*Live* Nos vécus sur Grindr : sexe ou ghosting ?

Partie 3 sur 3

Avec sept auditeurs réunis à Zurich, ce live confronte Grindr comme seule porte d’entrée vers les rencontres gays et le manque qu’il laisse par rapport au vrai flirt.

🎧 Écoute cet épisode

Spotify
Apple Podcasts
Deezer
Podcast Addict
Amazon Music
YouTube

Dans cet épisode du podcast :

  • Romain bloque les profils qui ne répondent pas après deux messages, tout en culpabilisant de renvoyer une image de rejet
  • Joël a filmé son écran en train de désinstaller Grindr pour déclarer sa flamme, avant que les deux se réinscrivent
  • Le plus âgé du cercle, 52 ans, défend la drague des bars contre des apps où il se sent perdu

On en parle dans cet épisode
L épisode Hotline où un proctologue explique les hémorroïdes et la pénétration, cité par Guillaume pendant le cercle
Écouter l’épisode
L application au cœur du cercle de paroles, entre addiction, blocage des profils et rencontres qui tiennent ou pas
↗ Voir le site

💜 Tu pourrais aussi aimer

🍌 Se faire pénétrer donne envie de faire pipi : ce qu'un proctologue conseille pour arrêter ça
Catalogué passif parce qu'asiatique : comment Yang encaisse et déjoue ce cliché de rencontres
Un autre live sur Grindr : les gagnants, les perdants et les règles cachées de l'appli

🏷 Plus d’épisodes sur les mêmes thèmes :


Lire la transcription de cet épisode
Nous sommes dans la troisième et dernière partie, Joël est en train de raconter une anecdote parfaite, je fais juste une petite intro, car il y a des gens qui tombent sur les épisodes et qui ne les écoutent pas en ordre chronologique. Nous sommes dans la troisième partie de notre magnifique cercle de paroles sur Grindr, je dis oui ou je dis vague, et plus généralement les apps de rencontres. Nous sommes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, on est 7 ? À Zurich, chez Lucien, qui nous accueille dans son salon, nous venons de manger quelques petites victuailles. J'ai eu du gruyère. Il y avait du gruyère ? Il n'y avait trop pas de gruyère. Non, il n'y a pas de gruyère. Dans les Morissettes. Très bien. J'irai acheter du gruyère dans mes préjugés sur la Suisse, dans mes clichés. Troisième et dernière partie, on avait envie de creuser... Comment Grindr est un espace où on peut être aussi très rejeté ? On a chacun eu des vécus où il y a des... On a un peu parlé des catégories, mais là, il y a des critères qu'on voit, des critères très saillants où il faut rentrer dans certaines cases. Sinon, les gens ont de la facilité à dire « ah ben pas toi, tu dégages ». Et c'est Romain qui disait que Grindr, c'est comme un ex-toxic vers lequel on revient. Donc, un peu comment s'en détacher ? C'est quoi une vie sans Grindr ? Phil est un être vivant sans Grindr. Et Joël lui a dit, mais il faut que tu racontes. Mais genre, c'est tu le premier gay que je rencontre qui n'utilise pas Grindr ? Pas vrai. Je connais plein de gens qui n'utilisent pas Grindr. Ou plus généralement des apps de rencontre. La question, c'est sortir de cette hégémonie de Grindr. comment on rencontre et notamment Joël parce qu'on a préparé cette troisième partie ensemble Joël qui disait il y a certaines soirées où c'est pas le bon moment pour rencontrer et notamment séduire question de la perte de la séduction et là Joël était en train de raconter parce que moi j'ai entendu à moitié son anecdote une histoire d'amour et une vidéo. Je vais le raconter, en fait, comme je n'aime pas les expressions excluantes sur Grindr, je ne mettrai même jamais interdit à, je ne sais pas, ce type de physique, interdit à ce type de pratique, je ne le mettrai pas. Je mettrai potentiellement ce que j'ai envie de chercher. Mais l'anecdote que je racontais pendant la pause, c'est qu'en fait, si je devais mettre une phrase excluante sur Grindr, je mettrais « je cherche le garçon qui me permettra d'effacer cette application ». Et je ne le mets pas, évidemment, puisque je ne veux pas être excluant, mais j'ai rencontré, juste avant mes 50 ans, j'ai rencontré un gars dont je suis tombé follement amoureux. Et au lieu de lui dire « je t'aime », au lieu de lui faire comprendre « je crois que tu es en train de devenir l'homme de ma vie », en tout cas du moment, j'ai fait une vidéo de mon écran iPhone. où j'effaçais mon compte Grindr puis j'effaçais l'application Grindr je la lui ai envoyée je lui ai téléphoné tout de suite après et je lui ai dit je t'ai envoyé un message vidéo et j'aimerais avoir ta réaction et donc il se disait mais c'est quoi ce truc donc il voyait mon écran d'iPhone je clique sur Grindr je vais me désinscrire de Grindr j'efface même l'application et il m'a dit c'est génial je l'ai fait aussi mais je voulais pas te le dire parce que je savais pas que toi tu allais être aussi rapide avec ce message Et vous vous mariez et il y eurent beaucoup de... Malheureusement, la fin, quelques mois plus tard, on s'est tous tous les deux remis sur Grindr. Mais on avait une idylle fidèle et intense. Et voilà, ça n'a pas duré. Moi, j'ai un peu l'impression que sur les deux premiers épisodes, c'est ça que j'ai entendu. On est tous un peu moite-moite. App de rencontre, c'est autant un espace où on connecte et où il y a quand même... Je me rappelle notamment, on a fait un tour de table. Qui a rencontré des potes avec qui sont toujours en contact ? On a à peu près tous levé la main. Et c'est aussi un endroit toxique, négatif. Romain, ça veut dire quoi ? C'est comme un ex toxique vers lequel on se retourne ? Comme un ex toxique, c'est pas complètement similaire sur tous les points, mais moi je sens que... qu'au fond de nous, on n'aime pas trop cette application. Enfin, je parle pour moi, mais j'ai un peu l'impression que c'est le cas pour beaucoup de personnes, mais je vais parler pour moi. J'aime pas trop cette application au fond de moi, mais je la garde quand même, tout en sachant que je vais très sûrement pas rencontrer l'amour dessus, mais je la garde quand même sous le coude, parce que la peur de louper une opportunité. Parce qu'à la fin du précédent épisode, tu disais, moi vivant dans un... Peut-être paumé, tu peux le dire. Non, mais de 4500 personnes, du coup, tu vois toujours les mêmes profils. C'est ça. Parce que moi, ma technique, c'est que je bloque les gens. J'ose pas faire ça. Alors attendez, je ne suis pas une mauvaise personne, on se souvient. En gros, les gens qui se font coucou... Donc j'ai toute une stratégie. Les gens, je fais « salut », « coucou », « hello », je crois, avec un petit smiley. C'est ridicule. C'est pour ça que les gens ne me répondent pas. Non, non, je rigole. « Hello », petit smiley. Pas de réponse. J'envoie un deuxième message, genre plusieurs jours après. Enfin, imagine, je revois le profil, je dis « ah, il a l'air cool », et je vois que j'ai déjà envoyé un « hello ». J'en renvoie un, un autre message en disant « salut ». Au bout de deux non-réponses, je bloque, mais pas bloc en mode juvénère, juste, en fait, du coup, j'ai pas envie d'avoir un profil qui veut pas me parler, et donc je veux juste l'éliminer. C'est horrible, cette technologie. Non, mais je comprends, mais moi, j'ai une petite partie de moi qui culpabilise un peu de faire ça, parce que, justement, j'ai l'impression... Au fond de moi, que ça donne cette image de « Non, mais je ne fais pas de toi, en fait. » Alors qu'en fait, ce n'est pas du tout le cas. Mais tu leur as écrit plusieurs fois et ils ne te répondent pas. C'est non. Oui, mais c'est con. Arnaud ? Attends, je finis avec Romain. Ma question, c'est que moi, quand je suis à la campagne, c'est essentiel parce que sinon, comme je n'ai pas la version payante, pourquoi je fais ça ? Comme je n'ai pas la version payante, je suis limité dans le nombre de profils. Et donc, à la campagne, il y a moins de profils. Je devrais faire ça en vrai parce que je me dis pourquoi garder ces profils qui ne me répondent pas ou que je sais pertinemment que je ne vais pas être intéressé par eux parce que je sais aussi comment ils sont dans la vraie vie peut-être. Tu les as vus et tout au supermarché ? Parce qu'il y a des personnes, oui, dans les petits villages, tout le monde se connaît et même dans les petits villages alentours. Pas tout le monde, mais il y a plusieurs personnes que je vois, que je connais personnellement. Ils ne sauront pas que tu es blogueur ? Ils ne sauront pas ? Ben si, peut-être, parce que du coup, ils ne vont plus voir mon profil à moi. Ils se diront que tu es amoureux en monogamie. Mais ma question, c'est que du coup, ton écran Grindr, c'est rempli de profils avec qui tu ne veux pas de connexion ou tu ne peux pas avoir de connexion ? Ouais, un peu. et puis ce qu'il y a c'est que je retourne quand même comme sur une page Instagram juste pour voir s'il n'y a pas un nouveau profil j'ai très envie de t'influencer et que tu essaies ma stratégie mais justement en vrai lever la main ceux qui ont la même stratégie que moi ah mais je suis tout seul bouh Dominique bouh j'ai un ami qui suit exactement ta stratégie et je trouve que c'est très très intéressant tu fais pas Mais moi, en fait, j'utilise très, très peu Grindr. Je l'utilisais pour une fonction, pour un truc bien particulier que j'avais besoin à un certain moment. C'est quoi ? Non, t'es pas obligé de dire. Non, si, si, si. Laissez-moi finir, s'il vous plaît. Au fait, j'ai suivi des... J'ai toujours été passionné par les massages. Et j'ai suivi des cours de massage professionnels. Donc, vraiment... Une fois que tu suis ces cours de massage, tu as besoin de beaucoup pratiquer, mais tout de suite, pour retenir tous les enchaînements de manipulation que tu as à faire. Et donc, comment trouver des cobayes très facilement et très rapidement ? Sachant que je ne faisais pas payer et que du coup, si je peux sélectionner un peu les personnes que je veux, c'est bien aussi. Du coup, j'utilisais Grindr, mais vraiment quasiment que pour ça. Et donc voilà, je contactais les personnes et puis il y en a à la maison et puis je les massais. Mais du coup, parce que dans l'épisode précédent, tu disais que toi, tu es beaucoup contacté et donc il y a des gens qui ne t'intéressent pas. Et d'ailleurs, tu disais c'est trop compliqué de répondre à tout le monde. Pourquoi tu les... Enfin, eux, tu as plutôt envie de les bloquer dans le sens... Surtout que toi, tu vis dans une grande ville en Suisse italienne ? Non, ce n'est pas une grande ville, mais par contre, j'ai Milan qui est vraiment tout, tout, tout près. Et donc, oui, j'ai beaucoup de nouveaux contacts, beaucoup de... Mais ceci dit, j'utilise vraiment très, très peu cette application ou quasiment jamais. Donc, je... Je ne sais pas vraiment pour rencontrer des nouvelles personnes. Je ne sais pas comment dire. Je n'ai pas besoin de cette application. Dans le monde naturiste et nudiste, il y a plein d'autres solutions pour rencontrer des personnes. Mais ça, c'est cool. Retiens, parce que j'ai trop envie qu'on en parle après. Entre guillemets, la vie sans Grindr. C'est quoi les autres options qu'on a et que chacun en utilise ou pas ? Arnaud, tu voulais réagir ? Juste le fait de bloquer des profils. Quand tu habites à la campagne, dans une petite ville, si tu bloques des profils, à la fin, tu n'as plus de profils autour de toi. Quand tu es à Paris, tu ouvres ton Tinder et des fois, tu as des profils qui sont à zéro mètre de toi, donc qui sont carrément derrière toi. Donc, tu peux en bloquer beaucoup et tu as beaucoup de visiteurs. Mais quand tu es dans un petit village de 4 700 habitants ou dans une région française ou dans une petite ville, si tu bloques les profils, après, il n'y a plus personne, en fait. Tu vois ? Donc, ce n'est pas une stratégie. Dans une grande ville, OK. Mais après, quand tu es paumé, tu n'as plus personne. Et le premier profil que tu pourras avoir sera à 45 minutes, une heure, deux heures de voiture. Donc, ce n'est pas vivable. Et je crois que... C'est un peu grattant, mais à Paris, je te suis surpris, zéro mètre. Bien sûr. C'est ce qu'on se disait, c'est qu'au final, l'usage des apps de rencontre, c'est super géographique. Ça va dépendre, ça va... Moi je pense que j'ai aussi une facilité. Alors bloquer pour moi, la seule grosse critique que je fais à ma stratégie à la con, c'est qu'en fait on change, les gens changent. On ne change pas. Non, ça n'appuie pas mon discours. Céline. Non, mais les gens changent. Moi, je change. Donc, moi, je ne veux pas bloquer la personne en mode tu es une mauvaise personne. J'essaye juste de gérer sans payer Grindr. Mais en revanche, il y a moyen que moi, mes envies, nos vies changent et ça serait cool de se reconnecter. Donc, je trouve ça un peu dommage. En revanche, je pense que je le fais aussi parce que je dois avoir encore un peu de honte en moi. Donc, notamment, moi, sur mon profil, parce que je trouve ça un peu relou, les gens qui... Genre là, je vous tends le micro, je vous fais lire vos trucs Grindr, et ça m'agace de pas l'avoir fait moi-même, parce que ça fait un peu le mec qui dit aux gens, vas-y, mets-toi à nu, et moi, je le ferai pas. Bon, je vous ai... Donc, je le fais très rapidement, puisque de toute façon, le petit texte que j'ai écrit est coupé. Toi, il apparaît chez toi ? Je peux le lire. Ah, tu l'as, toi ? Oui. Ah, bah, parfait ! Donc... Ah, c'est moi qui ne sais pas utiliser Grindr. Alors, je suis où ? Donc moi, il y a ma petite tête. J'ai une photo. La deuxième photo, il y a ma petite tête. Je suis souriant et j'ai fait valider ma photo. Donc, c'est ma coupe actuelle. C'est pour moi essentiel. Je regarde Romain parce que je pense que dans l'épisode précédent, tu avais des photos avec différents cheveux. Moi, du coup, je veux toujours avoir l'air de ma tête. Donc, je reprends des photos. Quelqu'un d'autre a dit, je ne vais pas prendre des photos tous les jours. En valide, elle pourrait être pris aujourd'hui, cette photo. En plus, c'est le même T-shirt. Alors, la vérité, j'ai trois T-shirts et ça tourne. Je ne suis pas très habillé. Ne vous approchez pas trop, je sens fort. Deuxième photo, c'est moi sur un lac, car j'adore l'eau. Mais aussi, on voit un peu mon corps, ma physionomie. Donc, je ne suis pas gaulé. Mais je peux être appétissant pour les gens qui aiment ça. Donc, je me montre sans me montrer. C'est pour ça que je mets cette photo-là. Et puis, je rigole. Ça, c'est mon vrai rire. La façon dont je rigole, c'est vrai. Puis après, une autre photo de moi. Bon, OK, on s'en fout. T'as dit quoi, Arnaud ? On voit des poils. Voilà, on voit des poils. J'ai une sorte de débardeur et on voit un téton. Et une dernière photo de moi, un peu inutile, c'est toujours ma tête. Et enfin, la pub du podcast avec la cover et tout. Le nom du profil, c'est Tête de Diable, Tête d'Ange. Ce n'est pas ce qui est marqué, c'est des émojis. Émoji diable, émoji ange. J'ai 37 ans. Je suis en ligne en ce moment. J'ai mis des tags, moi. On n'en a jamais parlé, mais j'ai mis chasteté, téton, gentil, poilu. À propos de moi, vous allez lire, ça n'apparaît pas. Ma taille, mon poids. Moi, mes tribus, c'est un télo et l'autre. Relation publique. Relation libre. Statut VIH négatif sous PrEP, je suis vacciné. Ah c'est marrant ouais, ça apparaît. Moi ce qui a marqué, parce que ça n'apparaît pas sur mon profil, coucou, enfin émoji main, cherche de la connexion, un mélange de sensualité et d'émoji diable, poilu et très sensible des tétons, émoji feu, flèche en haut et en bas selon l'humeur. Alors non, émoji flèche en haut, flèche en bas. C'est versatile selon l'humeur. Et après, émoji micro, je fais des cools podcasts sur la sexualité gay. Regarde ma dernière photo sur le profil ou mon Insta. Grinder étant parfait en termes de promo pour le podcast. Pourquoi je vous ai dit tout ça ? Parce que tu vois, le tag chasteté, pour moi, ça m'amuse, j'ai envie d'explorer. Je suis sensible des tétons, c'est un sujet ultra intime. Et j'ai envie sur les apps de rencontre d'être moi-même et de ne pas avoir de honte, mais j'en ai quand même un peu. Donc en fait, si tu n'es pas intéressé par moi, je n'ai pas envie que tu saches ça. Donc je te bloque aussi parce que j'ai envie, comme une tentative de contrôler qui a accès à des informations aussi intimes. Très long, mais voilà. Quelqu'un allait parler ? Vous pouvez réagir à ça, non ? Mais j'avais une question, il y avait un point à ce que j'essayais de dire. Ah oui, c'était sur toute la stratégie blocage et autres. Toi, tu étais en train de dire, c'est comme un ex-toxic vers lequel on revient. Est-ce que tu passes le micro à Romain ? Donc, tu n'aimerais pas être sur Grindr ? Oui, personnellement, j'aimerais bien pouvoir utiliser d'autres applications, typiquement comme Tinder ou Bumble, que j'ai eu à essayer, sauf que je ne trouve personne et tu retombes limite sur les dix mêmes profils à chaque fois. Du coup, là où tu habites, c'est quoi tes autres... C'est loin. Et c'est quoi tes autres options en dehors des apps de rencontre pour connecter, sexer ? Qu'est-ce que tu recherches en ce moment ? En ce moment, en vrai, c'est un peu le printemps. J'ai un peu les bas qui chatouillent, je crois. C'est délicieux. Tu as les quoi qui chatouillent ? Les bas qui chatouillent. Le bas qui chatouille. Mais tu as des hémorroïdes ou des morpions ? Des hémorroïdes aussi, peut-être. Ce n'est pas le cas. Les hémorroïdes, ça gratte ? Je ne pense pas. Il faut aller écouter l'épisode sur les hémorroïdes. Qu'est-ce que je vais dire avec ça ? Tu es un peu chaud, c'est le printemps. Oui, mais en vrai, là, dix ans de célibat, ça commence à faire un peu long. Et je me dis, j'aimerais bien trouver quelqu'un, mais je n'ai pas envie de me mettre en couple juste pour me mettre en couple. Donc, je laisse un peu les choses venir comme elles sont. Et je repensais aussi du fait d'utiliser Tinder. Ce que je trouve assez drôle, ce que j'ai pu remarquer, c'est que Tinder chez les gays est le Grindr des hétéros. Dans le sens, j'ai cru comprendre que chez les hétéros, Tinder est très sexuel. Alors que je trouve pour les hommes gays et queers, c'est plutôt un espace de rencontre pour de l'amour ou de la construction. D'amitié, d'amour, de rencontre un peu plus sérieuse, si je peux dire ça comme ça. Donc toi, les apps ne sont pas des outils très aisés pour toi parce que les gens sont à mille milles ou tu les connais déjà. Et c'est quoi tes autres options pour rencontrer ? Les autres options, c'est d'aller justement dans des villes un peu plus grandes. Notamment, dans deux mois, je déménage sur Lausanne. Ça va être la fête. Oui, quand ça ira mieux financièrement, du coup. Mais du coup, voilà, je rencontre un peu des gens sur Lausanne. Je viens de temps en temps faire la fête un peu aussi sur Zurich. Les soirées, c'est des lieux de rencontre ? Oui, alors... Tout dépend de mon mood aussi. Des fois, je vais avec des amis juste pour être avec mes amis et ne pas forcément faire de rencontres ou alors des rencontres juste amicales qui peuvent peut-être donner sur quelque chose. Net, net. Et je pense qu'on va faire un tour de table et ça va être ça, ce qu'on va faire. J'ai une idée. Bougez pas. Net, net, chacun en va dire. Vous comprenez ce que ça veut dire, net, net ? Non. Bof. Une fois que t'as enlevé tous tes impôts, genre une fois que t'as enlevé toute la... Genre, ça fait dix ans que t'es sur Grindr ou les apps. Net, net, voulant dire, si tu fais un point par rapport à tout ce que ça t'a amené de bien versus tout ce que ça t'a amené de mal, qu'est-ce qui reste ? Est-ce que c'est plutôt positif ou plutôt négatif pour toi, Romain ? Tu parles de Grindr notamment ou des applis de rencontre en général ? Ouais, j'avoue, je sais pas. Je vais prendre Grindr du fait que les autres utilisent vraiment une fois tous les tremblements de terre. Il y en a souvent en Suisse. Arnaud, t'as dit quoi ? Oui, il y en a. 1500 séismes en Suisse ? Deuxième fun fact. Le premier étant cette gare à la frontière, épisode 1, moitié France, moitié Suisse. Bref, du coup, pour revenir sur Grindr... Donc en fait, tu y vas souvent ? Oui, finalement. Pour parler que de Grindr, c'est majoritairement la seule application que j'utilise. Je dirais plutôt négatif, mais peut-être qu'au moment où je serai à Lausanne, ça sera complètement différent. Mais pour l'instant, c'est plutôt négatif. Pourquoi ? parce que justement finalement je rencontre pas tant de personnes que ça ou de nouvelles personnes en tout cas j'ai des échanges qui sont très très basiques qui vont des échanges qui m'apportent pas grand chose je cherche un peu mes mots je suis désolé j'ai un peu l'impression que ça m'apporte pas grand chose tout simplement mais voilà c'est un peu ce que j'ai à dire mais que de nouveau je la garde par peur de louper une occasion alors qu'en fait en 10 ans aucune occasion n'est jamais vraiment arrivée sur cette application grave Phil est-ce que tu veux dire une bafouille t'es pas obligé net net l'usage des apps de rencontre donc toi tu es l'homme qui n'est pas sur Grindr de ce cercle Je vais une fois par année sur Grindr voir s'il y a des nouvelles fonctionnalités, si tout d'un coup l'application s'est développée. Un peu plus proche de ta bouche. C'est lorsqu'il y a un séisme ? Exactement. D'accord. Et non, mais c'est un peu en mode geek ? Tu as envie de voir ? J'ai envie de voir si... Moi, je trouve l'application un peu toxique, dans le sens où... N'importe qui peut te contacter. J'ai toujours envie de répondre à tout le monde. Je suis vite submergé. Pas que j'ai beaucoup de messages, mais j'aime bien avoir un profil intéressant. Je mets des photos de profil. Les deux ou trois fois où j'ai fait l'expérience, j'ai vite eu trop de messages. Je n'arrivais plus à gérer... Les conversations, c'est pour ça que les applications comme Inj, Bumble ou Tinder, tu peux plus ou moins sélectionner le nombre de conversations que tu déclenches en match. Ça va plus ou moins te focaliser sur un certain nombre restreint de conversations et je trouve ça un peu plus qualitatif. Mais ça te va mieux ? Ça me va mieux par rapport à ma personnalité et par rapport à ce que je recherche aussi. Et si tu fais un point, ça fait combien d'années que tu utilises les apps de rencontres ? Depuis une quinzaine d'années. Et si tu devais là dire, plutôt positif ou négatif ? Très belle rencontre. Nous, on s'est rencontrés sur Tinder. J'ai des amis que j'ai rencontrés sur Tinder, qui sont maintenant mes amis les plus proches où j'habite actuellement. Donc petite parenthèse, parce que sinon après les gens vont être confus. J'y suis venu, est-ce que j'ai le droit de dire où tu habites ? à Berne qui est une autre ville suisse on va croire que je suis de ouf suisse mais j'ai juste un ami qui a de la famille dans le coin de Berne et qui m'a invité et on a connecté comme ça et après tu m'as sympathiquement hébergé car je cherchais j'ai deux auditeurs qui m'ont hébergé pour deux nuits à Berne c'était très cool et Berne j'en ai déjà parlé longuement sur le podcast mais l'art Non mais attendez, c'est génial. Espèce de fleuve avec plein de courants où tu sautes et tu te balades et tout. Tout le monde a sauté dans l'art ou pas ? Il me regarde de haut. Il y a aussi la limate azurique cet après-midi. Et apparemment, il faut que j'aille me baigner aussi. Bon, excuse-moi, parenthèse fermée. Mais ouais, toi, c'est plutôt positif. T'as des belles rencontres. Et aujourd'hui, tu recherches quoi ? En ce moment, t'es en couple ou t'es en... Non, je cherche quelqu'un à qui je pourrais construire quelque chose. Mais des fois, c'est juste une histoire de quelques semaines, quelques mois. Avec Tinder, je peux vraiment me focaliser sur une ou deux personnes. C'est une des deux relations fondamentales. commence à se développer, je ne dois pas arrêter une quinzaine d'autres conversations qui étaient en parallèle. D'accord. Et tu as l'impression que ça t'amène des gens chouettes, c'est-à-dire quand ça ne matche pas. Ce que je comprends, c'est que ça crée du dating où vous voyez plusieurs fois, parfois pendant une semaine ou un mois, mais quand ça s'arrête, ce n'est pas lié à la population qui est sur Tinder, c'est plus lié à un humain avec qui ça ne connecte pas, c'est ça ? Mais aussi peut-être par rapport à la population qui est sur Tinder, j'ai le sentiment que la majeure partie des profils sur Tinder sont un peu plus étoffés. Il y a toujours une photo de profil, il y a... Il y a plus d'informations que sur les deux ou trois fois où je suis allé sur Grindr. Je me trompe, mais je trouve qu'il y a un peu très un quart où il y a des gens qui n'ont pas de photo de profil ou alors que c'est simplement un torse. Est-ce que tu rencontres en dehors des apps de rencontre ? J'essaie, mais ce n'est pas évident. J'ai rejoint plusieurs équipes queer de sport. Je participais à des compétitions queer. L'été passé, il y avait les Euro Games à Perne. À cette occasion, il y avait pas mal de... Mais en soirée, là aussi, ce n'est pas toujours évident de rentrer en contact quand il y a beaucoup de monde, beaucoup de bruit. C'est Je préfère les événements un peu plus calmes pour rencontrer. Et si tu compares des dates qui sont parties de Tinder versus des dates qui sont parties d'une rencontre dans l'assaut sportif queer, c'est la même qualité de lien ? C'est kiff-kiff ? Je trouve que ce parti de Tinder, comme il y a déjà plus d'informations avant le match, on regarde le profil, on analyse un peu la personne, on voit si c'est plus qualitatif que quand on les rencontre en IRL. Parce qu'on a déjà pu voir des points... d'accroche alors que quand on les rencontre pour la première fois quand on les rencontre à des événements ouais Tu ne sais pas encore quels sont les points d'accroche, si ce n'est le physique ou l'événement auquel on participe. Il n'y a pas toutes les valeurs. Mais tu es à l'aise que je dise... En fait, moi, ce que je comprends de toi, c'est que dans ta personnalité plus introvertie ou, je ne sais pas, tu dirais quoi ? Timide ? L'app de rencontre est un endroit où tu es plus en sécurité pour connecter dans un premier temps et après rencontrer dans la vraie vie. Alors que rencontre dans la vraie vie directe, c'est un petit peu trop... Grinder ou n'importe qui peut entrer en contact avec toi, ça m'effraie un peu. Tinder, c'est moi qui décide de commencer la conversation avec le match. Est-ce que tu dirais que tu arrives à bien rencontrer des gens au final ? Que ces outils... fonctionne bien est-ce que le problème c'est l'outil ou c'est nous tu vois si je n'arrive pas à rencontrer est-ce qu'au final c'est parce que Tinder le marché du Qgrinder et tout ce qu'on a dit ou est-ce que c'est aussi moi qui suis à un moment dans ma vie où mon coeur est pas ouvert ou meurtri tu vois je pense probablement un peu des deux ok ça veut dire que ma question était vraiment naze moi je rigole je rigole Je me pose parfois la question où moi, je me dis, la personne a dit ceci, a dit cela. Mon cerveau se concentre sur le défi de l'outil. Alors qu'en fait, si je me pose deux, trois questions, moi-même, je ne suis pas forcément dans un moment où je suis très disponible à la rencontre. Ça m'est déjà arrivé. La rencontre comme ça, dans un train, ça n'est encore jamais arrivé. Je n'ai jamais pu flirter avec... Les gens qui sont sur une application de rencontre, tu sais qu'ils sont là pour rencontrer quelqu'un, pour indiquer quel était le but de la rencontre. C'est un grand risque. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose ou on continue notre petit tour ? Pendant que le micro va, soit Lucien ou Joël, vous êtes inspirés par quoi ? Lucien, regarde la Terre. À trister, à peurer. Moi, pendant que le micro va jusqu'à Joël, si je regarde sur mes années, mes 15-10 ans, j'ai rencontré à 95% les gens en ligne et à moins de 5% les gens dans la vraie vie, quoi. Je trouve ça vachement effrayant. Tu vois, moi, dont c'est le métier de parler et qui ne suis pas très timide, dans un setup d'assaut de barres et tout, j'ai vachement du mal à draguer, à comprendre les signaux. Alors que sur Tinder et Grindr, il y a du cliquetis du côté de Romain qui est d'accord avec moi. Je suis là, bon, au moins, il y a deux, trois infos que j'ai en amont. Bon, c'était ma petite parenthèse. C'est très triste, en fait. Je ne sais pas si je suis le plus âgé du groupe. Quel âge as-tu ? 51 ans. Je ne sais pas, Arnaud. Comment il out Arnaud alors qu'il a 22, 22 et demi ? D'accord, pardon. Ce que je voulais dire par là, c'est que j'ai connu la drague et Phil utilisait le mot « flirt ». Et je peux vous dire que je déteste utiliser l'expression « avant c'était mieux ». mais là je suis obligé de l'utiliser avant c'était mieux avant c'était mieux c'était même les zones de drague dans ma région on se réunissait en voiture alors bien sûr il y avait le même problème que chez toi à savoir que c'était tout le temps les mêmes chez toi chez Romain c'est quelle région de la Suisse ça s'appelle comment ? le Jura Bernois c'est la partie francophone du canton de Berne c'est collé au canton du Jura mais c'est encore le canton de Berne c'est pour ça que ça s'appelle comme ça merci Et donc, c'est une période que je revois avec nostalgie et pas parce que j'étais plus jeune et sans doute plus beau, mais... Tu es très beau. C'est très gentil, mais ce n'est pas ce que je voulais entendre dire. Mais ce que je voulais dire, c'est que la vraie drague, la vraie flirte, la connaissance de l'autre... C'est un peu comme un édulcorant, en fait, Grindr, pour moi. Ça n'aura jamais la calorie qu'apporte le sucre. Ça essaie de s'en approcher, mais on n'y arrive pas, en fait. Et ça, c'est quelque chose qui me manque beaucoup. Et effectivement, le milieu gay, c'est presque devenu virtuel, je trouve. Il y a moins de barres, en tout cas en quantité. Et c'est vrai que c'est une période que je... dont je me remémore avec une certaine nostalgie. Du coup, net net pour toi, c'est plutôt négatif, voire très négatif. Pourquoi as-tu encore un compte sur Grindr alors ? À cause de l'hégémonie de Grindr, je ne sais pas trop. J'habite une région provinciale pas très isolée, puisqu'il y a la connexion avec la proximité de la Suisse et de l'Allemagne. Mais c'est devenu quand même un peu hégémonique. C'est l'application la plus utilisée, je pense. Ne pas être sur Grindr, c'est se couper de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de possibilités. Et mon rêve, même si je ne l'écris pas parce que je ne veux pas être exclu encore une fois, c'est de trouver une personne qui me permettra d'effacer Grindr comme ça m'est arrivé l'année de mes 50 ans. Et investir, comme Phil dit, dans des assos queer, est-ce que c'est possible pour toi ? Là où tu habites, il existe des regroupements ? Je suis en train d'y penser en fait, mais il n'y en a pas beaucoup. Et ce que je voulais préciser aussi, parce que je pense que c'est important dans ce... dans ce contexte, c'est que vous tous, sur Grindr, j'aurais un petit peu discuté avec vous. Je vous aurais trouvé beaux, sympas, voilà. Mais là, de vous voir en vrai, juste de discuter, alors qu'on est concentrés sur notre micro, on essaie de dire pas trop de conneries et de rester dans le sujet. Mais je veux dire, je vous trouve tous extrêmement sympas. Voilà, c'est une rencontre vraie. Et franchement, c'est mes meilleures rencontres gays depuis très longtemps, en fait. Parce qu'elles sont réelles. Parce que les soirées musique, musique, musique, oui, j'adore la musique, la techno, contrairement à toi, tout ça. Mais ce n'est pas propice à la vraie rencontre, en fait. Moi, je suis allé dans un bar assez kinky à Paris. Et j'ai fait la rencontre de quelqu'un. Donc, ça se passe souvent dans le sous-sol, la partie active. Et moi, j'étais au bar et je buvais une bière. Et tout le bar se moquait de moi et de ce pote parce qu'on discutait quel métier, tu viens d'où. Et c'est quelqu'un que je revois régulièrement. On est un peu éloigné, mais je me demande d'ailleurs si ça ne pourrait pas être un possible match. Mais tout le monde se foutait de notre gueule, en fait, parce qu'on avait cette envie de créer du lien. peut-être pas forcément de sexe. Dominique, t'as levé le doigt, tu veux ? Non, c'était juste par rapport à ce qu'il disait, par rapport aussi à tous tes podcasts. Moi, je le dis franchement, ça m'est arrivé de tomber amoureux de certaines personnes que tu as interviewées, dans le sens où je ne vois pas le visage, je ne sais pas de quel niveau social ils sont, mais juste à les écouter parler de leur sexualité, de s'ouvrir et... Oui, comme il s'exprime, ça me touche énormément. Et certaines personnes, vraiment, je me suis dit, à un certain moment, je me suis dit, mais ce serait génial d'avoir une application où, justement, tu n'as pas de photo, tu n'as pas de... Mais il parle pendant 40 minutes, 50 minutes, d'un sujet qui est autant personnel que ça, que la sexualité. Et de là... Franchement, j'aimerais beaucoup sélectionner par rapport... Enfin, sélectionner en guillemets, mais... Merci beaucoup pour cette remarque parce que j'ai oublié de dire et je voulais le dire avant. Alors attends, mais tu vas continuer. Mais du coup, il y a plein de gens qui étaient d'accord. Non, non, tu vas continuer. Joël, il y a plein de gens qui étaient d'accord avec toi, Dominique, et qui tombent amoureux des gens qui témoignent. C'est pour ça que vous tous, si vous avez envie de mettre un lien de contact... Vous pourrez, c'est-à-dire dans le descriptif des épisodes, si vous voulez mettre un lien ou que sais-je, vous serez tout à fait libre et puis on trouvera une façon de vous identifier. Pour les gens qui ont bien écouté, vous avez tous dit un truc qui vous identifie. J'ai 32 ans, j'habite... Et de plus en plus, je propose aux gens qui témoignent de mettre un contact parce que je l'ai senti, j'ai senti petit à petit. Quand j'ai des gens qui me disent « je cherche l'amour », je dis « viens ». parce qu'en effet tu vois ça fait trois heures qu'il y a des gens qui t'écoutent et qui te trouvent peut-être trop cute et qui habitent dans ta ville bah tu vas recevoir des messages et je sais déjà qu'il y a deux personnes qui se sont rencontrées via le podcast comme ça parce que c'est un de mes potes en fait qui a connecté avec un de mes interviewés pas via moi il l'a contacté directement parce qu'il avait laissé un contact et après il m'envoie des textos en disant ah là là il s'est passé ça et tout Donc, je suis aux premières loges. J'adore les désaccrochants. Excuse-moi, Joël. Juste pour finir, en fait. Et donc, un dinosaure. J'ai connu l'ancêtre de l'application Grindr. Le Minitel. Encore pire que le Minitel, encore avant, ça s'appelait le réseau. Donc, j'allais dans une cabine téléphonique avec mes cartes à puces. J'en avais toujours deux sur moi parce que j'avais peur que la conversation se coupe quand la première carte est vide. Donc, on appuyait sur la touche verte. Ça faisait un espèce de crédit d'unité. Vite, on mettait la deuxième carte. Ça reprenait tout de suite l'unité de crédit. Et on continuait sa conversation. Ça coûtait assez cher. C'était un service de facturation à la minute, un peu comme le Minitel. Et ça s'appelait le réseau. Le réseau R-E-Z-O. C'était un réseau gay. Donc on disait, alors je me souviens, il y avait un profil qui me faisait rire parce que la description du mec, c'était beaucoup belle gueule. Je trouvais ça très drôle. Attends, il faut que je comprenne. Donc je vais à mon téléphone et du coup, il y a un standard où j'écoute des petites annonces. C'est un automate et je dis, voilà, la première fois, c'est tu crées ton annonce. Tu crées ton annonce et tu dis voilà, je suis Joël de Mulhouse, tel et tel âge, je cherche un mec. Et donc ce message, cette annonce est diffusée en boucle à côté ou après celle de l'utilisateur numéro 2, à côté après celle de l'utilisateur numéro 3. Donc toi, en tant que participant, tu écoutes les autres et tu peux t'appuyer sur la touche, je ne sais pas, dièse dans mon souvenir. Pour les appeler ? Pas pour les appeler, je leur laissais un message. Ah, salut Guillaume, ton texte m'inspire, je vois qu'on est dans la même région, prends-moi en duo. Prends-moi quoi ? En duo. Prends-moi en duo ? Du coup, ça mettait les gens en relation. Bon, je te donnerai un numéro, il y a un ancêtre qui existe à Paris, qui n'est pas connu, mais ça permettra de faire l'expérience. C'est génial. Et attends, le moment où tu dis prends-moi en duo, la personne est toujours au téléphone ? Alors oui, elle appuie sur une touche, évidemment. Alors si elle est d'accord, elle appuie sur une touche. Et donc après, moi, j'ai un bibi. Romain te demande en duo. Et tu discutes avec les gens. Donc déjà, tu entends leur voix avant de voir leur visage et encore plus avant de voir la taille de leur queue et de savoir s'ils sont sous PrEP ou je ne sais quel autre critère discriminant aujourd'hui. Il y avait un truc que je n'avais pas compris. C'est qu'en fait, si moi, j'ai raccroché, mon annonce n'est plus diffusée. Tout à fait. Ah, je n'avais pas compris ça. Tout à fait. Alors, il y en avait un autre. D'ailleurs, j'avais rencontré mon premier petit copain. Non, c'était différent. C'est trop long à expliquer. Non, c'est intéressant, mais... C'était une autre époque. Et ce que je voulais dire, c'était que la voix, et c'est ce que tu disais, la voix, l'intellect, le côté sapio... Eh bien, ça passait beaucoup, beaucoup, beaucoup plus par la voix que par tous les critères de taille, poids, look, préférence sexuelle, etc. Parce que c'était d'abord une discussion, bien sûr. Mais moi, ça, je le fais sur Grindr. Tu discutes avec les gens ? Moi, j'ai besoin. Je dis, ok, on passe sur WhatsApp. Tu sais, dans les trucs de guet-apens, je ne sais pas si tu as écouté les épisodes et tout. Moi, j'ai envie de savoir à qui je parle et j'ai envie qu'on ait soit une visio, soit des vocaux, qu'on se parle. Et en fait, quand on est en train de se parler par clavier, je dis, viens, je t'appelle, ça prend deux secondes. On est en train là de parler. Après, Si la personne n'est pas disponible, il n'y a pas de problème. Mais pour moi, j'ai besoin de ça pour connecter avec la personne. Pas toujours. Parfois, je fais des plans cul. Pourquoi tu ne te l'autorises pas ? Je me l'autorise de temps en temps. J'envoie un vocal, effectivement, parce que je sais qu'à l'époque de ces réseaux, Je sais que le premier argument de séduction, c'était forcément ma voix, puisqu'il n'y en avait pas d'autre. À part peut-être la description physique, mais même celle-ci, elle était un peu fantasmée, mais dans le sens positif du terme. C'est comme les pornos. Moi, à l'époque, je ne regardais pas du porno, mais il y avait un magazine qui s'appelait Lettres Gais. C'était des histoires écrites avec quelques illustrations de Tom of Finland. J'avais toute la collection que je cachais sous mon matelas. Pensant que ma mère ne le découvrirait pas. Elle l'a découvert ? Elle l'a découvert. Et je lisais ses histoires. Mais oui, elle retourne le matelas en hiver, non ? Oui, mais oui, tout à fait. Ah la la, retourne. Ah, je n'y avais pas pensé. En tout cas, c'était des lectures. Et ce que je veux dire, c'était que par la voix et comme la lecture, c'est un peu comme comparer un roman à une série Netflix. Je ne sais pas si la comparaison se tient, mais un petit peu. Parce que la lecture ou l'écoute d'une voix... véhiculent beaucoup plus de choses sur la personnalité de la personne que son physique. Et quelque part, c'est peut-être tout ce qu'on recherche, même si on regarde d'abord la couleur des yeux, est-ce que la personne est poilue, musclée ou je ne sais quoi. Merci. Arnaud, Lucien, si tu veux. Non mais Arnaud, vas-y. Arnaud, tu n'es pas obligé. Alors, le micro proche de ta bouche. Alors, je te remachine le machin. On termine notre discussion sur chacun en dit. En fait, si je fais la somme de toutes mes expériences sur les apps de rencontre, est-ce que j'en retiens plutôt quelque chose de positif ou de négatif ? Et qu'est-ce que j'ai envie d'en dire ? C'est ta dernière bafouille. J'ai 52 ans, donc je suis le plus vieux. Voilà, je suis sorti du placard à 29 ans, donc fin des années 90. J'ai connu la séduction, donc on va dans un bar et moi j'ai toujours rencontré mes copains dans des soirées ou dans des bars. Et mon dernier copain, j'ai rencontré une soirée à Paris et c'était le coup de foudre, c'était 14 ans ensemble. Le premier soir, jusqu'à 14 ans après. Donc pas d'app ? Pas d'app. Les apps, moi je suis complètement, on va dire, incapable, parce qu'en fait, la voix pour moi est extrêmement importante. Un échange de regard, et ça s'est passé comme ça, avec cette personne, on s'est juste regardé, et c'est parti de là. Donc, une très belle histoire, ça je n'ai pas à le nier. Euh... Au-delà du physique, je savais que par le regard, le sourire, c'était lui. Il n'y avait aucun doute. Donc quand je suis sur une nappe, je suis complètement perdu. Je ne comprends pas les codes. Moi, avoir un torse ne m'intéresse pas. Voir une bite, encore moins. Et ce que tu disais, Joël, sur... Avant, c'était mieux. Oui, c'était peut-être mieux, mais se retrouver sur une aire d'autoroute en voiture avec le risque de se faire tabasser, je ne crois pas. Donc voilà, je me rappelle, je suis parisien, tu es le lieu de drague à Paris où tu te faisais taper dessus. A Jaurès, Batignolles, Butchomon. Donc ce n'était pas top. Mais moi, je crois vraiment, vraiment, vraiment, et je suis toujours là, peut-être un naïf, un romantique de première, dès que je ferme la porte de chez moi je me dis là commence le terrain de chasse du coup tu as investi des assos queer pas forcément alors moi j'aime beaucoup la musique électro je suis un fan donc t'as une boîte à balles qui s'appelle Nordstern j'y vais tout seul et là je sais que je peux parler beaucoup de mecs t'es courageux moi ça me fait chier je me rappelle d'un garçon qui s'appelle Samuel et en fait je l'ai vu et j'ai pas eu quelque chose On a discuté, etc. Peut-être que je vais le revoir, je ne sais pas. Mais moi, je préfère vraiment le contact. Qui va, excuse-moi, qui va m'enlever, qui va dans des lieux de rencontre, de drague, assaut, tout seul, un bar ? Donc il y a à tout le monde sauf moi et Phil ? et vous on s'en parlera après vous me direz comment faire quoi parce que je me sens tellement seul et je sais pas comment aborder les gens et pour vous revenir finir comme film aussi je m'investis dans des associations sportives à Bâle je fais un peu de la pub ça s'appelle Rainbow V Rhyme elle est vraiment très bien il y a différents sports Ça va du yoga pilates jusqu'à la course à pied. Ils préparent des championnats, notamment les Gay Games. Et il y a aussi, il ne faut pas oublier, les autres assos où je suis, sportifs, qui s'appellent... Je fais de la pub. Basler Running Club. Et en fait, tu vas dedans, tu te rends compte qu'il y a des hétéros, des homos et des lesbiennes. Donc je me dis... Là, je laisse tomber, mais chaque fois que je vais dehors, il y a une opportunité. En faisant tes courses, dans le tramway, en faisant du vélo, en te posant un café, il peut y avoir un échange de regards. À Stockholm, j'y suis allé, un échange de regards, tu te lèves, tu souris à la personne, je peux t'offrir une bière, oui, tu rapportes la bière, je peux passer à côté de toi, et voilà. C'est simple. Il y a un dicton allemand qui dit, il ne faut jamais avoir peur de poser une question, mais aussi, il ne faut pas avoir peur de la réponse. Moi, je suis vraiment pour ça. ben bravo un sourire n'importe quoi un truc gentil jamais on t'en voudra oui c'est ça si on est sympathique au pire on se fait rejeter c'est pas grave on finit parce que tu faisais la liste des trucs cool à balle tu as aussi sur notre communauté whatsapp du podcast tu as lancé un groupe j'ai lancé le groupe les gens à balle les gens peuvent aller sur le site bit.ly slash comment devenir bit sans e sans l y slash comment devenir dans l'onglet rencontre et là on trouve le lien pour le whatsapp et il y a ton groupe et les gens peuvent te parler Il y a Joël, déjà. Voilà. Romain, pas encore ? Il faudra venir. Ah, mais c'est comme ça qu'on va vous contacter, les gens vont venir sur WhatsApp. Et on va bientôt faire une rencontre sur BAL et faire quelque chose pour la Gay Pride qui a lieu le 29 juin à BAL. Très bien. Merci. Dominique. Alors, Dominique, il est par là. Coucou. Coucou. C'est presque la fin. Ouais. Je ferai... Tu fais comme tu veux. Net net, c'est oui. Net net, c'est oui. C'est clairement oui. J'ai beaucoup de mes contacts, beaucoup de mes personnes, de mes amis, de mes ex-copains et... Je les ai rencontrés sur les applications. Pas seulement, mais beaucoup. Donc, moi, je garde un côté positif. Bien sûr, il y a beaucoup de problèmes. On rencontrera aussi plein de personnes inintéressantes, plein de personnes qui nous feront du mal, on guimère. Tu parlais d'une spécificité à la pause, si tu es à l'aise d'en dire deux mots. Tu disais, moi, en Suisse italienne, c'est quand même assez différent ? C'est quoi les spécificités de ton Grindr ou de tes apps de rencontre là où tu habites ? Donc c'est en Suisse italienne ? Non, moi je trouve vraiment par rapport... Bon, ça fait partie de la culture italienne peut-être en général, je ne sais pas. Mais en tout cas, un regard beaucoup plus fermé sur la sexualité, c'est quelque chose d'un peu de tabou et... Et j'ai l'impression qu'on se cache beaucoup derrière ces applications, vraiment avec beaucoup de profils sans photos, sans explications. Et ce que je remarque un peu moins quand je vais à l'étranger, en France, en Allemagne, comme ça. Et donc, voilà, ça, c'est un peu le truc qui me dérange. D'ailleurs, ce qui me fait rire, c'est qu'en France, souvent, après... Quand on te discute un peu sur Grindr, et puis quand on veut échanger, on peut partir sur une autre application plus pratique, on va te demander le numéro de téléphone WhatsApp, et puis il n'y a pas de souci. En Italie, on va te demander Telegram. Ou tu n'as pas de numéro de téléphone. C'est un peu comme ça. Mais bon, après, il y a beaucoup de codes qui se retrouvent toujours, bien évidemment. Les photos de bites. Tout à l'heure, tu disais que tu as beaucoup utilisé Grindr parce que tu voulais te former au massage. Du coup, aujourd'hui, tu as encore un profil. Qu'est-ce que tu recherches en ce moment ? T'en es où ? Je ne sais pas. Je ne l'utilise pas énormément, mais vraiment pas énormément. Je vais l'allumer une fois et puis après, pendant deux mois, je ne l'utilise pas. Disons que j'avais dit que je pratique beaucoup de naturisme, de nudisme, et du coup, je suis plutôt sur des sites dédiés à ça, que je privilège beaucoup plus. Sur ces sites, on ne part pas dans l'intention de... de passer un acte sexuel, bien que très souvent quand même. Mais il y a un peu cette règle que l'on doit connaître la personne, que l'on doit poser des questions, que l'on doit s'intéresser à la personnalité. Contrairement à Grindr où on va très vite partir après 4 ou 5 questions sur actif ou passif, enfin tout ce genre de choses. Dans la communauté naturiste, tu trouves qu'il y a une approche plus humaine ? C'est presque un tabou sur le sexe. C'est presque un tabou, c'est ça que je trouve, parce qu'attention, pour certains, c'est vraiment, enfin voilà, c'est tout un discours que j'adhère pas toujours, mais bon. Tu peux donner le nom d'une plateforme que toi tu utilises et que t'aimes bien pour le naturisme ? Alors, il y a une plateforme française que j'aime beaucoup, qui est d'ailleurs pour toute la planète, c'est O-Naturiste, O-H, point d'exclamation. O-Naturiste, voilà. O-Naturiste. Et c'est très bien mis dans le sens où tu dois poster une photo de toi, bien évidemment c'est comme un profil pour toute application, tu mets une photo de ton profil. Et à toi de décider. Si tu mets une photo de ton profil où on va voir que ton visage, alors tu pourras voir les profils où tu ne vois que le visage des personnes. Et bien évidemment, on commence tous comme ça. On met juste le visage parce qu'on a honte. Et petit à petit, tu te rends compte que tu ne peux pas voir tous les profils et ça devient embêtant. Alors au final, tu te retrouves à mettre tout ton corps nu à... Comme ça, elle m'entrait au grand jour. Et du coup, tu peux accéder vraiment à tous les profils. Et tout le monde a une photo de soie nue. C'est intéressant. C'est bien, c'est pas bien après. C'est tout un monde naturiste un peu... Il y a des règles un peu particulières, mais c'est pas forcément basé sur la sélection du physique. Le naturisme, c'est vraiment quelque chose d'un peu particulier. Mais bon, enfin bref, voilà. Ça, c'est une des solutions pour lesquelles je... Que j'utilise pour rencontrer des nouvelles personnes. Et après, il y a Instagram. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je ne sais pas comment c'est en France, mais en tout cas, dans la partie où je suis italophone, on utilise énormément Instagram. Et je trouve ça très, très bien. Genre, tu vois un profil, tu vois un petit peu... Ce qu'il aime au niveau culturel ou les voyages. Mais tu le trouves comment ce profil ? Tu tapes quelque chose dans la barre de recherche ? Je veux dire, tu envoies pas mal quand même de profils Instagram. Non, des amis. Mais moi pas. Moi, en fait, je me suis mis à liker des vidéos de chiens, d'éducation de chiens. Genre, t'as un chien, comment tu l'éduques ? Et j'ai que ça comme proposition. Oui, mais pas d'hommes à moitié, tu vois ? Non, mais par exemple, sur les stories, j'ai, par exemple, moi, ça a démarré tout, simplement, ça fait longtemps que j'ai Instagram, mais un jour, un mec de ma région m'a mis sur une de ses stories, et c'est un mec qui connaît beaucoup d'autres mecs, et depuis là, d'un coup... En deux ou trois journées, j'ai eu mes 20 ou 30 nouveaux profils qui ont commencé à me suivre. Il t'a tagué en photo avec lui. Sur ces 20 ou 30 profils, il y en a 3 ou 4 qui m'ont écrit. Et ainsi de suite. Et un d'ailleurs, pour lequel je suis tombé amoureux. Donc non, ça fonctionne. Et puis après, bien sûr, à la plage. Moi, quand je suis dans un endroit naturiste, onudiste, si je vais tout seul, je suis sur mon linge. Je déteste... Serviette, mais je m'en fous. Très bien, très bien. Et quand je suis à la plage, moi, je m'emmerde après deux heures que je suis tout seul. Comme ça, moi, je n'arrive pas. Je suis obligé d'aller discuter. Je suis obligé de me lever, aller papoter avec les personnes. Et c'est très simple d'engager une discussion. Bon, je suis fumeur. Il suffit simplement que j'aille demander du feu ou bien salut. C'est la première fois que je te vois ici. Jamais personne... Aller poser une question à quelqu'un, jamais personne ne m'a répondu un truc vraiment désagréable. Au pire, tu comprends très vite qu'il n'est pas intéressé, qu'il veut rester dans son coin, mais jamais on ne va me dire ta gueule, laisse-moi tranquille, jamais, jamais, jamais. Et je trouve que c'est ça qu'il faut faire dans la vraie vie, en normal. Peut-être pas dans la rue, aller tout de suite parler au premier qu'on croise, mais oui, je trouve que c'est... C'est un bon plan. Merci. On passe le micro à Lucien. On fait attention à ne pas renverser de l'eau sur mon ordinateur qui nous charge. Le seul truc que je peux dire pendant qu'on passe le micro à Lucien, et que je n'ai pas dit et qui est important, c'est que moi, j'ai rencontré mon copain sur Grindr. En fait, voilà. Oui, mais je ne l'ai pas dit jamais. Moi, je suis en couple libre. C'est pour ça que je continue à être sur Grindr. mais on s'est rencontrés on s'est pas rencontrés on s'est connectés sur Grindr, on a échangé quelques messages on se souvient pas et on s'est ajoutés sur Instagram et c'est des années après quand il a revu un de mes trucs et il m'a contacté voilà donc c'est un mix de Grindr et Instagram Romain t'as dit quoi ? vas-y tu lances le micro à Romain Oui, je disais juste « Ah, répondu à une story, un truc complètement random. » C'est le moment où je me suis mis à faire des trucs sur le cul. Il a fait « Ah ! » Finalement, c'est pas le petit Guillaume. C'est marrant parce que on en rigole et je le taquine et tout, mais il a des photos qui, pour moi, ne représentent pas du tout son cœur. Il a une grosse barbe, des muscles, des tatouages. Donc moi, j'ai abordé l'échange en me disant « Ah ! Bon, c'est pas bien, faut pas que je le dise. Mais bon, on est à la fin de l'épisode, personne n'écoute. Et moi, j'étais là, ah non, mais moi, j'ai pas de muscles. Donc, en fait, un de mes premiers messages, c'est, mais moi, j'ai pas de muscles. Il était là, et ? Enfin, c'est marrant parce que j'ai eu un peu une réaction bête de quelqu'un qui a plein de préjugés. C'est... Et après, je ne suis pas un vieux connard, donc je n'étais pas du tout agressif. Mais c'est vrai que dans ma tête, je me suis dit ça n'ira nulle part. Le mec, on ne va jamais se rencontrer. J'avais ce préjugé là parce que j'estimais que quelqu'un comme ça, il n'aime pas des gens comme moi. J'avais tout un tas de préjugés. Et en fait, c'était si bien, voilà, si bête que ça. Mais parce qu'il joue aussi avec ses photos, il s'amuse, c'est artistique et tout, donc ça ne le représente pas en sa totalité, car c'est un être complexe comme vous et moi. Mais du coup, je trouve que c'est ça, la présence en ligne, c'est toujours cet enjeu de montrer sa diversité, des parts de soi et tout. Petite parenthèse fermée, Lucien, tu seras la dernière bafouille Et en plus, comme tu es notre hôte, c'est une excellente conclusion. Net, net. Net, net. App de rencontre, c'est oui, c'est non ? C'est les deux. Moi, je dirais, je pense qu'il faut vraiment avoir un équilibre entre toutes les modalités de rencontre qu'on a aujourd'hui, qui sont tellement variées. Attends, non, non, c'est très suisse ça comme réponse. C'est les deux. Je suis fatigué, j'ai failli laisser passer. Ben non, si tu joues au jeu que je te propose, si tu fais la somme de tout, ça peut pas être les deux. Il y a forcément un résultat. Non bah moi je veux dire que c'est ce premier rap que j'ai utilisé pour rencontrer des hommes c'était Grindr et puis ça m'a aidé au départ vraiment pour trouver ma sexualité et rencontrer des hommes et puis et puis après si je prends toutes les apps que j'ai utilisées surtout en Australie c'est là que j'ai fait mon coming out et puis je me suis vraiment laissé aller et j'ai fait des belles rencontres sur Hinge, Tinder ou Grindr j'ai fait de belles rencontres quoi donc après c'est clair il y a des apps que je préfère d'autres moins Grindr, moi c'est un peu le côté, je peux facilement devenir addictif, vouloir vraiment contrôler chaque matin, parfois avoir cette attente, ah mais est-ce qu'il m'a répondu et tout, et ça j'aime pas, et ça c'est quelque chose que je travaille actuellement, pas seulement avec Grindr mais aussi avec d'autres applications en général, l'utilisation du smartphone. Où t'es sur Grindr et en fait... Ouais, c'est juste à scroller et tout. Moi, en fait, ce que j'essaie de me dire, c'est essayer d'être vraiment, pas consommateur, mais producteur. Pourquoi est-ce que je veux utiliser Grindr maintenant ? Quelle est mon intention ? Est-ce que je veux rencontrer quelqu'un ? Est-ce que je sens que j'ai besoin de quelque chose de sexuel ? Quel est mon besoin, là, maintenant ? Non, je pense que ça aide. Il faut trouver un peu des petits mécanismes, comme ça. Mais ça te va bien. J'ai l'impression qu'il y a une toxicité dont on n'a pas du tout parlé aujourd'hui. On est tous blancs et donc on n'a pas du tout parlé du racisme. Mais c'est un truc qui revient dans énormément de témoignages. En fait, quand on fait le net-net, ce que je t'entends, c'est que toi, face à la toxicité, parce que tu as dit avoir reçu des critiques et des jugements... Moi, j'ai quand même l'impression qu'en tant que personne blanche, je ne vis pas le même niveau de violence. Quand tu vois les messages, il y a des captures écran sur Instagram. Je crois que c'est Grindr versus racisé ou quelque chose comme ça. En fait, des personnes de couleur prennent en capture écran les messages qu'elles reçoivent. C'est d'un niveau de violence qui, en fait, rend toute l'app tellement toxique. Je ne sais pas si vous avez écouté ces témoignages, mais il y a pas mal de personnes de couleur qui me disent « Mais moi, c'est 9 messages sur 10. » Donc, il faut imaginer, nous, notre expérience. Et tu prends 9 messages sur 10 où, en gros, on te ramène à... On déshumanise et on te ramène à des clichés, des fantasmes. J'avais envie de faire cette parenthèse parce que toi, j'entends que si tu fais la somme de toutes les agressions que tu as subies et des trucs pas cool, ou sur ton profil, tu commences par des phrases où tu essaies de te protéger d'une toxicité, ça reste quand même plutôt un outil qui t'a permis de te connecter, de te découvrir. Oui, de me découvrir. Voilà, quel moyen, par exemple, qu'on ait mieux de rencontrer quelqu'un, etc. Même si, voilà, j'étais parfois... Comme je disais, parfois, ça m'énerve un peu. Beaucoup de gens sur Grindr réduisent la personne à ses organes génitaux. Je pense que c'est un peu dommage. Heureusement, ce n'est pas le cas. Il y a beaucoup de belles personnes aussi dessus. Là, on est tous sur Grindr. Et comme on est tous des belles personnes... Merci de nous avoir accueillis. On est crevés, non ? On a fait... On se termine comme ça. Le lapsus ! Vous avez entendu, j'ai dit on se termine comme ça. Merci Lucien. Bravo tout le monde !

Rédigé avec l'aide de l'IA. Tu vois une erreur ? Contacte-nous