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On aspire à quoi, Pierrot ? T'en es où de tout ce chemin, aujourd'hui, sexuellement, intimement ? Et tu aspires à quoi ? Ouais, c'est bien. Où est-ce que j'en suis aujourd'hui ? Aujourd'hui, j'en suis vraiment à une phase…
J'ai l'impression d'être une petite bulle de savon. Celle qu'on souffle et il y a plein de bulles dans l'air, là. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. J'ai l'impression d'en être là. D'avoir été un peu propulsé dans quelque chose et ça monte, ça descend. Ça monte, ça descend. On la voit pas retomber jusqu'au sol. Bien sûr, elle va être prise par un courant ascendant et elle va monter, monter, monter. Non, c'est une phase un peu de…
En fait, je reviens d'un voyage qui a été quand même challengeant. Très, très challengeant. Je suis parti huit mois. Il y a beaucoup de choses qui se sont jouées à ce moment-là. En même temps, j'ai découvert tes podcasts pendant. Et je pense que ce n'est pas anodin non plus. Pendant mes randonnées, je me souviens, j'écoutais les podcasts. C'était cool. Du coup, ça m'a commencé à me faire beaucoup réfléchir sur mon rapport à moi, mon rapport à mon propre corps. Tu veux raconter ce qui s'est joué pendant ces huit mois ?
Alors en fait ce voyage a été challengeant principalement sur deux aspects que j'ai clairement identifié, il y en a eu plein d'autres. En fait c'était ma peur de manquer d'argent. En fait je suis arrivé là-bas, j'avais pas mal d'argent de côté. Où ça là-bas ? En Nouvelle-Zélande. Sauf qu'en l'espace de trois semaines j'ai perdu 8000 dollars. Donc la moitié de ce que j'avais de côté. Comment tu les as perdus ? 3000 balles de réparation dans ma caisse.
que j'avais acheté qui était merdique en fait j'ai démarré la voiture voyant moteur et en fait il a fallu changer le radiateur il a fallu refaire tout le système de direction assistée il a fallu bref les plaquettes de frein tout tout tout tout et juste après le Canada où j'ai vécu pendant 8 ans donc m'a toqué à ma boîte mail en me disant que je leur devais 4000$ parce que j'avais pas eu le bon prélèvement à la source et que mon employeur m'imposait toujours comme si j'étais étudiant à temps partiel et j'étais rendu gérant de magasin à temps plein donc pas le même salaire et pas le même nombre d'heures donc une grosse grosse différence
Donc ça a été assez challengeant parce que j'ai un peu pris peur. Et en fait, ça, ça a été un peu intense. C'est un truc que j'aime bien, toujours avoir l'argent de côté, toujours être dans le contrôle un peu et savoir qu'il y a un petit coussin, etc. Et là, j'avais plus vraiment de coussins, du coup un petit peu compliqué. Du coup, j'ai été un peu forcé à aller travailler. Donc j'ai trouvé un bon poste, j'avais trouvé un poste de gérant en plus, donc j'ai quand même gagné pas mal d'argent.
mais voilà et le deuxième gros point sur lequel ça a été très tendance voyage c'était savoir dire non et en fait je me suis mis dans une situation un petit peu compliquée maintenant je la place comme un petit peu compliquée je pense que cette personne n'entendra jamais ce qu'est ce qu'est ça en gros j'ai rencontré une fille une pote à l'aéroport juste en arrivant à Auckland j'étais parti pour être seul avec la tétanie d'être seul et en fait on s'est retrouvé à voyager ensemble pendant quasiment 7 mois
on a eu quelques semaines un peu à part mais pas beaucoup et en fait relation pas du tout toxique en soi mais juste moi j'ai pas réussi à dire non et en fait c'est une personne qui avait un peu un côté marseillais du sud avec une poigne dans la manière dont elle disait les choses qui moi m'intimidait beaucoup et du coup j'arrivais pas à amener mon point de vue de manière plus calme
Moi, il me faut de la douceur quand j'exprime un désaccord parce que j'ai du mal à le faire. Et du coup, si je ne suis pas dans un environnement safe, j'ai beaucoup de mal à le faire. Et en gros, ça a fini par la fin où je le fais. Je suis désolé, mais j'ai envie de voyager seul pour les trois dernières semaines de mon voyage. Je lui ai un peu dit qu'on ne finirait pas le voyage ensemble. Et elle l'a assez mal pris. Ça a été un peu gros drama et tout. Et du coup, ce que je retire un peu de tout ça, c'est arriver à dire non aux gens.
Et maintenant, j'y arrive beaucoup plus qu'avant, donc je suis vraiment fier. J'ai l'impression qu'on a vachement parlé de la question du contrôle, donc le premier truc qui t'a travaillé pendant 8 mois. Tu me regardes avec un… Ouais, complètement, c'est complètement vrai. On a vachement parlé de la question du contrôle dans ta sexualité, le domisoumis, etc., épisode précédent.
Si tu devais regarder ce sujet de dire non, l'amener dans tes rapports intimes, sexuels, sensuels, amoureux, tu vois une répétition, il y a aussi de la difficulté là à dire non ? Je trouve que dans vraiment la sexualité, non. J'ai pas du mal à dire non, j'arrive à dire non quand j'aime pas quelque chose, et maintenant je le fais d'ailleurs beaucoup plus qu'avant. Avant c'était plus le non dans le…
pré-entretien, genre dans le moment où tu commences à te parler par message, tu te demandes un peu qu'est-ce que t'aimes, qu'est-ce que tu cherches, etc. Là j'arrive, j'ai toujours eu beaucoup de facilité à le dire à ce moment-là. Et après, même pendant l'acte sexuel, maintenant j'arrive à leur dire je n'aime pas trop ça comme ça, ou juste repréciser des choses pour réorienter un peu où est le plaisir, parce que ce que l'autre considère comme du plaisir n'est pas forcément valable pour moi. Donc ça je le fais vraiment sans difficulté. Par contre, par exemple, savoir dire non, c'est la relation avec mon ex,
Donc celui qui m'a permis de changer un peu d'idée par rapport au fait que j'étais gros, même changer d'idée tout court. Lui, je n'ai pas réussi à lui dire non. Comment vous vous êtes rencontré ? Au taf, c'était un de mes employés. Déjà, ça, c'est pas… On est au Canada ? Ouais. On est à Montréal ? Ouais. Ok. C'est un problème d'être avec son employé ? J'avais pas le droit du tout dans la politique de l'entreprise dans laquelle je travaillais. C'est très excitant. Ouais.
Oui, oui, effectivement. J'avais une amie qui était au courant, qui elle aussi était gérante d'un autre magasin. Vous vous retrouviez dans l'arrière boutique à vous emballer ? Non, parce que… Et après, t'allais chercher les caméras de sécurité et tu effaçais les bandes. Alors non, parce que les caméras, elles sont jamais… Enfin, en fait, on n'avait pas accès à nous en tant que gérant de magasin. C'est que les sièges qui avaient accès à ça. Et sinon, non, parce que s'il n'y a pas de problème, personne ne les regarde.
Donc, s'il n'y a pas de vol, de défraction, personne ne va regarder. On n'a pas le droit de les utiliser pour du contrôle du staff. Comment vous vous êtes dit, malgré l'interdit de cet amour, comment vous vous l'êtes communiqué ? L'amour ? L'attrait ? L'attirance ? Parce qu'en fait, moi, j'étais en arrêt maladie parce que je m'étais fracturé la main. J'arrive à la boutique pour déposer mon papier d'arrêt maladie et il était tout nouveau. Il venait d'arriver. Moi, je ne le connaissais pas. Lui me connaissait de nom parce que les gens avaient parlé de moi.
et je suis en face de lui il est mignon lui bref et donc je passe au bar et tout machin et puis du coup moi hyper à l'aise parce que toute l'équipe était super contente de me retrouver parce que l'autre
du gérant avec qui je travaillais il était horrible et tout le monde le détestait donc je pense que dans la boutique j'étais aussi un peu celui qui était un peu le rayon de soleil pour tout le monde et j'arrivais à patcher un peu et à faire un peu tampon entre sa connerie humaine profonde et permanente et voilà non j'exagère un peu mais en fait je pense bloquer émotionnellement cette personne et malheureusement le gérant en question il faisait des choses qui étaient limite de la maltraitance au travail sans le vouloir mais en fait il était rendu vraiment sur autre chose
Et du coup, comment on se l'est manifesté ? Parce que cet été-là, j'ai été invité, donc j'étais toujours en arrêt, j'ai été invité à l'anniversaire de quelqu'un du staff. Du coup, je suis venu, il était là aussi, on s'est mis à côté, on a pas mal papoté. Attends, donc tu le rencontres au moment où tu donnes ton arrêt maladie, combien de temps ? Un mois et demi. Ok, pendant un mois et demi, vous ne voyiez pas ? Non, on se voit juste la dernière semaine de mon arrêt, justement au parc, pour l'anniversaire d'une des employées. Là, on se met à côté, on papote quand même pas mal, on se plaît un peu quand même, on le sent.
Et là, il m'invite à sa pendaison de crémaillère en me disant qu'il invitait que les gens qui comptaient pour lui. J'ai compris le message. Il est francophone ? Ouais. Pas de naissance. Mais il parle très très bien français. C'est votre langue en tout cas ? Oui. J'ai essayé l'anglais mais ça n'a pas marché.
Il me corrigeait trop, ça me saoulait. Mais j'aurais bien voulu plus expérimenter l'anglais avec lui, parce qu'on n'a pas la même personnalité quand on parle des langues étrangères. Et il avait une personnalité qui, finalement, je pense, n'était pas la bonne, où elle prenait trop de place dans notre couple. Et que plus avoir son côté anglophone aurait beaucoup aidé, je pense. C'est passé quoi, la pandémie de Kremayer ?
À la prenaison de crémaillerie, il s'est passé quoi ? On s'est chamaillé, on s'est cherché un peu. Chamaillé ? Ouais, on s'est… Je sais pas, c'était un peu du… On se séduisait, on se tournait un peu autour. Je me souviens d'un moment, on a fini dans sa chambre. Il a changé de chemise ou j'ai changé de chemise, je sais plus pourquoi. Parce que… Ah non, on s'était renversé des verres d'eau l'un sur l'autre. On se cherchait, quoi. Il y avait un peu un jeu entre nous. Au moment où tu changes ta chemise, tu lui montes ton corps ? Ouais. Tu sens quoi ? Ça va.
Ça va. Pas hyper à l'aise non plus, mais ça va. Donc… T'as peur de ce qu'il peut penser ? Étonnamment pas tant, parce qu'il est intéressé par moi. Et je le sens, en fait. Donc non, pas trop. Et avec lui, ça a jamais trop été un débat, mon corps, étonnamment. Avant de le connaître intimement, t'avais des envies d'omisoumis avec lui ? Pas du tout.
Non, pas du tout. Mais ça s'est beaucoup plus prononcé après les envies de Misumi, j'ai l'impression. Ça a quand même toujours été un peu latent. Et disons, je pense que quand je rencontre quelqu'un dans une sphère, dans la vie réelle, pour développer quelque chose vraiment de réel, ça me vient beaucoup moins naturellement. Ça vient moins immédiatement, pardon.
Ça peut venir naturellement après, mais ça vient moins immédiatement. Et en fait, d'abord, on rencontre la personne, etc. Et en fait, avec lui, de toute façon, il n'a jamais, jamais eu ça parce qu'il avait une expérience sexuelle qu'il n'avait pas respectée. L'expérience sexuelle ne l'avait pas respectée, lui. Et du coup, disons qu'il avait des petites… Il avait un peu des enjeux autour de la sexualité qu'il n'avait pas forcément réglés.
Ce qui pouvait amener à des choses un peu compliquées parfois et c'était pas une sexualité fluide, légère et… Ça existe des gens qui ont réglé les choses avec leur sexualité ? Peut-être pas, mais déjà au moins travailler dessus. Je pense que quand on travaille dessus, déjà ça aide à…
comprendre un peu plus les enjeux et au moins savoir qu'il y a quelque chose autour de ça. Vous avez changé de chemise, vous vous êtes vu le torse et après vous êtes sorti de la chambre. On est sorti de la chambre, après ça la soirée continue, moi je finis par rentrer et là il se passe deux mois. En fait je sais que notre première date c'était le 31…
Octobre, c'était Halloween. Donc ça, je m'en souviens très bien. Et ça, c'était mi-septembre, sa soirée. Et entre les deux, c'est moi qui faisais les horaires. Donc je faisais en sorte qu'on commence quand on le pouvait, tous les deux à 6h du matin. Donc on était tout seul pendant une heure.
Voilà, c'est le pouvoir. Et donc voilà, on a papoté, on a continué à lier un peu cette complicité et tout. Alors je vais être honnête, moi si tu me chopes à 6h du matin, d'un côté si tu tombes amoureux de moi, t'as la pire version de moi, donc c'est bon.
Après, je ne sais pas si ça nous éloigne ou si ça nous rapproche. C'est un jeu dangereux, tu vois. Parce que moi, à 6h du matin… Si à 6h du matin, tu n'es pas prêt à être opérationnel, moi, en tant que gérant, je ne te mets pas à 6h du matin parce que j'ai trop peur que tu ne te réveilles pas et de deux, tu ne me donnes pas des dispo à 6h du matin.
non mais alors je parlais dans notre interaction sentimentale amoureuse tu vois de se draguer à 6h du matin mais les gens qui sont là à 6h du matin c'est qu'ils sont chauds à 6h du matin c'est plus pour ça que je te disais que tu ne travaillerais pas à cette horaire là il y en a que je sais que tu ne peux pas les faire travailler avant 14h parce qu'ils sont juste lui il avait une belle énergie il était en capacité de vous connecter tous les deux hyper à fond à 6h du matin à boire des shots d'espresso et à préparer la thé glacée pour la journée quoi
On s'est embrassé ? Non, non, non. Pourquoi pas ? Non, parce que encore, je suis son boss et que c'est pas possible. Quand même encore ce truc-là.
Et que je savais pas trop, on continuait à se chercher, à se titiller, etc. Mais sans grand plus non plus, t'es encore un peu dans la retenue, dans la discrétion. Et moi, je voulais surtout pas que ça se sache, je voulais pas que ça se voit. Donc au travail, en fait, il y avait limite le côté où on se connaissait pas trop. Dans la partie avant de se mettre officiellement ensemble, ça comptait pas parce qu'en fait, on vit notre vie comme on veut. À partir du moment où on a été ensemble, par exemple, on a eu une discussion très claire, je l'ai fait au travail, on ne se connaît pas limite. Parce que moi, je joue trop gros.
en plus j'avais vraiment envie de monter et tout machin dans la boîte donc je voulais pas enfin de gravir les échelons je voulais pas du tout que ça puisse nuire à quoi que ce soit et du coup le deal c'était un peu en mode genre on ne se connecte pas en fait on va on fait pas genre on est pas de plus plus plus quoi c'est super violent pour moi ah ouais après en l'occurrence après il y a des moments où par exemple et puis le psychanalyste l'apprenti psychanalyste en moi t'as entendu dire je jouais trop gros et je me dois quand même de le de te le renvoyer ouais
En tout cas, si ça se savait, tu perdais ton emploi. Je ne pense pas que ce soit aussi catégorique que ça, mais je me prends une grosse rouste. Et en fait, je pense que c'est aussi…
J'ai un peu déballé sur la place publique ma vie sentimentale et autant ma vie sexuelle, j'ai un peu moins de mal à la présenter. Ma vie sentimentale, j'ai du mal parce que c'est un truc avec lequel je suis moins à l'aise. J'ai un peu l'impression de moins avoir le droit. C'est ce que mon psy me reflète souvent. Il me dit que le terme avoir le droit revient souvent.
Quand on parle du monde intime. Ok, je comprends mieux, ouais. Et du coup, le fait que, de un, ça puisse venir professionnellement, et qu'en plus, tout le monde soit au courant que, potentiellement, j'ai un mec, ça me… Parce que si tu te présentes à ta hiérarchie en disant, bon, il y a ces sentiments qui naissent, qu'est-ce qu'on en fait ? À l'époque, je n'étais pas là. Aujourd'hui, je me sentirais beaucoup plus à l'aise de le faire. Genre, je n'ai pas envie de cacher quoi que ce soit, c'est ça la situation, etc. À l'époque, ce n'était pas concevable, quoi ?
pas dans la position dans laquelle moi j'étais. Et dans l'affirmation de moi aussi, parce que fondamentalement, c'est quand même ça, c'est s'affirmer soi-même. Parce qu'après, entre n'avoir aucun professionnalisme, se rouler des pelles non-stop, et on fait comme si on ne se connaissait pas, il y a un monde… Mais c'était plus en mode, on se connaît, mais comme on se connaît au travail, en gros. C'était un peu l'espèce de, ça nous est même arrivé, et moi le premier, des fois, il venait dans le backstore, il n'y avait personne d'autre, et on se faisait un petit bisou ou quoi, donc…
avec l'espèce de crainte un peu de pouvoir se faire choper, tu vois, mais… Délicieux. Pardon ? Délicieux. Ouais, ouais, de ouf, et c'était drôle ce petit jeu. Quand est-ce qu'on s'est embrassé pour la première fois, au date d'Halloween ? La date d'Halloween, ouais. T'étais déguisé en quoi ? Oh, j'étais pas du tout déguisé, parce qu'en fait, à la base, moi j'allais juste voir une pote, on se faisait un petit date tous les deux pour papoter de la vie, et en fait, quand j'étais là-bas, il m'envoie un message, et il me fait « qu'est-ce que tu fais ? » et tout le machin, et je lui fais « bah si tu veux, tiens, viens, je suis avec une pote en train de boire un verre dans un bar ».
Et ma pote était vraiment en mode « Je suis content de vous rencontrer, mais je suis un peu fatigué ce soir, Pierrot, donc je vais pas rester très longtemps. » Et du coup, en fait, elle est partie au bout de, je sais pas, 30 minutes, elle a fini son verre. Et après ça, du coup, là, on est restés tous les deux et on a papoté pas mal et tout. Et en fait, pour en revenir au nom, c'était quand même ça un peu le truc initial. Je ne l'ai pas oublié. Non, mais en gros, là, par exemple, ça a été un peu le premier signe qui m'a vraiment beaucoup marqué. Elle est partie et tout de suite. Donc, on était sur une table en « U ».
avec des canapés sur les… Voilà. Avec la table au milieu, on était en face l'un de l'autre. Et du coup, il se décale pour se mettre à côté de moi. Il met une main autour du cou, un truc comme ça, et il se colle à moi un peu, il me fait des petites caresses. D'un coup. On n'était pas ensemble ? Non. D'un coup. Ma pote part, cinq minutes après, il est dans mes bras, en train de me faire des petites caresses sur la jambe, avec vraiment un contact physique très prononcé. Ok.
surpris peut-être inattendu voilà ça déjà ça a été un peu t'aurais voulu pouvoir dire non c'est pas forcément dire non parce que non à ce moment là il est hyper violent parce qu'en soit j'avais envie qu'il se passe quelque chose mais c'était plus une notion un peu d'envahissement un peu genre extrême totale d'un coup qui a été un peu beaucoup pour moi à gérer
mais bon voilà sans trop me poser de questions non plus je l'ai plus intellectualisé genre j'ai le saisir plus tard quand on sait c'est pareil on le saisit là est-ce qu'on aurait eu envie de dire non ou pas alors ?
Une partie de moi aurait eu envie de faire un… Mais j'aime pas le nom, parce que le nom, je le trouve hyper violent là, mais pouf, ajouter une nuance dans l'interaction qui se passait plus tôt. Tu peux me la communiquer ? C'est-à-dire, est-ce que tu peux me communiquer une façon de mettre un nom qui n'est pas blessant et qui exprime ton attirance pour lui ? Et qui respecte ton attirance pour lui ? Waouh ! Alors là, tu me posais une colle, par exemple. Parce qu'arriver à dire… En plus, en premier acte et tout, on se connaît pas beaucoup, donc c'est un peu… C'est vite… Ça peut vite…
C'est effrayant. Ouais, effrayant pour moi et lui à recevoir aussi un peu, pas négatif, mais à calmer, à avoir l'impression de se faire rejeter peut-être. Pour le moment, c'est parce que ton cerveau n'a qu'une seule forme de ce nom, de cette « boundary », comment on dit en français ?
Et la seule nature dans ta tête qui existe c'est un truc ultra violent genre tu n'es qu'une merde, recule-toi, quitte ce canapé. Non mais je le vois en mode genre c'est trop cool on passe un vraiment bon moment mais là j'avoue je pense que je suis un peu mal à l'aise avec le fait qu'on puisse se faire des câlins comme ça dans un bar et tout.
mais je sais pas un truc en mode j'aime bien quand même te sentir proche de moi ou quoi mais en même temps en fait dans ces moments là j'aurais l'impression de dire des choses pas qui sont fausses mais pour le rassurer lui mais non c'est tout ce que t'as dit là t'es aligné là t'es en train de me dire non mais je me sens pas du tout violenté dans l'espace public notre rapport à des corps qui se touchent t'as le droit d'avoir et puis tu peux lui tu vois oui non t'as raison
Et il y en a eu plusieurs après. Il y en a eu une fois où j'ai réussi à dire non, justement. Et je me souviens, c'était… Il bossait, moi j'étais en congé. Il finit taf vers 11h, je crois. Et je lui dis, il m'appelle, on s'appelle. Et je lui dis, tiens, viens déjeuner à la maison, ça fait plaisir et tout machin. Par contre, à 14h, j'ai un rendez-vous avec la banque au téléphone et je veux être seul. C'est très clair. Je pense que je n'aurais pas pu être plus clair que ça. Bref, voilà, donc on déjeune à la maison, on s'en met doux, c'est cool, c'est sympa.
Et là, j'exagère vraiment pas, 13h56, il va se mettre dans le lit et il s'endort. Alors que je lui avais dit explicitement que je ne voulais pas qu'il soit là, je voulais être seul. Peut-être que pour lui, seul, ça veut dire pas être dans la même pièce, mais pour moi, ça voulait vraiment dire que je voulais être seul chez moi. Donc voilà, un peu énervé, je vais dans la chambre, un peu en mode genre, mec, il se passe quoi ? Et puis il répond pas du tout, il dort et tout, donc moi, je vais faire le rendez-vous.
après le rendez-vous pareil je reviens dans la chambre je me mets dans le lit à côté de lui puis juste je m'allonge mais je le touche pas je suis juste allongé comme ça et j'attends voir s'il y a une réaction de sa part de quelque chose rien et après je vais écrire parce que c'est vraiment ça m'envahit de ouf là en fait je me sens complètement envahi et pas respecté donc j'écris parce qu'il faut un peu que ça sorte et tout machin après je vais faire des courses donc je lui dis juste je vais faire des courses je reviens 30 minutes après il me fait t'as besoin d'aide pour les courses je dis non non j'ai littéralement jeté deux conneries pas besoin d'aide pour les ranger c'est bon après il se lève et là il est vraiment en mode ok faut que je parte je suis en speed
et avant qu'il parte je lui fais alors par contre je veux juste te dire non ça a pas marché et ça marche pas quand c'est comme ça genre le fait que tu m'écoutes pas et que tu ne respectes pas à ce point là quelque chose que j'ai explicitement demandé de manière quand même très voilà il l'a pas il s'est mis à pleurer je sais un peu exactement le contenu de la conversation mais un peu victimisé genre c'est dur c'est dur c'est dur oui mec mais en fait et une vision du couple qui était sûrement très différente aussi une vision très statutaire
Et à partir du moment où c'était acquis, ça se suffisait à soi-même. Il n'y avait pas besoin de faire d'efforts. On est ensemble et ça se suffit. Donc pas forcément ce qui me convenait et ce qui me convient. Du coup, j'ai mis fin à la relation parce que ça ne marchait pas. C'était quoi les efforts que tu aurais espéré ? De sa part ?
Bah oui, t'as l'air de dire qu'il ne faisait pas d'efforts. Est-ce que c'était avec lui ? Je crois qu'on avait parlé des langages de l'amour. Et en fait, c'était plus du temps. Par exemple, je me souviens une fois, je lui avais demandé si on pouvait partir en week-end alors qu'il arrivait bientôt en période d'examen. Donc j'en avais conscience qu'il avait examen. Mais en gros, je voulais qu'on parte à 18h un soir et qu'on revienne à 15h le lendemain. Donc c'est pas non plus énorme.
Effectivement c'est du temps mais c'est pas non plus, je te demande pas non plus une semaine quoi. Et il me dit oui ok d'accord je vais juste devoir bosser un peu, je lui dis oui y'a pas de soucis si t'as besoin de bosser quelques heures c'est pas un problème quoi. Sauf qu'en fait il avait bossé quasiment tout du long quoi.
Et pour ne rien faire, parce qu'en fait, il était à moitié en train de bosser, à moitié en train de me parler. Du coup, il a passé ce qu'il a fait en trois heures, il aurait pu le faire en 45 minutes, ça aurait été efficace. Et ça, par exemple, pas forcément être caring, pas forcément être… Je sais pas pourquoi ça s'est fait, mais ça s'est fait, si, parce qu'on vivait à l'étranger, donc quand les parents débarquent, t'as un peu l'impression qu'il faut saisir l'opportunité de les voir, parce que tu peux pas les voir souvent. Du coup, j'ai rencontré sa mère.
Et en fait c'était vraiment pas agréable parce que j'avais l'impression d'être face à eux deux et de pas avoir lui qui est avec moi et qui me présente à sa mère. Ça a été hyper déstabilisant parce que j'étais pas hyper à l'aise du coup parce que ta mère je la connais pas, je connais pas comment elle fonctionne et du coup aide-moi toi à la lire. Et j'ai pas eu ça et du coup j'étais un peu en mode pareil, c'est vraiment bizarre et tout.
T'as pu lui dire tout ça ? Parce que quand tu lui as dit sur la coup avec la banque, lui il pleure, il comprend pas et il dit… Tu te souviens de ce qu'il avait dit à ce moment-là ? Non, je me souviens plus. T'es pas entendu en tout cas dans ton nom. Non, mais par contre ce que lui m'a reflété beaucoup, et particulièrement au moment de la séparation, c'est que j'étais une personne trop compliquée à vivre.
que j'étais trop exigeant je l'entends je l'entends je le sais j'ai des très grands niveaux d'exigence et que je crois que c'était un peu ça quand même mais le côté vraiment genre pas simple à vivre mais ça c'est juste ton trauma de pas être aimé qui se vit les exigences élevées ? c'est pas vrai ?
Non je pense pas que ce soit particulièrement, en tout cas peut-être que lui il a senti, il a le droit de le ressentir s'il sentit, ça lui appartient, mais après si je pense que je suis quand même une personne avec des exigences ça c'est sûr. Non mais t'as des fêlures, quelqu'un qui te dit je te quitte parce que t'as des fêlures, tu vois ce que je veux dire, bien sûr qu'on a tous des fêlures.
Moi, je me vois dans ma relation. Moi, mon copain, il me pointe mes fêlures. Moi, je suis très exigeant. C'est marrant parce que je connectais à toi. Est-ce que j'ai envie vraiment d'expliciter comment je casse les couilles ? En gros, je casse les couilles. Il y a vraiment des trucs sur lesquels j'ai des comportements un peu névrotiques, d'ultra contrôle. Quand on est parti en voyage…
Je vais avoir besoin de tout contrôler, planifier, de faire la liste de tout un tas de trucs et après qu'on les fasse etc. Et donc à un moment donné on s'est pris la tête parce qu'il a décidé d'un truc, il a décidé d'un endroit où on allait manger.
Et moi, j'ai un truc avec la nourriture et la dépense. Et en fait, on se retrouve dans un resto plus cher. Et moins bon. Et où, en fait, moi, il n'y a rien dont j'ai envie sur la carte, tu vois. Et je bloque. Et du coup, je dis, je ne vais pas manger. Et après, du coup, dans notre tension, il a mis en mots mes fêlures. Il était là, non, mais en fait, on est en vacances.
Est-ce qu'il avait besoin, et moi aussi j'ai besoin, de lâcher prise. En fait, tu tombes sur des restos, il y a ceci, il y a cela. Et de lâcher, quoi. Et lui, il me renvoyait vachement ce truc de c'est jamais assez. C'est lourd, tu vois, parce que du coup, lui, quand il essaye de décider…
Le niveau d'exigence est tellement compliqué entre guillemets. Et ce que je veux te dire c'est qu'on pourrait du coup tirer la conclusion, il pourrait me quitter et il pourrait dire tu es compliqué, soit tu as des fêlures, soit tu as des enjeux de contrôle, tout ça c'est vrai. Mais c'est surtout que lui a pas envie de danser avec moi, avec mes fêlures quoi.
Après, dans l'occurrence, mon ex, c'est moi qui l'ai quitté. Oui, mais du coup, tu disais, c'est assez vrai, je suis super exigeant. Tu venais presque valider que lui te pointait les fêlures. Ah oui, alors, ok, je vois ce que tu veux dire. En même temps, c'est un fait. Je sais que je suis assez exigeant dans ma vie. Mais c'est pas pour ça qu'on quitte quelqu'un.
Ah oui, non. Parce que lui, de toute façon, il ne voulait pas être quitté. Non, lui, il était prêt à même vivre une relation qui n'était pas… J'ai le mot saine, mais lui, il voulait une relation. Le truc, ça suffisait en tant que tel. C'est que quoi que ce soit, on est ensemble, donc c'est bon. Il y a un côté un peu sécurisant du fait d'être en lien avec quelqu'un. Mais moi, j'avais besoin d'une qualité relationnelle aussi. Et tu avais l'impression qu'il acceptait tes fêlures ?
Tes exigences ? Je pense que oui, parce qu'en fait, je pense que fondamentalement, il a été un peu dans… Il a essayé de s'hyper-adapter, sans y réussir, parce qu'en fait, à pas comprendre vraiment ce que c'était le fond, en fait, c'est que c'est pas l'exigence en elle-même qu'il faut satisfaire, entre guillemets, c'est le besoin derrière de… Enfin, quand je te dis mille fois que je me sens envahi, que ça fait trop et que machin, et qu'il ne sait pas le respecter et l'entendre, il y a un moment, mec, où effectivement, je vais paraître pour un gros… Rigide, quoi. Mais quand je te nomme les choses, quand je te dis… Il les respecte pas. Non ?
Et même jusqu'à dans notre sexualité, je me souviens à la fin, très honnêtement, je me forçais à avoir des rapports sexuels où j'étais pénétré avec lui, parce qu'il n'arrivait pas à se branler. Il y a toujours utilisé une expression en anglais que je n'ai jamais compris. « My penis is getting nob. » Genre, il me disait un peu « engourdi ». Je n'ai jamais saisi ce que ça voulait dire. « Ma bite devient engourdi si je me masturbe. » Et il avait une manière assez particulière de se masturber aussi.
Mais même, il s'était… Attends, mais non, il s'était jamais masturbé avant qu'on soit ensemble. Il s'était jamais masturbé, donc il avait jamais découvert son plaisir à lui seul. T'étais sa première relation ? Ouais. Il avait été avec un autre mec, mais ils avaient jamais eu de sexe. Ils avaient jamais eu de relation sexuelle. Et du coup, bah…
C'était sa seule manière de faire descendre la tension sexuelle en lui que je sais très bien ce que c'est parce que je suis un mec et je pense qu'en tant que mec on fonctionne quand même hormonalement relativement de manière similaire et que tant que, en tout cas à titre personnel en tout cas, tant que j'ai pas éjaculé, la tension sexuelle ne redescend pas complètement en moi.
Surtout si ça s'est terminé alors que je ne l'ai pas, entre guillemets, senti de moi-même. Ça m'arrive de ne pas jouir, mais d'avoir eu un acte sexuel que je considère comme accompli, genre beau, et je n'aurais pas ce résiduel de tension en moi. Sauf que quand il est coupé par un élément extérieur, qui n'est pas ma volonté, entre guillemets, là, il y a un petit résiduel qui n'est pas très agréable. Et moi, dans ces moments-là, je vais me branler. Je ne peux pas faire porter à l'autre le fait que j'ai encore une espèce de tension. Tu t'es forcé ?
Avoir des rapports sexuels, c'est-à-dire, lui te le demandait, t'arrivais pas à dire non, pour le coup ? Alors si, j'aurais pu dire non, mais à la fin, je ne disais pas non. Pourquoi ? Parce que, en fait, c'était plus simple, j'achetais un peu la paix, quoi. C'est horrible de dire ça. Quand tu disais non, il réagissait toujours mal ? Ouais, un peu, mais en fait, c'était un peu le truc, à la fin, ça bloquait un peu l'intimité, parce que…
du coup lui il avait envie il se frottait à moi moi j'étais pas du tout dans un mood sexuel et même je me souviens au début on s'est mis ensemble et moi j'avais très peu de libido alors c'était très étonnant parce que j'ai quand même souvent une grande libido et quand je me suis mis avec lui j'ai arrêté de me branler pendant 3 mois ce qui n'est jamais arrivé de ma vie et j'avais pas tant envie de sexe quoi elle était comment votre sexualité au début ? vous êtes resté combien de temps ensemble ? on est resté 5 mois comment elle était au début ?
La première fois qu'on a eu du sexe, ça a été un peu avorté en plein milieu parce qu'il s'est mis à pleurer. En fait, il m'a tout de suite partagé l'expérience sexuelle qu'il avait pas respectée. Une expérience qui paraissait… Il a été violé ? Non, il a pas été violé, il a été touché par son oncle. Sachant que, oui, le viol, c'est s'il y a pénétration, l'attouchement est pas confus. Exactement.
On a eu un grand débat avec des amis il n'y a pas longtemps au bar sur la terminologie des agressions sexuelles. Tomato, tomato, tout ça, tout ça. C'est quoi ça ? Une expression en anglais, tomato, tomato. Ah, je connais pas. Bon. Et donc, la première… Une sexualité que t'as sentie assez bloquée. Ouais, ouais, oula, oui. Très bloquée. Très très bloquée, pas du tout légère, pas du tout…
Ouais, pas… Et puis en fait, centré aussi sur le sexe anal, et moi, le sexe anal, oui, cool, mais en fait, j'ai pas toujours envie de me faire prendre, quoi. Et toi, quand t'essayais, qu'est-ce que t'as fait pour exprimer l'endroit de ton désir ? Est-ce que par des gestes ou par des mots, t'as… Alors, il y avait aussi ça, c'est que pendant la sexualité, lui, il était très explicite de ce qu'il voulait. Hum hum.
Et moi j'avoue que quand c'est trop explicite, ça me bloque un peu. Quand c'est vraiment dit avec des mots très détachés en fait. Tu me parles en mode comme si tu allais installer un radiateur à côté de moi. J'ai tendance à beaucoup aimer le faire sentir à l'autre. Tout n'est pas toujours possible de faire passer avec de la sensation, donc je suis aussi complètement ouvert au fait qu'il faut communiquer verbalement.
Mais tu peux le faire de manière sensuelle, excitante, etc. Pas vraiment en mode tu lis la notice d'un meuble Ikea. Tu ressens ça dans les échanges de messages demi-soumis sur Grindr ? C'est assez « je t'installe un radiateur », non ? Oui, oui, oui, clairement. Ça t'excite pour autant ? L'échange en lui-même, pas tant.
l'échange en lui-même pas tant la réalisation de la sexualité derrière oui mais l'échange en lui-même non pas tant c'est marrant que t'autorises sur Grindr ça mais pas dans bah oui mais en même temps dans la sexualité ça me c'est vraiment dans la sexualité on en parle avant on peut en parler en mode réalisateur dans la sexualité c'est pas un problème c'est vraiment dans le moment intime ça a tendance à un peu me bloquer quoi ou à survalider le consentement aussi
c'est que, surtout quand t'es en couple avec quelqu'un, et que t'es pas en train d'expérimenter quelque chose que vous n'avez jamais fait, y'a pas besoin, toutes les deux minutes, de te demander si tout va bien. Moi, en tout cas, ça me bloque. Faut que ça me bloque jusqu'à un moment où, oui, ça va. Si ça va pas, je te le dirai, en fait. Et du coup, je sens que la personne, dans ces moments-là, elle sort du moment sexuel, de l'énergie, vraiment, dans la présence. Et ça m'est arrivé il y a pas longtemps avec un mec en plan. Très sympa, d'ailleurs. C'était un chouette moment. Et lui a beaucoup revalidé le consentement pendant. Et à un moment, je lui ai fait, mais tu sais…
Tant que je ne te dis pas que je ne suis pas à l'aise, ça va. Et je te le dirai si je ne suis pas à l'aise. Je serai le premier à te le dire. Sache que quand tu me roules les pelles en enfonçant ta langue jusqu'au fond de ma gorge avec une langue bien rigide, ça ne m'excite pas. Donc je te le dis. Et confiance que dans le reste, tout va bien. Et qu'on s'amuse et qu'on passe du bon temps.
Toi, du coup, t'arrivais à exprimer ton désir avec ton ex ? Peu. Je pense qu'aujourd'hui, si je suis en couple demain, la manière dont je construis ma sexualité est diamétralement opposée. Diamétralement, c'est qu'il y a vraiment des moments où on s'installe et on en parle. Genre là, comme ça, on prend un café, on est en mode, genre, on parle.
On installe le radiateur ensemble. Voilà, exactement. Et même quitte à avoir des moments de sexe où on est en mode installation de radiateur dans le sexe, mais c'est vraiment en mode genre, j'exagère un peu, mais c'est genre comment masturber la personne, comment bien doiter quelqu'un, comment lui donner du plaisir, ou le toucher, etc. Et même si c'est pas le découvrir ensemble, mais du coup que ça devienne un jeu et que ce soit un peu moins…
détaché d'émotion ou d'un instant. Mais c'est le pendant de la puissance du non, c'est le oui. Et souvent, quand j'ai du mal à dire non, j'ai aussi du mal à dire oui. J'ai du mal à mettre mes limites par rapport à des choses qui pourraient m'être imposées. Mais en fait, j'ai aussi du mal à détourer exactement mon désir ou en tout cas ma capacité à dire ça, oui, ça. Qu'est-ce qui t'empêchait, toi ?
de dire ton désir de construire parce que quand je te demande ça tu me dis beaucoup comment lui tu penses ne faisait pas ce dont toi t'avais besoin soit je pense du coup pourquoi t'arrivais pas à prendre ton ouais alors déjà j'ai du mal à dire les choses je suis de base c'est pas facile pour moi de dire les choses je travaille dessus entre guillemets et ça va beaucoup mieux et voilà mais c'est pas facile de s'y affirmer en fait ça fait vrai
tu dis à 14h j'ai un rendez-vous à la banque j'ai envie d'être seul alors oui parce que là dans ma tête c'était beaucoup plus simple parce que ça touchait à un truc plus cartésien et plus il y a moins d'enjeux on va dire c'est sur l'intime et la sexualité alors que par contre le moment où je lui dis que je ne veux pas être en couple avec lui au bout de
trois jours après notre premier date et que j'ai besoin d'une phase de fréquentation parce que pour moi, c'est absolument essentiel. Je ne peux pas me mettre en couple avec quelqu'un tout de suite. C'est la mentalité très française du couple en mode on s'est embrassé, on est en couple, on se sépare deux semaines après. Moi, je ne raisonne pas du tout avec cette vision-là du couple. Pour moi, c'est plus une fréquentation. On s'est fréquenté pendant deux semaines. Donc là aussi, tu as réussi à demander ça. Donc je lui ai demandé et ça, je lui ai demandé et c'était le mordicus, le point de tension du début de notre couple. Je lui ai dit non.
Pardon, j'ai dit son prénom. Mais on se fréquente, je veux pas qu'on soit ensemble. Et en fait, lui était en mode genre, oui, ok, d'accord, mais tous ses amis se réfèrent à nous comme à un couple. Lui avait des attitudes vraiment d'une personne qui voulait un couple, parce qu'il avait peur de potentiellement ce que ça pouvait… Je pense qu'il avait du mal à gérer le non…
la non-certitude du couple en tout cas lui n'a pas voulu et il a dit si si on est en couple il a accepté ce que j'ai dit il a fait oui oui mais en réalité au fond de lui je sentais qu'il était pas du tout en adéquation avec ça il m'a pas tant fait part du truc en mode pour moi je peux pas l'envisager de pas être il a dit oui mais tu sentais que lui il était du coup lui il a voilà et après moi j'ai fait je pense l'erreur aussi de de céder à son envie d'être en couple
Pour, dans ma tête, le rassurer. Et en fait, toute cette période-là, c'était au Nouvel An où on s'est mis ensemble. Toute cette période-là, il y avait un truc où lui, il allait chercher. On s'est mis ensemble. Il n'est plus venu chercher justement quelque chose parce que c'était là.
C'est intéressant parce que du coup, je te disais, qu'est-ce qui t'a empêché de dire ton oui ? Tu m'as dit, j'ai du mal à dire les choses. Là, je t'ai dit, bah non, ah bon ? Plutôt, ah bon ? Regarde. Et là, tu as cité plusieurs moments très intimes où tu poses les choses de façon même frontale. Du coup, je reviens à ta réponse. Pourquoi tu as du mal à dire tes oui ? Tu m'as dit, j'ai du mal à dire les choses. T'es sûr de ça ?
t'as l'air d'arriver à bien dire les choses bah peut-être croyance limitante du coup mais fondamentalement j'ai l'impression avec lui de pas avoir parce qu'en face j'avais pas une personne qui était très réceptive non plus j'avais pas l'impression qu'on m'accueillait à ce que je disais en fait et qu'on en tenait vraiment compte c'était un peu on c'est toi et lui ? oui lui en l'occurrence on c'est lui mais c'est un peu toi aussi non ? et peut-être moi aussi oui
parce que en tout cas moi j'aspire à il est 13h56 il s'allonge et je vais le réveiller et lui dire tu sais tu devais partir mais même avec douceur même avec douceur en disant en imaginant que peut-être que t'avais mal compris qu'en étant dans des chambres séparées c'était ok pour moi du coup je me réexprime je te caresse t'as 4 minutes pour partir
j'aurais aimé être capable de donc c'est aussi un peu toi qui t'es abandonné ouais mais parce que derrière en fait il faut avoir la confiance et la force de se dire que c'est drôle je trouve que ça fait vraiment écho à un truc que j'ai découvert à la fin de mon voyage en Nouvelle-Zélande c'était la notion de confiance en soi et la notion d'estime de soi j'ai confiance en moi depuis plusieurs années je pense
mais je ne m'estime pas. Et je n'avais jamais vraiment fait la différence et compris la différence entre les deux. Et du coup, je trouve que ça rejoint ce point-là de l'estime, c'est que j'avais l'impression de ne pas être assez pour demander ça à la personne. Et c'est peut-être ça aussi, ce gros positionnement qui change aujourd'hui, c'est genre, avant, je pense que mon cerveau à ce moment-là a peut-être réagi en mode genre, je ne vais pas trop forcer parce que je ne veux pas non plus me faire me rejeter à la fin et d'être dans un truc qui lui fait mal et où il est en mode, je ne veux plus. Du coup, je m'hyperadapte.
Tout en étant méga vénère, donc c'est pas du tout positif, alors qu'aujourd'hui… Avec aussi ce face à n'importe quel gay, j'ai l'impression que je dois… Ton lien avec la communauté, ton lien avec tes adelfes, tes soutiens, ton lien avec nous, il est aussi, tu dis, dès que je suis avec quelqu'un, j'ai l'impression que je dois tenter quelque chose…
puisque comme personne ne va m'aimer et peut-être que ça doit vachement se revivre dans la relation d'oser moi je projette ça sur toi moi c'est très dur de réveiller mon mec à 13h56 en disant j'ai pas du bien m'exprimer tu as 4 minutes pour partir je te fais des gros bisous ça c'est un endroit extrêmement difficile il va me quitter et je vais me retrouver tout seul c'est un peu la symbolique
un peu extrapolé mais de un peu abandonner la personne genre bye t'es pas le centre t'es moins important que ça en l'occurrence alors que non pas du tout il n'y a pas de lien mais c'est pareil la deuxième journée après la date je crois que la date c'était un samedi la première date qu'on a fait ensemble le lundi le lundi je vais chez le masseau thérapeute qui est mon voisin donc je passe une heure là-bas je crois que je ne lui avais même pas dit que j'allais chez le masseau j'ai juste arrêté de répondre de la minute à la minute d'après
où je lui avais dit que j'allais écheler le masso enfin bref on s'en fout et en fait à la fin de la séance j'ai même pas terminé de me faire masser que mon frère sonne en bas et du coup sonne comme un bourrin donc je savais que c'était mon frère donc on termine la séance de masso je descends en bas ouvrir la porte j'ouvre à mon frère je remonte et bah mon frère est là donc en fait je regarde pas mon téléphone je papote avec lui et au bout de deux heures je crois que je regarde mon téléphone j'avais genre huit messages quatre appels en absence moi je me dis mais tu fais quoi tu fais quoi bah ouais mais c'est ouf
Et en fait c'est vraiment ce côté là où je pense que c'était vraiment pas la bonne personne dans le sens où elle appuyait sur des cordes qui moi en plus quand tu me bloques dans quelque chose et que tu m'enfermes j'ai encore plus envie de fuir quoi. Ou au contraire parfois c'est ces gens là enfin moi parfois j'ai l'impression que je suis eux qui a un truc miroir aussi donc c'est aussi pour ça qu'on s'est mis ensemble.
c'est que je comprends bien leur mécanisme ils sont confrontants aussi parce que c'est mon mécanisme tu vois alors qu'aujourd'hui quelqu'un qui m'envoie 6 messages je vois exactement ce qu'il se joue et j'ai envie de lui faire un gros câlin parce que je ne suis plus lui et du coup ah petit chat tu t'es senti abandonné alors juste sache que moi je suis pas scotché à mon téléphone et donc ça réarrivera et gros bisous mais c'est marrant parce que je parlais hier à un mec sur Grindr avec qui on se tournait un peu autour euh
Et à un moment donné, j'ai eu un appel ou j'ai eu un enregistrement. Du coup, j'ai arrêté de répondre pendant l'espace d'une heure. Il m'a bloqué. Parce que je l'avais laissé peut-être sur une question. Je ne sais plus quel était son dernier message. Ce que je sentais, c'est qu'il demandait à être validé. C'est pire que ça. En fait, il me demandait à être validé, ce que j'avais vraiment envie de faire, mais il ne m'envoyait pas de photo. Oui.
Et du coup, j'étais là. Mon petit chat, j'ai quand même du mal. Donc, il m'envoyait des photos de visage avec lunettes à moitié tournées. J'étais dans la situation où j'étais là. Je suis désolé, mais en fait, je ne te vois pas bien. Et donc, je sentais la personne en manquant de confiance en elle.
m'envoyant beaucoup de love en me disant putain je te trouve trop beau et tout c'est trop chouette et tout mais donc tu vois ce que je veux dire ultra confrontant et hop il a coupé moi ça m'est arrivé avec le mec qui me roule les épaules un peu trop intense il y a pas longtemps on s'était parlé au mois de mars je crois puis il m'a renvoi un message il y a une semaine un truc comme ça bon c'est vu il y a pas longtemps et son message c'était en mode genre je sais plus exactement comment il l'a formulé mais c'était en mode genre ah
il me renvoie un message, je lui réponds, il me fait genre « Ah, enfin tu réponds à mes nombreuses relances ! » Et j'étais en mode « Mec, on s'est parlé il y a trois mois, depuis on s'est pas parlé ni toi ni moi, donc viens pas me… » Et j'étais en mode genre « Nombreuses relances pour l'interrogation ? » Et là j'ai répondu « Je regarde jamais l'étape. »
Un peu en mode genre… Les quoi ? Les taps. Ah oui, sur Grindr. Oui, c'était sur Grindr qu'on parlait. Et du coup, j'étais un peu en mode, mec, détends-toi. Du coup, après, il y a ça. On commence à… On papote, on voit, on se voit. Je rentre chez moi après. Il m'envoie un message sur Grindr. Surtout qu'en partant, en plus, il me dit, c'est très cool qu'on se revoie. Et je lui ai dit, je lui ai fait, sache deux choses, je suis lent à répondre aux messages et je ne suis pas très dispo.
sache le en face à face en plus vraiment en mode genre au moment où on se dit ça me ferait plaisir de te revoir et tout je le fais moi aussi ça me fait grave plaisir par contre sache que et là il me il me renvoie un message le soir même que j'écoute pas parce que en plus on avait fumé j'étais défoncé j'étais dans ma bulle j'ai envie de rentrer de me poser quoi le lendemain matin il me renvoie un message sms en me disant mais tu m'as bloqué sur Grindr et tout machin je comprends pas cette attitude qu'est-ce qui s'est passé j'avais l'impression que tout s'était bien passé et tout machin il me renvoie encore un message mec on s'excite pas quoi genre non je t'ai pas bloqué sur Grindr
Moi, je suis lui.
Et mon passé, j'en ai tellement… J'ai longtemps, régulièrement, et peut-être encore aujourd'hui, je vais sur des mecs indisponibles. Parce que moi, une fois que tu m'as dit ça, énorme red flag. Quelqu'un qui me dit, oui, j'ai envie de te voir, mais sache que… Et me met une distance et tout, je suis là… Tu sais, chacun, on est des magnifiques personnes et on mérite des gens qui… Moi, quand je te dis, j'ai envie de te voir et faire l'espace pour toi, c'est un immense cadeau.
Oui mais moi c'est quand je le dis c'est vraiment plus en mode genre mec en fait je travaille 5 jours par semaine jusqu'à 2h du matin. Pour moi red flag c'est pas genre toi Pierrot t'as fait une bêtise mais c'est moi dans ma tête je me dis ah voilà quelqu'un de pas du tout disponible à qui je vais arrêter d'envoyer des messages parce que c'est pas du tout ce que je recherche tu vois mais rien t'as rien fait mal. Non mais je vois.
Moi, longtemps, au lieu d'écouter et de dire « Guillaume, il est indisponible », il l'a même dit avec des mots « Je vais envoyer message après message, activer ma blessure de rejet ». La personne m'a dit « Je vais te rejeter ». Et moi, je suis là à lui envoyer des petites tables, des petits messages, des vocaux qu'il n'écoute pas, etc. Et ça, c'est un putain, pour moi, on est au cœur de notre sujet, de l'estime de soi qui me permet de dire des vrais non, des vrais oui.
et notamment l'estime de moi qui me permet de voir une personne indisponible c'est pas grave de dire ah putain on a eu un moment sexuel et c'est non ça veut pas dire qu'on aura pas un autre en tout cas moi je te laisse revenir vers moi quelqu'un qui me dit j'ai poney et acupuncture en même temps je me dis ouais il est très occupé et peut-être que aujourd'hui j'aurais envie de te répondre bah écoute moi si j'ai avec plaisir tu me fais un coucou tu me dis tes heures de créneau de dispo et
Mais je continue aujourd'hui à courir, excuse-moi, après des mecs à Paris qui sont indisponibles. Et là, je pense à une personne en particulier. Et du coup, je me fais la note mentale de dire, les gens se révèlent par leurs actions, Guillaume. Ça fait un an qu'il te répond poliment, mais qu'il y a toujours une manière de ne pas être disponible.
Regarde l'année écoulée. Cette personne n'est pas disponible. Arrête de lui envoyer des messages. Et de te faire du mal. Et du coup, de te faire du mal. Respecte-toi et de l'estime pour toi. Merci, Guillaume. S'il te plaît. Bisous. Mais moi, c'est un truc aussi qui… Et je sais que c'est quelque chose… Avec mon ex, ça s'est joué. Avec le mec en question la dernière fois et des messages un peu en mode tu vas supprimer tout. C'est…
Moi, c'est suis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis. C'est que si tu me montres trop d'intérêt et trop, ça me… Ma première réaction, c'est distance. Ouais, bien sûr. Et je sais pas pourquoi, parce que c'est complètement trop lourd. Ouais, mais c'est complètement débile parce que je pense que je me suis… En fait, c'est juste que je veux un truc un peu, genre, mesuré, raisonné. C'est peut-être parce que, aussi, moi, je l'ai tellement fait, ça, d'être trop intense tout de suite, etc., que je sais d'où ça vient, ça, et que ça vient pas d'un endroit…
J'ai le terme sain qui vient en tête, mais c'est quand même… En tout cas, de mon vécu à moi, moi, quand j'étais dans de l'hyper lien, etc., c'était pas sain du tout. Donc, je veux pas de quelque chose qui est pas… Et du coup, tu viens trop me harceler avec des guillemets, et tu m'envoies cinq messages. Mais mec, si je ne t'ai pas répondu, c'est pour une raison, quoi. Et puis, c'est… C'est… Ouais. Est-ce que t'as envie de pénétrer des gens ? Ah, grand débat !
Intéressant. En plus, ça me fait plaisir d'en parler, mais on n'en a pas… Ouais. Mais la raison pour laquelle j'ai du mal, c'est parce que… Je t'avais dit pendant le pré-entretien ou pas ? Ouais, c'est pour ça que je le mentionne. Parce que à l'époque où j'étais gros…
Et c'est particulièrement arrivé avec mon ex, ma meuf, quand j'étais au lycée. J'en ai pas encore parlé pendant le podcast. Il y avait un grand enjeu de performance dans la pénétration. Donc il y a ça qui s'est forgé et qui est resté. Et après, très honnêtement aussi, ça ne me procure pas des sensations de dingue. Un anus ne m'excite pas particulièrement. Je suis vraiment plus branché bite, par exemple.
La tienne ? Non, une bite. La mienne, oui, mais… En fait, c'est que… Dans ton sexe oral, t'as plutôt décrit d'être receveur ? Oui, je suis rarement donneur. Parce que j'ai rarement trouvé des gens qui savaient bien me sucer aussi. Et bien me donner du plaisir. Sauf la dernière fois, là. Sauf le mec en Nouvelle-Zélande, en l'occurrence. Et lui m'a fait comprendre comment j'aimais le sexe oral. Et du coup, maintenant, je le fais part à mes partenaires. Génial. Bon, malheureusement, tout le monde n'est pas…
Même quand tu le dis, il y en a qui, entre guillemets, n'arrivent pas à faire attention à ce que tu leur dis, mais c'est autre chose. Mais dans ces cas-là, tu te lèves et tu pars ? Non, je leur fais comprendre physiquement que j'aime pas ça. Tu te lèves et tu pars ? Je coupe pas forcément l'acte sexuel au complet, si le…
j'aime quand la personne me donne du sexe oral quand je reçois du sexe oral de sa part je vais continuer plus là dessus mais je vais être en sentiment de rétractation un peu du coup je vais pas donner mon corps à l'autre de manière complètement détendue et en fait il y a des moments où littéralement je peux presque le pousser un peu physiquement mais pas méchamment mais juste en mode lui donner une petite impulsion pour qu'il sente que pense à moi et la prochaine fois lève toi et pars
Pourquoi tu dis ça ? Parce que c'est une personne qui ne m'a pas respecté ? Parce qu'elle n'a pas écouté ce que j'avais dit ? Il y a certains noms, c'est à toi de trouver dans ton cœur, il y a certains noms sur lesquels on peut se forcer à accepter une personne qui marche un peu dessus. Genre, attends, est-ce que c'est vrai ça pour moi ?
je pense que la binarité de moi je dis un truc et puis si c'est pas suivi à la lettre je me casse et tout j'ai pas envie d'être quelqu'un de violent j'ai envie d'être quelqu'un genre mon jardin moi si je fais un jardin et que tu marches sur ma ciboulette je viens de te dire tiens regarde là il y a un rosier et tout je galère il y a des pucerons je suis absolument pas jardinier Pierrot je vois il y a pas beaucoup de plantes chez toi reste dans le respect
Ah non, mais c'est pas du jus. T'inquiète, t'inquiète. Bref, elles sont magnifiques, les plantes séchées là-bas. Tu m'en offriras avec plaisir. Tu m'as dit qu'il y en avait 40 chez toi. Oui, je te ferai des petites boutures, je te les enverrai. Moi, ma préférée, c'est celle derrière, les petits papillons. Oui, elle est très mignonne. Elle manque peut-être de verdure à mon goût, mais c'est une question de… En même temps, t'as l'air de bien aimer les violets, bref. Je suis très… Ouais, elles sont magnifiques. Ah, il y a mon petit rosier, nanani. Ah, là, j'ai un plant de ciboulette et de tomate, nanana.
Et donc, je t'invite dans mon jardin et tu commences à marcher sur ma ciboulette. En fait, ce n'est pas genre, je me rétracte un peu et tout. Je suis là, mais gars, en fait, ma ciboulette, quoi. Donc, en fait, je te prends et je te dis, tu sors de mon jardin. Et après, si tu me dis, excuse-moi, j'ai un problème de vue. Excuse-moi, je déteste la ciboulette et tout. Bon, je n'ai pas envie. Mais…
L'estime de moi grandissante m'a fait voir que maintenant, un peu comme Adèle Haenel au César, on se lève et on se barre. Je vois très bien ce que tu veux dire. En le cas de la lecture que j'avais quand je te disais que j'avais un peu le sentiment de rétractation et tout, quand la personne, même après l'avoir dit, le faisait…
pas aussi bien que ce que je respectais pas vraiment ce que j'avais dit entre guillemets c'est plus quand j'ai l'impression qu'elle essaye quand même qu'elle veut bien faire mais juste qu'elle ne parvient pas à bien me sucer entre guillemets c'est plus dans cette logique là par contre à l'inverse si je suis face à quelqu'un qui ne respecte pas ce que je veux ok
Avant, je serais resté. Aujourd'hui, je serais vraiment en mode… C'est ça. Ou pas bisous, d'ailleurs, peut-être, mais ça dépend. Ou pas bisous. Ou bisous inventés. Tu m'as dit, quand on a préparé cet entretien, que quand t'as été gros, pénétrer quelqu'un est plus compliqué ?
active plus ce truc de performance le truc de performance ouais et donc tu t'en es aussi éloigné parce que physiquement c'était plus compliqué ?
Oui, des parties éloignées de la pénétration anale en tant que moins pénétrant. Ah oui, mais ça n'a jamais vraiment été un truc qui m'a même du coup donné envie. Mais t'as dit même du coup donné envie. Ma question, c'est est-ce que parce que c'était impossible, ton corps a désensibilisé cette part et que dans le futur ?
tu pourrais avoir envie de rejouer avec ou est-ce que je serais grave chaud de rejouer avec je serais grave chaud mais je pense que ça encore une fois c'est quand tu me disais qu'est-ce que je veux pour le futur etc machin il y a le côté aussi un peu c'est pareil que le côté un peu par rapport à l'exemple des drag queens que je disais ça mais avoir quelqu'un qui me prend un peu par la main pourquoi pas une personne avec qui je partage vraiment de l'intimité et un truc vraiment chouette et que ensemble on aille vers ça
et je suis sûr que je peux prendre du plaisir d'une manière ou d'une autre parce que dans tous les cas donner du plaisir à quelqu'un moi ça me fait prendre du plaisir donc dans l'optique où je suis avec une personne qui aime aussi se faire pénétrer et c'est con en fait même si moi ça me fait pas 100% de plaisir en mes 75 je passe quand même un bon moment avec ça moi ça me ferait plaisir de pouvoir lui faire plaisir je m'empêche même ça aujourd'hui donc c'est un peu con je suis comme toi je trouve ça vachement
Je trouve ça compliqué de pénétrer en ce moment pour moi, sauf si je me projette super domi. Oui. Comme si super domi, ça me rassure. Ah, alors tu vois, étonnamment, dans la pénétration anale, je ne me vois pas hyper domi. Je me vois justement quelque chose de beaucoup plus doux.
Moi, j'aimerais, ouais. Pour moi, le domi soumis, parfois, peut vraiment être comme un masque qui me permet d'avancer. Et là, je sens… Parce qu'en fait, je peux avoir une domination… J'ai en moi une bête féroce. Non, parce qu'une bête féroce, ça tue. J'ai en moi un domi ultra… Un rhinocéros, parce que c'est pas violent, un rhinocéros, techniquement.
Mais ça a de la puissance. Avec son énorme corne. En tout cas, je sens en moi un Domi ultra puissant, ultra brut et très respectueux, très aimant. Et du coup, ça peut donner des trucs très puissants. Et j'ai encore du mal à le convoquer.
Parce qu'immédiatement, en fait, moi, immédiatement, mais je l'ai dit mille fois sur ce podcast, immédiatement, je me dis, non, mais il y a vraiment un autre Guillaume, tu sais, le mauvais génie. Ah bah moi, c'est le petit connard. Pour moi, ça s'appelle le petit connard. Et qui me regarde et qui me fait, putain, t'as pas l'air de savoir ce que tu fais, toi. C'est nul, là, ce que tu fais. Et je suis là, genre, attends, j'essaie de me concentrer. Alors même que la personne que je suis en train de pénétrer me dit, genre, putain, c'est ouf et tout. Du coup…
Mais le génie gagne. Aujourd'hui, le génie gagne. Il faudrait essayer de lui tordre le petit cou. Le cou. Ou peut-être à comprendre ce qui m'a servi, m'a servi. Est-ce que le petit génie m'a protégé ?
Il m'a protégé, ouais. Il est forcément né à un moment en réaction à quelque chose. Est-ce que ça a toujours été positif ? Mais au moment où c'est né, c'est venu pallier à une autre dynamique ?
je pense qu'il m'a vachement éloigné de ma sexualité et de mon homosexualité et de ma queerness et de ta queerness t'as dit ? parce que moi je me sens une puissance sexuelle ultra versatile, spirituelle variée je sens une profonde complexité et qui je trouve très dure à assumer
Parce que moi, j'ai l'habitude du Grindr où tu as deux boîtes, deux cases. Et puis en plus, ce n'est pas trop l'espace. Et donc, ce n'est pas vulnérable pour moi Grindr parce qu'en fait, c'est vraiment un jeu dont je connais. Mais il y a quatre cartes dans ce jeu. Donc moi, je peux gagner quand tu veux. Je trouve mon chemin et tout. Alors que le moment où je rencontre vraiment quelqu'un à qui j'essaie d'exprimer ma complexité du super soumis, du super domi, du très sensuel et du très brutal…
Moi-même, j'ai le vertige. Je suis là, mais attends, mais du coup, je suis qui ? Et là, tout de suite, je suis quoi ? Parce que tout ne peut pas se vivre en même temps, j'ai l'impression. Ah, putain, c'est inconfortable. C'est une espèce d'énorme sexualité en moi. Mais d'ailleurs, c'est pour ça que j'en fais un podcast. Je suis là, putain, mais du coup, je suis perdu, là. Je suis…
Mais hyper intéressant, le côté avec Grindr, c'est quand même plus simple parce que les codes sont là, on les connaît, on arrive à les exprimer et tout. Moi, il n'y a pas longtemps, j'ai donné mon numéro à un client en tant que serveur. Alors, pas évident à faire, franchement. Tu lui donnes et après, il est encore là, techniquement. C'est compliqué de lui donner pile au moment où il part. Quand tu es client, c'est beaucoup plus simple. Tu le laisses sur la table et tu te casses. Bref, du coup, j'ai pris mon courage à demain et tout le machin. Je reçois un message de sa part le soir même et on se cape pour se voir.
En plus, il était en date pendant que je lui ai donné. En fait, je savais que c'était un mec gay. C'était quasiment évident. Et en fait, là, j'ai vraiment eu un moment en moi de qu'est-ce que tu fais, Pierrot ? Est-ce que tu t'en bats les couilles complètement ? Déjà, ils ne se sont pas touchés du tout du début à la fin. Il n'y avait pas de caresse. Donc bon, je me suis dit, m'en bats les couilles. Moi, ça fait deux fois que je le vois. Il est trop beau, ce mec. Je veux juste même faire le geste de lui laisser mon numéro. Déjà, ça, c'était un… Trop beau. Il y avait quelque chose autour de ça. Ah ouais.
trop content d'avoir reçu un message et tout machin attends t'as fait comment du coup pour sur le papier comment t'as fait pour qu'il soit tout seul ah non encore pire que ça en gros ma boss me dit tu vas aller nettoyer la cave donc je descends à la cave bah je devais descendre à la cave mais là il y a un moment de putain panique avant de descendre à la cave il faut que je laisse mon numéro ah là là là là donc là elle me dit solde tes tables
Donc là j'amène la facture et tout machin mais sauf que j'arrive pas à vraiment m'écrire sur le papier de la facture parce qu'il y avait interaction humaine trop prolongée pour pouvoir écrire mon numéro et qu'après on soit en mode ça fait 12,43€ mais qu'en même temps tu saches que je t'ai laissé mon numéro et bref, gênant. Et en fait c'est à ce moment là où j'ai compris qu'ils étaient en date parce que le pote du mec qui m'intéressait a dit est-ce que je peux t'inviter ? Et là j'étais sûr qu'ils étaient en date, c'était évident. Bref, bon, je me suis quand même pas dégonflé. Donc je les ai fait payer, donc le mec a payé, je repars.
Et là, ma bosse me fait, mon parent de Pierrot, il faut vraiment que tu descendes dans la cave. Donc là, j'écris sur un bout de papier, je lui fais, merci pour tes visites, au plaisir de te retrouver bientôt, Pierrot, avec mon numéro de téléphone.
Et du coup, j'écris ça sur un bout de papier, je plie le bout de papier. Et là, je viens, je mets la main sur l'épaule et je lui fais « Désolé, j'ai juste ça pour toi avant de partir. » Devant le date. Devant le date. Vraiment, aucune race. Vraiment, j'étais tellement fier d'être arrivé à faire ça. Il a pris le papier. Moi, littéralement, j'ai même pas… Si, il a pris le papier un peu en mode surpris. Il était un peu en mode « Ok, qu'est-ce qu'il se passe ? »
moi je suis descendu à la cave et là je me suis enfermé dans la cave et genre j'ai demandé à mes collègues et tout s'il était encore là ou quoi et en fait à la fin il est parti et ils m'ont dit il a ouvert le petit papier dehors il l'a mis dans sa poche arrière et il est parti
donc franchement j'étais en mode trop mime c'est tout machin mais pendant 20 minutes aucun client n'a été servi tout le monde était scotché au devenir de ce papier sûrement sûrement je sais pas moi j'étais à la cave la prochaine fois que genre je me dis putain ma bière met du temps à arriver c'est peut-être pour ça il y a peut-être une histoire d'amour en construction on est d'accord là-dessus fais attention en plus elle m'a fait trop rire ma boss après ce que je lui ai dit elle me fait ah non mais putain si c'était pour une histoire de coeur t'aurais envie de me dire la cave elle attend c'est pas grave ah ah ah
au contraire finalement c'était très bien qu'il y ait la cave parce qu'en fait s'il n'y avait pas eu la cave je pense que j'aurais pas eu les couilles vraiment de le faire donc voilà et ça ça a été un peu une étape bon finalement ça a pas marché parce qu'en fait on s'est vu une fois c'était super sympa on a passé une chouette soirée on a couché ensemble après on s'est revu deux fois puis moi les deux fois j'avais envie de repartager un moment d'intimité avec lui lui était pas forcément câblé de la même manière pourquoi ?
Je ne sais pas. Câblé dans le sens désir. En fait, les deux fois, on s'est vus. Et après, au moment où on a quitté le bar…
lui me disait je vais rentrer chez moi et tout machin faut que je prépare pour demain mon lunch faut que je range l'appart qui montrait pas un signal ouvert à quelque chose je prépare mon lunch de demain donc moi quand tu me dis ça il n'est pas disponible sache que je suis expert en est-il disponible ou pas je dois faire le ménage chez moi est un indicateur d'indisponibilité
et là en fait incapable de moi lui dire bah moi j'aimerais bien qu'on passe plus de temps ensemble j'aurais pu aussi en ce moment techniquement lui dire bah moi ça me ferait plaisir de repasser une nuit avec toi au caucus bon on avait pas passé la nuit ensemble et en fait c'était pas possible du tout du coup ça s'est passé deux fois de suite ce sexe là que vous avez partagé il était comment ? il était super cool c'était plutôt doux chill beaucoup dans l'écoute
après on se correspondait pas mal en plus parce que lui était pas tant dans le sexe anal quand il est dans le sexe anal il est pénétrant du coup on s'est principalement sucé
On s'est caressé. Tu lui as fait une gorge profonde ? Ouais. Vénère ? Bah vénère, ça veut dire quoi vénère pour toi ? Joyeuse, heureuse, puissante ? Ouais, bah oui oui, mais ça c'est quasiment tout le temps j'avoue. Mais parce qu'elle est pas, elle peut être très douce en fait. Elle a pas besoin de faire des bruits, je peux autant aller dans des trucs qui font du bruit et tout machin, et autant ça peut être très… Et du coup oui, clairement j'en ai fait une. J'adore ça, donc ouais. Ouais.
C'est marrant parce qu'il m'est arrivé la même, non mais on s'en fout en fait, en fait tu ressembles, donc là s'il y a encore des gens qui écoutent, souvent les gens me viennent me voir et tout, ils me font, ah on dirait à chaque fois que t'as toujours envie que tes invités te plaisent.
tu me plais et depuis le début je suis là putain fais gaffe Guillaume parce que moi quand quelqu'un me plaît du coup j'arrive plus à faire mon boulot et je suis plus au service de son moi j'ai très bien réussi à compartmentaliser et je me disais mais au moment où t'as dit je suis serveur et je t'ai donné mon numéro à quelqu'un tu ressembles à la personne avec qui on a fait ça l'été dernier ah ouais ?
J'étais en vélo, je faisais une rando vélo et tout, et c'est notre point de départ. Donc je suis là, dans mon plus beau short de vélo moulax, faut aimer quoi. Mais tu sais, avec les fesses rembourrées, parce que sinon ça défonce le fion, donc voilà. Mais j'ai pas les chaussures qui font clic-clac-clac.
je peux pas aller au bout de ça, c'est pas possible je ne suis pas ce cycliste là et je suis zéro cycliste, perso donc on est un petit groupe, moi j'ai loué un vélo électrique ok, t'es le genre de moi j'ai envie de lever le nez moi aussi j'ai un vélo électrique à Lyon, celui de mon père c'est les vis ce truc là je pars avec ma pote de lycée
qui est là, genre, qui porte tout sur son dos, qui est en mécanique. Et moi, je discute à côté d'elle, tranquille, en mode électronique. Bon. Pour recharger ? Tous les soirs, on dort quelque part. On n'est pas en tente. Ouais, on n'est pas en bivouac. Et c'est la première fois que ça m'arrive. Lui… Alors, on se drague. Sauf que moi, je drague en plus, je me souviens. C'était un moment clé parce que c'est un groupe…
Plutôt… Est-ce qu'ils vont écouter ? Non, mais personne ne va écouter. C'est… C'est un peu mon passé de Versailles. Moi, j'ai grandi à Versailles, milieu ultra conservateur et tout. Et ma meilleure pote… Monsieur Paul. Et dans ce bain-là, Kato, etc. Ma meilleure pote est une lumière, une étoile. Et on est… Enfin, ça fait 20 ans et tout. Il n'y a pas de sujet de… Mais elle a été à la manif pour tous. Et notre relation…
Manif pour tous, c'est les mouvements anti-gay, etc. Moi, j'étais activiste pro-mariage pour tous, c'était mon métier, j'étais activiste LGBT, etc. Et ma meilleure pote de Versailles… C'est chaud quand même à réconcilier après derrière. C'était ultra chaud, on s'est fait pleurer. Je pense qu'on ne va pas aller sur des sujets politiques avec ce qui s'est passé dernièrement, mais moi j'avoue que j'ai dernièrement…
La politique de base, j'en parle jamais. Et les idées comme ça, je pense que je m'entoure que de personnes qui sont à peu près en accord avec mes idées. Et du coup, là, j'ai été confronté avec les… L'extrême droite. L'actualité politique, l'extrême droite, voilà. En France, en tout cas. En France, ouais, c'est ça. À des moments où j'ai… Bah du coup, j'ai été avec des gens qui étaient… Qui votaient l'extrême droite. Ouais. Et j'ai un peu eu un moment de genre… Ah bah, en fait… Je me souviens, on était au bar avec des potes bons à prix. Ils avaient 20 piges aussi. J'ai rencontré des gens qui ont 20 ans, mais…
Tu avais un peu l'impression qu'il avait une espèce de fierté de voter RN, d'être en opposition à quelque chose.
À la limite, on aurait eu un vrai argumentaire construit avec des arguments. On aurait pu conclure la conversation en disant « Moi, je ne suis absolument pas d'accord avec toi, mais très bien, et j'aime les débats constructifs. » Mais en l'occurrence, c'était vraiment juste un petit con. Et en fait, j'ai juste, je suis parti. Et c'est le genre de truc qu'avant, je n'aurais jamais fait, je crois. En termes de consentement, de dire oui, de dire non, c'était un endroit très complexe. Et il y a une part de moi…
Il y a eu un double mouvement. Il y a eu à la fois un abandon, où en fait, moi, j'ai posé une limite très claire, qu'elle a totalement respectée immédiatement, en termes de notre lien, notre amour et tout. Et j'ai autorisé un espace compliqué et violent de son rejet à elle.
Parce qu'elle, elle disait non, mais moi, je suis à 100% avec toi et je vais manifester pour les enfants, la protection des enfants et tout. Et en fait, ce qui a permis notre amitié de fleurir, c'est un, moi, je ne veux pas être enfermé dans des bulles.
Moi, je n'ai pas envie de m'enfermer avec des gens qui pensent comme moi, qui disent comme moi. J'ai envie d'être en sécurité. J'ai envie d'être aimé. Donc, je n'ai pas du tout envie d'avoir un dîner de con avec mon pote extrême droite. Non, non.
Mais j'ai au final autour de moi que des gens qui pensent beaucoup comme moi quand même. Mais je n'avais pas envie de la quitter sur ça. Et le truc qui a fonctionné, c'est que j'ai dit la violence, que tout ça, c'était pour moi. Et je lui ai dit à elle et je lui ai dit tu es responsable.
de l'homophobie et de la violence que là je vis et je lui ai décrit dans le menu détail elle était en larmes et elle devait vivre une violence mais je pense que c'est aussi hyper intéressant ce que t'as fait parce que dans ces moments là en fait ah j'étais la meuf tu vas en fait peut-être qu'elle ne en fait quand t'es dans les projections des idées et que t'es pas dans le ressenti des gens ouais
moi quand on me dit on va pas rentrer dans des débats politiques mais c'est quand tu me dis que t'es contre l'immigration et je suis en mode genre ok c'est que toi dans ton canap là aujourd'hui t'as pas envie que des gens qui sont sur un bateau au milieu de la méditerranée viennent chez toi mais si t'es sur ce bateau toi en fait c'est le côté quand tu rentres en émotion avec quelque chose quelqu'un, une cause ou quoi c'est excessivement différent de l'intellectualisation de cette cause un peu distante non non mais ça c'est pas pour moi ce sont des gueux de toute façon qui restent chez eux et ça c'est la suite c'est la suite où moi je l'ai vraiment entendu dans ses peurs
En fait, c'était l'histoire d'une femme qui a grandi avec des règles du jeu ultra conservatrices, avec des propos religieux qui ont balisé, dans le double sens du terme, balisé fait peur, et aussi balisé, mis des balises sur le bon, le bien et le mal, et qu'elle était là en souffrance ?
d'un bien et d'un mal où elle comprenait plus où étaient les frontières parce qu'elle même elle même disait je suis perdu je me sens triste elle était pas genre je suis manif pour tous niquer les homosexuels mais elle était là je suis perdu j'ai peur j'ai mal et tout
bon ma petite bichette à qui j'envoie plein d'amour et avec qui on a fait tout un chemin gigantesque et tout et moi même un chemin moi sur mon rapport à la religion à la spiritualité parce qu'elle est très religieuse et tout et au final on est tellement pareil et en fait on est tu vois au final on se rejoint énormément bla bla bla bla bla ce groupe
à qui j'ai un peu collé une étiquette de Versailles de droite, est avec moi sur la terrasse de cette petite ville dans le sud, plus ou moins. Et en fait, je drague ouvertement devant eux. Donc, il y avait un peu de mon moi lycéen
versaillais qui s'est jamais autorisé à être homosexuel qui draguent un peu mais eux ont rien vu eux ils étaient dans leur saucisse de mortaux délicieuses et au moment où quelqu'un dit ah faut payer je fais moi moi je vais payer je vais payer il y avait ton mec aussi ou pas ? non tu serais capable de draguer ouvertement avec ton mec à côté de toi ?
je l'ai fait et il faut pas que je le fasse ça fait partie des non je serais pas à l'aise non je serais pas du tout à l'aise en revanche de dire à mon mec putain j'ai un crush sur lui et tout et de voir avec mon mec comment je peux explorer le crush tandis qu'il est là
Ok, d'accord. Mais j'ai déjà fait la bêtise de, pensant que mon mec était trop bien en train de crucher sur quelqu'un et ou de virevolter, de draguer. Et en fait, il n'était pas bien. Et en fait, il a vu et moi, je n'ai pas du tout pris soin. Je ne me suis pas du tout rendu compte de ce qui se passait. Mon mec n'était pas là. Je drague. Je me lève pour payer. Et là, il est au milieu de collègues. Donc, je fais genre qu'en fait, j'ai poney et que j'ai besoin d'aller au chiotte et tout. J'essaie de laisser passer du temps et tout jusqu'au moment où du coup, je paye.
et où je sais plus comment j'arrive on arrive à se dire il me dit à vous partez et tout je fais ouais je sais plus mais j'étais assez direct et lui aussi on se donne le numéro on s'écrit et on décide parce qu'en fait cette ville là c'était notre point de départ de vélo et c'était aussi notre arrivée et il m'invite et il me dit reste chez moi une nuit
une fois que t'as fini ta randonnée tu restes chez moi je te montre ma ville et c'était horrible ah merde je m'attendais tellement pas à ça comme conclusion pourquoi ? je pense vraiment pas qu'il va écouter et en plus je lui ai dit mais c'est trop un petit chat franchement c'est une belle personne mais c'était trop dur pour moi je suis arrivé dans son univers
Et en fait, ce n'est pas du tout mon univers. Univers étant ? Il tient un bar. Donc en fait, on pouvait se voir à la fermeture. Moi, je ne suis pas du tout de la nuit. Moi, je suis réveillé à 5h du matin. Tous les messages que je reçois de ta part, c'est genre 6h du bar. Ok, bon matin !
Ouais, tu vois, je pense que du coup, c'était un défi en termes de confort. Mais moi, j'adore découvrir des univers. C'est quelqu'un qui vit dans une ville où il est ouvertement gay, il est le tenancier du bar, etc. Donc en fait, il y a un niveau d'homophobie et de comment il navigue. Ouais, c'est une petite ville ?
Ouais, comment il navigue, qui pour moi, dans tout mon chemin de déconstruction, n'est pas du tout au même endroit. C'était il y a longtemps ? C'était l'année dernière. Ok, ça fait pas très longtemps. Donc je me suis senti violenté à plein d'endroits de ce qu'on pense en termes politiques, de ce qu'on pense en termes… Et lui là-dedans ? Plein de trucs… J'ai l'impression que tu n'entends que…
un côté… Lui il m'a mis dans sa vie quoi. Donc il m'a ouvert, il m'a invité, il était d'une grande générosité et moi je me suis caché. Il n'y a aucun moment tu m'as même parlé de lui, comment lui il était, comment ça s'est passé avec lui. T'as juste dit c'est horrible et ce que t'as ramené c'était le fait que vous n'aviez pas le même mode de vie et que
idéologiquement, mais en termes de… Vous vous sentez si loin de lui, physiquement, psychologiquement, politiquement. Et le fait que vous ayez échangé de numéro, qu'il t'invitait et tout, ça n'a pas permis à pallier un peu à ces sensations-là qui sont complètement valables ? Non, parce que dans son rapport aux substances…
Moi, j'ai une famille et un passé. J'ai grandi au milieu des addictions et au milieu de l'alcoolisme. Et du coup, il avait un rapport à l'alcool où moi, j'étais très mal à l'aise. Je me rappelle l'arrivée. J'arrive chez lui.
et moi en fait ce que je trouve passionnant quand t'échanges un numéro de téléphone c'est que t'échanges des projections ah bah bien sûr donc moi pendant que j'étais sur mon vélo pendant que je pédalais entre guillemets parce que était-ce le soutien électrique qui pédalait tu pédales quand même arrêtez de se préjuger que c'est pas non plus un scooter électrique moi le soir j'étais fatigué alors je disais pas trop fort faut mieux fermer sa gueule dans ce moment là quand même il y avait tous les vélos mécaniques et tout quand je disais j'ai un peu les jambes qui me tendent ils me regardaient un peu
vu qu'on allait se battre dans le sable mais ouais ouais j'ai trouvé ça passionnant et j'ai aucun regret mais moi j'avais projeté tant de trucs j'arrive moi je m'attendais à ce qu'on soit tous les deux qu'on s'unisse par un j'avais envie de l'embrasser, j'avais envie de lui toucher le corps j'avais envie de il est chez lui avec un pote avec qui il a une conversation très intime il boit
Il boit beaucoup, il enchaîne, il enchaîne. S'il m'écoute et qu'il est triste, je suis désolé. J'ai pas de jugement autre, et j'en sais rien sur le rapport à l'alcool, autre qu'il enchaînait les verres. Oui, mais juste que toi, ça a réveillé quelque chose en toi. Avec la même personne, ça aurait pu être complètement chill. Avec une autre personne, ça aurait pu être…
Et ils parlaient tous les deux, et j'étais là, qu'est-ce que je fous là ? C'est complètement ok qu'il retrouve son copain et tout, mais moi, du coup, j'ai envie de… Il était gay aussi, son pote ? Ouais, ouais. Et puis, il me posait pas trop… J'étais ultra intimidé, il me posait pas de questions, donc du coup, je me suis mis en mode podcasteur.
J'ai un mode podcasteur, je sais poser des questions, mais c'est plus du tout Guillaume. Je suis le seul à poser des questions, à laisser des silences et quand ils deviennent intolérables, à reposer une question. Et il y a eu ça et à un moment donné, j'ai réussi à lui dire, il est tombé des nues.
Parce que j'ai vachement réussi à cacher. Donc c'est vrai que j'avais l'air d'être super sympa. Ses potes m'aimaient bien et tout. Et j'étais super content de pouvoir lui dire avec soin. Et en fait, le truc relou, c'est que mon blabla car s'est annulé. Donc en fait, je suis resté une deuxième nuit. Et je pense que c'était trop long. Genre de passer deux nuits et tout, c'était trop long. C'était trop…
Et voilà quoi. Mais tout ça pour te dire que ça me fait marrer. Je suis trop content d'avoir vécu ça. Pour moi, c'était vraiment… Ça me fait marrer déjà. Alors, tu lui ressembles un peu physiquement, même dans la narration, dans l'histoire et tout. Et ça m'a… C'était un super moment de lâcher prise, de spontanéité, de connexion. Tellement puissant.
C'est génial parce que moi, je suis vraiment un enfant de Grindr. Je suis un peu caché derrière mon écran. Et quand dans la vraie vie, il y a des invitations, les dansées sont magnifiques. Et tu vois, si j'avais été en danger, il a été accueillant, généreux. Ça n'a pas été un match, mais rendu là, c'est la vie, c'est la rencontre aussi, c'est la magie des rencontres. Il y avait un truc aussi vachement…
C'était vraiment une célébrité, en fait. Et c'était trop weird. Trop connu dans le village. Ouais, c'était une célébrité. Donc, à un moment donné, il y avait une fête du village auquel on est allé. Tout était… Bon, passons à autre chose. Moi, j'ai lâché prise. Donc, ce troisième épisode… Oui, je crois qu'il n'y a plus de… C'est vraiment une discussion totale. T'as envie de… Dernière chose, je pense. Tu l'as abordée au début. Enfin, dernière. C'est…
À quel point est-ce que le cheminement autour de faire ce podcast-là est important pour moi ? Et que…
Disons que depuis mon retour de voyage, j'ai l'impression d'être dans une toute nouvelle dynamique. Déjà, j'ai entrepris un travail psy vraiment centré autour de l'intime et de mon intime à moi. J'avais toujours évité, j'ai toujours eu peur de ça, j'ai toujours mis ça de côté, enfoui sous le tapis, en mode hop, hop, hop, on met le tapis bien là et ça fait scrunch, scrunch quand on marche, mais ça va, il y a du tapis qui absorbe le bruit. Et là, j'ai remis les deux pieds dedans et…
Et il faut que j'arrive à me confronter moi-même à ce que ça veut dire, à ce que ça implique et tout. Et je sens déjà les effets, ça va beaucoup mieux et ça fait du bien d'arriver à être plus en paix avec ce qui se passe en soi. Et se réapproprier aussi un peu un style, se réapproprier une envie de se faire plaisir à soi, de se faire du bien, de s'estimer, de se respecter, tu vois ?
Dans tout ça aussi. Je pense que le sous-texte de ce que je voulais dire, c'est ce que je t'ai dit pendant le pré-entretien. C'est qu'il y a certaines fois des gens qui viennent témoigner dans ton podcast, moi je le ressens de l'autre côté dans mes oreilles, où j'ai l'impression qu'il y a un côté un peu… Peut-être parfois désabusé, un peu en mode genre de toute façon c'est compliqué, c'est comme ça et j'arrive pas à voir… Quand tu demandes à la personne où est-ce que tu vois le futur, comment est-ce que tu… T'aimerais que ça avance et tout. J'ai l'impression que parfois que…
Il y a un côté un peu fataliste ou fatalité dans le témoignage de certaines personnes. Et moi, en l'occurrence, je voulais vraiment… Une des raisons aussi pour lesquelles je fais de podcast, c'est que s'il y a des gens qui sont dans ma situation, qui ont été dans ma situation ou quoi, c'est possible de… C'est un peu un côté un peu genre… Peut-être dire quelque chose fort, mais c'est possible de changer, d'avancer, de ne plus souffrir de ça.
et que la vie va bien en fait et qu'il y a des hauts et des bas c'est aussi l'hypersensibilité mais qu'il y a des hauts aussi il faut les saisir, il faut savoir que moi j'ai vraiment l'assemblique de la flèche c'est un tatouage que je vais me faire d'ailleurs je le connais en anglais, je vais le traduire en français ça va être un peu moins fluide mais c'est une flèche qui peut seulement être lancée en étant tirée vers le bas quand la vie t'amène vers le bas avec des difficultés ça veut dire qu'elle veut te lancer dans quelque chose de grand donc continue de focus de te concentrer et de viser loin
Et c'est vraiment ça, je trouve aussi le truc, c'est qu'aujourd'hui je peux quand même te dire que je suis heureux que tout ce parcours-là me soit arrivé, que je suis heureux d'avoir été obèse à un moment dans ma vie, même la majorité de ma vie jusqu'à présent, parce que ça fait qui je suis aujourd'hui, ça fait qui mes forces, mes faiblesses, mes vulnérabilités, etc. Pareil pour le gode HPI, qu'il y a des moments où j'ai envie de me…
me tirer une balle parce que je suis en train de pleurer au fond de mon lit comme une merde alors qu'il n'y a rien. Ou qu'il y a beaucoup. Mais bref, c'est horrible. Enfin, c'est pas horrible, c'est insupportable. Des fois, je me regarde et je me dis mais j'en ai marre, quoi. Et en fait, il y a plein de moments où ça fait vivre des choses extraordinaires et que… Tu sais, j'avais un client il n'y a pas longtemps qui était…
fin de soirée ils étaient complètement arrachés ils me faisaient ah non ça va pas et tout et moi je suis le genre de serveur à hop in dans les conversations à écouter aux portes et dès que je peux me glisser dedans je me glisse dedans et après j'arrive à avoir la sensation humaine de savoir avec qui le faire ou pas et là en l'occurrence ça allait et tout et en fait c'était un pauvre Pichounou il devait avoir mon âge enfin je dis Pichounou mais…
Et il était HPI, pareil, hypersensible et tout. Il me fait, mais ma vie, c'est hyper compliqué, j'en ai marre et tout. Je lui fais, mais mec, t'as une différence de ouf, c'est génial, c'est une force. Alors effectivement, ça amène parfois des difficultés et tout et des complexités dans la vie, mais c'est une force et c'est génial. Moi, j'aime être divergent, être farfelu.
Et d'où le fait que dès qu'il y a une norme, j'ai du mal à tendre vers ça, tout en ayant une admiration aussi, parce que je ne suis pas capable. Moi, dans la grande maison queer, dans la grande boîte queer, dans le bar queer…
dont je rêve, j'ai autant besoin de saleux avec des tablettes de chocolat que sans. Et on ne saura pas si je parle vraiment du chocolat ou des muscles, les deux. De personnes super timides et de personnes super extraverties. Moi, je… De tes émotions comme de la distance, enfin…
comme j'en ai parlé je peux le re-mentionner avec les faits radicals je l'ai dit à une des faits il y a une diversité dans le séjour que j'ai vécu dans le voyage que j'ai vécu et je suis allé remercier des gens qui semblent être à la marge entre guillemets c'est à dire qui n'incarnent pas la fête qui n'incarnent pas il s'est passé tout un tas de trucs j'étais notamment très triste et donc c'est des rassemblements où il peut y avoir de la fête
Et moi, ça m'a fait tellement du bien. Tu vas faire un épisode pour raconter ça ou pas ? Non. Ok. Non, et je te dirai après pourquoi. Enfin, là, je vais publier un poème. Alors, pardon, les gens qui écoutent là, les poèmes, ils existent déjà. Mais pour toi, Pierrot, ils n'existent pas encore ?
parce que pendant ce rassemblement je suis vraiment allé reparler à mon petit Guillaume, au Guillaume adolescent avec qui du coup il avait des trucs à me dire, j'avais des trucs à lui dire et en fait pour finir mon point je me suis senti tellement bien comme autorisé
grâce à toutes les personnes au centre et à la marge, sur la gauche et sur la droite, devant et derrière. Tu vois ce que je veux dire ? Dans leur expression de genre, dans leur expression émotionnelle, dans l'expression sensuelle, sexuelle, ça vient me confronter parfois, ça m'a souvent confronté. Parfois j'étais « Ah putain, trop ci, trop cela, mais qu'est-ce que ça fait du bien ! » Et donc j'avais envie de convoquer, d'appeler, d'inviter
ta sensibilité voilà moi je serais heureux qu'elle soit dans notre maison tu vois et voilà oui faut arriver à la faire vivre
elle a laissé s'exprimer dans ces moments là et en fait je sais pas tu m'as interrompu sans aucun soucis mais du coup tu m'as dit est-ce que tu vas faire un épisode ça m'a déconnecté j'ai déjà fait un épisode le poème si tu l'écoutes c'est l'épisode ça dit bien tout ça dit bien tout du procédé de célébration la page qui se tourne les nouveaux commencements j'ai fait un épisode ok cool
Hâte de voir ce que ça va donner, du coup. D'entendre. D'entendre, oui, pardon. Mais tu le vois là. Toi, tu le vois. C'est vrai, c'est vrai. Et tu le vois là. C'est hyper différent. Je pense que je n'écouterai plus, même, je sais où c'est, maintenant. Genre, j'imaginerais les gens chez toi, dans ton salon. Ouais. Je ne pensais pas que le setup, c'était comme ça. Je ne dis rien d'autre. Tu dis. D'accord. Je m'imaginais quoi ? Je m'imaginais une table, déjà. Ok. Assis à une table. Je m'imaginais… Peut-être moins de lumière ?
Pas des micros aussi présents en fait, alors que c'est un podcast. Je pense que je m'attendais plus à ce que je vois sur YouTube en mode popcorn, les entre-mecs, les youtubeurs qui font des espèces de podcast interview un peu en mix entre tout. Tu vois de quoi je parle ? Je m'attendais plus à un setup comme ça, mais en fait…
J'avais pas beaucoup potassé l'idée non plus. Mais ça m'intéresse vachement parce que la place du micro est vraiment une question que je me pose régulièrement. Alors t'as raison sur le fait qu'on l'oublie complètement, oui. Tu l'as oublié ? Oui, complètement. D'accord, super. Mais peut-être s'il venait de derrière ? Mais je sais pas. Non, mais c'est juste qu'en fait, c'est juste que ça amène un filtre entre nous. Mais ça, c'est un peu obligatoire. Et j'en ai besoin de ce filtre, cette distance. Donc pour que les gens s'imaginent, il y a deux pieds de micro…
Donc moi, je suis assis sur l'extrême bord de mon canapé parce que sinon, le setup n'est pas génial. Et toi, tu as un bon siège. Oui, de ouf, le fauteuil est très confortable. Ça fait très petits avant-tés anglais. Et tu as un pied de micro et un micro vraiment devant ta bouche. Il y a une distance physique entre nous. Il y a deux pieds de micro entre nous. Et en fait, c'est un choix que je suis content de délucider.
Je veux que les gens se souviennent que c'est un discours public, que c'est un pouvoir magique. Parce qu'en fait, le micro-cravate, celui qui se fiche dans la chemise et qui s'oublie, c'est un peu une façon de tirer de la confidence. Comme ça, en fait, à un moment donné, tu oublies que tu es enregistré. Je ne veux pas jamais que tu oublies que tu es enregistré. Je veux que tu sois consentant à dire…
et à ressentir la puissance du micro. Et d'ailleurs, ça s'est vu pendant que toi, tu parlais, pendant que d'autres gens parlent. Il y a certaines choses que tu as dites au micro, et il y a d'autres où tu t'es décalé. À l'oreille de l'auditeur, je mixe pour que ça s'entende pas trop, mais il y a des moments où ta bouche quittait le micro. Oui, je l'ai vu, je l'ai senti à un moment. Dès qu'on a commencé à parler de sexualité, notamment, je me suis décalé. Exact.
Et donc, c'est important. Et deuxièmement, j'ai exactement été challengé par une journaliste pour moi qui est la Beyoncé de mon métier, qui fait un podcast que je conseille vivement qui s'appelle « Exologie ».
Et je m'excuse, son prénom c'est Adila Benna, j'ai oublié son nom de famille et je m'en excuse, le nom de son podcast sur France Culture je crois, c'est Exologie et donc en fait elle a 50 ans je crois, une cinquantaine d'années et elle dit je suis célibataire, pourquoi ? Et elle va retrouver ses ex, c'est pour ça qu'elle fait une exologie et elle va questionner pourquoi je suis célibataire.
Et comment je suis célibataire. Elle va voir ses ex, elle leur fait qu'elle était en caricature, les points positifs, négatifs de notre relation, de comment moi j'étais, etc. C'est plus France Culture que ça. Ça, ça serait mon style, ça. Elle est là. Et en fait, je me posais plein de questions et tout. J'ai réussi à avoir son numéro, j'ai réussi à l'appeler et tout.
Et elle m'a dit, ah mais non, non, non, pas de pied de micro, non, non, ton micro, tu le tiens dans la main et quitte à te luxer l'épaule, t'es proche, t'es dans la bulle de ton invité. Et vos bouches sont pas loin, tu lui tends le truc. Et parce que moi, je disais, mais moi, j'ai mal à l'épaule. Bah ouais, bah ouais, mais ça fait partie du truc et tout. Et dans les yeux, dans les yeux, tu machins et tout. Et du coup, ça m'a vachement déstabilisé parce que je me dis, si Beyoncé fait ça…
Moi, je suis tout petit, il faut que je fasse comme Beyoncé. Ce n'est pas possible. Parce que moi, dans mon cœur, j'étais là, mais non, je ne le sens pas. Non, non. Et puis pareil, ce type de Beyoncé fait beaucoup de montage. Moi, il y a zéro montage. En fait, je me suis rendu compte que je proposais une expérience qui est complètement différente. Tu fais zéro, zéro, zéro montage ?
Tu fais juste des accords de voix et tu mets des bips quand il y a des noms qui sont prononcés qui ne doivent pas être prononcés ? Oui, comme par exemple celui de ton axe, on le bipera ? Oui. Il m'est arrivé de me couper.
Franchement, parfois, j'étais là, mais pourquoi t'as pas fermé ta gueule ? Et je sais que c'est pas bienveillant, je sais qu'il faut qu'on s'aime et tout, mais il y a vraiment… Et heureusement que mon invité n'a pas été déstabilisé et resté dans le flux qui était le bon, mais moi, j'ai pas eu la bonne intuition et donc j'ai coupé. Et heureusement, du coup, quand je coupe juste mon intervention de merde, lui ne perdant pas le fil, ça passe. Ok, d'accord.
c'est cool de savoir que c'est sans parce que pareil ma pote à qui j'ai montré l'intro elle me fait c'est pas grave Pierre tu pourras le réécouter le jour où j'ai envie de l'écouter c'est qu'il est publié je me demande si les gens ils réécoutent leur propre épisode c'est mix c'est un peu en débat sur est-ce que je me réécouterai ou pas est-ce que les gens peuvent te contacter est-ce que t'en as envie il y a un groupe d'auditeurs à Montréal oui je l'ai vu je suis dedans
Je me suis mis dedans, je crois. Peut-être le seul numéro français. Écoute, si jamais tu décides que t'as envie, on mettra dans le descriptif des épisodes. Pourquoi les gens voudraient me contacter ? On sait pas. C'est toi qui sais. Merci Pierrot. Dernière chose que je voulais ajouter. Ce sera concis. Je vais me permettre de moi aussi faire un peu une ode au fait de devenir donateur de ton podcast. Mais…
Ça doit être l'équivalent d'une pinte par mois que vous dépensez dans sûrement quelque chose qui vous fait du bien, je pense. Et pensez pas que ça coûte trop cher. Buvez une pinte de moins au bar, commandez un verre d'eau et vous aurez remboursé le don que vous faites à Guillaume. Et franchement, c'est important de soutenir des initiatives comme ça qui font du bien. Donc si vous hésitez, n'hésitez plus. Voilà. Ça me touche de ouf. En
Je pense que tu le fais tout le temps de la même manière au début des podcasts. C'est un truc très enregistré et je t'avoue, je suis le premier à le zapper. Bien sûr. J'aurais peut-être dû le faire au début et pas à la fin, mais ceux qui sont rendus à la fin, je pense que c'est important. Ça me touche beaucoup, surtout venant du barman qui dit consommer une pinte de moins, demandez-moi un verre d'eau. Franchement, je te remercie et j'ai besoin de l'aide des auditeurs. Moi, j'en parle beaucoup autour de moi du podcast.
Je sens que j'en ai besoin et je sens que j'ai besoin de le dire de façon un peu plus vulnérable, tu vois. Alors, aide financière, tu viens de le dire, mais plus généralement et tout. Là, j'ai un auditeur qui m'a envoyé un message en me disant, ça va ? Parce qu'à la dernière rencontre à Paris, on était plusieurs à sentir que t'étais épuisé. Et il m'a dit, genre, il faudrait que je lise son message d'ailleurs. Un trop beau message, il m'a dit…
n'hésite pas à venir te reposer on est là pour c'est trop beau j'ai versé ma petite larme dans le train et je lui ai dit j'avais terriblement besoin d'entendre ça c'est que t'es aussi un humain derrière t'as des sensations, des émotions c'est quand même demandant t'as choisi une route pas forcément banale et très balisée
Et du coup, c'est sûr que ça va faire écho. Et en plus, c'est un truc qui remue beaucoup de choses en toi en permanence. Enfin, t'es tout le temps en train de remettre en question, d'essayer de comprendre, de confronter tes acquis, tes croyances, etc. Ouais, ouais, ouais, mais je suis au bon endroit. Ah, mais après, ça se sent vraiment de ouf que t'es au bon endroit. 100% responsable de ça. Mais c'est pas parce que t'es là-dedans que c'est facile tout le temps. Et plus le fait qu'on a le droit des fois de pas être… Complètement.
Il y a pas mal de gens, en tout cas moi ceux à qui j'ai envie que tu parles, ceux qui n'ont pas envie de donner, je m'en fous et c'est très bien et je suis très heureux que ça soit un produit gratuit, il le restera et le jour où il ne peut plus l'être, il disparaîtra. Donc en fait j'ai envie que les gens y donnent en sachant qu'ils donnent aussi pour les autres qui ne peuvent pas donner.
et il y a très souvent des gens qui m'envoient des dons et qui me disent ça fait un an que je prends pas le temps donc c'est à eux que j'ai envie de dire vas-y là est-ce que t'arrêterais pas l'aspirateur si tu es en train de le passer la petite course, le jogging machin tu sors ton téléphone et tu vas sur le site du podcast parce que je fais un parallèle qui me concerne que moi mais je trouve que c'est un peu aussi une manière détournée d'avoir un…
j'ai envie d'utiliser le terme de suivi psy mais il y a un côté je trouve où ça fait poser énormément de questions ça nous confronte à plein de choses et avoir un outil comme ça aussi et puis vraiment genre fait pour un public LGBT franchement excessivement rare aujourd'hui et moi c'était un de mes problèmes d'en trouver un psy parce que je voulais trouver un psy qui était LGBT parce que dans ma tête j'avais l'impression qu'il allait mieux me comprendre en l'occurrence il est pas LGBT il me comprendrait bien mais par exemple il veut écouter le podcast quand je lui ai dit que je le faisais il m'a dit je veux l'écouter parce que je lui ai dit qu'il y avait des choses que je dirais ici que je serais pas capable de lui dire à lui
Du coup, je vais encore plus l'écouter maintenant. Bref. Et en fait, voilà. Donc, avoir un truc qui permet autant de…
de parler, de comprendre, d'écouter, pour entre guillemets, si on en revient un peu à un côté financier, 5 euros par mois, ça ne coûte pas très cher pour ça. Surtout que je vais peut-être avoir encore plus besoin des auditeurs si l'extrême droite passe au gouvernement en France, vu leur programme contre entre guillemets l'idéologie LGBT. Mon podcast, c'est l'idéologie LGBT. Je sais que j'ai des auditeurs qui veulent voter extrême droite et qui… J'adorerais parler avec eux.
Et en tout cas, pour dire que moi, la moitié de mes sous viennent de SexoSafe, d'un partenariat qui est une filiale du ministère de la Santé. Et du coup, je parlais à mon contact qui dit, bah oui, on ne sait pas si on sautera ou pas s'il y a un gouvernement d'extrême droite et si cette idéologie LGBT, ce que ça veut dire et comment…
Ça impacte directement. Mais dans ces cas-là, parce que moi, aujourd'hui, je suis à 2000 euros brut par mois. Donc après, une fois que tu payes toutes les taxes et tout, c'est pas ouf. Mais là, du coup, ça diviserait par deux si d'un coup, je perds… T'as combien sur les 400 ?
Sur les 400 auditeuristes qui donneraient 5 euros par mois, ce qui me permettrait d'avoir un gros SMIC, je suis à 182, je crois. Ah, ça ne progresse pas tant que ça ? Non mais pardon, excuse-moi, pas méchamment, mais c'est juste que… Pardon, c'était hyper sincère. T'as raison. En fait, c'est que dans ma tête, en plus, c'est le truc où au début, ça va tout doucement, c'est normal. Vu qu'il y a plus de gens, il y a plus de contenu, il y a plus de machins, ça explose. Ok. Du coup, donnez. Donnez, donnez, donnez. Ça augmente régulièrement ?
mais pas du tout de façon exponentielle ça va mettre du temps c'est compliqué pour les gens un produit gratuit il n'y a tellement pas de culture du podcast en France c'est gratuit et si je paye je ne gagne rien de plus
mais c'est ok en tout cas grand merci tu m'as tu es sûr que là on a débloqué au moins une personne bah j'espère bien mais je pense qu'il y a aussi le côté un peu nord-américain que je connais c'est l'idée du pourboire aussi c'est savoir juste donner en fait une somme d'argent en mode merci pour ton travail et pas du tout en mode genre qu'est-ce que j'ai en échange de ça parce qu'en France on ne connait pas en fait on n'est pas du tout dans un rapport financier enfin on n'a pas ce rapport là à l'argent mais c'est aussi en mode genre bah cool merci pour ton taf genre un serveur whatever et c'est en mode genre merci tu m'as fait passer un bon moment c'était sympa
Et en fait, c'est une manière de rémunérer la personne, de lui notifier que… J'ai des auditeurs qui disent « Ouais, mais ta plateforme de Tipeee, c'est une plateforme qui prend une partie, qui prend un petit 8%. Ça me saoule et tout. Sachez qu'il y a le lien vers mon RIB. » Ah merde, je savais pas. Je vais le faire en direct. Sur la page… Moi, je lutte les frais bancaires contre les frais bancaires. C'est ma passion dans la vie.