Lire la transcription de cet épisode
Tu t'appelles toujours Lucas. Je m'appelle toujours Lucas. On vient d'enregistrer, allez, un bon 15 minutes. Oui, un petit 15 minutes. Et ma machine vient de bugger donc on a tout perdu.
Le zoom est un peu dézoomé, 15 minutes de conversation. Lucas, tu m'accueilles chez toi, tu es le premier. Je suis OK, Emma, avec grand plaisir. C'est faux, c'est un énorme mytho, parce que je crois que Florian, je sais que Florian m'avait invité chez lui, donc tu n'es pas le premier, tu es le deuxième, si je ne dis pas de bêtises. Est-ce que, Lucas, tu peux te présenter ?
L'idée c'est que les gens puissent un peu se projeter, ils vont entendre ton témoignage et l'idée c'est qu'on puisse se dire qui est Lucas hors de sa sexualité ? Qu'est-ce que tu es d'accord de raconter ? Oui, je m'appelle Lucas, j'ai 23 ans. Donc là je suis étudiant et en même temps je travaille à côté de mes études. Je viens d'emménager à Paris il y a quelques mois, après quelques péripéties un peu compliquées.
Tu viens d'où ? Tu es à l'aise de dire où est-ce que... Tu étais en France avant ? J'étais en France et donc de Lyon. J'étais originaire de Lyon et puis là, je viens d'arriver sur Paris pour finir un peu mes études.
Qu'est-ce que Lucas aime faire à part du sexe ? Alors, à part le sexe, Lucas aime faire beaucoup de choses. Donc moi, à 60, c'est plutôt pas mal sortir avec des amis. J'ai toujours eu une importance d'avoir une vie sociale assez active. Et en fait, toujours à la fin des choses, à droite et à gauche, si je dis oui à tous mes potes, tous les soirs, en fait, tous les soirs, je suis pris. Après, je ne peux même pas les baiser, ce qui est assez problématique des fois, de faire les choix de qui on va voir.
Et à côté de ça, un peu le côté culture où j'aime beaucoup le cinéma. Donc là, mes études sont un peu dans le secteur culturel. Donc j'aime bien sortir dans les musées, dans les théâtres, dans les choses comme ça. Et en dehors de ça, vu que j'avais fait des études de sciences politiques, je suis très porté sur tout ce qui est actualité politique, sciences politiques. J'aime bien briller dans les dîners mondiaux. Et parmi toutes ces joies, ces passions, le sexe est numéro combien ?
ce qui est abominable encore je pense que c'est numéro 2 pour le moment mes amis mes soirées d'amitié passent je pense un peu avant mes soirées sexes ok je t'ai proposé de lire ton profil recon
Est-ce que tu veux bien toujours ? Je veux bien toujours, peut-être que je ferais qu'on introduise l'application Recon, où je lis le profil, c'est comme tu veux. Recon, c'est une application spéciale fétichisme, tu es d'accord ? C'est ça, et donc ça permet un peu de trouver les gens fétiches selon leur fétichisme autour de toi.
Et en fait, finalement, de parler avec des gens fétiches, c'est le problème que tu peux avoir avec Grindr. Tu dis bonjour, je cherche du fétichisme et les gens te disent juste bonjour, tu suces. Et tu dis non. Tu ne suces pas, toi ? Si, mais ce n'est pas la question. C'est que moi, quand... C'est vrai que là, je cherchais énormément plutôt à expérimenter ce côté fétiche. Je n'avais pas envie de me repartir dans un peu des côtés sex-vani et de reperdre du temps.
Mais en fait on va dire mettre de l'énergie autre part alors que là ce que j'avais besoin et ce que j'avais envie c'était de m'assumer pleinement dans ma sexualité et donc de travailler autre chose. Et donc quand un mec me posait un plan d'un soir comme ça je lui dis pas en fait non parce que là je vais prendre du temps pour toi et ça va rien m'apporter réellement en termes de cheminement et de trajet que j'essaie de faire en ce moment.
Est-ce que, du coup, tu veux nous lire ton profil, qu'on découvre quel fétiche tu apprécies ? Donc, jeune puppy qui cherche à découvrir mes limites avec un maître endler ou alpha bienveillant. Et donc, j'aimerais renforcer mon dressage afin de devenir un bon soumis. Ça, c'est, on va dire, la grosse intro de mon profil. Est-ce que tu peux expliquer ce que c'est puppy ?
Le puppy play, c'est un fétichisme qui, je n'ai pas envie de dire que ça devient à la mode, parce que je pense que ce n'est pas du tout le bon terme. C'est vrai qu'il grandit aujourd'hui et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui se découvrent que c'est un fétichisme qui leur plaît. C'est un role play où la base, c'est de se mettre dans la peau d'un chiot. Pour moi, c'est quand même dans un rapport un peu de soumission-domination.
où le chiot se laisse un peu faire, se laisse jouer avec le maître, qui est souvent plutôt le dominant. Le handler. Le handler, où là on a un peu des alphas, qui sont des dominants, mais qui se considèrent aussi un peu chiots, qui aiment cette esthétique-là, qui portent des masses, portent tout ça, mais en même temps restent dominants.
Du coup, dans l'entretien coupé, l'entretien mystère, l'entretien qui a disparu de ma putain de carte mère, ça rime. Je t'avais dit, ah mais est-ce que t'es à l'aise de me montrer tes masques ? Tu es allé les chercher, ils sont devant nous. Est-ce que tu peux les décrire ? Imagine quelqu'un qui ne sait pas du tout ce que c'est l'esthétique puppy, donc l'esthétique chiot. On parle en anglais, jamais on dit chiot en vrai ?
Non, pas trop. C'est vrai qu'on garde le côté anglais où des fois, des amis peuvent dire dogos, des choses comme ça. Dog qui ? Dogos, donc dog, un peu de manière familier. Et c'est un terme qu'on utilise en disant « toi, t'es un dogos ». Voilà, et en fait, c'est plutôt un peu ça, c'est le terme pour rire entre nous.
Et en fait, quand on se parle, on dit « ah ouais, salle de gosse », des choses comme ça, ça fait penser à des termes qu'on pourrait trouver péjoratifs, mais c'est entre nous, donc il n'y a pas forcément de jugement de valeur dans la chose. Et ça permet aussi un peu, je pense, de changer les termes, c'est un peu redondant facilement quand même.
Du coup, est-ce que tu peux décrire ces masques ? Alors les masques, pour moi, qui est un peu l'accessoire principal du puppy play, parce que sinon pour moi ce ne serait pas du puppy play, ce serait de la soumission classique. Donc ça permet un peu, je trouve, de rentrer dans le rôle.
donc c'est des masques qui sont souvent en néoprène ou en cuir donc qui ont totalement la forme d'une tête de chien ou en fait il y a une sorte de museau qui ressort un peu au niveau du nez et en fait des oreilles de chien c'est pas une sorte d'oeuf c'est carrément un museau c'est clairement un museau qui peut être interchangeable qui peut changer de couleur les oreilles aussi donc tout peut être customisé les oreilles sont vraiment cousues donc moi mes masques sont en néoprène
Parce que je trouve que c'est le plus agréable à porter, un peu moins relou au niveau entretien, et le plus joli, je trouve, personnellement. Et ouais, donc en fait, c'est un masque qui est quand même cousu, et il n'y a que quelques parties qui peuvent un peu se changer, et c'est tout. Je vois des sourcils, est-ce qu'ils sont à scratch ?
Non, alors les sourcils, ils ne sont pas à scratch. Après, il y a différents types de sourcils. Donc, il y en a qui achètent des monosourcils, ce que je trouve relativement laid. Mon premier masque était monosourcils parce que souvent, ils ne sont pas chers. Mais non, ils ne sont pas des tâches chères.
C'est un masque sponsorisé par Emmanuel... C'est qui le présentateur qui avait un mono-sourcil sur M6 ? Non, mais on n'est pas la même génération, ça y est. Non, je l'ai trouvé. Pourquoi c'était important pour toi de participer à ce podcast, de parler de ta sexualité puppy ? Juste avant que tu répondes à cette question, j'en ai une autre. Ta sexualité puppy, elle représente combien de pourcents, en gros, de ta sexualité au quotidien ?
Alors c'est une question que je trouve assez compliquée, parce qu'en fait j'ai envie de dire 100%, mais c'est pas si simple que ça, c'est-à-dire que des fois je parle d'une sexualité totalement classique, mais c'est toujours avec des gens qui sont fétichistes, et en fait c'est le fait, je pense que c'est totalement 100%, je n'arriverai pas en tout cas aujourd'hui,
à en fait coucher avec quelqu'un de classique et faire une baisse classique parce que je pense que je ne me sentirais pas être pleinement moi et je serais un peu trop je pense dans l'auto contrôle et en fait me dire ne sois pas totalement toi-même parce que je ne suis pas sûr que l'autre accepte tout ce que j'aime bien au lit ça veut dire quoi être totalement toi-même c'est quand tu portes un masque tu es totalement Lucas ?
Alors non, quand je porte un masque, c'est moi, mais c'est une autre partie de moi, je trouve. Non, c'est qu'en fait, la question d'être totalement moi, c'est que je n'ai rien besoin de cacher, en fait, au lit, et je peux clairement, on va dire, lâcher les chevaux, et en fait, ne plus être dans la réflexion à chaque fois, en disant, tiens, comment je dois agir, qu'est-ce que je dois faire, machin, et juste laisser faire la chose. Et oui, pour moi, c'est vrai que le puppy play, mais pas que, ça fait totalement partie intégrante de ma sexualité.
quand l'autre le sait, ça me permet de ne pas forcément me poser des questions, des choses comme ça, et d'être totalement dans le moment présent, et donc être moins sur la défensive et sur la retenue, et juste vraiment pouvoir profiter du moment.
Tu peux me donner un exemple de quelque chose que tu te permets de demander ou de faire avec un partenaire fétichiste que tu ne te permettrais pas avec quelqu'un non fétichiste ? Alors, ce n'est pas forcément une demande. Après, c'est vraiment toute l'histoire de ma sexualité.
En fait, j'ai mis un peu de temps à me sexualiser, j'ai eu beaucoup de mal. Bon, j'ai facilement dit « oui, je suis homosexuel », ça, il n'y avait pas trop de soucis. Mais dans ce qui me plaisait au lit, je me suis très peu autorisé, alors que je pense que le milieu fétiche me plaisait depuis un petit moment, même, je pense, depuis mon moment d'adolescence. Et en fait, les premières baisses que j'ai eues, qui étaient à moitié avec des potes ou des gens qu'on va rencontrer sur Tinder, Tinder, des choses comme ça,
ça se passait mal ou pas, c'est-à-dire pas bien, c'était un peu nul. Je pense que c'était aussi parce que c'était les premières fois, voilà. Et qu'en fait, surtout, moi je me sentais énormément sur la retenue, donc je ne me prenais pas de plaisir, parce que déjà, je trouve qu'on a été relativement tous mal sexualisés, où en fait on nous lâche un peu comme des bêtes en disant « ben voilà, vous êtes adultes, maintenant faites votre vie ».
On nous a juste appris à comment porter une capote au collège. Et en termes d'éducation, on n'a rien eu d'autre. Et en fait, un peu, quand tu te retrouves seul dans un lit avec quelqu'un, te dire qu'est-ce que j'aime, qu'est-ce que j'aime bien faire et tout, ça a été super compliqué. En plus, vu que je faisais des choses relativement vanilles, donc le terme pour dire une sexualité un peu, je ne sais pas, on va dire classique. Conventionnelle ?
je sentais que l'autre non plus et en fait en sortant de la chose je me disais en fait tu es juste nul à chier ce qui n'est clairement pas du tout le cas et en fait je trouve que ça détruit même un peu la libido parce que quand tu fais plusieurs fois l'expérience et tu dis pendant plusieurs fois j'ai pas apprécié en fait presque mon pas, pas trop de doute sur sa sexualité totale c'est ça il n'y a pas trop eu de soucis mais se dire mon dieu ça me fait chier d'aller coucher avec quelqu'un parce qu'en fait je prends pas de plaisir
et que ça a mis énormément de temps à faire mon petit travail intérieur pour me dire en fait, en même temps, ce n'est pas ce que tu recherches. Et aujourd'hui, m'assumer ça, ça m'a permis de rencontrer des gens qui avaient les mêmes attirances que moi. Et même quand on couche ensemble, ça peut être très fétiche, on porte nos masques, nos accessoires, tout ça. Et des fois, c'est des choses très classiques.
Mais en même temps, vu qu'il sait, l'autre, et que je sais aussi, on peut partir un peu dans des côtés de domination facilement, dans des côtés un peu de jeu de rôle. Et en fait, ça peut être un peu plus large. Et surtout, on connaît les limites un peu, même si moi je les cherche encore et je les découvre. Mais au moment où on sait où on peut aller, c'est pas un sentier totalement vierge et où on ne sait rien dessus.
Du coup, est-ce que je comprends bien que sans cet aspect fétichiste, ta sexualité, tu n'as pas de plaisir, tu as beaucoup d'inconfort et tu ne passes pas un bon moment, tout simplement ? C'est le côté que si je n'arrive pas à l'assumer, rien que juste ouvertement, juste à lui dire bonjour, je suis un peu fétiche. Je suis trop dans la question de dire « je vais me faire démasquer à un moment » ou « si je me fais démasquer, c'est que j'ai bien joué mon rôle de mec qui n'aime pas ça, alors que j'adore ça ».
et en fait finalement qu'il ne prend pas son plaisir et c'est vrai que la finalité c'est de prendre aussi son plaisir et donc dans un rapport très classique de pénétration je peux clairement le prendre mais il faut que j'assume ce côté qui fait partie de mon identité sexuelle c'est aussi ce côté fétichiste que j'apprécie
Du coup, je vais te proposer une réponse à ma question. Si, si, c'est très bien. En fait, je te demandais pourquoi c'est important pour toi, pourquoi tu as eu envie de participer à ce podcast ? Est-ce que je dis vrai si je dis que tu es dans un chemin de coming out, de second coming out, de dire « je suis homosexuel ».
Apparemment, ce n'était pas trop un sujet pour toi, mais je suis aussi fétichiste et du coup, le fait d'en parler, c'est de saisir ton pouvoir et dire bah ouais, Lucas, il est fétichiste et c'est pour ça que tu participes au podcast.
Alors, c'est une bonne raison, mais ce n'était pas réellement la principale. La principale, c'est que moi, ce cheminement-là, en plus que vraiment, je suis relativement nouveau, je ne suis pas du tout un vieux de la vieille dans le milieu, c'est que j'ai mis bien 5-6 ans déjà à me l'accepter, à me dire, allez Lucas, on y va. Et en fait, je trouvais ça super dommage parce que j'ai mis énormément de temps. Après, il faut toujours être prêt au bon moment, donc finalement...
Je l'ai fait au bon moment vu que c'était le mien. Tu me rappelles quel âge tu as ? 23 ans. Donc c'est quand même jeune. J'en connais qui ont passé le pas bien plus tard, d'autres bien plus tôt. En tout cas pour toi, dans ton développement, tu as senti que c'était lent et long. Pendant 6 ans, je n'ai pas du tout apprécié ma sexualité et c'était super compliqué de se dire pendant 6 ans, tu étais au stade d'arrêt et j'ai totalement mis de côté ma vie sexuelle.
où je ne me trouvais plus forcément très beau, je n'aimais pas draguer, je détestais me faire draguer, c'est le pire. Et en fait, je n'étais sexualisé nulle part. Dans des soirées d'amis, je ne draguais personne, je n'aimais pas me faire draguer, même si je me le faisais, je ne le voyais pas, parce que je n'étais jamais dans ces dynamiques.
Ouais, de sexe en fait, j'avais totalement mis ça de côté, et bah j'avais totalement remplacé ça par mes amitiés, où en fait, voilà, j'avais des amis tout autour du ventre, mais jamais de relations sentimentales et de relations sexuelles avec quiconque. Et du coup, pourquoi participer au podcast ? Et donc, bah pourquoi participer au podcast, c'est un peu pour, bah ouais, raconter cette histoire, de dire, bah en fait, déjà passez le pas, c'est pas si compliqué.
Et moi, je me dis que si j'avais eu un peu ce type de personne-là, qui arrive et dit « Certes, c'est un saut dans l'inconnu, mais en même temps, c'est cool, ça se fait facilement. » Et d'avoir quelqu'un qui pouvait raconter son histoire et leur dire « Ce n'est pas la mer à boire, au final. » Et même, c'est super plaisant de s'assumer pleinement et de se dire que tu n'es pas bizarre, tu n'es pas tout seul. Et tu n'es pas un vieux pervers comme ça. Mais en fait, c'est un peu pour ça.
de pouvoir en parler et que vous, qui m'écoutez, puissiez vous dire « ouais, en fait, c'est normal et c'est pas honteux ». Je pense que c'est le côté d'être honteux que j'ai énormément ressenti pendant super longtemps et en fait, tu t'auto-culpabilises et ça te permet de ne jamais être épanoui, de ne jamais être heureux avec ta personne.
C'était ça tes principaux blocages à assumer ton épanouissement sexuel ? C'était la question de la perversité, d'être anormal ? T'avais honte en fait d'avoir cette envie d'être un puppy ? Alors j'avais, c'est vrai que là on parle que de puppy play depuis le début, mais ouais j'avais honte d'assumer une sexualité qui était un peu alternative ou différente.
Surtout qu'on peut savoir que des fois, dans certaines relations et certains rapports, c'est un peu compliqué où tu peux te faire blesser facilement, des choses comme ça. Donc, tu avais aussi peur pour ta vie ? Pas pour ma vie, mais plutôt se faire blesser dans une relation, qu'on te fasse du mal, des choses comme ça. Pas forcément peur pour ma vie. Même si je ne sors pas dans la rue avec mon masque et je ne manque pas tout le monde, parce que je pense que je me ferais tabasser assez facilement.
Mais c'était vraiment une question de confiance en soi et d'être confiant dans l'environnement dans lequel on était. Et c'est vrai que je trouve que mon type de sexualité, on n'en parle pas parce qu'on trouve que c'est un peu honteux, parce que ce n'est pas commun, je pense. Et au final, je pense que c'est plus commun que ce qu'on aimerait le penser.
Et ouais, en fait, c'est le côté de solitude, vu que j'étais tout seul à être comme ça, vu que moi, dans mes connaissances, j'avais personne de fétiche, tout ça, ben tu te sens con, un peu seul, et tu sais pas, j'ai l'air qui te tournait, quand tu te mets un peu sur des applications et qu'on commence à mal te parler, tu te dis, ben en fait, non merci, je suis pas là du tout pour ça.
et en fait tu te retrouves seul et c'est ça et après je me suis totalement habitué à cette solitude sexuelle et en fait tu n'avances plus à la fin et tu te dis qu'est-ce que je fous et c'est ça qui est assez problématique quand on est en dehors du milieu fétiche et qu'on veut rentrer dedans sauter le pas c'est assez dur et en fait il faut vraiment prendre de l'énergie ça coûte en effort de faire le pas
J'entends qu'en fait, tu n'es pas que puppy. J'ai l'impression qu'à un moment donné, tu m'as dit, est-ce qu'on peut prendre un peu de hauteur ? Est-ce que tu peux prendre la couverture du podcast et me dire par émoji ta sexualité d'aujourd'hui, tes pratiques, tes fantasmes, tes envies ? Donc, je n'ai pas d'émoji puppy ?
non il n'y a pas d'emoji poppy sur la couverture est-ce que tu veux que j'en rajoute une est-ce que tu saurais me la montrer elle existe alors elle existe c'est le petit emoji chiot qui a sur en fait il y en a deux exactement il y a un petit emoji chiot vraiment juste tête de chiot et un autre c'est une sorte de chien un peu japonais qui est à 4 poids qui est un peu fier comme ça donc c'est lui
deux emojis je trouve qu'on utilise dans la communauté les rajouter je pense pas parce que je sais pas en fait c'est un peu selon ton envie si tu trouves que c'est intéressant et c'est une vraie question que même moi des fois je me pose de comment le puppy play diffère d'un rapport simple de domination soumission parce qu'en soit ça rentre dedans mais en même temps pas totalement alors qu'est-ce qui t'excite toi dans le puppy play ?
C'est comme ça qu'on va savoir ce que ça diffère. En fait, on s'en fout de ce que ça diffère conceptuellement. Lucas, c'est quoi ton kiff ? Alors moi, en plus au début, le pépiple m'a permis d'assumer ma sexualité fétiche. C'est-à-dire qu'en achetant mon masque, en portant mon masque, je suis anonyme derrière mon masque. C'est-à-dire que quand je l'avais sur Grindr, par exemple, si tu connais des gens qui sont sur Grindr, en fait, ils ne savent pas que c'est toi. Parce que vu que tu portes un masque, tu es totalement anonyme.
Et donc il y a déjà moi ce côté anonyme qui m'a plu, l'esthétique totale du masque je trouve. Pourquoi c'est important d'être anonyme ? Au début quand tu n'assumes pas, que tu n'es pas en confiance avec ça, le fait de se dire, j'ai commencé à assumer pas du tout sur Paris, dans une ville en province, je déteste dire province,
On va vers Lyon. Et en fait, c'est qu'on connaît à peu près tout le monde. Surtout que moi, j'ai eu des boulots où dans ma classe d'âge, je connaissais beaucoup de gens. Et beaucoup de gens me connaissaient. Et c'est un peu compliqué quand tu as une personnalité pseudo-publique de dire « Ah bah tiens, lui, on l'a retrouvé là. Tiens, il aime ça et tout. » Et en fait, j'avais peur que ça mélange trop mon image de moi de tous les jours.
à finalement quelque chose de très intime et très personnel de ce que j'aime bien faire au lit. Et donc le puppy play, on voit, il y a ce côté un peu d'anonymat, pardon, j'allais dire n'importe quoi, qui m'a énormément plu. L'esthétique totale, donc c'est marrant, moi je ne suis pas du tout furie, donc il y a un autre pseudo-fétichiste, certains ne le font pas du tout sexuellement parlant,
Après, je ne vais pas dire pseudo, c'est un peu condescendant. C'est quoi Furry ? Furry, c'est donc aussi une pratique, alors je n'ai pas encore tout compris, je ne suis pas le plus à même à en parler, mais en fait, c'est des gens qui portent un peu plus la voix, des gros costumes, un peu vraiment fourrure, avec des grosses têtes en fourrure.
Donc, ça aussi, c'est un personnage, mais je crois qu'il y a une histoire de mésanthrope, un truc que je n'ai pas trop tout compris. Et en fait, moi, c'est marrant, c'est un truc qui ne m'attire pas du tout, mais je pense qu'il y a aussi les questions d'esthétique qui ne me plaisent pas. Donc, toi, si j'ai bien compris, ce qui t'excite, c'est d'abord d'être anonyme.
Donc l'anonymie m'a permis de mieux assumer. Alors ce qui t'excite c'est l'esthétique et quoi d'autre ? Le jeu de rôle en fait, en termes de soumission, domination, c'est souvent des jeux de rôle qui sont entre guillemets plus bienveillants qu'avec juste une relation de domination soumise où des fois ça peut être assez dur, assez violent.
et peu respectueuse de l'autre, alors que c'est vrai que quand tu prends un chiot, le but c'est pas de le maltraiter, c'est de bien le traiter, de bien le dresser, etc. Et en fait, ça permettait, je trouve, d'avoir un rapport de domination et de soumission, donc plus bienveillante, plus respectueuse, et qui permet aussi finalement d'englober plus de choses, parce que dans le puppy play, par exemple, tu peux jouer avec un maître, et en fait il n'y a absolument rien de sexuel,
Et c'est un peu le côté lâcher prise, totalement jeu de rôle. Quand je mets mon masque, je deviens quelqu'un d'autre. Ce n'est pas exactement quelqu'un d'autre, c'est-à-dire que c'est juste une autre dimension de moi-même. Et ça permet de faire une véritable séparation, je trouve. Et en fait, ça permet d'être au clair avec ses idées. Que moi, tous les jours, il y a bien les responsabilités, il y a bien un peu tout contrôler. Et être dans la décision, toujours, j'aime bien faire les choses à ma manière, etc.
Et quand j'ai mon masque, là c'est plutôt l'inverse, je me laisse plutôt aller et je fais, c'est un peu de niais je trouve, mais de se prendre par le jeu tout simplement. Et l'autre côté, mais ça c'est en portant le masque, où j'ai un sentiment de sécurité derrière. Vu que ça te serre un peu la tête, je me sens totalement confortable derrière mon masque et je me sens tout simplement bien.
Et concrètement, ton partenaire est assis dans le canapé. Lui, il porte un costume... Pardon, t'as dit qu'on appelait ça comment ? Donc, une hood ?
Un accessoire. Et lui, il porte un accessoire ? Pas forcément. Et toi, t'arrives, tu mets un masque, et là, à ce moment-là, genre, tu te mets à quatre pattes. Est-ce que tu peux m'amener dans le concret de ce plaisir sexuel ? C'est que du coup, tu deviens un chien, donc tu joues le chien. Ouais, ça dépend donc de comment il faut entrer dans le jeu.
mais ouais moi dès que je la mets c'est vrai que j'essaie un peu de rentrer dedans donc ouais j'essaie de jouer et encore vu que je me trouve encore un peu nouveau tout ça j'ai pas forcément encore pris tous les automatismes c'est pas des automatismes mais ouais un peu tout le jeu rôle complet ouais t'as l'air de te mettre la pression non mais c'est marrant parce que je trouve ça inspirant ce que tu dis et le moment où t'as dit nier tout à l'heure où t'as jugé
Est-ce que tu as l'impression que tu continues un peu à avoir du jugement pour cette forme de sexualité que tu apprécies ? Alors, pour les autres, absolument pas. Pour moi, oui. C'est-à-dire que quand quelqu'un me parle de sa sexualité à lui, je n'ai rarement, même jamais, de jugement, de souci.
des personnes viennent me parler de leur sexualité, qui n'ont absolument rien à voir avec la mienne, qui peuvent être vues des choses un peu dégueulasses. Et en fait, je leur dis, c'est bien pour vous, si ça te plaît, très bien. Ils n'ont pas de jugement. Mais pour la mienne, je m'autorise plus à m'auto-juger, ce que je pense que beaucoup de gens font au final. Pour les autres, je n'ai pas de problème. Du coup, tu continues, quand tu es puppy, à être un peu...
encore un peu de difficulté à être totalement dans la joie de ce rôle et qui fait ton truc. C'est ça, je suis encore un peu dans la retenue, c'est ça que je voulais dire. Je suis un peu encore dans la retenue parce que je n'ai pas encore forcément tout trouvé aussi. Et ça prendra son temps qu'il faut. J'ai que 23 ans, donc ça va, j'ai encore un peu du temps. Et concrètement, tu mets ton masque, tu joues un peu, tu aboies ?
Alors certains le font, moi je n'y arrive pas, donc certainement peut-être que je serai un petit qui n'aboira jamais, mais ouais peut-être un jour j'arriverai à aboyer. Donc tu restes quand même un peu humain, c'est-à-dire si t'as soif, tu te fais un thé. Voilà, si j'ai soif je me fais un thé, je suis pas encore là dans le délire de boire dans une gamelle, des trucs un peu comme ça qui...
sont très immersifs, là, c'est vraiment de l'immersion à 200%. Certaines peuvent avoir... Ça leur plaît totalement, pour certains, d'être vraiment dans le jeu de rôle le plus total, ce qui est bien. Moi, là, je ne suis peut-être pas encore forcément prêt
Tu tâtonnes tranquillement, tu as ta zone de confort. Je trouve qu'il faut y aller gentiment et encore une fois, on va trouver ses limites. Il y a des gens qui sont un peu pires, mais qui ne se mettent pas à quatre pattes, qui restent totalement debout, qui n'aboient pas. Et tout ça, en fait, ce n'est pas forcément... Je trouve que c'est souvent...
Des fois on vient me parler, moi sur les applications, donc j'essaie en plus d'être relativement ouvert en leur disant, sur un de mes profils, si tu as envie de venir parler, viens parler, il n'y a pas de soucis. Et il y a plein de gens qui me disent, ouais, ça me plairait beaucoup de faire du puppy play. Et ils me disent, ouais, donc comment tu fais pour être puppy ? Et en mode, comme s'ils voudraient que je leur donne un mode d'emploi, où ils doivent un peu choisir, disant, voilà, tu dois faire ça, ça, ça et ça. Alors que non, c'est en fait, vraiment, chacun fait un peu ce qu'il veut, tant que ce que tu fais, ça te plaît.
Et tu peux être puppy en étant dominant, tu peux être un puppy actif mais soumis, tu peux être vraiment absolument... Mais il existe un guide parce qu'en fait tu disais... Non, il n'y a pas de guide. Parce qu'au final, tu vois, tu disais, moi j'ai découvert ça de façon très isolée, j'étais un peu dans la souffrance et du coup je participe à ce podcast aussi pour...
Promouvoir ça. En fait, il nous faudrait un guide où tu as plein d'outils, plein de façons, plein de facettes. Et après, chacun crée son profil. Tu prends un peu de ça, pas du tout de ça, un peu de ça, beaucoup de ça. Après, le problème du guide, c'est quand même finalement un peu enfermant. C'est en disant à la personne, il y a ça, ça, ça et ça.
Est-ce que ces gens vont s'obliger à faire ça ? Ben non, on l'écrira bien. Non, non, mais j'entends ce que tu dis, mais il faut commencer quelque part quand t'as 22 ans. Donc un guide, ça veut dire, voilà, toutes les différentes formes et facettes, et tu peux toi créer les tiennes, mais voilà, une façon un peu de mettre un pied à l'étrier, en rappelant aussi comment tu prends soin de toi, etc. Et ça n'existe pas ça aujourd'hui. C'est-à-dire, si moi je veux devenir puppy...
Il y a des sites, je crois que c'est puppyplay.com, des choses un peu comme ça, vous marquez puppyplay sur Google, ça vous sort pas mal de choses. Il y a des sites qui expliquent plutôt bien comment s'équiper, c'est quoi un peu le principe du jeu de rôle, il y a un principe global, mais après dans ce principe-là, on peut faire un peu ce qu'on veut.
Et si, il y a quand même des sites, moi, c'est un peu ce qui m'a permis aussi de m'aider et de me dire, en fait, ouais, j'irais bien par là et faire ça. La toute première fois où tu t'es dit, OK, j'essaye, c'était quoi ton premier pas ? C'est acheter le masque et le mettre tout seul chez toi ?
Oui, ça a été totalement acheté le masque par internet, vu que c'était pendant le dernier confinement. Et donc, je pense que comme pas mal de gens, le dernier confinement a été pour moi abominable. On va en pleine crise existentielle. Et donc, je me suis dit, vas-y, achète un masque et vois ce que ça donne, si déjà au moins l'esthétique te plaît, tout ça. Comment ça s'est passé la première fois où tu as enfilé le masque ?
Ça s'est passé le soir dans ma chambre. J'ai dit « Allez, hop, on le met ». Et en fait, en le mettant, j'ai ressenti cette première sensation qui était la sécurité et le confort. Et je me suis senti bien dedans. Et je pense que c'est ça que je me suis dit « Ouais, c'est fait pour moi ».
Avec de la sexualité conventionnelle, c'est-à-dire, est-ce qu'il y a eu une érection, de l'éjaculation, ou c'était vraiment de la sexualité cérébrale, ou pour toi, pas du tout de sexualité ? Alors, je n'ai pas forcément le souvenir d'après, de ce côté-là, mais aussi, il y a aussi la question de sexualité, que de me voir avec une houte, ça me plaît.
Une houd, c'est une ? Donc, c'est un masque. On appelle ça une houd dans le jargon. Et en fait, oui, ça me plaît totalement. Donc, oui, ça me plaît totalement bandé. Et de voir des gens avec des houds, ça me fait tout aussi bandé. Mais la première fois, l'enjeu, ce n'était pas tellement l'érection ou l'éjaculation. L'enjeu, c'était d'être. Voilà, c'était d'être et d'être bien avec ce type de rôle. Et donc, je l'étais totalement. On retrouve la couverture du podcast ?
On a du coup notre émoji de petit chien. Il y a quoi d'autre dans ta sexualité aujourd'hui ? Alors aujourd'hui, là, beaucoup de choses. Le monde 18, voilà, c'est en termes de sexualité. Le monde 18 ans, c'est pas bien de le faire ça en dessous. C'est pas vrai.
Un peu compliqué c'est ça. Après dans les rôles c'est un peu compliqué, donc moi là je joue beaucoup un peu plus tôt de la soumission parce que je trouve ça plus simple pour s'appréhender et apprendre en fait et à trouver ses limites. C'est plus simple de se laisser faire que de faire ça en tant que dominant et finalement de mal agir et en fait de faire n'importe quoi. Moi je préfère mieux faire l'inverse alors que je suis plutôt vers ça.
Attends, là je t'ai perdu, là tu regardes les flèches qui sont la pénétration et donc toi tu dis... Bah donc moi plutôt, en ce moment je mets plutôt bottom pour un peu simplifier les choses. Tu dis je suis soumis et comme en fait dans la communauté, en tout cas dans les gens, ils disent si t'es soumis, égal, passif, tu leur simplifies le délire alors qu'en vrai tu es vers ça ?
Ouais, et que même les idées de domination certainement me plairaient à un moment, j'aurais aimé essayer. C'est juste que là, dans la question d'appréhender ma sexualité en ce moment et donc de l'apprendre, je trouve ça plus simple et ça se met plus en confiance quand on est soumis, mais il faut tomber aussi sur les bons dominants et donc sur les bonnes personnes.
Tu n'as jamais été, je ne sais pas comment on dit, maître, handler ?
Et en fait, je me retrouve dans un rôle qui, pour moi, là, vu que je n'ai pas tant de confiance en moi, en tout cas sexuellement parlant et tout ça, et en fait, je me retrouve dans un rôle où je ne sais absolument pas quoi faire, pas quoi dire. J'aime pas imposer des choses finalement aux gens comme ça. Et en fait, j'ai pas envie de... Donc ouais, je me sens totalement mal à l'aise. Et ouais, je me retrouve un peu bête, un peu avoir le erreur 404 dans ma tête et de dire qu'est-ce que je fais ? Et en fait, c'est vrai que je ne sais pas quoi faire.
Je n'ai pas envie de leur faire un truc qui va trop vite, trop fort, tout ça. Parce qu'en fait, je ne connais pas les bons rythmes. Du coup, tu as fait quoi ? Pas grand-chose. J'ai dit, bon, on passe à autre chose.
C'est pour ça que ma première expérience n'était pas du tout concluante. Mais je pense que c'est parce qu'en ce moment, j'avais tous ces autoproblèmes que je me suis créé du fait de mettre du temps à m'assumer. Je m'en suis pas mal pris pour mon grade, mais absolument tout seul. Et donc aujourd'hui, j'ai un peu une confiance à reconstruire.
Tu peux m'expliquer comment, et c'est une question très dure à laquelle moi je ne saurais pas tout à fait répondre, est-ce que tu sais pourquoi, qu'est-ce qui s'est passé pour que dans un lit avec un partenaire, tu te dises que tu ne sais pas faire, que tu es peur de mal faire ? Pourquoi cette absence de confiance en toi au niveau sexuel ? Tu sais l'expliquer ?
Alors, je ne sais pas. En fait, je pense que c'est totalement une question de comment c'est construit. Et moi, je me suis totalement construit dans un côté quand même très introverti au début. Voilà, en fait, où je n'ai jamais assumé mes qualités, mes machins. Et j'ai toujours été dans le doute permanent. Je doute très souvent et c'est très simple de me faire douter.
Et en fait, vu que je n'ai pas jamais eu assez de confiance, en fait, c'est que je pense qu'on ne me l'a jamais accordé, je ne me suis jamais accordé d'être confiant en moi. Et que, ouais, en fait, on ne m'a jamais entraîné et encouragé à être bien dans ma peau. C'est ça que tu cherches en tant que puppy ? Un maître qui va t'entraîner et t'aider à être bien dans ta peau ?
Alors, c'est une question d'être bien dans ma sexualité et d'être pleinement épanoui, d'essayer des choses que j'ai envie d'essayer, mais pour moi, je n'ai pas forcément la confiance, mais en fait, m'y amener très facilement et sans peur, sans crainte. Ça te parle si je dis, je teste un truc, tu me dis ce que tu en penses, ça te parle si je te dis, et si la sexualité était un jeu ?
En gros, il y a moins que tu perdes, c'est-à-dire il y a moins que tu bouges un pion et que, ben, non, ça marche pas, tu vois. Est-ce que ça te parle de t'imaginer, donc avec un partenaire ou une partenaire consentante, t'essayes des trucs en suivant un peu ton kiff, en étant dans l'incertitude et tu check un peu et l'autre te dit oui ou non ?
C'est même plutôt ça que je recherche. Quand on teste quelque chose, je suis plutôt ouvert à la découverte. Souvent, ce sont des gens qui sont déjà expérimentés, avec qui je couche. C'est plus simple de signifier quand tu as quelqu'un d'expérimenté en face de toi.
que l'inverse parce que j'ai déjà fait au tout début des plans avec des gens aussi qui s'expérimentaient un peu et en fait vu que tous les deux on t'attillonne ben en fait on sait pas trop où on va et on n'a pas forcément de ouais je sais pas comment dire ça en fait c'est ça j'ai l'impression quand je t'écoute que tu as en tête une relation sexuelle réussie
Et donc une relation sexuelle peut échouer. Est-ce que tu peux me décrire ce que c'est réussir un rapport sexuel ? Ça veut dire quoi ? Prendre son pied, mais après c'est vrai qu'il y a une nuance à mettre, c'est-à-dire que j'ai eu des relations sexuelles certes pas top, mais qui m'ont permis de me dire ça, ça me plaît. Par exemple le puppy play, les premières fois que j'ai fait du puppy play...
J'ai fait ça avec quelqu'un qui n'était pas fou. Je n'ai pas pu s'apprécier avec la personne, mais j'ai apprécié le peu qu'il plaît. Donc réussir une relation sexuelle pour toi ou une relation intime, c'est sentir au fond de ton cœur une chaleur où tu te dis « ça m'excite ». Ce n'est pas forcément avoir une érection ni éjaculer.
Mais c'est de te dire, ah je kiffe, ça m'excite. Donc apprécier le moment avec l'autre et avec la personne, pour moi c'est vraiment un mix. Si je fais une relation sexuelle avec une personne, c'est pour la partager avec lui. Et donc pas du tout, je ne suis pas dans le côté très égocentrique de comment je vis ma sexualité. Je la vis pas seule, je la vis avec l'autre. Et donc c'est pour ça que pour moi ça rentre dedans.
Le fait d'avoir un bon feeling avec l'autre et c'est quelque chose qui est assez essentiel. J'ai du mal à coucher avec des gens avec qui je ne m'entends pas. Au début, je l'ai fait et en fait, ça ne marche pas forcément. Ok. Donc du coup, une fois que tu as ce lien avec la personne, c'est quoi le problème de faire un geste ou une proposition sexuelle et que l'autre dise « Ah non, je n'aime pas, on fait autre chose ». C'est quoi le problème de ne pas savoir bien faire ?
Alors en fait, je trouve que tu as formulé ça un peu bizarrement, je suis assez d'accord avec toi sur le côté, bah voilà, quand on se formule des choses, c'est top, et même c'est moi, on peut voir ce que je recherche, que ce soit bien formulé, qui permet de découvrir des choses qu'on n'avait pas forcément pensé faire, parce que l'autre a envie de te faire découvrir ça,
vu que moi je suis plutôt dans la découverte donc je suis rarement dans la proposition à part quand je sais que il apprécie tel type de pratique et moi je voulais tester ça avec lui je lui demande si on pourrait faire ça donc ça se passe plutôt par message avant et en fait le côté rapport qui ne se passe pas bien c'est avec une personne qui ne t'écoute pas et en fait qui s'auto-regarde et en fait vit sa sexualité que par rapport à elle
Donc, ne fais pas attention à toi, ne t'écoute pas à tout ça. Et moi, ça, je trouve ça un peu abominable parce qu'en fait, c'est vraiment se faire servir comme objet. Oui, mais moi, je veux te ramener à tout à l'heure quand tu as essayé d'être dominant et que tu as eu l'erreur 404, notamment parce que tu étais là « je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas comment faire et j'ai peur de mal faire ».
Et du coup, j'ai essayé de mieux comprendre ce qui s'était passé pour toi, sachant que tu me dis j'étais avec quelqu'un de consentant qui était content. C'est quoi notre problème à essayer un geste et à dire est-ce que j'ai aimé ou pas ? Est-ce que l'autre a aimé ou pas ? Est-ce qu'on continue ou on continue pas ? Sachant que si on n'a pas aimé et que si c'était raté, on passe next. C'est quoi le souci ? C'est totalement le syndrome de l'imposteur. C'est ce manque de confiance et le fait que je ne me l'autorise pas d'essayer ça parce que vu que j'ai beaucoup de...
finalement j'ai du pouvoir par rapport à l'autre, j'ai peur de lui faire mal, j'ai peur de le blesser. Et voilà, moi je ne suis pas là pour blesser les gens, je trouve ça abominable, ce qui est pour moi normal. Et en fait oui, c'est parce que je ne me sens pas en confiance et je ne me sens pas prêt à dominer sans faire mal. Et en fait j'ai peur de faire mal, et vu que j'ai peur de faire mal, je n'ai pas envie de faire.
Et si je t'entends bien, du coup tu commences à explorer ta sexualité via le puppy, parce que justement tu te sens plus à l'aise, plus en confiance, et tu disais peut-être un jour je passerais à autre chose, ou en tout cas j'ajouterais à mon panel le côté dominant, c'est ça ? Ouais, et donc... C'est trop tôt pour le moment. Ouais, pour le moment trop tôt, ça envoie, je trouve que je suis dans les balbutiements un peu, voilà, de ma sexualité.
Donc déjà, je trouve que depuis que j'assume ça, je me sens quand même plus épanoui, plus confiant petit à petit. Et je me sens moins piégé dans ça. Et en fait, je pense que ça m'aide pas mal à m'ouvrir, à me connaître. Et je pense que c'est en se connaissant qu'on peut avoir d'autres rôles. Et ça serait un qui me plairait. C'est ce que j'ai dans ma vie professionnelle à côté de mes études.
Ou le côté un peu domination, donc hiérarchie, me plaît. C'est un truc, j'aime bien ça. Et je trouve ça bizarre que je ne retrouve pas ça dans ma sexualité. Ça veut dire quoi le côté hiérarchie te plaît ? Concrètement, tu parles de quoi ? C'est-à-dire que j'aime bien décider. Clairement, c'est ça, j'adore décider. Et si ce n'est pas ma décision, je l'ai très mal.
C'est des choses un peu comme ça où j'aime contrôler. Finalement, je suis assez contrôle-freak dans absolument toute ma vie. C'est peut-être pour ça aussi que la soumission et le puppy play me plaît parce que ça permet qu'à côté de toutes ces angoisses qu'on a dans notre vie quotidienne où on est obligé de tout contrôler, faire attention à tout et on a toujours du stress et de l'anxiété,
le côté sexuel, on laisse tout aller et puis on joue un rôle. Et c'est peut-être pour ça que finalement la domination pour moi ne me plaît pas. C'est que peut-être je souffre de mes positions de domination professionnelles et que j'ai besoin un peu de me lâcher dans ma vie personnelle.
On s'offre deux émojis avant de passer à autre chose, ou une. Alors, les émojis, c'est les petites chaînes. Ouais, on va en faire un peu en plus. C'est bon, j'ai trouvé les deux. Donc, les chaînes, moi, c'est le deuxième fétichisme que j'ai un peu découvert et qui, en fait, me plaît presque tout autant que le puppy plaît. En fait, voilà, c'est des choses... On ne peut pas les mettre, on ne peut pas les comparer.
Mais en fait, ouais, c'est un peu des... Bah, grâce à ce puppy play, en fait, ça permet de... Bah, ça m'a permis de découvrir, en fait, une sexualité super vaste qui, probablement, ne passe pas que par la pénétration et par la fellation. Et donc, le principe même, bah, du bandage, ouais, c'est de se faire attacher. Donc, bah, compliqué de sucer quelqu'un ou de se faire sucer et compliqué de se faire pénétrer quand t'es totalement attaché. Et c'est un peu des choses qui me...
Oui, qui, en fait, va permettre de découvrir de nouveaux sens et, en fait, de se dire qu'une sexualité ne se résume pas qu'à de simples petits... Voilà, choses qu'on peut voir dans les trucs pornos un peu classiques où ça commence, il se suce rapidos, ça se pénètre rapidos et terminé. Et toi, tu ne veux pas le meilleur des deux mondes ? Tu ne veux pas être attaché et te faire sucer ou sucer ? C'est possible, tu as dit. C'est possible, mais je ne suis pas obligé de prendre mon pied comme ça, en fait.
parce que sinon dans la sexualité conventionnelle tu te sens un peu obligé c'est une performance et tu te sens un peu obligé c'est ça que j'entends je trouve que quand en fait on a tellement créé un récit autour de ça que on agit tous pareil parce qu'on pense que c'est que comme ça qu'on couche
Alors que non, des fois j'ai des discussions avec des amis qui me disent « Ouais, quand t'es gay, t'aimes pas te faire enculer. » Au moment des conversations qui ne sont pas forcément très glorieuses, pour être très honnête. Et ils me disent « Ouais, on ne comprend pas pourquoi il y a des gays qui n'aiment pas se faire enculer. » Je dis « Parce qu'en fait, être gay, ça englobe tellement de choses. Et oui, tu n'es pas obligé de te faire pénétrer comme des gens qui sont actifs mais soumis. Donc en soi, c'est totalement, on pourrait dire paradoxal, mais en fait pas du tout parce que c'est sa sexualité.
Et en fait, chacun ses délires. Mes trois maîtres mots, c'est respect, consentement et protection. Tant que les trois sont là, je ne vois aucun souci.
Dernière émoji, mais qui dit quelque chose de ta sexualité et n'a rien à voir avec tout le début de notre entretien. Je croise les doigts que la carte mère de mon appareil d'enregistreur est bien en train d'enregistrer. Sinon, franchement, je suis trop vénère. D'après mes yeux, ça enregistre toujours. Tout à l'heure, ça a disparu d'un coup. Je ne sais pas lequel. Peut-être le couple. Mes relations sentimentales ont toujours été très compliquées.
Là aujourd'hui, tu parlais tout à l'heure des gens avec qui tu fais du sexe, donc t'es polyamoureux ou t'es célibataire ? Je suis totalement célibataire. Et t'as des plans, t'as des amitiés sexuelles ? Voilà, c'est des plans, soit c'est des plans réguliers, donc après finalement on s'aime bien, on s'apprécie, donc on va boire des verres ensemble, des choses comme ça, et on n'est pas forcément obligés de baiser tous les deux matins.
Et moi, c'est le côté que vu que je me sentais mal avec cette sexualité-là, j'avais du mal à entreprendre et à me dire qu'être en couple, ça peut être bien. Tu n'as jamais été en couple pour le moment ? J'ai été en couple il y a très longtemps. C'était même pendant mon adolescence et ça n'a pas duré très longtemps. Je venais de sortir de mon premier amour qui était super compliqué.
et en fait j'ai dit bon bah voilà il y a un mec qui est amoureux de moi je dis bah vas-y je vais me mettre avec lui comme ça bah je vais passer à autre chose ce qui a été totalement une erreur donc je m'en excuse totalement voilà les bêtises d'enfant et en fait c'est vrai que depuis j'ai pas plus recherché et en fait bah souvent c'est un peu le syndrome que j'ai que dès que quelqu'un vient trop me parler je trouve ça super oppressant
Parce que j'ai tellement l'habitude d'une vie finalement relativement libre où je fais plein de choses dans ma vie. Donc en fait, je n'ai aucun temps à laisser et libérer pour une personne dans ma vie. Tu aimerais être en couple ? C'est ça la question. Je me pose la question et je crois que la réponse est pour moi totalement non. C'est un problème pour toi ? Oui, un peu. Parce que c'est quand même compliqué de penser ça.
sa sexualité que le côté sexuel de la chose. Et en fait, souvent, quand tu tombes sur des gens, certains quand même peuvent développer des sentiments envers toi. Et en fait, des fois, j'ai l'impression de les manipuler presque. Mais pourquoi tu n'aurais pas une série d'amants ou un ou des amants, c'est-à-dire des gens à qui tu dis, voilà, moi, ce que je cherche, c'est un lien... Moi, c'est un lien d'amitié et pas forcément un lien sentimental parce que je me trouve facilement oppressé.
Et tu trouves des amis avec qui tu as des relations sexuelles. C'est ce que je fais, c'est ce que j'ai. Mais pas moi, c'est ce côté aussi de couple qui est super compliqué à gérer, je trouve, de plus quand tu as une sexualité un peu plus ouverte, on va dire. Et qu'en fait, si tu te mets en couple avec cette personne, ça veut dire que tu te retrouves aussi finalement au lit et pas que dans le côté psychologique et d'avoir une...
une bonne relation amoureuse mais aussi avoir une bonne relation au lit et en fait c'est un peu là moi ce que je découvre ben en fait que être fétichiste et en même temps amoureux c'est des fois un peu l'antithèse parce que ben des fois ton couple ne te donne pas du tout tout l'épanouissement que tu devrais avoir sexuellement parlant et en fait voilà c'est des gens qui sont super amoureux de leurs petits copains
mais en même temps, c'est décidé comme faire des relations libres, des couples libres mais en même temps ils ont besoin d'aller voir ailleurs c'est aussi compliqué à gérer je trouve parce qu'il y a quand même de la jalousie, il y a tout ça et c'est vrai que c'est une grande question, c'est un peu mon parcours de qu'est-ce que je veux plus tard parce que voilà, découvrir ma sexualité en couche à droite et à gauche c'est sympathique mais à un moment il faut aussi peut-être un peu se poser, construire quelque chose avec quelqu'un ça me ferait aussi bien plaisir
Mais je n'arrive pas à me l'autoriser et je pense que ça me fait peur. C'est la suite du chemin ? Ouais, c'est un peu la suite du chemin. Donc je pense déjà pleinement me découvrir, pleinement être assumé ça, je pense par l'objet de ce podcast, en parlant à un micro, où il y a plein de gens derrière. Et ouais, donc un peu me découvrir, être plus confiant.
Et une vraie chance de ne pas avoir peur des sentiments, des choses comme ça. C'est moi, dès qu'on commence à un peu être sentimental envers moi, deuxième fois, erreur 404 et je pars aux toilettes. Ou je pars fumer une cigarette. Du coup, c'est une de mes questions. Si on fait un prochain épisode dans deux ans, c'est ça que tu aimerais me raconter ? Tu aimerais me raconter que...
Tu te connectes à des gens et tu es en couple ou pas, mais en tout cas, quand on te séduit, tu ne fais pas une erreur 404 aux toilettes. Est-ce que j'aimerais bien que ça change, d'être un peu plus dans la confiance en soi et ne pas avoir peur de s'engager ?
sur quand t'as quelqu'un ne pas avoir peur de forcément lui faire du mal c'est ça en fait souvent quand j'ai quand quelqu'un me montre ses sentiments j'ai pas envie de merder donc en fait non merci et ouais c'est ça me retrouver et trouver quelqu'un Lucas est-ce qu'on peut finir sur ta dernière fois sexuelle est-ce que tu peux me raconter dans le détail la dernière fois où t'as eu un rapport sexuel comment ça s'est passé ?
La dernière fois, j'ai fait ça avec quelqu'un qui fait beaucoup de bandage. Je me suis retrouvé totalement attaché. C'était quand ? Il y a une semaine, à peu près. En plus, après, on a fait une séance de hedging, qu'on n'en a pas du tout parlé pendant le podcast, qui est une sorte de montée à la jouissance, mais de l'arrêter avant et de continuer ça
Alors attends, le hedging, je crois que c'est on te met dans une situation où tu kiffes, on peut te masturber ou non. En tout cas, on fait monter l'envie d'éjaculer. Et avant l'éjaculation, hop, ça s'arrête. C'est ça. Et on peut continuer pendant un petit moment. Et donc, c'est un peu ce qu'on a fait sur la dernière fois.
De qui t'es arrivé ? T'as enfilé ta hood ? Même pas, ça a été fait sans hood, mais ça a été fait... Tu n'étais pas chiot ? Non, je n'étais pas chiot. Mais ouais, ça dépend des moments. Je l'avais apporté, il m'avait demandé, oui apporte ta hood. Et je crois qu'on est parti directement et on s'est dit, allez !
Et lui, il y avait un rapport de domination-soumission ou pas ? Ouais, un peu, donc il était totalement dominant, et donc je devais l'écouter, entre guillemets, dès qu'il me disait, il m'autorisait à jouir, j'avais le droit de jouir, et sinon je n'avais pas le droit, et donc c'est tout le travail de se retenir, et ouais, en fait, de se laisser faire, et en fait, d'avoir un peu cette emprise mentale sur soi. Donc t'es arrivé, il t'a accroché, il t'a attaché avec des cordes ? C'est ça, donc avec des cordes,
Mais genre des cordes... Des cordes en coton, je pense. Ça dépend vu qu'il y a plein de types de cordes différents. Ah, les rouges ? Ouais. Et donc voilà, il m'a attaché pleinement. Donc moi, j'aime bien être attaché du haut jusqu'au bas, les bras, les jambes, absolument tout. Donc attends, genre façon... Chibari. Façon Chibari. Donc ouais, c'est très esthétique. Je demanderais aux gens de regarder sur Google ou des choses comme ça.
où avec une corde on arrive à faire le tour du corps et avec certains noeuds accrocher certaines parties sans que ça fasse trop mal parce que c'est pas le principe, juste que ça t'immobilise totalement et en fait tu n'as vraiment aucun espace pour un peu bouger, par exemple le problème des menottes c'est quand même on arrive un peu à bouger par exemple avec des menottes oui tes poignées sont totalement reliées
mais tu peux quand même bouger sur pas mal de plans, alors que là, quand tu es attaché avec des cordes et vraiment sur l'intégralité du corps, tu ne peux rien faire du tout. Tu es allongé ? Là, oui, j'étais allongé. Donc, tu es allongé, tu n'es pas attaché au lit, c'est tous tes membres qui sont attachés, c'est-à-dire que tu ne peux plus bouger, tes mains, tes pieds ? Voilà, en même temps, j'étais attaché sur une sorte de bande muscu, en plus qui permet d'avoir des prises sur le banc, donc c'est simple à relier.
Et en fait, de ne plus pouvoir bouger. Mais d'autres fois, on peut être attaché sur un lit. Il n'y a que mon corps, entre guillemets, qui est saucissonné. Et en fait, je peux bouger dans le lit, mais avec totalement mes gestes qui sont contraints. Et en fait, c'est cette sensation-là de perte de contrôle. Et en fait, d'essayer, ça sert. Et ça, ça me fait un grand kiff. Et donc, voilà, c'était la dernière séance.
Et c'était... Non, ça, c'est mon autre podcast, la dernière séance de psychanalyse. C'était bien ? Ça s'est bien passé ? Ouais, ça s'est plutôt bien passé, après. Lui, c'est quelqu'un qui, je pense, aimerait bien me voir plus, et plutôt peut-être certainement en exclusivité. Moi, ce que je ne cherche pas pour le moment, et non, ça, un peu compliqué, de faire expliquer à l'autre en disant, ben voilà, j'apprécie bien, mais je ne veux pas être exclusif sur ce type de relation-là.
Parce qu'après le rapport sexuel, depuis quelques temps, je crois comprendre, c'est ça, il te drague et il te dit, viens, on se met ensemble. Alors, ce n'est pas se mettre ensemble, donc avoir cette fameuse relation soumis-maître. Et en fait, ce n'est pas ça que je cherche, mais peut-être pas avec lui. Donc, j'apprécie totalement passer des moments, mais je ne me sens pas prêt avec lui de passer à l'exclusivité sexuelle. Et en fait, avoir le contrôle de ma sexualité par lui.
Qu'est-ce qui lui manque, à ton avis ? Je ne sais pas. Je pense que c'est un peu de feeling. Je pense que c'est le fait qu'on puisse sortir un verre ensemble, avoir autre chose que le sexe. Je pense que vu que celui-ci en particulier, c'est très sexuel, il n'y a un peu que ça. On dirait que je me contredit par rapport à ce que j'ai dit au début.
Mais c'est bizarre. Il y a quand même, voilà, de consentement et il y a du feeling. Mais, ouais, il n'y a pas d'autres sujets de conversation un peu plus élargis, des choses comme ça.
Super. Moi je trouve pas que tu te sois contredit, puis même t'aurais le droit à la nuance. C'est vrai, je suis pas un peu un être complexe. T'as le droit. Est-ce que tu veux dire quelque chose de particulier pour le mot de la fin ? Quelque chose d'important sur lequel tu veux nous laisser ? Et non nous lécher ?
Et ben je ne lècherai personne alors, mince. Ben moi pour moi les mots d'importance c'est ben voilà, quelle que soit votre sexualité, il faut toujours l'assumer. Et donc quand on passe les premiers pas, toujours trouver des personnes bienveillantes et ne jamais se laisser imposer des choses. Il faut toujours le faire déjà à son rythme. Même si moi j'ai mis 6 ans, si vous en mettez 8, 10, ben c'est que vous aviez eu besoin de ce temps-là pour le prendre.
C'est marrant parce que tu sous-entends et tu sous-entends qu'on peut être arrivé, c'est-à-dire tu dis ça a mis six ans, comme si on pouvait arriver, c'est-à-dire il y avait un point de chute, un moment waouh. Moi, qu'est-ce que t'en penses ? Moi j'ai l'impression que toute notre vie en fait, on découvre notre sexualité et en fait t'es jamais épanoui.
Oui, mais c'est le début de se l'accepter. Moi, ça m'a mis six ans à me dire, allez, je commence. C'est ça, c'est plutôt le commencement de ma sexualité. C'est clairement pas du tout la fin. Mais ouais, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui ne l'ont pas commencé, ce chemin-là, et sont beaucoup dans la remise en question et ne se l'autorisent pas forcément. Moi, c'est totalement... C'est là-dedans que j'ai grandi et que je me suis fait.
Et c'est là-dessus que je pense qu'il y a pas mal de gens qui étaient dans le même cas que moi. Pour aller acquérir la confiance en toi et avoir tout l'espace de sexualité que tu cherches, tu as raconté que tu allais expérimenter, continuer dans les expérimentations. Tu vas essayer quoi d'autre pour aller acquérir de la confiance en toi et du plaisir sexuel libre ?
Alors, déjà d'un côté, ça passe un peu par une sociabilisation, c'est-à-dire dans le milieu puppy, surtout à Paris, il y a beaucoup de puppies. Donc en fait, avec des groupes, Telegram, WhatsApp, on arrive à se retrouver, à boire des verres ensemble, à se connaître, ce qui permet déjà d'échanger un peu nos vécus, nos expériences, et surtout peut-être de trouver des personnes avec qui on a envie de coucher, des personnes avec qui il y a un feeling qui se passe.
Il y a déjà ça, en fait. Et puis, ça dédramatise peut-être l'angoisse dont tu parlais de perversité. « Ah, je ne suis pas une bonne personne. » En fait, tu te retrouves avec des gens et c'est cool. Et en fait, tu te dis… C'est ça, en fait. Ça normalise totalement ce type de relation-là, ce qui est plutôt bien, je trouve.
Et en fait, continuer un peu à expérimenter, trouver d'autres personnes. Moi, ce qui est un peu affreux, c'est que je suis un côté un peu matérialiste. En ce moment, j'aime bien expérimenter des matériels. Des types de cordes, plus de cordes, moins de cordes, des types de baillons spéciaux, etc. Donc là, je suis un côté un peu matériel. Et surtout, on parle en latex. Ça, c'est une autre chose qu'on n'a pas du tout parlé.
c'est vrai que j'aime bien expérimenter là plutôt du matériel pour voir aussi ce qui me plaît je crois que je rattache énormément à mon fétichisme à l'accessoire à l'objet et ce qui je pense est un peu problématique mais peut-être à déconstruire pourquoi c'est problématique ? parce que je trouve que ça va des fois ça peut aller à l'excès c'est à dire que c'est l'objet qui a l'importance et c'est un peu compliqué de se référer qu'à l'objet
Surtout quand on essaie quand même de faire des rapports sexuels à quelqu'un d'autre. C'est vachement intéressant parce que j'ai l'impression que dans le cœur du fétichisme, il y a le fétiche et le fétiche, c'est l'objet. C'est ça que je suis d'accord. Et c'est peut-être intéressant de s'en détacher.
Ou bien peut-être de trouver un équilibre. Parfois, c'est avec fétiche, parfois, c'est sans. Et donc, moi, c'est un peu la chose où, en fait, il faut trouver son équilibre et son équation. Et je ne sais pas si je l'ai encore trouvé. Même le côté où, ouais, baisse fétiche, est-ce que j'en fais trois fois par semaine, quatre fois par semaine ? Des choses un peu comme ça où il faut trouver son bonheur, en fait. Et je pense que chacun, le bonheur est très individuel.
je ne peux pas me calquer sur quelqu'un d'autre. Et c'est ça, en fait, à trouver. Et je pense que c'est une alchimie qui met du temps. Trouver notre alchimie, notre équilibre du bonheur. Mot de la fin. Voilà. Mais c'est bien. Merci, Lucas. Avec plaisir. C'est cool. Trop bien. C'est super. On a fait un bon podcast. On a fait un excellent podcast. Je trouve.