L’histoire de mon ex égocentré (et ce qu’il me révèle à la fin) – Benjamin 🇷🇪 2/3

Partie 2 sur 3
« Je n’ai pas accepté qu’on se quitte comme ça, d’autant plus par texto. Donc je lui ai dit : écoute, j’aimerais qu’on se voie et qu’on en parle, parce que j’ai du mal à comprendre. » Benjamin

Benjamin a laissé passer trois mois sans dire à son copain qu’il prenait toute la place : c’est à la rupture qu’il apprend que l’autre venait d’être diagnostiqué séropositif.

🎧 Écoute cet épisode

Spotify
Apple Podcasts
Deezer
Podcast Addict
Amazon Music
YouTube

Dans cet épisode du podcast :

  • Il ne comprend pas pourquoi son copain se retire pendant le sexe et ne va jamais au bout
  • La rupture tombe par texto : il refuse de s'en tenir là et demande à le voir pour comprendre
  • Le diagnostic était tombé au début de leur histoire : l'autre voulait apprendre à vivre avec avant de le dire
  • Ses amis viennent déjà déjeuner chez lui : la tablée de famille choisie existe, sans son père

💜 Tu pourrais aussi aimer

Un autre lien miné par le secret : Pierro cache sa relation avec son employé et n'ose jamais dire non
Le même silence sur la séropositivité : William apprend trop tard que l'amour de sa vie savait
Ce qu'un couple se cache : Arthur apprend par une IST que son mari est allé voir ailleurs

🏷 Plus d’épisodes sur les mêmes thèmes :


Lire la transcription de cet épisode
Benjamin, partie 2 de ton témoignage. Dans la première partie, j'ai trouvé que c'était trop beau parce que partout dans le monde, il y a des gens qui cherchent l'amour et qui n'y arrivent pas, qui se disent tiens, il y a un truc qui bloque et tout. Et je trouve que dans ton témoignage intime, dans nos partages, et moi j'ai donné mon opinion aussi, il y a plein de petites idées, petites astuces qui ont émergé, je trouve, pour les gens qui ont envie de trouver l'amour. On a parlé de... Devenir la meilleure version de soi-même dans le sens être aligné avec soi, c'est-à-dire ne mentir à personne et pas à soi-même pour du coup pouvoir aller déloger des parties enfouies en nous. Toi, tu as un peu parlé quand même de la féminité, de s'habiller d'une certaine façon joyeuse, de la joie dans le vêtement, de la joie dans la paillette. ou que tu te mets sur le torse et plus généralement tu vois de pouvoir faire vibrer notre champ intérieur ton champ intérieur c'est aimer un homme et l'amener au déjeuner familial et qu'on lui passe le plat de maman qui fait trop bien la cuisine et que cette convivialité c'est partager ça en fait exactement et d'aller comme ça déterrer, déloger des secrets ou des blessures ou des empêchements ou des évitements en fait ça rebondit sur notre énergie celle qu'on envoie dans la rencontre de l'autre clairement je trouve et quelque part comment je peux m'aimer et m'accepter moi si mon père ne m'aime et ne m'accepte pas waouh ouais non pourquoi tu dis waouh mais je trouve ça hyper beau parce que c'est un peu cette peur de après avoir fait le coming out de se dire est-ce qu'il va toujours m'aimer pareil ouais donc je trouve ça hyper beau ce que tu viens de dire bah moi ça me rend triste ouais parce que t'es 100% aimable enfin t'es magnifique comme personne y'a pas de sujet non mais c'est vrai Et on le répète souvent. Ils ont raison, les gens. Merci. Je trouve ça dur, la colère envers le père. Tu ne m'as pas du tout parlé de colère, mais moi j'en ai. Je trouve ça dur. Je trouve ça dur de naviguer les émotions. Parce que je ne me sens pas en colère envers lui. Ouais, toi pas, ok. Je ne me sens pas du tout en colère envers lui. Je sais que c'est compliqué pour un parent de pouvoir se dire qu'il est potentiellement pas normal. Et je mets les guillemets. Que son fils n'est pas normal. Son fils surtout n'est pas normal, entre guillemets. Je ne sais plus ce que j'allais dire. Non, t'inquiète. Tu lui trouves des excuses ou plutôt tu es empathique et donc tu te mets à sa place ? Je m'habille beaucoup à sa place. C'est vrai ? Trop ? Peut-être trop. On en revient à ce côté de préserver le parent. Et ouais, je m'habille peut-être beaucoup trop à sa place. Et j'ai peut-être une attente que je ne devrais pas avoir pour sa réponse en particulier. j'ai une intuition tu vas me dire ce que t'en penses tu veux préserver le parent mais tu veux aussi préserver ton rêve il y a peut-être aussi un deuil du rêve ton rêve c'est une unité familiale où tu peux ramener ton amoureux et si tu savais déjà que ça allait pas être possible et si tu savais qu'en faisant ton coming out il n'y aurait plus jamais déjeuner le dimanche comme t'as décrit dans l'épisode 1 ça me ferait énormément de mal tu vois ? Oui, tu l'as dit, c'est vraiment mon rêve. Et si je n'arrive pas à réaliser ce rêve, je pense que ça va me briser. Attends, mais on peut peut-être trouver des alternatives. C'est-à-dire ? On prend le même rêve, mais au lieu qu'il soit un peu jaune, on le met un peu vert. Donc en fait, chaque dimanche, tu vas organiser un déjeuner, mais tu vas avec tous ceux qui veulent venir. Donc si ton père ne veut pas venir pendant un certain temps, c'est OK. Vous allez faire avec ton copain, avec tes amis. Tu vas élargir la famille. Ça sera une tablée encore plus belle qui te ressemblent, avec des gens qui t'aiment, qui seront contents d'être là, et avec toujours un siège pour ton père, et un jour il viendra ? Je dirais, pour répondre, que c'est déjà en partie fait. Parce que j'ai intégré beaucoup d'amis dans mon entourage familial, et j'ai beaucoup d'amis qui... J'organise déjà des déjeuners ou des dîners, et j'invite mes amis à la maison, et on partage de très beaux moments, et je suis heureux à ce moment-là. Je suis vraiment heureux parce que je vois des gens autour de moi que j'aime, donc mes amis, ma famille. Et le partage est là, l'amour est là. Avec qui tu es totalement toi, puisqu'ils savent que t'es gay. Oui, oui, oui. Ils le savent et ils le savent aussi d'ailleurs que mon père ne le sait pas. Donc on n'en parle pas autour de la table. Mais ce moment de partage, il est déjà là avec les gens que j'aime, donc mes amis. Ça nous amène à cette fameuse famille choisie queer. Tu sais ce concept qu'énormément d'entre nous, parce que soit exclu, soit incompris de nos familles totalement hétérocentrées, avec des violences plus ou moins fortes, psychologiques voire physiques, Mais qui fait qu'en fait, on n'a pas d'autre choix que de se recréer une autre famille, une famille choisie. Et je suis sûr qu'il y a des hétéros qui ont cette obligation aussi, mais quand même moins fréquemment. Oui. J'ai l'impression que ton coming out de libération... La méthode viendra, tu as parlé d'une lettre et tout, mais j'ai l'impression que moi, si j'avais un conseil à te donner, c'est de t'aligner sur ces possibles. En fait, c'est vraiment un moment où tu deviens adulte de ouf, le moment du coming out. Et c'est un moment où tu choisis ta vie et où je trouve, quand j'arrive à regarder droit dans les yeux, ok. Je vais le faire, voilà les possibles, voilà la réalité, voilà comment ça pourrait réagir, voilà les différentes... C'est pas contrôler, mais c'est regarder droit dans les yeux les émotions et le chemin que je peux traverser. Tu vois ce que je veux dire ? Et en fait, dans cette percée, ouvrir le placard, surtout quand la porte est coincée, nécessite un coup d'épaule qui va quand même faire des débris. Voir un coup de pied. Voir un coup de pied, merci. C'est surtout qu'on se fait mal à l'épaule, non ? Ouais, de ouf. C'est dans les films, ça. Moi, j'utilise le pied de ouf, t'as trop raison. Mais il y aura du bois cassé, tu vois. Ouais. Dans tous les cas, il y aura du bois cassé. Mais plein de lumière. Ah bah oui, une fois que la porte est ouverte, il y aura de la lumière. Après, le moment de tristesse et de violence qui est nécessité par « je donne un coup de pied dans le placard parce que la porte est un peu coincée », par les autres qui m'empêchent de l'ouvrir, qui m'aident pas à faire le... J'ai juste envie de te dire, et je suis sûre que je me trompe pas, que dans cet effort, tu vas développer des talents, des compétences. Le prix que tu payes vient aussi avec un puissant pouvoir magique. tu ne sortiras pas indemne de façon aussi positive en fait. Bien sûr. Tu vois ce que je veux dire ? Complètement. Tu seras dans ton rapport à la vie, à la créativité, au travail entre guillemets, à l'art, tu ne seras pas le même grâce à cette épreuve gigantesque que beaucoup de gens n'ont pas à traverser. Complètement. Donc je pense que, ça en revient à ce que je disais, je pense pour cela que c'est nécessaire pour moi de réaliser ce coming out. pour pouvoir m'épanouir et donner un coup de pied dans cette porte coincée, le soul. C'est d'ailleurs aussi pour ça que tu fais le podcast. Tout à fait. Je pense. Tout à fait. Tu m'as dit, même quand je trouve chaussure à mon pied, je sens que je n'arrive pas tout à fait à faire relation. Tu peux me ramener la dernière fois où tu as trouvé tong à ton pied ? Chaussure à ton pied ? La dernière fois, c'était... Très cendrillon comme image. Ouais, j'avoue. Escarpin de verre ou je sais plus. Oui, c'est ça, c'est elle qui met un... Oui, c'est ça, je crois. Ouais, ouais, je pense. T'as rencontré quelqu'un ? Donc, il y a eu une fois où t'as rencontré quelqu'un ? Oui, il y a eu une fois où j'ai rencontré quelqu'un où ça se passait plutôt bien. Réunionnais ? Réunionnais. Habite le coin ? L'autre côté de l'île, mais bon, réunionnais. Attends, l'autre côté de l'île, vu les niveaux d'embouteillage, ça pète une épopée. Il habitait à Sainte-Marie. Ah, donc c'est pile l'opposé. Sainte-Marie, c'est au nord-nord ? Ouais. Et Saint-Louis, c'est au sud-sud ? Sud-ouest. Pardon. Sud-sud, c'est plutôt Saint-Joseph. Oui. Et ouais, je l'ai rencontré. On avait réussi à se voir. On se voyait beaucoup avec notre groupe de potes. Rencontré sur Grindr ? Non. et bah tu vois c'est vrai que non lui il passe sur Grindr on s'est rencontré à un événement je sais plus lequel d'ailleurs on s'est rencontré à un événement et ça s'est passé très naturellement très rapidement et ton style dans le premier épisode t'as développé t'as décrit ton style ouais plutôt noir ou métis là il était métis et d'origine indienne poilu Non. Attends, mais il n'y a que la jackpot, non ? Oui, on va dire. Ah, un petit doute. Un petit doute. Parce que j'ai compris après que ce n'était pas quelqu'un pour moi, finalement. Oui, bien sûr. Évidemment, vu que la relation est terminée, dans tous les cas, ce n'était pas quelqu'un pour moi. Mais c'est vrai que je commençais à être bien piqué. J'ai du mal à dire, tu vois, amoureux, mais je commençais à être bien piqué. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? il a arrêté la relation parce qu'il savait qu'il était séropositif qu'il ne m'avait rien dit et en fait quand on s'est rencontré c'était la même période où il a appris qu'il était séropositif et du coup il m'a clairement dit j'ai besoin d'apprendre à vivre moi avec ma maladie avant de la partager avec quelqu'un d'autre en fait ce que j'ai compris naturellement Moi, je ne comprends pas tout à fait. Donc, il a son diagnostic. Oui. Il se met sous traitement. Oui. Donc, il est intransmissible. Tout à fait. C'est-à-dire, tu sais ça, I égale I. Quelqu'un qui est sous traitement et qui prend son traitement, du coup, un, n'a pas à dire son statut. Ben non. Ce n'est pas obligatoire. Non. Si elle n'a pas envie. Et deux... mais moins en danger enfin nommé zéro en danger quelqu'un t'as plus de danger avec un mec zéro négatif qui a vérifié son statut il y a un an à sa dernière prise de sang avec un mec qui est sous médicament en VIH mais lui du coup vous vous êtes rencontré juste après son diagnostic ne t'as pas parlé de cette épreuve qu'il traversait c'est ça que tu voulais dire il ne m'a pas parlé de cette épreuve il le cachait du coup ? oui il le cachait Il le cachait. Et je ne comprenais pas, pendant les relations, pourquoi il se retirait, pourquoi il attendait. Il me disait, attends, stop, arrête et tout. Dans la relation sexuelle, je veux dire. Et finalement, il a arrêté la relation. Il a mis fin à notre relation. Et en fait, je ne comprenais pas pourquoi. Et il a eu cette phrase, c'est pas toi, c'est moi. Et je ne comprenais pas pourquoi. Et je n'ai pas accepté qu'on se quitte comme ça, d'autant plus par texto. Donc je lui ai dit, écoute, j'aimerais qu'on se voit et qu'on en parle. Parce que j'ai du mal à comprendre. Et en effet, on s'est vus. Et quand on s'est revus à ce moment-là, je lui ai dit, je ne t'oblige pas à me dire ce qui se passe. Mais sache que j'aimerais beaucoup savoir. Et finalement, il me l'a dit et je lui ai dit mais on aurait pu construire quelque chose ensemble parce que dans tous les cas, t'es sous traitement. Mais il m'a dit non, il a réellement besoin d'apprendre lui à vivre avec la maladie avant de le partager avec autrui. Je ne sais pas si c'est une maladie. C'est un virus. Oui, c'est vrai. Je crois que le terme maladie, il sous-entend plus, mais bon, je ne suis pas médecin, mais le moment où non traité, alors le virus se transforme en sida. Et là, du coup, il y a des maladies opportunes. Je trouve que la puissance des mots est importante parce que peut-être que c'est d'ailleurs... Si lui se considère malade, c'est peut-être ce chemin qu'il a à faire. Oui, je pense. Parce qu'aujourd'hui, c'est pas génial d'être séropositif. L'idée, c'est pas de... Et genre, franchement, faut qu'on se protège et tout, c'est trop débile. C'est quand même... Ça devient en fait une maladie chronique, mais qui peut quand même avoir un impact sur la santé aussi. Quand même, le VIH, c'est pas genre... mais en fait tu vas mourir d'autres choses. Si tu prends tes traitements, ton espérance de vie est peu ou pas affectée. Oui, c'est ça. Mais lui, il était en processus. Quand tu disais, pendant le rapport sexuel, il se retirait, ça veut dire quoi ? Je ne comprends pas, parce qu'il était sous traitement. Vous utilisiez une protection ? Toi, tu utilisais quoi comme protection ? Préservatif. Préservatif, mais surtout pour la fellation, par exemple, on n'allait pas jusqu'au bout. Il n'éjaculait pas ? Non. Sans te dire pourquoi ? Voilà. Et après il t'a expliqué que c'était en lien ? Oui. Avec ça ? Oui, tout à fait. Alors même qu'il était intransmissible ? Ou c'était un moment où il n'était pas sûr ? Je ne sais pas s'il était sûr qu'il était intransmissible à ce moment-là, parce qu'il venait d'apprendre, il venait d'être diagnostiqué, donc il était au tout début de son traitement en fait. D'accord. Oui, le traitement peut mettre du temps à te rendre intransmissible. Là, c'est un exemple de relation qui n'a pas fonctionné, mais ce n'est pas de ton fait. Ce n'est pas de mon fait. Si lui revenait, c'était quand cette relation ? En 2021. Ok, tu as des nouvelles de lui ? Non, pas du tout. Pas du tout, mais on se recroise de temps en temps en boîte. Et t'as l'impression qu'il en est où dans sa vie ? Il est toujours aussi beau ? Il est toujours aussi beau. Il est toujours aussi beau, mais où est-ce qu'il en est dans sa vie, j'en sais rien, mais il a l'air heureux. Et pourquoi on n'a pas envie d'aller gratter ? Ah non. Pourquoi pas ? Parce que ce n'est plus quelqu'un qui m'intéresse. J'ai compris que finalement, les traits de caractère qu'il avait ne me convenaient pas, finalement. Ah, lesquels ? Quels sont les traits de caractère ? Il est très princesse. J'aime pas dire ça, mais je trouve pas d'autre adjectif. Et ouais, il est très princesse. Décris-moi ce que ça veut dire, très princesse. Parce que je te rappelle qu'on est ici pour te trouver l'amour. Oui. Que ce podcast va voyager de façon qu'on ne connaît pas. Et qu'il y a peut-être des gens qui vont te contacter. Et d'ailleurs, à la fin de cet épisode, faudra qu'on dise comment on te contacte. C'est vrai. Ça serait dommage. Ou bien on va dans le descriptif de l'épisode. Euh... Donc, si on sait quels sont les traits de caractère que tu aimes moins, moi qui écoute et qui me dit, tiens, je vais aller gratter à la porte du Benjamin, je peux savoir si ça peut coller ou pas. Donc, vaut mieux que je ne sois pas princesse. Ça veut dire quoi ? Comment je suis princesse ? Princesse, c'est... Je ne parle pas de l'aspect physique, parce que moi je suis quelqu'un que j'adore prendre soin de moi, et j'aime bien qu'un homme aussi prenne soin de lui, qui paraît propre entre guillemets. Ça veut dire quoi ça ? C'est pour ça que je mets des guillemets, mais qui paraissent propres, qui sentent bon, qui... Non, excuse-moi, quand j'ai dit ça veut dire quoi ça, il y avait comme un jugement, mais c'est pas ce que je voulais dire. Le moment où tu décris ce que t'aimes, il faut que tu te sentes à l'aise de décrire ce que t'aimes, et tant que t'es pas raciste, transphobe et une horrible personne, t'as le droit de dire des critères, mais je comprenais pas. Donc propre, juste, tu veux quelqu'un qui sent pas la transpiration, par exemple. Ouais, par exemple. Ouais, par exemple. Mais quelqu'un d'un peu apprêté. Oui, quand même. Quelqu'un d'un peu apprêté, c'est le mot que je cherchais. En plus d'être blanc, sache que moi, je ne suis pas du tout apprêté. Je raye mon nom. En plus de ne pas habiter dans la même géographie que toi. Ah non, moi, j'ai la flemme. Ok. Autant te dire que là, ici à La Réunion, tu m'observes dans une de mes trois tenues. D'accord. J'ai trois débardeurs, deux t-shirts, deux shorts. D'accord. L'affaire est faite. Ok. Et on oscille entre « est-il en pyjama ? » Et fait-il du sport ? Mais clairement, on ne va pas au-delà, tu vois, en termes d'apparence physique. Et c'est très échancré sur les côtés, donc je paye mon téton régulièrement. Moi, je veux de l'air et tout. Mais on s'en fout. Enfin, non, on ne s'en fout pas, mais je trouve ça assez rigolo. Ouais, ouais, moi, c'est une libération, en fait. Ouais. Et m'apprêter, c'est dépenser de l'argent pour des vêtements que je trouve souvent de mauvaise qualité. Quand je vais dans des magasins de bonne qualité, je suis là, mais je ne vais pas payer 200 euros ton truc fait en France, pas par des petites mains d'enfants. Et donc, j'ai cette flemme générale. Mais au fond de moi, j'adorerais kiffer être apprêté parce que je trouve que c'est vraiment un joli moment où hop, tu es avec toi-même, tu choisis parmi tes beaux vêtements, tu peux aller tester de la belle couleur. Sur le papier, j'aimerais trop être ça. D'accord. Et toi tu l'es dans la vraie vie ? Moi oui. T'aimerais bien que du coup ton homme, il aime aussi le vêtement, l'apparence. Ouais. En fait je fais beaucoup attention... Je dirais à mon image, même si ce n'est pas vraiment ça, c'est juste que j'aime m'apprêter. J'aime bien prendre le temps de savoir ce que je vais mettre, quels bijoux je vais porter. Est-ce que je suis bien coiffé ? J'aime ça. Monsieur du Nord n'aimait pas trop les vêtements ? Donc là, on est bon. Critères remplis. Quels sont les critères qu'il ne remplissait pas ? un peu égocentrique bien sûr de temps en temps un but de sa personne égocentrique ça se reflète comment dans la relation ? c'est souvent moi je c'est souvent moi je et ça laisse pas beaucoup de place à l'autre C'est quoi la différence pour toi entre quelqu'un qui a de fortes opinions et quelqu'un qui est égocentré ? Qui te laisse parler, qui te laisse une place pour pouvoir t'exprimer toi et ne pas que lui. hier dans mon rapport sexuel dont j'ai dit 2-3 choses dans l'épisode précédent je suis arrivé la personne s'est racontée pendant 30 minutes au moins sans que je n'en place sans que je ne dise rien ok et je me suis vraiment dit putain ça va être long ça va être compliqué et en plus du coup moi je sais pas comment faire dans ces interactions sociales parce que moi je suis vraiment intéressé et curieux de l'autre donc je pose facilement des questions et en plus c'est mon métier moi il s'avère que ça m'intéresse vraiment tu vois j'ai vraiment envie de savoir mais le moment où la personne ne renvoie pas la balle et renvoyer la balle c'est pas une politesse c'est genre j'ai envie de voir dans ses yeux qu'il dise bon bah et toi genre ah ouais bon il y avait pas du tout ça Et à un moment donné, je me suis dit, vas-y, respire. Donc à un moment donné, je suis allé prendre un bouquin dans sa bibliothèque sur l'histoire de la Réunion. Passionnant bouquin. Du coup, j'ai essayé d'envoyer un langage corporel pour lui signifier des choses, tu vois. Malheureusement, par habitude professionnelle, je faisais de l'écoute active. Je me suis entendu dire, ah ouais, genre des petites... Et donc, c'est vrai que peut-être je ne l'aidais pas suffisamment par la parole. Mais vraiment, je reste mutique. Jusqu'au moment où, en fait, je l'ai clashé. Genre, il a dit un truc où j'ai pu rebondir. En fait, tu parles beaucoup, non ? On te l'a déjà dit ? Il m'a dit oui. Et là, grâce au documentaire Netflix... Histoire d'amour et d'autisme, je n'ai pas de partenaire avec Netflix. Et je n'ai pas d'affection particulière avec cette plateforme. Mais ce documentaire est absolument génial. Il y a plusieurs saisons en Australie et aux Etats-Unis. Et c'est une sorte de télé-réalité, mais ce n'est pas du tout télé-réalité malaisante. Mais en fait, tu suis des personnes autistes dans des dates et dans leur recherche d'amour. D'accord. Et franchement, les 15 premières minutes, j'étais un peu genre, ah, ça va être un documentaire malaisant où on se moque des différences. Et pas du tout, parce que le mec qui fait ça, son petit frère ou son grand frère est autiste. Et c'était magnifique. Moi, j'ai appris plein de trucs sur l'autisme. Et tu sais, c'est un spectre, donc les gens sont à différents endroits. Et c'est magnifique parce que je m'y suis retrouvé. Mais toi, dans ta quête d'amour, je pense que tu te retrouverais à 200% parce qu'il n'y a pas de filtre. et les personnes autistes souvent elles disent ce qui vient comme ça vient et à chaque fois c'est pile dans le mille et c'est des réalités et des vérités où je suis là bah je suis 100% d'accord j'aurais jamais osé le dire mais c'est complètement enfin donc c'est puissant et donc là je l'ai regardé et je lui ai dit tu serais pas sur le spectre de l'autisme et là il m'a dit oui et j'étais là ah bah non mais d'accord parce que du coup dans l'intégration sociale ok et donc là j'ai pris le pouvoir ok je lui ai dit gars en fait tu m'as posé zéro question depuis le début Parce que je crois que souvent, dans des formes d'autisme, il y a un peu genre, j'arrive pas à comprendre les interactions sociales, j'arrive pas à comprendre comment bien faire, mais j'ai pas envie de mal faire. Et c'était trop beau parce que j'ai vu que dans ses yeux, il était pas du tout agressé. Il était juste là, genre, comme à quelqu'un à qui tu donnes la solution d'un jeu. Il était là, ah, ok. Et du coup, je lui ai dit, mais tu me touches pas, donc est-ce que t'as envie que je parte ? Est-ce que je te plais ? Est-ce que t'es à l'aise ? Il me fait, bah ouais, je suis super à l'aise, bah non, tu me plais de ouf. Et on est allés baiser. Ok. Et là, sans les mots, nos corps se sont rencontrés. Il fallait briser... Là, il y avait du dialogue. Ok. C'était une longue petite anecdote, mais j'ai considéré que c'était rigolo et intéressant à raconter. Toi, ce n'était pas son cas. Il était égocentré, tu as essayé de le... Il n'était pas sur le spectre de l'autisme. Non. Il n'y avait pas de réalité qui pourrait expliquer qu'en fait, il s'oublie dans soi-même. Non. Ok. Est-ce que tu l'as un peu confronté ? Tu lui as dit, ben gars... Non, je ne lui ai pas confronté, pas du tout. Pas du tout, donc... Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? C'est ce que je vais répondre, parce que je ne sais pas. Non, mais pourquoi pas, parce que... Parce que je pense ne pas avoir ressenti le besoin... De lui poser la question ou de lui confronter. Tu as juste subi le fait qu'il prenne toute la place et qu'il ne s'intéresse pas à toi. Oui, il y a moyen. Pendant combien de temps ? Ça n'a pas duré longtemps, ça a duré trois mois, je crois. Pendant trois mois, tu n'as rien dit ? Oui. Ah non. Alors là, je mets ma casquette de psy de comptoir. Ok. C'est un diplôme durement acquis auprès de comptoirs différents, mais jamais des comptoirs de barres. Ah non, mais ce n'est pas possible. Moi, je pense qu'on ne peut pas construire une histoire d'amour s'il n'y a pas des ajustements via une parole libérée. Et donc, ce n'est pas genre clasher. Moi, j'ai dit, je l'ai clasher. Je pense que c'était un peu une manière de clin d'œil. Même si c'est un peu ma personnalité, on va quand même se dire les choses. Parce que j'ai attendu trop longtemps de le laisser parler et j'étais un peu agacé. Mais en vrai, le moment où notre couple va se construire, parce qu'on va se dire, on peut se prendre un temps là. Bon, moi, en fait, Là, tout à l'heure, sur la plage, tu as parlé non-stop de ça, de ça et de ça. Je ne me suis pas senti moins entendu à aucun moment donné. Je suis spécifique dans la description de les émotions que j'ai eues. Je me suis senti que tu ne t'intéressais pas forcément, que je ne t'intéressais pas. Je me suis senti un peu dévalorisé. Tu peux mettre des mots sur tes émotions. Tu décris ce qui s'est passé en essayant d'être le moins jugeant. Tu ne parles pas de « tu ». Tu essaies vachement de parler en jeu, J-E. De dire, il s'est passé ça, donc je suis spécifique. Et je me suis senti comme ça. C'est ce moment-là où le couple peut se construire, tu ne penses pas ? Si, tout à fait. Je pense que tu as entièrement raison. C'est dans l'échange et le dialogue. Et surtout, s'intéresser à l'autre, finalement. Et ne pas parler que de soi. Et à un moment, comme tu l'as très bien dit, et toi, en fait, c'est rebondir un petit peu. Mais c'est rebondir positivement pour s'intéresser à l'autre. et connaître l'autre personne Qu'est-ce qui t'a empêché de créer cette confrontation saine ? Je me sentais juste bien Je n'ai pas vu ce côté avant, en fait. Je n'ai pas vu ça pendant la relation. Je l'ai compris après. Mais pendant la relation, je n'ai pas du tout ressenti ou vu cet aspect. Mais du coup, c'est assez injuste parce que tu élimines ce potentiel. Le mot est brutal. Ce joli homme. Oui. Du coup, on ne va pas aller le regratter à partir d'une information que lui n'a même pas et vous n'avez même pas eu l'occasion de grandir ensemble sur ça. Parce que je viens d'apprendre que je suis séropositif. Peut-être que dans mes comportements... Il se peut que pendant une petite période, je me mette à parler de moi, parler de moi, parler de moi. Et puis à chercher à être valorisé. Parce que je me dis, est-ce que d'être séropositif, est-ce que je perds de la valeur aux yeux des autres ? Est-ce que Benjamin me trouve toujours pareil ? Ou est-ce que je perds de la valeur ? J'ai peur de perdre de la valeur. Je vais me raconter et dire comment je suis génial, génial, génial pour pas qu'il m'abandonne. C'est peut-être ça, oui. Je pense même que tu as raison. On n'a pas du tout envie d'aller toquer à la porte de Monsieur du Nord ? Non. Bah ouais, moi j'ai un peu envie. Mais j'entends que t'as pas envie. Ouais, non, non, pas du tout. Il y avait d'autres critères qui rentraient pas ? Euh... Non, je pourrais pas en dire d'autres. Euh... Parce que ça se passait plutôt bien finalement, donc... Non, je pourrais pas en dire d'autres. C'est marrant, ça se passait bien, mais ça se passait pas bien aussi. C'est lequel des deux du coup ? Plus ça se passait bien. Sur le coup, sur le moment, j'étais bien. Et lui aussi, je pense. Mais après la discussion, la dernière discussion... je pense que tous les deux on a réfléchi lui aussi n'est jamais revenu ce que je veux dire donc c'est bon, c'est fini c'est lui qui est parti en plus parce que toi t'as dit on pourrait construire quelque chose ensemble pour être honnête donc c'est peut-être aussi lui qui pourrait faire le taf mais en tout cas s'il écoute ce podcast il a pas ses chances non ça sert à rien qu'il te recontacte ah ouais ? tu penses pas pareil ? Non, non, moi, je te taquine de ouf. Je fais le forceur, là. Mais c'est juste, je te taquine parce que je sens que je peux et que ça ne te fait pas de mal. En vrai, moi, je ne suis personne pour savoir quoi que ce soit. Je ne connais pas votre historique. Et je suis juste en mode, putain, j'ai trop envie que ça marche pour Benjamin. Et si c'était, en fait, dans cette relation qui s'est arrêtée un peu rapidement. Mais en vrai, non, non, je te taquine et suis ton intuition. Bien entendu, c'est toi qui as raison.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Tu vois une erreur ? Contacte-nous