Lire la transcription de cet épisode
Dis-moi. Oui, je suis assez clair. Tu es impressionnant. Ah bon ? Moi, je pense que personne ne va croire ce que tu as dit dans le premier épisode, que tu n'en as jamais parlé, que ce n'est pas facile pour toi de partager. Mais moi-même, je comprends. Tu as une élocution et une aisance à partager ton histoire qui est impressionnante. Ah bon ?
Je ne me rends pas compte. Et tu me dis que tu ne l'as jamais fait avant. Ce qu'on est en train de dire de ton histoire intime, qui le sait ? Tout ce que je raconte, là ? Personne. Ou des petits bouts. Là, j'ai l'impression de faire un...
Je rassemble plein de morceaux, en fait. Et de ma partie côté genre, troubles du genre, alors là, c'est carrément personne. J'ai juste ma copine Sophie avec qui j'ai dû parler il y a trois ans de cette histoire de prendre des hormones ou pas. Je pense qu'elle n'a pas compris, elle n'a pas capté. C'est pas grave. Et puis...
Et puis les mecs sur Grindr, il n'y a qu'eux, mais je suis anonyme totalement. C'est ceux qui me draguent, qui cherchent quelqu'un comme moi. C'est les mecs qui font test pour les trans, sur les travestis. Voilà, en général, c'est les mecs comme ça. La seule fois où j'en ai parlé, c'est la dernière personne avec qui j'ai eu une relation sexuelle.
Il y a deux, trois semaines. Je vous en ai parlé. On a commencé. D'accord, je ne savais pas. Je ne voulais pas t'interrompre. Est-ce que tu es à l'aise ou tu veux que... Oui, on continue. Est-ce que tu es à l'aise qu'on n'utilise que... Oui, bien sûr. Sinon, on peut recommencer. Non, non, non, c'est bon. Non, non, non.
En fait, je n'osais pas t'interrompre et je me disais, est-ce qu'il a compris ? Non, je n'avais pas compris. Mais non, il n'y a pas de souci. Et donc, du coup, il y avait cette personne il y a deux, trois semaines. Et en fait, une semaine avant, j'avais dû acheter de la lingerie. Depuis le temps, mais j'ai mis un temps fou à acheter de la lingerie. Mais déjà, ça fait genre trois, quatre ans que j'y pense.
Pour moi, dans ma sexualité solo. Et puis, depuis un an, j'ai successivement eu des mecs qui, quand même, me demandaient des photos en lingerie. Eux, ils m'envoyaient des photos qu'ils ont eues de mecs en lingerie. Mais moi, je n'en avais pas. À chaque fois, je disais, non, je n'ai pas encore acheté. Qu'est-ce qui te plairait ? Genre, je prendrais ce qui te plaît. Un peu ça, tu vois ?
Mais je n'osais pas. Et j'ai reculé, reculé, reculé. Et là, j'en ai acheté. Mon dernier rapport sexuel, j'ai porté de la lingerie. Et je lui ai posé des questions. S'il avait été avec un trans, un travesti, etc. Est-ce qu'il aimerait que je porte des talons ? Est-ce qu'il aimerait que je porte une perruque ?
Et il était à fond dedans, en fait. Donc, dans l'épisode précédent, tu as dit que pendant dix ans, tu n'as pas eu de rapport sexuel. Et qu'au moment où tu sors le manuel du placard, donc ça, c'est le premier épisode, le manuel... Je ne vais pas dire, les gens ont qu'à l'écouter. Qu'on se contacte en même temps, parce que j'ai l'impression que tu m'as envoyé le manuel il y a quatre, cinq semaines ?
Oui, c'est après que j'ai... Tout s'ouvre en ce moment. Mais c'est ça, en fait. Parce que je pense que c'était le manuel. Au moment où je t'envoie le manuel, je fais la commande Tému, quand même. C'est quoi Tému ? Tému, c'est le site chinois pas cher. Qui fait de la lingerie. Parce qu'en fait, c'est tout bête, parce que déjà, c'est pas cher. Les frais de transport sont gratuits. Et...
Et j'ai pas... En fait, j'hésitais. Le nombre de fois que je me dis que je vais aller chez H&M ou... Et en fait, je n'ai pas osé aller au rayon femmes, en fait, prendre de la lingerie. Mais le nombre de fois où je me dis, bon, je le fais, et puis finalement, je ne le fais pas, parce que j'avais...
J'avais peur, en fait, de le faire. Je n'étais pas à l'aise. Et du coup, sur le site Internet, je me suis dit, là, bon, ce n'est pas cher. Si ce n'est pas ma taille, ce n'est pas grave, finalement. Donc là, j'ai pris des petites choses. Et je les ai portées. J'ai pris des photos avec. Et puis, le mec qui voulait de la lingerie lui a dit, et ça, ça te plaît ?
Il était génial. C'était bien avec ce... C'était... Ce mec... Oui, c'était bien. C'était bien.
Oui, oui, c'était bien. Il a été très bien. Dans mon plaisir, il a été très bien. Après, c'est vrai qu'il cochait pas toutes les cases forcément qui m'excitent, en fait. Alors, il est très grand, ce qui est pas mal, mais très, très mince. Moi, j'aime les mecs un peu plus... Moi, j'aime les mecs un peu gras, même, tu vois, un peu...
Et puis jeune, il était vraiment jeune. Je ne comprenais pas, il avait 28 ans. C'est un peu bizarre, mais lui, ça ne le dérangeait pas du tout. Apparemment, il était... Mais après, je sentais que c'était quelqu'un de 28 ans. C'est très jeune, 28 ans. Il avait une... Voilà, c'était...
Mais bon, c'était un bon moment. C'est très jeune pour toi. Oui, c'est très jeune quand même. Mais c'est très curieux parce que c'est très souvent de ces âges-là qui me contactent. Ah ouais ? Ah ouais, comme ça ? Non, excuse-moi, en fait, tu m'embarques. Non, non, en fait, moi, j'ai appris au fur et à mesure de ce podcast et des témoignages, il n'y a pas de normes.
Oui, oui, oui. Moi, ça ne m'étonne pas du tout qu'il y ait du désir à plein d'endroits. Qu'est-ce qui t'étonne, toi ? Ce qui m'étonne, c'est quand même très, très couramment sur les sites, les mecs, ils veulent des gens qui ont 20 ans de moins qu'eux. Ah oui ! Et c'est...
Et les mecs qui pourraient me correspondre plus, c'est à partir de 45 ans déjà, 50 ans, moi j'aime bien. En fait, ils veulent les mecs qui ont 30 ans, 25 ans. Normalement, ce que tu rencontres plus, c'est des gens qui veulent des plus jeunes ?
C'est chouette, toi ? Oui, mais en soi, ça ne me dérange pas. Parce que finalement, comme je... Un des moments que j'ai passés l'année dernière avec un mec, le mec, je lui dis, mais finalement, oui, c'est vrai que c'est pas l'âge qui est important, c'est l'attitude. C'est l'attitude, en fait, qui importe. Après, l'âge, c'est vrai que c'est pas important.
Tu m'as dit pendant qu'on a préparé cet entretien, je cite, j'ai toujours trouvé ça ridicule les hommes âgés qui se féminisent. Ah oui, oui. Mais j'ai du mal avec ça. C'est vrai. Mais il y a deux semaines, ça s'est très bien passé. Oui, ben oui, oui. Mais tu t'es senti ridicule ?
J'ai eu peur d'être ridicule et je lui ai demandé tout de suite, est-ce que ça te va ? Comme ça. J'avais besoin qu'il me dise, c'est très bien. Parce que, ouais, c'est... C'est-à-dire que j'ai pas un corps... Mon corps est rechangé, il est plus tout à fait pareil qu'avant. Et la lingère féminine, elle pardonne pas.
Ah ouais ? Un string, ça pardonne pas. Ah ouais ? S'il fait son pas belle, ça se voit tout de suite, en fait. Donc, c'est vrai que c'est un peu... C'est vrai que c'est un peu... C'est ce qui me pose difficulté, en fait. T'as dit quoi ?
lui ça lui allait très bien il m'a dit oui on n'est pas tous parfaits il m'a dit un truc comme ça mais ça va très bien je l'aime bien lui
Et ça t'a détendu ? Ah bah oui, du coup... Mais en même temps, c'était... Il faisait un peu les petites lumières, on n'était pas en plein jour avec les spots, tu vois. Il y avait un côté un peu sombre. Tu n'étais pas dans une clinique ? Voilà. Et je ne me suis pas tourné dans tous les sens pour qu'il voit tous les détails de moi, tu vois. Je faisais un peu l'intention de me mettre un peu en valeur, en tout cas. Voilà.
Mais tu sais, moi, je me retrouve énormément dans ce que tu dis. Quand j'ai un rapport sexuel avec quelqu'un, j'ai besoin... Je travaille sur mon estime de moi et sur m'aimer tel que je suis. Très compliqué. Donc du coup, moi non plus, je ne fais pas l'amour dans des cliniques très bien éclairées.
Et je te rejoins vachement et ça me fait du bien, tu vois, quand le partenaire me dit qu'il me trouve beau. Ben oui, oui. Et c'est important, en fait. Je ne trouve pas ça... Je suis à l'aise. En effet, il faut que je fasse un travail sur moi. Il ne faut pas que l'autre possède mon droit à la beauté, quoi, tu vois. Mais à la fois, dans le moment intime qu'on crée ensemble, de se dire t'es beau, moi, je le dis aussi. Génial, ah oui. D'ailleurs, moi, je le dis.
c'était pas un truc que je disais mais maintenant je le dis très facilement les fois je lui ai dit t'es très beau voilà alors je lui ai pas dit qu'il est pas complètement mon genre finalement mais ça c'était pas grave l'important c'est que je le trouvais très beau déjà c'était vrai mais je pense que c'est bien ça fait toujours plaisir t'as kiffé ou pas ? j'ai pas kiffé non j'ai pas kiffé
C'était très bien parce qu'il n'a pas fait ça en 10 minutes. Il est resté 2-3 heures avec des actions un peu calmes. Ça a été des modulations comme j'aime bien. Il n'y a pas eu la recherche de la performance. Il n'y a eu pas la recherche de l'éjaculation. C'est de se faire plaisir.
Moi, de toute façon, ça me va puisque je... J'ai pas d'éjaculation avec un partenaire. J'ai même plus... Parce que là, je pense à un de tes posts sur l'orgasme... Prostatique. Voilà. Sur Instagram. Sur Instagram. Je sais qu'il faut que tu écoutes mes podcasts. Oui, oui, oui. Mais j'en ai écouté un hier. Mais celui-là, je me suis dit, quand je l'ai vu ce matin, il faut que je l'écoute. Mais bon, pour dire que...
Même ça, je sais que je n'arriverai plus à l'avoir. Je l'ai eu. Même l'orchestre prostatique ? Oui, je l'ai eu à des moments très fugaces, en fait, dans ma vie. OK. Et pourquoi tu ne pourrais plus l'avoir ? Parce que... Parce que... Parce que j'ai... Mon anus est très dilaté.
Et en fait, quand j'ai un rapport sexuel, il se dilate énormément, en fait. Mais vraiment, et ce qui fait que c'est plus possible, en fait. Mais l'orgasme prostatique est lié à la prostate. Oui, mais si, parce qu'en fait, quand il est très dilaté, ça devient autre chose.
Le chlore gastrostatique, c'est la stimulation de la petite boule qui est à 4 cm de ton anus. Si la porte d'entrée est plus ouverte, j'aurais envie de dire qu'on va mieux l'atteindre. Non, pas forcément. C'est un professionnel de sexologie ou de santé qui t'a dit ça ? Non, mais c'est mon expérience.
Que je respecte, mais que je challenge un peu. Donc, je t'invite. Je t'invite samedi 23 mars. Les gens, quand ils vont écouter ça, ça sera passé depuis longtemps. Mais en fait, l'épisode sur l'orgasme prostatique, on va l'enregistrer en groupe. On va se rencontrer entre auditeurs à Paris et après enregistrer un cercle de paroles où tu n'es pas obligé de participer. Chacun peut prendre la parole à sa guise. Et on va partager nos expériences, nos astuces.
je questionne mais il faut qu'on demande à un sexologue oui oui oui la possibilité que tu puisses ne pas on revient toi même tu connais ton corps tu es le meilleur allié de toi même et puis finalement je sais que le plaisir je vais l'avoir justement sur la durée sur un partenaire qui va me pénétrer de manière très longue en fait et c'est pas ce qu'a fait grand homme de 28 ans
Il l'a fait un peu, mais ça aurait pu être plus, en fait. J'ai une proposition à te faire. J'ai envie de te dire une idée que j'ai et tu me dis si ça s'applique ou pas pour toi. Tu n'as été autorisé à vivre pleinement, entièrement, complètement ta sexualité ?
de femme que dans le fantasme et le contrôle total de ton imaginaire dans lequel tu étais en sécurité et qui était le seul endroit qui était possible et safe de faire vivre cette sexualité.
Et donc tu as créé tout un tableau avec des critères, avec voilà comment mon partenaire est, etc. Et qu'aujourd'hui, alors qu'on ouvre le placard, alors qu'on se dit tiens, je vais aller vivre ça avec des vrais gens, est-ce qu'il y aurait une mise à jour pour qu'en fait tu sois présent à ton plaisir ? Ça ne veut pas dire on se force et on a des rapports...
qui ne sont pas heureux. Mais peut-être que... Est-ce que tu as l'impression qu'il peut y avoir une mise à jour ? Parce que dans la réalité, le partenaire va t'ouvrir des nouvelles portes, va te faire sortir d'un imaginaire. Qu'est-ce que tu en penses ? C'est là où je reviens à ce que j'ai pu dire auparavant sur la relation de couple.
Sur une durée. Alors, je ne cherche pas forcément une relation de couple. L'idéal, oui, ce serait ça. Mais quand on me demande ce que je cherche, je cherche une relation suivie. Pourquoi une relation suivie ? Parce que je sais que ce n'est pas avec un premier rapport sexuel qu'on arrive à... Oui. Qu'on arrive...
Au bout, à quelque chose de... Une harmonie parfaite. L'idéal, c'est de l'harmonie parfaite, mais en tout cas, c'est sûr qu'un premier rapport sexuel, c'est pas... On n'y atteint pas. Il faut un peu du temps. Et mieux on se connaît, mieux on se comprend, et mieux on peut arriver à prendre plaisir. Et en plus...
Moi, je sais que la puissance, je dirais la puissance de l'amour, aimer, ça déclupe le plaisir, en fait. L'ouverture de soi, le plaisir. C'est ça qui t'a manqué avec grand homme de 28 ans ? Bah oui, oui, oui, c'est sûr, c'est sûr que... Parce que là, tu me disais, il coche pas toutes les cases. Tout à l'heure, tu m'as dit... Oui, oui, oui, oui, oui.
Oui, il coche pas toutes les cases dans le sens où... Il coche pas toutes les cases parce qu'il était... En fait, il a fait ce que j'ai... J'ai eu deux, trois personnes quand même qui me l'ont fait. Et c'est souvent le même cas, des jeunes. Pendant le rapport sexuel, ils sont avec leur téléphone. Ah ouais ? Oui. Oui.
Attends, mais raconte-moi ça. Écoute, je ne sais pas. Je pense que c'est la génération, mais c'est au moins le troisième qui me fait ça. Tu peux me décrire la scène que je comprends ? C'est souvent lors de la fellation, par exemple, dans la variation du rapport sexuel.
Le moment un peu de pause, entre guillemets, c'est que je lui fais une fellation. Voilà. Assez longuement, en fait, finalement. Et il est avec son téléphone et il... Voilà. Ok. Mais ça, ça peut être le fantasme, tu sais, pareil, genre...
Un peu, justement. En pacha. Ouais, c'est ça. Un fantasme un peu pacha. Homme macho qui fume une cigarette, joue à la console, etc. Voilà, voilà. C'était peut-être pour incarner ça ou tu penses qu'il était en train de faire... Non, parce qu'il l'a fait quand même un peu trop. Il y a un moment, si tu veux, il faut moduler les choses tout de même. C'était trop, ouais. Là, c'était un petit peu trop et...
Voilà. Tu lui as dit ? Non, non, je ne lui ai pas dit. Le but, ce n'est pas de mettre mal à l'aise. Non, non, non, non. Et puis, en plus, il y avait une érection qui commençait vraiment à affaiblir. Bon. Tu as envie de le revoir ? Alors, si je ne te réponds pas spontanément, c'est que c'est plutôt oui, non.
Non mais il me recontacterait, mais il ne faudrait pas qu'il me demande ça tout de suite en fait. Il faudrait qu'il me demande un moment un peu éloigné où je dis tiens oui ça fait un petit moment que je n'ai pas eu de rapport sexuel, ça ne serait pas moi qui vienne. Ça pourrait être rigolo de faire différemment et de le contacter et de...
De lui poser des questions, d'essayer de créer un dialogue. En tout cas, je sens que tu as peut-être bof envie, mais pour moi, c'est pas possible. Et c'est vraiment mon opinion et mon cheminement. Mais ma sexualité, si je communique pas avec mon ou mes partenaires...
c'est pas magique en fait ils peuvent pas lire dans mes pensées et du coup mettre en mots permet soit de valider que l'autre a pas le même désir que moi et qu'il y a une incompatibilité et puis on en décide ce qu'on veut tu vois soit qu'en fait il y a une forme de quiproquo et très souvent moi on me dit ah mais j'ai cru que t'aimais ça et tout mais non et en fait les gens on tente sans cesse de lire dans les têtes des uns et des unes et des autres
Et en fait, on lit le mauvais truc parce que j'ai gémi à un moment où il était en train de faire je sais quoi. Il se dit bah tiens, il aime ça alors que non, je gémissais. Oui, oui, oui, mais c'est sûr. C'est pour ça que la relation suivie, ça permet d'affiner les choses tout de même. C'est ça. Et pourquoi pas avec lui, du coup, une relation suivie ?
Tu le sens pas trop ? Ouais, non, je le sens pas trop. Non, voilà, tout simplement. Il est charmant, il est... Alors, si, je sais pourquoi. Ah. Si, oui, oui, oui, oui. C'est pas forcément une bonne raison. Il fait comme job ce que j'ai fait quand j'étais jeune. Ok. Il travaillait dans la mode et moi, quand j'étais jeune, j'ai travaillé dans la mode. Ok. Et c'est drôle, ça fait une espèce de...
quand tout à l'heure je te parlais de différence, du coup, tac, d'un seul coup, il était comme moi. Ok. Toi, ce qui t'excite, c'est ça. Voilà, quand même qu'il y ait quelque chose de très différent. Et là, d'un seul coup, paf, on a discuté un peu de mode. Mais du coup, c'est pas un amant, c'est un pote, mais c'est pas un amant. Ça t'inspire pas, ouais. Je comprends.
On va recontacter le brésilien ou pas ? Donc je crois que c'était au premier épisode où tu as raconté comment il y a presque un an ou tout pile un an, un homme brésilien habitant à Londres te contacte sur Grindr et met des mots exactement sur ce désir
que tu as d'être une femme, donc il te valide en ce sens. Il dit que lui, il a envie d'être l'homme et toi, tu seras la femme. Et tu as dit, ça m'a fait une explosion dans la tête, les portes se sont ouvertes. Vous avez eu un échange pendant quelques semaines, puis il a coupé les ponts. Mais moi aussi, quelque part. Et toi aussi ?
et toi tu as tout effacé parce que moi je te posais en premier épisode je te disais parce que moi je suis très je suis très je sais pas comment le dire de façon pas péjorative mais je suis un forceur c'est que négatif j'ai remarqué
En quel sens ? Non, mais tu es très direct. Tu vas poser des questions super précises. Dans l'intime, en fait, tu vas creuser. Tu vas dire des choses, vraiment. Tu vas demander, poser des questions. Je m'en suis rendu compte avec le poste. J'avais déjà écouté un avant, mais là, celui d'hier, c'était sur Paul.
Paul est le HIV. Et c'est vrai que je me dis, ah ouais, tu es terrible. Tu pointes le doigt, tu mets le doigt dedans. Vraiment. Et tout mon enjeu, c'est d'accueillir qui je suis. Parce que dans ma vie privée, intime et tout, je suis cette puissance décidée. C'est bien.
Et puis, ça glisse vers force relou dans les moments parce que je suis un être humain et qu'à toute force, il y a son pendant de faiblesse. Après, c'est ton interlocuteur qui fait avec aussi, qui contourne, qui... J'ai envie de prendre soin de l'autre. En tout cas, toujours est-il que moi, quand je t'entendais dire tout ça, j'étais là, attends, on va retrouver son numéro. On va le recontacter. J'étais un peu dans ce délire-là.
Et là, bam, tu me dis, hier soir, il t'envoie un like, une tape sur Grindr. D'où ma question. Là, si tu devais décider maintenant, tout de suite, tu n'avais pas le choix, est-ce que tu le recontactes ou pas ? Alors, je ne sais... J'attends que c'est lui qui doit me recontacter, en fait. C'est lui qui doit m'envoyer un petit mot. S'il ne m'envoyait pas un petit mot, c'est que, bon, voilà, ça reste là. S'il m'envoie un petit mot...
Je lui rappelle s'il me souvient de moi ou pas. Mais en tout cas, j'aimerais bien juste le rencontrer. Pas forcément pour qu'il soit mon amant à nouveau. Enfin, qu'il soit mon amant réellement ou pas. Non. Mais j'aimerais bien qu'on se voit la prochaine fois qu'il vient à Paris. C'est sûr. Je lui demande. On prend un verre. On discute. On se voit.
Juste pour que cette histoire de l'année dernière, même si elle était virtuelle, au moins qu'on se rende compte, qu'on se parle, qu'on se regarde dans les yeux. Il a fait le premier geste avec cette tape ? Oui, mais après, j'ai répondu. J'ai fait une tape. Hier soir, tu as retapé ? Ce matin, j'ai retapé. Sauf qu'apparemment, il ne s'est pas reconnecté.
Avant de venir, j'allais à nouveau, toute la matinée, regarder si... Apparemment, il ne s'est pas... Pourquoi tu ne souhaites pas lui envoyer, toi, un message ? Hum...
Là, Pascal, je vis ma pire vie. C'est comme dans les films romantiques, où genre, les gens qui s'aiment... Tu sais, ces films romantiques où genre... J'ai pas d'exemple qui me vient en tête, mais genre, ils passent à deux millimètres l'un de l'autre, simplement parce que...
Pour un peu ces trucs-là, quoi. Et moi, quand je regarde ces films, franchement, je suis en ébullition. Sache que ma vie de leader décisif slash forceur n'est pas plus belle qu'une autre, donc je dis pas que j'ai la solution et tout, mais moi, je suis là. Écris-lui un putain de message. Ton désir, c'est de le rencontrer. En fait, on va pas s'inventer toute une histoire de s'il avait vraiment envie, il m'enverrait un message et tout. Non. Genre, toi, t'as envie ?
On va lui écrire un putain de message. Mais après, étant donné que c'est ta vie et pas la mienne... Non, non, mais c'est... Tu viens de me faire changer d'avis. Non, mais c'est vrai. C'est vrai, je savais pas...
Parce qu'effectivement, moi, ce n'est pas pour avoir une relation avec lui. Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Il n'est pas libre. Il est marié. Ah oui, c'est vrai. Il est marié. C'est vrai. Il est marié avec des biens immobiliers en commun. C'est un mariage... Voilà. Même s'il m'avait dit qu'il ne se passait plus rien entre eux, mais c'est un...
Je peux comprendre. Ça fait genre 20 ans qu'ils sont ensemble. Mais qu'est-ce que tu t'en fous qu'ils soient copropriétaires ? Non, non. Ce que je veux dire, c'est que c'est un couple qui ne se défaira pas. En termes de leur propriété ? Mais intimement et sexuellement et romantiquement ? Non, non. En plus, ce n'était pas du tout ce que lui... Il a été clair. Il n'y avait pas question de se... Non, non. Il était avec lui. Moi, j'ai essayé
J'ai essayé de voir comment il voyait les choses. J'ai compris que non, il était marié. J'ai mis le doigt. J'ai un peu provoqué quelque part pour voir s'il y avait une ouverture ou pas.
Parce que moi dans ma vie, comme je l'ai déjà dit, j'ai tellement vécu de relations avec des mecs qui étaient... Indisponibles. Indisponibles. Et j'ai eu plusieurs fois, j'ai espéré quand même. Tu peux pas imaginer dans ma vie, tu peux pas imaginer combien j'ai pleuré dans ma vie. C'est inimaginable tout ce que j'ai pleuré dans ma vie. Et des fois, c'était à chaque fois des histoires d'amour en fait, à chaque fois où j'ai pleuré énormément. Et c'est vrai que...
Stop, quoi. Ça sert à rien. Ça sert à rien. Mais t'as raison de dire que envoyer un message, c'est être prêt à vivre une aventure, si jamais en face, il y a un répondant, et une aventure qui peut blesser, qui peut rendre triste. Peut-être que tu as raison de ne pas envoyer de message et que c'est pas le moment et que je fais une bête erreur à...
Et que tu prends soin de toi en n'ayant pas de message. Avec une petite contradiction de la tape de réponse, mais on la pardonne. Non, j'en reviens quand même toujours à ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est que prendre un verre avec lui, ouais, ça serait bien. Parce qu'en fait, finalement...
On n'a pas mis le mot fin de la relation. Finalement, ça serait peut-être bien de mettre des mots, en fait, sur... C'est drôle parce que je ne pense pas au mot fin, du coup, maintenant. Ça peut être juste un ami, quelqu'un que... Voilà, tout simplement...
Oui, moi, là, ce que je vois plutôt, c'est plutôt de... Moi, ce que j'aimerais mieux, c'est de le voir en vrai. On se voit en vrai, comme ça, voilà. Il n'y a plus peut-être un petit fantasme qu'on s'est construit l'un et l'autre sur l'autre. Et puis, toi, tu étais une autre personne. Tu as cheminé énormément. J'ai cheminé beaucoup, parce que finalement, au début, en y réfléchissant, je ne suis pas sûr que lui, le côté...
Parce que c'est vrai que c'est avec lui que la première fois où j'ai évoqué l'idée d'un trouble du genre. C'est vrai que c'est avec lui que j'en ai parlé. Et je ne pense pas qu'il était dans le truc d'être avec une trans. Je suis en train de dire que j'ai envie d'être une trans, mais...
Mais finalement, je suis allé peut-être plus loin que ce que lui, il a envie. Sous le côté féminin, finalement. Mais comme j'ai tout effacé, je ne peux pas avoir le recul, finalement. Peut-être que lui aussi a changé. Et puis peut-être que lui a changé, effectivement. Mais bon, voilà. Non, non, mais tu as raison. Je pense que je vais...
Je vais ouvrir un petit mot. Si je comprends bien, si on regarde là la suite et ça va être la fin de notre échange, qu'il y a un moment où tu veux ouvrir, t'ouvrir, notamment dans tes rapports sexuels, t'as envie de reprendre en fait, en étant plus toi ?
Mais ce que j'entends, c'est que tu ne cherches pas de sex friends, tu ne cherches pas d'amitié sexuelle sans engagement. Tu as envie de vivre cette sexualité avant tout dans un couple monogame, c'est ça ? Avec un engagement. Oui, mais ça, c'est dans l'idéal. C'est l'idéal, ça, évidemment. Mais je suis réaliste. Pour arriver à ça...
Pour arriver à ça... Mais je... Mais je... Mais j'ai de l'espoir que ça puisse arriver. Je me dis que ça peut arriver, comme ça ne peut pas arriver. Mais je me dis... Mais au moins, j'aimerais bien au moins avoir une relation suivie. Quelqu'un que je vois régulièrement, de temps en temps. Voilà. Ça, ça serait vraiment... Déjà, je serais content de ça. Ça serait vraiment...
Oui, j'aimerais beaucoup ça. Oui. Et ça me fait bizarre même de le dire, parce que ça fait dix ans quand même, plus même, peut-être même plus de dix ans, où c'était niet. C'était totalement niet. Et là, maintenant, oui, oui, non, non, c'est... Ça serait bien. J'aimerais bien, voilà, j'aimerais bien une dernière fois, au moins, une dernière fois, revivre...
Parce qu'être amoureux, c'est quand même formidable. Parce que même si c'est une relation suivie, épisodique, moi, ça ne m'empêche pas d'être amoureux. Même si l'autre, non. Mais moi, d'avoir quelqu'un dans ma tête, déjà, ça serait d'éprouver des choses, d'éprouver des choses en soi pour quelqu'un. Avoir quelqu'un en tête, c'est déjà... C'est très fort. C'est très fort, ça.
J'ai un jugement qui n'arrête pas de revenir dans ma tête. Ça t'émeut, ce que tu as dit ? Ben oui ! Ben oui, mais c'est ça... J'en reviens à... Parce qu'en fait, ça me renvoie encore à mes 15-16 ans. Où moi, j'ai rêvé de me marier avec un homme, en fait, de faire ma vie avec un homme.
Et finalement, je reviens à ce premier désir, en fait, et que j'aimerais bien le vivre encore un peu. Tu as eu l'impression que dans ta vie, tu l'as déjà vécu, ce rêve, avec les relations que tu as décrites ? Très peu, finalement. Ça ne correspondait pas à ce premier désir ?
C'était pas tout à fait... Alors bref, c'était normal. À 15 ans, 15-16 ans, on imagine des choses. Mais j'imaginais quelque chose de vrai, en fait. En fait, je rêvais d'une...
je pense que c'est un peu tout le monde, il me semble, c'est d'allier l'amour, les sentiments et la sexualité. Ça c'est un truc, pour moi ça a toujours été un truc, mais d'une puissance
et finalement maintenant je me dis mais c'est ça le plus important si on arrive à ça on va peut-être pas le vivre toute sa vie mais à des moments dans sa vie et quand on le vit c'est une explosion dans la tête et c'est des souvenirs et ça reste ça reste en soi
En avant ? Bien sûr que tu es sur ton chemin. Je ne sais pas, mais en tout cas, je suis content de... Enfin, content, ce n'est pas le terme, mais de désirer de vibrer à nouveau, c'est pas mal. De vibrer de cette manière-là. Finalement, c'est de vibrer...
De cette manière-là, telle que j'ai pu l'imaginer il y a très longtemps, mais en même temps, avec mon cheminement, ce que je suis vraiment. Oui, parce que c'est un amour à une sexualité encore plus authentique. Ben oui, exactement, exactement.
sur lequel tu es en et que tu mets en mots oui bien sûr parce que c'est vraiment une sexualité assumée vraiment et qu'on peut vivre il n'y a pas d'entrave de peur tu as des postes sur la peur de la pénétration il y a des peurs à mes postes Instagram oui voilà dans tes postes sur la peur de la pénétration moi j'ai dépassé tout ça maintenant
Voilà, j'ai un plaisir... Voilà, j'ai un plaisir énorme, en fait. C'est pas l'extase, mais j'ai un plaisir, c'est comme un massage qu'on me fait, en fait. Sexuellement. Tu vois, c'est un truc...
Je vais t'offrir le jugement qui se secoue dans ma tête et qui est un jugement, donc c'est une opinion. Je pense que je parle plus de moi que de toi, tu sais, comme toute opinion. Mais je trouve que parfois, ça peut être des cadeaux parce que du coup, en écoutant ça, ça fait résonner des choses en nous ou pas. Et moi, je suis resté bloqué au moment où
Le mec grand, fin de 28 ans, qui avait tout un tas de trucs chouettes, un des éléments qui bloque, c'est que lui aussi, il est dans la mode et que toi, tu as été dans la mode. Et je suis resté un peu bloqué là-dessus parce que j'ai...
Je crois que moi, dans mon chemin, atteindre mon authenticité et des rencontres sexuelles et amoureuses authentiques, ça m'a vraiment aidé de lâcher certaines croyances ou certaines limitations qui venaient d'une autre époque de moi-même et dont je n'avais plus besoin aujourd'hui, tu vois. Et quelque part, j'avais tout un tas de critères. Et quand j'ai remis de la conscience sur non, mais en fait, qu'est-ce qui m'importe vraiment ?
J'aurais jamais vécu les relations et les belles choses que je vis aujourd'hui, tu vois. Et après, attention, mettre de la conscience, c'est valider certains critères où tu te dis, ça, c'est vraiment très important pour moi. Et ça, moi, je peux pas le savoir à ta place. Mais, ouais, ça me picote quand même où je me dis, attends... Ouais, ça me saoule, quoi. Je suis là, ben...
Ouais. Bon, mais ça, c'est... Est-ce qu'on en a à foutre que t'as été dans la mode ? Oui, oui. Non, mais après, quand je te dis ça, il y a d'autres éléments dont j'ai pas super envie de parler, mais il y en avait d'autres qui font que, bon... C'est non. Mais de toute façon, c'est non et c'est non. Moi, je remets pas en question ton ressenti.
Mais j'utilise ton propos en disant, tiens... Non, mais t'as raison. Ce que tu dis, t'as tout à fait raison. J'en suis conscient. D'ailleurs, je sais qu'on peut se donner des limites. C'est nous-mêmes, on se donne des limites dans les critères, tout ça. Mais je le sais. C'est pour ça que j'ai des critères. Mais en même temps, parce que le mec, là, j'aurais pu tout de suite dire non. Oui.
Tout de suite. Il m'a montré sa photo, je disais non. Tout de suite. Je ne l'ai pas fait. Tu vois, j'ai ouvert quand même. Je me dis bon, il ne correspond pas tout à fait à mes critères, mais bon, voilà. Allons le sucer.
Entre autres. T'as bien raison. Merci. Je t'en prie. On l'a fait, Pascal. Bon, écoute, incroyable. Tu te sens comment ? Très bien, oui. Très bien.
C'est une conversation, finalement. Je ne pensais pas que ça serait fluide comme ça. D'ailleurs, c'est assez étrange parce que je n'ai pas l'impression qu'on a été enregistré là. C'est comme si tout ça avait disparu, comme tu me l'as dit avant.
Tout ça avait disparu. Tout ça, c'est... Les micros, voilà. Mon ordinateur. Voilà, tout ça. Là, tu pointes aussi mon canapé et moi-même. Non, non, mais en fait, on aurait pu... La conversation qu'on vient d'avoir, on aurait pu la voir sans enregistrement. Oui, bien sûr.
Pourquoi faire un podcast ? Je pense que là, si je vois un ami après, je lui dis que c'était magnifique, que t'es magnifique, Pascal. Bien sûr. Et je vois tout à fait un pote me dire, mais du coup, pourquoi cette personne qui n'a jamais parlé, le premier truc qu'il fait, c'est parler publiquement sur un podcast ?
Et je ne suis pas sûre de savoir. Tu sais, toi, pourquoi tu as dit oui à mon invitation ? Et puis, tu sais, tu as dit, j'ai mis plusieurs semaines à te répondre. Je me disais... Oui, oui, oui. Je ne sais pas, en fait. Je n'en sais rien. Non, je n'en sais rien. Si. Si, parce qu'en fait...
Parce que depuis un an, quand même, je me dis, est-ce que je vois un psy ou pas ? Et je ne sais pas, depuis un moment, je repense au psy que j'ai eu il y a une vingtaine d'années. Et quelquefois, je me dis, ça serait bien que je parle à quelqu'un. J'aimerais bien lui parler, à ce psy que j'ai eu il y a... Je pense que je vais...
Je pense que je vais faire une tentative de le retrouver. Je sais qu'il est à la retraite, mais j'ai envie de lui envoyer un petit mot. Tu te sentais en sécurité sur ces questions-là avec lui ?
Non, on ne parlait pas. L'histoire du genre, du trouble du genre, non. À ce moment-là, ce n'était pas du tout dans ma tête. D'ailleurs, même, il y a des choses sexuelles que je n'ai jamais parlé, d'ailleurs. En fait, ma relation avec...
Mais c'est en psy avec lui, c'était surtout sur ma relation avec mon ex, cette relation qui était un peu compliquée. C'était ça le nœud du problème. J'étudie les travaux d'une chercheuse qui s'appelle Brené Brown.
et qui est connue notamment parce qu'elle a fait un TED Talk. Tu sais, un TED, c'est ces présentations d'une quinzaine de minutes très à l'américaine. Tu vois à quoi je fais référence ? Des vidéos en audio et en vidéo. C'est des gens qui viennent te raconter une histoire et te partager un savoir en une quinzaine de minutes avec...
Et donc elle s'est fait connaître là-dessus avec un TED, avec une vidéo sur la vulnérabilité et tout son travail de recherche, c'est autour de la honte. Et c'est une américaine texane...
Et dans les ouvrages que je lis, son travail montre qu'elle compare la honte aux gremlins de Steven Spielberg. T'as vu ce film ? Tu sais, ces petits monstres de poils qui meurent à la lumière du jour. Et elle dit...
La honte, bien sûr, nous empoisonne. Et la mettre à la lumière, c'est-à-dire s'autoriser à être vulnérable. Première étape, attention. Deuxième étape, directe, elle dit, et être accueilli avec empathie. C'est pas juste genre, je m'expose en vulnérabilité. C'est qu'en face, il y a un accueil empathique. Et l'empathie, elle le décrit très joliment. C'est pas... Bon...
Je sais pas comment bien le dire, mais c'est pas... C'est une écoute accueillante. C'est pas forcément une validation, c'est pas forcément te prendre le pouvoir en te disant ce que tu dois penser ou comment... Mais c'est d'être à l'écoute et à dire tu as le droit, je t'écoute, ce que tu dis est vrai, tu vois. Et elle dit, dans toutes ses recherches, 90% de la honte et de ses dégâts disparaissent alors.
Bien qu'avec ça. Et après peut s'ouvrir la suite de qui je suis sans cette honte ? Comment cette honte m'empêcher ?
Et qui je peux m'autoriser à être ou à faire ou à... Quel pont je coupe et quel pont je construis. Comment je change ma vie à partir de là, tu vois. Et on garde la honte à une emprise sur nous parce qu'elle nous fait croire qu'elle nous protège, parce qu'on croit que le manuel dans le placard est nos secrets dans le placard. Mais quand je dis nos, c'est les tiens et les miens, tu vois. Aujourd'hui, j'ai parlé de cage de chasteté. Hum...
qui est un endroit très vulnérable pour moi. Non, je n'ai pas envie que n'importe qui l'entende, tu vois. Et à la fois, une fois que cette peur d'être rejetée, d'être exclue parce que je partage ma vulnérabilité est anéantie, une fois que le Grimlins est à la lumière du jour, il y a un truc merveilleux qui se passe. Tu peux construire plein de ponts.
Je peux acheter des cages. Tu vois ce que je veux dire ? Je peux vivre mon histoire de cage. Mais du coup, c'est vrai que... C'est pour ça, à mon avis, que tu as fait le podcast. J'ai fait le podcast parce que j'avais besoin d'exprimer. J'avais besoin d'exprimer...
ce qui se passe en fait en moi tu vois il y avait un truc et si c'était pas toi depuis un moment c'est un psy tu vois que je me dis est-ce que je vois un psy est-ce que j'aimerais bien revoir mon ancien psy pour lui parler finalement de voilà de raconter le cheminement en fait tu vois il y a un truc et que finalement si j'ai accepté avec toi c'est que finalement j'avais besoin de
d'en parler, tout simplement. Même si j'ai aucune conscience que... Moi, c'est comme si c'était une conversation privée. J'ai aucune conscience que ça puisse être écouté. S'il y a justement des gens pour qui ça résonne, qui ont envie d'envoyer un message, est-ce que t'aurais envie que j'ajoute une adresse e-mail fictive ? Enfin, pas fictive, mais t'inventerais... Est-ce que t'aurais envie que des gens puissent échanger avec toi suite à ça ? Ou pas ?
Oui, oui. Il n'y a zéro obligation. Oui, oui, oui. Non, non, non, mais oui, tout à fait. Mais après, mettre un lien... On verra dans le défi de l'épisode, on verra ce qu'on met. Voilà, on en discute. D'un truc qui garde ton anonymat. Voilà, OK. Si, voilà, si. Mais moi, ça m'a... Le travail de Brené Brown sur s'autoriser à être vulnérable, à être vu, à être entendu...
Qui nécessite quand même une empathie en face, c'est-à-dire juste être reçu par de la violence, ce n'est pas réparateur. Mais en fait, je me suis dit, mais c'est tellement ça qu'on fait sur ce podcast. Et c'est pour ça que pour moi, ton témoignage, il est magnifique. C'est parce que...
C'est pour ça, quoi. Mais tous les témoignages sont beaux et transforment la vie des gens qui écoutent et la vie des gens qui les partagent. Ça nous fait du bien. Moi, tu m'as fait du bien, aujourd'hui. Écoute, c'est incroyable. Merci. Je t'en prie. Merci, en tout cas, de ton invitation. Inattendu. Inattendu que je...
que j'accepte, en fait. Est-ce que tu veux dire une dernière mafouille ou on s'arrête là ? Non. Merci. Merci pour ce moment. Voilà. Top. À rendez-vous dans 5 ans ? 10 ans ? Je vais te dire où j'en suis.