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Est-ce que tu as décidé si tu voulais être anonyme ou pas ? Alors, je vais utiliser mon pseudo et ou s'il faut un prénom, je veux bien le donner. Mais sinon, je vais rester sur mon pseudo. Quel est ton pseudo ? Alors, mon pseudo, c'est P-Master.
Si tu ne me parles pas du tout de sexualité, si tu devais te raconter ou dire des choses de toi sans parler de sexualité, tu raconterais quoi ? Je pourrais me décrire physiquement, mais comme je suis un peu sadique et que je suis joueur, je ne vais pas le faire.
En tout cas, pas tout de suite. Non, je suis quelqu'un de très joueur, justement. J'aime prendre du plaisir, j'aime en donner. Et ma philosophie de vie, c'est essayer de ne pas avoir de regrets. Vivre ma vie, non pas forcément au jour le jour, mais en tout cas, essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas de regrets qui soient derrière sur la route.
Ok, super entrée en matière. Nous, ça fait un an qu'on se parle, toi et moi. Je crois qu'on s'est parlé la première fois au début du podcast, au lancement du podcast. Et en vrai, j'ai retardé le témoignage.
Parce que j'avais peur, en fait, et on va découvrir pourquoi. J'avais peur de ce que tu vas raconter venir me poser plein de questions et j'avais peur, et c'est pour ça que je commence par ça, j'avais peur que mon jugement
Ou en tout cas, mes questions et possiblement mon jugement t'empêchent d'être un bon intervieweur et d'être à ton écoute. Maintenant, je suis prêt et je suis super heureux de t'accueillir. Moi aussi, et c'est intéressant de parler de peur.
Parce qu'en effet, c'est quelque chose qui peut venir en filigrane de beaucoup, beaucoup de choses. Et moi-même, j'ai dû affronter un certain nombre de peurs, de questions, de choses comme ça. Donc, oui, oui. Du coup, si tu prends ton téléphone et que tu regardes la couverture du podcast, l'idée, et tu te sens bien libre, là, tu as plein d'émojis qu'on peut rencontrer sur des réseaux de rencontres genre Grindr et compagnie. Toi ?
Ta sexualité, là si je prenais une photo et que tu listais de façon assez rapide les pratiques qui composent ta sexualité et que tu aimes, tu dirais quoi ? Alors il y en a beaucoup que je sélectionnerais déjà. Il y a la flèche haut et bas puisque je suis versa pour l'essentiel de mes pratiques. Après tout ce qui est physique, pêche et courgettes, j'aimerais courgettes mais la taille n'est pas la seule chose qui compte et c'est pas mon cas.
Feu, je ne sais pas ce que ça signifie. Le jus avec les gouttes, oui. J'ai pratiqué le berbac et je le pratique encore. Berbac, c'est ? Alors, berbac, c'est sexe sans capote, ce qui est plus facile aujourd'hui avec les traitements qui existent et qui n'existaient pas. Il y a encore une vingtaine d'années quand j'ai commencé ma sexualité.
le rainbow flag après le mois des fiertés et puis cet après midi j'ai fait une intervention en entreprise donc oui ça c'est oui après si ça signifie autre chose pourquoi pas j'aime bien les ours mais j'ai pas l'impression d'en être un je ne me mets pas de vernis sur les ongles et par contre ça c'est une de mes limites je n'aime pas ce qui est efféminé ou ce qui pour moi s'y apparente
En tout cas, dans mes recherches, après, je vois des personnes qui sont dragues, etc. et que moi, je trouve magnifiques. Mais sexuellement, tu n'es pas excité par quelqu'un qui a des manières, c'est ça ? C'est quoi pour toi être efféminé ?
Alors, ça va être les manières et ça va être les attributs qu'on donne généralement pour les femmes. Ce n'est pas forcément les cheveux, parce qu'on peut avoir des coupes de cheveux court, long, etc. Mais ça va être tout ce qui est porte-jartel, le vernis, etc. Le rouge à lèvres, qui sont des trucs… Ça me coupe tout. J'utilise beaucoup le petit diable.
Voilà, je pense que c'est quelque chose qui me décrit bien, et puis qui peut aussi décrire l'intensité de ma sexualité, qui peut être extrême. Après les chaînes, oui, dans le monde de la domination et de la soumission, forcément oui, je suis dedans. Tu es du coup demi-soumis ?
Les deux ? Tout existe, toutes les combinaisons existent. Moi, par contre, je ne suis que demi. Ma nature est d'être demi. Même si je peux avoir des pratiques vers ça, je peux très bien utiliser quelqu'un comme sextoy. Mais du coup, ce n'est pas la même philosophie, ce n'est pas la même relation. En tout cas, mentalement, ce n'est pas la même chose.
Ce que je crois que tu es en train de sous-entendre, c'est que toi, tu es uniquement dominant dans ta sexualité, mais comme tu aimes aussi être pénétré, tu dis que tu es dominant et passif et que c'est compatible. Et tu sous-entends que ça n'allait pas normalement ?
Alors, je sous-entends qu'il y a encore peut-être 5 ans, je pensais que ça n'était pas compatible. Et du coup, moi, ma sexualité, je l'ai découverte par le côté passif. Et j'ai découvert le monde SM, mais du coup, pour moi, étant donné que j'avais uniquement à l'époque des pratiques passives, forcément, j'ai été soumis. Les deux étaient liés. Alors que maintenant, d'expérience, je peux dire que de toute façon, si…
Ce n'était pas mon cas. Et à un moment donné, je me suis rendu compte que non, j'étais demi. Quelle que soit ma sexualité passive, active, j'étais demi. Mais c'était une révélation. Et ça, ce n'est pas une évidence dans le milieu BDSM. Je ne sais pas ce que ça veut dire, milieu BDSM, mais dans tes pratiques BDSM, pour toi, encore aujourd'hui, en 2022, dire « moi, je suis demi et tu vas me pénétrer », tu rencontres des blocages ?
C'est intéressant de voir les a priori, pas les préjugés, mais les a priori et les raccourcis que l'on fait sur si tu es ça, alors tu es ça. Donc si tu es passif, alors tu es soumis. Si tu es demi, viril, etc., tu vas être demi. Je ne sais pas si j'ai pas inversé, mais voilà. En tout cas, tu fais des liens.
qui peuvent te censurer toi-même, ce qui a été mon cas. Et aujourd'hui, on est toujours même de manière globale dans le monde et dans l'esprit à faire des raccourcis, à être sur la base d'une norme, à essayer d'avoir des choses qui soient normées.
Sauf que nous sommes des individus et les individus, il n'y a pas de normes, sinon ça serait chiant. Et ce n'est pas le cas. C'est du coup difficile d'être suffisamment rassuré pour essayer de s'extraire d'une norme qui s'impose quand même à nous.
Et du coup, accepter de se découvrir, de se connaître et de s'assumer tel que l'on est en faisant abstraction d'une norme. Mais en tout cas, en se disant, oui, il y a peut-être une norme. Oui, peut-être que c'est la majorité des gens
Mais en tout cas, moi, c'est pas important si je fais partie de la majorité ou si je suis le seul. En tout cas, moi, je suis comme ça et ça sera pas autrement. Quand tu dis que t'es domi et je vais t'inviter à prendre ton verre d'eau et à le mettre plus mieux près de toi, là, parce que je te l'ai mis un peu loin, ainsi que cette jolie carafe. Quand tu dis je suis dominant, t'as vu comment je te donne des ordres et tout ?
Oui, je me faisais exactement la même réflexion. Mais en fin de compte, la relation de domination et de soumission, pour moi, ça n'enlève pas le savoir-vivre, le fait que je mette la table à la maison, etc. Après, c'est ma conception. Et comme chacun est unique, en tout cas, moi, je me sens unique et je suis convaincu que chacun est unique.
chacun dans le BDSM va aussi avoir sa définition de ce qu'est la domination et de ce qu'est la soumission et c'est ça qui fait la beauté de la relation parce que ça permet de se découvrir ça permet aussi de construire quelque chose et c'est pas facile de trouver son alter ego
dans le BDSM mais une fois que tu l'as trouvé ou en tout cas que tu as construit quelque chose pour arriver à cet idéal ça te crée des liens qui sont quand même très très forts alors justement ça veut dire quoi pour toi être domine donc je sais pas si tu veux rajouter d'autres émojis on finit le tour des émojis mais c'est quoi donc est-ce que tu rajoutes d'autres choses ?
Bah oui, je te dis. Alors, le point, oui, je pratique le fist. Il y a un truc que je ne comprends pas, donc je vais dire non. Le cadenas, oui, parce que l'appartenance, la chasteté, etc., c'est quelque chose que je pratique et que j'aime. Le nez de cochon, oui, je pratique le crade, donc forcément, c'est quelque chose qui m'intéresse. Après, la petite feuille, si c'est du cannabis, j'accepte, mais ce n'est pas quelque chose que je pratique. Moi, je ne prends que du poppers.
Et puis après, le sens interdit, je ne sais pas ce que c'est. Si, toi, ça serait pour, tu sais, sur les profils, ils mettent sens interdit et soit des trucs racistes, soit genre non vieux. Toi, ça pourrait être non aux efféminés. Oui, voilà, moi, ça pourrait être non aux efféminés. Ça pourrait être aussi sur certaines pratiques. Le fait qu'aujourd'hui, une de mes limites, c'est le contrôle de la respiration, par exemple.
On rentre du coup dans le vif du sujet, c'est autour de ces pratiques rad où moi, je pense que c'est un peu intéressant que je dise, parce que je pense que les gens qui vont nous écouter peuvent penser la même chose. Moi, en fait, cette différence me fait peur.
Ou en tout cas, il m'a fallu du temps pour… Je sentais que ça faisait vivre en moi, genre notamment sur concrètement de quoi on parle, c'est ce que j'allais te demander, dans les pratiques rad. Et du coup, j'ai eu besoin de temps pour me dire… Et j'ai plein de jugements sur est-ce que c'est normal ou pas ?
Et la raison pour laquelle, moi, je me suis convaincu de t'interviewer, c'est que je suis allé à ta rencontre parce que tu mènes une association, en tout cas, tu fais partie d'une association. Et je te trouve très didactique et très éloquent dans ta mise en mots. Donc, je me dis…
premièrement. Et deuxièmement, je n'aime pas mes jugements normatifs, parce que je les trouve quand même tous un peu nauséabonds, inspirés de… inspirés de, ben du coup, c'est quoi la norme ? Et tiens, est-ce que la personne est dedans ou pas ? Allons dans le sujet, du coup, c'est quoi les pratiques rades que tu fais, toi, ou que tu apprécies ?
Alors, les pratiques crades, sans en oublier, donc je pratique l'uro, donc la pisse, le scat, donc la merde, je pratique aussi tout ce qui est odeurs, alors ça peut être odeurs corporelles, ça peut être les odeurs de chaussettes portées longtemps, ça peut être les odeurs aussi de…
De slip porté longtemps ou avec de la pisse dessus et ou du jus dessus. Mais du coup, dans ta sexualité, notamment, donc, Uro, tu te fais pisser dessus ou tu pisses sur quelqu'un, c'est ça ?
Alors je suis vers ça, sauf, ça va être plus simple, pour le fist pour l'instant, et pour la chasteté dans laquelle je prends aucun plaisir. Pour tout le reste de ce que je pratique, je suis vers ça, donc je peux boire de la pisse, claire ou chargée. Claire, ça veut dire qu'elle a très peu de goût. Chargée, ça veut dire que c'est celle du matin, donc elle est un peu plus colorée, plus odorante et plus goûtue.
Et donc, je peux le faire dans les deux cas, passif ou actif, donneur ou receveur. En général, le terme, c'est plutôt donneur ou receveur pour cette pratique-là. Et pareil pour la merde ? Pareil pour la merde. Et j'ai d'ailleurs commencé, comme beaucoup de choses, je découvre les pratiques par le côté passif ou le côté receveur. Parce que derrière, ça me donne quelques idées de choses à faire quand je deviens le donneur.
Et en fait, j'aimerais que tu m'amènes dans ta psyché, et je ne sais pas si c'est possible, mais est-ce que tu arrives à mettre des mots sur cet épanouissement sexuel, sur cette sexualité ou sur qu'est-ce qui se passe dans ton cerveau que dit l'excitation ? Moi qui ne la comprends pas.
Alors, en règle générale, on parle par type de famille. Donc, on parle du crade et on va inclure dedans la pisse, la merde, les odeurs, les choses comme ça. Moi, mon esprit ne raisonne pas par famille, mais par pratique.
Donc autant j'ai une relation avec l'apis où j'apprécie le goût, j'aime l'odeur. Et il y a des personnes, en dehors de cette pratique, dont on apprécie l'odeur. Comme ça, c'est quelque chose d'un petit peu hormonal. Puis il y en a d'autres pour lesquelles ça ne va pas. Par exemple, le chou-fleur est un aliment dont je ne supporte pas l'odeur.
Une fois quelqu'un a ingéré du chou-fleur, sa pisse ou sa merde sent différemment. Alors non, là j'étais sorti de l'odeur du chou-fleur qui est en train de cuisiner, de bouillir, etc. C'est quelque chose qui limite me fait vomir. Donc voilà, moi j'apprécie l'odeur, j'apprécie le goût.
De la pisse, mais de la merde. Apprécier le goût de la merde. Tu m'invites dans ce voyage-là ? Je vais terminer au niveau de la pisse pour être complet sur une des questions pour laquelle je n'ai pas encore la réponse. Il y a un truc qui est qu'au niveau santé, je suis diabétique.
Et l'un des moyens, avant qu'il y ait toute la technologie, les choses comme ça, de savoir comment on se positionnait en termes de traitement de son diabète, pour les médecins, mais également, je pense, pour les patients, c'était de goûter la pisse. Parce qu'en fonction du goût de la pisse, on pouvait déterminer l'état de santé, une certaine forme de l'état de santé.
Donc peut-être que, comme c'est quelque chose qui est génétique et transmissible génétiquement, peut-être que cette habitude est ancrée en moi, et du coup j'ai eu plus de facilité à y venir, voire moins de dégoût, moins de tabou, moins de choses, ou aussi une question d'habitude qui fait qu'on apprécie le goût, etc. Alors que je comprenne, tu es diabétique depuis enfant ? Oui. Et qui goûtait ta pisse pour savoir quoi ?
Alors, personne n'a jamais goûté ma pisse. Par contre, c'était des pratiques d'ancienne médecine. Mais très tôt, quand j'étais enfant, j'utilisais un bocal pour recueillir ma pisse et mettre une bandelette de test dedans. Et un jour, j'ai testé.
J'ai bu ma pisse. Et je l'ai rebue. Pas tous les jours, mais en tout cas, c'est quelque chose qui me plaisait. En plus, en tant qu'enfant, je n'avais pas forcément de tabou en tant que tel.
Et du coup, ton kiff autour de la pisse, il a toujours été là dans ta créativité sexuelle et à partir de ce moment que tu viens de décrire ou bien il est apparu plus tard ?
Il a toujours été présent dans mon esprit. Je ne l'ai pas mis en pratique tout de suite dans ma sexualité parce que j'avais peur, non pas de l'idée que je pouvais me faire de moi-même, etc.
mais surtout pour des raisons de santé. Je ne savais pas, je n'avais pas les informations de est-ce que c'était risqué ou pas. En attendant d'en savoir plus, j'ai fait d'autres choses, j'ai découvert d'autres pratiques sexuelles, très vanille. Alors vanille, c'est sodo, suce, voilà, et puis les câlins, s'embrasser, etc.,
Donc voilà, je savais que c'était là, c'est quelque chose qui m'attirait, que j'avais déjà pratiqué étant enfant, mais je l'ai introduit, en tout cas j'ai accepté de l'introduire seulement à partir du moment où j'ai su que, par exemple, le premier jet valait mieux éviter, parce que potentiellement l'urine, il n'y avait pas forcément de problème avec l'urine, à partir du moment où on n'a pas d'inflammation urinaire comme ça, il y a toujours des conditions,
Mais par exemple, le sperme pouvait être contenu dans le premier jet d'urine. Donc une trace de sperme avec VIH pouvait rester dedans et que potentiellement il y avait un risque. À partir de ce moment-là, moi je suis quelqu'un qui, du fait de ma santé et de manière générale, j'aime bien savoir quand même un peu ce que je fais. Ça n'empêche pas que je puisse prendre des risques, etc. Mais en tout cas, si je prends un risque, je l'assume. C'est éclairé, quoi.
Oui, oui, oui. Sur ton rapport au scato, comment c'est né ? Alors, mon rapport au scat, je pense que j'ai dû voir une vidéo sur Internet un jour, etc. Et puis, comme ça reste dans la thématique crade…
Du coup, je me suis dit, tiens, je vais m'intéresser à ça. Pareil pour des raisons, parce que l'urine, c'est du pipi de chat sans genou, par rapport au SCAT, en termes de risques potentiels, de santé, de transmission, d'un certain nombre de choses. Donc, j'ai été attiré par ça, mais il fallait que je trouve le bon partenaire pour le faire.
Et du coup, ce n'était pas mon mec. Mais attiré, j'ai presque entendu ou vu dans ton regard une sorte de défi. C'était, dans la famille des crates, je vous demande la grand-mère. Tu dis, OK, il y a quoi ? Tu as l'air d'être quelqu'un qui aime le défi, le challenge. Est-ce que c'est ça ? Ou est-ce qu'en allant aux toilettes, tu avais du plaisir et tu te dis, tiens, il y a peut-être un truc à faire ?
Alors non, ce n'est pas aux toilettes. Je n'ai jamais joué avec ma merde, par exemple, ni avec celle d'autres, etc. En tout cas, jusqu'à ma découverte du scat. Donc, ce n'était pas un défi non plus. Moi, c'est plutôt ma curiosité. Je suis quelqu'un de curieux. Donc, j'avais fait un certain nombre de choses en crade.
Il y en avait d'autres, et donc j'avais l'intention de tester et de découvrir. L'objectif n'était pas de réussir et de cocher une case. J'ai horreur de ça, en fin de compte, parce que je trouve que ça amène des fois à des prises de risques qui sont trop importantes par rapport à ça. Moi, c'était juste « il y a ça qui existe, ça pourrait être intéressant ».
Par contre, je ne veux pas le faire n'importe comment avec n'importe qui. Et un jour, j'ai trouvé quelqu'un qui m'a initié. C'est-à-dire qu'il s'est passé quoi ?
Alors, c'est-à-dire que sur une application de rencontre, j'ai beaucoup discuté avec la personne. Et puis en plus, elle pratiquait à la fois les instruments d'impact, donc le fouet, le martinet, les choses comme ça. Elle pratiquait aussi ce qui écrase, donc pisse et scatte. Et puis, accessoirement, elle avait des bottes à vendre.
Donc moi, j'étais intéressé par les bottes. On a beaucoup discuté aussi sur les pratiques, sur les choses comme ça. Qu'est-ce qui t'avait décidé d'aller avec lui ? Son physique, sa discussion ? Son physique ?
C'est intéressant, mais c'est surtout les discussions. Alors oui, le côté physique peut être un élément intéressant, mais pour moi, je vais dire que le physique va être seulement la petite cerise sur le gâteau.
ça a bien fité entre nous voilà on est toujours en relation aujourd'hui et du coup dans l'excitation du scat le physique l'apparence de la personne
et n'est pas un des objets de désir. Il n'y a pas un truc là-dedans, pour toi en tout cas. Si j'essaie d'aller à la rencontre de ton plaisir sexuel, de ton épanouissement sexuel, le physique dans la pratique SCAT n'est pas essentiel.
C'est plus intellectuel ? Alors, pour moi, c'est pas le physique. Et puis autant te dire que quand tu es sous une chaise percée, tu ne vois qu'une partie du physique de la personne. Oui, après, tu peux l'avoir vu avant et te faire des films, etc.,
Mais non, le scat, oui, il y a des problèmes de goût, de choses comme ça. Moi, je ne le fais pas pour le goût, par exemple. Je le fais pour la pisse. Et c'est pour ça que je disais, chaque pratique va être différente et va être appréhendée de manière différente, en tout cas par moi. J'aime le goût pour la pisse, par exemple, mais je n'aime pas le goût de la merde.
Mais du coup, c'est très mental parce que pour moi, ça a quand même été, même si ce n'était pas un défi, briser un tabou. Un truc dans lequel on est enfermé depuis qu'on est tout petit, que c'est cracra, c'est machin et qu'il faut mettre une couche et que la couche, on la jette et que ça ne sent pas bon et tout ça.
Donc, il y a ce tabou qui était à briser et surtout que je cherchais à savoir s'il y avait une véritable raison à avoir un tabou là-dessus. Et du coup, à donner un sens à ce tabou. Bon, je n'ai pas trouvé de sens à ce tabou. Je peux comprendre qu'il y ait des difficultés là-dessus. L'odeur est un frein particulièrement important. Mais il y a des gens, ce n'est pas mon cas, mais il y a des gens qui apprécient l'épais.
Par exemple, elle est plus odorante, etc. Après, le scat, je trouve que ça a été pour moi une forme de briser le tabou. Ça a été aussi, je trouve, quelque chose de particulièrement intime.
et aujourd'hui je le pratique de manière un peu différente avec mes soumis mais s'il y a bien un lien commun entre la pisse et le scat pour moi c'est une certaine forme
d'appropriation et d'échange de notre intimité la plus profonde parce que ce sont des fluides et que les fluides viennent de l'intérieur et du coup c'est à la fois une forme d'imprégnation par mes fluides quand je suis donneur et dans ces cas là quand t'es donneur tu dis des choses cet intellect tu la mets en mots
Alors, la perception de la personne qui va recevoir va pouvoir être extrêmement différente d'une personne à l'autre. Alors, prenons ton exemple. Cette fois où tu es sous une chaise percée, lui, cet homme, je crois que c'était un homme. Oui, c'était un homme. Il te disait quelque chose ? Il t'a dit quelque chose ?
Alors, on l'a fait plusieurs fois, mais ma première fois, en fin de compte, c'était plus des mots de « oui, c'est bien », « continue », « vas-y ». C'était plus des mots de motivation, comme on pourrait dire à un coureur cycliste en ce moment autour de France.
Oui, vas-y, lâche rien, etc. Peut-être moins véhément, en tout cas. Mais c'était vraiment cette dimension d'accompagnement et de motivation. Oui, vas-y. Et du coup, dans le scat, tu peux bouffer, tu peux étaler sur toi, sur le corps. Tu peux faire plein de choses. Mais du coup, moi, j'étais là et j'ai ouvert la gueule et j'ai bouffé.
ok ça va pour toi ? tu es en train d'imaginer plein de choses il y a des gens qui vont s'imaginer plein de choses ouais vous étiez chez lui ? oui c'était chez lui et ça c'est une des règles du BDSM c'est de le faire chez la personne qui t'accueille donc ça c'est un des préceptes que j'ai transposé au crade que j'ai pris du BDSM
Toi, du coup, pendant cet acte-là, tu t'es… Toi, ce qui te fait kiffer, c'est intellectuellement, tu te dis, tu te racontes une histoire ou bien le fait de manger sa merde te donne une érection et en même temps, tu te masturbes.
Alors, je ne me suis pas masturbé parce que la première fois, je suis très dans l'analyse aussi. Donc, il y a une partie plaisir, mais il y a aussi une partie analyse que je n'ai pas forcément lors des fois suivantes. La première fois, j'étais beaucoup dans l'analyse, le goût, la consistance, une certaine angoisse aussi de « est-ce que je vais pouvoir tout manger ? »
Est-ce qu'il y en a encore ? Je me suis posé plein de questions. Et si je n'arrive pas à manger, où est-ce que ça va tomber ? Ça va tomber sur le visage ? Ou ailleurs ? Ou sur le tapis ? C'était protégé. Mais en tout cas, tu te poses, pour la première fois, c'est normal, c'est comme pour n'importe quelle pratique. Je me suis dit, alors ici, il y a ça, et truc, et machin, et bidu.
Du coup, non, j'étais à apprécier la découverte. J'étais à apprécier aussi le fait de prendre plaisir à me rendre compte qu'il n'y avait pas de raison, en dehors du goût en tout cas, de ne pas le faire.
Et du coup, c'est un plaisir un peu d'un chercheur d'or qui découvre quelque chose. Malgré ce que tout le monde peut dire, en tout cas, moi c'est un truc qui me plaît et il n'y a pas de raison par défaut de ne pas le faire. Et du coup, quelque part, le fait que moi ça me gêne ce que tu racontes te plaît aussi ?
Il n'y a pas un truc de cette frontière du normal, de la norme, qui fait partie de ton plaisir sexuel ? Alors, je dirais pas sexuel, parce que là, je ne bande pas. Donc si ça faisait partie de mon plaisir sexuel que de parler, d'aborder le sujet, etc.,
Mais non, par contre, mon côté sadique et joueur aime utiliser un thème comme ça, qui peut être le scat, qui peut être le fouet par exemple aussi, ou des choses considérées comme extrêmes qui peuvent faire peur.
pour que les personnes puissent se dire « Ouais, mais justement, s'il y a une norme, que vaut cette norme ? »
plutôt que les autres ne le font pas ok mais c'est les autres mais pourquoi moi c'est peut-être un truc qui m'intéresse pourquoi moi je le ferais pas ou je tenterais pas et ça du coup oui c'est un peu mon esprit fouteur de merde on va dire du coup cette première fois tu te sens chercheur d'or tu trouves des pépites
C'est quoi qui t'inspire de continuer de le faire encore ? Je rigolais doucement de mon petit jeu de mots très intéressant. Tu n'es plus chercheur d'or, tu as déjà essayé, tu as dépassé cette frontière. Qu'est-ce qui anime ton désir de continuer les pratiques scato ?
Alors, ce qu'il faut savoir, c'est qu'entre ma première fois et ma deuxième fois, il s'est passé cinq ans. Cinq ans parce que c'est quelque chose d'abord de mental. Donc, ça a soulevé un nombre de questions, mais incroyables. Lesquelles ?
pas uniquement sur la pratique, sur est-ce que je peux bouffer, etc., mais aussi sur ma position et sur une certaine forme de valeur. Bouffer de la merde, normalement, c'est potentiellement être un sous-homme. Donc, ça a remis beaucoup… Je me suis vraiment posé la question de… Oui, mais un peu…
Qui suis-je ? Où est-ce que je suis ? Est-ce qu'il y a une forme d'échelle ? Est-ce que c'est dégradant ? Est-ce que c'est humiliant ? C'est pas exactement la même chose. Est-ce que je le fais pour ça ? Est-ce que je le fais pour d'autres raisons ? Etc. Donc ça a soulevé vraiment énormément, énormément de questions.
Même si je m'étais renseigné sur l'aspect santé, j'ai eu aussi peur de ça parce qu'il y a quand même des risques. Je sais que la première fois, juste après avoir bouffé, je suis allé dans la salle de bain me laver les dents.
il y a aussi tout cet aspect santé qui m'a beaucoup beaucoup beaucoup travaillé et je l'avais fait avec quelqu'un de confiance j'ai rien attrapé ni rien mais du coup le fait pour repratiquer
avec quelqu'un d'autre, ça voulait dire repasser aussi par tout ce cheminement de potentiellement trouver quelqu'un qui puisse avoir des maladies et des choses comme ça. Et je n'avais pas envie de ça. Pourquoi pas refaire avec lui ? Puisque le lien a été créé. Cinq ans après, c'est avec lui que je l'ai refait. Je lui ai dit, je veux le refaire.
Au bout de 5 ans de réflexion, etc., je savais que c'était une pratique que je voulais faire. J'avais fait le point sur un certain nombre de choses, j'avais décanté tous les trucs. Et oui, j'avais confiance en lui, j'avais toujours confiance en lui. Et c'est moi qui suis revenu vers lui au bout de 5 ans. C'était…
sauf peut-être bonne année, etc. Mais rien d'autre. Et au bout de 5 ans, je me dis, je suis vraiment prêt pour le SCAD, c'est bon. Et je veux le refaire avec toi.
Et à ce moment-là, est-ce que tu te souviens du déclic ? Après toutes tes réflexions, quel a été le déclic ? Pourquoi c'était important pour toi de dire « Ok, je continue, je veux faire une autre voie ». Je dirais qu'il y avait l'aspect mental, etc. Mais c'est surtout que j'avais envie. C'est que malgré tout ce temps, malgré toutes les questions auxquelles je n'ai pas forcément toutes répondu, j'avais envie.
C'est comme j'avais envie de la pisse, comme j'avais envie d'autre chose. C'était au même niveau, mais j'ai deux choses. Il y a des choses qui me sont indispensables, pas tout le temps, tous les jours, etc. Mais il y a des choses dont je sais qu'elles me sont indispensables.
Et puis, il y en a d'autres qui sont facultatives, etc. Ça, c'est indispensable ? Oui, le SCAT fait partie de ce dont j'ai besoin. Et qu'est-ce que tu perdrais dans ta vie ? À quoi tu devrais dire non si tu devais abandonner le SCAT, que je comprenne ?
Je pense qu'il me manquerait… Alors, pas une part de moi, mais en tout cas, j'ai besoin d'eau pour vivre. Je pense que j'ai besoin de scat pour avoir une sexualité épanouie et pour me sentir bien. C'est quelque chose…
En tout cas, c'est mon alchimie à moi qui fait que je sais que j'ai besoin de ça. Si je ne l'ai pas pendant des années, j'ai mis très longtemps à le découvrir, à le pratiquer, etc. Mais maintenant, je le sais et c'est un besoin. Et quel regard tu portes sur toi-même ? Pendant cinq ans, tu disais « putain, est-ce que je suis un sous-homme ? » C'est venu questionner ton estime de toi. Aujourd'hui, tu en es où sur ce chemin d'estime de toi ?
Alors, le côté estime, ce n'est pas quelque chose qui m'a de manière générale intéressé, être mieux que truc et machin. J'ai beaucoup de mal avec tout ce qui est humiliation et dégradation. Pour moi, ça n'a pas d'intérêt. Après, pour certains soumis…
Ça peut jouer dans cet aspect de dégradation, d'humiliation, etc. Je vais jouer sur le vocable quand je le pratique avec eux, mais je ne me sens pas moins bien, je ne me sens pas mieux que les autres de le faire.
Tu considères que toi, dans ta palette, il y a cette couleur-là. En fait, tu ne la juges pas, tu ne te dis pas. Tu te dis juste, je reconnais que c'est important pour moi. Point final.
Oui, il y a plein de raisons d'aimer, il y a plein de raisons de ne pas aimer. Chacun fait ce qui lui plaît. Ce qui me dérangerait, par contre, c'est le fait d'être jugé, même si j'y attache peu d'importance. Quelqu'un qui me dit « toi, ce que tu fais, de toute façon, t'es un connard, truc et machin ».
Je pourrais l'entendre pour des aspects de santé, mais je fais attention. Donc, auquel cas, ça n'aurait pas lieu d'être. Tu en parles souvent de cet aspect de ta sexualité ? C'est ultra tabou, en vrai. Alors, c'est ultra tabou. Je te vois sourire, je t'imagine tellement un samedi soir dans un dîner un petit peu, genre les gens sont bien habillés. Tu serais du genre à, pourquoi la provoque, le raconter ? Alors, pas en public non averti.
Pour autant, contrairement à beaucoup de gens que je peux croiser sur d'autres sites spécialisés, je l'ai mis dans mon profil de rencontre sur les applis standards, parce que c'est un de mes besoins. Donc si je cherche un soumis ou quelqu'un, à un moment donné, surtout sur un soumis sur une relation de longue durée, de vie commune, etc.,
Oui, autant être clair dès le départ, même si je n'en ai pas un besoin immédiat, etc., que je peux accompagner la personne. Mais dernièrement, lors d'un munch d'une association… Alors un munch, c'est un apéro, mais plutôt BDSM quand même. Donc même si on n'est pas habillé, looké, des trucs comme ça, en tout cas les sujets sont bien BDSM. Et lors d'un munch, il y avait un couple hétéro, c'est une association qui accueille toutes les orientations sexuelles,
J'ai dit, ben ouais, moi, je pratique le crade, scat, etc. Donc, on était autour d'une table. Il y a quelqu'un qui a détourné la tête. OK. Non, moi, ça ne m'intéresse pas. Mais il n'y a pas de souci. Par contre, ce couple était intéressé justement par… était étonné de…
de cette pratique qui va à l'encontre, justement, de ce qu'on a l'habitude de faire et surtout de ne pas faire. Et ça, ça te plaît, ça ? Il y a un truc dans ta sexualité. Est-ce que tu es d'accord que partager, être un précurseur, être un formateur, être un initiateur, tu es d'accord que c'est un élément clé de ton épanouissement sexuel ?
Oui, parce que je l'ai expérimenté et que je l'expérimente tous les jours. C'est-à-dire que se connaître, savoir quels sont ses besoins, c'est quelque chose qui, moi, me fait me sentir bien, qui a pris beaucoup de temps, par contre. Justement, à cause de toutes ces normes, de ces trucs de « Ah non, mais ça, il ne faut peut-être pas le faire », mais tu te rends compte et qu'est-ce qu'on va penser de toi ? Au bout d'un moment, c'est peut-être ce qu'on appelle la crise de la quarantaine, mais voilà,
j'ai besoin t'as pas quelque chose c'est comme un élastique au bout d'un moment ça te revient dans la gueule donc là dessus j'en ai besoin ça n'est pas discutable mes besoins ne sont pas discutables il n'y a pas de limite ?
Moi, les limites que j'ai ne sont pas forcément des limites légales, mais qui s'en rapprochent quand même beaucoup. C'est-à-dire que je n'ai pas l'intention de blesser, de tuer quelqu'un. Ça peut arriver, j'ai cassé la côte de quelqu'un une fois, en m'assayant dessus en plus.
J'essaye de ne pas le faire, mais le truc con, oui, ça peut arriver. Donc, mes limites, ça va être ça. Ça va être tout ce qui va être de… Je vais utiliser le terme de destruction, de détruire la personne, parce qu'il peut s'appliquer à la fois sur le mental et aussi sur le physique. On peut faire l'un
Ou l'autre, ou les deux. Et ça, c'est ma limite. Et quelqu'un… Je te pose cette question un peu gratteuse ou agressive pour plus comprendre comment toi, tu vis justement ce… Bon, je posais la question. Quelqu'un qui dit, voilà, moi, j'ai besoin de violer. C'est un besoin. Ça me fait jouir. Du coup, ça, c'est une limite ou pas ?
Pour toi ? Alors, c'est intéressant le viol, parce que dans le BDSM, il peut y avoir quelque chose qui relève du jeu de rôle, et puis après, il y a ce qui n'est pas un jeu de rôle. En tout cas, ce qui n'est pas perçu comme tel. Donc là, on est dans un monde de perception. Moi, je ne prends pas de plaisir à violer quelqu'un, parce que l'une des bases, c'est le consentement.
Pour toi, le consentement est une des bases ? Oui, normalement dans le monde BDSM, le consentement est un des éléments, tu ne l'as pas, il y a quelqu'un qui te dit non, c'est non, tu n'as pas à te poser de questions, de trucs, de machins. Donc à partir du moment où on joue quelque chose qui ressemble à un non-consentement, moi ça me met très mal à l'aise et je n'y vais pas.
les gens qui me proposent de les violer, etc. Et du coup, c'est eux qui me le proposent. Donc a priori, ils sont consentants. J'ai quand même du mal avec cette notion. J'ai aussi du mal avec cette notion de jouer. C'est-à-dire que moi, je veux et je cherche des personnes qui sont elles-mêmes.
Avec toutes leurs qualités, leurs défauts, leurs pratiques, leurs trucs, leurs machins, on peut évoluer, on peut peut-être avoir du potentiel et avoir besoin d'être accompagné pour le développer. C'est là que mon rôle de formateur et de maître peut intervenir. Mais si la personne n'a pas de potentiel, je ne vais pas la forcer. Dans ce cas-là, ça serait la forcer à le faire. Elle peut essayer de le faire de manière temporaire pour me faire plaisir.
Mais je sais que ce n'est pas quelque chose qui a vocation à être permanent. Parce qu'après, on va arriver sur certaines formes de destruction mentale où la personne peut prendre du plaisir à me faire plaisir. Et ça peut être son unique plaisir. Mais si elle n'a rien du tout, ça ne peut pas fonctionner. Toi, aujourd'hui, que je comprenne, comment tu vis ta sexualité ? Tu es en couple ou en couple ouvert ou en troupe ou que sais-je ? Tu as combien de partenaires ? Raconte.
Alors, je suis en couple depuis au moins 15 ans. Tu es quelqu'un qui pratique de tout, vanille, conventionnel et SM ? Alors, vanille uniquement.
du coup le côté BDSM qui peut très bien être fait avec son partenaire amoureux il n'y a aucune exclusion non plus sur le fait d'aimer son soumis ou d'aimer son maître etc c'est un peu plus compliqué mais ça se gère tout à fait donc en tout cas moi c'est pas mon cas avec mon mec on n'a pas de relation BDSM de domination de soumission etc on en a discuté
Quand moi, c'est quelque chose qui a commencé à me titiller, etc., ce n'est pas son cas. Il n'a pas envie, il n'a pas le potentiel, etc. Je ne le cherche pas auprès de lui. Du coup, je suis en recherche de mon soumis.
Là, j'en ai quelques-uns qui sont en candidat actuellement. J'ai des maîtres qui me prêtent également leur soumis. Et puis, je pourrais dire qu'en gros, tu as des rapports sexuels avec un mec soumis, mais qui est en appartenance, entre guillemets, ou pas entre guillemets, avec quelqu'un d'autre, c'est ça ? Oui, par exemple.
où je vais avoir un maître qui n'est pas très habitué de tout ce qui est crade et qui souhaiterait faire progresser son soumis. Si le maître n'est pas très habitué ou pas très à l'aise, c'est bien qu'il envoie son soumis au
Et du coup, oui, je peux accompagner pour la découverte de ça. Pour le scat, par exemple, comme je suis joueur, il n'y a pas que l'initiation en faisant bouffer ou en étalant. Selon les personnes, c'est une grande marche. J'aime bien embrasser avec de la merde, comme je suis donneur et receveur. T'as l'impression que c'est une plus petite marche ?
Oui, ça dépend des personnes. Mais du coup, l'esprit va se poser d'autres genres de questions. Déjà, moi j'adore jouer sur le fait de prendre de la merde en bouche, puisque en règle générale, soit t'es donneur, soit t'es receveur. Donc là, quand je prends de la merde en bouche… En tant que donneur ?
En tant que donneur, la personne, je me dis, mais qu'est-ce qu'il me fait ? Et puis après, quand j'embrasse, qui dans l'imaginaire est quelque chose de très tendre, sensuel, etc. Du coup, ça fait un peu un big bang de choses. Tu aimes brouiller.
J'aime brouiller, j'aime jouer, et pour autant, pour moi, c'est embrasser quelqu'un avec de la merde, avec ma merde, c'est aller vraiment à l'origine de mon plaisir, qui est de partager la chose la plus intime que je puisse partager avec quelqu'un.
C'est marrant parce que moi, je suis à un endroit où quand je rencontre quelqu'un et même avec des amoureux que je connais depuis longtemps, si on est dans un endroit où les toilettes sont juste à côté de la chambre, j'ai du mal. C'est justement une intimité que je ne veux pas partager. Je trouve ça marrant de partager ça. J'entendais que ton copain, ton mari,
Marie, pas officiellement. Je l'appelle comment ? Mon copain ou ton mec. Ton mec, relation sexuelle uniquement vanille. Est-ce que toi, tu as du plaisir dans cette sexualité conventionnelle ?
Alors, elle n'est pas exactement conventionnelle, je ne vais pas rentrer dans les détails exacts de notre sexualité. Pourquoi pas ? Parce que justement, là, ça fait partie de notre relation et de notre intimité. Tu n'as pas son accord pour en parler ?
Non, voilà, oui, oui, il n'y a pas de… C'est notre jardin secret et je n'en parle pas non plus à mes soumis ou aux soumis qui pourraient devenir mon soumis en appartenance, etc. C'est marrant parce qu'avec toi, on déplace des frontières, mais on en crée des nouvelles parce que moi, jamais dans aucun des témoignages, quelqu'un n'a posé le jardin secret comme… C'est intéressant, mais sans toi libre, il n'y a aucun problème, mais…
c'est trop marrant parce que du coup bah notre sujet c'est ton intime et tu dis non il y en a une partie que je raconterai pas c'est juste pour me faire chier
Non, c'est pour te conforter dans l'idée qu'il fallait m'inviter. En tout cas, vous avez une sexualité plus ou moins, peut-être un peu moins BDSM que d'autres pratiques, sans pratiques extrêmes, c'est ça que je comprends que tu as bien voulu dire quand même. C'est du vanille avec quelques kinks, voilà. Et où est ton plaisir ? Quel est ton plaisir dans cette sexualité ?
Mon premier plaisir avec mes partenaires, quel qu'il soit, c'est d'être avec la personne. Ne serait-ce que ça. C'est l'élément qui est une condition indispensable. Avec mon mec, on a l'un et l'autre évolué sur notre sexualité. Il m'a connu, je pensais être vanille. Il m'a vu sur tout ce qui est BDSM.
penser être soumis etc et machin donc pour autant on a toujours ce plaisir d'être ensemble ce plaisir de jouer ensemble et voilà ce plaisir là qui est un vrai plaisir il est là et il bouge pas
Mais quand on va explorer des contrées plus extrêmes où ça te met dans un état particulier, est-ce que du coup, une simple caresse, un simple massage, est-ce que la sexualité vanille ne semble pas un peu boring, chiante ? Pour toi. Alors, non. Je classifie les pratiques en fonction de ce dont j'ai besoin.
et celles qui sont facultatives. Après, parmi celles dont j'ai besoin,
Je n'ai pas d'ordre dans cette catégorie-là. J'en ai besoin. J'ai besoin de manger, j'ai besoin de boire. Oui, on peut vivre un peu plus longtemps sans manger, mais pas sans boire, etc. Oui, c'est pareil, il y a certaines pratiques où je vais pouvoir avoir un temps plus important avant de les refaire, etc. et de ressentir un manque. Mais n'empêche, j'en aurais besoin.
C'est quoi le deal avec ton copain, puisque toi tu disais au début de cet entretien que le scato c'était un besoin, que lui ne semble pas pouvoir assouvir, c'est quoi le deal ? Le deal, de manière, quand j'avais un soumis à la maison, pour tester le fait de vivre à trois,
vous avez le projet de vivre à trois et il y a un moment donné où quelqu'un est venu emménager chez vous c'est ça que je comprends ? oui oui j'avais un soumis candidat pour une vie à trois alors je précise la vie à trois ça peut prendre plein de formes différentes donc mon mec n'a pas vocation à utiliser mon soumis donc c'est à mon usage exclusif est-ce que toi tu veux pas ou lui il veut pas ? lui il ne veut pas
Les limites, du coup, c'est qu'il ne veut pas utiliser mon soumis et il ne veut pas de pratiques poussées en BDSM devant lui. Même si on habite dans le même appartement. Du coup, mon soumis, quand je l'utilisais comme chiotte, c'était dans la chambre.
dans la chambre de votre dans la chambre de du coup chez lui alors c'était dans notre appartement mais pour moi un soumis c'est bien quand il est efficace donc il a un lit un matelas voilà donc c'était dans la chambre dans la chambre du soumis comment c'est quoi pour toi être domi
C'est quoi le deal de ta recherche de soumis ? Alors, je suis très deal. Je ne sais pas, je n'emploie jamais ce terme. Et là, ça fait trois fois que je l'utilise. C'est quoi ? Qu'est-ce que tu cherches ? Alors…
C'est difficile de répondre parce que la recherche, je ne sais pas forcément quel est mon style, ce n'est pas forcément qui je suis en tant que domi, etc. Donc, je vais dire que pour moi, un domi, en tout cas celui que j'essaye d'être et qu'un jour j'espère être, en tout cas, c'est une personne qui va…
qui assume qui elle est, qui se connaît et qui assume qui elle est. C'est ensuite quelqu'un qui fait attention à la santé de son soumis. C'est aussi quelqu'un qui, je suis d'un naturel très impatient, mais qui sait maîtriser son temps et son impatience pour accompagner le soumis pour développer son potentiel.
Ça fait très formateur, mais pour moi, le terme maître, etc., c'est très lié à l'accompagnement et au développement de la personne qui te donne le pouvoir sur elle. Pourquoi ça n'a pas marché, du coup ? Et je pense que tu vas pouvoir parler de cette relation demi-soumise au travers de cet exemple. Quelqu'un t'a suffisamment convaincu pour venir habiter chez toi. Pourquoi ça n'a pas fonctionné, à ton avis ?
Je parlais de style et en effet, il y a des styles différents. Moi, je suis pour le soumis qui va poser des questions, qui va s'intéresser à moi et qui va du coup, au bout d'un moment, être en capacité d'être proactif. Il y a quelque chose que je n'ai pas cité, mais le droit à l'erreur,
est quelque chose d'extrêmement important et du coup bien sûr quelqu'un insoumis comme n'importe qui ne peut pas être proactif si tu ne lui donnes pas le droit à l'erreur quelle que soit la punition donc c'est vraiment quelque chose qui est indispensable dans ma recherche et c'est mon style donc ça c'est sûr c'est moi j'ai besoin de ça
et le soumis en question malgré toutes ses qualités était un soumis qui a besoin d'ordre
d'ordre systématique. Donc, peut-être plutôt comportement chien, ou en tout cas soumis, contrôlé pour chaque chose. Alors, pas aller aux toilettes, mais en tout cas, c'est fait ci, fait ça, fait truc, fait machin, voilà, avec des ordres à donner pour quasiment chaque chose. Et concrètement, genre, vous vous réveillez le matin, vous êtes tous les trois en train d'essayer de faire votre café ou le petit déjeuner, et là, l'attente du soumis, c'était que tu…
Tu devais lui donner des ordres sur chacun des petits éléments du quotidien ? Alors, ce n'était pas forcément sur « apporte-moi un café », « apporte-moi maintenant le lait » ou pas à ce niveau de détail-là. Mais ça pouvait être, oui, sur « prépare le petit déjeuner » ou « va me chercher mes affaires et habille-moi ».
Alors, moi, ce que j'attends, c'est un soumis qui soit observateur et qui se dit d'habitude à 7h45, c'est bon, il est prêt ou il s'habille après s'être lavé les dents dans la salle de bain. Oui, je pratique le crade, mais je me lave les dents et je prends des douches.
Et du coup, ça va être l'heure. Là, il vient de terminer de passer par la salle de bain. Ça va être l'heure de l'habiller. Donc, je prépare les affaires, je les sors. Et dès que je sors de la salle de bain, voilà. Il ne te prenait pas assez soin de toi ? Il n'était pas assez proactif ?
Oui, c'est ça. Mais parce que… C'est pas parce que… Il a essayé de le faire, etc. C'était pas son style. Il y a des personnes qui ont besoin de recevoir des ordres. Il y a des personnes qui apprécient de donner des ordres. Voir des fois pour tout et n'importe quoi. C'est pas mon cas. Et que je comprenne…
Pour moi, la domination, la soumission, c'est un jeu de rôle. C'est comme si on se mettait une perruque ou un déguisement ou un masque. C'est un masque, tu vois, qui met en lumière une part de nous. Donc peut-être l'exemple du masque n'est pas bon parce que le masque est censé cacher. En tout cas, c'est un moment comme ça où une part de nous
et dans la lumière et qu'il n'est donc moi mon préjugé c'est qu'il n'est pas possible de quand tu te lèves le matin t'être dans le cul en fait t'es plus dans la dynamique d'homisoumi mais là ce que je crois entendre c'est que toi non c'est perpétuel comme rôle en dehors de la sexualité aussi
Alors, c'est là justement que je fais la distinction entre le rôle et la nature. Oui, il y a plein de gens qui jouent au SM, au maître, au soumis, etc. C'est un jeu, mais ce n'est pas mon cas, parce que je ne joue pas le fait d'être demi, ma nature est d'être demi.
Et les gens n'ont pas vocation à ce que ça soit dans leur nature. Moi, quand j'ai eu ma révélation comme quoi j'étais demi, je classais les gens que je voyais entre soumis, demi ou non concernés.
L'essentiel des gens ne sont pas concernés par le BDSM, en tout cas comme quelque chose de leur nature propre. Après ça n'empêche pas par exotisme ou pour tester, d'aller tester quelque chose comme on va tester un sandwich différent alors que d'habitude on prend toujours le même.
Ou d'aller dans un pays et puis voilà, on voit quelque chose, on s'amuse, etc. Et puis après, on revient à sa vie normale. Moi, je sais que c'est ma nature.