4 secrets d’une sexothérapeute (1/3) De quoi mon corps a besoin ?

Partie 1 sur 3

Nathalie Giraud est sexothérapeute et anime des stages de tantra : elle explique pourquoi ralentir et écouter son corps change la qualité du plaisir, là où l’automatisme du porno l’étouffe.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Elle invite à se masturber sans porno ni fantasme, en respirant, pour écouter ce que le corps dit vraiment
  • Ralentir un geste, comme un doigt qui court doucement sur la paume, réveille des sensations que la rapidité étouffe
  • La honte ne nous appartient pas : c’est un jugement extérieur qu’on porte comme un manteau, dit Nathalie

💡 Les conseils de la sexothérapeute

Nathalie Giraud est sexothérapeute et anime des stages de tantra.

Comment pratiquer une masturbation plus consciente pour mieux se connecter à son corps ?

Pour Nathalie Giraud, il s’agit de couper le pilote automatique du porno ou du fantasme et de se concentrer sur sa respiration. Ralentir permet de sentir ce qui se passe vraiment dans le corps plutôt que de foncer vers la décharge. Elle conseille d’utiliser une huile comme la noix de coco ou le sésame pour nourrir la peau et poser la main comme pour une première rencontre avec son sexe.

Pourquoi ralentir pendant un rapport sexuel augmente-t-il le plaisir ?

Pour Nathalie Giraud, plus un geste est rapide et intense, plus la sensation est forte mais brève. Un toucher très lent laisse au contraire le temps à la peau et à ses terminaisons nerveuses de se réveiller et de diffuser le plaisir plus largement. C’est cette lenteur, dit-elle, qui permet de se reconnecter à des zones du corps habituellement délaissées.

D’où vient la honte liée à la sexualité et comment s’en libérer ?

Pour Nathalie Giraud, la honte est un jugement extérieur hérité de la famille, de la religion ou de l’environnement, pas quelque chose qui nous appartient. Elle la compare à un manteau posé sur les épaules par peur ancestrale du rejet et de l’exclusion. Nommer ce mécanisme et rassurer ce censeur intérieur avec les ressources qu’on a aujourd’hui aide à s’en alléger.

Qu’est-ce qui peut expliquer une baisse de libido après 35 ans ?

Pour Nathalie Giraud, plusieurs facteurs peuvent jouer en même temps : une énergie entièrement absorbée par le sport ou le travail, un décalage de désir avec son ou sa partenaire, ou la baisse naturelle de testostérone avec l’âge. Une libido qui chute peut aussi signaler un problème de sommeil ou de tension artérielle, d’où l’intérêt d’un bilan médical.

Faut-il consulter un professionnel en cas de baisse de libido durable ?

Pour Nathalie Giraud, un bilan médical est particulièrement utile si la baisse de libido s’accompagne d’irritabilité, de fatigue ou de troubles du sommeil, qui peuvent signaler une apnée du sommeil ou un problème cardiovasculaire. Tu peux trouver un praticien gay friendly via l’annuaire du podcast.


On en parle dans cet épisode
Sex and the City
Série qui a déclenché le cheminement personnel de Nathalie vers la sexualité épanouie
↗ Voir le site
Site de Nathalie Giraud
Le site officiel de Nathalie Giraud, pour prendre rendez-vous ou rejoindre un groupe
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Lire la transcription de cet épisode
Nathalie, je suis très content de t'acquérir chez moi. Nathalie, tu es sexologue. Du coup, je t'ai proposé de partager quatre clés. Toi, ça fait longtemps que tu travailles dans ce domaine-là et je me suis dit, j'ai une experte, ce serait quoi les quatre clés pour une sexualité plus épanouie ? Et quand on a préparé, ce qu'on a préparé après, moi, a vachement fait du chemin sur moi. Les clés que tu m'as données, au début, je me dis bon, je ne sais pas trop ce que ça va donner. Et en fait, j'y ai souvent repensé parce que tu m'as donné quatre questions puissantes qui ont agi. Ou vraiment, j'étais là, ah ouais, j'avoue. Et avant qu'on se lance, j'avais une question pour toi. Si tu devais me dire brièvement comment tu es tombée dans la marmite, tu vois ? Tu as l'air obélique, ça. Non, je ne suis pas obélique, je ne suis pas tombée dans la marmite de la sexothérapie, du sexe, de la sexualité épanouie. J'ai commencé mon chemin parce que je désirais découvrir qui j'étais. Mes désirs à moi, pas ceux de mes partenaires. J'étais très forte pour ça. Et donc ce chemin il s'est fait vers 38 ans à peu près. Tu as quel âge aujourd'hui ? Et là maintenant j'en ai 59. Donc ça fait 20 ans que je chemine en tout cas... et je ne suis pas tombée dans la marmite, que je chemine tranquillement en faisant une introspection sur moi, sur qui je suis où je suis, comment je suis, comment j'agis comment mon corps réagit et je suis aussi animatrice de stage tantra donc j'ai appris à Dialoguer avec mon corps à ce qu'il existe, non pas pour l'autre, mais pour moi, dans ce que je vais amener dans ces clés, en tout cas, autour d'une sexualité. Quand on dit épanoui, pour moi, ça veut dire qu'il y a du choix. C'est-à-dire que tu te sens libre et il y a de la satisfaction. Tu as laissé ou tu as travaillé ou tu as traversé tes frustrations et tu es arrivé dans un endroit où le cheminement est moins compliqué, plus simple, où tu te fous un peu la paix, où au lieu de subir, tu peux agir. Et si tu n'agis pas, tu es OK avec ça. Hum hum. Et où, quand ton corps te transmet ses messages, eh bien, tu fais « Ah ouais, tiens, mon corps me transmet un message, mon sexe me transmet un message, toutes les parties de moi sont égales », parce que c'est ça ce que le tantra t'apprend, c'est que ton pénis, ton clitoris, tes testicules, tes ovaires, ton anus… Tes yeux, ta bouche ont le même niveau de représentation, d'égalité, de poids, de puissance dans la représentation et que du coup, le sexe, il n'est plus mis de côté comme on peut le mettre de côté dans... en Occident, mais il est complètement intégré dans ton chemin de vie et dans l'accès à des états d'éveil, de conscience plus élargie, de rencontre avec le monde, de rencontre avec soi et de rencontre avec l'autre. Justement, tu parles de chemin de vie. Toi, tu te souviens ce déclic dans ta fin de trentaine où tu te dis, non mais moi, j'ai envie des clés que tu vas nous donner. Ah ben oui, carrément. C'était quoi le déclic où tu t'es dit, stop, il faut que quelque chose change ? Alors, Déclic, ça s'est pas fait comme ça, tu vois, claquement de doigts. Ça s'est fait parce que quand je suis arrivée en France, j'ai vécu 15 ans en Angleterre. Et je suis arrivée dans le sud de la France avec beaucoup d'autres expats. Et moi, je me sentais expat plutôt que française. J'avais même du mal à parler français. C'était un peu bizarre de me retrouver dans un endroit... Donc, j'étais avec des expats et on regardait dans les années 2000 la série Sex and the City. Et Sex and the City, c'était la première fois. Donc, c'était avant que ça arrive en France. On le regardait en anglais. Et on le regardait entre amis-eux. Et tous les partenaires étaient, là c'était que des couples hétéros, et tous les partenaires étaient en train de garder les enfants et nous on était entre nous. Et grâce à ce support, parce que ça a vraiment été un support, moi j'ai plongé dans un monde qui était... Ah bon, il y a les orgasmes ? Ah, ça se fait comme ça ? Ah bon, il y a des vibros ? Ils sont comme ça ? Ah bon, il y a des rabites qui font des tours sur soi et qui donnent des orgasmes ? Ah ouais, ah bon, il y a des pratiques sexuelles de cette façon ? Mais moi, je pensais connaître plein de trucs, je pensais me connaître. Et du coup, je me suis interrogée et j'ai ramené à partir de là. C'est marrant ce que tu dis. Alors déjà, j'ai regardé toutes les saisons. Ah bah oui, t'as pas besoin d'excuses. Récemment, ah ouais, j'ai trouvé que c'était marrant. J'avais jamais vu ça, donc c'est très rigolo. Je trouve que ça me fait pas mal ça avec Sex Education sur Netflix. Ah ça c'est brillant. Ouais, où je trouve que ça vient m'interroger, ça vient me faire réfléchir à... Ok, trop bien. On se lance ? Let's go. Sur notre première clé, on s'est dit... Donc, un, on s'est dit, en fait, c'est pas des clés, c'est pas des conseils, c'est des questions. Ça, j'adore. Et notre première question puissante, c'est une sexualité plus consciente. De quoi mon corps a besoin pour être sexuellement mieux ? Tu m'en dis plus ? Je commence par où ? Plus conscient des mots, des concepts. C'est tourner ton attention, un peu comme dans la méditation, vers toi, en toi, comme si brusquement tu pouvais trouver un endroit tranquille où tu fermes les yeux et Tu prends quelques respirations et tu tournes cette attention, le regard qui est vers l'extérieur, qui est vers tout plein de stimuli visuels, sonores, très forts. Et tu tournes cette attention précieuse vers toi. Et pour ça, tu t'appuies sur ta respiration, tu fermes les yeux et tu vas à l'intérieur de ton corps et tu lui poses des questions comme si c'était une personne que soit tu connais très très bien, super, Soit tu connais bien et ce corps-là te donne plein de soucis, donc tu ne l'aimes pas beaucoup. Donc, tu peux être en bataille, tu vois. Et donc, du coup, tu peux être en bataille contre ton sexe qui ne réagit pas comme tu le voudrais. Donc, juste pour que je comprenne bien, je m'allonge, par exemple, ou je me mets dans un endroit où je me sens bien pour essayer cette clé-là. On est d'accord ? Et est-ce que je me touche ? Est-ce que je me masturbe ? Ça veut dire quoi être à l'écoute de mon corps ? Ça veut dire que si tu te masturbes, tu vas y amener cette respiration qui fait que tu vas ralentir et vérifier que ce que tu es en train de faire et ce que tu es en train de te faire et ce que ton corps te dit plutôt que ta main, généralement c'est ta main qui se masturbe ou le sextoy, enfin le masturbateur, et ce que ta main fait sur toi. Je ne comprends pas. Parce que tu vois, je suis en train de respirer, donc je me concentre sur ma respiration ? Concentre-toi sur ta respiration. Ce que ça fait, c'est que tu te concentres sur ta respiration, donc un, tu ralentis. Quand tu ralentis, à partir du moment où tu ralentis, ton esprit est plus apte à capter l'invisible, à capter le subtil, à capter ce qui n'est pas vu, ce qui n'est pas entendu, ce qui n'est pas remarqué. Donc ces petits trucs qui se manifestent de ton corps à toi, par la respiration, dans un moment tranquille, ont le temps de monter à toi et de se montrer. Et là la question de quoi mon corps a besoin et donc de quoi c'est vraiment tu t'adresses à toi. Et pour ça on va pas se parler tout seul, tu vois déjà c'est compliqué la notion. Fermer les yeux t'amène à rentrer dans un monde intérieur dans lequel tu peux avoir ton corps, ton cœur qui commence à battre plus vite, ton sexe qui a des petits mouvements, des frémissements. Tu peux avoir des sensations inédites, corporelles. Tu peux avoir de l'émotion. Tu ne comprends pas d'où vient cette émotion, sauf que tu as donné un temps de conscience, donc tu as amené cette conscience-là vers qu'est-ce qui se passe en moi et de quoi, tu poses cette question de quoi mon corps a besoin de ma part pour se sentir bien avec le monde, bien avec ma partenaire, bien avec mes mains, bien avec mes mains qui le touchent. Donc là, je suis allongé. Par exemple. Moi, je choisis ça. Je me masturbe. C'est marrant parce que je sens film porno. Parce qu'en fait, moi, je suis assez déconnecté de mon corps parce que je suis dans ma tête, soit en train de fantasmer quelque chose, je me raconte une histoire, soit je regarde un film porno. Mais c'est vrai que je n'écoute pas trop ce qui se passe. Or là, tu m'invites à peut-être, sur cet petit exercice, pas de porno, pas de fantasme. Non. Cérébro. et une respiration et me dire qu'est-ce qui se passe. Par exemple, ça t'invite à la masturbation. Et la masturbation, c'est mécanique. C'est une sorte d'autoroute vers le plaisir. Ça ne se pose pas de question. C'est là pour décharger, peut-être recharger ses batteries, dormir, aller mieux. Et du coup, tu amènes une possibilité de poser la main sur ton sexe D'y mettre même du lubrifiant, d'y mettre de l'huile de noix de coco vierge bio, parce qu'en même temps, tu vas le masser, en même temps, tu vas le winter, le chouchouter, le caresser, lui donner de l'attention. Lui donner de l'attention, lui donner du temps et lui donner du care, du soin. Et ça, ce n'est pas courant d'avoir ce mécanisme-là. Donc, quand tu mets la main sur toi, l'invitation, c'est de mettre... Plutôt que du lubrifiant, cette huile, l'huile de noix de coco ou de l'huile de sésame par exemple, ça va nourrir ta peau. Le gland peut aussi souffrir d'une petite sécheresse. Tu vas nourrir ta peau. Pas que nourrir ton plaisir, tu vas nourrir... La peau, la membrane, tu vas passer un message à ton corps que tu es en lien, justement. Tu te connectes d'une façon avec laquelle tu n'es pas courante chez toi. Donc, plutôt de commencer à faire ce qui est comme mécanique et automatique, je pose la main sur mon sexe, je serre et je vais dans un mouvement qui est complètement intégré. Eh bien, je ralentis. Je pose la main, mais pas juste pour attraper. Je pose la main comme si une personne étrangère venait pour la première fois rencontrer mon corps, rencontrer mon sexe et le poser et attendre. C'est quoi la sensation ? Est-ce que c'est chaud ? Est-ce que ça frémit déjà sous tes doigts ? et quand tu commences à masser plutôt qu'à masturber à caresser d'une façon qui est ta façon automatique c'est de prendre le temps de laisser ton sexe se frémir se redresser, ne pas se redresser et rentrer dans cette connexion, relation avec une partie de ton corps que peut-être tu crois connaître que tu as en main et qui fait ou pas ce que tu lui dis de faire Est-ce que c'est plus clair ? Oui, c'est très clair. C'est marrant, je trouve ça un peu anxiogène. Tu vois, ça me parle beaucoup, ce pas de côté. Ça m'intimide un peu. Je ne sais pas pourquoi je te dis ça. Vas-y, continue. Je trouve que ça m'intimide un peu. Et j'allais te demander, est-ce qu'il y a des alternatives ? Je trouve ça chouette, c'est facile à essayer. Je trouve que ça... Ça m'angoisse. Quelque part, je pense que j'ai un obstacle à poser un moment, prendre le temps et possiblement aussi, comment dire, l'automatisme de « je me branle devant un film porno ». C'est comme si c'était des boutons sur lesquels j'appuie depuis toujours et il y a une déconnexion que je recherche aussi, pour être tout à fait honnête, la masturbation est parfois aussi une façon de sortir du monde, pour moi, de mes anxiétés, de ma bulle et tout. Je comprends que ça soit super anxiogène. Tu vois, c'est comme un doudou. Quand on retire un doudou alors que ça amène dans un espace de sécurité, la proposition t'amène dans un espace d'insécurité où les boutons ne vont plus marcher. C'est comme si tu prenais un aspirine et tu sais que normalement ça fait toujours de l'effet, tu n'auras plus mal à la tête. Mais là, on te dit « Ah ben non, prends pas ton aspirine, garde ton mal de tête ». Et deal with it, négocie avec ça. Évidemment, je comprends que ce soit super anxiogène. Je dirais que la respiration, à ce moment-là, elle est pas... Garde ce moment-là en bulle et vois comment tu peux peut-être te créer d'autres moments bulles. Et souvent quand le ralentissement peut amener à une peur de la mort. Il y a souvent le côté mortifère, le côté thanatos de la mort derrière le ralentissement. Voilà, c'est des petites pistes, si tu veux, pour toi, pour regarder ce qui se passe. J'avais noté dans cette première clé la question « qu'est-ce que je ressens ? » Je trouvais... Au début, j'étais là « oui, bon ben... » Et en fait, moi, je l'ai appliqué ainsi depuis qu'on s'est parlé. Dis-moi si ça correspond ou si c'est quelque chose que tu conseillerais. Je me la suis aussi plus posée pendant mes rapports sexuels. Donc, pas dans des moments où je fais bulle avec moi-même, mais... de me demander après un rapport sexuel, tiens, qu'est-ce que j'ai ressenti ? De mettre de la conscience. Donc, tu vois, on est dans la clé, être plus conscient, de mettre plus de conscience dans, tiens, comment mon corps a réagi et à quoi et comment, tu vois. Et l'étape d'après de la conscience, c'était de mettre des mots. Donc, par exemple, ce que j'ai découvert, c'est, moi, quand je suis fatigué, J'ai moins envie de sexualité, j'ai pas envie qu'on me touche. C'est comme si tes bras qui sont revenus vers toi, c'est plutôt te contenir toi-même. Comme d'un contenant qui ramène à toi plutôt que s'occuper de l'autre. Ce mouvement-là est très contenant pour toi. Et idem sur la pénétration. Être pénétré, c'est comme si mes muqueuses étaient, elles, plus fatiguées. Être moi pénétré. L'autre chose plus positive, c'est mon plaisir des tétons. Et de mettre de la conscience là-dessus. J'en ai souvent parlé sur ce podcast, donc ce n'est pas nouveau. Mais il y a quand même eu tout un moment, et je me souviens bien d'ailleurs, que j'ai découvert le plaisir d'être caressé sur les tétons. Un peu dans des masturbations moins automatiques. Donc, tu vois, au final, et mettre de la conscience là-dessus, pour moi, c'était quand je le dis à un partenaire, j'ai des mecs qui se mettent à me tirer le téton comme si le truc était un élastique. Ah ! Moi, je n'aime pas du tout. Et donc, mettre de la conscience, c'est aussi pouvoir mieux dire comment j'aime. Donc, les gens qui nous écoutent et qui disent à moi le moment bulle et tout, ça m'angoisse. Garde ton moment bulle. Pour toi, c'est un moment bulle particulier. Ma question, c'était, est-ce que cette alternative de... Qu'est-ce que je ressens dans mes rapports sexuels ? Est-ce que c'est une bonne alternative ? Oui, c'est top. De toute façon, qu'est-ce qui se passe chez toi ? Qu'est-ce qui se passe chez... Enfin, retour vers soi. Qu'est-ce qui se passe chez moi à un moment donné ? C'est donner de l'espace pour avoir plein d'infos que normalement, souvent, ne sont pas traitées et sont mises de côté. L'info du corps. Là, il y a une gêne. Là, c'est plus... plus lubrifié. Là, il y a plus de fluide. Là, ça s'est ouvert plus facilement. Là, c'était fermé. Ça te donne des infos sur ce qui se passe pour toi. Qu'est-ce que tu ressens ? Et après, tu peux partager avec ton ou ta partenaire. Voilà ce qui était bon pour moi. Voilà ce que j'ai aimé. Souvent, on n'est pas dans « voilà ce que j'ai aimé », on est dans « voilà ce qui ne va pas ». Donc, voilà ce que j'ai aimé, l'appréciation, comme une deuxième clé, par exemple. Apprécier, c'est vraiment super. important pour intégrer tout ce qui se passe et qui est bon et qui va pouvoir refaire le mixte et te ramener dans des endroits de félicité. Donc apprécier, intégrer, dire ce qui est bon, aller vérifier ce qui est bon. Eh bien, d'un point de vue psychologique, c'est une clé pour continuer à ce que ça se passe, continuer à ce que ton corps s'ouvre, continuer à avoir du plaisir. Ça veut dire quoi intégrer ? Comment je peux, dans mon quotidien, Faire une petite danse de la joie, tu vois, honorer, ah ça j'ai aimé. Juste en le disant, j'ai aimé, merci, sourire. On parle souvent, les taoïstes parlent du sourire intérieur, tu souris à l'extérieur et ton sourire vient à l'intérieur et vient... illuminer en quelque sorte ton corps, tu dis merci à ton corps, dire merci à son corps c'est pas juste une lubie c'est prouver qu'il existe lui donner de la place et le traiter comme si c'était, il faisait une partie, c'est une partie intégrante de toi, c'est presque une personne, tu sais parfois on peut être polarisé, donc on a un endroit qui veut ci, un autre endroit qui veut ça, ça tiraille à l'intérieur, on n'est pas bien, on est vidé d'énergie, eh bien ton corps ton corps réagit avec des personnalités multiples, en quelque sorte. C'est pas si schizophrénique, mais c'est... Tu as des endroits de mémoire qui te disent, bon, j'ai pas envie d'aller là. Et puis, t'en as une autre présente qui te dit, ah bah oui, mais c'est vachement bien. Mais t'as une mémoire du passé qui fait, oh là oui, mais quand t'étais allée dans cet endroit-là, il y avait eu... Je sais pas, t'avais 5 ans, ça s'était vraiment très très mal passé pour toi, donc tu vas pas aller. Et du coup, t'as des... conflit intérieur et ton passé vient se jouer dans ton présent et le mental du présent se dit mais tout va bien dans ma vie sauf que ton passé n'a pas été réglé et il revient dans ta vie donc se tourner vers soi, apprécier Te dire qu'envoyer de la gratitude, c'est vachement important. C'est pas juste un petit machin. C'est vachement intéressant que tu te dis ça, parce que ça m'a ramené le souvenir de la honte et de la culpabilité d'être homosexuel enfant. C'est-à-dire, mon premier contact avec ma sexualité, donc avec mon corps... Ma première bulle où je me touche et je suis en conscience naïve, dans le bon sens du terme, enfantine de la découverte, de l'absence totale du jugement, a tout de suite été saisie, violentée par... « Merde, il y a un problème. » Et notamment, je me souviens fricoter avec un autre garçon et être surpris par un adulte qui m'a engueulé, qui a eu un comportement très négatif. Je me suis dit « J'ai fait une énorme... » Donc la bulle de corps, tout ce qu'on vient de dire, être conscient, me ramène à ça, me ramène à cette faute originelle, cette erreur. et cette erreur et aussi cette terreur tu vois et je crois que là une fois que tu seras parti si je vais dans mon lit me dire bon bah écoute t'as fait un podcast dessus maintenant applique la clé ça me ramène un peu à ça et je pense qu'il y a plein de gens qui pourraient être d'accord avec moi qu'en fait la clé de plus de conscience pour des personnes qui ont un cheminement et je pense que quand t'es hétéro tu peux aussi porter de la culpabilité d'aimer le sexe donc moi Nathalie tu me fais flipper à me dire écoute ton corps je crois que j'ai des couches de culpabilité de honte et sur mes histoires de téton je crois que j'en parle autant aussi parce que j'ai un peu honte et je sais qu'il y a pendant des rapports sexuels où je me dis je suis en conscience j'ai envie de quoi j'ai envie de me toucher le téton ou qu'on me touche le téton Et en vrai, je le fais pas, parfois en me disant « c'est un peu la honte, non ? C'est trop féminin, plein de choses me viennent en tête, tu vois, de cérébrale. » On parle pas mal du chemsex, donc l'usage des drogues dans la sexualité. C'est pas parce qu'on prend un verre de vin qu'on est alcoolique, mais il y a toute une partie des personnes qui sont dans le chemsex qui trébuchent et tombent dans une addiction où en fait, moi ce qu'elles me racontent, ces personnes-là en tout cas, c'est que la drogue leur permet de se déconnecter de la conscience. et du coup de s'autoriser à faire du sexe qui sinon est un sexe aussi de performance sur plusieurs jours etc pour les gens qui comme moi ont des traumas ou qui sont en ce moment dans des stratégies pour au contraire se déconnecter et pour qui prendre un moment pour faire ce petit exercice semble incommensurable. Est-ce que tu as des petites marches, des plus petites marches pour nous ? Quand je t'écoutais, tu as nommé la honte. Et j'aimerais faire quand même un rappel de base que la honte ne t'appartient pas. Ce n'est pas quelque chose qui t'appartient. La honte est un jugement extérieur. Moi, je le compare à un manteau qui peut être plus ou moins épais. puant, pesant, et que quelqu'un d'autre ou une communauté ou éducation religieuse, morale, environnement, là où tu vis, etc., t'a posé en quelque sorte sur les épaules. Et ce jugement extérieur... Du coup, tu le prends pour toi. Un manteau d'épines. Un manteau d'épines, un manteau qui est super encombrant et qui parfois appartient aussi au transgénérationnel, c'est vraiment du familial, un poids lourd familial, et qui devient ton propre juge intérieur. Mais la honte, au départ, ne t'appartient pas. La honte, c'est bien simple, c'est que tu vivais en communauté il y a très très longtemps. La communauté assurait ta survie. Quand tu étais banni de la communauté, pointé du doigt, donc jugé, tu étais excommunié, tu partais de la communauté, tu étais tout seul. Si tu étais tout seul, tu vas te faire bouffer par les bêtes féroces, etc. Donc la honte, tu vois, je suis mort de honte, tu pouvais mourir. D'être excommunié, banni, jugé. Et ça, c'est très fort. Donc la honte est un poids pour empêcher ou pour entraver qui est... Complètement. Qui est très très lourd. Et qui est un instinct qui existe encore aujourd'hui. Parce que moi, le moment où j'ai honte, j'ai en effet peur d'être rejeté. Et c'est vrai qu'il y a de la chimie dans mon cerveau où mon cerveau dit rejeté égale mort. Tu vois, basique de chez basique. Quand tu es tout petit et que tu dépends de l'adulte pour tes besoins, pour survivre, si tu n'es pas aimé, si tu es rejeté, eh bien tu peux mourir. Mourir de faim, mourir de soins, mourir d'inattention, etc. Donc c'est engrammé en toi et ça peut se désengrammer, se déprogrammer et surtout aller voir ce moment-là où toi tu t'es fait engueuler alors qu'il y avait du bon, de la découverte, comme les enfants vont dans la découverte de leur corps et de ce qui est bon pour eux, nous sommes des programmés. Programmer dès la naissance pour aller vers la satisfaction, pour aller vers le sein qui tète. C'est le programme satisfaction qui est mis en place le jour, dès que tu pousses ton cri de vie. Donc aller nettoyer un peu et remettre la honte, rendre la honte là où ça appartient. Et voir comment ça t'a protégé pour être accepté, pour continuer à être aimé, pour continuer à être normal entre guillemets, tu vois là je fais les trucs entre guillemets, c'est très important. Je trouve que c'est tellement puissant ce qui se passe dans ma tête. C'est-à-dire que j'ai envie de mettre des mots sur le fait que même mon amoureux avec qui on est dans une relation, où le sexe, on en parle beaucoup, il y a vraiment un espace. puissant, on est en couple ouvert, on en parle. Lui, il a tout un tas de pratiques qui montrent le chemin aussi, qui fait que du coup, c'est des pratiques qui sont pas forcément exactement dans la norme. Donc du coup, je pourrais me sentir en totale... Je me sens en totale sécurité. Et bien, régulièrement, ces poussées de peur, de honte, ressurgissent très régulièrement. Et il fait partie des gens à qui, parfois, j'exprime pas des trucs. Non, mais c'est... Alors qu'en termes de sécurité et d'écoute et tout, après, il a le droit de ne pas être d'accord et tout ça, il n'y a pas de souci. Mais moi, j'ai peur qu'il me rejette. Et je l'ai pensé la semaine dernière, dans l'acte sexuel, en me disant, il va trouver ça nul et tout. J'avais juste envie de dire à quel point c'est tellement important ce que tu viens de dire. Et c'est pas genre... Oui, il y a des gens qui ont de la honte. Ce que je veux dire, c'est que moi, pour qui c'est un sujet sur lequel je travaille, même avec des gens en confiance, j'ai du mal. J'avais envie de dire ça, je ne sais pas pourquoi. Parce que ce que tu dis, c'est que même en confiance, nos censeurs intérieurs sont tellement forts dans notre protection pour continuer à être aimé et pas être rejeté, qui sont à l'œuvre. Et du coup, c'est pas toi, Guillaume, qui connais bien ton partenaire, c'est ton censeur qui t'a protégé toutes ces années, qui prend la parole. Ou qui prend pas la parole, d'ailleurs, qui te coupe la parole. Donc, Ce petit... Déjà, le nommer, c'est important, savoir qu'il existe. Rassurer ce censeur-là intérieur qui est... Écoute, là, j'ai plus 5 ans. J'ai confiance, j'ai des outils d'expression. Regarde, je vais te présenter à ton censeur intérieur, comme on parle de famille intérieure, c'est comme si tu pouvais présenter ton partenaire à ce censeur-là. Et qui ferait « Oh là, tu as un censeur, il est comme ça. » « Ah ouais ? Je ne savais pas que tu avais un censeur. » « Moi, je pensais que tu avais cinq ans encore. » Et du coup, il y a quelque chose qui se met, qui fait un update de toutes les infos. Ce qui fait que ton passé, tu as de l'update, c'est-à-dire de l'information de ton présent. qui amène une libération émotionnelle et qui te fait sortir en quelque sorte des carcans donc tu as des déchargements qui se font en quelque sorte et qui ramènent plus de clarté qui fait que tu vas pouvoir dire à ton partenaire tu sais Ce que je n'ai pas osé te dire, c'est ça. Et il y avait une partie de moi qui avait terrifié que tu puisses me juger. Donc j'ai besoin, j'ai besoin d'être sûre que tu ne vas pas rire, que tu ne vas pas me rejeter, que tu vas m'accompagner, que tu vas m'écouter. Je pose ça. Et ton partenaire, parce que généralement, Généralement, ça dépend des relations. Quand on est dans une relation toxique, ça ne marche pas. Mais un partenaire qui est attentif ou aimant, lui va se sentir compris parce qu'il va dire « tiens, Guillaume me fait confiance ». Donc il va y avoir un côté qui va s'attendrir même chez lui. Il va ramener encore plus de tendresse et de complicité et d'intimité. Et il va te dire « ok, merci, je t'écoute, vas-y ». Et peut-être qu'il va dire « Ah, mais c'est tout ! » D'accord, ok. Mais toi, tu vas pouvoir déposer ce que tu n'as pas osé avoir dit dans un endroit qui est ok pour toi. Bien sûr. Mais tu auras parlé de ce qui a peur. Tu vois ? Ouais, mettre des mots. J'ai envie, dans cette clé qu'on aborde... L'absence de libido, l'absence de sexualité ou le moins de sexualité ou une sexualité hors des normes. Qu'est-ce que j'entends par là ? Le moment où je mets de la conscience sur ce que mon corps veut, ce qui est bon pour moi, ce que je ressens. Ça me fait penser à des épisodes précédents, notamment avec Victor. qui, lui, a fait tout un chemin, qui témoignait de son chemin de, moi, en fait, la pénétration, l'éjaculation. Oui, c'est très chouette, ça peut, mais en fait, je découvre que la caresse, par exemple, la sensualité est essentielle pour moi. Oui, j'ai écouté ce podcast, super. Ah ouais ? Et tu vois, c'est quelque part de se dire, dans ce moment de bulle et d'en mettre de la conscience, c'est aussi accueillir et célébrer ce qui est. C'est-à-dire, moi, c'est le genou. Ah non, mais c'est nul, le genou. Bon, on est redans le... dans les jugements, mais j'ai aussi l'impression que ce qui peut émerger, c'est pas du tout les codes pornos ou les codes, tu sais, sur Grindr, est-ce que tu pénètes, t'es pénétré, est-ce que je t'éjacule ici et tout, et en fait, de se dire, ah ben moi, j'ai découvert que c'est pas là où tu vas me faire monter au rideau, quoi. Et possiblement aussi, tu vois, moins de sexualité, tu vois, moins de pénétration, ou... Tu vois ce que j'essaie de dire ? En fait, ce que tu dis, c'est ramener du slow. Parce que plus tu as d'intensité, plus tu crées une sensation qui est forte, mais moins il y a la possibilité aussi que tout est possible. milliers de terminaisons nerveuses, capteurs de plaisir, puis s'ouvrir au plaisir, plus tu as de la rapidité et plus tu as de l'intensité. C'est-à-dire que si, par exemple, tu appuies très fort sur ta main, un doigt, ton index par exemple, ton majeur, tu appuies très très fort sur la paume de ta main, et tu traverses ta main en appuyant très très fort, tu vas avoir une sensation qui va être forte et qui disparaît très vite. Tu prends ce même doigt et tu le fais courir très très très très très très délicatement. Délicatement veut dire, c'est compliqué de faire délicat et rapide, donc tu amènes cette respiration dans le ralentissement, ce « slow ». Eh bien, brusquement, ta peau va avoir le temps de se réveiller et de distribuer le plaisir tout le long de ta main, dans une ramification dans ta main. Donc, ça te permet de connecter là où tu es déconnecté parce que tu as le temps. de vérifier, de sentir, d'être avec ce qui vient. Et moi, je pense que ce que j'ajoutais à ça, c'était, il y a un obstacle supplémentaire très lié à la honte ou au rejet, qui est, si je découvre que moi, les codes automatiques, les automatismes de pénétration, ce n'est pas là. Ou quand je me suis connectée, c'est pas là où il y a le plus de désir, de joie. Tu vois ce que je veux dire ? Mais il y a aussi un petit chemin de faire vivre cette sexualité hors des normes gays. Tu vois ce que je veux dire ? En gros, quand t'es dans les ZAP de rencontre, c'est faut sucer, faut sodomiser. Et il y a quand même, je pense, des gens qui nous écoutent et qui... quand ils vont se mettre dans cette bulle, pourraient découvrir des choses qui les tirent un peu ailleurs. Et ça, c'est compliqué parce qu'en plus, ça dépend si tu habites dans un endroit où il y a beaucoup de gays. Mais s'il y a peu, ta sexualité est vachement restreinte, moins à ce qui est bon pour moi que ce qui est possible avec l'autre. Tu vois ce que j'essaie de dire ? Oui et donc comme tout c'est prendre le risque d'affirmer ta différence et prendre le risque d'affirmer aussi écoute ce qui est bon pour moi c'est que tu ralentis, ce qui est bon pour moi c'est d'avoir les yeux bandés parce qu'on sait que quand on a les yeux bandés et la confiance, il faut avoir la confiance, et bien tous les autres sens sont complètement en éveil, ça décuple la sensation, le kinesthésique, le toucher. Et c'est prendre le risque d'être initiateur un peu d'autres plaisirs. Initiateur d'autres plaisirs. Avant qu'on termine, j'ai une question d'un auditeur et je pense que je vais la mettre là. Cet auditeur dit, j'ai une baisse de la libido depuis que j'ai 35 ans, malgré une très bonne santé et du sport que je pratique. Est-ce lié à l'âge ou à d'autres facteurs ? Est-ce que toi tu sais ? Il y a plein d'autres facteurs. La libido, c'est quoi ? Ça dépend des personnes. Généralement, dans cette question, ce que je pourrais... J'aurais une personne en séance, je lui demanderais ce qu'il entend par libido. Est-ce qu'il fait plein d'activités, il fait du sport, il a un job hyper prenant, des trucs associatifs, il n'est jamais là, il sort tout le temps et tout. Eh bien, je dirais qu'il a une énergie sexuelle débordante, mais que la sphère orientée vers la sexualité ou l'activité sexuelle... Comme elle est débordante de partout pour aller faire du sport, sortir, son job, taffer, s'amuser, se divertir, etc. Eh bien, c'est comme tout, on en a un paquet et puis c'est comment tu l'utilises. Donc la disponibilité de son activité sexuelle pourrait être restreinte parce qu'il va dans toutes sortes de directions. Mais il n'a plus d'énergie pour ça. Il n'a plus d'énergie pour ça. Première chose. Après, tu avais une libido très forte, par exemple, et tu étais dans un couple, et ton partenaire ou ta partenaire est moins en phase... avec toi. Donc, il y a une sorte de déséquilibre entre les deux. Donc, toi, tu demandes, tu es dans la demande et puis l'autre ne veut pas. Donc, tu retournes cette demande. Alors, soit tu es frustré, parce que l'autre ne veut pas partager avec toi. Frustration, ce qui peut amener vers une sorte de dépression intérieure, tu vois, de non-envie où tu coupes tout. Donc là, tu... Oui, la baisse de libido peut être si je suis dans un couple exclusif et que l'autre... a pas la même envie du coup ma libido baisse pour être en rapport avec l'autre pas le tromper parce que c'est exclusif c'est pas dans le contrat parce que la masturbation est pas une option parce que t'es en couple et donc franchement si t'es en couple c'est pas pour te masturber donc là il y a de la frustration et ta libido enfin ton désir vers l'autre s'émousse parce que tu as peur d'être rejeté tu t'es pris divan et t'en as ras le bol donc ça se coupe et soit ça se coupe et t'es ok avec ça parce que t'as plein d'autres trucs sympas que tu partages avec ton partenaire soit t'es en frustration là j'ai pas l'impression qu'il est en frustration c'est juste une question Est-ce qu'il y a des facteurs ? Les facteurs peuvent être aussi, tu avais beaucoup de désirs sexuels avec l'âge, ça s'émousse. C'est le cas ? C'est le cas. Mais chimiquement, dans notre cerveau, on a une glande qui produit moins ? Oui, tu as moins de testostérone. La testostérone se diminue avec l'âge. La testostérone, c'est aussi un facteur de désir, si tu veux. Donc c'est pour ça qu'on fait des shots de testostérone pour récupérer un peu d'énergie, si tu veux, et de stamina, et de désir sexuel aussi. Mais si tu es avec une personne dans laquelle tu n'as pas envie de cette personne... Oui, ça aussi. Tu en fais quoi de ton désir ? Il va se sublimer autre part. Il va aller autre part. Et tu peux aussi avoir quelque chose qui peut t'alerter parce que, par exemple, tu peux avoir une hypertension. Si c'est associé à d'autres symptômes, comme par exemple de l'irritabilité, du manque de sommeil, tu es fatigué, à ce moment-là, tu peux peut-être avoir aussi l'apnée du sommeil. Tu ne dors pas bien, tu as une qualité de sommeil qui n'est pas bonne, ça impacte la qualité de ton érection, les érections, le temps de ton érection aussi. Ça a un impact direct là-dessus. Et ça pourrait indiquer que tu peux avoir peut-être des problèmes cardiaques aussi, donc tu vas faire un check-up. C'est un check-up, tu peux aussi avoir de la glycémie, tu peux être diabétique. C'est aussi un des aspects, une perte de libido peut être aussi associée à quelque chose de médical. Donc aller faire un check-up, c'est vachement bien, surtout si tu approches de la cinquantaine. Super. Merci, Nathalie. Je t'en prie. On s'arrête là pour cette première partie. Je te donne rendez-vous pour la deuxième partie. Et j'indique aux auditeurs que si, comme moi, ils sont conquis par toi, il faut aller dans le descriptif de l'épisode. Je vais mettre ton site. Et du coup, on peut prendre des consultations. Tu fais des groupes. Il y a tout le détail dans le descriptif de l'épisode. Ça te va ? Ça me va tout à fait. Merci. Ciao.

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