à la découverte des sensations, tu vas les laisser monter, tu te concentres, il y a du temps, enfin il y a plein de choses dont je vais parler dans les techniques si tu veux. Mais le chemin emprunté, c'est le chemin vers la détente, c'est le chemin vers le lâcher prise, c'est le chemin vers je me donne rendez-vous avec moi-même, je me donne du temps pour aller explorer.
Et l'orgasme est un peu la cerise qui est là. Et parfois ça vient, parfois ça ne vient pas. Si ça crée de la frustration, alors ça va couper un peu le plaisir d'emprunter ce chemin et la possibilité d'y retourner.
Un auditeur me partageait, on va le voir sur la suite, qu'en effet, plus il le cherche, moins il le trouve et qu'il vient dans le lâcher prise. Et j'aime bien l'idée de la cerise sur le gâteau parce qu'en fait, le gâteau est proéminent, sans orgasme. Le plaisir prostatique est multiple et délicieux.
Complètement. C'est-à-dire que la finale du corps qui peut être en carpe, qui fait des tas de sauts, des tas de petits sauts, etc., c'est génial. Ce qui est génial aussi, c'est toute la multiplicité de la transformation du corps et de l'ouverture à cette masse énergétique, en quelque sorte, qui envahit tout ton être.
Ouais, mais moi je trouve que c'est vachement important parce qu'en plus le podcast « Comment devenir sexuellement épanoui » pourrait un peu, le titre pourrait un peu sous-entendre qu'il y a un Graal, que là le Graal c'est l'orgasme, et vraiment non. Surtout que tu vois, moi j'allais te dire, j'ai jamais atteint d'orgasme prostatique, mais moi le liquide un peu épais là, franchement j'en ai très souvent, j'adore ça, et en fait...
En t'écoutant, je me suis reconnecté à plusieurs fois où j'avais eu beaucoup de plaisir prostatique sans le savoir. Voilà, c'est déjà super. Déjà, le posant, c'est nommé, donc ça devient explicite et ça existe pour toi. Donc ça trouve déjà le premier chemin de reconnaissance de toi à toi que ce plaisir-là peut être renouvelé. Il a un nom et c'est déjà le chemin vers l'orgasme prostatique.
Et c'est, je crois, lui qui m'intéresse le plus, parce que quand j'écoute Nicolas, et même un peu toi, et la carpe hors de l'eau qui se secoue là, presque de la douleur, je crois moi-même que je bloque ce niveau de plaisir, entre guillemets, parce que... Inconnu. Inconnu, puis proche de la douleur, je ne sais pas si c'est ça dont j'ai envie pour le moment, peut-être, ouais.
Souvent, la douleur peut être associée à un manque de lubrification. C'est-à-dire si, par exemple, tu le fais avec un pénis, si tu as un objet en toi, genre un stimulateur prostatique, cette douleur, de l'expérience que j'ai eue, est très souvent associée à, à ce moment-là, il n'y a pas assez de milieu aqueux.
Le milieu n'est pas assez suffisamment lubrifié et donc ça cause une petite douleur, un étirement, une sensation d'inconfort. Moi, je te propose, parfait, cette petite astuce. En vrai, le nombre de fois où on dit quand t'as mal, lubrifie, même dans tous les autres pratiques sexuelles, je trouve ça très cool qu'on les redit. On se lance pour ta technique en cinq étapes. Tu l'as nommée, genre la technique de Nathalie ?
Genre, en route vers le plaisir constructif ? Genre, tu vois, je vais prendre mes petites notes, parce que quand tu m'as posé la question, j'ai fait, ah ouais, il y a des techniques. J'ai repris une liste de points qui me semblaient très appropriés pour que l'auditeur ou les auditeurs ou l'auditrice, les auditrices, se demandent si c'est déjà dans leur champ.
Génial. Je t'écoute, on t'écoute. Pour moi, j'ai mis deux techniques supplémentaires, ou deux points, ce ne sont pas des techniques, deux points supplémentaires, lorsqu'on est en duo. Et lorsqu'on est en duo, alors que ce soit... On commence en solo, du coup ? Non, on va commencer en duo. On commence en duo, ok. Parce que là, le plaisir n'est pas dépendant juste de toi, mais il est dépendant aussi de l'autre, et il est avec l'autre.
Moi, j'aurais envie qu'on commence en solo, mais tu vas pouvoir, toi, décider à la fin. Parce qu'en fait, pour moi, l'orgasme, le plaisir prostatique slash anal, c'est avant tout, c'est mon opinion, tu vas me dire en tant que thérapeute ce que tu en penses, mais c'est avant tout une rencontre de moi à moi-même. Je n'ai besoin de personne d'autre. J'ai besoin d'un objet ou pas. Tu n'es pas d'accord ?
Non, non, non, mais tout à fait, parce qu'en plus, c'est un rendez-vous avec soi-même. Ah ouais ? Donc, je suis complètement... C'est plutôt mon nez qui se fronce et qui fait oui, oui, Guillaume, tout à fait, je suis d'accord avec toi. Alors, on y va en solo. Donc, c'est cette préparation, ce rendez-vous, ce donner rendez-vous à soi-même, évidemment, ou à l'autre, mais c'est donner rendez-vous avec soi-même, avec cette préparation en amont, en amour, j'allais dire en amont, en...
j'allais dire en amont, j'ai dit en amour, sur la rencontre avec son corps et aussi la conscience apposée que tu as un périnée et que ça peut commencer à l'extérieur. C'est-à-dire que la prostate n'est pas qu'interne, mais elle est aussi accessible d'une façon beaucoup plus difficile, je dirais, et plus diffuse à l'extérieur.
Donc ça, c'est en dessous de mes testicules ? Entre tes testicules et l'anus. Tu as cette zone où tu passes ton doigt comme un canal. Il y a un petit trait d'ailleurs. Il y a comme une couture du corps humain.
C'est vraiment très joli à voir quand tu as ton œil rapproché de cette zone-là. Et donc, tu passes un doigt, appuyez ton pouce, parce que c'est généralement là, et tu vas voir que de ton pouce qui passe de l'anus qui se positionne juste en dessous des testicules, à un moment donné, quand tu fais la pression, il s'enfonce. Ok.
Et il va s'enfoncer et quand il s'enfonce, il y a cette petite zone, quand tu appuies, elle est directement située en dessous de la prostate. Et donc ça c'est une pression externe, d'ailleurs il y a des stimulateurs qui ont justement ce point de pression qui est juste en dessous.
pour aller stimuler de l'extérieur et appuyer avec la sensation à l'externe. Donc étape 1, je me fais un moment, un rendez-vous avec moi-même, je m'allonge, enfin en tout cas, ou pas forcément. Pas forcément. En tout cas, je suis bien avec moi-même et je vais prendre le temps de me découvrir et je peux commencer par me masser, par aller à la rencontre de ma prostate. Par exemple. En externe, c'est ça que tu dis ?
De cette contraction quand tu as envie d'uriner et que tu veux stopper le flot d'urine, tu contractes ton muscle, tu contractes ton muscle PC, pubococcygien, et en fait, ton pénis se relève très légèrement. C'est la contraction du périnée.
Et tu sais que Bette, enfin je ne suis pas Bette, mais un compétent, mais moi je pensais que les Périnées c'était que les femmes. On a tous un Périnée.
Et le périnée se travaille et le périnée amène à la diffusion des sensations, amène aussi dans les cas par exemple d'éjaculation précoce à ce que ça dure plus longtemps, amène à augmenter les sensations. Et dans les cas du plaisir prostatique, cette conscience du périnée t'amène à travailler en interne, c'est-à-dire à te centrer sur tes sensations à l'intérieur.
Et alors très concrètement, je suis dans ma chambre. Moi, Guillaume, je choisis d'aller dans ma chambre ou dans mon salon. Je me fais un petit moment avec la bonne lumière, la bonne chaleur. Tout à fait. Et du coup, tu as un conseil concret ? Je me masse à l'extérieur ? Je serre mon périnée ?
En fait, moi, je l'ai mis en temps pour conscientiser, amener de la conscience, amener du focus sur ton périnée, les contractions déjà, contractions périnéales. Donc, alliées à la respiration, tu peux déjà chauffer la zone. Tu peux déjà la rendre plus chaleureuse, présente à toi.
Et en faisant tes contractions, décontractions périnéales de ce muscle-là, tu amènes comme un petit pétillement dans ta zone et tu prépares ta prostate déjà de l'extérieur. Par exemple, je serre, je desserre ?
Tu serres, tu desserres, tu respires, tu peux le faire d'une façon contraction, décontraction, contraction, décontraction, contraction, mais toute petite contraction. Toute petite. Tu ne fais pas des haltères. Si tu es fatigué, si tu as mal au ventre, si tes abdos sont complètement tétanisés, c'est que tu n'es pas au bon endroit. Tu vas te fatiguer. Et souvent, dans la recherche de l'orgasme prostatique, quand tu
C'est dit, par exemple, tu contractes tes muscles du sphincter, c'est super fort. Eh bien, c'est contre-productif parce que tu te fatigues et la fatigue amène au corps à se tétaniser. Donc, tu ne sens plus rien et le chemin, il est bloqué. J'ai un détail un petit peu très spécifique, mais ça m'est déjà arrivé. À ce moment-là, quand tu amènes de la conscience, moi, ça m'est déjà arrivé d'avoir besoin d'aller aux toilettes. Oui ?
Mais j'ai envie de dire aux gens, parce que moi, je crois que ça m'a un peu bloqué. C'est un peu con, quoi. Mais du coup, en fait, d'aller à la selle, s'il y a besoin, est quand même assez nécessaire, là, au début, où je me connecte avec moi.
Eh bien, ce dont tu parles, c'est lorsque tu fais plein plein de choses, la reliance à ton corps, elle n'est pas là. Lorsque tu te poses, eh bien, c'est le moment où ton corps te dit, tiens, j'ai envie d'aller aux toilettes, tiens, j'ai envie d'aller pisser un coup, tiens, j'ai envie de manger, tiens, j'ai sommeil. Et donc, tu amènes un pont de conscience avec les besoins physiologiques de ton corps. Donc, c'est plutôt bienvenu. Ok.
Et dans ce moment-là, tu as des exercices du périnée, des contractions, des contractions, puis ça peut être plus ou moins lent, donc tu en as un qui est rapide, et puis un autre contraction, et puis des contractions.
Et contraction. Et puis des contractions. Et tu respires aussi. Eh bien, ça amène d'autres sensations. Et tu fais ça... Enfin, il y a des exercices qui sont très appropriés, que l'on développe dans les ateliers d'exploration du plaisir prostatique, qui sont basés sur le Tao, et qui réchauffent cette zone avant même qu'il y ait une exploration interne, si tu veux. Ce que tu peux faire aussi, c'est déjà en amont, dans ce temps-là, en amont, c'est mettre un bijou d'anus.
Un petit plug. Parce que le bijou d'anus va préparer ta zone aussi. Alors, le bijou d'anus prépare la zone à la pénétration. Or, pour aller visiter la prostate d'une façon beaucoup plus tangible, on va dire, ça va passer par l'anus, de toute façon. Donc, réchauffer la zone, la préparer avec un bijou d'anus, par exemple...
Parfait. À moi, là, mon cœur fond. Bijoux d'anus. En plus, à un moment donné, ta langue à fourcher, c'est devenu bisous d'anus. Non, mais attends. J'adore bijoux d'anus. Juste que je comprenne, c'est quoi ? C'est un petit plug. Donc, c'est un tout petit plug ?
Un petit plug avec une large base. Ce n'est pas mon masseur prostatique ? Ce n'est pas ton masseur prostatique. C'est un petit plug avec un rubis au bout, par exemple. Tant qu'à faire, autant briller de mille feux. Et donc, c'est inséré avec du lube et ça va préparer la zone à être insérée, dilatée, lui annoncer qu'il va y avoir une petite visite, voire même une grande visite. Et donc, c'est une préparation en amont. Super. Tu peux mettre un plug aussi, si tu veux, jouer avec ta zone ?
Et ça, donc, c'est... Et ensuite, je fais tes exercices. Ou avec les exercices et ton bijou. Très bien. Tu vois, ce qui va se passer, le bijou d'anus, le bijou d'anus va s'enfoncer un peu et puis sortir un petit peu, s'enfoncer. C'est parfait. Parfait. Du moment que la base de ce plug est large.
Ça, c'est la sécurité par rapport à ce sexe. Pour pas qu'il rentre. Pour pas qu'il rentre, oui. Parce qu'un anus dilaté, si t'as une petite base, ça rentre. Donc, l'anus, c'est un aspirateur, de toute façon. Donc, il vaut mieux avoir des produits adaptés pour pas qu'il s'enfonce et soit aspiré. Après, si j'ai une carotte...
De dispo. Tu me regardes avec des yeux, j'adore. Moi, je pense aux gens qui, un, n'ont pas les moyens financiers et ou qui n'ont pas envie d'acheter des trucs. Moi, j'ai facilement, on a plus facilement des carottes que des bijoux d'anus. Moi, j'ai des carottes d'anus. Si je lui mets un préservatif. Oui, tu mets un préservatif. Et hop !
En plan B ? En plan B. C'est bof. Non, je pensais à... Parce que la carotte, c'est quand même assez pointu, si tu veux. Il vaut mieux la couper au bout. En fait, on veut 3-4 centimètres. Oui. Pas plus. Parce que la carotte, tu vois, c'est déjà... Et puis, il faut bien la tenir.
Parce qu'il y a des carottes qui se sont déjà insérées au fond du rectum. Et après, direction aux urgences. Oui, exactement. On ne fait pas ça. Donc, tu ne fais pas ça. On vient visiter, on pourrait même utiliser le doigt. Il vaut mieux que tu l'utilises à ce moment-là, le doigt, tu vois, ton pouce, le doigt, un autre objet, voire même ton stimulateur, parce que l'exploration qui se fait sans stimulateur, c'est compliqué.
Vu que tu vas fatiguer ta main, ton doigt, ton poignet, ça va être très, très fatigant. Donc, accéder à l'orgasme prostatique en allant le visiter avec ta main, tu vois, la position là, tu casses ton poignet, ça marche pas du tout. Un bisou d'anus. Non, un bijou d'anus. Possiblement un plan B avec la carotte, mais bof, chaud, on avance. Bof, bof, ça c'est ton plan. Ouais, ouais.
Après, tu as ce qui est l'environnement dont on a un peu parlé, mais que moi j'ai détaché de cet ensemble-là, qui était plus porté sur ton corps extérieur, réchauffer la zone, la préparer. Et ça, c'est l'environnement. Tu vas te donner du temps.
du temps dédié. Si tu n'as que 20 minutes, laisse tomber. Pas la peine. Ah ouais ? Non, tu as 20 minutes, c'est pas la peine. Déjà, tu forces la contrainte sur une obligation qui est de rentrer dans un temps pour l'exploration et d'en sortir très vite. Or, le temps que tu récupères...
des infos sur ce que tu ne connais pas, tu as besoin d'avoir une plage horaire d'une heure les premières fois. Si tu as un train à prendre, ce n'est pas la peine puisque toute ta conscience va être centrée sur « je dois terminer ».
En tout cas, ton conseil est moins sur spécifiquement mettre un chronomètre, mais plus que l'état d'esprit, ça soit j'ai du temps, j'ai du temps pour moi. Si jamais, en revanche, on est d'accord que si je porte mon bijou d'anus pendant l'intégralité de mon train et que du coup j'arrive et que j'ai du temps pour moi...
Super ! Ah non mais c'est génial, tu peux même porter ton bijou d'anus toute la journée si tu veux et puis te donner rendez-vous le soir et il y aura déjà une préparation qui sera peut-être un peu plus rapide si tu veux. Arriver à se concentrer avec un bijou d'anus, moi personnellement si j'ai un bijou d'anus je... Tu fonds.
Ah, c'est difficile de me concentrer sur mon travail. Ça dépend. On est à combien d'étapes ? Donc là, tu es à la deuxième. Environnement, tu donnes le temps. Environnement qui soit sympa pour toi, puisque... Confort. Confort. Après, ça va être la position. Donc, si tu as un tapis, tu es sur le sol, c'est un gros tapis. Si c'est...
quelque chose qui n'est pas confortable, ta position va être inconfortable, tu vas être inconfortable, ton corps va se crisper. Donc forcément, pour arriver à lâcher prise, c'est zéro. J'ajouterais, et après je te propose qu'on passe à l'épisode 2, comme ça la suite des étapes, ça sera dans le prochain épisode, sur le contexte et l'environnement. Moi, il y a un truc avec la saleté, c'est-à-dire avoir ma serviette pour que s'il y a du lubrifiant qui tombe, je ne me dise pas « Ah non, mes draps, je viens de les changer. »
Ça fait partie de l'environnement dans lequel tu vas te recevoir. Être bien. S'il y avait aussi un lavement anal avant que tu désires faire, fais-le. Pas trop. Pas trop. Ce n'est pas une grande zoo. De toute façon, ce qui monte a besoin de descendre. C'est le principe. Je connais un podcast qui a fait des épisodes sur le lavement anal et qui m'a donné une technique vraiment géniale. Je rigole, c'est ici, c'est ce podcast.
J'invite les gens à aller voir les épisodes sur l'avement anal. On a fait des trucs très cools avec des proctologues. T'es à l'aise qu'on passe ? Tout à fait. Super. Je suis trop lente. Mais tu es parfaite, Nathalie. Non, t'es très bien. Mais tu sais, je découpe. Là, on découpe. Je m'étais noté de te faire de la pub en fin d'épisode. T'as envie que je te fasse de la pub ? Ah oui, je veux bien. Génial. Infos sur tes stages et tes consultations à Paris, mais même en ligne. Oui.
Donc ça, c'est cool parce qu'on nous écoute de partout dans le monde. Tu m'as d'ailleurs confié qu'il y a un ou des auditeurs qui ont déjà pris contact avec toi. Nathalie-Giraud.fr Nathalie, N-A-T-H-A-L-I-E-D-U-O G-I-R-A-U-D
Et il y a aussi sur ton site les infos des futurs stages s'il y en a quand les gens écoutent. Et j'invite les gens aussi à écouter plus de ton histoire et ces quatre clés que tu nous partages qui sont très chouettes. Ce sont les épisodes du 2 janvier 2024. Ça te va ? Ça me va très bien. Rendez-vous dans la prochaine partie. Bisous Nathalie. Bisous Danus.