Ma première fois — moi qui voulais des roses — c’était dans une voiture devant la résidence où j’habitais.
À 19 ans, Nicolas prévient son futur mari qu’il a une petite bite — et s’offre à lui pour la première fois dans une voiture garée devant sa résidence. Il raconte :
- Premier date avec Raphaël : KFC, ciné Cloverfield, fellation dans la voiture. Une autre voiture s’arrête pour les regarder. Panique — ils filent dans un champ pour finir
- Quand quelqu’un touche son sexe, un bouton s’allume : alerte. Il se fait débander tout seul — même quand son partenaire geint de plaisir
- Il kiffe sucer et être pénétré, et n’a pas envie d’aller chercher autre chose. Mais il aimerait arrêter de dire « petite bite » chaque fois qu’il parle de lui-même
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Nicolas, partie 2 de ton témoignage. C’est parti. Nous sommes à La Réunion. Nous sommes sur la jolie terrasse du couple d’auditeurs qui m’accueillent, à qui j’ai envie d’exprimer une quinzième fois ma gratitude. Grâce à Valentin, qui répond à mon appel sur Instagram. Et toi, tu es le deuxième. Franchement, je suis trop content d’être là, je suis trop content de ton témoignage.
Et de découvrir à la fois des témoignages avec des spécificités réunionnaises et une super belle universalité. Par exemple, avec toi, on creuse notre rapport à notre bite, à la taille de la bite, le sacro-saint BM bien monté, ce fantasme qu’on est tellement nombreux à partager de « s’il y a une grosse bite, alors il y a du plaisir ».
Il y a un endroit de ton corps où l’autre peut te toucher et te procurer un max de plaisir ? Mon droit de mon corps, j’aime les massages déjà, donc je veux dire tout mon corps est sensible et me procure du plaisir, mais je dirais, j’aime bien quand on me masse les fesses, vraiment — je parle pas du sillon interfessier ou de l’anus — c’est les fesses, j’aime bien qu’on me caresse les fesses, qu’on me les masse. J’espère que mon mari écoute ce podcast.
On parle de la taille et moi, j’ai envie que tu te sentes libre de dire ou pas un nombre de centimètres. Mais moi, je trouve que c’est vachement intéressant qu’on ne l’ait toujours pas dit parce qu’en fait, tout le monde se retrouve, quel que soit son nombre de centimètres, dans « ma bite n’est pas assez grosse ». Comment tu t’es débloqué sur ce sujet, puisque vous avez eu des rapports intimes ? Juste le fait que l’autre te valide fait sauter ce blocage ?
Il y a eu beaucoup de discussions en amont quand même. C’est-à-dire que je rencontre Raphaël, j’avais pas bien 20 ans encore, j’avais 19 ans. On a pas mal discuté sur MSN à l’époque. On a échangé, on a fait des visios. Et outre le fait qu’il me valide et que je lui dise « attention, j’ai une petite bite », il y a eu une vraie connexion. Un vrai lien qui fait que je lui ai dit, il m’a dit que ça ne lui posait pas de problème. Et j’avais confiance en lui parce que le corps, en fait, je savais que c’était plus fort que juste charnel.
C’était vraiment une vraie connexion qu’il y avait entre lui et moi. Et j’étais assez en confiance pour m’offrir à lui tel que j’étais. Moi, je voulais un prince charmant. Et des roses. Et si tu veux tout savoir, pour ma première fois, c’est pas du tout ce que j’ai eu. C’est pas de sa faute, c’est moi. On s’était dit tous les deux : premier rendez-vous, on se fait un ciné, on reste sage. C’est pas notre genre de coucher le premier soir. C’était ce qu’on s’était dit. C’est pas du tout ce qu’on a fait. On a couché. Ma première fois, moi qui voulais des roses, c’était dans une voiture devant la résidence où j’habitais.
Parce qu’en fait, vous avez été pris de passion. Ouais, on s’est sauté dessus en fait. On s’est embrassé, puis ça a dérapé, puis les préliminaires ont commencé. Moi je veux du détail parce que j’ai jamais réussi à bien avoir du sexe dans une voiture. C’est très compliqué. Je t’ai pas dit qu’on a bien eu du sexe.
On a fait un date, on s’est retrouvés, on s’est baladés dans Montpellier pendant des heures, on est allés manger — un date KFC — puis on est allés au ciné. Déjà les galoches commençaient à être passionnelles. Le film Cloverfield était pas ouf. Pendant le film, on s’embrasse passionnellement mais il n’y a pas d’attouchement. Après le film, il m’emmène devant chez moi. Et c’est là où on discute un peu et puis on s’embrasse. Donc il y a le levier de vitesse entre lui et moi. Et puis très vite, on s’embrasse et puis les mains se baladent et je commence à sentir son levier de vitesse à lui.
Et en fait, ça dérape. On se laisse aller, on se touche. J’habitais en coloc, ma chambre c’était dans le salon, ce n’était pas pratique. Lui, il vivait chez ses parents. Il s’est passé quoi dans cette voiture ? Bisous, toucher avec les doigts ? On a commencé à toucher, on se touche, et puis j’ai commencé une fellation. Et là, je me penche pour faire une fellation. J’ai donc le levier de vitesse qui rentre dans la côte. J’avais trop envie. J’oublie cet aspect-là. C’était ma première fois, j’étais tellement bien.
On pense être discrets, il fait nuit, une voiture passe, s’arrête, fait marche arrière et s’arrête à notre niveau. Là, je panique. Et du coup, je dis on part. Je suis mortifié, allongé dans la voiture, le siège penché. On a fini par aller dans un champ. On a continué, on a même fini. Ça a été consommé, j’ai eu ma première pénétration — sans lubrifiant. J’ai eu mal. Et à l’époque, pour moi, au début, et même ça a mis du temps avant que je comprenne que c’était pas normal d’avoir mal.
Maintenant je sais que non : bien préparé, t’es pas censé avoir mal. Et on ne s’est pas protégé. Je veux dire aux jeunes : protégez-vous. On peut se laisser emporter dans la fougue et il faut pas. Bref, comme ça s’était tellement bien passé entre guillemets, lui s’est dit : est-ce que c’est vraiment sa première fois ? Avec le préjugé de, si ça rentre bien, c’est que c’est un anus souvent pénétré. Ça, c’est une légende urbaine. On s’est testé. On a fait tout comme il faut. Mais message de prévention, protégez-vous quand même.
Quand est-ce que la question de la taille est revenue ? Elle est revenue quand il y a eu des… parce qu’en fait on se découvre — j’ai beau dire qu’on a échangé, j’ai dit que j’ai un petit sexe — où il essayait de me toucher, me caresser, et moi je fais un vrai blocage encore aujourd’hui avec ça. C’est-à-dire que comme je ne m’aime pas, j’aime pas ce sexe, j’aime pas mon sexe. Et du coup, dès qu’on commence à le toucher, ça appuie sur un bouton dans ma tête de « alerte, on touche ton sexe ». Quelque chose qui n’est pas beau, qui ne plaît pas. Et je n’arrive même pas à avoir d’érection quand on me touche, en fait, ou quand on essaie de me sucer ou quoi. C’est très compliqué. Alors que je sais que ça marche, parce que quand je suis tout seul et que je me caresse, j’ai des érections. Mais quand c’est quelqu’un d’autre, je n’y arrive pas.
Dans notre sexualité dès le début c’est quelque chose qui s’est ressenti — je lui ai dit tu me touches pas, ça me gêne, ça me plaît pas. Et c’est revenu. Pour lui c’était pas un problème parce qu’il s’épanouissait en étant actif. Mais oui il y a eu des tentatives où on a voulu essayer d’échanger un peu les rôles. Comment ça s’est passé ? En fait, parfois ça a pu marcher de temps en temps, mais très vite, en fait, je suis plus dedans. Je suis plus concentré sur : suis-je excité ? Est-ce qu’il prend du plaisir ? Et de suite, en fait, c’est des pensées parasites. Lesquelles ? Trop petit. Donc il sent rien. Je suis pas beau.
J’ai vraiment cette pensée récurrente de « c’est pas assez gros pour procurer du plaisir ». Je reconnais que c’est faux, mais c’est ma pensée irrationnelle du moment du sexe. Et ce qui est très intéressant, c’est que le gars aura beau dire son plaisir, le dire, le gémir, le vivre — c’est-à-dire que le gars il s’en tape, si je suis en levrette, il ne me voit pas — mais même ça, mon cerveau ne prend pas ce signe-là. Et moi, je suis capable, du coup, de me faire débander et de me bloquer mon plaisir.
C’est parce que je n’ai pas confiance en l’autre parce que je suis tellement persuadé, j’ai tellement cette image de moi qui est négative. Je me rends compte : quand il me dit que ça lui plaît, ce n’est pas possible pour moi. C’est comme si moi je me vois noir et on me dit mais non t’es blanc. Dans mon cerveau c’est pas possible.
La taille de ma bite — ça n’a pas été un frein à notre relation, à notre épanouissement sexuel. Mais c’est un sujet pour moi. Pour lui, il m’en a jamais parlé — sauf quand je lui fais part de mon mal-être, où il essaie de me rassurer. Pour moi ça a toujours été un sujet, et ça l’est toujours. T’as l’impression que t’en parles aujourd’hui parce que t’es sur un chemin ? Je suis plus sur le chemin de je suis épanoui sexuellement, je prends du plaisir en étant 100% passif et c’est cool. Peut-être que je me limite. Mais aujourd’hui, en vrai, je kiffe le sexe qu’on fait avec mon mari. Je kiffe me faire prendre, je kiffe sucer. Et concrètement, je n’ai pas envie de passer actif.
C’est comme si tout le monde me disait que le chocolat, c’est trop bon. Tu devrais goûter le chocolat. Vraiment, tu rates un truc. Mais moi j’aime la vanille. Et c’est comme si toute ma vie je me suis dit il faudrait que je teste le chocolat. Tout le monde dit que c’est bon. Mais en fait non, laissez-moi tranquille. Je suis content de manger ma glace à la vanille.
Sur le chemin quand même : j’aimerais mieux m’accepter, célébrer mon corps. Je me trouve quand même pas beau et je trouve quand même que j’ai une petite bite — et c’est dommage. Donc le chemin est pas fait encore. Mais je suis sur le chemin de ce que j’ai déjà, et c’est très bien.
Moi, ça me rend quand même un peu triste. Quand tu parles, je m’entends et je me dis mais moi, je n’ai pas envie de dire ça à mon propre sujet. Tu es très beau et je te le dis vraiment. J’ai un auditeur qui est fan qui me dit que son truc c’est les grands avec du bide — en fait, tu incarnes un truc qui est sexy. Et moi, le nombre de fois dans la rue que j’ai entendu « petite bite » comme une insulte. À chaque fois que tu l’utilises sur toi-même, je me dis : ah mais attends.
Pour rebondir à ce que tu dis : j’entends ce que tu dis, et c’est pour ça que je dis qu’il reste du chemin à faire. Quand je dis que je suis bien comme je suis, c’est dans ma pratique sexuelle. Là où je suis d’accord avec toi, c’est que j’aimerais changer de regard sur moi-même. J’aimerais arrêter de dire « j’ai une petite » et juste dire : j’ai une bite, elle est ce qu’elle est. Peut-être que je ne m’en sers pas beaucoup dans le cadre sexuel, mais elle est mignonne et elle me plaît. Aujourd’hui, c’est pas le cas. Mais je suis sur le chemin.
Tu m’as aussi dit que tu as un côté soumis. Il y a un lien ? Je me suis posé la question après notre pré-entretien. J’ai même fait des recherches. Je pense que c’est lié, évidemment. Je pense que c’est lié à ma personne. J’ai utilisé, quand je me suis présenté, le terme people pleaser. C’est-à-dire que moi, j’aime bien faire plaisir aux gens. Je me suis rendu compte que je suis peut-être un peu aussi un people pleaser au lit. Quand je suce quelqu’un et que je vois qu’il prend son pied et que je le regarde dans les yeux et qu’il est bien, c’est kiffant. Et un partenaire qui est en train de me pénétrer et qui fait du bruit, qui me montre qu’il aime, qui me montre que je suis sexy — c’est peut-être ça le travail qui est fait dans ma tête. Si je donne du plaisir, c’est que je suis beau, je suis bon dans ce que je fais. Ça me valide.
J’ai réussi à être pénétrant quand j’ai réussi à m’auto-valider pendant l’acte. Quand tu as l’acte de pénétrer, c’est quand même moi qui décide le va-et-vient. Donc c’est un moment où il me faut être aligné avec moi-même — sans petites voix. Et ça me parle de ouf que c’est un putain de chemin d’estime de soi, cette facette-là.
Quand je suis soumis, quand je suis pénétré, j’arrive à faire ce chemin, mais très facilement parce que j’ai l’impression d’être bien dans ce que je fais. Ce chemin-là, pour répondre à ta question initiale, je n’arrive pas à le faire si j’essaie d’être actif ou si j’essaie de faire entrer en jeu mon pénis. Et c’est peut-être comme ça que la construction de ma sexualité s’est faite : ok, tu n’arrives pas — tes petites voix se déclenchent quand on te touche, quand ton pénis est en jeu — donc tu vas avoir une sexualité plus dite passive, en tout cas pénétrée.
J’aime pas ce mot passif, tu sais pourquoi ? On n’est pas inactif. Et moi, quand je suis un mec qui me pénètre, j’ai l’impression que c’est plus moi qui ai le pouvoir qu’autre chose. Même si j’aime qu’on me prenne la tête, qu’on me prenne les cheveux et qu’on y va un peu fort — c’est moi qui gère le truc en fait et c’est moi qui donne du plaisir.
Moi, je ne suis pas en train de te dire « va conquérir plus, change et tout ». Moi, je te dis juste : arrêtons l’insulte. Et à mon avis, quand on arrête l’insulte, quand on arrête d’avoir peur, quand on arrête l’homophobie internalisée — c’est très probable qu’on se met à pénétrer quelqu’un d’autre ou à être pénétré, simplement parce que toutes les portes sont ouvertes. Mon propos, ce n’est pas « si tu n’as pas certaines pièces dans ton palace intérieur, tu es nul », c’est : cette porte-là dans ton palace, elle est fermée parce que t’as été violenté. Moi, quand je t’entends, j’ai envie de dire : stoppons le poison.
Tu as raison. Et je pense que c’est là où on peut se retrouver. Je suis d’accord avec toi que c’est cette violence que je vais arrêter, ce poison. Je suis le premier à le dire et j’en suis conscient.
Nicolas, c’est la fin de la deuxième partie. Nous nous donnons rendez-vous dans quelques jours pour la troisième partie où on va parler de : à 26 ans, tu reviens de Montpellier et tu dis « je viens m’installer sur mon île, dans cette partie plus reculée où mon village, tout le monde me connaît, il y a ma famille — et je vais être le premier gay ». Parfait. À tout à l’heure.
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Nicolas, partie 2 de ton témoignage. C'est parti. Nous sommes à La Réunion. Nous sommes sur la jolie terrasse du couple d'auditeurs qui m'accueillent, à qui j'ai envie d'exprimer une quinzième fois ma gratitude. Non, en vrai, c'est…
grâce à Valentin, qui répond à mon appel sur Instagram, où je dis, s'il y a du soleil en décembre chez vous et que vous pouvez m'accueillir, faites coucou. Il me dit, nous, on est une chambre d'amis, viens à La Réunion. Et tu es le deuxième, toi. Juste après, en fait, tu m'as fait toi aussi signe. Et franchement, je suis trop content. Je suis trop content d'être là, je suis trop content de ton témoignage.
Et de découvrir à la fois des témoignages avec des spécificités réunionnaises et en fait une super belle universalité. Par exemple, avec toi, on creuse notre rapport à notre bite, à la taille de la bite, le sacro-saint BM bien monté, ce fantasme qu'on est tellement nombreux à partager de « s'il y a une grosse bite, alors il y a du plaisir ».
et je fais juste une parenthèse on est dehors et le voisin et d'ailleurs je sais pas s'il nous écoute non je pense pas est en train de couper du bois et tu as un joli chat à côté peut-être qu'il viendra te faire des petites gratouilles un petit câlin il apprécie particulièrement parce que chaque matin il vient se mettre sur moi il apprécie particulièrement le coup je prends note il y a à toi une partie de ton corps
Si, imagine, il y a quelqu'un, je trouve quelqu'un, ou ton mari, tu vois, qui fait vraiment une session spéciale pour toi, on va vraiment juste te faire kiffer. Est-ce qu'il y a un endroit de ton corps où l'autre peut te toucher et te procurer un max de plaisir ? Plus sensible ?
Mon droit de mon corps, j'aime les massages déjà, donc je veux dire tout mon corps est sensible et me procure du plaisir, mais je dirais, j'aime bien quand on me masse les fesses, mais vraiment, je parle pas du sillon interfessier ou de l'anus, c'est les fesses, j'aime bien qu'on me caresse les fesses, qu'on me les masse, cette partie-là peut-être.
bon choix j'ai découvert le massage du coude donc un peu plus genre expert mais c'est pas si compliqué que ça sans faire mal à la personne si tu mets ton coude et que tu appuies légèrement et tu fais des petits ronds c'est tout à fait délicieux j'espère que mon mari écoute ce podcast
On pourra lui envoyer un texto juste après. On parle de la taille et moi, j'ai envie que tu te sentes libre de dire ou pas un nombre de centimètres. Mais moi, je trouve que c'est vachement intéressant qu'on ne l'ait toujours pas dit parce qu'en fait…
En fait, je trouve que tout le monde se retrouve, quel que soit son nombre de centimètres, tout le monde se retrouve dans « ma bite n'est pas assez grosse ». Et moi, j'échange avec plein de gens pour qui c'est un sujet et qui se demandent, et comme on ne peut que se comparer, et tu parlais notamment du porno, et à partir de ce moment-là, ça bloque. Est-ce que toi, tu sais comment, en fait…
Comment donc tu racontais, je pensais qu'à jusqu'à 18 ans ça allait grossir, en fait ça grossit pas, puis après en fait à 20 ans je rencontre mon mari, c'est ta seule relation. À ce moment-là, oui. À ce moment-là, et ta première fois. Comment…
Comment tu t'es débloqué sur ce sujet, puisque vous avez eu des rapports intimes ? Juste le fait que l'autre te valide fait sauter ce blocage ? Il y a eu beaucoup de discussions en amont quand même. C'est-à-dire que je rencontre Raphaël, j'avais pas bien 20 ans encore, j'avais 19 ans.
On a pas mal discuté sur MSN à l'époque. On a échangé, on a fait des visios. Et outre le fait qu'il me valide et que je lui dise « attention, j'ai une petite bite », il y a eu une vraie connexion. Un vrai lien qui fait que je lui ai dit, il m'a dit que ça ne lui posait pas de problème.
Et j'avais confiance en lui parce que le corps, en fait, je savais que c'était plus fort que juste charnel. Oui. C'était vraiment une vraie connexion qu'il y avait entre lui et moi. Et j'étais assez en confiance pour m'offrir à lui tel que j'étais. Et tellement que je te disais tout à l'heure que moi, je voulais un prince charmant.
Et des roses. Et des roses. Et si tu veux tout savoir, pour ma première fois, c'est pas du tout ce que j'ai eu. Et c'est pas de sa faute, c'est moi. C'est pas du tout ce qu'on avait prévu. On s'était dit tous les deux, premier rendez-vous, on se fait un ciné, on reste sage. C'est pas notre genre de coucher le premier soir. C'était ce qu'on s'était dit. C'est pas du tout ce qu'on a fait. On a couché. Ma première fois, moi qui volais des roses, c'était dans une voiture devant la résidence où j'habitais.
Pas du tout romantique. Parce qu'en fait, vous avez été pris de passion. Ouais, on s'est sauté dessus en fait. On s'est embrassé, puis ça a dérapé, puis les préliminaires ont commencé. Attends, moi je veux du détail parce que j'ai jamais réussi à bien avoir du sexe dans une voiture. C'est très compliqué. Je t'ai pas dit qu'on a bien eu du sexe. Parce que lui, il conduit. Toi, on est où là ? Alors…
On a fait un date, alors je te fais les grandes lignes, on a fait un date, on s'est retrouvés, on s'est baladés dans Montpellier pendant des heures, on est allés manger, alors vous allez voir c'est pas du tout un date romantique, un date KFC, on s'est fait un KFC puis on est allés au ciné, déjà les galoches commençaient à être quand même passionnelles, le film Cloverfield était pas ouf. On se souvient du film, pendant le film il y a du rapprochement ou pas ?
on s'embrasse on s'embrasse beaucoup mais pour l'instant on se touche pas enfin on s'embrasse passionnellement enfin avec passion mais il n'y a pas d'attouchement après le film on retourne il m'emmène devant chez moi pour me ramener chez moi
Et c'est là où on discute un peu et puis on s'embrasse. Donc il y a le levier de vitesse entre lui et moi. Et puis très vite, on s'embrasse et puis les mains se baladent et je commence à sentir son levier de vitesse à lui. Excellent, je suis très très content. Et en fait, ça dérape. On se laisse aller, on se touche.
Et tu aimes bien en extérieur ? Parce que là, les gens peuvent vous voir en bas de ta résidence. La nuit. C'était la nuit, il était tard, il n'était plus de minuit. Tu ne peux pas l'inviter à monter ? Non, parce que j'habitais en coloc. Oui, bien sûr. J'habitais en coloc. Alors même si j'étais out, mes colocs le savaient. Une des deux, l'autre, j'étais persuadé qu'ils savaient, mais ils ne le savaient pas, ils n'étaient pas malins.
Je ne m'en cachais pas, mais bon, apparemment, il fallait que je lui fasse une annonce pour qu'il comprenne. Bref, c'est une autre histoire. Et donc, j'étais en coloc. Ma chambre, c'était dans le salon. Ce n'était pas pratique. Ramener un mec à la maison, c'était compliqué. Et lui, il vivait chez ses parents.
Il s'est passé quoi dans cette voiture ? Bisous, toucher avec les doigts ? On a commencé à toucher, on se touche, et puis j'ai commencé une fellation. Et là, tu vois, moi donc, je suis toi. Je me penche pour faire une fellation. J'ai donc le levier de vitesse qui rentre dans la côte. J'avais trop envie. Mais on a envie, c'est ça. J'avais trop envie. J'oublie cet aspect-là qui nous fait…
et oublié sur le coup le levier de vitesse presque même il me plaît tellement je suis content d'avoir une bite dans les mains et enfin enfin c'est ta première fois c'est ma première fois génial c'est ma première fois j'étais tellement bien
tu vois j'avais envie et puis on le fait et puis il faut savoir que c'est marrant que tu poses cette question parce que nous on fait dans la voiture on pense être discret il fait nuit une voiture passe et lui je crois qu'il si je me trompe pas il allait commencer à me pénétrer enfin je sais pas ça se voyait les sièges étaient baissés quand tu passais en voiture ça se voyait qu'on faisait des choses la voiture devait bouger une voiture passe
s'arrête, fait marche arrière et s'arrête à notre niveau. Et là, je panique. Autant j'étais bien, le levier de vitesse, ce n'était pas un problème. Tu m'étonnes. Mais la voiture qui s'arrête pour nous regarder, voir ce qui se passe pendant la première fois, là, c'est un peu trop quand même. Et du coup, je panique, je dis on part. Moi, je ne relève pas mon siège, je suis mortifié, je suis allongé dans la voiture, le siège penché. Alors attends, parce que toi, tu es sur le siège passager, lui au volant. Oui.
une petite suce des familles et après pour se pénétrer on va à l'arrière je sais plus comment on a fait s'il m'a grimpé dessus ou quoi c'était je sais pas même je suis même pas sûr qu'il avait commencé à me pénétrer je suis pas sûr à 100% en tout cas on était quand même bien avancé ouais et du coup et la voiture s'arrête elle voit qu'il se passe des choses donc on file et j'ose même pas me relever tellement j'ai peur il roule pendant un quart d'heure je sais même pas où il est allé
il me dit c'est bon tu peux te relever on est au milieu d'un champ et on aurait pu dire on s'arrête là mais non non on a continué c'était avec le recul je me dis c'était pas ouf parce que pour diverses raisons techniques c'est à dire que moi je m'étais pas préparé à voir ma première fois j'étais persuadé que j'allais pas le faire
dans le champ on a continué on a même fini ça a été consommé j'ai eu ma première pénétration sans lubrifiant pourquoi ? parce qu'il n'y en avait pas t'as eu mal ? oui j'ai eu mal et à l'époque et c'est bien que tu poses cette question parce que pour moi au début en tout cas et même ça a mis du temps avant que je comprenne que c'était pas normal d'avoir mal
et je pense que même mon partenaire de l'époque il a fallu qu'on s'éduque un peu parce que même lui il pensait que j'ai mal et il me disait non mais c'est normal au début
et non maintenant je sais que non c'est bien préparé t'es pas censé avoir mal donc ça a mis du temps avant que je comprenne mais quand je dis du temps c'est quelques années même pour moi même avec du lubrifiant parfois on y allait un peu fort et au début j'avais mal et je me dis c'est bon ça va passer c'est pas grave je suis d'accord je trouve trop que je suis d'accord qu'il y a plein de gens qui me disent la sodomie il y a quand même un lien avec la douleur oui si t'as envie ça peut
Mais en fait, il existe vraiment des façons de ne pas du tout avoir mal. Et si tu as mal, et que tu n'as pas envie d'avoir mal, c'est qu'il y a un problème. Et c'est que ce n'est pas toi le problème. Oui, c'est ça. C'est qu'il a été sensibilisé à ça. Et parfois, ça nous arrive. Et comme tu dis, si tu as envie d'avoir mal, c'est OK. C'est-à-dire que si on fait un coup, vite fait un quickie, comme on dit, et qu'il n'y a pas le temps de préparer, moi, je suis OK. Et presque d'avoir mal, ça fait partie du truc. J'accepte. Si c'est quelque chose…
où on prend notre temps, on prépare le terrain, il y a des préliminaires. S'il commence et que j'ai mal, je dis attends, j'ai mal. Stop, plus doucement. Ou vas-y avec tes doigts. Bref, trouvons une solution pour que ça ne fasse pas mal. Après, c'est ta première fois, on découvre. Là, c'était ma première fois, je découvre. Et moi, pour moi, j'avais un peu mal.
mais c'est rentré comme une lettre à la poste et même lui du coup a eu peur parce que j'ai fait quelque chose qui est très mal on ne s'est pas protégé et ça ne le faites vraiment pas parce que j'ai regretté on avait beau se dire on se connait moi j'avais dit que c'était ma première fois etc il ne faut pas faire ça j'ai envie d'engueuler le jeune que j'étais à 19-20 ans d'avoir fait ça
Surtout que je le savais, mais comme quoi on peut se laisser emporter dans la fougue et il faut pas, il faut se préparer. Bref, on l'a fait sans se protéger. Donc lui, à la base, était plutôt serein parce que je lui avais dit que c'était ma première fois, mais je lui ai dit avec le recul, je lui ai dit mais t'es bête parce que peut-être que je t'avais dit que c'était ma première fois, mais ça l'était pas. Et c'est justement ce qu'il s'est dit parce que ça s'est tellement bien passé entre guillemets qu'il s'est dit mais est-ce que c'est vraiment sa première fois ?
Avec le préjugé de, si ça rentre bien, c'est que c'est un anus souvent pénétré. Oui, ça, c'est une légende urbaine, mais… C'est qu'il m'a dit, bon alors, tu te mets des trucs ? Non, vraiment pas. Oui, je m'étais mis des doigts, mais…
Mais pas de gode. Enfin, je n'avais jamais acheté un gode ou quoi que ce soit. Donc, il a commencé à paniquer parce qu'il s'est dit, attends, je suis rentré comme ça. C'était censé être sa première fois. Est-ce qu'il ne m'a pas menti, etc. Donc, le son met une capote. Donc, on s'est testé. On a fait tout comme il faut. Mais message de prévention, protégez-vous quand même. Toi, du coup…
Quand est-ce que la question de la taille est revenue ? Parce que là, elle a l'air d'avoir disparu. Et elle a disparu à partir de ce moment-là ? Non. En vrai, non. On a réussi à s'épanouir sexuellement.
elle est revenue quand il y a eu des parce qu'en fait on se découvre j'ai beau dire qu'on discute, on a échangé j'ai dit que j'ai un petit sexe où il essayait de me toucher, me caresser et moi je fais un vrai blocage encore aujourd'hui avec ça c'est à dire que comme je ne m'aime pas j'aime pas ce sexe, j'aime pas mon sexe
Et du coup, dès qu'on commence à le toucher, ça appuie sur un bouton dans ma tête de « alerte, on touche ton sexe », quelque chose qui n'est pas beau, qui ne plaît pas. Et je n'arrive même pas à avoir d'érection quand on me touche, en fait, ou quand on essaie de me sucer ou quoi. C'est très compliqué. Alors que je sais que ça marche, parce que quand je suis tout seul et que je me caresse, j'ai des érections. Mais quand c'est quelqu'un d'autre, je n'y arrive pas. Et ça, depuis l'époque. Et donc…
dans notre sexualité dès le début c'est quelque chose qui s'est ressenti je lui ai dit tu me touches pas ça me gêne ça me plaît pas et c'est revenu alors pour lui c'était pas un problème parce qu'il s'épanouissait en étant actif mais oui il y a eu des tentatives où on a voulu essayer d'échanger un peu les rôles c'est à dire toi tu le pénètre moi je le pénètre et comment ça s'est passé ?
En fait, parfois ça a pu marcher de temps en temps, mais très vite, en fait, je suis plus dedans. C'est-à-dire que je suis plus concentré sur… Soit excité, reste en érection, il prend du plaisir… Est-ce qu'il prend du plaisir ? En fait, voilà, est-ce qu'il prend du plaisir ? Et de suite, en fait, c'est des pensées parasites qui font que je prends plus de plaisir. Ok, lesquelles ?
Trop petit. Donc il sent rien. Il sent rien. Je suis pas beau. Et de suite, ça vient même très négatif. Moi, j'ai vraiment cette pensée récurrente de « c'est pas assez gros pour procurer du plaisir ». Parce que j'ai l'impression que… C'est faux, je reconnais que c'est faux, mais c'est ma pensée irrationnelle du moment du sexe.
Ou surtout, parce que le mec est excité, il est plus large, il est plus dilaté, détendu. Donc c'est plutôt une célébration du plaisir qu'il est en train de vivre. Mais moi, dans ma tête, je me dis, là, en fait, il faudrait que mon sexe soit vraiment disproportionné. Un peu comme dans les films pornos où tu vois que le gros pénis a l'air de toucher toutes les parois. Tu vois l'image, bien sûr, mais à chaque fois, ça touche toutes les parois. C'est bête ce que je dis, mais…
Et ce qui est très très intéressant, c'est que le gars aura beau dire son plaisir, le dire, le gémir, le vivre, c'est-à-dire que le gars il s'en tape, de toute façon en plus si je suis en levrette, je suis en train de pénétrer, il ne me voit pas.
Mais même ça, mon cerveau ne prend pas ce signe-là. Et moi, je suis capable, du coup, de me faire débander et de me bloquer mon plaisir. Et du coup, le gars, il est là. Pour que ce qu'il se passe, en fait, genre, moi, je surquiffe. Tu vois ce que je veux dire ? Il n'arrive même pas à faire confiance à l'autre. S'il me dit, mais si, c'est top, je suis là. Ouais, mytho. Moi, en tout cas, je ne vais pas parler pour toi, mais c'est parce que je n'ai pas confiance en l'autre parce que je suis tellement persuadé, j'ai tellement cette image de moi
qui est négative c'est marrant parce que je me rends compte j'en parle avec toi aujourd'hui que quand il me dit mais si ça me plaît c'est bien pour moi ça ne peut pas être vrai c'est pour ça que je ne fais pas confiance c'est comme si moi je me vois noir et on me dit mais non t'es blanc et j'aime le blanc enfin
c'est dans mon cerveau c'est pas possible c'est une vérité qui n'est pas possible et comme pour revenir à l'accessuel donc oui la taille de ma bite ça n'a pas été un frein à notre relation ça n'a pas été un frein à notre relation à notre épanouissement sexuel mais c'est un sujet pour moi c'est pas un sujet pour nous parce que pour lui il m'en a jamais parlé à moi enfin
sauf quand je lui en fais part ou que je lui fais part de mon mal-être lui essaie de me rassurer comme il peut mais pour moi ça a toujours été un sujet par contre ça l'est toujours t'as l'impression que c'est un sujet où t'as envie de reconquérir t'as l'impression que t'en parles aujourd'hui parce que t'es sur un chemin t'es où de ce chemin ou tu t'en fiches
c'est une bonne question là je suis plus sur le chemin de je suis épanoui sexuellement je prends du plaisir en étant 100% passif et c'est cool et c'est bien peut-être que je me limite peut-être que c'est limitant peut-être que je prendrais du plaisir aussi en étant actif en acceptant en me disant ok je peux donner du plaisir
Mais aujourd'hui, en vrai, je n'en ai pas envie. Enfin, aujourd'hui, je kiffe le sexe qu'on fait avec mon mari, le sexe que je peux avoir. Je kiffe me faire prendre, je kiffe sucer. Et concrètement, je n'ai pas envie de passer actif. C'est comme si, tu vois, en fait, je prends du recul. Je me dis, c'est comme si tout le monde me disait mais le chocolat, c'est trop bon. Tu devrais goûter le chocolat. Vraiment, tu rates un truc.
mais moi j'aime la vanille et c'est comme si toute ma vie je me suis dit il faudrait que je teste le chocolat tout le monde dit que c'est bon mais en fait non laissez moi tranquille je suis content de manger ma glace à la vanille et kiffez votre vanille et votre chocolat et en fait je suis sur ce chemin là sur le chemin quand même ce chemin là j'aimerais mieux m'accepter en me disant célébrer mon corps me dire bah oui parce que c'est facile de dire ça je prends du plaisir mais je trouve quand même je me trouve pas beau et je trouve quand même que j'ai une petite bite et c'est dommage donc le chemin est pas fait encore
mais je suis sur le chemin de j'accepte mes pratiques sexuelles et j'ai pas forcément envie d'aller vers du mieux. Je suis sur le chemin de ce que j'ai déjà très bien.
Moi, ça me rend quand même un peu triste. Je trouve que mon feeling, c'est que loin de moi, l'idée de dire qu'il faut quelque chose dans la sexualité, que tu n'aurais pas, je m'en fous de ça. Moi, ça me rend trop triste quand tu utilises des mots péjoratifs à ton égard parce que c'est tellement loin de ce que moi, je ressens.
Donc, ça me rend triste parce que je m'identifie. Je n'ai pas à juger. En fait, tu fais ta vie, tu fais bien ce que tu veux et tu n'es pas une victime. Mais je crois que quand tu parles, je m'entends et je me dis mais moi, je n'ai pas envie de dire ça. À mon propos, c'est mort, Guillaume. C'est peut-être plus ça. Je devrais plus parler en jeu. Je me dis mais non, mais attends, mais moi, je te donne mon point de vue, Nicolas. Tu es très beau et je te le dis vraiment. Alors, bien entendu, on est sur un podcast et tout, mais je trouve que c'est particulièrement important.
de et je pense à moi mais je pense à genre j'ai un auditeur qui est fan qui me dit mais moi mon truc c'est les grands avec du bide en fait je me rappelle de tous ces gens dont tu es le style et qui te regardent avec des yeux de célébration tu vois je te parle pas de fétichisation en mode et genre t'incarnes un truc qui est sexy un truc certainement qui plaît pas à tout le monde et du coup je me dis mais c'est trop injuste
En fait, j'entends la violence envers toi. Je vois la mienne que je m'inflige et ça me rend triste. Et t'as une putain d'aura de pénétrant. C'est vrai ? Ah ouais, je suis désolé. C'est complètement impressionnant. C'est la première fois qu'on me dit ça quand même. Mais non, c'est faux. Pas du tout. Et moi, je le sais parce que… Non, je le sais. Bien entendu, je dis ça avec un clin d'œil. Bien entendu, c'est une catégorisation. On s'en fout et tout. Mais on a passé une journée ensemble. Et…
et en fait c'est débile parce que je pense que tout le monde peut pénétrer mais je trouve que t'as quelque chose tu prends soin t'enveloppes et c'est marrant parce que quand on dit je suis enveloppé ça veut dire je peux avoir des formes t'es d'accord ? et toi t'es aussi enveloppant ?
et j'ai trouvé tu vois t'es soigneux donc tu vois tu m'as fait la visite du sud mais dans ta façon d'être t'étais très entreprenant très encadrant très leader tu vois ce que je veux dire ? et bon je pousse un peu je vais un peu loin et après quand on va éteindre le micro tu sentiras peut-être mal à l'aise et tout et vous êtes en couple exclusif ceci est le jeu du podcast mais je serais très à l'aise d'être pénétré par toi et à aucun moment donné
En fait, je veux que tu te rendes compte que moi, de mon côté…
quelqu'un qui me pénètre, c'est quelqu'un qui me met à l'aise, c'est quelqu'un qui m'enveloppe c'est quelqu'un qui prend soin c'est quelqu'un et que moi dans mon image j'ai bien entendu l'attirance pour une grosse bite mais j'ai surtout l'attirance, enfin moi j'ai eu plein d'expériences de personnes avec dites grosses bites et on est toujours d'accord qu'en termes de nombre de centimètres c'est un bordel sans nom, que personne n'est d'accord et que je serais moi pas étonné
quand je vois une petite bite de quelqu'un qui dit c'est une petite bite de dire ah bah mec en fait non je te montre parce que c'est une petite bite on est tous la petite bite de quelqu'un ou la grosse de quelqu'un et j'ai eu tellement de pénis dit plus gros où le mec en fait un peu genre moulage de mécanique moi tu comprends j'ai une grosse bite il s'y prend comme un pied en fait on se reverra jamais et sa bite dite grosse en fait bah m'intéresse quand même pas trop et principalement me fait mal
Voilà, je voulais juste te partager cette réaction parce que je pense que je parle à Guillaume là, et je dis mais Guillaume en fait c'est pas la taille de ta bite qui fait ta valeur bien sûr, et puis c'est trop triste. A chaque fois que tu dis petite bite, je suis là mais j'ai pas envie qu'on utilise ce terme, parce qu'en plus il est faux. C'est vrai que c'est comme ça que je me vois, mais j'entends ce que tu dis. Et en plus c'est une insulte, genre là je t'ai pas coupé mais la première fois où tu l'as dit je me suis dit…
Ah mais attends, le nombre de fois dans la rue que j'ai entendu enculer et après enculer petite bite. Ah ouais, mais c'est les deux. Mais bien sûr, dans notre culture de merde, de machisme. Bon voilà, j'avais envie de te partager. Juste pour rebondir à ce que tu dis. Tu es mal à l'aise ? De 0 à 10, tu es mal à l'aise à combien ?
Je suis vraiment pas mal à l'aise. Tu veux me faire gonder par ton mari ou pas ? Pas du tout. Non mais je veux pas être malvenu. Non, il n'y a aucun problème. Pour rebondir à ce que tu dis, et j'entends ce que tu dis, et c'est pour ça que je dis qu'il reste du chemin à faire, quand je dis que je suis bien comme je suis, c'est dans ma pratique sexuelle. Là où je suis d'accord avec toi, c'est que j'aimerais changer de regard sur moi-même. J'aimerais…
arrêter de me dire j'ai une petite et juste j'ai une bite elle est ce qu'elle est peut-être je m'en sers pas beaucoup dans le cadre sexuel mais elle est mignonne et elle me plaît aujourd'hui c'est pas le cas elle est belle, elle est puissante c'est vraiment un narratif t'as complètement raison moi je serais trop pas étonné que je découvre enfin pas que je découvre pardon mais que tu me dises putain j'éjacule énormément
Je suis sûr qu'on peut trouver des superlatifs au-dessus d'une moyenne qu'on s'est inventée sur notre beat. Tu vois ce que je veux dire ? Elle est plus ceci, elle est moins cela. C'est les normes sociales qu'on a construites et c'est des biais que j'ai dans ma tête. Tout ça, j'en ai conscience et j'essaie de le déconstruire.
Mais c'est pas facile, c'est pas facile. Tu m'as aussi dit que tu as un côté soumis. Même pour être plus honnête, tu m'as dit « moi je prends vraiment mon pied quand je suis soumis » et que c'est une grosse part. Il y a un lien ou zéro lien ?
Je me suis posé la question après t'avoir dit ça, est-ce qu'il y a un lien ? Je pense que oui. J'ai même fait des recherches pour te dire. Après notre pré-entretien ? Après notre pré-entretien, parce que je me suis posé la question de qui je suis, comment j'étais construit. J'ai fait un peu des études de psycho rapidement et je me suis posé la question de comment s'est construit ma sexualité.
Pourquoi j'en suis arrivé là ? Ce podcast, c'est aussi l'occasion de faire une introspection et c'est intéressant. Je n'ai pas de réponse aujourd'hui à cette question. Je pense que c'est lié, évidemment. Je pense que c'est lié à ma personne. J'ai utilisé, quand je me suis présenté, de mémoire, je t'ai dit que j'étais un people pleaser. Pour nos amis qui ne parlent pas anglais ?
C'est une expression qui devient de plus en plus, même en français, mais on va expliciter. C'est-à-dire que moi, j'aime bien faire plaisir aux gens. C'est-à-dire que je m'épanouis quand les gens sont épanouis. J'aime faire plaisir. Le travers de ça, et c'est plutôt mal vu dans mon anglophone, les people pleasers, c'est plutôt négatif aujourd'hui. Le terme people pleaser, c'est plutôt négatif parce que ça te bouffe et tu t'oublies en chemin. Et en fait, je me suis rendu compte que je suis peut-être un peu aussi un people pleaser au lit.
Mais c'est vrai que je prends mon pied quand je vois que mon partenaire prend son pied. Tu vois, quand je suce quelqu'un et que je vois qu'il prend son pied et que je le regarde dans les yeux et qu'il est bien, c'est kiffant. Moi, je prends tellement mon pied. Et un partenaire qui est en train de me pénétrer et qui fait du bruit, qui me montre qu'il aime, qui me montre que je suis sexy, justement, c'est peut-être ça le travail qui est fait dans ma tête. C'est-à-dire que
Si je donne du plaisir, c'est que je suis beau, je suis bon dans ce que je fais. Moi quand on me dit tu suces bien, tu as un bon passif, moi je suis aux anges parce que le travail qui fait dans ma tête c'est en fait je suis bien et ça me valide. On revient à ce chemin, je suis bien, je suis validé auprès des autres, il faudrait que je sois rassuré, que je m'auto-valide aussi.
Mais en fait, c'est cette partie-là du « quand je suis soumis ». Que les gens sont bien et que… Complètement. Ça me parle de ouf. Dans l'intro que j'ai lue dans l'épisode précédent, je parlais, moi, de mon chemin à la reconquête de ma part active, de ma part pénétrant. Et ça me parle de ouf. Tu viens de mettre exactement les mots. Euh…
J'ai réussi à être pénétrant quand j'ai réussi à m'auto-valider pendant l'acte, à me dire tout se passe bien, c'est vraiment cool, t'es très beau. Bon, je ne me parle pas à moi-même, ça fait très… Mais je sens cette énergie en moi, tu vois ce que je veux dire ? Où en fait…
Je vais prendre soin de l'autre. Quand tu as l'acte de pénétrer, en vrai, je peux, moi, être pénétré et conduire le spectacle selon la position, mais il peut arriver que moi, tandis que je pénètre, c'est quand même moi qui décide le va-et-vient, etc. Donc, c'est quand même moi qui va avoir une sorte d'ascendant, pas toujours.
Mais quand ça l'est, c'est vraiment un moment où il me faut, moi, être aligné avec moi-même, aligné et donc sans petites voix qui me disent « Guillaume, putain, t'es nul, putain, ça bande pas dur, nanana ». Aligné avec mon excitation.
Et aligné et connecté à l'autre pour être du coup à l'affût. Est-ce que ça se passe bien ? Comment ça se passe bien ? Etc. Et ça me parle de ouf que c'est un putain de chemin d'estime de soi, cette facette-là. Et moi, l'autre truc que j'ai découvert, c'est que génial la partie soumise, génial la partie je fais kiffer l'autre. Pour moi, les multifacettes. C'est pas du tout genre bon, il faut que j'arrête un truc, c'est plus…
un super beau chemin d'estime de moi c'est pas genre j'ai envie de pénétrer parce qu'il faut parce que c'est obligatoire dans la sexualité c'est qu'en fait c'est un super prétexte pour enfin m'aimer et ça ça resplendit ça rebondit dans tous les aspects de ma vie
Je suis tellement d'accord avec toi. Quand je suis soumis, quand je suis pénétré, j'arrive à faire ce chemin, mais très facilement parce que j'ai l'impression d'être bien dans ce que je fais. Et ce chemin-là, pour répondre peut-être à ta question initiale, je n'arrive pas à le faire si j'essaie d'être actif ou si j'essaie de faire entrer en jeu mon pénis.
Et c'est peut-être comme ça que la construction de ma sexualité s'est faite, c'est-à-dire que, ok, tu n'arrives pas, ou tes petites voix se déclenchent quand on te touche, quand ton pénis est en jeu, les petites voix, les voix parasites, même les grosses voix parfois !
se déclenche et donc tu vas avoir une sexualité plus dite passive, en tout cas pénétrée. J'aime pas ce mot passif, tu sais pourquoi ? Tu l'as déjà expliqué et tu l'as un peu dit, c'est que… On n'est pas forcément inactif. On n'est pas inactif et moi, quand je suis un mec, j'ai l'impression que c'est plus moi qui ai le pouvoir qu'autre chose. Alors même si j'aime qu'on me prenne la tête, qu'on me prenne les cheveux et qu'on y va un peu fort, mais c'est moi qui gère le truc en fait et c'est moi qui donne du plaisir.
T'as dit petite ou même grosse voix. Tu fais une différence ? Non, ce que je voulais dire, c'est que petite voix, dans ma tête, c'est une petite voix parasite. Et parfois, la grosse voix, c'est quelque chose qui vraiment peut te créer un blocage. Te dire, il est en train de te toucher, tu bandes pas, t'as un sexe qui est petit. Stop. Tu vois, ça met mal à l'aise et ça casse le truc. Pour moi, là, c'est une grosse voix. C'est plus une petite voix qui te dit…
Oh, ta poitrine pendouille un peu, là c'est une petite voix. Ok. Ouais, il y a différentes gradations. Dans ma tête un peu, ouais. Ouais, complètement. Toi du coup, j'ai deux idées. Tu m'as rien demandé. Non. Et possiblement on peut changer de sujet, enfin à tout moment. Est-ce que t'as déjà essayé une cage de chasteté ? Non.
Moi, alors je ne suis, ah bien sûr, pardon, je ne suis bien entendu pas thérapeute. Imaginons qu'il y a des gens qui découvrent le podcast. Je ne suis absolument pas thérapeute, ni médecin. Et j'invite tous les auditeuristes à ne prendre aucune décision à partir d'une conversation entre deux personnes incompétentes. Tout à fait, je ne le suis pas non plus. Si c'était nécessaire à rappeler. Mais j'ai grande expérience, 270 épisodes derrière moi, et du sexe régulier.
Au nom de la recherche scientifique, toujours. Bien entendu. Et je me dis, tu te mets une cage de chasteté. Et tu doites slash gode slash souffle sur l'anus. C'est pas forcément de la pénétration, mais c'est juste toi qui va masser cette partie-là. Tu rentres, tu rentres pas, tu mets du lube, tu mets un gode, etc.,
Tandis que le sujet du sexe, un temps là, ton sexe, il est emprisonné dans une cage où tu n'as pas mal, que tu as bien mise et donc ton sexe n'est pas bleu. Parce que sinon, tu l'enlèves vite et tu n'as pas mal. Mais ça pointe un peu, mais c'est impossible. Donc là, le sujet, ce ne sera pas ton pénis. Mais pour autant, tu n'es pas pénétré et c'est toi qui pénètre. Et je serais assez curieux…
En fait, je trouve l'idée rigolote, possiblement c'est vraiment de la merde ou ça te met mal à l'aise et c'est pas notre idée, mais si ça pique ta curiosité, je suis curieux de ce que tu vas dire. Mais je trouve que du coup, j'ai un peu envie de faire un mindfuck, j'ai un peu envie de twister ton cerveau et de lui dire, ah ben voilà, t'es sans cesse dans des roues de hamster, je t'ai coupé la roue et je te demande de regarder à droite, tu vois ?
Non, à ta tête, je vois que t'es tellement pas piqué de curiosité. Non, je t'avoue. Mais c'est cool, vas-y. J'aime bien l'idée. Et je vois où tu veux en venir. Tu people please de ouf. Laisse-moi finir. Est-ce qu'il y a le mais qui est le plus important ? Mais c'est pas quelque chose qui m'attire. Quelle partie ? De pénétrer, en fait.
Même sans parler de mon pénis, et c'est peut-être encore du… En tout cas, moi je projette, c'est que si demain je veux faire ce que tu dis là, c'est avec mon mari, et je sais que c'est pas quelque chose… Peut-être que je me trompe, il faudrait lui en parler, je m'imagine, mais en tout cas, à l'heure actuelle avec mon mari, je sais que c'est pas quelque chose non plus qui lui plairait.
Je me trompe peut-être encore une fois. Attends, mais pourquoi tu te trompes peut-être ? En 17 ans de vie commune, vous avez rarement parlé de son plaisir anal ? Si, justement, c'est pour ça. Moi, je prends des pincettes parce que… Lui, t'as dit non merci. Ouais, voilà. C'est pas quelque chose qui l'attire et qu'il n'a pas envie d'être pénétré.
Il n'a pas envie parce qu'il sait que c'est un blocage pour toi, donc il t'évite la souffrance. Il ne m'a jamais dit ça. C'est possible. Il n'a pas de plaisir anal. Il t'a dit, moi, autour de cette partie-là, je ne me doit pas. Et tu n'as pas besoin de dévoiler son intime. Parce que tu vois, pénétrer, ça peut être caresser, ça peut être le doigt. Il t'a dit, moi, quand tu rentres à cet endroit-là, ou quand tu souffles, quand tu caresses, quand tu masses, ça me fait mal, je n'ai pas envie.
Je vais être honnête avec toi et sans dévoiler son intime, comme tu dis. On a déjà eu cette conversation il y a longtemps, mais ce n'est pas une conversation qu'on met souvent sur la table. Ça reste un sujet qu'on évoque peu, son plaisir anal à lui. Donc, ce n'est même pas une question que je ne vais pas dévoiler son intime. Et c'est peut-être quelque chose qu'il faudra qu'on revoie. Ce sera l'occasion d'en discuter à l'écoute de ce podcast ensemble.
Moi, si j'étais lui, je t'épargnerais. C'est possible. Je ne vais pas te raconter ces trucs. Je vais te rendre triste. Je t'aime. Et je sais que pour toi, c'est un sujet sensible. Après, je pourrais te demander de me mettre des doigts, mais possiblement, ça va te ramener à ta bite. On évite.
et je pense aussi que comme je t'ai dit quand on s'est rencontré là je suis ton mari en fait je t'aime et en fait j'ai envie de te rendre heureux donc j'ai pas besoin d'un certain type de rapport possiblement c'est ça qui se passe je pense que c'est un peu ça un peu de il prend pas plus de plaisir que ça avec le plaisir anal voilà donc en tout cas c'est pour ça pour en revenir à ce que tu disais tout à l'heure
Ta solution me semble intéressante, People Pleaser, mais je ne pense pas que je la ferai. Bien sûr, mais c'est cool. Je vais même piquer un peu. Il y a une guêpe qui nous tourne autour. C'est vrai ou pas ? Mais les guêpes, elles sont longues, elles sont différentes. Elles sont longues, mais elles sont comme les réunionnais, très gentilles. Elles ne sont pas agressives. Bien joué. Je vais être même un peu piquant. Je crois qu'on tombe amoureux
de l'autre qui est bloqué à notre bon endroit je serais pas du tout étonné et je vais sortir de votre couple comme ça je ne juge pas mais je trouve ça assez rigolo souvent quand je parle à des couples de voir que il est peut-être aussi tombé amoureux de ton blocage et possiblement dans votre système d'équilibrage si toi tu faisais un pas et que tu changeais
il serait peut-être bien emmerdé parce qu'il serait alors face à un truc dont toi tu le protèges. Tu vois comment… Ouais, c'est marrant que tu penses que… Enfin moi je prends pas ça comme… Enfin je trouve pas ça piquant, je trouve plutôt ça beau.
de trouver l'équilibre en l'autre et de tomber amoureux du blocage pour moi c'est comme des pièces de puzzle qui se complètent donc c'est pas piquant c'est ok moi ça m'emmerde moi non non mais tant mieux mais moi ça m'emmerde parce que du coup alors pour moi ma personnalité le couple devient un espace où mon partenaire n'a pas du tout intérêt à me faire débloquer parce que je le protège de son blocage et donc du coup le moment où moi je lui dis ah mais en fait je vais me faire tes fesses et bah du coup en fait lui est face à bah en fait ça me fait peur
j'ai pas envie d'être l'enculé j'ai vécu des maltraitances ou bien j'étais insulté et là
Et quelque part, ça déséquilibre la relation aussi. Et bon, je pense que c'est mon rapport au couple en ce moment. C'est possible. C'est vrai que… Qui n'est pas très bon. Ok. Je dois reconnaître. On fera un podcast sur ton rapport au couple alors, si tu veux. Si tu veux. Mais non, moi, je le vis pas comme ça. Parce que… Peut-être parce que je le vis… Le blocage que j'ai, à mon sens…
c'est peut-être là où j'ai tort, c'est qu'il n'est pas tant sexuel. Comme je te dis, moi, sexuellement, je suis épanoui aujourd'hui. Je n'ai pas envie d'aller chercher… Et ça, c'est plus que sexuel, c'est de manière générale. J'ai l'impression qu'on est dans une société où on veut toujours mieux. C'est le développement personnel où, pour moi, c'est le côté un peu toxique du développement personnel.
C'est-à-dire qu'il faut sortir de sa zone de confort, chercher le bonheur. Et à mon sens, et ça c'est très personnel, c'est mon bonheur à moi, c'est ma vision à moi, il faut aussi savoir se contenter du bonheur qu'on a aujourd'hui. Et vouloir toujours chercher mieux et plus, c'est aussi se dire « ce que j'ai aujourd'hui ne me suffit pas ». Moi je propose les deux. Je propose bien sûr de se satisfaire de ce qu'on a, c'est magnifique.
Et ensuite, arrêtons la violence et les insultes. Là, moi, je ne dis pas… J'avoue, j'insiste un peu sur mon opinion et j'ai entendu la tienne et on n'est juste pas d'accord et c'est complètement OK. Mais moi, je ne suis pas en train de te dire « Ah, mais vas-y, va conquérir plus, change et tout ». Moi, je te dis juste « Arrêtons l'insulte ». Et à mon avis, quand on arrête l'insulte, quand on arrête d'avoir peur, quand on arrête l'homophobie internalisée…
Oui, c'est très probable qu'on se met à pénétrer quelqu'un d'autre ou à être pénétré, simplement parce que du coup, comme toutes les portes sont ouvertes, parfois on va visiter certaines pièces. Mon propos, ce n'est pas de dire « si tu n'as pas certaines pièces dans ton palace intérieur, tu es nul », c'est de dire « cette porte-là dans ton palace, elle est fermée ».
parce que t'as été violenté, et parce que la petite roue du hamster continue à faire agir le poison en toi. Et moi, quand je t'entends, j'ai envie de dire, putain, stoppons le poison. Et si, une fois que t'as stoppé le poison, on se retrouve dans 5 ans, tu me dis, ah bah tu sais, j'ai jamais ouvert la porte, finalement, genre, j'ai plus de poison. Un, je serais très étonné. Et je serais très étonné parce que, bah en fait, notre âme humaine, elle est curieuse, parce qu'en fait, attends, il y a une porte où je peux donner du plaisir à l'autre et en recevoir ?
Bah ouais, je veux bien ouvrir. Une fois, deux fois. Bon voilà. Et je trouve ça important de faire cette petite différence. Tu as raison. Et je pense que c'est là où on peut se retrouver, même si on n'est pas d'accord sur certains points. En fait, globalement, je pense qu'on l'est à peu près. Et je suis d'accord avec toi que c'est cette violence que je vais arrêter, ce poison. Je suis le premier à le dire et j'en suis conscient.
Nicolas, c'est la fin de la deuxième partie. Nous nous donnons rendez-vous dans quelques jours pour la troisième partie où on va parler de… En fait, à 26 ans, tu reviens de Montpellier et tu dis « Je viens m'installer sur mon île, dans cette partie quand même un peu plus reculée où mon village, tout le monde me connaît, il y a ma famille et tout, et je vais être le premier gay. »
et comment je gère ça. Et je suis aussi curieux de savoir comment le coming out et le fait de se reconnecter à ses racines et à son chez-soi peut aussi aider dans le cheminement intime. Parfait. A tout à l'heure.